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  • Aux limites de la liberté économique

    Tags : Algérie, économie, libéralisme, protectionnisme, souveraineté,

    par Abdelkrim Zerzouri


    C’est quoi exactement la liberté économique, une économie de bazar, une économie des paradis fiscaux ou une économie sauvage sans freins législatifs ? En tout cas, le bazar est bien un terme oriental, qui donne déjà une idée sur le sens de l’économie qu’on lui associe, soit l’achat pour la revente en l’état de marchandises très variées. L’économie des paradis fiscaux et l’économie sans freins législatifs, lesquels freins sont vus comme des embûches devant les investisseurs et les mouvements des capitaux, surtout. La liberté économique tiendrait un peu de tous ces concepts, en se drapant des termes de la liberté d’entreprendre dans l’évolution de la vision économique libérale qui prive l’action politique de ses moyens régulateurs, pour la transformer finalement en une annexe amorphe.

    Le groupe de réflexion américain ‘Heritage Foundation’, qui publie comme chaque année son indice de pays les plus ouverts économiquement, a classé quelques pays africains dans la catégorie des mauvais exemples, qui pratiquent une « économie réprimée », dont l’Algérie et le Zimbabwe. Le groupe de réflexion ‘Heritage Foundation’ retient contre l’Algérie le grief de son protectionnisme et le manque de diversité de sa base économique, estimant dans ce sillage que le pétrole et le gaz continuent de représenter 95% des recettes d’exportation et plus de 30% du PIB national.

    Le protectionnisme fait figure actuellement d’une réaction naturelle de nombreux gouvernements pour se protéger des effets néfastes de la crise économique mondiale, mis en pratique par l’un des champions de la liberté économique, en l’occurrence les Etats-Unis, qui perdent de ce fait des places au classement mondial des pays les plus libres économiquement, ainsi que la France, selon la même source. Des puissances économiques abandonnent, ainsi, cette vision de la liberté économique, montrant ses limites à cette orientation. Quelle est la raison d’être des gouvernements, s’effacer complètement devant l’action économique ou s’affirmer politiquement pour orienter l’économie vers sa visée essentielle, le bien-être des citoyens ?

    La Constitution algérienne consacre la liberté économique ou la liberté d’entreprendre, ainsi que le récent code des investissements, qui ouvre la voie à une diversification de son économie dans un cadre législatif qui n’écrase les droits d’aucune partie, mais cela ne semble avoir aucun poids dans les considérations de ce groupe de réflexion. Peut-être que ce groupe n’a pas en sa possession ces récentes données sur l’économie algérienne, qui tient du rôle de la diplomatie économique pour les faire parvenir à ce groupe et à d’autres afin de leur permettre d’actualiser leurs indices. Et, si on conçoit la liberté économique comme un effacement du politique, libre à eux de faire tous les classements qui en découlent.

    L’Algérie doit persévérer dans ses efforts pour attirer les investisseurs qui souhaitent avoir en retour des parts conséquentes, et démentir par les faits et les actes que la conception de la liberté économique n’est plus ce qu’elle était du temps où les hommes d’affaires pouvaient faire ce qu’ils voulaient, même quand ils touchaient aux intérêts stratégiques des pays, où ils s’installaient. Inutile de rebattre les oreilles avec cette liberté économique quand elle touche à la souveraineté nationale, et à la liberté des pays de disposer de leurs richesses.

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    #Economie #Libéralisme #Protectionnisme #Richesses #souveraineté #Algérie

  • 36e Sommet l’UA : «Faire entendre la voie de l’Afrique»

    Tags : Algérie, Union Africaine, UA, 3e Sommet, coopération, développement,

    Le sommet de l’Union africaine s’est tenu les 18 et 19 février 2023 à Addis Abeba, avec la participation du Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, en sa qualité de représentant de Monsieur le Président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, aux côtés d’autres dirigeants et délégations des pays africains.

    Le sommet, organisé sous le slogan «Accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), a traité plusieurs questions qui préoccupent l’organisation panafricaine qui fête ses 60 ans d’existence. Ces questions portent essentiellement sur la sécurité et la paix internationales, le terrorisme, le réchauffement climatique, l’intégration économique, la sécurité alimentaire… Conscient de l’importance de la concertation et de l’action commune africaine et des enjeux auxquels le contient est confronté, dans un contexte mondial particulièrement préoccupant, Monsieur le Président de la République a chargé le Premier ministre de porter un message abordant nombre de thèmes dont :

    La paix et la sécurité internationales

    Pour le chef de l’Etat, le continent noir fait face «à des menaces multiformes et multidimensionnelles qui touchent à la paix et la sécurité, tels le phénomène du terrorisme, les guerres, les changements climatiques, les crises alimentaires, énergétiques et sanitaires. Ces menaces ont été exacerbées par la pandémie du Covid-19 et le conflit entre la Russie et l’Ukraine…». Face à ces menaces et défis, l’Afrique se doit, plus que jamais, de faire entendre sa voix sur la scène internationale et surtout au sein du Conseil de sécurité, organe de paix et de sécurité des Nations unies chargé des questions de règlement des conflits.

    Ainsi, dans une allocution lors des travaux de la réunion ministérielle du Comité des dix de l’Union africaine (UA) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue à l’occasion du 36e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, lue en son nom par le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, Monsieur le Président de la République n’a pas manqué, tout d’abord, de saluer «l’esprit de coopération continue et la coordination fructueuse établie entre les représentants des pays africains frères dans les fora internationaux et régionaux pour faire entendre la voix et la position unifiée de l’Afrique». Des efforts qui ont pour objectif «d’arriver à obtenir deux sièges permanents au sein de l’instance onusienne et d’accroître son quota de représentativité au niveau des sièges non permanents, de trois à cinq sièges, conformément à la teneur du «Consensus d’Ezulwini» et de la «Déclaration de Syrte», élaborés dans le cadre de l’UA.

