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  • La France colonialiste et le Sahara Occidental

    Par Yusef Brahim

    Dans le conflit du Sahara Occidental, qui date de 34 ans, la France soutient ouvertement les positions marocaines sur le dossier. Cette attitude fait partie d’une politique française qui veille à ne rien imposer au Maroc et cela jette un brin de suspicion sur l’arrière-plan des résolutions du Conseil de Sécurité qui soutiennent un « règlement mutuellement acceptable ». Est-ce dans le but de chercher une solution qui convient aux deux parties ou juste une manœuvre pour prolonger indéfiniment ce statu quo? Leer articulo

  • La France colonialiste et le Sahara Occidental

    Par Yusef Brahim

    Dans le conflit du Sahara Occidental, qui date de 34 ans, la France soutient ouvertement les positions marocaines sur le dossier. Cette attitude fait partie d’une politique française qui veille à ne rien imposer au Maroc et cela jette un brin de suspicion sur l’arrière-plan des résolutions du Conseil de Sécurité qui soutiennent un « règlement mutuellement acceptable ». Est-ce dans le but de chercher une solution qui convient aux deux parties ou juste une manœuvre pour prolonger indéfiniment ce statu quo? Dans le passé, les relations personelles entre Jacques Chirac et Mohamed VI justifiaient en partie cet alignement français aux thèses annexionnistes marocaines et son soutient à ce qu’on a voulu appeler comme plan d’autonomie marocain. Mais avec l’arrivée du Président Sarkozy à l’Elisée, les sahraouis croyaient que les choses allaient changer vers un positionnement plus neutre de la part de la France, surtout après la visite effectuée par Sarkozy en Algérie le 4 décembre 2007, lorsqu’il a condamné le colonialisme en soulignant qu’il est « contraire aux trois mots fondateurs de notre république : liberté, égalité, fraternité ». Les Sahraouis et les Algériens ont pensé que ces mots constituaient un élan d’ouverture et de réconciliation de la France avec son passé qui perturbe tellement la politique de son présent.
    Dans le jeu géopolitique au Maghreb, la France croit garder un équilibre dans ses relations avec Rabat et Alger comme moyen de préserver la stabilité de la zone, alors qu’en réalité elle ne fait que jeter de l’huile sur le feu, en encourageant ainsi la continuité de la tension entre les deux pays maghrébins et en enterrant, de la sorte, à jamais, le rêve d’un bassin méditerranéen paisible et prospère. Dans un entretien accordé au quotidien tunisien La Presse à l’occasion de son déplacement au Maghreb les 10 et 11 juillet 2007, Nicolas Sarkozy s’est exprimé à ce sujet en déclarant : « J’ai toujours pensé qu’il fallait faire de la Méditerranée un espace de coopération. J’ai plusieurs fois eu l’occasion de le dire : En tournant le dos au Méditerranée, l’Europe a cru tourner le dos à son passé; elle a en fait tourné le dos à son avenir. L’avenir de l’Europe et de la France, j’en suis convaincu, se joue aussi, et peut-être d’abord, en Méditerranée ». Sage réflexion. Seulement, cela n’est pas réalisable tant que la France continue à soutenir l’agression et les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental et à tourner le dos aux revendications du peuple sahraoui. Comment Sarkozy peut-il imaginer un espace méditerranéen sans résoudre le problème du Sahara Occidental?
