Étiquette : Algérie

  • Commémoration du 42e anniversaire de la mort du Président Houari Boumediene: Le soutien de l’Algérie aux mouvementsde libération dans le monde «un devoir sacré»

    L’ancien diplomate algérien et ancien secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine (actuellement Union africaine), Noureddine Djoudi, a mis en avant-hier «l’engagement ferme» de l’Algérie en faveur des mouvements de libération en tant que «devoir sacré».

    Lors d’une conférence à l’occasion de la commémoration du 42e anniversaire de la mort du Président Houari Boumediene, organisé par l’Association Machaal Echahid en coordination avec le Palais de la culture, Moufdi Zakaria, Djoudi a rappelé que «le soutien de l’Algérie aux mouvements de libération était pour feu Houari Boumediene, un devoir sacré, en particulier à la cause palestinienne et aux peuples sous domination coloniale et discrimination raciale en Afrique», affirmant que ces positions sont «indéfectibles». 
    Le Président Houari Boumediene veillait scrupuleusement à ce que les diplomates algériens œuvrent à la consécration des valeurs constantes de l’Algérie à travers le soutien de tous les mouvements de libération, aussi bien en Afrique qu’en Asie, a-t-il précisé rappelant le soutien au mouvement de libération au Timor oriental, malgré les liens d’amitié avec l’Indonésie. Le premier ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud a souligné, en outre, que feu Boumediene a tenu à ce que «la sacralité de la libération de la Palestine et de l’indépendance de tous les pays africains sous domination coloniale et discrimination raciale demeure, après l’indépendance de l’Algérie, un objectif immuable». 
    Evoquant, dans ce sens, des phrases récurrentes de feu Houari Boumedienne, Djoudi a cité notamment : «-Il y’a une seconde guerre sacrée et c’est la libération de l’Afrique et de la Palestine-» et «-l’Algérie, partie prenante de la lutte en Afrique-, pour signifier le rejet du slogan -aide à l’Afrique-, «chantée par de nombreux pays». 
    Dans le même contexte, l’ancien diplomate algérien a rappelé le soutien de l’Algérie au mouvement de libération en Mozambique, «à travers la formation de 200 éléments de son armée» ainsi qu’au mouvement de libération en Angola, mettant en avant la position de l’Algérie en faveur de l’Afrique du Sud au niveau de l’ONU. 
    Par ailleurs, Djoudi a tenu à mettre en exergue «l’attachement» du président Abdelmadjid Tebboune aux positions fermes de l’Algérie en matière de soutien aux causes justes dans le monde, notamment la question palestinienne. 
    Concernant la cause sahraouie, Djoudi a évoqué l’engagement du souverain du Maroc, Hassan II, d’organiser un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui, ajoutant : «A l’époque, j’étais SG adjoint à l’OUA et lorsqu’il a déclaré à Nairobi j’accepte l’organisation d’un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui il a été applaudi pat les chefs d’Etat et de Gouvernement».
    L’Echo d’Algérie, 27 déc 2020
    #Algérie #HouariBoumediene #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara
  • Algérie-Sahara occidental : Une caravane d’aides alimentaires se dirigera le 7 janvier vers les camps des réfugiés sahraouis

    Une caravane d’aides alimentaires au profit des réfugiés sahraouis se dirigera le 7 janvier prochain vers les camps des réfugiés à Tindouf, ont annoncé, ce samedi, des représentants de la société civile et de l’Union des paysans algériens (Unpa) lors d’un sit-in de solidarité avec le peuple sahraoui au siège de l’ambassade sahraouie à Alger. 