    Pour notre pays, comme pour les autres pays africains, une réforme du Conseil de sécurité, précise-t-il, est impérative «pour parvenir à un ordre mondial plus représentatif et plus juste».

    Changement climatique : redéfinir les priorités

    Dans une autre allocution, cette fois-ci sur le rapport du Comité des chefs d’Etat et de gouvernement chargé du changement climatique, Monsieur le Président de la République a insisté sur le fait que «les pays africains doivent redéfinir leurs priorités en matière de lutte contre les changements climatiques, en tant que continent au destin commun».

    Il a insisté sur la stratégie africaine de lutte contre les changements climatiques, en prévision des prochaines échéances internationales, soulignant que «loin de tout jugement de valeur sur la réussite ou pas de la COP-27, nous devons comprendre la mutation stratégique visée par les pays développés, à savoir la construction du cadre international de l’action climatique, loin des principes de Rio, garantissant aux pays émergents leur droit au développement».

    Les partenaires du continent ont manqué à leurs engagements financiers pris dans «l’accord de Paris», alors qu’il est exigé des pays africains de supporter plus que ne le permettent leurs capacités, ce qui, a-t-il dit, risque de «compromettre notre sécurité alimentaire et énergétique». Autre point évoqué, Monsieur le Président de la République a recommandé d’accorder à la question du financement pour l’adaptation, les pertes et les dégâts liés aux changements climatiques, la même importance lors du processus de négociation dans le cadre de l’accord cadre afin d’obtenir des résultats probants. Si l’Afrique a entrepris la création à l’échelle continentale d’un mécanisme de protection contre les risques de catastrophes et d’appui à la stratégie de l’adaptation pour accompagner les pays africains dans leurs efforts face à ces phénomènes, «nous devons consentir les mêmes efforts pour assurer une prise en charge internationale efficace de ces deux priorités».

    Concernant la transition énergétique équitable, il a réaffirmé la nécessité «d’adopter un processus permettant l’harmonisation des exigences climatiques vers une priorité de lutte contre la pauvreté et la garantie d’une vie digne pour nos peuples, en rejetant le concept très répandu, selon lequel il n’y a qu’un seul et unique processus pour réaliser cette transition». Les pays africains soutiennent, certes, ou œuvrent afin d’accéder à des modes de production et de consommation durables, à base de technologies et de techniques à faibles émissions, toutefois, il est aussi «important de maintenir un certain degré de rationalité pour garantir la concrétisation des objectifs du développement durable, et ce, selon les capacités de chaque pays et région».

    Enfin, Monsieur le Président a affirmé que concernant les pays du continent africain, cette initiative «a eu un écho favorable et un appui considérable lors de la Conférence de Charm El Cheikh, même si certains pays ont émis quelques réserves», soulignant que «nous avons devant nous une opportunité pour redéfinir cette approche et en faire un facteur de rassemblement du ‘Sud global’».

    La question libyenne : aucun effort ne sera ménagé

    La veille du sommet de l’UA, le 17 février 2023, s’est tenue une réunion de haut niveau sur la Libye, une occasion pour Monsieur le Président de la République de mettre en exergue les efforts «intensifs et inlassables» consentis en faveur de la réconciliation en Libye, saluant «la nouvelle dynamique lancée récemment pour activer le processus de dialogue inter-libyen et lancer les initiatives de dialogue entre les frères libyens, visant à rapprocher les vues, établir la confiance mutuelle et élargir les consensus. Et de souligner qu’«en dépit des inquiétudes concernant la situation de crise, l’optimisme demeure de mise, au regard de la bonne volonté affichée par les parties libyennes pour surmonter les épreuves et faire prévaloir l’intérêt suprême de la patrie».

    Des pas positifs et satisfaisants ont été franchis, que traduit notamment «le retour du Comité militaire mixte 5+5 aux réunions après une longue interruption, pour le suivi de l’application des décisions convenues concernant le retrait des mercenaires et des combattants étrangers, le cessez-le-feu et l’échange des prisonniers», en ce sens que «l’étape dangereuse d’instabilité politique et sécuritaire, le blocage des processus de négociations et la scission institutionnelle ont mis à l’épreuve tous les acquis remportés dans le processus de règlement de la crise dans ce pays voisin, au vu des répercussions graves sur la sécurité et la stabilité des pays voisins et du Sahel».

    Pour ce qui la concerne, l’Algérie a toujours «exprimé son rejet de la logique de la force» et appelé «à faire prévaloir le dialogue et la réconciliation entre toutes les composantes du peuple libyen», outre le fait qu’elle condamne «les ingérences étrangères dans les affaires internes de ce pays frère et l’implication de plusieurs parties étrangères dans la violation de l’interdiction d’importation d’armes».

    Aussi, de cette tribune, elle a renouvelé son appel aux parties étrangères de respecter la souveraineté nationale libyenne, son intégrité territoriale et la souveraineté de décisions, convaincue en cela que «la solution durable, globale et définitive passe par un processus consacrant le principe d’appropriation nationale, préservant l’unité nationale de la Libye et sa souveraineté sur l’ensemble de ses territoires».

    A cette fin, l’Algérie réaffirme son engagement à ne ménager «aucun effort, dans le cadre du Groupe des pays voisins de la Libye, en collaboration avec les organisations régionales et internationales concernées, pour permettre aux Libyens de concrétiser les priorités de cette étape importante afin de préserver la sécurité et la stabilité des pays du voisinage, directement impactés par la situation dans ce pays».