    Les milieux occidentaux pro-marocains prétendent que la question du Sahara Occidental est très sensible au Maroc. Même si c’est le cas, a-t-on le droit de mettre à côté toutes les résolutions des Nations Unies sorties depuis plus de trois décennies et qui ont toutes le même langage : A savoir, le peuple sahraoui, comme tous les peuples, a droit à l’autodétermination.
    L’hypocrisie du gouvernement française est cachée derrière une formule qu’on entend tout le temps dans les déclarations publiques des ennemis de ce petit peuple : « La France est avec l’ONU et les efforts du représentant spécial », mais, en même temps, souligne que « le plan d’autonomie constitue une bonne base pour la relance des négociations ». Une contradiction flagrante et grossière! Pourquoi ne pas être plutôt avec le peuple sahraoui et la légalité internationale? Pourquoi ne pas être avec la décolonisation pure et simple? Pourquoi ne pas être avec le soutien des droits de l’homme au Sahara Occidental? Pourquoi tourner le dos à l’Algérie alors que c’est dans ce pays que s’abritent les intérêts économiques et géostratégiques de la France? La France a besoin de l’Algérie, symbole de puissance régionale, de sécurité énergétique, stabilité économique et, de par son propre expérience, rempart dans la lutte contre le terrorisme international. En matière d’échanges économiques avec la France, l’Algérie dépasse largement le Maroc, sans oublier les liens culturels et les liens de sang qui partagent les deux pays. Si la France n’a pa pu expier ses crimes en Algérie, au moins elle pourrait faire semblant de ne pas se mêler des problèmes existants entre les deux pays voisins. Mais non, tout le contraire. La France colonialiste et schizophrène, comme d’habitude et comme la plupart des pays européens, pratique les droits de l’homme à géométrie variable. Comme c’est beau tout ce cirque médiatique fait autour de la Chine, alors qu’on se tait au sujet des massacres du peuple sahraoui, des palestiniens, des irakiens!
    La politique française envers le conflit du Sahara Occidental émane de son esprit colonial. C’est cet esprit même qui la pousse à garder ce que l’on appelle les Départements d’Outremer (DOM) et à refuser de reconnaître ses massacres en Algérie. De ce fait, il convient de saluer la décision courageuse et historique du Président italien Berlusconi d’indemniser toutes les victimes libyennes de l’occupation italienne.
    Le rêve de l’empire français est en train de se consommer. Les Antilles, les Mayottes, La Nouvelle-Calédonie ne seront plus des sujets de sa Majesté La France. Les derniers évènements sont la preuve de la naissance de noyaux nationalistes dans ces colonies françaises. Le gouvernement français a répété que ces territoires sont français. Combien de fois on n’a pas entendu « l’Algérie est française ». Sans doute, il continuera à répéter que le « Sahara est marocain ».
    Les eurodéputés vont adopter le rapport sur les droits de l’homme au Sahara Occidental. La question qui suscite tous les intérêts est : La France empêchera-t-elle le Conseil de Sécurité, c’était le cas en 2008, de faire de même et proclamer la MINURSO défenseur des droits de l’homme dans cette ancienne colonie espagnole comme? Les jours à venir en seront témoins.