    La caravane, composée de 300 tonnes de denrées alimentaires, sera lancée «instantanément à partir de 6 wilayas à savoir Biskra, Oued Souf, Oran, Alger, Ghardaïa et Batna», a indiqué le secrétaire général de l’association de bienfaisance algéro-sahraouie, Abdellah Ghorabi. «Cette opération qui s’inscrit dans l’élan de solidarité du peuple algérien avec le peuple sahraoui, sera accompagnée aussi de plusieurs bénévoles qui procéderont sur place à la réalisation de plusieurs projets d’utilité publique», a indiqué pour sa part, Tahar Chihat, président de la Fédération nationale de la société civile. 
    De son côté, le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (Unpa), Mohamed Alioui, a fait savoir que les «paysans algériens ont adhéré volontiers à cette initiative qui ne sera pas la dernière», rappelant «que la solidarité de l’Algérie avec le peuple sahraoui est une solidarité avec la légalité internationale». 
    Pour le président du Comité national de solidarité peuple sahraoui (Cnsps), Saïd El Ayachi, cette «caravane de denrées alimentaires se veut comme une résistance contre la volonté du Maroc de vouloir affamer le peuple sahraoui afin de le dissuader dans sa lutte pour le recouvrement des ses territoires et son indépendance». Il a rappelé que l’Algérie, qui a toujours affiché sa solidarité et son soutien avec le peuple sahraoui, veillera à ce que «rien ne lui manquera», at-il assuré. 
    L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, Abdelkader Taleb Omar, a indiqué quant à lui que cette caravane de solidarité de la société civile algérienne à l’endroit du peuple sahraoui « n’est pas nouvelle». «La solidarité du peuple algérien à tous les niveaux confirme pour la énième fois l’ancrage des valeurs de solidarité, de bienfaisance, de la justice auprès des Algériens à l’endroit de leurs frères sahraouis», a affirmé Taleb Omar, soulignant «que la position et la solidarité des Algériens a un impact des plus positifs auprès des Sahraouis».
    L’Echo d’Algérie; 28 déc 2020
    #SaharaOccidental #Polisario #Maroc #WesternSahara #Algérie
  • Dossier de la Mémoire: l’Algérie pose ses conditions

    Le conseiller du président de la République chargé des Archives et de la Mémoire nationale Abdelmadjid Chikhi a dit ne pas avoir encore rencontré l’historien français Benjamin Stora pour se pencher sur le dossier de la mémoire.

    «Je n’ai pas travaillé avec Stora. On a eu deux contacts et il m’a dit qu’il rédigeait un rapport à la demande de Macron », a affirmé le conseiller à la présidence de la République chargé des Archives après six mois de l’ouverture du dossier lié à la mémoire entre l’Algérie et la France.
    Abdelmadjid Chikhi a fait savoir que son homologue français Benjamin Stora lui avait dit qu’il ne pouvait pas lui parler du dossier avant de transmettre son rapport au locataire de l’Elysée.
    Quant au dossier de la mémoire et les éventuels obstacles entravant son travail, Chikhi a expliqué que «pour l’Algérie, tout est clair car les questions restent stables aussi bien dans nos documents que dans nos mémoires».
    «Nous en tant qu’Algériens savons ce que nous voulons. Nous n’oublions pas le passé et nous ne pouvons pas l’effacer car c’est une partie indivisible de la vie du peuple algérien à travers les temps. Nous voulons revenir à notre Histoire et qu’elle soit présente dans notre vie quotidienne», a-t-il ajouté.
    Echourouk, 2 déc 2020
  • La Normalisation des relations Maroc-Israël est le couronnement d’une « collaboration secrète »

    L’annonce de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël était le couronnement des années de collaboration bilatérale « secrète » dans les domaines d’armes et d’espionnage, selon le New York Times (NYT).

