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  • Algérie – Maroc : que pèsent leurs forces militaires ?

    Tags : Maroc, Algérie, armée, Sahara Occidental, Front Polisario – Algérie – Maroc : que pèsent leurs forces militaires?

    L’Algérie et le Maroc sont, avec l’Égypte, les principaux acheteurs d’armes en Afrique. Les tensions au Sahara occidental alimentent les craintes d’un conflit entre Rabat et Alger. Que pèsent les armées des deux pays ? Quelle est l’état de leurs forces militaires ? Entretien avec Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective & Sécurité en Europe (IPSE) et auteur d’un chapitre nommé « La Guerre contre le terrorisme du Sahara au Sahel » dans le livre « Repenser le conflit au Sahara ».

    TV5MONDE : Quelles sont les dynamiques en matière d’équipement militaire dans ces deux pays ?

    Emmanuel Dupuy : Les deux pays sont en train de se réarmer. C’est un phénomène qui est récent mais c’est un phénomène qui répond l’un à l’autre. C’est plus ou moins « une sorte de parité stratégique ». Même si l’armée algérienne est numériquement parlant moins nombreuse que l’armée marocaine : 130 000 militaires contre 310 000, c’est sans compter les 150 000 réservistes en plus des 190 000 forces paramilitaires algériennes contre 150 000 réservistes et 50 000 forces paramilitaires pour le Maroc. Donc on voit qu’on est plus ou moins dans une logique de parité volumétriquement parlant.

    Les deux pays sont en train de se réarmer ( Emmanuel Dupuy, spécialiste des forces armées des deux pays)

    On dit souvent que l’Algérie est la deuxième armée du continent africain et le Maroc la 5e, pour une raison autre : celle des investissements. L’Algérie consacre beaucoup plus en termes de dépenses militaires que le Maroc : 90 milliards de dollars entre 2010 et 2020 pour l’Algérie, 35,6 milliards de dollars sur la même période pour le Maroc. Il y a là un hiatus qu’il est important d’avoir à l’esprit, ce qui confirme aussi la dernière annonce d’il y a quelques mois des 7 milliards de dollars de contrat d’armement entre la Russie et l’Algérie qui fait suite à la visite de l’État-major algérien Saïd Chengriha à Moscou. Donc il y a une accélération en termes d’investissement militaire du point de vue algérien mais un avantage volumétrique d’un point de vue marocain.

    TV5MONDE : Vous parliez de contrats avec la Russie. Quels sont les soutiens et les fournisseurs de ces deux armées ?

    Emmanuel Dupuy : Il y a une longue tradition de formation, d’entraînement et d’équipement quasi-exclusivement russe vis-à-vis de l’Algérie. Ceci correspond à une réalité géopolitique bien comprise. Par ailleurs, l’Algérie devrait être le premier client des nouveaux avions de chasse russe Sukhoï 57 qui n’ont encore jamais été vendus à l’export. L’indépendance algérienne s’est créée dans une lutte contre une puissance coloniale à la suite d’une guerre qualifiée d’anticoloniale. Il est évidemment compliqué, même si c’est en train de changer un peu, que les forces armées algériennes bénéficient de matériel militaire français ou en tout cas américain. Alger dénonce la présence américaine trop fortement appuyée vis-à-vis du Maroc.

    Il y a une volonté de la part de l’Algérie de vouloir régionaliser le conflit
    Emmanuel Dupuy, président de l’IPSE

    Il y a d’autres clients ponctuels comme la Chine qui fournit les deux pays.
    La France et les États-Unis fournissent plutôt exclusivement les forces armées marocaines. La raison est simple : le Maroc a, depuis 2004, le titre d’allier majeur non-membre de l’OTAN, ce qui n’est pas le cas de l’Algérie. On peut rajouter Israël à la suite de la normalisation du 10 décembre 2020 et les Émirats-arabes-unis qui sont devenus aussi de facto des partenaires du Maroc dans le cadre des accords d’Abraham (13 août 2020).

    TV5MONDE : De quels types d’armes on parle pour ces deux pays africains ?

    Emmanuel Dupuy : Les deux pays disposent de systèmes de défense anti-aérien sol-air. Pour le Maroc, il s’agit des systèmes américains Patriot et pour l’Algérie, c’est l’équivalent russe avec le système S-300 (dont dispose aussi l’armée syrienne).
    Dans le Domaine des radars, on est dans une parité également : Français et Américains ont fourni l’armée marocaine tandis que Chinois et Russes ont fourni l’armée algérienne.

    En ce qui concerne les forces aériennes : l’Algérie disposait déjà d’avions russes Sukhoï 34 et ils vont disposer bientôt de Sukhoï 57, les derniers modèles de la marque. Les forces marocaines disposaient déjà de F-16 et ces avions sont mis à jour et ils disposent désormais des derniers modèles de F-16.

    Sur les forces terrestres, le Maroc a confirmé sa volonté d’acheter 36 canons CAESAR 155mm. Ces systèmes d’arme ont une portée de 40 km et c’est la France qui fournit ces armements. De la même manière, l’artillerie automotrice tractée algérienne est conséquente : 720 de ces matériels sont fournies par la Russie. Le Maroc en a un peu moins de 510.

    7000 véhicules blindés sont fournis majoritairement par la Russie pour l’Algérie contre 8000 pour le Maroc fournis majoritairement par les États-Unis.

    Pour les chars de combat, même combat ! Près de 2000 pour l’Algérie : des chars russes. 3000 pour le Maroc : des chars américains, des chars chinois ou même des chars russes également. Donc si la quasi-totalité des chars algériens sont de fabrication russe, la Russie a confirmé il y a quelques mois la volonté de vendre au Maroc des chars également (60 chars T-72). La Russie joue sur les deux tableaux dans ce domaine-là.

    Au-delà de tout ça, il y a la question importante des drones. les deux pays disposent d’une capacité de drones à peu près équivalente. L’Algérie avait peut-être commencé plus tôt en prenant possession de drones de surveillance sud-africains, mais ils disposent également de drones d’attaque fournis par les Émirats-arabes-unis ou la Chine. Le Maroc dispose de drones venant de trois pays en priorité : les États-Unis, la Turquie et Israël.

    TV5MONDE : Que signifie cette rivalité entre ces deux pays sur le plan militaire ?

    Emmanuel Dupuy : Il y a, de la part de l’Algérie, une volonté de dramatiser ce qui est depuis hélas désormais 46 ans un conflit gelé mais un conflit qui n’est pas une guerre ouverte. Il y a eu une guerre ouverte, la fameuse guerre des sables, mais on en est plus là aujourd’hui, ou en tout cas, on n’en est pas encore là. Alger a une volonté de dramatiser tous les événements : l’attaque contre le poste-frontière à Guerguerat en novembre dernier, les accusations émises par l’Algérie quant à la mort du chef de la gendarmerie du Polisario, ou encore récemment les accusations de la diplomatie algérienne suite à la mort de trois camionneurs algériens. Il se trouve que la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) a indiqué que ces camions se trouvaient non pas sur la route commerciale comme l’Algérie le prétendait mais dans une zone militarisée interdite à toute circulation.

    Donc il y a de la part de l’Algérie une volonté de tendre la situation et de faire croire à l’idée qu’on se trouve dans une guerre en faisant le parallèle avec la guerre au Sahel.

    C’est la raison pour laquelle l’Algérie joue sur un autre facteur, c’est qu’elle a lancé depuis avril 2010 un certain nombre de rapprochement avec les pays du voisinage marocain. J’ai en tête le comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) qui a été construit pour encercler d’une certaine manière le Maroc. Dans le même temps, l’Algérie a créé une coordination de lutte anti-terroriste, l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL). Donc il y a une volonté de la part de l’Algérie de vouloir régionaliser le conflit et de la part du Maroc une volonté de confirmer la nécessité de revenir à la négociation telle que la dernière résolution votée par 13 membres de sécurité sur 15 la semaine dernière.

