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  • Maroc: Décès du seul gradé juif de l’armée

    Maroc, juif, armée, Victor Ohayon, #Maroc,

    L’homme, à la retraite, était l’un des médecins marocains « les plus performants de l’Hôpital militaire Mohammed V de Rabat »

    Victor Ohayon, colonel-major de l’armée marocaine, figure notoire de l’Hôpital militaire Mohammed V de Rabat, et « sans doute l’unique gradé de l’armée marocaine de confession juive », selon L’Opinion, journal quotidien marocain, est décédé la semaine dernière. Il était âgé de 71 ans. Il a été inhumé dimanche à Rabat.

    L’homme, à la retraite, était l’un des médecins marocains « les plus performants de l’Hôpital militaire Mohammed V de Rabat », selon le journal, qui a rapporté une information de la page Facebook Far-Maroc, page liée à l’armée marocaine.

    Il était spécialiste en médecine interne et directeur du même service de spécialité au sein de l’hôpital. Il serait le seul médecin de confession juive à avoir reçu le plus haut grade militaire dans l’histoire de l’armée marocaine.

    « C’est l’officier de confession juive qui a eu le grade le plus important parmi les Juifs qui ont servi dans l’armée. Dans la première promotion des officiers, appelée ‘promotion Mohammed V’, il y avait au moins un officier juif. Et lui, comme la majorité des Juifs qui ont servi dans l’armée, était intendant (logistique, ravitaillement…). Les intendants étaient médecins, dans les services sociaux… Il n’y avait pas d’officiers juifs par exemple dans l’armée des blindés, l’artillerie, la marine, etc », a expliqué une source au site h24info.

    « Victor Ohayon était officier major, ce qui est un grade d’officier général. C’était quelqu’un de très patriote, l’ami de tous les officiers de sa génération, attaché aux valeurs de la nation et à ses principes. Les commentaires sous la publication témoignent à l’unanimité de ses qualités humaines et de ses compétences scientifiques. »

    Simon Skira, secrétaire général de la Fédération française du judaïsme marocain et président de l’association d’amitié Israël-Maroc, a fait part de son « admiration » pour le militaire.

    « On a fait connaissance en 1996 dans le cadre de ma visite au Maroc en tant que Président de l’association d’amitié Israël-Maroc. Il a participé avec de nombreux musulmans marocains à notre accueil. J’ai admiré le fait qu’il soit Marocain juif dans les FAR », a-t-il déclaré.

