Catégorie : Maroc

  • Maroc : Impact de la réforme du secteur des énergies renouvelables sur le marché

    Topics : Maroc, énergies renouvelables, électricité, ANRE, réforme du cadre juridique,

     Le gouvernement marocain a entrepris une vaste réforme du cadre juridique régissant le secteur des énergies renouvelables, y compris un nouveau régime pour l’autoproduction. Celle-ci comprend une révision en profondeur de la loi 13-09 qui, depuis treize ans, fixe le cadre réglementaire de la production et de la vente d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables dans le cadre de projets privés. Bien que la loi 13-09 ait été un succès, il y a eu un besoin croissant d’améliorer cette loi afin de l’adapter aux nouveaux besoins de l’Etat et des opérateurs privés et industriels. Dans ce briefing, nous analysons les principales questions juridiques et ce que le nouveau cadre signifiera pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables.

    Le cadre juridique régissant le secteur des énergies renouvelables au Maroc a subi une importante réforme suite à la publication (i) de la loi n°. 40-19 modifiant la loi n°. 13-09 sur les énergies renouvelables et la loi no. 48-15 portant réglementation du secteur de l’électricité et portant création de l’Agence Nationale de Régulation de l’Electricité (ANRE) édicté par le Dahir n°. 1-23-20 du 10 février 2023 et (ii) la loi n°. 82-21 relative à l’autoproduction d’électricité édictée par le Dahir n°. 1-23-21 du 10 février 2023 (ensemble la Réforme).

    La réforme fait référence à un certain nombre de règlements d’application. Ces règlements devront être adoptés rapidement afin d’assurer la mise en œuvre effective de cette Réforme tant attendue.

    Concrètement, la Réforme prévoit que les textes d’application doivent être publiés dans un délai maximum de quatre ans à compter de la date de publication de la Réforme au Journal officiel (27 février 2023).

    SUR QUOI COUVRE LA RÉFORME ?

    1. Réforme de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables

    La Réforme a pour objectif de répondre à certaines difficultés rencontrées par les opérateurs d’énergies renouvelables et qui ont conduit au gel des nouvelles autorisations dans le cadre de la loi 13-09 :

    Capacité de charge du réseau national

    Il existe actuellement une capacité excédentaire sur le réseau électrique national marocain, à la suite de quoi le ministère marocain de l’Énergie a cessé d’accorder des autorisations en vertu de la loi 13-09 pour éviter la surcharge du réseau.

    L’une des principales innovations introduites par la réforme est l’introduction d’une capacité d’accueil du réseau national définie comme la quantité maximale de capacité installée à partir de sources d’énergie renouvelables que le réseau national peut accueillir sans subir de contraintes de gestion. Cette capacité d’accueil est calculée par le gestionnaire du réseau national de transport d’électricité puis publiée par l’Agence nationale de régulation de l’électricité (ANRE) avant le 31 janvier de chaque année.

    La publication annuelle de la capacité d’accueil du réseau donnera plus de visibilité aux opérateurs dans leur réflexion sur l’introduction ou non d’une demande d’autorisation en application de la loi 13-09.

    Paiement des frais de services du système

    La Réforme a également introduit la notion de services système, qui se définit comme l’ensemble des services permettant au gestionnaire du réseau électrique national de maintenir la fréquence, la tension et les échanges avec les pays voisins, ainsi que de gérer l’intermittence des énergies renouvelables. associés aux réseaux électriques à très haute tension, haute tension, moyenne tension et basse tension.

    Dans le cadre de la réforme, tous les opérateurs d’énergies renouvelables utilisant le réseau électrique national sont tenus de payer un tarif pour utiliser le réseau électrique. Ce tarif est déterminé par l’Agence Nationale de Régulation de l’Electricité (ANRE) et doit inclure les redevances des services du système.

    Mécanisme de vente d’électricité aux gestionnaires de réseaux de distribution

    La réforme a introduit une option pour les gestionnaires de réseau de distribution d’acquérir jusqu’à 40 % de l’électricité totale produite annuellement par les installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables qui est fournie aux clients relevant de la juridiction du gestionnaire de réseau de distribution concerné. Les modalités de ces acquisitions seront précisées dans un règlement d’application.

    Exigence de préférence nationale

    La réforme a introduit l’obligation pour chaque opérateur d’énergie renouvelable d’appliquer le principe de préférence nationale dans ses contrats de fourniture, de construction et de service. De plus amples détails sur cette exigence seront fournis dans le règlement d’application.

    Changement de contrôle

    La Réforme prévoit que toute cession d’actions susceptible d’entraîner un changement de contrôle d’une société bénéficiant d’une autorisation de construire une installation de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, est soumise à une autorisation préalable du Ministère de la Transition Energétique et du Développement Durable en selon la procédure à fixer par règlement d’application. Le ministère de la transition énergétique et du développement durable doit rendre sa décision dans un délai de deux mois à compter de la notification. En cas de refus, la décision doit être accompagnée d’une justification détaillée.

    De façon surprenante et contrairement à ce qui était prévu dans le projet de réforme, la notion de « contrôle » n’est plus définie. A défaut de définition, la notion de « contrôle » doit être interprétée au sens de l’article 144 de la loi 17 -95 relative aux sociétés anonymes.

    En cas de changement de contrôle sans autorisation préalable, le ministère de la transition énergétique et du développement durable a le pouvoir de retirer l’autorisation de construire la centrale.

    L’obligation de changement de contrôle semble limitée aux opérateurs titulaires d’une autorisation d’achèvement et ne semble pas s’appliquer aux titulaires d’une autorisation d’exploitation.

    Certificat d’origine

    La réforme permettra aux opérateurs d’énergie renouvelable d’obtenir un certificat d’origine attestant que l’électricité produite par l’opérateur provient de sources d’énergie renouvelables. La procédure et l’entité chargée de délivrer ce certificat seront précisées dans le règlement d’application

    Lancement de projets par l’Administration

    Alors qu’initialement les projets 13-09 étaient lancés exclusivement par des promoteurs privés, la Réforme le permet désormais à l’Administration. via le Ministère de la Transition Energétique et du Développement Durable, d’octroyer une autorisation de construire des installations de production d’énergie renouvelable suite à un appel à projets, dans le cadre d’un cahier des charges à préciser par voie réglementaire.

    La Réforme ne précise pas l’autorité compétente qui sera en charge du lancement des appels à projets, si ce n’est en référence à « l’Administration », entendue à ces fins comme étant le Ministère de la Transition Energétique et du Développement Durable.

