Catégorie : Maroc

  • Des traditions « Humiliantes, baise main, courbettes l’agenouillement, allégeance

    Au Maroc, le thème de l’abrogation de certains aspects du protocole royal, notamment le baise main, l’agenouillement et la cérémonie de la bay’aa (allégeance), revient de manière régulière dans les débats au Maroc. Nous les opposants (anti-dictature) et les activistes du mouvement du 20 février et ont fait de l’abrogation d’un protocole royal jugé humiliant pour le citoyen marocain une de nos revendications.

    Si le « baise main, courbettes, l’agenouillement, allégeance, seuls ceux n’ayant aucun plan de carrière se paient le luxe d’en faire au Roi, ceux qui pensent à la carrière y pensent d’autant plus que le roi attaché à ce protocole d’esclavagisme. Le style est différent mais ce protocole de roi à sa spécificité humiliante qui vit lui, sa famille et son entourage par la générosité du contribuable marocain.

    La révision constitutionnelle est passée au Maroc sans vraiment aborder la question. Au mieux certains esclaves payants parlent « d’allègement du protocole ».

    Pour des pas importants de la société marocaine, un des signes d’une volonté réelle de réformes serait l’abrogation d’un protocole royale attentatoire à la dignité des citoyens. à cet effet les courbettes, le baise main, l’obligation de porter la tenue du régime durant les occasions officielles et cérémonie d’allégeance où des milliers de responsables sont rassemblées comme des troupeaux de moutons dans une bergerie pour se mettre à genou devant le président d’état prédateur. Qu’il s’agit d’une vieille revendication des dirigeants du mouvement national marocain.

    La filiation de la revendication du notre mouvement du 20 février avec l’histoire est mise en exergue. Ainsi, j’affirme critiquait ouvertement ce protocole du roi prédateur et en premier la tradition des courbettes, de l’agenouillement et du baise main. Des pratiques j’estimais contraire aux valeurs et aux principes humaines.

    La même position était exprimée par l’opposant Mehdi Ben Barka a payé le prix cher d’un enlèvement en plein Paris ,dessouder par l’acide avec la complicité d’agents français en toute impunité, sans craindre des représailles pour avoir essayé de s’y opposer en refusant la tradition de la soumission, des rituels auxquels les généraux étaient vivement attachés .L’abrogation de ces traditions « humiliantes » à travers une « décision officielle » est devenue urgente par « respect de la dignité des citoyens marocains en premier » et par besoin de se « réconcilier avec l’époque et avec la raisons ».

    Une telle décision serait une preuve de l’existence d’une réelle volonté politique de changement et confirmerait le sérieux du slogan émis par l’Etat. Rien n’est moins sûr. Les raisons de l’attachement de la monarchie à un protocole que d’aucuns qualifient de suranné. « Je crois que malgré le changement d’époque et des hommes, l’objectif du protocole royal demeure indéniablement le même, à savoir le maintien de la suprématie politique et symbolique du monarque à travers sa présence physique parmi ses sujets.

    Par : Orilio Bahia

    Source : La face cachée du Maroc

    Tags : Maroc, monarchie, Mohammed VI, allégeance, baisemain,

  • Maroc : La DGED prise en flagrant délit d’espionage à Alhurra TV

    Selon le site El Bilad, la véritable raison de la campagne médiatique marocaine contre l’administration de la chaîne de télévision Al-Hurra n’est pas la diffusion d’une interview avec le président sahraoui Brahim Ghali mais un conflit avec une employée d’origine marocaine qui a été licenciée pour des raisons professionnelles et morales.

    Le site algérien précise que Fadwa Msat, employée expulsée, dirigeait le programme « Voix maghrébines » sur les plateformes de la chaîne américaine Al Hurra, contrairement aux informations divulguées dans les réseaux sociaux, n’a pas démissioné. Elle a plutôt été licenciée pour des graves abus administratifs et éditoriaux qui violent l’éthique de la profession.

    El Bilad indique que la journaliste marocaine a procéder discrètement à des filmations et des enregistrements des réunions confidentiels de la chaîne sur son téléphone portable et au profit des autorités de sécurité marocaines et à l’insu des personnes présentes. « En plus de ce que notre source décrit, le recours des employés à la proximité suspecte de certaines personnalités influentes au sein de la chaîne à travers des offres de banquets, des concerts et des cadeaux », ajoute la même source.

    « Dans le passé, la réalisatrice a pratiqué une politique de nettoyage ethnique du programme voix maghrébines dont la victime étaient les journalistes algériennes, au bénéfice de ses compatriotes et au détriment du professionnalisme et de la compétence », a-t-il ajouté.

    « Elle a été limogée par l’administration après avoir découvert des tentatives de manipulation et confirmé les preuves des méthodes non professionnelles utilisées par ladite employée », conclue-t-il.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Alhurra TV, Fadwa Msat, Brahim Ghali,

  • Ici la bonne soupe de Macron et Brigitte

    Manu s’en mettre plein les fouilles dans le peuple, grâce aux tarés de Français ! Un jour viendra à rendre des comptes. Le luxe au Maroc avec l’argent de contribuable dont les SDF de France ne connaissent pas le palais de mille nuits et nuit de sultan Emmanuel Macron dans un ghetto des milliardaires et célèbres à Marrakech propriétaire via une société offshore ? J’aborde une autre fois ce sujet Macron et ses complices et dévoiler de nouveau les fastes du prédateur du France et du Maroc donneurs de leçon.