    TV5 Monde, 07/11/2021

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental #Front_Polisario

  • Les traitres ont coupé le dernier espoir de rentrer en Algérie

    Tags : Algérie, armée, MAK, Rachad,

    La revue El-Djeïch de l’Armée nationale populaire, dans son dernier numéro édité pour novembre, n’a pas été tendre avec les ennemis de la Patrie. Les traitres de tout acabit en particulier, ceux qui ont vendu leur âme au diable qui, depuis les capitales orientales qui leur déroulent le tapis, continuent à jouer le jeu des puissances qui veulent le mal à leur propre pays. L’édito d’El-Djeïch, consacré à la sacralité de la Révolution algérienne de novembre, après avoir introduit son sujet, reste focus sur les attaques à répétition ciblant l’Algérie, son Président, ses Institutions et son Armée, à travers la stratégie dite de pression permanente.

    « Les ennemis d’hier et d’aujourd’hui ont réalisé que l’ANP est le prolongement naturel de l’ALN, imprégnée des mêmes valeurs et principes et plaçant l’intérêt national au-dessus de tout », réplique l’ANP sonnant ainsi le glas de « certaines voix » qui « se sont élevées dans le but d’ébranler la confiance régnant entre le peuple et son armée et de briser le lien fort les unissant afin qu’il leur soit facile de mettre en péril le devenir de l’Algérie et de ses constantes ». Le qualificatif de traître renvoie aux youtubeurs algériens tapis derrière l’écran et jouissant de la protection et de la bienveillance des pays d’accueil et qui assument publiquement leur statut de dociles à la solde des lobbies franco-maroco-sioniste qui cherchent coute que coute, à détabiliser l’Algérie.

    « Cette bande de traîtres et de comploteurs tente d’exploiter la conjoncture que traverse notre pays pour saper les fondements de l’État national à coup de slogans creux, dans le but d’abuser l’opinion publique nationale et plonger le pays dans le chaos et l’insécurité », pouvait-on lire dans le texte, dénonçant « ceux qui ont vendu leur honneur et leur dignité en s’alliant avec les ennemis qui ont attaqué la Patrie, abusé le peuple, répandu des rumeurs et fabriqué de toutes pièces des mensonges, ont mis fin au dernier espoir de repentance et de retour dans le giron de la mère Patrie et coupé le dernier fil les reliant à l’Algérie ».

    À ces vassales des fauteurs de troubles qui ont vendu leur Patrie au profit de quelques sous, l’ANP dira que « leurs obscénités et leurs grossièretés ne les honorent point comme ils n’affectent en rien les convictions des hommes honnêtes et les croyances des femmes sincères. Quant aux ennemis historiques et traditionnels, ils ne pourront jamais ébranler la détermination des dignes fils de la Nation algérienne ni jeter la suspicion sur leur appartenance, leur civilisation et leur combat, tant que chaque Algérien authentique, au fait de l’Histoire de sa Nation, aura retenu les leçons et fait siennes les recommandations des ancêtres ».

    Dès lors, poursuit l’édito d’El-Djeïch, « toutes ces conspirations et intrigues, ourdies depuis l’autre rive ou à nos frontières, seront vouées à un cuisant échec, à l’exemple du sort de nombreux autres complots » comme souligne le général de corps d’armée, chef d’état-major de l’ANP, à l’occasion du 67e anniversaire du déclenchement de la Révolution.

    Autrement que, «Voilà qu’aujourd’hui des voix de certains néo-colonialistes s’élèvent pour titiller les sentiments de certains extrémistes à travers la justification des crimes odieux de la colonisation dans notre pays et prétendant que la Nation algérienne n’existait pas avant l’occupation.

    Tout cela afin que notre existence ne s’enracine pas dans un monde où le conflit des civilisations fait rage et où les nations s’affrontent afin d’affirmer leur prééminence et leur existence séculaire, dans le but de rompre le lien sacré entre notre peuple et son Histoire et se fonde dans les projets des autres… Mais leur quête sera déçue et notre Histoire et Novembre demeureront à jamais une épine dans leur gorge, tant que le peuple algérien sera fier de sa glorieuse Histoire et de ses valeurs civilisationnelles ancestrales».
    F. Bellili

    Le Courrier d’Algérie, 07/11/2021

  • Amiral français reconnait la puissance de la marine algérienne

    Amiral français reconnait la puissance de la marine algérienne – L’amiral Pierre Vandier, n’a pas tari d’éloges les Forces navales algériennes qu’il considère de puissantes eu égard à plusieurs indicateurs

    Dans un récent entretien accordé au quotidien Le Télégramme, le chef d’Etat-major de la marine française l’amiral Pierre Vandier, n’a pas tari d’éloges les Forces navales algériennes qu’il considère de puissantes eu égard à plusieurs indicateurs. D’emblée, l’amiral français cite l’exemple des sous-marins de classe Kilo acquis par l’Algérie auprès de la Russie, ou encore corvettes chinoises et les radars Thales.

    En tout cas et pour preuve immédiate au constat du militaire français, l’exercice naval de l’Armée nationale populaire, opéré fin septembre au niveau de Façade maritime Ouest, à Oran, consistant en des tirs de missiles et de torpilles depuis le sous-marin « Djurdjura » de classe Kilo 877 EKM. Une démonstration de forces qui a dû donner une idée au chef de la marine française sur les capacités de frappe des Forces navales de l’ANP.

    Egalement, le fait que la marine algérienne se classe 14e à l’échelle mondiale et troisième dans le bassin méditerranéen a poussé Pierre Vandier à « baisser pavillon » sachant que l’Algérie surclasse la France (17e mondial) dans ce domaine, selon le classement 2021 du site américain spécialisé en défense « Global Fire Power ». « L’Algérie possède désormais six sous-marins russes de type Kilo équipés des missiles de croisière navale Kalibr. Cela change la donne. Elle dispose de corvettes chinoises et de radars fabriqués par Thales que nous n’avons pas encore », a ainsi reconnu le chef d’Etat-major de la marine française à « Télégramme ».

    A s’y méprendre, c’est la première fois, sinon un fait rare, où un chef militaire en poste dans la marine français évoque l’armée algérienne d’autant plus que pour louer le statut de puissance. C’est d’autant en plus que le timing ne s’y prête pas que l’Algérie est en crise diplomatique avec la France à cause des tensions provoqués par les hautes autorités de l’ancienne puissance coloniale. Sur ce, et allusion aux dernières manœuvres des Forces navales algériennes au larges des côtes oranaises, intervenant dans un contexte tendu avec le voisin de l’ouest, l’amiral Vandier, évoque une sorte de course à l’armement dans ce domaine. « Nous sommes entrés dans une ère carnivore sur le plan naval, où la démonstration de force et l’affrontement font partie de la feuille de route des dirigeants de ces puissances navales. Ils se donnent les moyens de changer les règles », a-t-il indiqué non sans faire comprendre qu’il vise l’Algérie par ses propos.

    En tout état de cause, des facteurs d’actualité ont dû pousser l’amiral français pierre vandier à reconnaitre la puissance des Forces navales de l’Armée nationale populaire. D’abord, le fait de démontrer, dans le bassin méditerranéen où l’Algérie dispose de 1200 kilomètres de côtes, ses capacités de frappe dans le domaine de la marine. A noter enfin le dernier classement de GFP qui place l’Algérie deuxième force navale en Afrique, derrière l’Egypte et troisième en méditerranée après l’Egypte et l’Italie.