    Stockage

    La réforme permettra aux opérateurs d’énergies renouvelables de construire des installations de stockage d’énergie et de bénéficier de services de stockage. Les conditions pour la construction de ces installations de stockage et pour bénéficier des services de stockage seront précisées plus loin dans le règlement d’application.

    Exportation d’énergie

    La Réforme apporte plusieurs précisions concernant l’exportation des énergies renouvelables. L’exportation d’énergie renouvelable est soumise (i) à un avis technique du gestionnaire du réseau national de transport d’électricité et (ii) à l’approbation de l’Administration.

    L’énergie renouvelable sera exportée via des interconnexions transfrontalières avec les pays voisins à travers le réseau national de transport d’électricité, conformément aux accords régissant les interconnexions conclus entre les États concernés.

    Les exportations seront régies par une convention définissant les conditions techniques et économiques d’accès aux interconnexions électriques, notamment le taux de pertes à appliquer, les tarifs de transit et les prestations du système.

    Projets avec autorisations existantes

    Les installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables préalablement autorisées par l’Administration en application de la loi 13-09 ne seront pas soumises aux dispositions de la Réforme à l’exception des dispositions relatives :

    -le certificat d’origine ;

    – la faculté pour l’Administration de contrôler l’avancement des travaux de construction et de retirer l’autorisation en cas de retard de construction ;

    -changement de contrôle;

    – le pouvoir de l’Administration de demander au titulaire d’une autorisation d’exploitation toutes données et informations relatives à l’exploitation ;

    -la vente des énergies renouvelables et les modalités d’accès au réseau électrique ;

    -la possibilité pour les opérateurs d’énergies renouvelables de vendre de l’électricité aux gestionnaires de réseaux de distribution ;

    – l’exportation d’énergie ; et

    -les sanctions en cas de manquement aux dispositions de la Réforme par les opérateurs d’énergies renouvelables.

    Entretien des zones de développement solaire

    Dans le cadre légal initial, les projets de production d’énergie éolienne ou solaire dont la capacité maximale cumulée est supérieure à 2 MW doivent être implantés dans des zones précisées par arrêté du ministère de la transition énergétique et du développement durable.

    Un arrêté a été publié le 9 septembre 2011 précisant les zones réservées au développement de projets éoliens. Jusqu’en juillet 2022, aucun arrêté n’avait été publié pour préciser les zones de développement des projets d’énergie solaire et le projet de loi jusqu’alors laissait entendre que cette exigence serait supprimée pour les projets d’énergie solaire.

    Cependant, la réforme n’a pas supprimé l’exigence et le 29 juillet 2022, un arrêté a été publié précisant les zones réservées au développement de projets d’énergie solaire. La cartographie des zones de développement de projets énergétiques reste donc applicable aussi bien pour les projets éoliens que solaires.

    Cette mesure était attendue depuis longtemps par les opérateurs souhaitant développer des projets solaires, notamment ceux de moyenne tension, pour lesquels aucune autorisation n’a pu être donnée en l’absence d’un arrêté précisant les zones de développement de projets solaires. Jusqu’alors, seuls des projets éoliens avaient été développés dans le cadre de la loi 13-09, tous à très haute et haute tension.

    La possibilité de développer des projets solaires moyenne tension créera de nouvelles opportunités et contribuera à accélérer le parcours du Maroc vers la transition énergétique.

    1. Un nouveau cadre juridique pour l’autoproduction d’électricité

    Avant la promulgation de la réforme, la loi marocaine ne disposait pas d’un cadre juridique spécifique régissant l’autoproduction d’électricité. La loi régissant l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) prévoyait simplement la possibilité, pour les personnes physiques ou morales, de produire de l’électricité à des fins d’autoconsommation, sous réserve d’obtenir une autorisation préalable du Ministère de la Transition Energétique et du Développement Durable et la conclusion d’un accord avec l’ONEE pour l’accès au réseau et l’achat par l’ONEE de l’énergie excédentaire.

    Ce régime ne s’appliquait que si la capacité installée proposée des installations de production était inférieure à 50 MW ou supérieure à 300 MW. Par conséquent, aucune règle ne s’appliquait aux installations de production entre 50 MW et 300 MW.

    La loi 82-21 établit désormais, pour la première fois, un cadre juridique complet dédié à l’autoproduction d’électricité. Ce nouveau cadre légal aura un impact positif sur le développement des projets de dessalement d’eau de mer ayant une composante d’auto-production et réduira l’empreinte carbone du secteur industriel.

    Il facilitera également grandement l’offre nationale d’hydrogène vert du Maroc qui est actuellement en cours de préparation et qui devrait couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur et de l’écosystème, car le nouveau régime crée un cadre juridique clair pour le développement de l’électrolyse alimentée par des énergies renouvelables.

    Les principaux aspects de la réforme sont les suivants :

    Introduction de nouveaux régimes d’autogénération

    La loi 82-21 prévoit de nouvelles exigences pour l’autoproduction en fonction de la capacité de l’installation et du raccordement ou non au réseau du site de production ou des sites d’utilisation finale. Les détails des nouvelles exigences peuvent être résumés comme suit :

    Cadre d’accès au réseau électrique

    La loi 82-21 prévoit un cadre juridique pour accéder au réseau électrique et pour transporter l’électricité produite du site de production au site d’utilisation finale. A cet égard, la puissance de l’installation doit être égale ou supérieure à 5 MW et l’agrément préalable du gestionnaire du réseau électrique national ou, selon le cas, du gestionnaire du réseau de distribution doit être obtenu.

    Obligation de payer les frais de services du système

    Comme c’est le cas pour les projets 13-09, les autoproducteurs qui sont raccordés au réseau électrique doivent payer des frais de service du système au gestionnaire du réseau électrique national. Les frais de service du système sont dus si le site de production ou le site d’utilisation finale sont raccordés au réseau électrique. Le montant des redevances de service du système sera fixé par l’Agence Nationale de Régulation de l’Electricité (ANRE).

    Possibilité de vendre l’énergie excédentaire

    Quant à la loi 13-09, la loi 82-21 donne aux autoproducteurs la possibilité de vendre l’énergie excédentaire à l’opérateur du réseau électrique national, actuellement l’ONEE, dans la limite de 20% maximum de la production annuelle de l’installation d’autoproduction. . Le prix d’achat sera fixé par l’Agence Nationale de Régulation de l’Electricité (ANRE).