    Pendant près de 60 ans, le Maroc et Israël, qui ont accepté de normaliser leurs relations, ont collaboré étroitement mais secrètement sur les questions militaires et de renseignement et les assassinats (…), révèle le quotidien américain dans son édition de vendredi.
    Derrière l’annonce faite, jeudi, par le président américain sortant Donald Trump, » il y a près de six décennies de coopération étroite et secrète sur les questions de renseignement et militaires entre les deux parties », souligne la même source.
    En effet, d’après le quotidien new-yorkais, Israël a aidé le Maroc à obtenir des armes et du matériel de collecte de renseignements et à apprendre à les utiliser, et l’a aidé à assassiner un chef de l’opposition.
    La collaboration découverte grâce à une série de documents et d’entretiens menés « reflète une politique israélienne de longue date de construction de liens secrets avec des régimes arabes où des intérêts communs – et des ennemis – pourraient être trouvés ».
    La relation maroco-israélienne découle en partie du grand nombre de Juifs vivant au Maroc avant la création de l’entité sioniste en 1948, dont beaucoup y émigreraient. Un million d’Israéliens sont originaires du Maroc, selon les données relatées par le journal.
    En 1965, lorsque les dirigeants arabes et les commandants militaires se sont rencontrés à Casablanca, le Maroc a permis au Mossad de mettre sur écoute leurs salles de réunion et suites privées.
    Les écoutes clandestines ont donné à Israël un aperçu sans précédent de la pensée, des capacités et des plans arabes, qui se sont révélés vitaux pour le Mossad et les Forces de défense israéliennes dans la préparation de la guerre de 1967.
    Peu de temps après et à la demande des services de renseignements marocains, le Mossad a localisé l’opposant marocain M. Ben Barka, en l’attirant à Paris où des Marocains et des Français alliés l’ont enlevé. Il a été torturé à mort et les agents du Mossad se sont débarrassés du corps, qui n’a jamais été retrouvé.
    Une décennie plus tard, le roi Hassan II et son gouvernement sont devenus » la voie secondaire » entre Israël et l’Egypte, et le Maroc est devenu « le site de réunions secrètes » entre leurs fonctionnaires, avant les accords de Camp David de 1978 et la normalisation des relations entre les anciens ennemis. Israël a ensuite aidé à persuader les Etats-Unis de fournir une assistance militaire au Maroc.
    Pendant des années, le successeur de Hassan II, le roi Mohammad VI, a sollicité l’aide d’Israël pour obtenir l’acceptation américaine de l’annexion illégale du Sahara occidental.
    Source : DIA, 12 décembre 2020
    Tags : Maroc, Israël, Algérie, Mossad, P°alestine, Ben Barka, Guerre des Six Jours, Hassan II, Mohammed VI,
  • Algérie-France : Le Président Tebboune reçoit un appel de d’Emmanuel Macron

    Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique de son homologue français, Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé et l’a informé, par la même occasion, que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à l’historien Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.

    “Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, samedi matin, un appel téléphonique du président de la République française, M. Emmanuel Macron, qui a pris des nouvelles de son état de santé”, précise le communiqué, ajoutant que “le Président Tebboune a remercié chaleureusement son homologue français pour l’intérêt qu’il lui a témoigné depuis son transfert médical en Allemagne, et lui a souhaité à son tour un prompt rétablissement”.
    Lors de cet entretien téléphonique, M. Macron a informé le Président Tebboune que le rapport sur le dossier de la Mémoire, confié à M. Benjamin Stora, sera fin prêt en janvier prochain, souligne la même source .
    Les deux chefs d’Etat ont convenu de reprendre contact, début 2021, pour aborder nombre de dossiers et de questions d’intérêts commun, notamment les questions régionales et la situation en Libye, au Mali et au Sahara occidental, conclut le communiqué la Présidence de la République.
    Le président Tebboune est toujours en convalescence en Allemagne. Il était apparu dimanche dernier pour la première fois depuis son transfert médicalisé en Allemagne le 28 octobre dans un message vidéo. Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il était sur la voie de guérison et qu’il rentrera au pays d’ici trois semaines au plus tard.
    Pour sa part le président français, en isolement pour 7 jours suite à sa contamination au Covid-19 a rassuré avant-hier dans une vidéo sur son état de santé en postant une vidéo sur les réseaux sociaux. Pour sa part la présidence française a indiqué hier dans un bref communiqué que l’état de santé d’Emmanuel Macron était « stable » et que ses examens sont « rassurants ».
    En novembre dernier, le président français Emmanuel Macron, a couvert de louanges son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune dans un entretien à Jeune Afrique. «Je vous le dis franchement: je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux», a déclaré le chef de l’Etat français répondant à une question sur la situation politique en Algérie qui a connu une révolution citoyenne pacifique. Laissant entendre que le changement est un long processus qui nécessite de la persévérance et du courage politique Emmanuel Macron a affirmé qu’«on ne change pas un pays, des institutions et des structures du pouvoir en quelques mois». «Je ne suis jamais dans l’invective ni dans la posture du donneur de leçons. L’Algérie est un grand pays. L’Afrique ne peut pas réussir sans que l’Algérie réussisse», a déclaré le président français.
    Le Jeune indépendant, 20 déc 2020
    Tags : #Algérie, #France #Marcon #Tebboune #Mémoire #BenjaminStora #Colonisation
  • Un ex-ministre tunisien des AE s’en prend à l’Algérie

    Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi, a reçu vendredi dernier l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie, Azzouz Baalal, au siège de son département.

    Un communiqué publié par le département des Affaires étrangères tunisien révèle que “lors de cette entrevue, Othman Jerandi a affirmé que les relations tuniso-algériennes ne peuvent pas être affectées par les positions officieuses qui n’engagent en rien la Tunisie. Cette entrevue intervient suite aux déclarations de l’ancien ministre tunisien des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, qui a critiqué le rôle de l’Algérie dans l’affaire du Sahara occidental et la normalisation du Maroc avec Israël.
    Ahmed Ounaies a, pour rappel, dénoncé ce qu’il a qualifié de “rôle que joue l’Algérie pour alimenter une guerre contre le Maroc via le conflit avec le Polisario et en bloquant toute initiative pour la relance de l’Union du Maghreb”. Des propos qui ont suscité l’indignation des autorités algériennes. L’ambassadeur d’Algérie en Tunisie a transmis la réprobation de l’Algérie à l’égard de ces propos jugés “falacieux et irresponsables”.
    A cette occasion, le ministre des Affaires étrangères tunisien a transmis les félicitations du président Kaïs Saïed à son homologue Abdelmadjid Tebboune après sa guérison de la Covid-19, soulignant qu’il aspire à le recevoir bientôt en Tunisie, indique la même source.
    Le Jeune Indépendant, 16 déc 2020
    #Algérie #Tunisie #OthmaneJerandi #SaharaOccidental
  • près la Syrie, l’Algérie ?(*)