    TIMES OF ISRAEL, 20/09/2021

  • Le Mali, la Guinée, les armées et les putschs…

                                    Mali, Guinée, Afrique, putschs, coup d’Etat, armée, 

    par Paris : Akram Belkaïd
    On dirait que la même histoire chaotique est destinée à se répéter ad vitam æternam. En Afrique, le temps qui passe et les discours sur la démocratie ne changent rien à l’affaire : les coups d’Etats, qu’ils soient réussis ou non, n’ont pas disparu et reviennent régulièrement sur le devant de l’actualité. Hier, en août 2020, c’était le Mali. 
    Aujourd’hui, c’est la Guinée. Demain ce sera… Comme toujours, le putsch mené par des militaires est la conséquence d’un contexte plus ou moins délétère qui met en exergue les réalités politiques sordides de nombre de pays du Continent.
    Longtemps, Alpha Condé a représenté la figure positive de l’opposant historique, objet de toutes les menaces et de tous les empêchements. Face à des pouvoirs autocratiques ou dérivant vers la dictature, il symbolisait l’espoir de l’alternance, la promesse d’un renouveau. Or, comme c’est trop souvent le cas dans cette partie du monde. – Laurent Gbagbo en ayant été l’exemple en Côte d’Ivoire – l’opposant d’hier devient l’autocrate de demain. 
    En 2010, après bien des combats et des déboires, Alpha Condé est enfin élu président de la Guinée. Cinq ans plus tard, il est réélu. L’histoire aurait dû s’arrêter là. Mais comme nombre de ses pairs africains (ou arabes), l’homme n’a pas voulu quitter le fauteuil présidentiel et le scénario habituel de la révision constitutionnelle s’est donc mis en place. Le texte limitait le nombre de mandats possibles à deux mais qu’importe puisqu’un « élan populaire » en exigeait un troisième… 
    A 82 ans, Alpha Condé fut donc réélu dès le premier tour en 2020 malgré l’opposition d’une grande partie de la population, notamment la jeunesse. Allez parler de démocratie ou d’Etat de droit après cela.
    Ce genre de tripatouillage ne naît pas de la volonté d’un seul homme. Il lui faut bénéficier du soutien d’un ou de plusieurs clans disposés à œuvrer à un statu quo très rentable. Il faut des courtisans et une valetaille à la colonne vertébrale très souple pour trouver une justification à ces atteintes à la Constitution. Il faut des hommes et des femmes déterminés pour semer à tout va les habituels éléments de langage qui justifient les nouveaux mandats : stabilité, poursuite des « réformes », consolidation de l’œuvre en cours, réalisations à achever, etc. On connaît l’histoire. Et cette dernière tend de plus en plus à mal se terminer.
    Dimanche 5 septembre, des forces spéciales ont pris d’assaut le palais Sékhoutoureya et déposé le président Condé. Le « coûte que coûte » troisième mandat lui aura été fatal. Dans un autre pays, il avait fallu attendre le cinquième… 
    Le chef des putschistes est le colonel Mamady Doumbouya. Ancien caporal de la Légion étrangère française, le chef des forces spéciales – dont les hommes appartiennent majoritairement à la communauté Malinké – est le nouvel homme fort de la Guinée. Pour l’heure, et c’est de bon ton, il promet une « transition inclusive et apaisée ». Que pourrait-il dire d’autre ? Malgré l’ensauvagement du monde, les formes demeurent importantes. Il faut faire semblant. Les institutions internationales qui ont condamné le coup d’Etat – alors qu’elles avaient avalisé le coup de force constitutionnel de Condé – finiront par entendre raison et composer avec le nouveau pouvoir guinéen. A condition que ce dernier évite les erreurs du passé.
    En 2008, un autre militaire, le capitaine Dadis Camara avait déjà pris le pouvoir à Conakryen promettant des élections « libres, crédibles et transparentes ». On connaît la suite. Dérive autocratique, tentation de se présenter lui-même à l’élection présidentielle et massacre de manifestants réunis dans un stade de la capitale guinéenne, le 28 septembre 2009. En décembre de la même année, Dadis Camara est victime d’une tentative de meurtre et, hospitalisé à l’étranger, il doit quitter le pouvoir. Fin de l’histoire en attendant son jugement pour les tragiques événements du stade. Le colonel Dombouya a donc tout intérêt à faire oublier cet épisode. En libérant plusieurs détenus politiques, il confirme sa volonté d’apaisement mais durera-t-elle ?
    Car combien de temps faudra-t-il pour que soient annoncées ses ambitions présidentielles ? Des proches d’Alpha Condé sont déjà en campagne pour le colonel putschiste. Qu’importe l’homme, pourvu que le part de prise d’intérêts soit inchangée. Dans le Mali voisin, c’est la même pièce de théâtre qui se joue ou presque. Il y a un an, le colonel AssimiGoïta, lui aussi issu des forces spéciales, déposait le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et promettait un retour rapide à la légalité constitutionnelle. Les Maliens attendent toujours.
    Des autocrates qui ne veulent pas passer la main et des armées dont le poids stratégique et politique a considérablement augmenté du fait des tensions au Sahel et dans le delta du Niger. La combinaison est un obstacle de taille pour toute mutation vers une démocratie apaisée. Car, dans ce qui se joue, les classes politiques civiles n’arrivent pas à se faire entendre ni à peser sur le cours des événements. On se demande comment il sera possible de briser ce cercle vicieux.
  • L’Algérie commande six corvettes 56 auprès de la Chine

    L’Algérie commande six corvettes 56 auprès de la Chine

    Algérie, Chine, marine, armée, corvettes 56, #Algérie,

    La marine Algérie a passé commandé auprès de la Chine de six (06) corvette de type 56 à la Chine, dont deux qui sont actuellement à quai à Shanghai, selon les informations rapportées par le site spécialisé menadefense.