    Certificat d’origine

    Comme pour les projets de la loi 13-09, la loi 82-21 permettra à l’autoproducteur d’obtenir un certificat d’origine prouvant que l’électricité produite par l’autoproducteur est issue de sources d’énergie renouvelables. La procédure et l’entité chargée de délivrer ce certificat seront précisées dans le règlement d’application.

    Stockage

    Comme pour les projets de la loi 13-09, la loi 82-21 permettra à l’autoproducteur de construire des installations de stockage d’énergie et de bénéficier de services de stockage. Les conditions de construction des installations de stockage d’énergie et de jouissance des services de stockage seront déterminées par règlement d’application.

    Source

    #Maroc #Energie #Energie_renouvelable

  • Entretenir de « très bonnes » relations avec le Maroc est indispensable – responsables espagnols

    Topics : Maroc, Espagne, Pedro Sanchez, Félix Bolaños, relations bilatérales,

    Le ministre espagnol de la Présidence, Félix Bolaños, a déclaré vendredi que son pays devait entretenir de « très bonnes » relations avec le Maroc, qualifiant le Royaume d’Afrique du Nord d’ »allié stratégique » dans divers domaines.

    « Le Maroc est un allié stratégique avec lequel nous devons entretenir de très bonnes relations pour le bien de notre pays », a déclaré Bolaños, qui était l’invité d’une émission sur La 2, l’une des chaînes de télévision publiques espagnoles.

    « En raison de sa proximité géographique avec notre pays, le Maroc est un partenaire stratégique et un allié fondamental dans une multitude de questions qui affectent la vie quotidienne en Espagne », a noté le responsable espagnol.

    Dans ce contexte, il s’est félicité des résultats de la coopération bilatérale dans divers domaines, notamment la gestion des flux migratoires et la coopération économique, commerciale et culturelle. « La coopération bilatérale porte incontestablement ses fruits. Les accords que nous avons avec le Maroc fonctionnent très bien.

    Félix Bolaños a ainsi fait écho au ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares qui avait déclaré un jour plus tôt à la chaîne d’information 24 Horas que l’Espagne devait entretenir « les meilleures relations » avec le Maroc, compte tenu des intérêts multidimensionnels et des nombreux défis que les deux pays partagent.

    Il a soutenu que les relations de l’Espagne avec le Maroc devraient être une politique d’État appliquée pour un bénéfice mutuel, soulignant la profondeur des liens qui unissent les deux pays dans tous les domaines.

    Le ministre des Affaires étrangères a rappelé que plus de 6 000 entreprises espagnoles exportent des produits d’une valeur de 12 milliards d’euros vers le Maroc, et que 1 200 entreprises espagnoles sont présentes au Maroc soit directement, soit à travers leurs filiales. Il a également souligné la contribution de la communauté marocaine vivant en Espagne au développement économique et social du pays européen.

    Il a également évoqué la coopération judiciaire et sécuritaire qui permet de démanteler les réseaux djihadistes qui menacent les deux pays et de lutter contre les mafias de la traite des êtres humains.

    José Manuel Albares s’est en outre félicité des résultats positifs de la gestion de la question migratoire entre Rabat et Madrid, indiquant qu’au premier trimestre 2023, les arrivées d’immigrants irréguliers aux îles Canaries ont diminué de 63 %, tandis qu’en Grèce et en Italie, elles ont augmenté. de 95 % et 300 % respectivement.

    En ce sens, Albares a salué la nouvelle phase initiée il y a un an entre les deux pays, soulignant que cette nouvelle phase repose sur « des principes plus solides ».

    Le chef de la diplomatie espagnole a affirmé que la position du gouvernement espagnol envers le Maroc est très claire et sans équivoque, et que cette position est exprimée dans la déclaration du 7 avril 2022 et dans la déclaration conjointe qui a clôturé la XIIe réunion de haut niveau.

    Cette position est basée sur la coopération, le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures, l’absence d’actes unilatéraux et la responsabilité, a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

  • L’Espagne importe 46% des légumes du Maroc

    L’Espagne importe 46% des légumes du Maroc

    Topics : Maroc, Espagne, légumes, inflation, flambée des prix,

    Des experts marocains ont récemment exhorté le gouvernement à freiner les exportations dans un contexte d’inflation et de flambée des prix alimentaires.

    Selon Morocco World News, environ 46% des légumes espagnols proviennent du Maroc, ont confirmé de nouvelles données de l’Observatoire du secteur DBK d’Informa.

    Citant les données, le site Web FreshPlaza, axé sur l’agriculture, a rapporté que les importations espagnoles de fruits et légumes s’élevaient à 3 523 millions en 2022, indiquant une augmentation de 12,8 % par rapport à l’année précédente. 

    « 20 % des fruits et 46 % des légumes importés provenaient du Maroc », écrit Fresh Plaza .

    Le Maroc est l’un des plus grands exportateurs d’un certain nombre de produits agricoles vers l’UE, le Royaume-Uni et l’Espagne, notamment des légumes et des fruits.

    Certains des produits largement exportés vers l’UE, y compris l’Espagne depuis le Maroc, sont les tomates.

    Les tomates sont parmi les produits marocains les plus importés en Europe, des données récentes de FreshPlaza indiquant que le Maroc a presque dépassé l’Espagne dans les exportations de tomates vers l’UE entre 2018 et 2022. En particulier, les exportations du pays d’Afrique du Nord vers l’UE ont augmenté de 38 % en les 10 premiers de 2022.

    Les données confirmant les importantes exportations marocaines de légumes et de fruits vers l’UE interviennent dans un contexte d’inquiétudes nationales concernant l’inflation et la flambée des prix des produits alimentaires.

    Les prix des légumes et des fruits ont récemment grimpé en flèche au Maroc, le gouvernement du pays accusant le manque de précipitations et d’autres problèmes climatiques .

    Face à cette situation, le gouvernement marocain s’est engagé à mettre en œuvre un certain nombre de mesures pour lutter contre la pénurie de légumes sur les marchés à travers le Maroc, notamment l’arrêt des exportations pour maintenir l’équilibre de l’offre nationale.

    Fatiha Charrat, directrice générale adjointe de l’exportateur marocain de produits frais Delassus Group, a déclaré à FreshPlaza plus tôt ce mois-ci que les pénuries de tomates se poursuivraient au Maroc jusqu’à la mi-mai.

