L’ambassadeur d’Algérie à Paris, Mohamed-Antar Daoud, s’est dit jeudi « étonné » du contenu d’un récent article de l’hebdomadaire français Le Point, qui a fait référence à la Wilaya de Tindouf comme étant un territoire » sous contrôle du Front Polisario », évoquant » un grave dérapage » qui exige réparation.
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Après son dérapage sur Tindouf: l’ambassadeur Daoud recadre l’hebdomadaire Le Point
« C’est avec un grand étonnement que j’ai pris connaissance de l’article publié par la rédaction numérique de votre journal (Le Point Afrique avec AFP) le 19 janvier à 11 h 45 sous l’intitulé (Manœuvres algériennes dans le Sahara près de la frontière marocaine) lequel s’appui sur une dépêche AFP », s’indigne l’ambassadeur dans une mise au point adressée au directeur de la publication, Etienne Gernelle.Le diplomate algérien souligne qu’il « aurait été utile » pour la rédaction de l’hebdomadaire, aussi bien pour l’information de ses lecteurs que pour sa crédibilité, de « vérifier les informations qu’elle a rapportées avant de verser dans les allégations dénuées de tout fondement sur l’appartenance territoriale de la wilaya de Tindouf ».« Du moins, il aurait été plus simple et certainement plus crédible de reprendre fidèlement les paragraphes de l’AFP, comme l’exigent les règles d’éthique et de déontologie de la profession journalistique », écrit-il dans sa mise au point.« Le chapô de l’article indique que l’Algérie a procédé à des manœuvres militaires dans la zone sous contrôle du Front Polisario ! Puis dans le corps du texte, il est même mentionné que Tindouf (sud) est une province du Sahara sous administration du Front Polisario et frontalière du Maroc », s’étonne Mohamed-Antar Daoud.Et d’ajouter : »Sans faire offense à vos connaissances en matière géographique et géopolitique, faut-il préciser que Tindouf est une partie intégrante de l’Algérie tel qu’il est d’ailleurs explicité dans la dépêche de l’AFP à laquelle fait référence votre rédaction ».L’ambassadeur relève que ce « grave dérapage ( ) appelle à une réparation » de la part de l’équipe rédactionnelle de l’hebdomadaire, qui saura selon lui « trouver les termes adéquats pour rétablir la réalité des faits dans leur signifiant et leur signifié ».APSTags : Algérie, France, Sahara Occidental, Front Polisario, Tindouf, -
Algérie : La France et sa colonisation civilisatrice
Benjamin Stora, historien et spécialiste reconnu de l’histoire contemporaine de l’Algérie, a remis aujourd’hiu à 17h, à l’Élysée, le rapport dont l’a chargé en juillet 2020 Emmanuel Macron et qui devait « dresser un état des lieux juste et précis sur le chemin accompli en France sur la colonisation et la guerre d’Algérie ».
Mais chose assez curieuse, l’Elysée réagit avant que le rapport n’atterrisse chez le président français. « Des actes symboliques sont prévus, mais il n’y aura ni repentance ni excuses », a indiqué l’Elysée ! Curieuse dichotomie que cette sortie qui devance l’événement.C’est une démarche de reconnaissance qui exclut repentance et excuses, précise l’Elysée en s’appuyant sur l’avis de Benjamin Stora, qui cite en exemple le précédent des excuses présentées par le Japon à la Corée du Sud et à la Chine, sur la Seconde Guerre mondiale et qui n’ont pas permis de réconcilier ces pays.Quel smash sur la tronche de la réalité historique ! Le Corée et la Chine, à ce que l’on sache, n’ont jamais été des colonies japonaises. Et l’amalgame se fracasse sur l’histoire hideuse de la colonisation française en Algérie.Et nous voilà de retour dans le Yo-yo du « je t’aime moi non plus» en vigueur depuis 60 ans.Ah la relation avec la France ! Supercherie à répétition ou escroquerie du siècle ? Ou quand la Gaule accuse l’histoire d’avoir provoqué un désordre vertigineux dans sa colonisation civilisatrice. Ah le désordre colonial inoubliable…où tout chevauche tout : la guerre, la torture, les accords d’Evian, l’indépendance, la question mémorielle, le pardon, l’entêtement, la mauvaise foi, les Nostalgériques, les bidonvilles de Nanterre, les ratonnades, le métro Charonne, Giscard , Mitterrand, Chirac, Sarkozy , Hollande, Ben Bella, Boumediene, Chadli, Bouteflika, relation cannibale mangeuse de sincérité, gorgone diplomatique et nids d’espions démodés.Un peu plus de nous, les emmurés de Bugeaud, les enfumés de Polignac, colonie de peuplement qui vire à colonie d’extermination. Abdelkader, El Mokrani, les cerises d’Icheriden, la politique de la terre brûlée et tutti quanti.132 ans d’occupation…qui accouchent de 60 ans de tergiversations gauloises : relations stratégiques d’exception, d’égal à égal, dit la Gaule moderne !Et puis vint Macron, sorte d’Edmund Hilary de la politique qui pointa la colo comme crime contre l’humanité.Et puis plus rien. Pause et (re) pause dans les relations. Macron, l’alpiniste, s’emmêle les piolets entre Frison Roche et les harkis.Les Algériens, premiers de cordées des massacres de la colonisation, sont toujours les premières victimes de l’humeur Hexagonale.L’Élysée déclarant à la criée qu’il n’y aura ni repentance, ni excuses…La France a décidément toujours un torticolis, quand il s’agit, pour elle, de se pencher sur son affreux passé colonial.Madjid KhellassiLa Nation, 20 jan 2021Tags : Algérie, France, colonisation, mémoire, guerre d’Algérie, Benjamin Stora, -