  • Informe del Parlamento Europeo sobre los derechos humanos en el Sahara Occidental: virtudes y carencias

    Grupo de Estudio Estrategicos- Análisis nº 322
    Por Carlos Ruiz Miguel, analista del GEES en el área de Magreb y en temas de Derecho Constitucional

    El informe del Parlamento Europeo sobre los derechos humanos en el Sahara Occidental, aunque mejorable, es bastante equilibrado y aparece en un momento especialmente oportuno. En este breve análisis, partiendo de cuáles son los derechos humanos de los saharauis, expondremos cuáles eran los riesgos a los que se enfrentaba el Parlamento Europeo al hacer su informe, tras lo cual No es de extrañar que el poder marroquí (majzén) esté activando sus resortes para intentar desvirtuarlo. Y es que este informe, en este momento, desmonta la estrategia política del majzén. Cuáles son los Derechos Humanos de los saharauis La delegación del Parlamento Europeo trataba de investigar el respeto de los derechos humanos en el Sahara Occidental. Los tratados fundamentales para conocer cuáles son los derechos fundamentales de los saharauis son: – el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos (PIDCP). – el Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales (PIDESC) – y los convenios de Ginebra, en especial el IV Convenio, que protege a las personas civiles en tiempo de guerra El artículo 1 común para el PIDCP y del PIDESC, tratados ambos ratificados por Marruecos, dice: 1. Todos los pueblos tienen el derecho de libre determinación. En virtud de este derecho establecen libremente su condición política y proveen asimismo a su desarrollo económico, social y cultural. 2. Para el logro de sus fines, todos los pueblos pueden disponer libremente de sus riquezas y recursos naturales, sin perjuicio de las obligaciones que derivan de la cooperación económica internacional basada en el principio de beneficio recíproco, así como del derecho internacional. En ningún caso podrá privarse a un pueblo de sus propios medios de subsistencia. 3. Los Estados Partes en el presente Pacto, incluso los que tienen la responsabilidad de administrar territorios no autónomos y territorios en fideicomiso, promoverán el ejercicio del derecho de libre determinación, y respetarán este derecho de conformidad con las disposiciones de la Carta de las Naciones Unidas. Los riesgos que amenazaban al informe En su momento me hice eco del informe que debía elaborar el Parlamento Europeo tras la visita de una delegación suya al Sahara Occidental para evaluar la situación de los derechos humanos. En aquel momento expuse las preocupaciones fundamentales que, a mi juicio, debería tratar este informe: 1. Evitar reducir un conflicto de descolonización a una cuestión « humanitaria », haciendo abstracción de que el respeto al derecho a la autodeterminación de un pueblo colonial es condición previa para el respeto de los demás derechos humanos de los individuos de ese pueblo. 2. Denunciar la explotación ilegal de recursos naturales y cuantificar lo que supone los Acuerdos de Pesca y otros que hubo entre la UE y Marruecos y catalogarlo como deuda de la UE hacia la población saharaui (y los refugiados en particular) 3. No hacer pronunciamientos en favor del plan de « autonomía » presentado por Marruecos ya que enturbian el proceso de negociación y suponen una auténtica « mala fe » porque quieren condicionar a la baja la posición negociadora de una de las partes Como veremos, de estos tres peligros, dos se han conjurado, aunque no del modo más ortodoxo posible. Virtudes y carencias del informe del Parlamento Europeo El texto del informe se ha publicado en una importante exclusiva por El País. Asombrosamente, el Informe del Parlamento Europeo, tal y como ha sido conocido, no tiene en cuenta estos tratados (páginas 8 y 9 del informe). A pesar de esta carencia esencial, el informe conjura la primera y tercera preocupaciones que yo señalé, pero no así la segunda. Por un lado, y en la línea del informe del Alto Comisariado de Naciones Unidas para los Derechos Humanos de 8 de septiembre de 2006, al decir (página 3): El Sahara Occidental está inscrito desde 1963 en la lista de la ONU de territorios no autónomos pendientes de descolonización. Conforme al Derecho Internacional, el estatuto de territorio no autónomo sólo cesa mediante el ejercicio del derecho de autodeterminación. La situación de los derechos humanos de los saharauis está intrínsecamente ligada a la imposibilidad, hasta hoy, de resolver esta cuestión del ejercicio de la autodeterminación del pueblo