    Elle a reconnu que la plupart des tomates produites au Maroc étaient exportées, ce qui affectait le marché national.

    « Les tomates représentaient 50% des exportations de produits frais du Maroc », a déclaré Charrat , notant que les exportations marocaines de fruits et légumes ont enregistré une augmentation de 13% au cours de la saison 2021-2022 par rapport à la saison précédente.

    #Maroc #Espagne #Légumes #Inflation

  • Qatar Airways prépare le retour du Maroc avec le Boeing 787

    Topics : Qatar Airways, Maroc, vols, Casablanca, Marrakech,

    Depuis Doha, la compagnie aérienne desservira Casablanca et Marrakech avec un seul vol.

    Qatar Airways renforce son réseau de lignes internationales en reprenant ses vols vers deux villes marocaines importantes. A partir du 30 juin, la compagnie aérienne desservira Casablanca et Marrakech depuis sa base de l’aéroport international de Doha Hamad (DOH) .

    Qatar Airways assurera quatre vols hebdomadaires vers les aéroports de Casablanca Mohammed V International (CMN) et de Marrakech Menara International (RAK) les lundis, mercredis, vendredis et samedis. Les passagers sur cette route découvriront le service exquis du Qatar sur le Boeing 787-8 avec une configuration 22 classe affaires et 232 classe économique. Le programme des vols est le suivant :

    Vol QR1397 :

    • Départ du DOH à 09h15 et arrivée à CMN à 15h10.
    • Départ de CMN à 16h30 et arrivée à RAK à 17h25.

    Vol QR1398 :

    • Départ de RAK à 18h55 et arrivée à CMN à 19h45.
    • Départ de CMN à 21h20 et arrivée au DOH à 06h30 + 1 heure locale.

    Connectivité accrue

    Avec l’ajout de Casablanca et de Marrakech, les passagers peuvent désormais profiter d’une connectivité vers plus de 160 destinations sur le réseau mondial de la compagnie aérienne. Marrakech est la quatrième plus grande ville du Maroc et l’une des quatre villes impériales. Les touristes l’admirent pour sa diversité et sa richesse patrimoniale.

    Casablanca est la plus grande ville du Maroc et l’une des destinations touristiques les plus populaires d’Afrique du Nord. Il est célèbre pour son mélange d’ »ancien » et de « nouveau », avec un attrait qui met en valeur les infrastructures modernes tout en conservant l’architecture marocaine traditionnelle.

    Le Qatar et le Maroc entretiennent d’excellentes relations diplomatiques depuis des années, le Qatar étant l’un des plus grands investisseurs étrangers au Maroc. Les deux pays ont été encore plus rapprochés par la Coupe du monde de football 2022 . La nation nord-africaine a atteint les demi-finales, qui ont vu un nombre record de Marocains visiter le Qatar pendant le tournoi. Le PDG de Qatar Airways, M. Akbar Al Baker, a déclaré ;

    « Les vols de Qatar Airways vers Casablanca et Marrakech concrétisent notre engagement sur le marché marocain et répondent à une forte demande de connectivité vers ces deux belles villes historiques. La Coupe du Monde de la FIFA 2022TM a réuni le Qatar et le Maroc à travers le football et a renforcé notre culture et notre économie. La connexion via notre aéroport international Hamad offre aux passagers une expérience de voyage 5 étoiles inégalée vers plus de 160 destinations et continue de développer et d’étendre notre réseau.

    Horaire d’été
    Qatar Airways assurera des vols vers Casablanca tout au long de la saison estivale. D’autre part, Marrakech sera desservie de manière saisonnière, avec des vols du 30 juin au 11 septembre. Les clients de la compagnie aérienne pourront également profiter de plus d’options de voyage entre Doha et Casablanca grâce à son partenariat en partage de code avec Royal Air Maroc .

    Avec des voyages aériens mondiaux proches des niveaux d’avant la pandémie, Qatar Airways continue d’étendre ses racines en Afrique. Cependant, une récente tournure des événements a conduit à la suspension de certaines destinations africaines.

    En raison des troubles au Soudan , la compagnie aérienne a interrompu son service vers la nation nord-africaine. Le Soudan a fermé son espace aérien et QR a annoncé qu’il n’opérerait aucun vol sur les routes Doha-Khartoum et Khartoum-Doha indéfiniment. La fermeture de l’espace aérien soudanais a considérablement affecté de nombreuses compagnies aériennes car elles doivent réacheminer leurs vols à travers le continent.

    Que pensez-vous des vols de Qatar Airways vers deux villes marocaines ? Vous visitez le Maroc pendant l’été ? Faites le nous savoir dans les commentaires!

    #Maroc #Qatar #Vols #Casablanca #Marrakech

  • Bras droit d’Akhannouch et candidate à Marbella

    Topics : Espagne, Maroc, Iman El Akel, Marbella, Aziz Akhannouch, RNI,

    Le bras droit du Premier ministre marocain en Espagne se présente pour le PSOE à Marbella le 28-M

    Par Ignacio Cembrero

    Le 18 mai 2021, une vingtaine de Marocains se sont rassemblés devant la subdélégation du gouvernement à Malaga, pour dénoncer haut et fort l’accueil et l’hospitalisation à La Rioja de Brahim Ghali, le chef du Front Polisario. Gravement malade du covid-19, il a été transféré, fin avril 2021, de l’hôpital militaire d’Alger à l’hôpital San Pedro de Logroño. L’imam El Akel, l’un des manifestants à Malaga, a fait une déclaration à l’agence de presse officielle marocaine (MAP) : « Il s’agit d’un geste inamical [de la part du gouvernement espagnol] et d’une initiative qui piétine les engagements pris entre les deux pays voisins et les fondements de la relation bilatérale ». « L’accueil du chef du Polisario par l’Espagne assombrit la relation bilatérale », a-t-il ajouté. La justice espagnole doit « envoyer cet assassin derrière les barreaux », a-t-il conclu.

    El Akel, qui selon la MAP dirigeait l’une des organisations appelant au rassemblement, a fait cette déclaration par patriotisme marocain, son pays d’origine, bien qu’il ait aujourd’hui la nationalité espagnole, ou peut-être en réponse aux slogans du Rassemblement national des indépendants (RNI). Il s’agit du parti politique présidé par Aziz Akhannouch, qui est également chef du gouvernement marocain depuis 2021. En fait, selon le Centre national de renseignement, ces manifestations de mai 2021 ont été encouragées par la Direction générale des études et de la documentation (DGED), le service secret étranger du Maroc. Cela ne signifie pas que ceux qui sont descendus dans la rue étaient des agents marocains. « Les services de renseignement marocains ont été actifs » en essayant de « mobiliser la colonie marocaine et tout son réseau associatif pour manifester contre la décision du gouvernement espagnol d’accueillir » Ghali, lit-on dans une note d’information du CNI datée du 24 juin 2021.