La France et la colonisation en Algérie : "Ni repentance ni excuses"
« Ni excuses ni repentance ». Ce sont les termes utilisés par la présidence de la République française à propos de cettelancinante question qui a tant influé sur le cours des relations entre les deux pays.
Tout espoir de voir la France d’Emmanuel Macron s’excuser pourles crimes commis contre le peuple algérien durant la longue nuit coloniale s’est évaporé. Définitivement. En effet, la France vient de trancher de manière limpide qui ne souffre d’aucune équivoque : « Ni excuses ni repentance ». Ce sont les termes utilisés par la présidence de la République française à propos de cette lancinante question qui a tant influé sur le cours des relations entre les deux pays. Les Algériens, qui nourrissaient le secret espoir de voir la France d’Emmanuel Macron franchir le pas et demander le pardon du peuple algérien savent désormais àquoi s’en tenir. Cette position de la présidence de la République française a été exprimée hier à l’occasion de la remise du rapport sur la question mémorielle entre l’Algérie et la France. Un rapport remis à Emmanauel Macron par l’historien Bendjamin Stora. Cet éminent historien à remis son rapport sur « Les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie » avec des propositions pour parvenir à une « nécessaire réconciliation » franco-algérienne, près de 60 ans après la fin de la Révolution algérienne.Ainsi, selon le communiqué de l’Elysée, la France dit envisager des « actes symboliques », mais annonce qu’il n’y aura « ni repentance ni excuses ». La présidence française précise en outre que « le chef de l’État participera à trois journées de commémoration dans le cadre du 60e anniversaire de la fin de la Guerre d’Algérie en 1962 : la Journée nationale des harkis le 25 septembre, la Répression d’une manifestation d’Algériens le 17 octobre 1961 et les Accords d’Evian du 19mars 1962 ». Cette position n’est pourtant guère surprenante, eu égard à ce qui se passe en France où les forces d’extrême droite et les nostalgiques de « l’Algérie française » ont le vent en poupe et constituentune grande force électorale. Autant dire que dans le paysage politique interne français cela représente une importante équation, d’où les craintes que nourrissent certains politiques de s’attirer l’animosité de cet importante frange du peuple francais. Mais qu’à cela ne tienne certains considèrent donc que le Président français a été à l’écoute de cette frange de la population etn’a pu donc franchir le pas, lui qui a pourtant eu par le passé des positions jugées « courageuses » par rapport à la question de la colonisation.Reppelons- nous la fameuse interview accordée à la chaîne de television Echourouk en 2017 ou Macron n’était pas encore président de la République française, mais seulement candidat à la présidence. Macron avait alors qualifié la colonisation « de crime contre l’humanité ». Une déclaration qui a soulevé, comme attendu, un tollé général en France.Depuis, et par petites touches successives, Macron, devenu Président de la République, a opéré un changement.En tout cas cette position ne fera que renforcer l’exigence du peuple algérien qui, lui, s’en tient mordicus à la revendication de la présentation par la France de ses excuses pour les crimes commis durant la colonisation. Certains, en Algerie, considèrent que la « repentance » de la France est la condition sine qua non pour booster les relations entre les deux pays. Cela dit, du côté algérien on attend le rapport de Abdelmadjid Chikhi, le conseiller chargé des archives et de la mémoire auprès de la présidence, chargé par le Président Tebboune de travailler sur la question mémorielle.Par : KAMAL HAMEDLe Mide Libre, 21 jan 2021Tags : France, Algérie, Colonialisme, Colonisation, mémoire, crimes, Guerre d’Algérie, -
Algérie / Armées les plus puissantes: Voici le classement de l’ANP
Le classement 2021 des armées les plus puissantes de la planète vient d’être dévoilé. Les États-Unis conservent la tête et la France confirme son statut de puissance majeure en Europe.