    1 milliard de dollars US au profit de projets de développement en Afrique

    A l’occasion de ce sommet, Monsieur le Président de la République a décidé d’octroyer un milliard de dollars à l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, destinée au financement des projets de développement dans les pays africains.

    Cette démarche émane de la ferme conviction de l’Algérie que la stabilité et la sécurité en Afrique sont étroitement liées au développement.

    Dans le message de Monsieur le Président de la République, lu à la tribune par le Premier ministre, il est souligné : «J’ai décidé d’injecter un montant d’un milliard de dollars US au profit de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement pour le financement de projets de développement dans les pays africains, notamment les projets d’intégration ou ceux à même de contribuer à accélérer le développement en Afrique».

    El-Djeich N° 716 Mars 2023

    #Algérie #Union_Africaine #UA #36e_sommet

  • UE : Le haut représentant Josep Borrell se rend en Algérie

    Tags : Union Européenne, UE, Josep Borrell, Algérie,

    Le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-président de la Commission européenne, Josep Borrell, se rendra en Algérie pour une visite officielle les 12 et 13 mars.

    Le haut représentant rencontrera le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier Ministre Aïmene Benabderrahmane et le ministre des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra.

    Cette visite sera l’occasion de discussions approfondies pour consolider et élargir le partenariat entre l’Union européenne et l’Algérie. Le haut représentant explorera des domaines d’intérêt mutuel couverts par l’Accord d’association UE-Algérie, dans le but de relancer ou renforcer davantage le dialogue et la coopération.

    Les rencontres permettront également d’échanger autour de questions régionales et internationales, y compris notamment la situation au Sahel et les défis communs dans le contexte mondial actuel suite à l’agression russe contre l’Ukraine.

    Source : EEAS

    #UE #Union_Européenne #Algérie #Josep_Borrell

  • Le Portugal profite de la rupture entre l’Espagne et l’Algérie

    Tags : Algérie, Espagne, Portugal, Maroc, Sahara Occidental,

    Non seulement l’Italie, dont les entreprises ont signé des accords gaziers juteux avec l’Algérie l’année dernière, a profité de la crise ouverte par l’Espagne après le changement de position historique au Sahara Occidental. Le Portugal, voisin ibérique, profite de la disgrâce de l’Espagne, avec une fermeture totale des échanges avec Alger, pour se muscler dans le pays arabe et remplacer les entreprises espagnoles désormais interdites du marché algérien.

    C’est ce que confirment les rencontres tenues ces derniers mois entre dirigeants algériens et portugais. La dernière rencontre a eu lieu la semaine dernière, lorsque le ministre algérien de l’Industrie, Ahmed Zaghdar , a reçu à Alger le secrétaire d’État portugais au Commerce international et aux Investissements étrangers, Bernardo Ivo Cruz. Tous deux ont coïncidé pour souligner le bon climat des relations commerciales et ont montré leur intérêt à « renforcer l’association et les relations commerciales ».

    Quelques mots qui tranchent avec la rupture qui affecte les relations entre l’Espagne et l’Algérie depuis qu’Alger a décidé en juin dernier de geler le traité de bon voisinage et de suspendre les transactions bancaires vers et depuis l’Espagne en représailles au virage copernicien du gouvernement espagnol dans le différend du Sahara Occidental . Depuis, les pertes des entreprises espagnoles ont dépassé les 700 millions d’euros. La fermeture est totale : les entreprises espagnoles dénoncent les non-paiements et le retour de tous les conteneurs avec un port espagnol comme origine.

    Dans une telle situation, le Portugal apparaît comme une alternative pour éviter que les secteurs algériens les plus exposés aux produits espagnols ne soient confrontés à des ruptures d’approvisionnement. Lors de la réunion susmentionnée, la nouvelle législation algérienne a également été discutée pour simplifier l’attraction des capitaux étrangers dans un pays qui porte le sambenito de son insécurité juridique. « Le Portugal cherche à augmenter les chiffres du commerce et des échanges avec l’Algérie et est également intéressé à augmenter le volume de gaz car il veut diversifier ses ressources et réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis ou de l’Espagne », a déclaré l’économiste algérien à El Independiente Ishak Kherchi .

    « Des attentes prometteuses »

    Au cours de cette dernière année, les contacts ont été au plus haut niveau. Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a rencontré le Premier ministre portugais Antonio Costa en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba le mois dernier. Tous deux ont partagé la prévision des « attentes prometteuses » qui attendent les relations bilatérales fondées sur un traité d’amitié et de bon voisinage signé en 2005.

    Lisbonne ne cache pas son intérêt à nouer de nouveaux liens et associations stratégiques dans les domaines du gaz, des énergies renouvelables, de l’hydrogène vert, de la production d’ammoniac et de ce qu’on appelle l’économie bleue, la gestion économique efficace des ressources marines. Par ruse, ils mettent l’accent sur la « convergence des positions » entre les deux gouvernements sur les questions internationales et régionales, de la nécessité de promouvoir le dialogue en Méditerranée à l’obligation de s’attaquer aux racines de l’instabilité au Sahel. Une unanimité qui tranche même avec la dissonance qui est le personnage principal des relations hispano-marocaines, l’Union européenne tentant de mener une négociation jusqu’ici infructueuse.