    Voilà le document étonnant relatif à Macron et au bail d’une riche propriété au Maroc, le palais Dar Olfa. À en croire ce document sensible, Il semblerait en effet que le président français Macron serait enregistré, avec un certain Guillaume Rambourg , comme représentant d’une société au Panama propriétaire du somptueux palais Dar Olfa à Marrakech ,ainsi que “représentants” de Bab El Mektoub SA, une société de droit panaméen, un bail commercial d’un an renouvelable par tacite reconduction pour la location de la propriété “Dar Olfa”, à Marrakech sur la route de Fès-Bab Atlas, à la société Capella Sarlau représentée par Olfa Terras. Pour les Français qui ont voté pour un patron d’une organisation de blanchissement et détournement d’argent, ils n’ont qu’à subir et la fermer!!!!! À quand un soulèvement du peuple ? Je vous dénonce les profiles de cette mafia de sa majesté Macro, parmi un certain Guillaume Rambourg est un Franco-canadien ayant prospéré à la City de Londres avant de se faire pincer et suspendre de ses fonctions par le gendarme des marchés financiers britanniques. Reconverti dans un fonds d’investissement à Paris, c’est un ami proche d’Emmanuel Macron, pour Olfa Terras, issue d’ « une puissante famille de la ville de Bizerte » en Tunisie, est la femme de Guillaume Rambourg (Terras étant son nom de jeune fille).S’il était avéré, ce contrat de bail, outre le fait que le nom d’Emmanuel Macron y est mentionné, serait pour le moins troublant, comme l’explique Faits & Documents. Le procédé qui consiste à détenir un bien immobilier dans la Palmeraie de Marrakech via une société de droit panaméen, puis sa location à un proche n’est pas sans rappeler la coquille offshore (coquille vide, écran) créée avec le concours de la conseillère consulaire LR Geneviève Euloge par Isabelle et Patrick Balkany pour l’acquisition de la villa Dar Gyucy, également située dans la Palmeraie de Marrakech. Quoi qu’il en soit, les détenteurs du somptueux palais Dar Olfa cherchent actuellement à s’en débarrasser au plus vite », précise Faits & Documents. En effet, la propriété est mise en vente, notamment chez Christie’s. Toute cette poignée de corrompue d’élites politiques, syndicales, Manu et d’autres c’est la même chose, mais qu’en pense son ami le roi prédateur du Maroc ? Quand vous voyez ça vous avez envie de vomir, des chefs d’états comme ça vous dicte se que vous devez faire la nous avons que des’ corrompus de type qui me fait la nausée, c’est pitoyable. Entre bandits on s’entend bien. Les deux peuples français et marocain, On est tous dans la même bataille. Vous êtes pas seule, nous ne sommes pas dans votre champ de vision mais nous sommes nombreux à vos côtés. Allez…Allez brave gens avec la Macromania tout est bon, normal, propre, arrêtez de râler, payez et fermez là…Bonne journée au non moutons !

    Par : Orilio Bahia

    Source : La face cachée du Maroc, 21 août 2019

    Tags : Macron, Emmanuel Macron, Maroc, villa, mansion,

  • Maroc : L’étrange décision du Roi Mohammed VI

    Le Roi du Maroc Mohammed VI a pris la décision de ne plus organiser, à partir de cette année, la cérémonie officielle célébrant son anniversaire, selon un communiqué officiel. Le monarque n’a pas expliqué sa décision.

    « Le ministère de la Maison royale, du Protocole et de la Chancellerie annonce que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a donné l’ordre de ne plus organiser, à partir de cette année, la cérémonie officielle de célébration de l’anniversaire du Souverain au Palais Royal, qui a lieu le 21 août de chaque année », a-t-on indiqué dans le communiqué.

    Le souverain fêtera ses 56 ans le 21 août prochain. Habituellement, la monarchie célèbre l’anniversaire de Mohammed VI de façon somptueuse. Comme celle de 2017, quand le monarque a organisé une réception à laquelle il a invité des représentants du monde diplomatique, politique et militaire. Cette année-là, la célébration a eu lieu dans la ville de M’diq, dans le nord du royaume.

    Pas de cérémonie pour l’anniversaire du Roi Mohammed VI

    Pour les milieux initiés, cette décision n’est pas étrange. Pour la dernière fête du trône, qui a marqué fin juillet ses 20 ans de règne, Mohammed VI avait appelé les Marocains à une commémoration normale, sans célébration supplémentaire. Une sorte de prélude à la dernière décision ; que le palais royal n’explique pas dans le communiqué.

    D’ailleurs, le fait qu’il n’y ait pas d’explications a engendré des supputations prévisibles. En effet, des observateurs n’ont pas manqué d’établir un lien entre cette décision et la tension présumée entre le monarque et son épouse Lalla Salma. Les « mauvaises langues » affirment que Mohammed VI a pris cette décision pour ne plus s’afficher sans son épouse. En effet, cette dernière ne s’affiche plus en compagnie du Roi depuis plusieurs mois.

    Il est aussi à noter que Lalla Salma a passé des vacances seule avec son fils (prince héritier) en Grèce. La presse people a beaucoup parlé d’un divorce envisagé entre le Roi du Maroc et son épouse. Aussi, certains médias africains ont poussé le bouchon plus loin en publiant des informations sur l’homosexualité présumée du monarque.

    ObservAlgérie, 16 août 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, anniversaire,

  • Impossible mais vrai: Le roi Mohamed 6 du Maroc le premier homme qui a marché sur la lune

    Par : Bahia Orilio

    Une grande injustice planétaire a eu lieu en ce moment sans que les autorités marocaines daignent élever la voix pour tenter de rectifier l’information.

    Après le décès de l’astronaute américain Neil Armstrong, les média du monde entier certifient que c’est lui le premier homme à avoir marché sur la lune. Or, si on est Marocain, sain de corps et d’esprit et ayant un minimum de connaissances de l’histoire de son pays on sait parfaitement que c’est faux, totalement faux.

    C’est le sultan Mohamed V qui est le premier homme à avoir marché sur la lune et non le gentil amerloque qui vient de mourir. C’est nos parents et grands-parents qui nous ont raconté cette histoire. Et comme ils ne peuvent pas mentir, l’histoire est donc vraie.

    C’était en 1953, c’est-à-dire 16 ans avant l’imposteur qui vient de mourir. Moi même j’ avais émis des doutes et des critiques sur cette apparition et c’est une liesse des chefs de l’armée, de la police, de renseignements secrets, les gouvernements, les chefs des partis politiques et syndicaux, l’ex 1er ministre l’islamiste Benkirane, le chef de gouvernement actuel el Ottmani et autres notables en colère, m’ont dressés leurs troupeaux de mouches de net à mes rédactions, dont certains continuaient à manifester leur mécontentement et à déclarer : Et les témoignages sont unanimes : le roi a été vu sur la lune.

    On se souvient : “on a était là, sur les lieux de l’événement, place de grand plat de couscous de monde à Agadir. On a était jeune à l’époque. Tout à coup, nous avons entendu “regardez la lune, le roi Sidi Mohammed y est visible !”. On est tous vu, tous les gens se trouvant sur la place l’ont vu, Agadir l’a vu, le Maroc entier l’a vu” sauf l’Amérique, Israël, l’Europe et la Russie !

    Ces témoins les chefs de l’armée, la police, les gouvernements, les chefs des partis politiques et syndicaux, l’ex 1 er ministre l’islamiste Benkirane, le chef de gouvernement actuel el Ottmani et autres notables tout à fait crédible aucun jusqu’à présent à démentir. Certains racontent qu’il était à pied et d’autres qu’il était monté sur son cheval.

    Mais, et c’est un autre exploit extraordinaire, il ne portait ni scaphandre ni combinaison spatiale. Rien sauf son djellaba et son chapeau fassi. 16 ans plus tard, en 1969, Neil Armstrong, le prétendu « premier homme sur la lune » portait une tenue lourde qui lui permettait de marcher, très lentement, sur le sol lunaire, mais sans laquelle il serait mort asphyxié.