Après avoir passé au scanner près de 50 indicateurs, le Global Fire Power a rendu son verdict et dévoile son classement des plus grandes puissances militaires en 2021.La nouvelle Edition de Global Fire Power a vu l’Algérie occuper la 27e place mondiale et le deuxième africaine après l’Égypte (13ème place) et première africaine.Au plan africain l’Afrique du Sud a décroché la 32ème place, le Nigeria (35ème place), le Maroc (53ème place), l’Éthiopie (60ème place), l’Angola (66ème place), la République démocratique du Congo (81ème place), la Libye (70ème place), la Tunisie (73ème place), le Soudan (77ème place), le Kenya (83ème place), la Zambie (87ème place) et l’Ouganda (89ème place). Le Tchad se classe donc à la 14ème place sur le continent africain.Pas moins de 50 indicateurs différents (budget consacré à la défense, effectif des armées, diversité des armements) sont analysés pour établir une hiérarchie. À la septième place, la France conserve son rang par rapport à l’année dernière.Echourouk, 19 jan 2021Tags : Algérie, armée, ANP, classement, -
Mohamed Taibi, sociologue : «D’un point de vue géopolitique, l’Algérie est une cible des fake news»
Le sociologue Mohamed Taibi décortique, dans cet entretien, le sens donné à ce phénomène sociétal des fake news. C’est pour lui «une arme de diabolisation» que rien ne pourra arrêter. Il recommande à cet effet une immunisation de la société pour contrer ces ennemis dissimulés derrière ces fausses informations visant la déstabilisation des Etats. Il est indispensable, selon lui, de produire des «contre- attaques» du moment que les Algériens ont le potentiel de défense requis
Expliquez-nous un peu ce nouveau concept des fake news…Il s’agit d’une pratique qui s’installe dans le champ de la communication mondiale et aussi régionale. Pour résumer, c’est une arme dont le but serait de détruire les opinions, pour manipuler les valeurs, pour aussi pervertir les vérités humaines. C’est un phénomène qui se développe crescendo. Il est également un signe d’une faillite morale qui va creuser justement les fossés entre ceux qui font la modernité actuelle et ceux qui la subisse. Les fake news sont aussi l’expression de stratégies de puissances qui s’affrontent dans les logiques de la géopolitique moderne. La question de l’information est un enjeu qui peut endommager les relations humaines. Les sociétés telle que la nôtre sont traversées par des idéologies grégaires. Elles ne sont pas profondément cultivées, d’où leur vulnérabilité face à cette menace. L’Etat algérien a certainement légiféré dans le domaine, particulièrement celui de la criminalisation de ce genre de pratiques.Qu’en est-il de notre pays ?Dans les pays où les affrontements identitaires sont importants, ce genre de communication devient courant. A titre d’exemple, après le décès de l’ancien ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni, un déluge de fausses informations a occupé la toile alors qu’il a été parmi les patriotes les plus fidèles et les plus honnêtes. Les fake news sont une arme de diabolisation de l’ennemi. Parfois la loi elle même ne peut rien faire. Malgré les textes élaborés à cet effet, ces informations erronées vont demeurer sur la toile. C’est à la société de s’armer de patience, de dire sa vérité, et les choses vont peut être diminuer avec le temps pour l’Algérie. Tant qu’on traverse ce genre de situation politique et économique, les gens usent et abusent de