    par Maâmar Farah

    Il n’y a que les crédules qui continuent de croire en la sincérité de l’Occident lorsqu’il enfourche le cheval de la démocratisation de nos pays et s’inquiète des libertés dans nos sociétés ! Le prétendu «printemps arabe» est en train de livrer ses premiers résultats et ils ne sont guère réjouissants sauf pour les initiateurs de ce plan impérialo-sioniste dont l’objectif premier est de détruire toutes les potentialités de notre région, y stopper le développement économique et social, y installer régression et chaos, y brimer des populations qui, à peine sorties de dictatures modernes, se retrouvent muselées par des oligarchies religieuses d’un autre âge ! 
    Ces puissances veulent faire croire que ces «printemps» ont débouché sur la démocratie ! La réalité vécue par les pays touchés par la vague des révoltes montre, à l’évidence, que c’est plutôt l’inverse qui se produit. En une seule journée (mardi 21 février 2012), les informations en provenance du sud de la Libye indiquent qu’il y a eu 100 morts dans des combats fratricides. Est-ce que la grande presse dite libre en parle, elle qui nous intoxiquait quotidiennement durant la campagne libyenne de l’Otan ? 
    L’objectif est désormais atteint et les actuelles souffrances du peuple libyen, confronté à la loi des nouveaux seigneurs de guerre, n’intéressent personne ! Le grand chapiteau de la manipulation a été démantelé pour se fixer ailleurs, là où il y a encore un spectacle à donner : cette Syrie qui a tant résisté et qu’on veut détruire à jamais pour que s’ouvre enfin le chemin royal qui mène à Téhéran ! Où est la démocratie ? Où sont les promesses de développement économique et de justice sociale ? Nous ne voyons que la décomposition de la Libye qui ressemble de plus en plus à la Somalie ; nous ne voyons qu’une Égypte et une Tunisie affaiblies et livrées à des extrémistes que nous ne connaissons que trop bien, hélas ! Nous ne voyons que le pourrissement au Yémen et la destruction quotidienne de la Syrie ! Non, ce n’est pas un printemps ; c’est la fin de toutes les illusions, de tous les rêves des patriotes et des nationalistes qui ont livré des batailles héroïques contre l’impérialisme et ses serviteurs locaux ; c’est la fin des grands projets de modernisation basés sur le progrès social et l’acquisition de la science pour tirer nos pays de la misère et de la stagnation culturelle et les propulser dans leur siècle ! Et de quoi parle-t-on aujourd’hui ? D’agriculture ? D’industries ? De facultés ouvertes sur l’universalité ? De découvertes scientifiques ? De réformes pour plus de justice et plus de libertés ? Non, la prétendue révolution a mis au pouvoir des censeurs qui donnent libre cours à leur misogynie et à leur brutale haine contre la culture et les choses de l’esprit ! C’est l’obscurantisme qui s’installe partout et cet obscurantisme est le meilleur allié d’Israël et des forces qui le soutiennent et qui ne veulent pas d’un deuxième Irak avec des élites de très haut niveau, ni d’un développement économique et militaire qui sert les intérêts supérieurs de la Nation, un Irak d’ailleurs où il y a eu le plus d’assassinats de scientifiques depuis que le monde est monde ! Non, il n’y a jamais eu de «printemps arabe» ! C’est la saison la plus morne, la plus glaciale, la plus sombre qui s’annonce à l’horizon. Et il ne faut surtout pas penser que le plan de destruction des potentialités arabes en est à sa phase finale avec le front syrien. 
    Tout indique que la prochaine étape sera l’Algérie, pays qu’on a essayé de détruire dans les années 1990 et qui était, avec l’Irak, les premières cibles de ce plan. Hier, c’était l’Arabie Saoudite qui finançait les extrémistes ; aujourd’hui, c’est le Qatar, mais le scénariste est toujours le même ! Quand Bernard Henri-Lévy, le philosophe français qui a joué un rôle déterminant dans la guerre contre la Libye, commence à trop parler de notre pays, il ne faut pas prendre à la légère ses déclarations. Elles traduisent certes des prises de position politiques qui peuvent paraître sincères tant elles rejoignent celles de larges parties de l’opposition nationale, mais quand ça vient de ce bonhomme, il faut faire gaffe. Et deux fois mieux qu’une. Car ce penseur «libre et progressiste» a fini par reconnaître qu’il a agi en Libye en tant que Juif et «pour le sionisme !» Il l’a dit clairement et s’en est félicité mais c’est nous qui ne savons pas écouter, ni entendre ! Au cours des derniers jours, une chaîne israélienne, Info Live, a donné une information qui est passée inaperçue et qui montre que le danger est bien réel. Il a été dit que le Mossad s’est installé en force en Tunisie et qu’il a largement profité de l’après Ben Ali. Selon Slate, cette installation vise à créer des cellules locales qui vont agir aussi en Algérie ! 