del Sahara Occidental. No es extraño que desde los sectores más próximos al « Majzén » se halla « denunciado » que el informe está muy politizado » y “totalmente desviado de su papel humanitario » (Aujourd’hui le Maroc, 17.03.09). Por otro lado, la tercera preocupación se ha conjurado al evitar instrumentalizar este informe para cantar las « excelencias » del plan de « autonomía » marroquí para el Sahara Occidental y constatar que sobre la mesa de negociaciones hay dos propuestas, una por cada parte, y que la propuesta saharaui es incluso anterior a la marroquí (página 3): Desde la creación de la Delegación ad hoc en 2005, se ha impreso una cierta dinámica a la cuestión del Sahara Occidental. El 11 de abril de 2007, Marruecos ha sometido al Consejo de Seguridad de Naciones Unidas una proposición de autonomía bajo soberanía marroquí. El 10 de abril de 2007, el Frente POLISARIO había transmitido su propuesta precisando que una autonomía sólo podría ser aceptada por vía de referéndum y proponiendo negociar garantías políticas, económicas y securitarias para la población marroquí residente en el Sahara Occidental en el caso de que el referéndum de autodeterminación desembocase en la independencia. Ahora bien, el informe no dice ni una palabra sobre el derecho del pueblo saharaui « disponer libremente de sus riquezas y recursos naturales » reconocido en el artículo 1.2 del PIDCP y del PIDESC. Algo especialmente escandaloso teniendo en cuenta que la UE como tal (mediante el Acuerdo de Pesca) o sus Estados miembros con importaciones de determinados recursos (fosfatos, pescas y conservas, arena, tomates) son cómplices activos de la violación de este derecho humano. Por otro lado, llama la atención que el informe haya aceptado la toponimia impuesta por el ocupante para la capital del Sahara Occidental, empleando el feo término « Laayoune » en lugar del más bello « El Aaiun » o « El Aayoune » (por utilizar la trascripción fonética francesa). Las propuestas del informe y reacción del Majzén y sus agentes Las propuestas del informe son varias. Alguna ya formulada por otras instancias, y otras más novedosas. De entre las recomendaciones del informe, a mi juicio, hay dos que resultan especialmente importantes. Por un lado, el informe del Parlamento Europeo hace suya una recomendación formulada por la importante organización Human Rights Watch en su informe sobre el Sahara Occidental de diciembre de 2008: proponer al Consejo de Seguridad que modifique el mandato de la MINURSO para atribuirla competencias para controlar el cumplimiento de los derechos humanos en el territorio. Por otro lado, el informe pide a la Comisión Europea que, a través de su delegación en Marruecos, envíe periódicamente misiones informativas al territorio del Sahara Occidental y que envíe observadores oficiales a los juicios que se celebran contra activistas saharauis y que informe de ello al Parlamento Europeo. Estas dos propuestas tienen importantes consecuencias. La primera constituye un elemento de presión más, especialmente importante, con vistas a que en la próxima resolución del Consejo de Seguridad (prevista para finales de abril) se modifique el mandato de la MINURSO de tal forma que incluya la competencia de vigilar el cumplimiento de los derechos humanos en el territorio. Habiendo sido ésta una propuesta, no sólo de una ONG (como « Human Rights Watch ») sino del propio Parlamento Europeo, el eventual intento de veto a la propuesta por Francia (que ya vetó en el pasado cualquier alusión a los derechos humanos en las resoluciones del Consejo de Seguridad sobre el Sahara) se haría si no imposible, sí extremadamente escandaloso. La segunda propuesta se produce en un momento especialmente importante para las relaciones entre la UE y Marruecos. La UE adoptó en octubre de 2008 la decisión política de otorgar a Marruecos un « estatuto avanzado » para las relaciones entre ambos. Se argumentaba para ello, que Marruecos había realizado unos no determinados « progresos » y « esfuerzos » en materia de derechos humanos. Las visitas periódicas al Sahara ocupado de la Comisión Europea para indagar la situación de los derechos humanos sin duda ofrecerían pruebas del escaso respeto que Marruecos presta a los derechos humanos, con la consecuencia de que la atribución del « estatuto avanzado » quedaría paralizada. La prensa marroquí ha alertado claramente del riesgo de que este informe del Parlamento Europeo lleve a reconsiderar la atribución a Marruecos de un « estatuto avanzado » para sus relaciones con la UE.