    N’est pas le roi Mohamed V de Maroc descendants du prophète Mahomet et élu par dieu à gouverné le Maroc qui veut ! Voilà donc pourquoi nous sommes toujours les derniers de la classe et que nous serons toujours les derniers à nous rendre compte que nous sommes des « troupeaux de moutons » qui ont la tête dans les nuages.

    Un tout petit peu en dessous de la lune. Et comme l’ignorance et les analphabètes étaient grands tout le monde croyait au miracle. Propagande rien de plus de la monarchie issue par la France, tous n’ont rien vu du tout et n’ont entendu cette histoire à dormir debout que bien des années plus tard. Ça les faisaient bien rigoler ou les mettaient en colère qu’on prenne les gens comme ça pour « des bourricots ».

    Après le roi Mohamed 5 sur la lune, le roi Hassan 2 dans les nuages maintenant le roi Mohamed 6 dans l’espace. Un chiffre énorme de 5 milliards de dirham, On parle de satellite marocain nommé (Mohamed 6 – A), fabrication Française par la société « Airbags défense and space », lancé à l’espace à une hauteur de 695 km, ce dernier pour s’espionner sur le peuple et les opposants, les activistes politiques, les militants de droits de l’homme, les manifestations sociales et politiques!

    Plus de 500 milles images vont être enregistrés par jour. Que les français chargés pour le lancement, normal tous nos roi (chef d’État) issu de protectorat française. Ceci est un satellite militaire d’espionnage.

    C’était en 1955, le peuple marocain était sous l’emprise d’une hallucination collective en ayant vu l’image du roi Mohammed V sur la lune. Souvenez vous aussi que quand le roi Mohammed VI était arrivé sur le trône en 1999, il avait annoncé au peuple marocain que le sol marocain regorgeait de pétrole et que l’exploitation pétrolière débuterait en 2003, tous les marocains s’imaginaient déjà en dans la peau de riches saoudiens et depuis plus rien.

    Encore actuellement, quand la monarchie marocaine est en danger, la presse de galaxie royale évoque des découvertes d’uranium, ou de gaz au Maroc.

    Nombreux sont encore au Maroc des esclaves, des troupeaux de moutons et des mouches digitales qui croient encore en 2011 à cette imagerie légendaire de feu Mohamed V sur la lune et Mohamed VI regorgeait de pétrole!

    Source : La face cachée du Maroc

    Tags : Maroc, Mohammed V, Mohammed VI, sultan, Makhzen, monarchie alaouite,

  • Wikileaks : La « mafia Fassi » contrôle l’économie de Casablanca

    Un câble envoyé par le Consulat américain à Casablanca fait état de la prospérité de Casablanca, la capitale économique du Maroc.

    Après avoir cité les recettes des MRE, du tourisme et investissements étrangers, le diplomate américain cite des sources d’enrichissement illicites, notamment notamment le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et la corruption endémique.

    « Le phénomène facilement observable de la richesse à Casablanca soulève la question de savoir d’où vient cet argent. Beaucoup de Casablancais citent l’argent de la famille comme l’un des principaux facteurs ayant contribué à l’affluence de la ville. D’après Samir Benmakhlouf, président de Century 21 Maroc, l’Assemblée de l’industrie textile, basée à Fès, a traditionnellement conduit l’économie de l’industrie textile marocaine. Dans les années 70 et 80, les producteurs de textile se sont installés dans les années à Casablanca pour les opportunités du commerce de détail, créant une dynamique économique et apportant de l’argent à la ville », souligne le câble.

    « Un article paru dans le Middle East Report sur la bourgeoisie marocaine soutient ce point de vue historique, malgré qu’il mentionne des dates reléguant à la fin de la Seconde Guerre mondiale : « Le centre de gravité économique s’est déplacé vers les villes côtières, en particulier Casablanca. Les hommes d’affaires ont quitté Fès pour Casablanca, où ils ont continué à être connus en tant que Fassis. » Encore aujourd’hui, les natifs de Fès gardent leur réputation de membres d’une élite avisée en affaires. Un des hommes les plus riches du Maroc, Othman Benjelloun, originaire de Fès, est Président Directeur Général de BMCE, Troisième banque du Maroc. Selon les employés de BMCE, la « mafia de Fès » domine la culture de la banque. Benjelloun et d’autres comme lui appartiennent à une élite argentée de longue date qui contribue à la prospérité de Casablanca », ajoute-t-il.

    « La plupart des Casablancais reconnaissent qu’au moins une partie de la richesse de Casablanca provient d’activités illicites telles que le trafic de drogue et le blanchiment d’argent. Selon Khalid Belyazid, PDG du groupe d’édition Eco-Medias, « Nous avons de l’argent sale. Le problème, c’est qu’on ne sait pas combien ».

    « Il n’existe pas de statistiques permettant de quantifier la part de la richesse de Casablanca qui peut être attribuée à des activités illicites. Toutefois, une indication peut être trouvée dans le rapport 2007 de l’USG sur la stratégie internationale de contrôle des stupéfiants : « Le Maroc est le plus grand producteur mondial de résine de cannabis (haschisch) et se classe régulièrement parmi les plus grands producteurs mondiaux de cannabis. Le rapport estime que le commerce de la drogue au Maroc (principalement vers l’Europe) rapporte environ 13 milliards de dollars par an, soit plus de deux fois les revenus du tourisme en 2007. Une partie de cet argent se retrouve à Casablanca, où il est soit dépensé en bijoux, voitures, maisons et autres articles, soit blanchi. Se référant à l’utilisation des cafés comme façade pour des activités commerciales illégitimes, un professionnel de la finance a plaisanté en disant que « le blanchiment d’argent crée une belle culture de café à Casablanca ».

    « La corruption représente également une partie de la richesse de Casablanca. « Vous ne pouvez pas imaginer l’ampleur de l’impact « , a déclaré un résident de longue date après avoir expliqué le phénomène des responsables qui exploitent de l’information privilégiée et/ou du pouvoir à des fins lucratives. Dans un cas notoire, un policier a créé une entreprise pour importer des motos BMW après avoir appris que la police avait l’intention d’équiper une brigade de motocyclistes. Benmakhlouf, de Century 21, a noté que les permis de construire pour les terrains mis de côté par la ville deviennent parfois disponibles pour les promoteurs qui paient des pots-de-vin. Cette corruption permet à ceux qui en bénéficient d’accumuler des richesses importantes, même si elles ne sont pas déclarées».