    Farid Guellil

    Le Courrier d’Algérie, 31/10/2021

  • Chengriha: « L’ANP est prête à faire face à tous les plans sinistres »

    Algérie, armée, ANP, #Algérie,

    Pour ne pas être nouvelle, la politique politicienne en Algérie en a pris, dans certains de ses épisodes des proportions importantes. Lorsqu’on parle de politique psychologique, il vient toujours à l’esprit des gens qu’il s’agit d’une attitude de refus de la vérité, parfaitement calculée en ses méthodes et ses objectifs. La réalité plus commune est encore qu’elle est née en parallèle avec les querelles et les conflits politiques souvent marginaux ici et là, associés aux esprits d’agitateurs, de subversion et de propagande.

    Face à cette politique de l’ombre, son menu psychologique est inséparable à son cheminement, ses vociférations, ou de manœuvres stratégiques mettant en cause le sort de la Nation, son développement et son épanouissement. Mais en dehors de ces vociférations, la cohésion nationale, reste le cadre solide sans lequel les Algériens ne sauraient affronter les manœuvres déchaînées de longue date à l’encontre de la déstabilisation de l’Algérie, aussi l’on ne pouvait pas non plus faire face aux dangers qui, cette fois, ne viennent pas plus du terrorisme interne, mais des politicards de dernière minute, de l’environnement régional et de l’environnement de la situation internationale de plus en plus mouvant et explosif.

    Des années durant, le peuple algérien a dû faire face à de nombreuses manœuvres, tentatives et complots de déstabilisation. Il a fallu que toutes les énergies sous le chapiteau républicain de l’ANP, soient mobilisées pour les repousser. Au fur et à mesure s’est formée la citoyenneté nationale avec sa propre nature et surtout, une vigilance accrue dont le trait marquant reste la résistance farouche à toutes les dérives de quelque taille soit-elle, des manipulations profondes qui « travaillent  » à envoûter la jeunesse pour des horizons incertains sinon sombres et pour faire déraper le cours de l’histoire contemporaine du pays.

    L’injection volontariste dans le projet de société de la « Nouvelle Algérie », se fait progressivement en dépit d’une certaine résistance minime de milieux rétrogrades, est en train de façonner peu à peu un corps social homogène et profondément dressé contre les ennemis de la Patrie, contre l’intégrisme et le politique religieux et, surtout, en vue d’opérer un développement politique et socio-économique radical, ininterrompu.

    Le peuple algérien à travers ce processus béni, cette recherche de renouveau national sain, a trouvé dans l’institution militaire un allié et un guide sûrs au service d’une cause d’avenir. La symbiose entre l’ANP et le Peuple, la symbiose du peuple aussi avec le programme politique en vigueur, ont permis à la société algérienne dans son ensemble d’accéder à la paix, la sécurité afin de défendre leurs propres intérêts. Sans cette armée républicaine, il n’y aurait eu en Algérie ni stabilité, ni démocratie, ni politiques nationale et internationale correctes, ni encore moins une nouvelle loi fondamentale du pays et son corollaire la démocratie participative. Ce n’est pas un hasard si l’état-major de l’ANP, apparaissant comme le  » Patriote  » le plus convaincu et le plus conséquent, ne cesse de rappeler tout le monde, ses constantes prérogatives constitutionnelles, se refusant à toute remise en cause des acquis de la Nation.

    C’est faire comprendre à certains, que le temps des magouilles en tout genre est révolu. La cohésion nationale débouche de fait sur un corps social qui la couronne et lui donne son véritable sens : la stabilité du pays doit de fait s’accompagner de la libération des esprits, des comportements, autrement dits, elle ne saurait être que formelle, et ce corps social ne saurait s’accomplir sans briser toute dépendance, fut-elle camouflet à l’égard des ennemis, à l’égard des cercles opposés à l’aisance économique, sociale et démocratique du pays.

    A certains esprits malveillants lors de sa récente visite en 2ème Région militaire (Oran), le général de corps d’Armée, Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’ANP a souligné : « Les ennemis ont ainsi trouvé en certains faibles d’esprits et traîtres à la Nation, instrumentalisés et recrutés comme agents, le moyen de parvenir à leurs fins, à savoir, affaiblir l’Algérie de l’intérieur et lui faire pression pour qu’elle renonce à ses principes immuables, à ses nobles valeurs et aux justes causes de la Nation « , ajoutant  » Mais leurs actes seront voués à l’échec et ils seront humiliés et acculés, car l’Algérie, qui est entrée dans une ère nouvelle, forte de son armée et de son peuple, est déterminée, plus que jamais, sous la conduite de Monsieur le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, à défendre sa souveraineté, son unité nationale et sa décision souveraine ».

    « De même qu’elle est prête à faire face, avec rigueur et fermeté, à tous les plans sinistres, qui se trament secrètement et ouvertement, visant l’Etat- Nation et ses symboles, en s’appuyant sur son riche patrimoine historique, ses principes immuables et sur l’unité de son vaillant peuple qui, quelles que soient les circonstances, se tiendra aux côtés de ses dirigeants et des institutions de l’Etat, tel un seul homme, pour faire face à quiconque tente de nuire à l’Algérie des Chouhada, car la volonté des peuples est invincible « , a-t-il encore mis en exergue.

    L’état-major de l’ANP comme on le constate est déterminé afin que l’Algérie demeure un bastion inexpugnable face à ses ennemis, Etats ou individus soient-ils,  » toutes les mesures et décisions prises ainsi que les acquis réalisés dans la nouvelle Algérie ont pour finalité deux éléments importants. Le premier pour le Haut commandement de l’ANP étant la protection de la Patrie contre toute menace et tout risque potentiels dans un monde voguant entre mutations profondes et conflits armés et dans lequel notre région vit sur un volcan d’où ne s’en sortiront que les forces les plus intelligentes et disposant d’une grande cohésion.

    Le second élément est que toutes ces mesures sont prises dans l’intérêt du citoyen algérien afin qu’il ait une existence décente, une existence garantissant la prospérité à tous les Algériens et afin que l’Algérie préserve sa souveraineté dans ses décisions et soit en capacité de rejeter toute forme d’intervention, tout dictat, ni ne se plie à aucun marchandage ou chantage de la part de toute partie quelle que soit sa puissance ou son influence.

    Les capacités défensives de la Nation, leur renforcement et leur développement s’organisent autour de l’Armée nationale populaire (ANP), et la Nouvelle Algérie a emprunté la bonne voie, celle de l’édification d’un Etat fort, possédant les clés lui permettant d’accéder à de nombreux domaines, de résoudre les crises et d’éliminer les vestiges du passé, de faire face à toutes sortes de déviations, œuvre de pêcheurs en eaux troubles qui, voyant tous les horizons se boucher, se sont spécialisés dans la manigance, la désinformation et le mensonge.

    B. C.

    Lemaghreb.dz, 07/10/2021

  • Oui, l’Algérie est une force de frappe

    Oui, l’Algérie est une force de frappe

    Algérie, armée, ANP, Maroc, #Algérie, #Maroc, #ANP, #Armée,

    Dans le prolongement de l’ouverture de l’année d’instruction et de préparation au combat, l’Armée nationale populaire continue d’œuvrer, avec sérieux, détermination et acharnement à élever le niveau de préparation au combat de toutes ses composantes et unités déployées à travers le territoire national, y compris celles positionnées le long de nos frontières, conformément aux orientations de Monsieur le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, dans le but de renforcer les facteurs de force qui lui permettront de défendre l’intérêt suprême de la Nation, protéger sa souveraineté nationale et réunir les conditions de sa sécurité.