    Une corvette est un navire de guerre de moyenne importance entre le patrouilleur et la frégate, mesurant de 80 à 130 m et jusqu’à 2000 t, qui est davantage conçu pour la protection d’une force navale ou d’un convoi de navires marchands ou la surveillance d’une zone (militaire ou économique), que pour l’assaut.

    Selon la même source, la livraison des navires à l’Algérie interviendra à partir du début de l’année 2022 jusqu’à l’achèvement de la commande en 2023.

    « Il faudra s’attendre à ce que ces corvettes soient équipées du radar Smart S de Thales qui a eu beaucoup de succès en Algérie à bord des corvettes C28A. Le navire aura une autonomie de 6 500 km. Il embarquera huit silos croisés de missiles YJ-83 contre les cibles en mer et à terre, un système anti aérien HQ-10 (semblable au RAM), de six tubes lance torpilles de 324 mm et un canon de 76 mm avec conduite de tir automatique. » Précise le site menadefense.

    A noter qu’il existe une version « locale » de corvettes lance- missiles, qui sont fabriquées par l’ECRN d’Oran. L’établissement prend en charge les différentes opérations de construction et de réparation navales au profit des Forces Navales et des entreprises civiles. Parmi ces réalisations, figurent des vedettes garde côte 37,5 mètres, des vedette de sauvetage, ponton 50 mètres ou encore des docks flottant 4500 tonnes.

    Maghreb Émergent, 9 septembre 2021

  • Algérie: L’armée, 27e armée plus puissante du monde (GFP)

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    Selon le dernier classement de Global Fire Power : L’ANP une des plus puissantes armées du monde

    Par Meriem Maram Houali

    L’Armée populaire nationale (ANP) a connu une modernisation profonde en se dotant d’équipements modernes et sophistiqués ces dernières années.

    Parallèlement à ses nobles missions, ANP, a ainsi, poursuivi son processus de modernisation, conformément aux exigences de développement professionnel du point de vue de la formation et de l’équipement, en faisant le pari de l’excellence et de l’adaptation à la conjoncture et l’évolution de la situation.

    Aujourd’hui, tous les spécialistes s’accordent à dire que « l’Algérie a réussi à mettre en place une véritable armée professionnelle, avec la consolidation de sa stratégie d’acquisition de technologies militaires nouvelles et de modernisation d’anciens équipements ».

    Depuis 2006, le site mondial Global Fire Power (GFP) classe les armées de 137 pays à travers le monde en fonction des différentes armes, y compris les avions, les chars et les navires.

    Outre ces paramètres, le classement du site américain est basé sur des dizaines d’autres variables, telles que le personnel, le budget, le secteur de la sécurité, les capacités logistiques, la géographie, etc.

    C’est donc en toute connaissance de cause, et selon des données paramétrées, que le GFP 2021, classe l’Armée nationale populaire algérienne (ANP) à la 27e place mondiale.

    En 2006, elle était à la 55e place, c’est dire le bond qualitatif et quantitatif effectué en si peu de temps.

    En effet, l’Algérie maintient sa place indiscutable de la deuxième puissance militaire du continent africain, selon le classement du portail américain Global Fire Power pour l’année 2021.

    Au niveau mondial, le pays est monté d’une place – passant en une année de la 28ème à la 27ème place du classement.

    Le pays fait également partie du Top 10 des principaux importateurs d’armements au niveau mondial.

    « La puissance et la capacité défensive de l’armée algérienne est d’autant plus importante que suite à l’intervention de l’Otan contre la Jamahiriya libyenne de Mouammar Kadhafi, le chaos et la menace terroriste se sont propagés à de nombreux endroits de la région, notamment au Sahel. Un Sahel en proie à l’instabilité et dans lequel la présence militaire de troupes françaises et étasuniennes n’a apporté aucune amélioration de la situation. Au contraire, de nombreux observateurs parlent d’une détérioration évidente, qui risque d’autant plus de s’amplifier », rapportent les sites spécialisés.