    Tags : Maroc, mafia fassi, fassis, économie, monopole, Makhzen, monarchie alaouite,

  • Fortune du roi du Maroc : $ 5,7 milliards (Forbes)

    Maroc : comment Mohammed VI a assis vingt ans de règne

    Aziz Chahir*

    La fête du trône, ce mardi 30 juillet, couronne aussi vingt ans de règne pour Mohammed VI. Malgré une situation socioéconomique insoutenable et des vagues de protestations sans précédent, le monarque réussit à se maintenir au pouvoir

    À la question d’un journaliste français sur ses relations avec le prince héritier, Hassan II répondit en ces termes : « Le style, c’est l’homme. Moi, c’est moi, et lui c’est lui ». Une manière de dire que le règne de Mohammed VI serait différent de celui de son père.

    Il va de soi que les deux hommes sont différents. Il ne faut cependant pas perdre de vue que leurs modes de gouvernance émanent de la même filiation idéologique, celle qui privilégie la personnification de l’influence, la concentration des pouvoirs et la domination politique des opposants.

    Ainsi, malgré les réformes annoncées à maintes reprises et les professions de foi sur le changement tant attendu, force est de constater que le règne de Mohammed VI a fini par emprunter la voie d’un « autoritarisme corporatiste » traversé par des tentatives sporadiques de démocratisation.

    À la mort de Hassan II, le trône est revenu à son aîné, Mohammed VI. Né le 21 août 1963 à Rabat, Mohammed VI est le vingt-troisième monarque de la dynastie alaouite et, depuis le 23 juillet 1999, le troisième à porter le titre de roi du Maroc.

    Après deux décennies de règne et à la veille de la célébration de l’ascension du roi au trône, on serait tenté de s’interroger sur le secret derrière le maintien du pouvoir de la monarchie malgré les crises politique et socioéconomique qui déchirent le pays, en particulier dans un contexte régional conflictuel en pleine mutation.

    De nombreux éléments déterminants pourraient contribuer à éclairer ce « mystère » de la pérennité de la dynastie alaouite à l’aube du troisième millénaire. Nous en avons identifié une dizaine – tels les dix commandements – que l’on pourrait interroger ici sans aucune prétention d’exhaustivité.

    1- La patrimonialisation du pouvoir

    La Fête du trône, événement national célébré chaque année le 30 juillet, entrecoupé de plusieurs cérémonies officielles et populaires, est l’anniversaire de l’intronisation du roi et son allégeance officielle. La télévision retransmet notamment les activités publiques et la longue célébration commémorant cet événement.

    En 1999, avant de monter sur le trône, le roi Mohammed VI avait pris le soin d’écarter le puissant ex-ministre de l’Intérieur, Driss Basri, en lui interdisant d’assister à la cérémonie de l’allégeance, dans une volonté affichée de rompre avec le règne autocratique de son père, mais aussi pour asseoir son pouvoir sur l’appareil de l’État.

    Vingt ans après, le roi tente laborieusement de se défaire du poids de cette tradition patrimonialiste qui se manifeste par une ritualisation de l’intronisation du monarque associée à la cérémonie d’allégeance que lui prêtent les sujets qui constituent la communauté des musulmans.

    Dans un communiqué du cabinet royal, mi-juillet, le Palais a déclaré ne pas souhaiter de célébrations « spéciales » pour la fête de trône. Alors que le roi vient d’acquérir un nouveau voilier luxueux, le Badis I, estimé à quelque 88 millions d’euros, difficile de croire que derrière cette déclaration ne se cache pas un exercice de communication publique.

    Difficile aussi de croire que le roi n’adhère pas au mode patrimonialiste de gouvernance imposé par la tradition makhzénienne.

    Depuis 2011, tout particulièrement, jamais les autorités marocaines n’ont été si mobilisées pour rassembler les foules le jour de la cérémonie de l’allégeance, ce qui traduit l’engagement du régime à vouloir perpétuer la tradition néopatrimonialiste qui permet de préserver la légitimité historique du monarque.

    2- Promesses et vrais-faux espoirs

    « Le changement dans la continuité ». Voilà l’une des maximes politiques phares prônées par le régime de Mohammed VI. Face à cette profession de foi, tous les espoirs étaient permis. En effet, dès l’accession au trône de Mohammed VI, une grande partie des Marocains ont vu en lui l’incarnation d’une rupture avec le régime autocratique de Hassan II.

    Tout le monde ou presque se souvient de cette scène inoubliable, lors des funérailles de Hassan II, quand le jeune roi apparemment terrassé par la disparition de son père, éclate en sanglots devant le roi d’Espagne, Juan Carlos, un ami intime de la famille royale.

    La jeunesse du monarque, son ouverture sur la société civile et sa proximité avec les populations marginalisées, dont les personnes en situation de handicap, laissaient présager un « avenir démocratique » pour le royaume.

    Ce fut d’ailleurs l’époque où de nombreux observateurs, y compris les plus critiques du régime, tablaient sur l’engagement du jeune souverain à propulser un changement « par le haut » à même de favoriser l’émergence d’une transition démocratique.

    Mais après vingt ans de règne, le jeune roi a été rattrapé par l’histoire des sultans alaouites qui se considéraient comme « l’ombre de Dieu sur terre ».

    3- Fortune royale et business

    La richesse du roi, disait-on, est la principale source de son pouvoir. Un dicton qui trouve tout son sens dans les monarchies arabes. La monarchie marocaine n’échappe pas à cette règle, surtout lorsqu’on sait que le roi du Maroc est plus riche que l’émir du Qatar !

    Et pour cause, dès son accession au trône en 1999, Mohammed VI a montré un sens aigu des affaires. Très tôt, il s’engage dans la restructuration du groupe Omnium nord-africain (ONA, ex-premier groupe industriel et financier privé marocain) en commençant par nommer, en 2000, Driss Jettou, ex-patron de la SIGER (holding de la famille royale) à la tête de l’ONA.

    Deux ans après, ce technocrate du sérail fut propulsé à la tête de la primature, au grand dam de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) qui remporta les élections législatives de 2002.

    En 2003, Mounir El-Majidi et Hassan Bouhemou permettront à l’ONA de passer sous le contrôle de la Société nationale d’investissement (SNI), elle-même contrôlée à 60 % par la SIGER. En 2010, l’ONA et la SNI fusionnent, sortent de la bourse de Casablanca et deviennent l’acteur économique majeur du royaume.

    En 2018, la SNI devient Al Mada, un fonds d’investissement actuellement présent dans 24 pays d’Afrique.

    Le redéploiement du souverain semble lui avoir permis de faire fructifier sa fortune de manière incommensurable. Selon le magazine Forbes, la fortune du roi du Maroc Mohammed VI est estimée à 5,7 milliards de dollars.

    Dans un discours officiel, le souverain marocain s’est déjà demandé : « Où sont parties les richesses du Maroc ? ». En même temps, la population ne cesse de s’appauvrir comme en témoignent de nombreux rapports internationaux en matière de développement humain.