    Dans les milieux de l’immigration marocaine, El Akel est considérée comme le bras droit d’Akhannouch en Espagne, le bras droit du leader du parti d’idéologie « libérale » et « composé d’hommes d’affaires et de bourgeois », selon la page Wikipédia qui lui est consacrée. Le RNI est un parti fondé en 1978, à la demande de Hassan II, par son beau-frère Ahmen Osman. Il a été créé avec le soutien de l’appareil d’Etat pour battre la gauche puis les islamistes dans les urnes. Selon le magazine américain Forbes, Akhannouch dispose d’une fortune d’environ 2 milliards de dollars. Il est la deuxième personne la plus riche du Maroc après Mohammed VI.

    Malgré ce militantisme, El Akel figure sur la liste du PSOE pour les élections municipales de mai à Marbella, dirigée par José Bernal et présentée à la presse mercredi dernier par Patxi López, porte-parole socialiste au Congrès. Elle figure en 14e position sur la liste – le PSOE compte aujourd’hui 10 conseillers – et il est donc peu probable qu’elle soit élue. El Akel est venue en Espagne pour étudier les sciences politiques à l’université de Grenade et travaille aujourd’hui dans deux entreprises, une société immobilière et un cabinet d’avocats.

    Interrogée sur ce qui semble être un double militantisme, au sein du PSOE et du RNI, Mme El Akel a refusé de répondre au téléphone à ce journaliste. Elle a indiqué que son « conseiller » pourrait fournir des explications. Elle a rappelé qu’elle était affiliée au PSOE et qu’elle s’était présentée aux élections municipales sous sa bannière. Elle a déclaré ne pas être au courant d’une autre affiliation politique.

    Le site officiel du RNI décrit El Akel comme un « membre du comité des droits de l’homme du parti » qui effectue un « travail de coordination depuis l’Espagne ». Sur la chaîne YouTube du RNI, on peut voir des extraits du discours qu’il a prononcé en mars 2019 lors d’une conférence organisée par le parti à Madrid. À sa droite, à côté du pupitre, se trouve Akhannouch, qui était alors ministre de l’Agriculture. « La commission des droits de l’homme du RNI a étudié en détail les violations des droits de l’homme de la communauté marocaine dans le pays de résidence », a-t-elle déclaré. « L’Espagne n’accorde pas aux immigrés marocains le droit de vote aux élections municipales, mais, comble de l’ironie, elle parle de la nécessité de s’intégrer dans la société, tout en empêchant la participation politique, alors que le vote est un facteur d’intégration », a-t-elle ajouté.

    Le droit de vote des immigrés marocains est un thème récurrent dans les discours d’El Akel. « Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas nés ici que nous n’avons pas le droit d’être élus ou de voter aux élections municipales », s’est-il plaint, par exemple, à Benavente le 13 avril 2019, lors d’une conférence organisée par le conseil municipal, selon le journal La Opinión de Zamora. Elle a participé à la conférence en tant que représentante du RNI, selon le journal. Trinidad Jiménez avait annoncé en juillet 2011, alors qu’elle était ministre des Affaires étrangères, qu’un accord serait signé avec le Maroc pour que ses citoyens vivant en Espagne puissent voter aux élections municipales et que les Espagnols puissent faire de même dans le pays voisin. Cela n’a pas été fait et les gouvernements espagnols successifs n’ont pas manifesté d’intérêt depuis lors, pas plus que les autorités marocaines. S’il n’y a pas d’accord, c’est une responsabilité partagée par les deux gouvernements, et pas seulement par les Espagnols. On n’a jamais entendu El Akel demander publiquement à la RNI de pousser à la conclusion d’un accord.

    Cette double affiliation des politiciens d’origine marocaine résidant en Espagne se retrouve dans d’autres cas, même si elle n’est pas aussi frappante. Mohamed Chaib, par exemple, a été député du PSC au Parlement catalan pendant plusieurs législatures et au Congrès des députés, ainsi que membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, organe consultatif des autorités de Rabat en matière de politique d’émigration. Pour être élu en Espagne, il faut avoir la nationalité espagnole, et pour faire partie de cet organe, il faut avoir la nationalité marocaine. Il n’existe pas d’accord de double nationalité entre l’Espagne et le Maroc. Le président de la Chambre des conseillers marocaine (Sénat), Enaam Mayara, a déclaré le 7 avril à Rabat, lors d’une réunion avec des femmes de l’Istiqlal, le parti auquel il appartient, que « la communauté marocaine en Espagne doit être considérée comme un instrument de pression et de soutien capable d’influencer la politique étrangère de ce pays ami », selon plusieurs journaux marocains. Ces propos lui ont été reprochés par plusieurs hommes politiques et, deux jours plus tard, il s’est rétracté dans une brève déclaration au quotidien Goud.

    El Confidencial, 20/04/2023

    #Marruecos #Espagne #Imán_El_Akel

  • Critique du gouvernement pour sa politique au Maroc : Sánchez interpelle ceux qui veulent une autre stratégie pour l’expliquer

    Lors de son discours ce mercredi au Congrès, Sánchez a souligné que la politique avec le Maroc doit être compatible avec le programme d’approfondissement d’une « relation stratégique » pour Ceuta et Melilla mais aussi pour les îles Canaries et l’Andalousie.

    Controverse sur les paroles de Yolanda Díaz

    La polémique s’est déchaînée après que la deuxième vice-présidente et dirigeante de Sumar, Yolanda Díaz, a déclaré dimanche dernier dans une interview que le Maroc était une dictature, une déclaration partagée par le dirigeant de l’IU et ministre de la Consommation, Alberto Garzón, quelques minutes avant le début de l’apparition du chef de l’exécutif.

    « Le Maroc est un pays ami, essentiel pour le développement économique de l’Espagne, notre porte d’entrée vers l’Afrique, un allié essentiel pour notre sécurité et pour une migration ordonnée dans notre pays et sur le continent européen », a défendu Sánchez.