  • Informe del Parlamento Europeo sobre los derechos humanos en el Sahara Occidental: virtudes y carencias

    Análisis nº 322 Grupo de Estudio Estrategicos*
    Por Carlos Ruiz Miguel, analista del GEES en el área de Magreb y en temas de Derecho Constitucional

    El informe del Parlamento Europeo sobre los derechos humanos en el Sahara Occidental, aunque mejorable, es bastante equilibrado y aparece en un momento especialmente oportuno. En este breve análisis, partiendo de cuáles son los derechos humanos de los saharauis, expondremos cuáles eran los riesgos a los que se enfrentaba el Parlamento Europeo al hacer su informe, tras lo cual Leer articulo

  • Stratégie en Méditerranée : “La Russie a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure

    Par :Hafida Ameyar
    “La Russie n’a jamais caché ses vifs intérêts envers la Méditerranée.” C’est en ces termes précis que le directeur du Centre des relations russo-africaines de la Fédération de Russie, le Dr Evgueny Korendiassov, a décrit hier, à l’hôtel Hilton à Alger, toute l’attention réservée à cet espace par son pays. Lors d’une conférence placée sous le thème de “la stratégie de la Russie en Méditerranée”, l’invité de l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg) a révélé que cet intérêt remonte à une époque lointaine, plus loin que l’ère socialiste, déjà du temps de la guerre de Crimée (1853-1856). Leer articulo

  • Stratégie en Méditerranée : “La Russie a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure"

    Par :Hafida Ameyar
    “La Russie n’a jamais caché ses vifs intérêts envers la Méditerranée.” C’est en ces termes précis que le directeur du Centre des relations russo-africaines de la Fédération de Russie, le Dr Evgueny Korendiassov, a décrit hier, à l’hôtel Hilton à Alger, toute l’attention réservée à cet espace par son pays. Lors d’une conférence placée sous le thème de “la stratégie de la Russie en Méditerranée”, l’invité de l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg) a révélé que cet intérêt remonte à une époque lointaine, plus loin que l’ère socialiste, déjà du temps de la guerre de Crimée (1853-1856). L’ex-ambassadeur au Mali et au Niger a également évoqué les effets de la chute de l’URSS sur les Russes, particulièrement en termes de “territoire tronqué”, de “désorganisation” de certains secteurs stratégiques, tels que l’économie et la défense nationale, ainsi que “les frustrations et les traumatismes” de la population contrainte de vivre “à l’état de misère”. Cette situation, a-t-il dit, a nécessité “des réformes” pour le moins difficiles, car la Russie a opté pour “l’économie de marché et la démocratie libérale”. “Ces dernières années, des changements très positifs sont apparus”, a poursuivi l’animateur, en faisant référence à la stabilité intérieure et surtout à “la position de la Russie sur l’arène internationale”, ainsi qu’à son rôle d’“acteur majeur”. “Après la chute de l’URSS, la Russie ne s’est pas retirée totalement de la Méditerranée”, a-t-il précisé. M. Korendiassov s’est voulu très explicite, en abordant “l’ambition” de son pays d’élargir le champ de la coopération et d’“assurer une responsabilité plus élevée, en raison de l’évolution de la vie internationale, la gestion des conflits et des problèmes qui se posent de façon nouvelle dans le monde”. Dans ce cadre, il a annoncé que “la Russie a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure”. Le diplomate a, en outre, fait savoir que son pays “compte récupérer la place qui lui revient et défendre ses intérêts nationaux”, non sans insister sur le fait que “la Russie veut vivre en harmonie avec le monde entier”, y compris avec les USA. De son avis, le monde ne saurait être unilatéral et “la période d’un seul coq dans la basse-cour est terminée définitivement”. “La Russie préconise le principe de la justice, de la démocratie et de la multipolarité”, a-t-il soutenu. Dans cette optique, il a confié que le bassin méditerranéen et la région du Proche-Orient figurent parmi “les premières priorités de la Russie nouvelle”. En plus clair, le spécialiste de l’Afrique a laissé entendre que l’“attachement” de la Russie à la Méditerranée se justifie, entre autres, par ce qu’elle apportera dans un espace “surchargé de différends et de conflits”, une région qui “abrite les dangers les plus immédiats et ceux liés surtout à la menace de dissémination des armes de destruction massive”. Pour l’invité de l’Inesg, le renforcement de la présence russe dans l’espace méditerranéen passe par celui de sa coopération avec l’Algérie et permettra de fortifier son “influence”, quant à l’avenir international. “Nous pensons que la Russie est une puissance de rang mondial. Toutes les tentatives visant à réduire ce rôle sont vouées à l’échec”, a souligné l’animateur. Interpellé sur la récente tournée de Christopher Ross, l’émissaire onusien pour le Sahara occidental, M. Korendiassov a réaffirmé la position “connue depuis longtemps” de son pays, à savoir : “l’autodétermination de tous les peuples, y compris le peuple sahraoui, dans le cadre de l’ONU et des organismes internationaux”.
    Hafida Ameyar
  • Stratégie en Méditerranée : “La Russie a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure »

    Par :Hafida Ameyar
    “La Russie n’a jamais caché ses vifs intérêts envers la Méditerranée.” C’est en ces termes précis que le directeur du Centre des relations russo-africaines de la Fédération de Russie, le Dr Evgueny Korendiassov, a décrit hier, à l’hôtel Hilton à Alger, toute l’attention réservée à cet espace par son pays. Lors d’une conférence placée sous le thème de “la stratégie de la Russie en Méditerranée”, l’invité de l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg) a révélé que cet intérêt remonte à une époque lointaine, plus loin que l’ère socialiste, déjà du temps de la guerre de Crimée (1853-1856). L’ex-ambassadeur au Mali et au Niger a également évoqué les effets de la chute de l’URSS sur les Russes, particulièrement en termes de “territoire tronqué”, de “désorganisation” de certains secteurs stratégiques, tels que l’économie et la défense nationale, ainsi que “les frustrations et les traumatismes” de la population contrainte de vivre “à l’état de misère”. Cette situation, a-t-il dit, a nécessité “des réformes” pour le moins difficiles, car la Russie a opté pour “l’économie de marché et la démocratie libérale”. “Ces dernières années, des changements très positifs sont apparus”, a poursuivi l’animateur, en faisant référence à la stabilité intérieure et surtout à “la position de la Russie sur l’arène internationale”, ainsi qu’à son rôle d’“acteur majeur”. “Après la chute de l’URSS, la Russie ne s’est pas retirée totalement de la Méditerranée”, a-t-il précisé. M. Korendiassov s’est voulu très explicite, en abordant “l’ambition” de son pays d’élargir le champ de la coopération et d’“assurer une responsabilité plus élevée, en raison de l’évolution de la vie internationale, la gestion des conflits et des problèmes qui se posent de façon nouvelle dans le monde”. Dans ce cadre, il a annoncé que “la Russie a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure”. Le diplomate a, en outre, fait savoir que son pays “compte récupérer la place qui lui revient et défendre ses intérêts nationaux”, non sans insister sur le fait que “la Russie veut vivre en harmonie avec le monde entier”, y compris avec les USA. De son avis, le monde ne saurait être unilatéral et “la période d’un seul coq dans la basse-cour est terminée définitivement”. “La Russie préconise le principe de la justice, de la démocratie et de la multipolarité”, a-t-il soutenu. Dans cette optique, il a confié que le bassin méditerranéen et la région du Proche-Orient figurent parmi “les premières priorités de la Russie nouvelle”. En plus clair, le spécialiste de l’Afrique a laissé entendre que l’“attachement” de la Russie à la Méditerranée se justifie, entre autres, par ce qu’elle apportera dans un espace “surchargé de différends et de conflits”, une région qui “abrite les dangers les plus immédiats et ceux liés surtout à la menace de dissémination des armes de destruction massive”. Pour l’invité de l’Inesg, le renforcement de la présence russe dans l’espace méditerranéen passe par celui de sa coopération avec l’Algérie et permettra de fortifier son “influence”, quant à l’avenir international. “Nous pensons que la Russie est une puissance de rang mondial. Toutes les tentatives visant à réduire ce rôle sont vouées à l’échec”, a souligné l’animateur. Interpellé sur la récente tournée de Christopher Ross, l’émissaire onusien pour le Sahara occidental, M. Korendiassov a réaffirmé la position “connue depuis longtemps” de son pays, à savoir : “l’autodétermination de tous les peuples, y compris le peuple sahraoui, dans le cadre de l’ONU et des organismes internationaux”.
    Hafida Ameyar
  • Africom Commander Describes Conditions for U.S. Involvement