    Le roi lui-même a reconnu dans un discours que « le modèle de développement du pays est inapte et souffre d’un essoufflement qui rend urgent l’élaboration d’un nouveau modèle développement ».

    4- Le renforcement des institutions sécuritaires et judiciaires

    Le régime de Hassan II s’appuya sur un appareil sécuritaire brutal pour intimider et réduire au silence ses opposants politiques. Cette époque correspond aux « années de plomb » (1970-1999), marquées par une violence inouïe contre les activistes démocrates.

    Manifestant une volonté de couper avec l’héritage de son père, Mohammed VI met en avant, le 12 octobre 1999, ce qu’il a appelé « le nouveau concept de l’autorité qui vise à assurer la protection des libertés et à préserver les droits, selon les exigences de l’État de droit ».

    Mais c’était sans compter sur la pugnacité des sécuritaires qui vont vite renouer avec les vieilles pratiques autoritaires. Après les attentats meurtriers du 16 mai 2003 à Casablanca, par exemple, l’État marocain va procéder à l’arrestation de milliers d’individus qui seront jugés, arbitrairement dans le cadre de la politique de lutte contre le terrorisme.

    La Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a publié, en février 2004, un rapport critique où elle dénonce, à juste titre, des « violations flagrantes des droits de l’homme au Maroc ».

    Après le Printemps arabe de 2011, le régime de Mohammed VI adopte une approche sécuritaire qui tend, avant tout, à endiguer les protestations populaires. Sous l’égide du conseiller du roi, Fouad Ali Al Himma, l’ascendant sécuritaire du régime s’est renforcé avec la nomination d’Abdellatif Hammouchi à la tête de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), puis à la tête de la Direction de la sûreté territoriale (DST, renseignement).

    L’homme s’est fait remarquer pour avoir orchestré une répression brutale du hirak, mouvement populaire né dans le Rif après la mort d’un vendeur de poisson. Cette approche a été, à maintes reprises, solennellement saluée par le roi Mohammed VI dans certains de ses discours officiels.

    Dans le même sillage, il suffit de lire le rapport présenté, tout récemment, par le délégué interministériel aux droits de l’homme, Chaouki Benyoub, pour se convaincre de la puissance de l’institution sécuritaire, ce dernier ayant déclaré que face aux actes de violence, les forces de police avaient réagi avec retenue.

    La consolidation de l’institution sécuritaire a été associée au renforcement de l’appareil judiciaire, placé sous l’égide du roi dans la mesure où les jugements aux tribunaux sont prononcés en son nom.

    Loin du principe de la « séparation des pouvoirs », le souverain exerce un contrôle stricto sensu sur l’institution judiciaire : c’est lui qui nomme le ministère public et c’est aussi lui qui désigne le président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), installé en 2017. Le roi dispose par ailleurs d’un « droit de grâce » qu’il utilise, parfois arbitrairement et d’une manière sélective, soit pour sanctionner des opposants incarcérés, soit pour libérer des partisans repentis.

    Le principe de séparation des pouvoirs n’est de toutes les manières pas de mise à en juger par les procès inéquitables des activistes du hirak, dont notamment les droits de défense n’ont pas été toujours respectés par le tribunal.

    5- L’instrumentalisation de la religion et la propagande officielle

    La religion constitue l’une des sources de légitimation de la monarchie. Selon l’article 41 de la Constitution, le roi veille, en tant que commandeur des croyants, au respect de l’islam.

    Il préside également le Conseil supérieur des oulémas et exerce des prérogatives juridiques de manière exclusive. De fait, le monarque dispose de pouvoirs extra-institutionnels qui lui permettent d’intervenir dans la sphère publique sans qu’il soit tenu de rendre des comptes ou d’engager sa responsabilité. Il ne serait donc responsable de ses actes que devant Dieu et l’histoire, comme se plaisent à le répéter certains intellectuels.

    Le monarque se présente ainsi comme le descendant du prophète de l’islam et est accrédité d’un « pouvoir divin » qui se traduit par l’acte d’allégeance, un contrat moral qui lie le sultan à ses sujets, lesquels sont censés lui obéir afin de bénéficier de sa protection et sa bénédiction.

    En 2003, après les attentats meurtriers du 16 mai à Casablanca, Mohammed VI a procédé à une réforme du champ religieux visant « la préservation de la sécurité spirituelle des Marocains et la lutte contre l’intolérance et l’intégrisme ».

    Cette manœuvre lui a permis d’avoir les coudées franches pour neutraliser les mouvances islamistes, notamment les salafistes, le Parti justice et développement (PJD) et Al-Adl Wal Ihssan.

    Le monopole de la sphère religieuse n’empêche pas pour autant la monarchie d’entreprendre des tentatives de sécularisation qui permettent au monarque d’abandonner, pour un moment, son habit de chef religieux et de se mettre dans la peau d’un chef politique qui accapare les pleins pouvoirs.

    Cette dimension religieuse du pouvoir de la monarchie est souvent associée à une entreprise propagandiste qui met en avant la dimension moralisatrice inhérente, par exemple, à l’empathie, la bienfaisance et la grandeur d’âme du monarque.

    C’est de là que naît l’idée, en particulier, de mettre en scène l’engagement du roi à investir le champ social et associatif. Avec l’avènement du nouveau règne, cela s’est traduit par la propagation de l’idée que le monarque est un roi « normal » et proche de ses sujets.

    Appelé communément, dans les médias officiels, le « roi des pauvres », Mohammed VI s’est donné en spectacle soigneusement préparé lors de bains de foule loin des cordons de sécurité et du protocole officiel.

    En 2005, le roi a lancé l’Initiative nationale de développement humain (INDH) visant à « mettre en place des programmes destinés à améliorer les conditions de vie de la population par l’incitation à la création de petits projets générateurs de revenus au profit notamment des jeunes et des femmes ».

    Sauf qu’en réalité, l’INDH a été conçu pour contrecarrer, principalement, le déploiement massif d’Al Adl Wal Ihssan dans le domaine social et caritatif. Quatorze ans après son lancement, l’INDH semble être un échec cuisant, même s’il a plus ou moins contribué à redorer le blason du régime.

    Pour preuve, le royaume figure au 123e rang au classement du développement humain publié par le PNUD en 2018. Avec un indice de 0,667 sur 1, le Maroc se range derrière l’Algérie, la Libye ou encore l’Irak.

    6- Identité nationale et intégrité territoriale

    Le roi du Maroc s’est toujours présenté comme le catalyseur de l’identité nationale. Après l’indépendance, la monarchie s’est imposée face aux leaders du mouvement national de manière à ce que le roi devienne l’acteur central de la vie politique.