    L’année dernière, les importations du Portugal en provenance d’Algérie ont dépassé 1 120 millions de dollars (environ 1 060 millions d’euros), selon la base de données du commerce international de l’ONU. Sur le total, plus de 878 millions d’euros correspondent aux énergies fossiles. Le gaz algérien se complète principalement avec celui arrivé par bateau du Nigeria . En revanche, les exportations portugaises vers l’Algérie atteignent à peine 300 millions d’euros, principalement pour les produits de l’industrie papetière et la vente de machines. Un déséquilibre de la balance commerciale qui pourrait commencer à compenser le vide laissé par l’Espagne.

    Pas de traumatismes coloniaux

    Jusqu’à présent, le Portugal a réussi à rester en dehors des différends politiques et territoriaux qui marquent les relations toujours compliquées entre l’Espagne, le Maroc et l’Algérie et a évité de se laisser entraîner dans les turbulences de la diplomatie espagnole. Contrairement à l’Espagne, l’État portugais a soutenu les aspirations à l’indépendance du Timor oriental , son ancienne colonie envahie en 1975 par l’Indonésie , la même année que débutait l’occupation marocaine du Sahara. En 1999, à la suite d’un référendum parrainé par l’ONU sur l’autodétermination, l’Indonésie a abandonné l’ancienne colonie portugaise et a déclaré son indépendance.

    « Le Portugal est devenu l’un des acteurs européens privilégiés par les pays du Maghreb, dans la mesure où il n’a pas de revendications territoriales en suspens, de traumatismes coloniaux ou d’intérêts nationaux compromis, ce qui le place dans une position privilégiée par rapport aux autres pays européens », fait valoir l’Espagnol. la politologue Raquel Barras Tejudo dans un article publié dans la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté , une institution liée au Parti libéral allemand (FDP).

    « Le Portugal est dans une position avantageuse avec l’Algérie, l’un des pays clés à un moment délicat pour l’environnement énergétique mondial, après le conflit en Ukraine « , ajoute-t-il avant de pronostiquer une croissance de la présence économique du Portugal grâce à « son exercice vertueux de la politique économique ». la diplomatie et sa capacité de relance économique ».

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    #Algérie #Espagne #Portugal #Maroc #Sahara_Occidental

  • Algérie : Les prix des fruits et légumes en forte hausse, à quelques jours du début du mois de Ramadhan

    Tags : Algérie, Ramadan, fruits, légumes, prix,

    Nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat des citoyens. Depuis quelques jours, et à seulement deux semaines du mois de Ramadhan, les prix des produits de large consommation ont augmenté de manière vertigineuse, atteignant des niveaux intolérables pour certains.

    Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est revenu, encore une fois, sur les mesures à prendre en vue de lutter contre toutes les formes de spéculation, notamment à l’approche du mois sacré de Ramadhan.

    Il a, à cet effet, ordonné la création d’un dispositif minutieux de veille, en coordination entre les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce, chargé de contrôler et de suivre quotidiennement l’approvisionnement du marché en différents produits de base, exploités désormais par des bandes pour saper la stabilité sociale. Le président de la République a souligné que la réduction de la facture d’importation ne doit pas se faire au détriment des besoins du citoyen, mais plutôt en tenant compte de la disponibilité de la production nationale, quantitativement et qualitativement. Il a également insisté sur la nécessité d’intensifier les systèmes d’alerte et de contrôle, à commencer par les cités, les villages et les hameaux, en y impliquant les autorités locales de manière à contrôler les prix des produits de base et approvisionner les marchés, tous types confondus.

    Récemment, le chef de l’Etat avait donné des instructions au gouvernement à l’effet de poursuivre la lutte contre la spéculation et de dévoiler les spéculateurs et leurs plans à l’opinion publique, soulignant l’importance de réunir toutes les conditions favorables durant le mois du Ramadhan. Il avait instruit le gouvernement de réunir toutes les conditions favorable durant ce mois sacré, et ce à travers la poursuite de la lutte contre la spéculation en gardant la même cadence tout au long de l’année et en dévoilant les spéculateurs et leurs plans à l’opinion publique.

    Cela traduit la volonté et la détermination de l’Etat à venir à bout de ce phénomène qui a sérieusement porté atteinte à l’économie nationale et affecté sérieusement le pouvoir d’achat des citoyens et démontre aussi l’attention et tout l’intérêt accordés par le chef de l’Etat à ce dossier, d’autant plus qu’il avait récemment donné des instructions concernant le pouvoir d’achat lorsqu’il avait insisté sur le rôle du gouvernement dans la garantie de la disponibilité et de la stabilité des produits alimentaires, notamment ceux subventionnés, tout en luttant contre la spéculation dans toutes ses formes. Il a également donné des directives pour accorder un intérêt accru à l’amélioration de la situation sociale du citoyen, en premier lieu.

    La préservation des acquis sociaux constitue l’une des priorités du projet de loi de finances 2023 qui a fait l’objet d’un examen en conseil des ministres avant d’être soumis au débat au niveau des deux chambres du parlement. En préconisant une vision réaliste et rationnelle qui préserve l’équilibre macro-financier de l’Etat, le président de la République aura prouvé, une fois de plus, tout l’intérêt qu’il accorde à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, notamment les couches sociales les plus défavorisées. Il s’agit d’une vision prévoyant un allègement des charges inhérentes aux mesures prises par le gouvernement, ceci au moment où le projet de loi de finances 2023 ne doit pas renfermer de nouveaux impôts, ni toucher sous aucune forme, la structure des prix appliqués actuellement, l’objectif étant de préserver le pouvoir d’achat et les acquis sociaux décidés par l’Etat en faveur des citoyens. Les citoyens à faible et moyen revenus ne doivent pas être la catégorie la plus soumise aux impôts. Les dernières mesures prises en faveur de l’amélioration des conditions de vie des citoyens attestent que l’Etat est déterminé à faire de ce volet l’une de ses priorités, comme l’a si bien souligné le président de la République qui a été catégorique en ordonnant au gouvernement d’ouvrer constamment à l’amélioration des moyens de communication avec le citoyen dans tous les domaines et de placer ce point dans les priorités de l’action gouvernementale. Cette nouvelle approche de communication devrait permettra de prendre les décisions idoines et résoudre les problèmes et préoccupations du citoyen.