l’information.On dit que l’Algérie est la cible d’une guerre médiatique…Les fake news relèvent aussi des confrontations stratégiques. Celles-ci touchent l’opinion de chaque pays. L’Algérie, d’un point de vue géopolitique, est et sera la cible de ce genre de communication pour justement installer un climat de peur d’abord, de manque de confiance à l’intérieur du pays dans le but de déstabiliser les acteurs politiques. Ces fake news émanent surtout du Maroc et de ceux qui sont alliés au projet marocain. C’est de bonne guerre, les Algériens n’ont qu’à s’armer, qu’à équiper leurs réseaux sociaux, qu’à se défendre et à se battre. Il n’y a pas de toutes manières une autre solution.Comment contrer cette menace ?Pour contrer ces attaques, il faut renforcer d’une manière drastique nos réseaux et nos sites électroniques, nos médias et produire des contres attaques permanentes avec des leaders d’opinion algériens qui sont l’élite du pays. Le but étant de produire le discours qui va mettre en échec cette guerre médiatique qui s’impose et qui va s’imposer encore. Il faudrait également travailler la société algérienne et la rendre immunisée par le biais de nos intellectuels et de nos hommes politiques. Ils doivent être sur le front. Un ministre qui ne sait pas parler doit se taire. Quand il parle il fait des bêtises. Il ne faut pas donner des cartes toutes gratuites à nos ennemis. Ces arrivants qui prennent l’opinion publique pour des canards sauvages doivent disparaître. Les Algériens ont les armes requises. Nous avons une société pleine de courage. Ce n’est pas une société soumise comme disent certains. Les Algériens s’expriment. Ils son entiers. Ils disent ce qu’ils pensent et la preuve est palpable sur les réseaux sociaux. On a un potentiel de défense très important contrairement à d’autres pays. Les Algériens sont aujourd’hui libérés. Ils vivent cette confrontation avec beaucoup d’aisance comparativement à d’autres, aux Marocains par exemple. Ils n’insultent plus, ils sont calmes et cherchent à créer la fraternité algéro-marocaine. Ils ne sont pas tombés dans les pièges des ennemis. Seulement l’opinion algérienne n’a pas de guidance. Pour ce genre de missions, il faut des gens engagés à croiser le fer avec l’ennemi. Il faut aussi se doter des moyens nécessaires, tels que l’instauration d’un centre de recherche sur les médias. Il faut laisser ce pays devenir grand. Les jeunes doivent reprendre le flambeau. Il faut passer à l’acte. Quand on attend il faut s’attendre à autres choses. Cette question médiatique est très complexe. Il faut des efforts pour rendre la balle à ces forces hostiles qui guettent le pays. Il faut savoir réagir et parfois comment se taire.K. A.Horizons, 18 jan 2021Tags : Algérie, Maroc, fake news, désinformation, propagande, guerre médiatique, -
Sahara Occidental : De nouvelles propositions attendues pour le conflit sahraoui au Sommet de l’UA
Le sommet de l’Union africaine (UA), prévu la première semaine de février, se penchera sur la situation au Sahara occidental. Ça sera un tournant politique décisif dans le traitement de ce dossier de décolonisation, et dont la situation est tendue. La guerre s’est de nouveau installée, suite à la violation par le Maroc de l’accord de cessez-le-feu de septembre 1991. Une violation qui poussa les sahraouis à dénoncer ce cessez-le-feu et mettre fin à leurs exaspération et une attente d’un référendum d’autodétermination qui dure depuis trente ans.