    « Le Haut commandement de l’Armée nationale populaire poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de développement et de modernisation de l’ANP et l’application du programme de préparation au combat de toutes les forces et à différents niveaux. Ce qui reflète réellement la préparation des unités de l’ANP et leur pleine disponibilité à faire face à toute agression éventuelle et à l’écarter en toutes circonstances », relevait récemment l’édito d’El Djeich.

    Les succès enregistrés par les nombreux exercices exécutés dans les différentes Régions militaires confirment en effet, le haut niveau de compétence des éléments des unités engagées ainsi que leur maîtrise des différentes armes en dotation.

    La Patrie News, 27/08/2021

  • Maroc : sit-in de militaires retraités pour protester contre leur situation

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    De plus en plus de militaires marocains organisent des manifestations et des sit-in pour protester contre la vie précaire imposée par le manque de moyens et la cherté de la vie au Maroc.
    Au début, il s’agissait des anciens prisonniers de guerre qui ont vécu dans les prisons du Polisario à Tindouf et qui ont été reniés par le pouvoir.
    A ceux-là se sont ajoutés les retraités qui protestent contre leur situation « après avoir combattu contre le Polisario » et après avoir « tout donné pour la défense de la Patrie et l’intégrité territoriale ». Une situation qui risque d’avoir des graves répercussions dans les rangs de l’armée qui se trouve au Sahara Occidental et qui est quotidiennement pilonnée par les guerrillleros sahraouis.

  • L’Algérie conforte sa place de puissance militaire

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    par Mikhail Gamandiy-Egorov

    La République algérienne mise sur la constance. La puissance militaire indéniable du pays s’appuie sur un partenariat historique, notamment avec la Russie et la Chine, et aucun des adversaires des cités ne peut jusqu’à maintenant pouvoir faire basculer la donne dans le domaine de l’interaction militaro-technique d’Alger.

    L’Algérie maintient sa place indiscutable de la deuxième puissance militaire du continent africain, selon le classement du portail américain Global Fire Power pour l’année 2021. Au niveau mondial, le pays est monté d’une place – passant en une année de la 28ème à la 27ème place du classement.

    La constance de l’État algérien est également dans le choix de ses principaux partenaires militaro-techniques : la Russie (représentant 69% des livraisons) et la Chine (près de 10%). Le pays fait également partie du Top 10 des principaux importateurs d’armements au niveau mondial.

    Si l’interaction russo-algérienne dans le partenariat militaro-technique est effectivement restée au plus haut niveau stratégique, ce n’est pas faute pour nombre de pays occidentaux, dont la France, à avoir tenté de modifier la donne. Ou encore les États-Unis, ayant menacé de nombreux pays de sanctions économiques pour des contrats d’armement avec la Russie (la fameuse loi CAATSA qui vise « à contrer les ennemis des USA par le biais des sanctions »). Des USA qui n’ont également pas réussi à pouvoir bouleverser d’une quelconque façon la donne dans le partenariat stratégique entre l’Algérie et la Russie dans la sphère militaro-technique.

    En d’autres termes – les campagnes de lobbying à l’élyséenne ou les menaces et intimidations à la washingtonienne – n’ont pas été des éléments jusqu’à maintenant convaincants dans les choix stratégiques de l’Algérie. Confirmant par la même occasion une approche pleinement indépendante et souveraine.

    Si de nombreuses forces hostiles à Alger critiquent cette interaction avec la Russie, qu’il ne leur déplaise que c’est justement grâce à cette capacité défensive indéniable, que l’Algérie peut se tenir prête à toute tentative de déstabilisation ou d’agression extérieure, à l’instar de ce qui s’est passé en Libye. Un tel scénario est aujourd’hui inconcevable sur le sol algérien.

    La puissance et la capacité défensive de l’armée algérienne est d’autant plus importante que suite à l’intervention de l’OTAN contre la Jamahiriya libyenne de Mouammar Kadhafi, le chaos et la menace terroriste se sont propagés à de nombreux endroits de la région, notamment au Sahel. Un Sahel en proie à l’instabilité et dans lequel la présence militaire de troupes françaises et étasuniennes n’a apporté aucune amélioration de la situation. Au contraire, de nombreux observateurs parlent d’une détérioration évidente, qui risque d’autant plus de s’amplifier.