    Il s’agit d’une nouvelle orientation consistant à âtre constamment à l’écoute des citoyens et à se pencher, de manière sérieuse et effective, sur leurs doléances, un volet auquel le Président Tebboune a toujours accordé un intérêt particulier et fait une priorité absolue depuis son investiture à la tête de l’Etat.

    Ces engagements qui sont prévus dans le programme du président Tebboune, vont constituer la pierre angulaire de l’action du gouvernement qui sera appelé à procéder au renforcement de la bonne gouvernance à travers la séparation du monde des affaires de la politique et une mise en place de mécanismes garantissant la probité des fonctionnaires publics, une réforme globale de la justice, de l’organisation territoriale et de la gestion de l’administration locale, ainsi que la consolidation du principe de la démocratie participative.

    Au volet économique, M. Tebboune avait promis de mettre en œuvre une nouvelle politique de développement hors-hydrocarbures, la substitution des produits importés par d’autres locaux en vue de préserver les réserves de change, la promotion des start-up et le renforcement du rôle économique des collectivités locales dans le développement et la diversification de l’économie nationale. Il avait aussi mis l’accent sur l’amélioration du climat des affaires et l’encouragement de l’investissement, notamment extérieur direct, pour booster la croissance économique nationale. Le chef de l’Etat , feu-t-il le souligner, avait maintes fois souligné qu’en dépit de la nouvelle conjoncture dictée par les répercussions néfastes sur l’économie du pays, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens et les ressources afin de faire redémarrer la machine de production, tout en veillant à la préservation du caractère social de l’Etat. Il avait aussi rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés. C’est dans cette optique que s’inscrit la nouvelle démarche des pouvoirs publics visant à permettre une véritable relance de la machine de production économique, tout en veillant à maintenir et préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

    A cet égard, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, avait insisté sur la méthodologie et les modalités de l’action du gouvernement en matière d’élaboration des textes législatifs et règlementaires et a donné une série de directives et d’orientations aux membres de son exécutif visant à moderniser et numériser le processus normatif, à améliorer la qualité des textes juridiques, à consolider la sécurité juridique en garantissant l’accessibilité, la lisibilité, la stabilité et l’effectivité des textes et à renforcer les capacités des institutions de l’Etat en la matière. Il s’agit pour autant d’instaurer un nouveau mode de gestion qui sera totalement débarrassé des pratiques malsaines comme la corruption et la bureaucratie et cela passe inévitablement par le changement des mentalités et la libération des initiatives.

    L’exécutif devra également se pencher sur la révision des textes juridiques en vigueur et leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et l’emploi. Cette installation intervient au lendemain de la rencontre gouvernement-walis au cours de laquelle les pouvoirs publics ont affiché leur volonté à lutter contre les pratiques révolues et malsaines qui ont entravé l’esprit d’initiative et freiné la relance économique du pays pendant plusieurs longues années. Aujourd’hui, tout porte à croire que les choses vont changer et que rien ne sera plus comme avant. En effet, après avoir répertorié les carences et les dysfonctionnements ayant caractérisé la gestion administrative des projets et des dossiers d’investissement tant au niveau local que central, le gouvernement a été amené à réfléchir sur un nouveau mode de gouvernance qui sera marqué par la rigueur et la transparence, comme l’avait si bien souligné le président de la République, tout en fixant les objectifs dans le cadre du processus de concrétisation de l’Etat de droit, la mise en place des règles de la gouvernance, la garantie de l’équité sociale et le rééquilibrage régional. Il a fait état d’indicateurs et de signes augurant un nouveau départ pour l’Algérie dans le domaine économique, en ce sens que pour la première fois depuis plus de deux décennies, la valeur des exportations a atteint 3,1 mds de dollars et pourra s’établir à 4, voire 4,5 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.

    L’Algérie, dira-t-il, est sur le point de réaliser un équilibre dans la balance des paiements, ce qui lui permettra de sortir du tunnel et de réaliser un nouveau départ pour l’économie du pays. Le Président Tebboune a annoncé plusieurs décisions à caractère socio-économique, dont la consolidation de l’arsenal juridique de lutte contre la corruption, tout en s’engageant à protéger les responsables intègres, précisant que cette entreprise sera confortée par un dispositif juridique spécial.

    #Algérie #Economie #Prix #Ramadan

  • Air Algérie : des vols de et vers la France annulés à partir de jeudi 9 mars

    Tags : Algérie, Air Algérie, vols, France,

    La compagnie aérienne nationale, Air Algérie, a annoncé, jeudi, l’annulation de certains vols de et vers la France, et ce en raison de la grève de la fonction publique française entamé dès ce jeudi 09 mars et s’étend jusqu’au 11 du mois en cours.

    « En raison du préavis de grève les journées 09, 10 et 11 mars 2023 de la fonction publique, relayé par les syndicats de la DGCA française, Air Algérie est contrainte de procéder à l’annulation de certains vols prévus ces jours en provenance et à destination de la France ». Lit-on, ainsi, dans le communiqué de la compagnie aérienne.