    Office of the Secretary of Defense Public Affairs Story by John KruzelDate: 03.18.2009Posted: 03.18.2009 04:48 WASHINGTON – U.S. Africa Command will intervene in conflicts on the continent only after warring countries have shown a political will to reconcile, the Africom commander told a congressional panel today. Leer articulo

  • Africom Commander Describes Conditions for U.S. Involvement

    Office of the Secretary of Defense Public Affairs
    Story by John KruzelDate: 03.18.2009Posted: 03.18.2009 04:48
    WASHINGTON – U.S. Africa Command will intervene in conflicts on the continent only after warring countries have shown a political will to reconcile, the Africom commander told a congressional panel today. Two main functions of Africom are aiding in stabilization operations and helping build indigenous security forces. But before America’s newest combatant command steps in, national governments must take steps toward ending their conflicts, Army Gen. William E. « Kip » Ward said. « The actions that we take come on the heels of a policy decision having been taken by the nations themselves, » Ward told the House Armed Services Committee today. Ward cited three areas of current conflict on the continent, including border disputes between Eritrea and Djibouti on the Horn of Africa and in North Africa at the Western Sahara, and clashing in the Democratic Republic of Congo. In determining the Africom focus in what Ward characterized as « enduring conflicts, » he said political agreement is a prerequisite for U.S. involvement. If American policy makers then determine Africom can play a role, it will proceed in its mission. Using the example of Central Africa, where a lack of interoperability and information sharing was exacerbating conflicts, the United States was able to lend assistance to Uganda, Rwanda, Congo and to a lesser degree, and the Central African Republic. « We had the ability to … help in information sharing, to help with equipment interoperability, providing sometimes needed logistics support and enhancements, to cause those governments to be able to have a better sense of what goes on inside their borders against insurgencies or the rebel factions, and then be able to work in some degree of commonality to address them, » he said. Ward said many African nations are able to provide their own security, citing Uganda, Rwanda, South Africa, Nigeria and Burundi. Though some require logistical or other support, many indigenous forces are self-reliant. « Many of the African nations, in fact, do what many of them say they want to do — that is, provide for their own security, » said Ward, adding that there’s a very broad range of capabilities among African nations. The general estimated the United States has partnerships with 35 of Africa’s 53 nations, representing U.S. relationships that span the continent. « We work with them [on] counter-terror programs, programs to help in their transformation of their militaries and also in just basic logistic support as they participate in U.N.- or [African Union]-sponsored peacekeeping operations, » he told the congressional members. Ward’s committee appearance marked his second consecutive day testifying on Capitol Hill about the role of Africom, which became active last October. He has emphasized that Africom’s role is to support African governments in achieving what is an overarching goal for many nations on the continent: to provide their own security. « We take all of these [opportunities] as we can to help build the relationships and provide some sustained-level security engagement that leads to a capacity increase in our partner nations, » Ward said. (DVDIS)

  • Donor mission to Sahrawi refugee camps

    Source: United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR)
    Date: 17 Mar 2009
    This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Ron Redmond – to whom quoted text may be attributed – at the press briefing, on 17 March 2009, at the Palais des Nations in Geneva. Leer articulo

    Leer articulo en francés : http://appablog.wordpress.com/2009/03/18/sahara-occidental-mission-d%E2%80%99evaluation-des-pays-donateurs-dans-les-camps-de-refugies-sahraouis/