    Garantir la disponibilité permanente de nos forces armées est le résultat de l’approche globale et intégrée adoptée par le Haut commandement de l’Armée nationale populaire, visant particulièrement à atteindre les objectifs tracés. Et, du fait qu’elle constitue un des facteurs essentiels en vue d’atteindre le niveau de disponibilité requis, il est naturel que l’effort de base soit axé sur la préparation au combat avec tous ses facteurs et ses exigences. L’exercice tactique combiné “Radaâ 2021”, supervisé dernièrement par Monsieur le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, en territoire de la 2e Région militaire, reflète la perspicacité de cette démarche qui traduit la ferme volonté de développer le corps de bataille et d’assurer la cohésion opérationnelle entre les différentes forces et donc leur entière disponibilité à parer à toute urgence ou menace de quelque qualité ou nature qu’elle fut.

    Au moment où notre armée poursuit ses efforts pour renforcer ses facteurs de force et atteindre le niveau de préparation requis, conjointement avec l’ouverture de la nouvelle année d’instruction et de préparation au combat, les graves actes d’hostilité et la campagne de propagande tendancieuse menée par le Makhzen contre l’Algérie, en général, et l’Armée nationale populaire, en particulier, se poursuivent, prenant même la forme d’une guerre déclarée sur les plateformes des médias sociaux, les chaînes de télévision et les pages de journaux. Une propagande qui tente en vain d’ébranler notre pays, d’attenter à sa souveraineté, de saper l’unité du peuple ainsi que son intégrité territoriale afin de créer un climat susceptible d’entraîner la déstabilisation de toute la région du Maghreb. Ceci à travers de nombreuses et récurrentes actions hostiles, qu’elles soient au grand jour ou en coulisses, auxquelles notre pays a patiemment fait face et avec la plus grande retenue, conformément au principe de bon voisinage qu’il observe vis-à-vis de son environnement immédiat.

    En fait, ces hostilités et d’autres, telles que la tentative d’inonder notre pays de drogue, l’espionnage, la propagande destructrice, les déclarations tendancieuses et accusations émanant d’officiels marocains ou encore la tribune offerte aux sionistes pour lancer des menaces contre notre pays depuis le sol marocain, sont intervenues en réaction à la ferme et indéfectible position de principe de l’Algérie quant à la nécessité d’une solution juste à la question sahraouie, solution qui passe par la possibilité pour le peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination, à s’affranchir de l’occupation et à permettre ainsi à la dernière colonie d’Afrique de se libérer.

    Il apparaît clairement désormais que les agissements enragés du Makhzen sont l’expression du cuisant échec essuyé par toutes ses menées hostiles contre notre Patrie, et après s’être rendu à l’évidence que l’Algérie, qui tire de son passé révolutionnaire un référent fondamental et un patrimoine qui éclaire son parcours, ne saurait, en aucune circonstance, renier ses principes qui ont fait sa gloire et lui ont valu le respect des nations du monde.

    Le Makhzen marocain a naïvement cru qu’en multipliant les actes d’hostilité contre notre pays ces derniers temps, cela finirait par l’amener à abandonner un des principes fondamentaux de sa politique étrangère, qui est le soutien indéfectible au droit des peuples sous occupation à l’autodétermination, comme c’est le cas des peuples palestinien et sahraoui.

    Ce dernier qui combat depuis plus de quarante ans pour libérer son territoire spolié par l’occupation marocaine, comme l’a souligné Monsieur le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, lors de sa récente visite à la 2e Région militaire.

    «Parce que l’attachement de l’Algérie à ses principes et sa détermination à ne guère en dévier dérangent le régime du Makhzen et entravent la concrétisation de ses plans douteux dans la région, ce régime expansionniste est allé trop loin dans les conspirations et les campagnes de propagande subversives, visant à minimiser le rôle de l’Algérie dans la région, épuiser ses capacités, entraver son processus de développement et tenter de porter atteinte à l’unité de son peuple» et d’ajouter que dans leurs tentatives de «semer la discorde et la division en son sein, les ennemis ont ainsi trouvé en certains faibles d’esprit et traîtres à la Nation, instrumentalisés et recrutés comme agents, le moyen de parvenir à leurs fins, à savoir affaiblir l’Algérie de l’intérieur et faire pression sur elle pour l’amener à renoncer à ses principes immuables, à ses nobles valeurs et à renier les justes causes de la Nation».

    Tout le monde sait maintenant que le Makhzen s’est lourdement trompé en croyant que sa normalisation avec l’entité sioniste et son alliance avec elle renverseraient totalement l’équilibre en sa faveur. Partant, outre ses multiples et intempestives menées précédemment citées, il s’est emmuré dans la fuite en avant dans une vaine tentative d’imposer la politique du fait accompli, oubliant que l’Algérie, forte de son peuple et de son armée, ne renoncerait en aucune manière à ses principes profondément enracinés. Cela a lieu à un moment où il ne fait plus aucun doute que l’Algérie ne ferait pas l’objet d’attaques aussi hostiles et concentrées si elle ne disposait pas de facteurs de force.

    Aussi, affirmer que l’Algérie est une force de frappe ne constitue pas simplement des paroles destinées à la consommation médiatique ou de la poudre aux yeux, comme certaines parties hostiles à notre pays tentent de le vendre à l’opinion publique, mais une réalité palpable, tant à l’intérieur, à travers la mise en œuvre des premiers jalons de la nouvelle Algérie à tous les niveaux dans un climat de sécurité, que sur le plan extérieur, en ce sens que le retour en force de notre diplomatie sur la scène internationale et régionale a montré que notre pays fait face aux menaces contre lesquelles elle n’a eu de cesse de mettre en garde et d’alerter la communauté internationale.

    Oui, l’Algérie est une force de frappe de par ses principes immuables, ses positions fermes, ses décisions souveraines, son peuple héroïque et son armée valeureuse, ce qui indispose profondément le Makhzen et suscite la terreur et le désespoir dans l’esprit des traîtres.

    L’Algérie est une force de frappe, et ceux qui en doutent ou refusent de le croire n’ont qu’à aller verser des larmes devant le mur des lamentations de leurs amis. Des larmes de déception et de désespoir pour avoir caressé des rêves improbables et nourri des espoirs qui se sont envolés comme les feuilles d’automne de ce mois.

    El Djeïch nº 699, octobre 2021

  • L’Algérie ne badine pas avec sa sécurité-L’ANP une armée moderne-

    L’Algérie ne badine pas avec sa sécurité-L’ANP une armée moderne-

    Algérie, armée, ANP, sécurité, #Algérie, #Armée, #ANP,

    Hassan Kacimi, spécialiste des questions sécuritaires, affirme, quant à lui, que l’Algérie renforce ses moyens depuis 20 ans et cela n’est pas nouveau. Le programme de modernisation de l’armée algérienne a permis à notre pays de se classer dans les premiers rangs en Afrique et dans le monde arabe.

    En Méditerranée, l’Algérie s’est dotée de moyens redoutables qui ont permis de faire de notre pays une force régionale dissuasive, souligne-t-il. Pour les menaces qui guettent le pays, il affirme qu’il y en a plusieurs auxquelles l’Algérie s’est préparée pour riposter en cas de besoin, de manière efficace et offensive. Kacimi confirme, de ce fait, que l’Algérie dispose d’un arsenal militaire offensif qui fait de notre pays une puissance régionale qui entre dans les équilibres militaires régionaux.

    L’ANP est une armée moderne et professionnelle qui se prépare à la guerre, selon les normes internationales. L’Otan fait les mêmes exercices, en mettant en place tous les scénarios d’une guerre classique, avec un ennemi virtuel.