    #Algérie #Air_Algérie #Vols #France

  • L’Algérie pour approvisionner l’Europe en électricité via l’Italie

    Tags : Algérie, Union Européenne, Italie, électricité, Sonatrach, ENI, énergie, gaz,

    Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, s’est entretenu, en marge de sa participation à la conférence sur l’énergie “CERAWeek 2023” à Houston aux Etats-Unis, avec le PDG de la compagnie italienne ENI, Claudio Descalzi, et la Directrice générale de l’énergie à la Commission européenne, Ditte Juul-Jorgensen, a indiqué mercredi un communiqué du ministère.

    Les discussions avec Descalzi ont porté sur les projets en cours entre Sonatrach et ENI en matière d’hydrocarbures, ainsi que les opportunités d’investissement quant à l’augmentation de la production du gaz naturel et au raccordement en électricité de l’Europe via l’Italie, outre les perspectives de coopération dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables, ajoute le communiqué.

    Lors de sa rencontre avec Mme Jorgensen, les deux parties ont évoqué l’état des relations entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) concernant l’énergie et les énergies renouvelables, en sus des opportunités d’investissement notamment en hydrocarbures et le raccordement électrique et gazier avec l’Europe ainsi que le renforcement de la coopération en vue de réduire les émissions, capter le carbone et développer et exporter l’hydrogène.

    Mardi, Arkab avait pris part à la rencontre sur les “Discussions non officielles des partenaires énergétiques” (Energy Partner Informal Conversations-EPIC), avec la participation de plusieurs représentant de compagnies mondiales et gouvernementales activant dans le domaine.

    A cette occasion Arkab a mis en avant les opportunités d’investissement et de partenariat proposées par le secteur de l’énergie en Algérie notamment la prospection des hydrocarbures dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures offrant plusieurs facilitations et avantages aux investisseurs, selon la même source.

    Arkab a mis en exergue les efforts de l’Algérie pour mettre sur pied des plans visant la réduction de ses émissions de carbone issues du pétrole et du gaz, ainsi que la stratégie du secteur pour satisfaire aux besoins nationaux en gaz naturel et honorer ses engagements envers ses clients en termes d’exportation, rappelant les projets de développement des énergies renouvelables en Algérie à l’image du programme de réalisation de 15.000 mégawatts d’énergie solaire en Algérie.

    Le ministre avait pris part également, mardi, aux travaux du forum de l’énergie et de l’économie en Afrique avec la participation de plusieurs ministres et hauts responsables tels que le ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minières, Tarek El-Molla, la secrétaire à l’Energie des Etats-Unis, Jennifer Granholm et la Commissaire à l’infrastructure et à l’énergie de la Commission de l’Union africaine, Amani Abou-Zeid.

    Intervenant à cette occasion, Arkab a rappelé les grands efforts déployés par l’Algérie dans le cadre de la sécurité énergétique au niveau national. Ainsi, le taux de couverture nationale en électricité a atteint 99 % et 65 % pour le gaz, a fait savoir le ministre qui a également mis en avant le rôle de l’Algérie dans le développement du raccordement électrique avec les pays africains tels que la Libye et la Tunisie, ainsi que la possibilité de raccorder l’électricité aux pays du sud de l’Algérie.

    Le rôle de l’Algérie dans le développement des échanges énergétiques et le soutien aux sociétés énergétiques et de la formation au sein de la Commission africaine de l’énergie (AFREC) et l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) a été souligné par le ministre.

    Le ministre a, également, pris part aux travaux d’une conférence ministérielle consacrée aux questions géopolitiques et géoéconomiques, lors de laquelle il a évoqué le rôle de l’Algérie dans la sécurisation des approvisionnements énergétiques mondiaux, comme un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz en Afrique, soulignant que l’Algérie poursuivra l’intensification de l’investissement et l’augmentation de la production d’hydrocarbures en investissant 40 milliards de DA à moyen terme, notamment en amont, et ce à travers l’utilisation des technologies modernes en la matière.

    Arkab a, en outre, évoqué les risques pesant sur la sécurité énergétique mondiale à moyen et long termes en raison de la baisse des investissements dans le domaine des hydrocarbures, notamment par les grandes compagnies mondiales et les institutions financières.

    Le premier responsable du secteur a, dans le même sillage, mis en avant les efforts de l’Algérie visant à réduire les émissions de méthane et de gaz à effet de serre, faisant savoir que 500 millions USD ont été mobilisés par Sonatrach pour réduire l’empreinte carbone et développer les énergies nouvelles et renouvelables.

    Entretiens bilatéraux avec de hauts responsables américains et chefs d’entreprises

    Par ailleurs, le ministre de l’Energie et des Mines s’est entretenu, mardi, avec le Sous-secrétaire d’Etat américain aux ressources énergétiques, Jeffrey Pyatt, et la secrétaire adjoint du Bureau de l’énergie fossile et de la gestion du carbone, Brad Crabtree, selon le ministère.

    Ces entretiens bilatéraux ont constitué l’occasion pour évoquer les voies et moyens de renforcer la coopération et le partenariat en matière de production de pétrole et de gaz naturel, favoriser les investissements dans ce domaine et assurer la coordination qui permet à l’Algérie de bénéficier des expériences mondiales et des technologies soutenant la transition énergétique et la réduction des émissions de carbone.

    Arkab s’est également entretenu avec le vice-président exécutif de la compagnie norvégienne Equinor, Philippe Mathieu avec qui il a évoqué les relations de partenariat établies et les projets en cours avec Sonatrach, notamment à In Salah et In Amenas.

    Les deux parties ont passé en revue les voies et les perspectives de coopération dans différents domaines relatifs à l’atténuation de l’impact de l’industrie des hydrocarbures sur l’environnement, le développement des hydrogènes bleu et vert et la réduction de l’empreinte carbone, mais aussi en matière de développement de l’électricité des énergies renouvelables.