Ce sommet, qui abordera d’autres questions sensibles, sera dominé cependant par le dossier sahraoui et les affrontements qui se déroulent depuis le 13 novembre dernier, notamment tout au long du mur des sables, long de 2500 km érigé par des fortifications et des zones infestées de milliers de mines. Les chefs d’État africains attendent la finalisation d’un rapport du CPS, conseil de paix et sécurité, dont les membres ont multiplié les consultations. D’ailleurs, des propositions pour le règlement de la question seront remises sur la table par le CPS.Déjà que le SG de l’ONU n’arrive plus à désigner un envoyé spécial au Sahara occidental, que la Minurso s’est confinée dans un rôle mineur, que Rabat refuse l’envoi d’observateurs de l’UA ou d’une quelconque mission d’observation sur la situation, le dossier est devenu épineux. Le ralliement de certains pays occidentaux aux thèses du makhzen ne facilite guère la résolution du conflit.Mais, signe de l’incapacité de l’ONU dans ce dossier, c’est le Conseil de sécurité qui vient de diffuser, il y a trois jours, les propositions de l’Union africaine concernant le règlement du conflit au Sahara occidental. Ces propositions visent à réunir les conditions d’un nouveau cessez-le-feu et à parvenir à une solution juste et durable qui permette l’autodétermination du peuple sahraoui.Le document diffusé ce vendredi par le Conseil de sécurité souligne l’inquiétude de l’Union africaine quant à la situation dans la région d’El-Guerguerat, à l’extrême sud sur Sahara occidental, à nouveau en proie à la guerre suite à l’agression militaire marocaine et à la violation de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.Le document évoque également la contribution attendue de l’UA en appui aux efforts de l’ONU, à travers l’organisation par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA d’un dialogue avec les deux parties, RASD et Maroc, tous deux membres de l’organisation panafricaine, pour “réunir les conditions d’un nouveau cessez-le-feu et parvenir à une solution juste et durable au conflit qui permette l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux décisions et résolutions pertinentes de l’Union africaine et de l’ONU et des objectifs et principes de l’Acte constitutif de l’UA”, selon des sources médiatiques sahraouies.Le Jeune Indépendant, 18 jan 2021Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Western Sahara, Algérie, Union Africaine, Afrique, -
Sahara Occidental / Tournée africaine de Boukadoum : Le rôle de l’UA dans le dossier sahraoui confirmé
Le ministre des Affaires étrangères, M. Sabri Boukadoum, a effectué, la semaine dernière, une tournée en Afrique, au cours de laquelle une grande convergence de vues et de positions a été notée avec les dirigeants africains concernant différentes questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment sur le rôle de l’Union africaine (UA) dans le règlement politique du conflit du Sahara occidental.
Après l’Afrique du Sud, le Lesotho et l’Angola, le chef de la diplomatie a effectué une visite au Kenya en prélude au 34e sommet de l’UA prévu le mois de février prochain. La pandémie de Covid-19, la situation au Sahel, en Libye, en Afrique centrale, au RD Congo et en République centrafricaine (RCA), ainsi que la menace croissante du terrorisme sur le continent, ont été au centre des discussions. Les derniers développements au Sahara occidental ont été également au cœur de toutes les attentions du ministre et ses interlocuteurs africains.Le ministre, qui a entamé son périple à Pretoria, a été reçu par le président sud-africain, M. Cyril Ramaphosa, à qui il a transmis «le ferme attachement du Président de la République, AbdelmadjidTebboune, au renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays et son engagement à insuffler une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale». Pour sa part, Ramaphosa a exprimé «sa volonté d’œuvrer de concert avec son frère, Abdelmadjid Tebboune, au développement de la coopération bilatérale dans ses dimensions politique, sécuritaire, économique et culturel, en vue d’une exploitation optimale des opportunités offertes de part et d’autre». Toujours à Pretoria, le chef de la diplomatie et son homologue sud-africaine, Naledi Pandor, «ont souligné l’importance stratégique de la commission binationale (BNC) en tant que mécanisme bilatéral structuré pour coordonner et forger une coopération bilatérale et un partenariat entre les deux pays». En outre,M. Boukadoum et son homologue Mme Pandor, ont discuté des derniers développements en Libye et passé en revue le processus politique mené par l’ONU, soulignant l’impératif pour l’UA, à travers le comité de haut niveau sur la Libye, d’«accroître son implication pour garantir un processus politique dirigé par les Libyens, qui préserve l’unité et l’intégrité territoriales du pays et mette fin à l’ingérence étrangère». Concernant