    Dans l’article 42 de la Constitution, le roi est érigé en symbole de l’unité nationale et garant de l’intégrité territoriale du royaume. Soucieux de la question de l’unité nationale autour de la monarchie, il a mis en place, en avril 2004, l’Instance équité et réconciliation (IER) pour « réconcilier le peuple marocain avec son passé durant les ‘’années de plomb’’ sous le règne du roi Hassan II ».

    Mais le rapport de cette commission est resté en deçà des espérances. Il n’a, par exemple, pas engagé la responsabilité de l’État dans les crimes commis contre les opposants au régime.

    Par ailleurs, deux grands dossiers – et pas des moindres – n’ont pas été traités par les membres de la commission : l’affaire Ben Barka (un des principaux opposants socialistes au roi Hassan II qui disparut en France en 1965 et dont le corps n’a jamais été retrouvé) et la répression sanguinaire des soulèvements du Rif (1958-1959).

    Soixante ans après ces événements, à en juger par l’éclatement du hirak à Al Hoceima en 2017, un « malaise identitaire » persiste encore.

    Les protestations populaires ont été brutalement étouffées et les leaders du mouvement croupissent en prison, condamnés à des peines excessives allant parfois jusqu’à vingt ans de réclusion.

    Secouée par les évènements du Rif, la monarchie s’est vite rétractée derrière un « discours unanimiste » dénonçant, par le biais du gouvernement, « les dérives séparatistes des activistes rifains ». Une manœuvre risquée qui tente d’associer, dans l’imaginaire populaire, les protestations du Rif avec des menaces « séparatistes » susceptibles de saper l’unité nationale autour de l’islam, la monarchie et l’intégrité territoriale.

    Par ce positionnement politique, le roi tente, une fois de plus, d’agiter la menace extérieure sur la souveraineté territoriale du royaume. En pointant du doigt un « ennemi extérieur », en l’occurrence le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, Mohammed VI vise implicitement à préserver l’« unité nationale » dont le garant n’est autre que le roi.

    En 2011, Mohammed VI avait réagi de manière proactive aux protestations en proposant une révision « royale » de la Constitution, qui, malgré quelques concessions indéniables, garantit toujours au roi les pleins pouvoirs.

    En brandissant l’éventail du chaos et la dérive de la guerre civile, le régime avait rallié le PJD pour endiguer le mouvement du 20 février. À l’époque, les partisans du régime se sont évertués à mettre en avant le fameux mythe de « l’exception marocaine ». Des années après, les populations se sont rendu compte que les promesses mielleuses de changement étaient restées hors de portée.

    En 2017, l’avènement du hirak du Rif annonçait la fin du mythe de « l’exception marocaine ». Le régime allait renouer, à l’instar de nombreux régimes arabes autoritaires, avec l’usage de la violence policière et la répression judiciaire pour mater les activistes rifains et dissuader d’éventuels protestataires en herbe.

    7- La neutralisation des partis politiques

    La monarchie a toujours considéré les partis politiques comme une menace pour la pérennité du régime. Sans remonter loin dans l’histoire conflictuelle entre le Palais et les partis nationalistes, Mohammed VI s’est toujours méfié des partis politiques, notamment ceux issus des partis de gauche.

    Nous avons tous en mémoire la décision du monarque, en 2002, d’écarter Abderrahmane Al Youssoufi de la course à la primature, alors que l’USFP avait remporté les élections législatives.

    En 2008, Mohammed VI ne s’est pas opposé à la proposition de son ami et conseiller, Fouad Ali Al Himma, de créer le Parti de l’authenticité et la modernité (PAM). Le but déclaré de cette entreprise étant apparemment de contrer la montée des forces islamistes.

    Après le Printemps arabe, alors que le pouvoir soutenait vigoureusement le PAM afin qu’il puisse accéder aux affaires gouvernementales, Mohammed VI a été contraint de composer avec le parti de la Justice et du Développement (PJD) afin d’endiguer la vague de protestations conduites par le mouvement du 20 février.

    Mais c’était sans compter sur l’obstination du monarque à vouloir contrecarrer les partis politiques à fort ancrage populaire, hier l’USFP et aujourd’hui le PJD.

    La méfiance de la monarchie à l’égard des partis politiques s’est accompagnée d’une stratégie de manipulation des élites politiques. Au début du nouveau règne, les partis de l’ex-opposition ont contribué à assurer la succession du régime de Hassan II avant de sombrer dans des calculs électoralistes en l’absence d’un leadership partisan digne de celui de la gauche d’antan.

    Actuellement, c’est le PJD, défenseur d’un projet islamiste, qui s’est imposé comme un allié incontournable à même de soutenir la monarchie face à la montée des protestations et les crises qui déchirent le royaume. Mais, encore une fois, c’est sans compter sur les stratégies du Palais qui pourrait, à tout moment, renouer avec ses adversaires d’hier.

    L’USFP a vu certains de ses membres influents propulsés à des postes à responsabilités : Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Chaouki Benyoub à la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH) et tout récemment Mounir Bensaleh, membre du mouvement du 20 février, au poste de secrétaire général du CNDH. Sans compter la nomination de l’ancien député socialiste Hassan Tarik au poste… d’ambassadeur du Maroc en Tunisie.

    Afin de garder la main sur le jeu politique, le monarque est capable de réactiver de vieilles alliances afin d’affaiblir de nouveaux alliés. Aziz Akhannouch s’est vu propulsé à la tête du parti du Rassemblement national indépendant (RNI) avant de provoquer un « blocage politique » qui a duré plus de six mois.

    Ce qui a empêché la constitution du gouvernement en 2017 et accéléré la décision royale d’évincer son chef de gouvernement, le trublion Abdelilah Benkirane.

    Fort de son alliance avec le milliardaire soussi, qui se voit déjà chef du gouvernement en 2021, Mohammed VI s’est même laissé tenter de « politiser » la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), passée désormais sous la coupe d’un président issu du RNI.

    8- La cooptation des élites intellectuelles et médiatiques

    Si la monarchie s’est toujours évertuée à coopter les élites politiques, Mohammed VI s’est aussi entouré d’une armada de fidèles, notamment parmi des journalistes, des intellectuels et des militants associatifs.

    Malgré une certaine ouverture du régime, la liberté d’expression n’est pas toujours acquise, surtout dans un monde journalistique contrôlé en grande partie soit par le pouvoir, soit par des hommes d’affaires proches du roi. Aziz Akhannouch, président du RNI et ministre de l’Agriculture et la Pêche maritime, est ainsi à la tête du groupe de presse Caractère et fut sur le point d’acheter le groupe Ecomédia à la veille des élections de 2021.

    Par ailleurs, la propagande médiatique qui se cache parfois derrière la dénomination de « presse indépendante » est souvent soutenue par les autorités. Celles-ci n’hésitent pas à faire profiter des organes de presse « fidèles » de subventions publiques juteuses ou bien de la manne publicitaire. En revanche, le régime se montre intraitable avec des journalistes critiques.