    Le ministre de l’Energie et des Mines a aussi rencontré le Secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), avec lequel il a évoqué l’évolution du marché pétrolier, mais aussi les perspectives de son développement à court et moyen termes.

    Les défis majeurs auxquels fait face l’industrie mondiale du pétrole ont été évoqués, précise le ministère, indiquant que la participation de l’Algérie dans la célébration du soixantenaire de la création de l’OPEP prévue à Bagdad (Irak), a été abordée.

    Il convient de noter que Arkab prend part à la 41e édition de la Conférence “CERAWeek 2023”, organisée du 6 au 10 mars à Houston (Etats-Unis), à la tête d’une délégation de haut niveau composée de cadres du ministère, de Sonatrach, de Sonelgaz et de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).

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    #Algérie #UE #Gaz #Italie #Electricité #Energie

  • Algérie: Le visa touristique à l’arrivée pour de nouvelles wilayas

    Tags : Algérie, visa touristique, tourisme, voyages,

    Les nouvelles mesures incitatives allant dans le sens des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à promouvoir la destination touristique Algérie et relancer le secteur en tant que ressource hors hydrocarbures commence à réveiller un secteur resté longtemps en hibernation. Et ce, malgré ses richesses géographiques et culturelles, à ne pas envier à ses voisins marocain et tunisien qui ont joué cette carte depuis longtemps. Aujourd’hui, les choses semblent reprendre leur cours et le tourisme ses couleurs ! En effet, l’Algérie réaffirme sa volonté de vouloir développer cette industrie porteuse d’emplois et de richesses, visant à insuffler une nouvelle dynamique à ce secteur, en exploitant les ressources potentielles dont dispose le pays dans la perspective de faire sortir l’Algérie de la dépendance des hydrocarbures. Tout en déployant des efforts dont les résultats enregistrés montrent quelques « indicateurs positifs » dont l’augmentation du nombre de touristes étrangers notamment dans les régions du Sud, ces facteurs ont encouragé les autorités à prendre des mesures incitatives pour promouvoir la destination Algérie à l’échelle internationale. A cet effet, ces dernières ont décidé d’étendre le visa touristique à l’arrivée à de nouvelles wilayas.

    L’expérience réussie à Djanet et Tamanrasset sera désormais appliquée dans 24 wilayas du sud algérien. Entré en vigueur le 28 décembre dernier, ce nouveau type de visa est délivré au niveau des aéroports, des ports et des postes frontaliers terrestres aux touristes étrangers. Pour obtenir ce visa d’une durée limitée à 30 jours, le tourist étranger doit venir en Algérie via une agence de voyage agréée.

    Au lieu de passer par le circuit classique, à savoir les consulats algériens à l’étranger, les touristes étrangers qui veulent visiter le Sahara peuvent obtenir directement un visa à leur arrivée en Algérie. «Ce visa peut être désormais obtenu pour se rendre dans 24 wilayas du sud et des Hauts plateaux du pays», a indiqué l’ambassade au Qatar dans un communiqué publié rendu public. « Le nombre de wilayas concernées par cette opération est passée à 24 contre 11 au 1er mars dernier », a indiqué la représentation diplomatique algérienne à Doha.

    Le Midi Libre, 09/03/2023

    #Algérie #Visa #Tourisme

  • UE : L’Espagne échoue à faire pression sur l’Algérie

    Tags : Algérie, Espagne, Union Européenne,

    Il semble que le gouvernement espagnol se soit résigné au statu quo dans ses différends avec les autorités algériennes, sur fond de déviation de la position de Madrid sur la question sahraouie, après environ une année de vie de la crise diplomatique qui a gravement porté atteinte aux intérêts espagnols en Algérie, la faisant passer de la deuxième place en 2021 à la neuvième parmi les pays approvisionnés par l’Algérie en 2022, en attendant la suite des événements.

    Le gouvernement de Pedro Sanchez s’est d’abord appuyé sur l’Union européenne pour faire pression sur l’Algérie, dans l’espoir de résoudre le problème des exportations espagnoles, l’Algérie ayant conclu avec l’Union un accord de partenariat entré en vigueur en septembre 2005.

    A ce jour, cela a conduit le gouvernement espagnol à chercher des solutions alternatives pour aider les entreprises espagnoles affectées par les sanctions algériennes.

    Parmi les solutions auxquelles le gouvernement espagnol compte recourir, comme l’indique le site web du journal espagnol « El Periodico » sur Internet, figure l’étude de la possibilité de fournir un paquet d’aide aux entreprises espagnoles affectées par la perte du marché algérien, en coopération avec l’Union européenne, afin d’atténuer les répercussions de la baisse des exportations espagnoles vers l’Algérie, qui a atteint 84 pour cent.

    La même source indique que le ministère espagnol de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme a ouvert des contacts directs avec la Commission européenne pour mettre en œuvre un plan d’aide aux entreprises qui subissent directement les conséquences de la crise diplomatique entre Madrid et l’Algérie due au changement de la position du gouvernement espagnol sur la question du Sahara occidental en faveur du régime marocain du makhzen.

    Selon le journal espagnol, « le secrétaire d’Etat espagnol au Commerce est en contact avec la Commission européenne pour permettre une éventuelle invitation à aider les entreprises touchées, à condition que cela ne soit pas considéré comme une aide d’Etat », au moment où le gouvernement s’apprête à lancer des plans pour aider à diversifier les marchés pour les entreprises qui étaient plus dépendantes des ventes en Algérie, en particulier celles qui avaient atteint un tiers de leurs affaires étrangères en Algérie.