    Les exercices menés par l’armée algérienne expriment aussi sa capacité opérationnelle à intervenir à tout moment, dès que la menace est imminente. Ce sujet ne doit pas être perçu sous l’optique de ce que disent les gens sur les réseaux.

    L’armée algérienne s’est dotée de moyens militaires d’une technologie des plus sophistiquées qui imposent l’organisation de manière régulière des exercices tactiques et opérationnels, devant permettre de vérifier l’opérationnalité de nos forces.

    L’intensité des exercices exprime une détérioration de la situation sur le plan régional, confirme l’expert, comme pour dire que notre armée ne fait qu’exercer son rôle constitutionnel.

    -Renforcement de l’arsenal militaire 
    -L’Algérie ne badine pas avec sa sécurité
    -L’institution militaire, qualifiée à tort par le passé de grande muette, s’engage dans une nouvelle approche multidimensionnelle.

    L es derniers discours du général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, confirment bel et bien sa mobilisation sur tous les fronts afin de contrer toutes les potentielles menaces. L’institution militaire tient à le faire savoir afin que ces ennemis sachent qu’elle constitue une force régionale implacable et que la moindre manœuvre leur sera fatale. Qu’en pensent les analystes politiques de ce renforcement annoncé de son arsenal militaire et quelles sont ses véritables visées ?

    Le politologue Badis Khenissa explique que la nouvelle posture de l’armée adoptée ces dernières décennies traduit l’adage «si tu veux la paix prépare la guerre». Il pense que l’Algérie affirme, en effet, son retour sur la scène internationale, à commencer par son environnement immédiat. Elle s’appuie sur son riche patrimoine historique, ses principes immuables et sur l’unité de son peuple. Un état renforcé par la légitimité de ses institutions et le professionnalisme de son armée, véritable pierre angulaire dans un monde en mutation permanente, explique-t-il. «La stabilité de l’Algérie est au-dessus de toute considération.

    La protection de nos vastes frontières nationales, nos espaces maritime et aérien et la préservation de notre souveraineté et de notre unité territoriale et populaire sont la priorité suprême. L’attaque de Tiguentourine est la preuve sans ambages que l’Algérie ne badine pas avec sa sécurité, marquée par une nouvelle combinaison de stratégie de défense active et offensive dissuasive contre toute menace où qu’elle se trouve.

    Dans ce sillage, l’ANP, commandée par un état-major aguerri, doit renforcer sa mue et chercher à créer une asymétrie militaire, tactique et diplomatique, en s’inscrivant comme le leader stratégique naturel de la région», souligne Khenissa en faisant remarquer que l’Algérie constitue la 27e puissance militaire de la planète. Mieux encore, elle est dans le top 15 des puissances navales surclassant même la France, et la première puissance sous-marine d’Afrique.

    C’est, pour lui, «le fruit d’un effort d’investissement conséquent en matière d’innovation, de recrutement et de formation, de renseignement d’intérêt militaire (RIM) à la pointe du domaine, d’équipements et matériels novateurs, qui lui permettront sans l’ombre d’un doute, de mener à bien ses missions constitutionnelles et devoirs historiques».

    L’analyste pense que l’Algérie, par sa position géostratégique, doit faire face, avec rigueur et fermeté, à un agrégat d’enjeux et nouveaux défis régionaux et mondiaux. Des conflits modernes, tels que la guerre de 4e génération G4G. Khenissa reconnaît que la nouvelle donne géostratégique, celle des accords d’Abrahams (Normalisation des pays arabes avec l’entité sioniste», que Trump a initiée et que Biden porte à bout de bras, ont eu un effet accélérateur par lequel l’état sioniste est devenu un voisin virtuel de l’Algérie comme bon nombre d’autres pays arabes.

    Les complots et actes hostiles, dit-il, se sont ipso facto décuplés ces derniers temps, dans le seul but est de porter atteinte à la stabilité de notre pays et ses idéaux. L’Algérie, pays pivot et acteur central dans les dossiers régionaux complexes, multiplie ses échanges avec tous ses alliés et polarise ainsi les attentions de nombreuses puissances qui voient en elle un partenaire fiable, loyal à ses principes sur les questions d’intérêt commun.

    Karima Alloun

  • Changriha : «L’Algérie est une puissance régionale»

    Algérie, armée, ANP, Maroc, #Algérie, #Maroc, 

    Il n y a donc pas l’once d’un doute sur la détermination de l’ANP, dont l’exercice naval combiné « RADAA 2021 » qui consiste en des tirs de missiles et de torpilles sur une cible terrestre, exécutés par l’équipage du sous-marin « Djurdjura » relevant de nos Forces navales, a permis de voir la puissance de feu de la marine nationale.
    Une armée forte est un droit inaliénable des Algériens. L’Algérie mérite amplement son rôle de puissance régionale. Un statut qui n’est pas du tout usurpé et repose sur la «supériorité stratégique» que l’ANP détient dans la région. Ce sont là, les 3 grands faits qui caractérisent l’Algérie et que nul n’est en mesure de lui disputer.
    Le chef d’état-major de l’ANP, Said Chanegriha, qui s’est exprimé dans le cadre d’une allocution prononcée à la Base navale principale de Mers-El-Kebir au 3ème jour de sa visite en 2ème Région militaire, a mis en exergue le «droit de l’Algérie nouvelle d’avoir une armée forte, développée et professionnelle, capable de jouer pleinement son rôle indéniable en tant que puissance régionale, crainte de ses ennemis». Une armée qui assure au pays «une supériorité stratégique dans la région, une armée capable, en tout temps et en toute circonstance, de préserver l’héritage des valeureux martyrs», a affirmé le général de corps d’Armée.
    L’ambition de l’Algérie est d’autant plus légitime que l’ANP «s’attelle sans relâche, nuit et jour, et tout au long de l’année, au développement de nos capacités défensives pour faire face aux nouveaux défis, et préserver les intérêts vitaux de la Nation ».
    L’objectif de cette puissance et de cette supériorité stratégique reste la sauvegarde de la souveraineté du territoire nationale. Il reste que l’un des attributs importants de la puissance pour un pays qui dispose d’une grande façade maritime est de disposer d’une flotte maritime. Celle qui a participé aux manoeuvres au large d’Oran «a réussi à disposer de tous les facteurs de force et de modernité et à maîtriser les technologies développées et modernes, devenant ainsi un exemple à suivre, en termes de professionnalisme», note le chef d’état-major. 
    Ainsi, Said Chanegriha met-il en évidence «la maîtrise totale et l’exploitation exemplaire de cette arme navale stratégique et bien d’autres moyens et équipements de pointe». S’adressant aux officiers de l’ANP, il les prend à témoins de «l’importance capitale et certaine dans le renforcement des Forces navales et dans la consolidation de notre présence dans le Bassin méditerranéen ». 
    Il n y a donc pas l’once d’un doute sur la détermination de l’ANP, dont l’exercice naval combiné +RADAA 2021+ qui consiste en des tirs de missiles et de torpilles sur une cible terrestre, exécutés par l’équipage du sous-marin +Djurdjura+ relevant de nos Forces navales, a permis de voir la puissance de feu de la marine nationale. 
    A la Base Navale, le premier responsable de l’institution militaire a affirmé que «le développement des capacités opérationnelles et de combat de notre Corps de bataille est l’objectif principal fixé par le Haut commandement qui oeuvre à sa concrétisation, à travers de tels exercices d’évaluation». 
    Le général de corps d’Armée affirme avoir plusieurs fois mis en exergue que «le développement de nos capacités opérationnelles et de combat de notre Corps de bataille et le rehaussement de l’ensemble des composantes de nos Forces armées, est l’objectif principal fixé par l’ANP et nous travaillons à sa mise en oeuvre sur le terrain, à travers tous ces efforts inlassables».
    Lesquelles efforts permettront «aux personnels de l’ANP de mener, avec sérieux et rigueur, leurs nobles missions constitutionnelles, qui consistent en la protection de nos vastes frontières nationales, nos espaces maritime et aérien et la préservation de notre souveraineté et de notre unité territoriale et populaire», a indiqué le chef d’état-major de l’ANP.
    A l’issue de cette rencontre, «le Général de Corps d’Armée a donné la parole aux cadres et aux personnels des Forces navales qui ont exprimé leur entière disponibilité à relever tous les défis et les enjeux, pour défendre la sécurité et la stabilité de notre pays et préserver la souveraineté nationale», conclut le communiqué du ministère de la Défense nationale.
    Anissa Mesdouf
    Ouest Tribune, 02/10/2021
  • « Il est du droit de l’Algérie d’avoir une armée forte »