    Nos amis d’une certaine bien-pensante élite branchée sur l’Occident et ses «vérités» peuvent dormir le temps qu’ils veulent. Ils ne verront que du feu car, pour eux, de telles informations relèvent d’une phraséologie dépassée ! Et de reprendre, en la raillant, l’histoire de la kasma FLN de Tissemsilt qui a exigé «le retrait immédiat et inconditionnel des troupes US du Vietnam». Les révolutionnaires ne rient pas : ils comprennent parfaitement ce langage ! Ils éprouvent même de la fierté à voir de petits militants d’une daïra de l’Ouarsenis – Tissemsilt n’était pas encore wilaya — se réunir pour témoigner leur solidarité aux héroïques combattants vietnamiens ! Il fallait avoir des convictions et une lucidité politique avérée pour le faire ! Et cela vaut mieux que les bavardages des perroquets qui répètent la leçon bien apprise auprès de leurs maîtres car, enfin, n’est-ce pas la kasma de Tissemsilt qui a fini par avoir raison puisque les troupes américaines ont quitté Saigon dans la débandade et la honte ?
    (…) Par l’image manipulée ou par les armes, ils sont prêts pour la phase active de la fragilisation de l’Algérie. Avec Al Jazeera, appelée à juste raison «Al Khenzira» (la cochonne) par certains confrères arabisants, l’affaire prendra une autre tournure et nous risquons de revivre les cauchemars libyen et syrien ! Ce n’est pas un scénario alarmiste ! C’est une éventualité guettée par plusieurs acteurs qui ne veulent pas que notre pays échappe à la destruction programmée et comme le peuple algérien n’a pas suivi la vague de 2011, toutes les opportunités sont bonnes pour rallumer la mèche. Il semble, cependant, que le cas algérien n’a rien à voir avec les autres. D’abord, c’est ici que le plan a commencé et il a été déjà mis en échec par l’ANP, les Patriotes et toutes les forces vives de la nation. Malheureusement, cette grande victoire militaire a été transformée en défaite politique. Au lieu de bâtir un ordre politique nouveau, démocratique et moderne, s’insérant dans les grands courants émancipateurs universels, le nouveau pouvoir de 1999 a jugé qu’il fallait remettre toutes les parties en conflit à égalité. Toute l’avancée politique et les grands acquis de ce que nous avons toujours appelé la «seconde révolution algérienne» ont été mis à plat. À tel point que nous nous retrouvons au point zéro ! Mais nous continuons de croire que les stratèges de la déstabilisation resteront prudents face à la seule force organisée dans ce pays, l’Armée nationale populaire, l’une des mieux équipées et des plus homogènes d’Afrique ! Toute aventure militaire sera pire perte de temps, d’hommes et de matériel ! Vous voilà avertis, néocolonialistes de tous bords ! L’Algérie est le plus grand pays de notre continent. Par la superficie, mais aussi par ses hommes qui savent s’unir face aux dangers extérieurs ! 
    Enfin, le veto sino-russe sur l’affaire syrienne a changé de fond en comble le cours des événements et précipité certainement la fin du plan impérialo-sioniste ! C’est la meilleure nouvelle de cet an 2012 qui a débuté dans le doute et qui s’annonce désormais sous le signe d’un rééquilibrage de la scène internationale profitable aux peuples du Sud qui ont besoin de vraie liberté, de progrès et de justice sociale et non d’armes, de destructions et de prêches incendiaires…
    M. F.
    (*) Chronique publiée le 23 février 2012 dans le Soir d’Algérie.
    P. S. : la suite de notre série sur la Chine est reportée à la semaine prochaine. J’ai pensé à republier cette chronique parce qu’elle décrit clairement, 9 ans à l’avance, la situation que nous vivons actuellement. Néanmoins, je pense qu’il n’y aura pas d’aventure militaire. Par contre, le travail de déstabilisation, signé du Mossad, va s’accélérer : il prendra la forme de troubles soudains, du regain du régionalisme, de l’utilisation de la démocratie et des droits de l’Homme comme armes de… destruction massive et probablement d’un nouveau terrorisme de type Daesh, etc. Le manuel des instigateurs des sales «printemps arabes» est prêt pour l’Algérie. Les sous aussi…
    Le Soir d’Algérie, 17 déc 2020
    #Algérie #Syrie 