    Enfin, certains universitaires, journalistes et associatifs n’hésitent pas à défendre les positions du régime, réduisant à une peau de chagrin l’espace de liberté et du débat contradictoire nécessaire à tout exercice démocratique. Tout ce beau monde qui travaille souvent à la solde d’officiels ou d’entrepreneurs puissants constitue une « élite médiatrice » ou ce que certains préfèrent appeler des « agents de mission », encensant le régime, louant son histoire ancestrale ou ses réalisations ou encore sa vision !

    9- Multilatéralisme et pragmatisme diplomatique

    « L’avenir de la jeunesse marocaine se trouve en Afrique ». Cette phrase, prononcée par Mohammed VI lors d’un discours officiel en 2018, en dit long sur la politique étrangère tournée vers le continent africain.

    En 2005, le chef de la diplomatie marocaine avait déjà commencé par opérer un revirement économique stratégique en transformant l’ONA en fonds d’investissement panafricain. Ce choix s’est traduit par un déploiement massif des investisseurs marocains dans 25 pays africains, à l’image du groupe Attijari Wafa Bank, devenu premier groupe bancaire africain, selon le Financial Afrik.

    La stratégie royale consiste à opérer une ouverture socioéconomique régionale sur le continent africain afin de baliser le terrain pour un retour politique à l’institution panafricaine.

    Après trente ans d’absence, le régime passe à l’action et décide, le 30 janvier 2017, de réintégrer l’Union africaine (UA). Il était d’ailleurs temps pour le monarque de rattraper le retard accusé suite à la décision de son père de quitter l’UA et de repositionner le royaume sur la scène politique africaine. L’objectif étant de pallier la gestion cafouilleuse du dossier du Sahara occidental tout en défendant la solution marocaine de « l’autonomie élargie ».

    Sur un plan politique interne, dans le sillage de la volonté royale de séduire les chefs d’État africains, et pendant que l’Algérie chasse les migrants Subsahariens, les autorités marocaines ont procédé, entre 2014 et 2018, à la régularisation de 47 096 personnes de 113 nationalités.

    Sur le plan international, le roi a toujours adhéré à une diplomatie fondée sur un multilatéralisme pragmatique. Fidèle à son alliance avec la France, qui a toujours soutenu le royaume, notamment dans le dossier du Sahara occidental, Mohammed VI s’est trouvé parfois acculé à solliciter le soutien d’autres puissances mondiales.

    Ainsi, lorsqu’il n’a pas pu être reçu par le président américain, Donald Trump, iI n’a pas hésité à se rendre en Russie, puis à visiter la Chine où il a signé plusieurs accords de coopération. Et profitant de la crise provoquée par le meurtre sanglant du journaliste Jamal Khashoggi en Arabie saoudite, le roi va mettre en avant son statut de « commandeur des croyants » et sa fonction de président du Comité al-Qods pour inviter le Pape et tenter, avec son allié le roi Abdallah de Jordanie, de s’accaparer un leadership religieux.

    Cette manœuvre dûment réfléchie cadre parfaitement avec la politique américaine qui tend à contenir la montée du chiisme dans la région du Moyen-Orient.

    D’ailleurs, le royaume n’est pas à son premier essai. Le Maroc a déjà décidé d’interrompre ses relations diplomatiques avec l’Iran. Il a même décidé de suspendre ses relations avec le Venezuela dans un geste de « solidarité » à peine voilé à l’égard d’Israël, allié historique du royaume.

    Passée inaperçue, la représentation du Maroc, lors de la dernière réunion de Bahreïn, concernant l’« accord du siècle », a été marquée par la participation de l’ambassadeur du Maroc à Bahreïn et des hommes d’affaires marocains de premier plan.

    Malgré l’absence d’André Azoulay, un ami proche des Américains, notamment Kushner, il faut reconnaître que Mohammed VI a su mettre à profit les choix stratégiques de son père. Pour mémoire, lors de la visite non annoncée de Shimon Perez au Maroc, en 1986, Hassan II évoquait, déjà à l’époque, les opportunités politiques incommensurables que pourrait offrir « une normalisation économique » des pays arabes avec Israël.

    Trente-trois ans après cette rencontre inédite, l’« accord du siècle » reprend à peu près la même idée selon laquelle « la paix au Moyen-Orient passe par la voie de la prospérité inhérente au développement économique de la région ». Une philosophie qui cadre justement avec les convictions de Mohammed VI pour qui le développement d’un pays passe par un progrès socioéconomique. Pour le roi, l’idéologie ou la politique doivent être relégués au second plan.

    10- « Dar al-makhzen » : ultime refuge du roi

    Les rares fois qu’il est vu en public, soit seul, soit accompagné de son fils Moulay Hassan, héritier du trône, Mohammed VI reste un roi très attaché à sa famille, surtout après son divorce, non déclaré, de la princesse Lalla Salma.

    Des proches collaborateurs du monarque affirment qu’il accorde un intérêt particulier à ses sœurs et nièces avec lesquelles il entretient un contact permanent. Si la famille prodigue au roi un sentiment de réconfort, de quiétude et de sécurité, malgré les tumultes de la cour, c’est surtout dans le monde des affaires que le roi trouve vraisemblablement sa vocation et sa complétude.

    En bon manager, il a toujours su choisir les bons placements d’argent, malgré des transactions financières subreptices (fusion ONA-SNI), voire même délictueuses (Panama Papers).

    Le plus important, c’est qu’il a su fructifier sa fortune (5,7 milliards de dollars) même en période de crise financière internationale.

    La cinquième fortune du monde, un chef d’État qui réussit dans les affaires, ne parvient malheureusement pas à relancer le développement social et économique du pays et encore moins à parachever le processus de transition démocratique.

    Deux décennies se sont écoulées depuis la montée de Mohammed VI sur le trône. La crise socioéconomique s’aggrave inéluctablement et les protestations s’accentuent, allant même parfois jusqu’à pointer du doigt la responsabilité du régime.

    Le risque de voir la popularité du roi ébranlée malgré son ancrage historique n’est pas à écarter.

    Le roi pourrait certes multiplier les manœuvres visant à redorer l’image de la monarchie. Il pourrait aller jusqu’à gracier les leaders du hirak du Rif, espérant ainsi pouvoir contenir le mécontentement des populations. Est-ce que cela serait suffisant pour faire oublier aux Marocains les actes de torture de certains activistes rifains ou encore les procès de justice rocambolesques à l’encontre des leaders du hirak ?

    Le monarque aurait-il la clairvoyance de rompre avec l’héritage makhzénien ? Serait-il disposé à amorcer une réforme politique du régime susceptible de favoriser l’émergence d’une « alternative de changement » ?