    Il a souligné que la feuille de route avec le Maroc a ouvert une nouvelle étape avec des fondements beaucoup plus solides, qui efface « les crises récurrentes que nous avons connues » et a défendu les accords approuvés lors de la dernière réunion de haut niveau (RAN) tenue le mois de février dernier à Rabat.

    Nouveau climat de coopération avec le Maroc

    Parmi ces accords, fruit du « nouveau climat de coopération », il a souligné la gestion partagée « efficace » des frontières communes, le rétablissement des liaisons aériennes et maritimes et la réouverture progressive des douanes avec Melilla et la nouvelle à Ceuta, qui volonté d’empêcher des scènes « qu’on ne veut pas – dit-il – revoir ».

    Sánchez a également insisté sur les fruits de la gestion des frontières et de la coopération en matière de migration et a rappelé que les données montrent que la route atlantique est la seule qui diminue dans l’arrivée de migrants irréguliers : 78 % au premier trimestre à Ceuta et Melilla et 63 % aux îles Canaries, alors qu’en Italie, par exemple, il a augmenté de 300 %.

    « Plus que jamais nous avons une belle opportunité de placer les relations avec le Maroc sous le signe d’une véritable coopération, basée sur le respect systématique des accords », a-t-il fait remarquer.

    Gamarra : son gouvernement « a perdu le respect pour Sánchez »

    Le porte-parole du PP, Cuca Gamarra, a répondu à Pedro Sánchez que même son Conseil des ministres « a perdu le respect pour lui », rappelant certaines idées que Yolanda Díaz a lancées dimanche, l’accusant d’être « sexiste » ou qu’il aurait écarté le Ministre de l’Intérieur après les épisodes de Ceuta et Melilla.

    « C’est un environnement typique d’un gouvernement en décomposition », a insisté à son tour Gamarra pour répondre à Sánchez, qui comparaît en séance plénière du Congrès, en évoquant l’interview controversée du deuxième vice-président de l’Exécutif avec Jordi Ébole, dans laquelle il Il a également qualifié le Maroc de « dictature » ou a averti ses collègues de United We Can « qu’il n’allait pas voter pour eux » sur 28M.

    Abascal reproche à Sánchez son « attitude de soumission »

    Le leader de Vox, Santiago Abascal, a reproché ce mercredi au président du gouvernement, Pedro Sánchez, son « attitude de soumission » face aux « mépris » et « affronts » du Maroc et a critiqué le « manque d’information » de ses accords avec ce pays.

    En réponse à la comparution de Sánchez au Congrès pour expliquer les derniers conseils européens, l’évolution de la guerre en Ukraine et les relations de l’Espagne avec le Maroc, Abascal l’a également accusé d’avoir profité de son intervention pour organiser un « rassemblement » pour le PSOE et pour faire un « sermon fastidieux ».

    Le PNV critique la « vente » du Sahara pour moins d’immigration

    Le porte-parole du PNV au Congrès, Aitor Esteban, a critiqué mercredi le Premier ministre, Pedro Sánchez, pour avoir réussi à stopper l’immigration irrégulière en provenance du Maroc en échange de « vendre le Sahara ».

    Bildu reproche à Sánchez de ne pas avoir « fait ses devoirs » sur les questions intérieures et ERC l’accuse de céder au Maroc

    Le député de l’EH Bildu Jon Iñarritu a reproché au président du gouvernement, Pedro Sánchez, de ne pas avoir « fait ses devoirs » avec les questions intérieures comme il assure que cela s’est produit avec la « tentative menacée de réformer la loi du bâillon » ou avec le gestion des frontières qui a conduit à la « tragédie » de Melilla.

    De son côté, ERC a accusé le président du gouvernement, Pedro Sánchez, de céder au « chantage » du Maroc en changeant de position sur le Sahara Occidental, en se rangeant du côté du roi marocain, qui opprime son peuple, et en soutenant une politique migratoire répression aux frontières.

    « L’Europe et l’Espagne paient, et le Maroc tue, M. Sánchez », a déclaré la députée de l’ERC María Carvalho au président du gouvernement, qui a dénoncé que cinq personnes meurent chaque jour en essayant d’entrer en Espagne depuis l’Afrique et que plus de 40% des morts ces trois dernières années : « au moins 5 744 morts et disparus ».

    Arrimadas voit Sánchez capable d’abandonner Ceuta et Melilla

    La dirigeante de Ciudadanos, Inés Arrimadas, a averti que le Premier ministre, Pedro Sánchez, « fait peur » et le voit capable de céder Ceuta et Melilla au Maroc si le séjour à Moncloa en dépend.

    Lors de son discours de réponse au président du gouvernement, la porte-parole d’orange a accusé Sánchez de la torsion du scénario au Sahara, exigeant qu’il explique « ce qu’il a essayé de gagner ou ce qu’il a essayé d’éviter » en changeant de position par rapport à l’ancienne colonie espagnole.

    Sánchez évite de répondre si le Maroc demandait le limogeage de Laya en tant que ministre

    Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a évité ce mercredi de répondre devant la session plénière du Congrès aux questions de plusieurs porte-parole des groupes parlementaires sur la possibilité de révoquer Arancha González Laya en tant que ministre des Affaires étrangères après la demande qu’en ce sens Le Maroc l’a fait.

    Tel que publié par « El Confidencial », Sánchez a limogé Laya après une réunion secrète en juillet 2021 au cours de laquelle le Maroc a demandé cette cessation après le transfert en Espagne du dirigeant sahraoui, Brahim Gali, pour être soigné pour covid.

    Des informations devant lesquelles certaines sources gouvernementales ont souligné l’autonomie de Sánchez pour nommer et révoquer ses ministres, tandis que d’autres n’ont donné aucune crédibilité au fait que le départ de Laya répondait à une demande marocaine et ont souligné que quiconque a des doutes à cet égard, il sait peu de choses à propos de Pedro Sánchez.

    EFE, 19 avr 2023

    #Espagne #Maroc #Sahara_Occidental #Pedro_Sanchez

  • Banque Mondiale : Rapport sur le climat et le développement au Maroc

    Topics : Maroc, climat, développement, Banque Mondiale,

    Résumé

    Le changement climatique représente une grave menace pour la croissance économique et le développement humain du Maroc. Toutefois, en misant sur des investissements et des politiques adéquats, un avenir plus durable est possible. Un nouvel outil de diagnostic de la Banque mondiale, le Rapport sur le climat et le développement, explore les relations entre le climat et le développement, et identifie des actions prioritaires pour renforcer la résilience et diminuer les émissions de carbone tout en soutenant la croissance économique et en réduisant la pauvreté. Cet outil appliqué au Maroc identifie trois axes prioritaires : lutter contre la pénurie d’eau et aux sécheresses ; renforcer la résilience aux inondations ; et décarboner l’économie.