  • Maroc : La tartufferie d’un roi

    Après avoir franchi le Rubicon, en accomplissant son troc infâme, son «altesse» notre voisin le roi et chef suprême du Makhzen, vient de récidiver à travers ses relais médiatiques attitrés, en affirmant : «Il est temps maintenant pour l’Algérie et le Maroc de construire le Grand Maghreb.» 

    Et sans retenue aucune, il est même fait appel aux « peuples pour transcender les clivages politiques ». Un adage populaire résume, on ne peut mieux, cette attitude : «Si tu n’éprouves pas de honte, alors, fais ce qui te plaît.»
    Tags : Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Western Sahara, Israël,
  • Le droit à la vie

    Les pseudos réprimandes mal placées du Parlement européen à l’endroit de l’Algérie cachent très mal les véritables intentions de l’Occident. Qu’on retienne donc qu’en plus de l’Algérie, la Chine, la Russie et d’autres pays «triés sur le volet» sont régulièrement l’objet de résolutions pondues par des instances à l’image du PE, sur un soit disant manquement aux droits humains. Les parlementaires européens et les lobbies qui les actionnent font mine d’oublier que le droit à la vie est, de loin, le premier droit humain. Or, si l’on établit un bilan de la défense de ce droit entre l’occident, la Chine, la Russie et l’Algérie, il ressort que le même occident a foulé du pied le droit à la vie de ses propres citoyens.

    Et pour cause, plus de 50 % des décès provoqués par le Covid-19 l’on été chez eux, en Amérique et en Europe. Les pays victimes de l’acharnement droit-de-l’hommiste ont très largement défendu le droit à la vie de la population. Il est clair que si les chiffres étaient inversés, le Parlement européen et autres instances occidentales auraient brandi le droit à la vie et pondu une série de résolutions accusant la Chine, la Russie et l’Algérie de décimer leur peuples respectifs.

    Mais la réalité quotidienne démontre que les dizaines de milliers de morts au quotidien sont comptabilisés chez-eux. On pourrait se satisfaire de l’actualité sanitaire pour démasquer les viles intentions des occidentaux. Mais leur responsabilité dans la transgression du droit à la vie sont bien plus ancienne que l’épisode de la Covid-19.

    En effet, en analysant tous les massacres d’hommes, de femmes et d’enfants perpétrés depuis la fin de la guerre froide et même avant, on est amené à dire que le doute n’est plus permis sur les intentions des occidentaux quant à la guerre qu’ils disent mener contre le terrorisme international. Principaux bénéficiaires du marché mondial de l’armement, ce sont eux qui arment les belligérants.

    L’Irangate illustre parfaitement cet état de fait. Mais l’interventionnisme de l’Europe et des USA ne s’arrête pas à la fourniture des armes. Ils imposent des embargos qui affament et tuent des milliers d’enfants innocents. Ils se sont amusés à créer El Qaïda, puis Daesh, pour détruire des pays entiers au Moyen Orient.

    Sachant cela, il est illogique de croire à la thèse d’un Occident épris de paix et de droits de l’homme. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales, tous les artifices qu’inventent leurs parlements ne sont que des outils qui leur serviront à créer un monde à leur image. On en a une petite idée : exit le droit à la vie.
    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 6 déc 2020

    Tags : Parlement Européen, Algérie, PE, UE, droits de l’homme, Russie, Chine, Etats-Unis, France,

  • Les Gilets Jaunes, le Hirak et l’enjeu de la démocratie

    par Kamal Guerroua


    Patrick est un Gilet Jaune ! C’est un gars hors pair avec une faconde inhabituelle. Il aime discuter de tout et de rien. Et entre deux verres, il peut raconter tout un tas d’anecdotes, jusqu’au point que l’on s’imagine qu’il en invente certaines. Parisien de naissance, aucune ville française ne lui est étrangère, tellement la passion du voyage est ancrée dans son esprit. Méditerranéen de culture (d’après sa définition), il s’intéresse à tout ce qui se passe au Maghreb, en particulier l’Algérie, dont il y voit de l’espoir. Il me disait, un tantinet moqueur, que l’homme méditerranéen a deux traits profonds, intimement liés l’un à l’autre : la passion d’abord, puis ensuite la familiarité avec la révolte. Partout où il est, la fumée lacrymogène et la casse y sont ! La dernière fois que l’on s’est vus, c’était en juillet 2019 à Marseille. La ville phocéenne était alors parée de ses plus beaux atours pour organiser un festival culturel sur le livre. »Les Algériens, m’explique-t-il avec un brin de malice brillant au coin des yeux, nous ont enseigné les fondamentaux des révolutions réussies !» «Mais lesquels ?» lui dis-je curieux. «Tout d’abord, l’unité dans l’action, et puis le fait qu’on peut faire une révolution, sans passer forcément par la case lacrymale et la violence, deux choses typiques des révoltes populaires. C’est déjà un exploit pour tous les peuples des deux rives de la mare nostra».