    Le gouvernement de Madrid a décidé d’aider les entreprises espagnoles touchées par l’escalade de la crise avec l’Algérie, indique le journal, après avoir constaté que l’Union européenne, qu’il décrit comme « responsable » de l’application de l’accord de libre-échange entre les 27 pays et l’Algérie, n’est actuellement pas en mesure de le faire. Sauf à obtenir un engagement de la partie algérienne à discuter de la crise des exportations des entreprises espagnoles vers l’Algérie, estimée à pas moins de 149 cas, selon les données du ministère de tutelle.

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est rendu à Bruxelles en juin dernier, abandonnant une mission aux États-Unis d’Amérique, avec une plainte contre l’Algérie, liée à l’existence de difficultés pour les entreprises espagnoles qui ont des clients en Algérie, mais cette mission a irrité la partie algérienne, qui a accusé le gouvernement Sanchez et son ministre des Affaires étrangères, Albares personnellement, d’essayer d’impliquer l’Union européenne dans un problème entre deux États.

    Depuis lors, le gouvernement Sanchez n’a pas été en mesure de résoudre ce problème avec l’Algérie, à un moment où les principaux pays européens, tels que l’Italie et la France, ont eu tendance à consolider leurs relations économiques avec l’Algérie, abandonnant la solidarité européenne habituelle, puisque Rome a conclu des accords gaziers sans précédent avec l’Algérie, avant que Paris ne s’y joigne, après des visites de navette de hauts fonctionnaires des deux pays, dans une scène qui a effrayé Madrid, qui s’attendait à un soutien européen dans la crise avec l’Algérie.

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    #Algérie #Espagne #UE #Union_Européenne

  • Macron reconnaît que Djamila Boupacha a été «torturée»

    Tags : Algérie, Djamila Boupacha, France, Guerre d’Algérie, Mémoire, crimes coloniaux,

    Dans son hommage à Gisèle Halimi : Macron reconnaît que Djamila Boupacha a été «torturée»

    Le président français Emmanuel Macron a, dans son discours en hommage à l’avocate et militante féministe Gisèle Halimi, décédée en 2020, évoqué la militante du FLN, Djamila Boupacha, qu’elle défendait en 1960.

    Reconnaissant son combat pour la décolonisation, pour l’indépendance de l’Algérie et contre la guerre, le président Macron a parlé des affres subis par Djamila Boupacha qui a été, entre autres, torturée et humiliée.

    «L’humiliation, la torture, le viol, l’avaient accablée», a-t-il affirmé en référence à l’attitude de l’avocate lors de sa défense de la militante algérienne.

    «Gisèle Halimi a porté la cause de l’indépendance algérienne. La guerre d’Algérie doit maintenant prendre toute sa place dans notre mémoire, ici en France, et en Algérie», a-t-il souligné.

    Le président français reconnaît ici que Djamila Boupacha a été torturée et humiliée, pendant la révolution, franchissant un autre pas dans la reconnaissance des actes de torture et les assassinats dont ont été victimes des militants du FLN.

    M. Macron avait reconnu que l’avocat Ali Boumendjel avait été torturé et assassiné. Vint après le tour de Maurice Audin, également, tué par l’armée coloniale, en Algérie. M. Macron est allé plus loin en présentant des excuses officielles à sa veuve.

    Cependant, les gestes du président français se limitent à des actes symboliques qui ne participent nullement d’une démarche tendant à reconnaître, comme le réclame l’Algérie, les crimes coloniaux, les crimes de guerre commis par l’occupant dont l’armée a pratiqué le massacre à grande échelle, passant des exécutions ciblées aux fumigations et l’extermination de villages entiers.

    C’est la position d’un fort courant français qui ne veut pas reconnaître les crimes commis dans les colonies, particulièrement en Algérie, préférant mettre dans le même panier le FLN et l’armée française.

    Le président s’en est remis à une autre option consistant à réunir dans une même commission les spécialistes et les historiens des deux pays pour se pencher sur l’histoire de la colonisation et de la guerre de libération. Une démarche approuvée par les deux pays.

    Par ailleurs, dans son hommage à sa mère, Jean-Yves Halimi, un enfant de la guerre d’Algérie, a rappelé les menaces de mort qui pesaient sur sa mère et sa famille à l’époque, à cause de son combat pour la décolonisation et contre la guerre d’Algérie.

    Un engagement qui a poussé la famille à une vie sous la contrainte.

    Et s’adressant à elle, il dit : «Tu rejoins au Panthéon de notre récit national celles que j’appelais familièrement les deux Simone, De Beauvoir et Veil.» Et de conclure avec cette sentence post-mortem :

    «Ma mère aurait manifesté aux côtés des manifestants pour les droits des femmes dans toute la France ce mercredi.»

    L’autre fils de l’avocate, le journaliste, directeur du journal mensuel Le Monde Diplomatique, Serge Halimi, a refusé de participer à la cérémonie.

    Il a estimé que la cérémonie n’est pas opportune «alors que le pays est mobilisé contre une réforme des retraites extrêmement injuste, notamment pour les femmes».

    Il a affirmé que sa mère l’aurait combattue. L’aîné des Halimi est politiquement plus offensif, notamment à travers ses écrits et ses éditoriaux dans Le Monde Diplomatique.

    Et comme sa mère, il combat les options et orientations socioéconomiques du président Macron.

    Co-fondatrice, avec Gisèle Halimi en 1971, et présidente de l’association «Choisir la cause des femmes», Violaine Lucas a participé au boycott de la cérémonie qui y a vu «une instrumentalisation politique».

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    #Algérie #Gisele_Halimi #Djamila_Boupacha #Macron #Colonisation #Mémoire