    Car, en réalité, c’est incontestablement là où se trouve l’ultime voie (ou refuge) qui pourrait garantir au roi un maintien au pouvoir dans un contexte démocratique fondé sur la citoyenneté et l’État de droit.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    *Aziz Chahir est docteur en sciences politiques et enseignant-chercheur à Salé, au Maroc. Il travaille notamment sur les questions relatives au leadership, à la formation des élites politiques et à la gouvernabilité. Il s’intéresse aussi aux processus de démocratisation et de sécularisation dans les sociétés arabo-islamiques, aux conflits identitaires (le mouvement culturel amazigh) et aux questions liées aux migrations forcées. Consultant international et chercheur associé au Centre Jacques-Berque à Rabat, et secrétaire général du Centre marocain des études sur les réfugiés (CMER), il est l’auteur de Qui gouverne le Maroc : étude sociologique sur le leadership politique (L’Harmattan, 2015).

    Source : Middle East Eye, 30 jui 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Forbes, fortune, fête du trône,

  • Maroc : Les dérives du Roi Mohammed VI

    Vidéo: documentaire de France 3

    *Un portrait très peu flatteur du royaume marocain

    *La fortune du roi Mohamed VI ne cesse d’augmenter tandis que la population du pays ne cesse de s’appauvrir

    *Le roi exige l’obéissance aveugle de ses sujets, qui l’élèvent au rang de dieu parmi les Hommes

    Le documentaire « Roi du Maroc, le règne secret » diffusé jeudi soir sur la chaîne françaiseFrance 3, dresse un portrait très peu flatteur du royaume marocain ainsi que de son souverain, Mohammed VI. Derrière le masque d’un roi progressiste et tourné vers la modernité, se cacherait, selon le documentaire, un homme tourné vers les affaires et qui exige l’obéissance aveugle de ses sujets, qui l’élèvent au rang de dieu parmi les Hommes en se prosternant devant lui chaque année telle une divinité lors du rituel de la Bay’a.

    Le documentaire parle de ce qu’il décrit comme « l’appétit pour les affaires » de Mohamed VI. Le développement de la Holding Royale, espérée par le peuple comme pouvant servir de locomotive à l’économie nationale, a laissé place à la « dérive affairiste ».

    Des sujets devenus clients

    « À la fin des années 2000, les sujets de sa Majesté sont devenus ses clients », explique le documentaire. « Le sucre que vous mettez dans votre café c’est le roi (cosumar), le lait que vous mettez dans votre café c’est la Centrale laitière où le roi était associé à Danone, la voiture que vous prenez vous l’avez probablement achetée à Autoaule qui appartient à la famille royale. Vous avez financé votre voiture en prenant un prêt à Tijara Wafa Bank, vous l’avez assurée à Tijari Wafa Assurance… Vous pouvez vivre pratiquement en consommant des produits qui sont vendus par les entreprises du roi », détaille Aboubakr Jamaï, journaliste en exil en France.*cliquer ici: Maroc,un royaume en déclin

    **autre vidéo: Le Maroc La Face Cachée Du Paradis Documentaire 2016

    Tags : Maroc, Mohammed VI, dictature, monarchie alaouite, monopole, prédation économique,

  • Maroc : les pseudo-démocrates, ulcérés de voir le président sahraoui à Nouakchott

    Un nouvea revers assumé par le Makhzen et ses pseudo-démocrates qui ne jurent que par la « marocanité du Sahara » Occidental. Le président sahraoui est honoré à Nouakchott parmi d’autres présidents africains lors de la cérémonie d’investiture du président Mohamed Ould El Ghazouani.

    Pour les marocains, les images sont insupportables et peuvent blesser leurs regards. Instinctivement, ils tournent le regard vers l’autre côté pour ne pas voir le fruit de 45 ans de lutte et sacrifices pour défendre la République Arabe Sahraouie Démocratique, une réalité qui, aveuglés par la propagande des serviteurs de la France, ils sont les seuls à nier.

    Le Makhzen, à travers ses relais médiatiques, n’a pas arrêté de délirer depuis l’annonce des résultats des élections présidentielles mauritaniennes. Parmi ses élucubrations et vomis :

    – Le chef du Polisario n’a pas envoyé de lettre de félicitation au président mauritanien élu

    – Mohamed Ould El Ghazouani sera plus proche du Maroc que son précédent.

    – Deux semaines après, le président mauritanien n’a pas invité le leader du Polisario à la cérémonie d’investiture.

    – L’invitation au président sahraoui a été envoyé par Ould Abdelaziz, pas par Ould El Ghazouani.

    A l’instar de leur Makhzen, les pseudo-démocrates marocains sont ulcérés de voir les images du président Mohamed Ould El Ghazouani saluer le président sahraouis, Brahim Ghali.

    Lors des derniers événements de El Aaiun, ces marocains n’ont pas ouvert la bouche si ce n’est pour défendre que leur Makhzen n’a pas utilisé des balles réelles.

    Pour eux, la violence pratiquée par la police marocaine dans les territoires occupés du Sahara Occidental n’est pas de la répression, juste un « durcissement avec les séparatistes ». La haine des sahraouis, quand tu nous tiens !

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Mauritanie, investiture, Mohamed Ould El Ghazouani,

  • Photo : Matteo Salvini avec une ravissante fille originaire du Maroc dans un disco de Milan

    La photo fait sensation dans les réseaux sociaux et elle promet de devenir virale. Le leader du parti de l’extrême droite italienne, Matteo Salvini assis dans un disco milanais avec Ahlam El Brinisuna, modèle très sensuel d’origine marocaine.

    La photo rappelle, en quelque sorte, l’histoire de Karima el-Mahroug, dite Ruby Rubacuori, qui a poussé l’ancien premier ministre italien Silvio Berlusconi au scandale.

    Que Salvini se faire photographier avec une belle fille marocaine est un fait ironique qui suscite la risée du public des réseaux sociaux en raison sa position sur le sujet des immigrés. « C’est le Maroc que vous aimez, hein », écrive un internaute.

    Le pire c’est que la photo pourrait susciter la jalousie de sa partenaire, la présentatrice Rai Elisa Isoardi, avec laquelle il noue une relation sentimentale depuis quelques années. Elle pourrait aussi lui coûter très cher auprès de son électorat.

    Il y a lieu de rappeler que cette histoire arrive au moment où Salvini est accusé par un journal italien d’avoir été corrompu par le Maroc en vue de stimuler les entreprises italiennes à investir au royaume de Mohammed VI.

    Avec La Sicilia

    Tags : Maroc, Italie, Matteo Salvini, Ahlam El Brinisuna, Ruby, Silvio Berlusconi,