    En prononçant ce mot «violence», Patrick a regardé dans le vide, puis l’a répété, pas une fois, mais trois. Pour lui, les choses auraient pu dégénérer en Algérie, si les manifestants n’avaient pas fait montre d’une grande maîtrise de leurs réflexes, et surtout d’une constance dans leur démarche. C’est d’ailleurs, d’après lui toujours, l’erreur que les Gilets Jaunes ont commise en Hexagone. Ces derniers sont entrés directement, pour la plupart, dans le jeu des politiques, en optant pour la force «médiatisée» à outrance afin de faire valoir leurs droits qui sont d’ordre économique. «Et quand on adopte la violence ou la tactique du camp adverse qui essaie de vaincre, dominer et manipuler par la diversion et la force, on tombe forcément dans son labyrinthe». L’exemple algérien, m’explique-t-il, est singulier dans la mesure où la masse populaire avait agi en force symbolique unie dans sa diversité, c’est-à-dire en contrepoids démocratique alternatif dans un rapport de forces complexe contre à la fois des forces anticonstitutionnelles corrompues et des clans satellitaires et larbins courant derrière les dividendes de la rente. En outre, le Hirak avait un fort ancrage dans l’Algérie profonde, ce qui lui a permis de gagner en longévité et en maturité au fil des mois, sans qu’il ne fléchisse devant les tentatives de sa déstabilisation psychologique. «Et tu penses que le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas aussi cet ancrage-là ?» «Malheureusement non !» «Mais pourquoi ?» «Parce qu’à la base, c’est un mouvement d’ouvriers salariés, à peine différent des Nuits Debout, que des milliers de Français ont organisées auparavant partout en France !» «C’est-à-dire ?» « C’est simple, quand les Algériens sont sortis, ils n’ont pas demandé d’augmentation de salaires et de pouvoir d’achat, ils n’ont pas demandé de logement ni de l’élévation de leur standard de vie, ni moins encore un dinar qui leur offre des droits aux vacances d’été, mais ils ont demandé une chose, une seule chose qui vaut l’or : la dignité. Or, comme tu le sais mon ami, la dignité, on ne l’achète pas, mais on l’acquiert, on la conquiert, on se l’approprie.

    C’est pourquoi, le régime n’a pas pu acheter ni soudoyer les masses algériennes pour qu’elles cessent de manifester, contrairement au Mouvement des Gilets Jaunes qui s’est divisé dès le départ, scindé en catégories syndicales, appâté par les échéances électorales, en cédant aux demandes pressantes des deux extrêmes (de droite et de gauche) !» «Donc, pour toi, sur le long terme, le Hirak peut vraiment réussir ? Je te pose bien sûr cette question, en tenant compte, du fait que les Algériens vivaient dans un Etat de non-droit. Pas comme les Gilets Jaunes, du moins en principe !» «Le Hirak, c’est un espoir pour l’Algérie, les Algériens et la planète entière pour son message de paix et sa croyance dans le changement pacifique des choses. D’ailleurs, en si peu de temps, il a balisé le terrain pour un autre lendemain, il démantelé symboliquement les réseaux de la tricherie et de la mafiocratie qui se nichent en haut de la pyramide, il a revalorisé l’Algérien touché dans sa dignité et il a exposé à la vindicte médiatique mondiale les faussaires. L’espoir est permis, même si le chemin est encore long pour la conquête du pouvoir effectif.

    Le Quotidien d’Oran, 1 déc 2020

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