la question du Sahara occidental, les deux parties se sont déclarées «gravement préoccupées» par l’escalade des tensions militaires dans les territoires occupés et ont réaffirmé, à cet égard, leur position qui consiste à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui assurera l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. M. Boukadoum etMme Pandor ont, dans ce même contexte, exprimé leur «plein appui» à la nomination immédiate par le Secrétaire général des Nations unies de son Envoyé personnel pour le Sahara occidental».Approfondir la coordination au sein des organisations régionales et internationalesAprès l’Afrique du Sud, le ministre Boukadoum a été accueilli au Royaume du Lesotho. Il a été question pour lui et les responsables de ce pays, le Premier ministre, M. Moeketsi Majoro et la ministre des Affaires étrangères et des relations internationales, Matsepo Ramakoae, de mettre en avant la nécessité de finaliser le cadre juridique et redynamiser les contacts à tous les niveaux en perspective de la tenue de la session inaugurale de la commission mixte. Les deux parties ont convenu d’approfondir la coordination au sein des organisations régionales et internationales en vue de défendre les principes de droit international et réaliser les objectifs de l’organisation continentale dans les domaines de la paix, la sécurité et du développement.S’agissant du conflit au Sahara occidental, les deux parties ont souligné l’impératif pour l’UA et les Nations unies d’œuvrer, de concert, pour le lancement d’un véritable processus politique à même de permettre le parachèvement du processus de décolonisation.En visite en Angola à l’invitation de son homologue, M. Antonio Tete, ministre des Relations extérieures, M. Boukadoum a été reçu, en audience, par le président angolais, M. Joao Lourenço.Lors de cette audience, M. Boukadoum a assuré au chef d’Etat angolais de «la volonté du Président Tebboune de consolider davantage les liens historiques d’amitié, de fraternité et de solidarité existants entre les deux pays, et d’approfondir le dialogue politique sur les questions importantes d’intérêt commun, au service de la paix, de la stabilité et du développement économique et social du continent africain».De son côté, le président Laurenço a exprimé tout le respect et l’estime qu’il voue à l’Algérie et au Président Abdelmadjid Tebboune.Cette audience a été précédée d’une réunion de travail entre les deux chefs de diplomatie, qui a porté notamment sur l’évaluation de l’état de la coopération bilatérale et les perspectives de son développement.En outre, la réunion a donné lieu à un échange approfondi sur les questions politiques, de paix et de sécurité en Afrique, particulièrement les situations prévalant respectivement en Libye, au Mali, au Sahara occidental (…)Avec son homologue kenyane, Raychelle Omamo, le ministre a évoqué les relations bilatérales ainsi que les principaux foyers de tension sur le continent africain.Au titre des questions régionales et internationales, les deux ministres ont relevé avec «satisfaction la convergence de leurs positions privilégiant le respect des principes du droit international et le règlement pacifique» des crises et conflits. Ils ont passé en revue les derniers développements des «principaux foyers de tension sur le continent africain.El Moudjahid, 17 jan 2021Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Western Sahara, Algérie, Union Africaine, Afrique, -
Un algérien refuse de servir les juifs: Darmanin décide de l’expulser
« J’ai pris la décision de faire expulser du territoire national le livreur de repas qui, dans le Bas-Rhin, avait déclaré ne pas vouloir effectuer de livraisons auprès des clients juifs ». Ce jeudi 14 janvier, le ministre de l’Intérieur a indiqué sur Twitter que l’ancien livreur Deliveroo qui avait refusé de livrer les commandes de deux restaurants casher de Strasbourg a été condamné à 4 mois de prison ferme.
La toile en France est en ébullition suite à un incident impliquant un livreur Algérien travaillant pour le compte de l’entreprise « Deliveroo », et dont les papiers ne sont toujours pas en règle.
Le sans papiers algérien établi à Strasbourg en France, avait annulé deux commandes de restaurants casher à Strasbourg, déclarant qu’il ne servait pas les juifs, affirment des médias français.
Accusé d’antisémitisme le livreur algérien sera prochainement expulsé, révèle Valeurs actuelles. Les restaurateurs avaient alors porté plainte.
Le député de la VIIIe circonscription des Français établis hors de France Meyer Habib a également précisé qu’il était de nationalité algérienne, du nom de Dhia Eddine D., et que ses papiers n’étaient pas en règle.
Les faits ont été révélés par le journal local Dernières Nouvelles d’Alsace et ont donné lieu à des plaintes des deux restaurants concernés ainsi que du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme.