    Le rapport examine également les questions transversales du financement, de la gouvernance et de l’équité. Le message principal du rapport est que si le Maroc investit maintenant dans la lutte contre le changement climatique et prend les mesures politiques appropriées, les bénéfices seront immenses. Des actions climatiques ambitieuses contribueront à revitaliser les zones rurales, créer de nouveaux emplois et positionneront le Royaume comme une plateforme industrielle verte, tout en l’aidant à réussir ses objectifs de développement.

    Le rapport identifie les trajectoires pour décarboner l’économie, réduire la dépendance aux combustibles fossiles, et déployer de façon massive l’énergie solaire et éolienne. Selon le rapport, le Maroc aurait besoin d’investir un total d’environ 78 milliards de dollars (en valeur actualisée) pour construire résolument une économie résiliente et à faibles émissions de carbone d’ici 2050. La bonne nouvelle, c’est que ces investissements pourraient se faire graduellement. Et si des politiques adéquates sont mises en place, le secteur privé pourrait assumer une grande partie des coûts.

    #Maroc #Banque_Monadiale #Climat #Développement

  • Maroc : Un nouveau cadre juridique pour les Producteurs Indépendants d’Electricité

    Au Maroc, les énergies renouvelables représentent désormais plus de 19% de l’énergie du marché, contre 18,5% en 2020. La capacité installée d’énergie renouvelable a dépassé 5 GW, ce qui représente une croissance importante au cours des deux dernières décennies. Le gouvernement entend atteindre 12 GW en 2030, ce qui représenterait plus de la moitié de la capacité énergétique du Maroc. Le Royaume du Maroc prévoit que 52 % de son énergie proviendra de sources renouvelables d’ici 2030 et 80 % d’ici 2050.

    Dans le cadre de la finalisation de cette stratégie énergétique, la Chambre des Représentants a adopté la loi n° 40.19 modifiant et complétant la loi n° 13.09 relative aux énergies renouvelables et la loi n° 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité et à la création du autorité de régulation de l’électricité (« Loi n° 40.19 »), publiée par Dahir au Bulletin Officiel du Royaume du Maroc le 27 février 2023.

    Objectifs

    La loi n° 40.19 renforce l’attractivité du Maroc en matière d’énergies renouvelables. Ce cadre législatif vise à simplifier les procédures d’autorisation, à renforcer l’attractivité du secteur des énergies renouvelables pour les investisseurs nationaux privés et internationaux, ainsi qu’à sauvegarder l’équilibre économique et social des acteurs publics du secteur de l’électricité.

    La loi n° 40.19 permet aux industries de produire leur propre énergie pour leurs besoins de fonctionnement. Ces producteurs d’électricité indépendants (« IPP ») peuvent également vendre leur surplus à d’autres consommateurs. Cependant, seule l’énergie électrique produite à partir de sources d’énergie renouvelables peut être commercialisée. Enfin, la loi n° 40.19 précise les attributions de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (« ANRE »).

    Suppression de l’exigence de zonage pour les projets solaires
    La loi n° 40.19 simplifie la mise en œuvre des projets de production d’énergie électrique à partir de sources d’énergie solaire :

    les projets solaires d’une capacité cumulée maximale de deux mégawatts ou plus ne doivent plus être construits dans des zones déterminées établies par l’administration ; même si cette obligation de zonage reste applicable aux projets de production d’énergie électrique à partir de sources éoliennes. Ces zones sont fixées par l’arrêté du ministère chargé de l’énergie n° 2657-11 du 19 septembre 2011.

    Révision du régime de commercialisation de l’énergie produite par les IPP

    Le législateur différencie les ventes sur le réseau moyenne tension, sur le réseau haute tension et sur le réseau très haute tension :

    l’IPP, raccordé au réseau moyenne tension , peut désormais commercialiser de l’énergie électrique produite à partir d’énergies renouvelables :

    aux consommateurs ou groupes de consommateurs raccordés au réseau électrique moyenne tension ; et à un gestionnaire de réseau de distribution d’électricité.

    Les modalités et conditions commerciales d’achat sont fixées par l’ANRE sur proposition des gestionnaires de réseaux de distribution .

    L’IPP, raccordé aux réseaux moyenne tension, haute tension et très haute tension , peut désormais commercialiser l’énergie électrique produite à partir d’énergies renouvelables auprès d’un gestionnaire de réseau (dans la limite de 40% de l’énergie totale fournie pour alimenter les clients situés dans leur domaine de compétence)

    Les modalités et conditions commerciales d’achat sont fixées par l’ANRE sur proposition du gestionnaire du réseau national de transport .

    Révision du régime d’autorisation et de déclaration

    Suite à l’adoption de la loi n° 40.19, les conditions suivantes sont ajoutées pour obtenir l’autorisation de réalisation d’une installation de production d’énergie électrique à partir de sources renouvelables :

    le demandeur doit être une personne morale dont le siège social est situé au Maroc ou qui possède des filiales au Maroc ;

    le demandeur doit se conformer à l’administration fiscale et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ;

    le demandeur ne doit pas être en faillite ;

    une commission technique, présidée par le ministère de l’énergie, des mines et de l’environnement, doit donner son avis conforme, dans un délai de deux mois, à l’autorisation de réalisation ; et
    en cas de changement de contrôle de l’actionnariat de l’IPP ou de changement de forme juridique, l’IPP est soumis à l’autorisation de l’administration sous peine de retrait de l’autorisation.

    Mesures relatives à la préservation de la stabilité du réseau


    La loi n° 40-19 introduit la notion de « capacité d’accueil » ou « capacité d’accueil » du réseau électrique national :

    il s’agit de la capacité maximale installée à partir de sources d’énergie renouvelables que le réseau électrique national peut accueillir sans subir de contraintes de gestion ; et cette capacité maximale sera fixée par le gestionnaire du réseau national de transport (ONEE) après approbation par l’ANRE.

    De plus, le gestionnaire de réseau pourra temporairement réduire ou interrompre l’injection d’énergie électrique produite à partir de sources d’énergie renouvelables :

    cet ajustement se fera à l’intérieur d’un certain seuil fixé par voie réglementaire ; et

    cet ajustement s’effectuera dans la limite d’un certain seuil fixé par voie réglementaire. Seul un dépassement de ce seuil donnera lieu à compensation financière.