    « Il est du droit de l’Algérie d’avoir une armée forte »

    Algérie, armée, Saïd Changriha, #Algérie,

    Le Général de Corps d’Armée Saïd Chanegriha, chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), a affirmé, ce jeudi à Oran, qu’il est du droit de l’Algérie nouvelle d’avoir une « armée forte », capable de jouer son rôle en tant que « puissance régionale », en lui assurant une « supériorité stratégique » dans la région, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    « C’est dans cette optique, qu’il est du droit de l’Algérie nouvelle d’avoir une armée forte, développée et professionnelle, capable de jouer pleinement son rôle indéniable en tant que puissance régionale, crainte de ses ennemis, lui assurant en permanence une supériorité stratégique dans la région, une armée capable, en tout temps et en toute circonstance, de préserver l’héritage des valeureux martyrs », a souligné le Général de Corps d’Armée dans une allocution prononcée à la Base navale principale de Mers-El-Kebir au 3ème jour de sa visite en 2ème Région militaire.

    « C’est dans ce but que l’ANP, digne héritière de l’Armée de libération nationale, s’attelle sans relâche, nuit et jour, et tout au long de l’année, au développement de nos capacités défensives pour faire face aux nouveaux défis, et préserver les intérêts vitaux de la Nation, conformément aux orientations de Monsieur le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, et de la part duquel nos Forces armées bénéficient d’un grand soutien et d’une attention continue et veille personnellement à réunir les conditions leur permettant de se mettre au diapason des nouveaux développements et avancées que connait le monde d’aujourd’hui », a ajouté le Général de Corps d’Armée.

    «Consolidation de notre présence dans le Bassin méditerranéen»

    A ce titre, a-t-il relevé, « notre flotte maritime a réussi à disposer de tous les facteurs de force et de modernité et à maitriser les technologies développées et modernes, devenant ainsi un exemple à suivre, en termes de professionnalisme », soulignant que « ceci a permis la maitrise totale et l’exploitation exemplaire de cette arme navale stratégique et bien d’autres moyens et équipements de pointe qui, tel que vous le savez, revêtent une importance capitale et certaine dans le renforcement des Forces navales et dans la consolidation de notre présence dans le Bassin méditerranéen ».

    A l’occasion sa visite en 2ème Région militaire le Général de Corps d’Armée a « supervisé la 2ème phase de l’exercice naval combiné +RADAA 2021+ qui consiste en des tirs de missiles et de torpilles sur une cible terrestre, exécutés par l’équipage du sous-marin +Djurdjura+ relevant de nos Forces navales ».

    Depuis le Bâtiment de commandement et de déploiement des Forces, le Général de Corps d’Armée, accompagné du Général-Major Djamel Hadj Laroussi, Commandant de la 2ème Région militaire, et du Général-Major Mahfoud Benmedah, Commandant des Forces navales, « a suivi le déroulement des tirs où l’objectif a été atteint avec précision et détruit complètement ».

    «Développement des capacités opérationnelles et de combat de notre Corps de bataille»

    A la Base Navale Principale Mers-El-Kbir, le Général de Corps d’Armée a rencontré les cadres et les personnels de la Façade Maritime Ouest et a prononcé une allocution d’orientation, diffusée à toutes les unités navales par visioconférence, à travers laquelle il a affirmé que « le développement des capacités opérationnelles et de combat de notre Corps de bataille est l’objectif principal fixé par le Haut commandement qui œuvre à sa concrétisation, à travers de tels exercices d’évaluation ».

    « J’ai affirmé plusieurs fois, et à maintes occasions, que le développement de nos capacités opérationnelles et de combat de notre Corps de bataille et le rehaussement de l’ensemble des composantes de nos Forces armées, est l’objectif principal fixé par l’ANP et nous travaillons à sa mise en œuvre sur le terrain, à travers tous ces efforts inlassables, fournis avec persévérance et détermination, afin de permettre aux personnels de l’ANP de mener, avec sérieux et rigueur, leurs nobles missions constitutionnelles, qui consistent en la protection de nos vastes frontières nationales, nos espaces maritime et aérien et la préservation de notre souveraineté et de notre unité territoriale et populaire », a-t-il souligné.

    A l’issue de cette rencontre, « le Général de Corps d’Armée a donné la parole aux cadres et aux personnels des Forces navales qui ont exprimé leur entière disponibilité à relever tous les défis et les enjeux, pour défendre la sécurité et la stabilité de notre pays et préserver la souveraineté nationale », conclut le communiqué.

    Horizons, 30/09/2021

  • Lecture du redéploiement stratégique de l’Algérie dans la région

    Algérie, Maroc, armée, Sahel, Mali, Libye, Sahara Occidental, #Algérie, #Maroc,

    La révision constitutionnelle de novembre 2020 établit les conditions d’une intervention extérieure de l’Armée nationale populaire, rompant avec une tradition de non-ingérence. Un changement doctrinal nécessaire pour Alger, qui traduit sa volonté de revenir au premier plan diplomatique
    Le 24 août 2021, le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra annonçait la rupture des relations diplomatiques avec le royaume du Maroc.

    Cet épisode n’est que le dernier en date d’un processus de redéploiement politique régional de l’Algérie, après plusieurs années d’effacement. Les derniers temps du règne d’un Abdelaziz Bouteflika malade et diminué avaient été synonymes d’une action diplomatique anémique pour un pays traditionnellement réputé pour son activisme international, notamment dans un rôle de médiateur éprouvé.

    Ce retour au premier plan a été acté par la Constitution adoptée par référendum populaire le 1er novembre 2020, qui a opéré une rupture radicale avec le non-interventionnisme en vigueur jusqu’alors, un principe qui constituait un des piliers fondamentaux de la politique algérienne depuis son indépendance.

    L’armée n’avait pas l’interdiction légale de franchir ses frontières mais les Constitutions de 1989 et 1996 insistaient sur une dimension territoriale du recours à la force.

    L’Armée nationale populaire (ANP) s’est déjà engagée sur des théâtres extérieurs dans son histoire – notamment à l’occasion de la guerre des Sables contre le Maroc en 1963 ou des guerres israélo-arabes de 1967 et 1973 –, mais l’Algérie s’est, en règle générale, conformée à cette volonté de non-ingérence.

    Désormais, le président Abdelmadjid Tebboune peut autoriser l’armée à participer à des missions hors des frontières du pays après l’approbation des deux tiers du Parlement, notamment dans le cadre des Nations unies, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes (articles 31 et 91 de la Constitution).

    Certes, la constitutionnalisation des conditions d’intervention à l’étranger offre une « protection » pour l’armée, selon les déclarations d’un membre de l’état-major de l’ANP, mais elle officialise surtout un changement doctrinal qui vise à faire face aux défis régionaux et internes.