Convoquée dans la foulée par la ministre en charge de la citoyenneté, Marlène Schiappa, la directrice de Deliveroo France a annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour retrouver ce livreur et mettre fin à son contrat «si les faits sont avérés» et exclut toute responsabilité de l’entreprise.Echourouk, 15 jan 2021
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Algérie / Le président Tebboune : Un style, une parole, une image
Les Algériens découvrent que leur Président, leur ressemblant tant, se distingue de ses prédécesseurs et de nombreux de ses pairs par quelque chose. Ce quelque chose, c’est le style. Oui, le président Tebboune est un style, une parole, une image et un verbe.
Dans ses différentes et nombreuses prises de parole, on retrouve sa maîtrise d’élan et ce calme légendaire qui le caractérise, même en période de haute tension et de forte pression.Le président Tebboune, qui croit à la valence des mots, à leur effet fédérateur d’énergies collectives, croit aussi, plus que jamais au pouvoir de l’image. Rien n’a plus d’effet concret que le langage direct, et cela le président Abdelmadjid Tebboune en a fait sa ligne de conduite dans sa relation fusionnelle avec son peuple.En décidant de s’adresser directement à ses concitoyens pour annoncer et expliquer la raison de son déplacement sanitaire en Allemagne, le président de la République a fait le choix d’une transparence inédite.En livrant cette prestation qui lui ressemble, le président Tebboune a distillé une véritable leçon de leadership et de bonne gouvernance.Les Algériens et l’opinion publique nationale et internationale ont été fortement impressionnés par cette petite allocution pleine de transparence, d’humilité et d’empathie.Ces deux dernières notions structurent la communication et les discours du très réformateur Président depuis le début.Le Courrier d’AlgérieLe Président vous souhaite « Assegas amegaz »Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé, hier, ses meilleurs vœux au peuple algérien à l’occasion du nouvel An amazigh, souhaitant que cette année soit pleine de bien-être, de bénédictions et de prospérité. « À l’occasion du Nouvel An amazigh, je tiens à exprimer à tout le peuple algérien mes meilleurs vœux et souhaits, priant Dieu Tout-Puissant que cette année soit porteuse de bien-être, de bénédictions et de prospérité. +Assegas amegaz+ », pouvait-on lire sur un tweet du chef de l’État.Le Courrier d’Algérie, 13 jan 2021Tags : Algérie, Tebboune, -
Alger et Pretoria accorde leurs violons sur le Sahara Occidental
Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a effectué, hier, une visite de travail en Afrique du Sud. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques stratégiques bilatérales et dans le cadre du développement des opportunités de coopération entre les deux pays.En effet, l’Algérie et l’Afrique du Sud ont toujours entretenu des relations de fraternité et surtout ont partagé les mêmes visions et les mêmes approches pour la promotion de la paix dans le monde. Les tensions que connait la région du Sahel, la Libye ou encore récemment le Sahara occidental après la violation par le Maroc du cessez-le-feu dans le Sahara occidental sont autant de sujets d’intérêt commun entre Alger et Johannesburg.Il y a quelques jours l’ambassadeur de l’Afrique du Sud aux Nations unies avait rappelé la position de son pays à l’égard du problème du Sahara occidental et rappelé les engagements de la communauté internationale à mener à terme le processus d’autodétermination engagé sous l’égide de l’ONU. Ce rappel faisait suite à la décision du président américain sortant, Donald Trump de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur les territoires occupés au Sahara occidental et l’ouverture d’un consulat à Laâoune occupée.L’Algérie et l’Afrique du Sud ont toujours partagé les mêmes visions en matière de règlement des conflits en Afrique et dans le monde et ont partagé les mêmes aspirations de développement pour les peuples du continent. Leur rôle au sein de l’UA est à mettre en exergue tant leurs positions découlent de principes immuables qu’ils ont toujours partagés et défendus.Le rapprochement entre Alger et Johannesburg est finalement une opportunité pour trouver des voies et moyens à mettre en œuvre pour éviter que le continent et ses zones de conflits en deviennent des terrains où s’affrontent les intérêts des grandes puissances au détriment de leurs peuples.Slimane BenTags : Algérie, Afrique du Sud, Sahara Occidental,