    Mesures relatives à l’exportation d’énergie électrique produite par les IPP


    La loi n°40-19 renforce le cadre de l’exportation d’énergie électrique :

    l’exportation d’énergie électrique produite à partir de sources d’énergie renouvelables est soumise à l’avis technique du gestionnaire du réseau national de transport d’électricité et à l’accord de l’administration ; et
    toutes les opérations d’exportation d’énergie électrique produite à partir d’énergies renouvelables sont contrôlées par l’ANRE et gérées par le gestionnaire du réseau national de transport d’électricité.

    Prochaines étapes

    La loi 40-19 a été publiée au Bulletin officiel en langue arabe du Royaume du Maroc le 27 mars 2023 et prévoit l’adoption de décrets d’application spécifiques dans les prochains mois.

    #Maroc #Electricité

  • Le Maroc deuxième fournisseur de pastèques de l’UE

    Tags : Maroc, Union Européenne, UE, pastèques, agriculture, exportations,

    Selon Morocco World News, le Maroc a franchi une nouvelle étape dans l’exportation de pastèque gourmande en eau : le pays a dépassé l’Italie pour devenir le deuxième fournisseur de pastèque de l’Union européenne, après l’Espagne.

    Les livraisons de pastèques espagnoles à l’UE ont diminué au cours des quatre dernières années. Pendant ce temps, l’offre marocaine de pastèques n’a cessé d’augmenter, selon les données du service statistique Euroestacom (Icex-Eurostat) citées dans les médias espagnols.

    Les exportations marocaines de pastèques vers l’UE ont presque doublé entre 2019 et 2022, passant d’environ 149 000 kilos à 270 000 kilos. Cependant, les livraisons depuis l’Espagne sont passées de 681 000 en 2019 à 520 000 en 2022.

    #Maroc #UE #Pastèques #Agriculture

  • Le Maroc met fin aux violences faites aux femmes : réforme judiciaire en vue

    Au Maroc, les gens souhaitent que les viols soient dénoncés plus souvent et que les peines des auteurs soient alourdies. Ils descendent régulièrement dans la rue. Et non sans succès : cette semaine trois hommes ont écopé de peines de prison relativement lourdes pour avoir violé une fillette de 11 ans.

    L’histoire de Sanaa a provoqué un tollé massif au début du mois. En 2021, la fillette alors âgée de 11 ans a été violée à plusieurs reprises par trois hommes du village voisin. « Quand ma voiture était partie, ils savaient qu’elle était seule à la maison », explique le père Mohamed de sa maison dans le nord-ouest du Maroc.

    Les auteurs ont menacé de tuer Sanaa et ses parents si elle parlait du viol. Pendant longtemps, Mohamed n’a pas été au courant des abus. Ce n’est que lorsque la fille est tombée enceinte que sa famille l’a découvert.

    « Un homme du village m’a dit : ‘Votre fille est enceinte’, mais je ne l’ai pas cru », raconte le père Mohamed.

    Pendant des jours, il y a eu des protestations au tribunal contre les peines légères et la « politique de favoritisme » du juge. Au Maroc, la peine pour viol est de 5 à 10 ans de prison. Pour une victime mineure, la peine est de 10 à 20 ans.

    Si une victime perd sa virginité pendant le viol, comme l’a fait Sanaa, la peine peut aller jusqu’à 30 ans de prison. Néanmoins, les recherches de l’organisation Masaktach (« Je ne resterai pas silencieux ») montrent que 80 % des auteurs écopent d’une peine de moins de 5 ans.

    Selon l’avocat Ghizlane Mamouni, la raison en incombe aux juges. « Ce sont des citoyens marocains et le patriarcat fait obstacle. C’est une maladie de notre société qui touche tout le monde, y compris les juges », déclare Mamouni. « Dans le cas de Sanaa, le juge a choisi de tenir compte des circonstances atténuantes. Par exemple, les auteurs n’avaient pas de casier judiciaire. Le juge n’a pas non plus estimé que les crimes étaient suffisamment graves pour imposer une peine de dix à trente ans. »

    Réformes

    Mamouni est l’une des avocates qui soutiennent Sanaa dans son dossier, ce qu’elle fait depuis son ONG Kief Mama Kief. Selon l’avocat, il était difficile pour Sanaa d’obtenir une assistance juridique, notamment en raison de son statut social. Sanaa est une pauvre fille d’un petit village. « D’un point de vue financier, le soutien juridique était difficile à obtenir, mais aussi en termes de connaissances. Les personnes des zones rurales ne savent souvent pas quelles ONG pourraient les aider. »

    La colère au Maroc ne se limite pas aux manifestants dans les rues. Les politiciens au sein du gouvernement pensent également qu’il est temps de changer. L’année dernière, le gouvernement a annoncé des réformes qui devraient être mises en œuvre cette année. « Nous espérons, entre autres, la légalisation de l’avortement. L’avortement n’était pas une option pour Sanaa, car il est désormais passible d’une peine de prison de deux à cinq ans au Maroc. J’attends également une peine minimale que les juges ne sont pas autorisés à déroger à partir, même dans des circonstances atténuantes. » dit Mamouni.

    Selon le professeur de mouvements sociaux Rachid Touhtouh, les protestations et les réformes font partie d’un mouvement plus large dans la société marocaine. « La société marocaine se développe. Il y a de plus en plus d’éducation et la pauvreté diminue. Je pense que nous verrons plus de choses comme ça à l’avenir. »

    Peines plus lourdes

    « Nous ne voulons pas une révolution de la culture marocaine. Nous n’encourageons pas l’avortement, nous n’encourageons pas les relations extraconjugales, mais nous demandons les libertés individuelles », a déclaré Mamouni à propos du mouvement de protestation.

    Dans le cas de Sanaa, la protestation s’est avérée fondée : en appel, les auteurs ont été condamnés à des peines plus lourdes la semaine dernière. L’un des auteurs a été condamné à vingt ans de prison, l’autre à deux à dix ans de prison. « J’ai été étonné », dit Touhtouh. « Les auteurs ont reçu une peine beaucoup plus lourde en très peu de temps. Cela signifie qu’il y a de plus en plus de prise de conscience dans notre société. »

    #Maroc #Viol #Femmes #Avortement