    Instabilité en Tunisie et en Libye
    Le pays fait face à un contexte sécuritaire dégradé sans précédent à ses frontières.

    Dans les années 1990, la principale préoccupation dans ce domaine était interne, avec la lutte contre le terrorisme qui a en partie structuré la pensée sécuritaire étatique.

    Aujourd’hui, l’Algérie est bordée d’un arc de crises touchant la quasi-intégralité de ses 7 000 kilomètres de frontières terrestres, qu’elle partage avec sept pays, si l’on inclut la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

    Comme l’explique Smail Djourhi, chercheur à l’université d’Alger 3, « cette situation inédite à travers l’histoire [de l’Algérie] suppose une adaptation de l’appareil militaro-sécuritaire et le dépassement des paradigmes de sécurité traditionnels adoptés depuis l’indépendance ».

    À l’est, même la Tunisie, dont la révolution de 2011 fait pourtant figure d’exception pour son dénouement relativement pacifique, présente des facteurs d’instabilité. Aux crises politiques successives s’ajoutent une fragilité économique exacerbée par la crise du COVID-19 et la persistance de la menace terroriste.

    Victime de plusieurs attaques meurtrières entre 2011 et 2016, la Tunisie a constitué le premier contingent de combattants étrangers dans les rangs du groupe État islamique (EI) en Syrie.

    En Libye, une sortie de crise est esquissée avec la formation en mars 2021 d’un Gouvernement d’union nationalesous l’égide de l’ONU, mais l’ingérence de puissances étrangères et les affrontements entre milices maintiennent un niveau de risque élevé.

    De plus, l’Algérie est en situation d’hostilité affichée avec l’un des principaux acteurs de la guerre civile libyenne, le maréchal Haftar, qui multiplie les provocations.

    La guerre civile libyenne a, par ailleurs, été un des facteurs déstabilisateurs au Sahel, où l’afflux d’armes en provenance de l’arsenal de Mouammar Kadhafi a contribué à la formation de groupes armés.

    La diplomatie algérienne a participé activement au règlement du conflit entre Bamako et les rebelles indépendantistes touarègues de la Coordination des mouvements de l’Azawad avec l’accord d’Alger de 2015, mais est depuis en retrait alors que l’insurrection, désormais menée par divers groupes extrémistes armés, se poursuit dans plusieurs pays de la zone.

    Le Mali, le Tchad et la Mauritanie – voisins directs –, mais aussi le Burkina Faso, voire le Nigéria, ne semblent pas en mesure de lutter efficacement contre le terrorisme et d’enrayer la spirale de violence au sein même de leurs populations.

    À l’ouest, les antagonismes entre Maroc et Algérie ne sont pas résolus, nourris notamment par la question sahraouie.

    Les récentes évolutions, entre normalisation des relations du Maroc avec Israël en décembre 2020, révélations des pratiques d’espionnage marocaines à grande échelle grâce au logiciel israélien Pegasus, et accusations à l’encontre du Maroc pour son soutien supposé au Mouvement d’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé « terroriste » par les Algériens, ont fait monter la tension jusqu’à la rupture des relations diplomatiques.

    Rééquilibrages politiques internes
    Ainsi, cette révision constitutionnelle permet à l’Algérie d’opérer, selon Smail Djourhi, « la migration d’une doctrine réactive à une doctrine préemptive » et de faire une distinction « entre frontières géographiques et frontières sécuritaires qui autorise, si la situation l’exige, l’exécution d’opérations […] en dehors du territoire ».

    En effet, ceinturée par des États défaillants ou hostiles, l’Algérie semble en partie contrainte par les événements d’adopter une nouvelle posture. Néanmoins, le contexte politique interne a pu également être favorable à cette prise de décision.

    Abdelkrim Dekhakhena, chercheur à l’Université 8 Mai 1945 Guelma, justifie également ce changement de doctrine par les avantages que comporte la participation aux missions internationales de maintien de la paix : en matière de réputation, politique, influence et, surtout, sur le plan financier.

    La rémunération offerte aux pays contributeurs de ces missions pourrait constituer pour l’Algérie une rentrée de devises bienvenue alors que les réserves de change s’amenuisent.

    D’un point de vue plus politique, l’adoption d’une nouvelle Constitution devait marquer pour le pouvoir algérien la fin du processus enclenché par le hirak « béni », ainsi que le président Tebboune a décrit le mouvement déclenché en février 2019 en contestation du cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika et qui a amené à son renoncement.

    Aux premiers temps du mouvement, le discours développé par les autorités lui rendait hommage : salutaires pour le pays, le départ voire l’emprisonnement de nombreux cadres de l’ère Bouteflika et l’élection présidentielle de décembre 2019 auraient dû, selon les gouvernants, suffire à satisfaire les exigences des protestataires.

    Toutefois, les contestations demandant la fin du « système » n’ont pas cessé et sont depuis désavouées par le pouvoir.

    Il peut donc paraître cohérent que le pouvoir politico-militaire se repositionne en s’investissant sur la politique extérieure, point fort traditionnel du pays, afin de donner le change face à une situation interne difficile.

    Les accusations portées contre le Maroc pour son implication dans les incendies de Kabylie sont un exemple de l’utilisation de cette dialectique entre scènes nationale et internationale.

    De plus, le hirak a constitué l’élément déclencheur d’une modification des rapports de force au sein des cercles du pouvoir, plus propices à une politique étrangère musclée.

    Au cours de l’ère Bouteflika (1999-2019), le pouvoir a été en partie « retiré des mains de l’armée pour passer à celles des civils », comme l’explique le spécialiste des questions militaro-sécuritaires au Maghreb Flavien Bourrat. Sa mise à l’écart en mars 2019 a permis une purge des proches de l’ancien président, effectuée sous la supervision du chef d’état-major des armées, le général Gaïd Salah.

    Le responsable militaire et le président Tebboune, élu en décembre 2019, avaient alors initié ce changement de politique régionale, ce dernier déclarant notamment vouloir « donner un nouvel élan au rôle de l’Algérie au niveau international […] en particulier sur les dossiers libyen et malien ».

    Après la mort soudaine de Gaïd Salah d’une crise cardiaque en décembre 2019, son remplacement par le général-major Saïd Chengriha a intensifié cette reprise en main de l’armée.

    Chengriha a participé à la guerre d’octobre 1973 contre Israël et dirigé la troisième région militaire de Béchar, l’une des plus sensibles pour sa position stratégique, face au Maroc et contiguë au Sahara occidental. Il soutient une position ferme dans ces dossiers.

    Considéré comme un faucon en matière de politique étrangère, il dénonçait en août les complots visant l’Algérie « que l’armée saura contrecarrer ».

    Il s’est imposé comme le nouvel homme fort du pays et sous son autorité, c’est cette fois-ci les responsables nommés par Gaïd Salah qui ont subi une vague de limogeages et d’arrestations. Les règlements de comptes claniques ne sont pas chose nouvelle en Algérie, mais les nouveaux équilibres internes ont indéniablement contribué au regain d’énergie diplomatique du pays.

    Offensive diplomatique
    L’évolution des (dés)équilibres régionaux appelaient à une adaptation de la politique étrangère et sécuritaire algérienne.

    Les rapports de forces nationaux, ainsi que la manœuvrabilité sur la scène internationale procurée par les missions de maintien de la paix, ont pu également contribuer à cette rupture. Surtout, les effets s’en sont fait ressentir dans l’approche adoptée sur plusieurs dossiers diplomatiques.

    En Tunisie, avec qui les Algériens entretiennent traditionnellement de bons rapports, l’Algérie se pose en « pays frère », et y assure son influence. Elle a envoyé du matériel médical, des doses de vaccins et des camions d’oxygène au plus fort de la vague épidémique de COVID-19 qui frappait le pays du jasmin en juin et juillet derniers, alors même que ses propres réserves ne lui ont pas permis de faire face au pic de contaminations qui l’a frappée par la suite.

    Sur le plan politique, la diplomatie algérienne a fait preuve d’une grande réactivité au coup de force institutionnel du président tunisien le 25 juillet, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra se rendant trois fois en Tunisie le mois suivant pour exprimer le soutien de l’Algérie à Kais Saied. Cette relation de plus en plus étroite se traduit également par l’arrestation et l’expulsion d’opposants politiques respectifs.

    Concernant la Libye, l’Algérie, qui avait progressivement été marginalisée sur ce dossier pourtant capital, tente depuis le départ de Bouteflika de jouer un rôle plus actif et durcit le ton.

    Lors de l’offensive de Haftar dans le nord-est libyen, Tebboune avait qualifié en janvier 2020 Tripoli « de ligne rouge à ne pas franchir ». En juin dernier, il a même révélé que l’Algérie avait envisagé une intervention militaire.

    Si la situation a évolué avec la formation en mars 2021 d’un Gouvernement d’union nationale dirigé par Abdel Hamid Dbeibah, elle n’est pas encore apaisée : Haftar a même prétendu en juin 2021 s’être emparé d’un poste-frontière à la frontière algéro-libyenne.

    La récente nomination au poste de ministre des Affaires étrangères de Lamamra s’inscrit dans cette volonté de reprise en main de la question libyenne.

    Ce diplomate chevronné a notamment brillé dans ces mêmes fonctions dans le passé (2013-2017) par son action dans le Fezzan libyen (limitrophe de l’Algérie), et aurait pu occuper les fonctions d’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye si les États-Unis n’avaient pas bloqué sa nomination.

    Preuve du retour diplomatique algérien, le pays a organisé le 31 août une réunion des ministres des Affaires étrangères de sept pays voisins de la Libye (Algérie, Tunisie, Égypte, Niger, Tchad, Soudan et République du Congo), qui ont appelé notamment « à la mise en application de l’accord quadripartite entre la Libye et les pays du voisinage pour la sécurisation des frontières communes ».

    Le retour de Lamamra constitue également un signal positif pour les pays du Sahel, en proie aux insurrections d’extrémistes islamistes. Sa prise de poste coïncide à quelques jours près avec l’annonce par la France de la transformation prochaine de l’opération Barkhane au profit d’un dispositif resserré.

    De plus, le Tchad, autre force militaire d’envergure, traverse une période d’incertitude après le décès au combat de son chef d’État Idriss Déby en avril, et a décidé du retrait de 600 militaires de la force du G5 Sahel.

    Cette diminution de l’engagement de ces deux acteurs majeurs (la France et le Tchad) en matière de sécurité régionale pourrait amener l’Algérie à jouer un rôle plus actif dans la crise sahélienne, alors qu’elle conserve une forte influence dans le nord malien.

    Le Mali, une solution « à 90 % algérienne »
    Le président Tebboune a déclaré à ce sujet que la solution malienne était « à 90 % algérienne » et que son pays se tenait prêt à « aider Bamako ». L’Algérie a réactivé le CEMOC (Comité d’état-major militaire opérationnel conjoint regroupant l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger, longtemps resté coquille vide), qui s’est réuni en février 2021 à Bamako.

    Le 10 août, c’est à Alger que s’est tenue une « conférence sur la sécurité au Sahel » sous l’égide du ministère des Affaires étrangères. Y ont été conviés des responsables politiques et sécuritaires des cinq pays subsahariens, des Nations unies et de l’Union africaine.

    Lamamra s’est rendu peu après au Mali pour réaffirmer l’engagement algérien auprès des autorité de Bamako, annonçant que son pays pourrait financer la reconstitution de l’armée malienne.

    Enfin, ce dynamisme diplomatique s’est exprimé de façon spectaculaire à l’annonce de la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc.

    Si les propos du Maroc à l’ONU exprimant le droit à l’autodétermination de la Kabylie ont été vécus comme un affront, les dernières victoires diplomatiques marocaines – réintégration de l’Union africaine en janvier 2017, reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara occidental par les États-Unis – plaidaient déjà en Algérie pour une reprise de l’initiative.

    Plus inquiétant, les deux pays semblent avoir fait leur choix face au dilemme de sécurité : entre 2016 et 2020, le Maroc et l’Algérie ont importé 70 % des armes présentes en Afrique (hors Égypte) selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), qui classe l’Algérie au sixième rang mondial des importateurs d’armes.

    Cette rupture diplomatique intervient également quelques mois après la reprise des hostilités au Sahara occidental entre Front Polisario et le Maroc, une première depuis le cessez-le-feu de 1991.

    L’Armée nationale populaire algérienne a par ailleurs conduit en janvier 2021 d’importants exercices militaires à sa frontière avec le Maroc, le chef d’état-major Chengriha évoquant à cette occasion la menace constituée par des « ennemis d’hier et d’aujourd’hui ». Coutumier du fait, il avait précédemment exhorté les soldats de l’ANP à se tenir prêts pour « la défense de nos frontières […] même contre un ennemi classique ».

    Ce dynamisme diplomatique s’observe au-delà de son environnement immédiat, comme en témoigne l’initiative algérienne pour résoudre le litige autour du barrage éthiopien de la Renaissance.

    Abdelmadjid Tebboune a également entrepris fin août un mouvement d’ampleur au sein du réseau diplomatique algérien, qui a donné lieu à la nomination de sept envoyés spéciaux consacrés à des axes stratégiques pour le pays.

    Cette offensive diplomatique devrait s’inscrire dans la durée, les défis régionaux étant nombreux et compliqués. Toutefois, Alger doit prendre garde à conserver son image d’arbitre qui se projette au-dessus de la mêlée.

    Ses capacités de médiation étaient réputées dans le monde entier, matérialisées par exemple par la résolution de la crise des otages de l’ambassade des États-Unis en Iran en 1979, et constituent un point fort à préserver.

    Surtout, les autorités algériennes auront à trouver un équilibre entre l’énergie allouée à la gestion des dossiers diplomatiques et celle dédiée à la situation interne, tandis que la répression contre des journalistes ou des opposants se poursuit et que la crédibilité de l’État a sévèrement été mise en cause cet été par la gestion du pic épidémique de COVID-19 et des terribles incendies qui ont ravagé la Kabylie.

    Alain Leroy

    Middle East Eye, 29/09/2021

  • L’Algérie en tête des flottes de sous-marins arabes et africains

    Algérie, armée, puissance militaire, armes, sous-marins, #Algérie,

    Le site « Global Fire Power », spécialisé dans les affaires militaires, rapporte que « l’Algérie fait partie des flottes sous-marines les plus puissantes au niveau arabe et africain en 2021, soit la 15e au monde ».

    Selon le dernier classement du site, l’Algérie occupe la première place dans le monde arabe et en Afrique et 15ème dans le monde en termes de puissance sous-marine.

    Au niveau mondial, la Chine se classe au premier rang avec 79 sous-marins, suivie des États-Unis avec 68 sous-marins, puis de la Russie avec 64 sous-marins et de la Corée du Nord avec 36 sous-marins.

    L’Algérie compte 8 sous-marins, le même nombre que l’Egypte, qui est classée 16e dans le monde, et l’Italie, qui est classée 17e.

    Le mois dernier, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a souligné l’importance de l’armée algérienne, tant sur le plan politique que constitutionnel, et a souligné que « ceux qui tentent de nuire au pays veulent attaquer sa stabilité ».

    Source : Al Mayadin via Al Manar, 27/08/2021