    D’où l’importance d’une armée régionale forte, efficace, pouvant faire faire aux défis sécuritaires, tout en maintenant une politique constante, y compris dans le choix de ses partenaires historico-stratégiques. L’Algérie fait partie du Top 3 des principaux partenaires de la Russie dans le domaine militaro-technique au niveau mondial, et représente pour Moscou son deuxième partenaire économico-commercial au niveau continental africain. Le pays fait également partie des principaux partenaires de la Chine en Afrique. Cette constance dans les choix stratégiques est également une arme qu’il ne faut pas négliger.

    Observateur Continental, 23/08/2021

  • Les capacités défensives de l’Algérie s’organisent autour de l’ANP

    Algérie, ANP, armée, défense, #Algérie,

    Les capacités défensives de la Nation, leur renforcement et leur développement s’organisent autour de l’ANP

    Par B. Chellali

    Qui à travers le monde ne connait pas la rigueur de la vigilance de l’armée algérienne lorsqu’il s’agit de l’atteinte à la souveraineté et à l’unité nationale, la vigilance à l’égard de tout mouvement extrémiste dirigé, financer et organisé de l’intérieur ou de l’extérieur, méfiante aussi à l’égard des sirènes surtout si le chant qu’elles entonnent portent l’estampille de la division, de la partition du pays.

    En réponse à ces sirènes, la revue El-Djeich dans sa livraison du mois d’août avertit : « Toute tentative de partition du pays, de semer le doute sur l’unité du peuple ou de violer le moindre pouce du territoire national est un fantasme et une vue de l’esprit. Et les imbéciles et les traitres qui nourrissent de telles velléités ignorant l’Histoire, la nature de l’Algérien, comme ils n’ont aucune idée de sa réaction dans le cas où certains esprits dérangés tenteraient de causer le moindre mal à l’Algérie. Ces traitres et ceux qui suivent leur voie ignorant-ils que trahir la Patrie constitue une honte qui les hantera toute leur vie et qui poursuivra leurs descendants pour toujours et à jamais ?! ».

    L’Algérie par son poids démographique, ses potentialités économiques et sa situation géostratégique, figure aujourd’hui, un pays géométrique par rapport à l’espace arabo-musulman, africain et Méditerranéen. Une position qui désigne l’Algérie à certaines puissances étrangères au terrorisme come un terrain de manœuvres de choix. Il ne faut s’étonner dans ces conditions, que l’alliance entre le Maroc et Israël s’oppose à cette position algérienne dans la région et ailleurs. Ils tentent par la même d’infléchir le devenir du Maghreb arabe de manière qu’il coïncide avec les intérêts impérialo-sionistes et ainsi nourrir des intentions belliqueuses pour lesquelles le Makhzen à pris la place de dispatching.

    Pour la revue El-Djeich, l’Algérie demeure un bastion inexpugnable face à ses ennemis, Etats ou individus soient-ils, toutes les mesures et décisions prises ainsi que les acquis réalisés dans la nouvelle Algérie ont pour finalité deux éléments importants. Le premier étant la protection de la Patrie contre toute menace et tout risque potentiels dans un monde voguant entre mutations profondes et conflits armés et dans lequel notre région vit sur un volcan d’où ne s’en sortiront que les forces les plus intelligentes et disposant d’une grande cohésion. Le second élément est que toutes ces mesures sont prises dans l’intérêt du citoyen algérien afin qu’il ait une existence décente, une existence garantissant la prospérité à tous les Algériens et afin que notre pays préserve sa souveraineté dans ses décisions et soit en capacité de rejeter toute forme d’intervention, tout dictat, ni ne se plie à aucun marchandage ou chantage de la part de toute partie quelle que soit sa puissance ou son influence. Les capacités de défensives de la Nation, leur renforcement et leur développement s’organisent autour de l’Armée nationale populaire, et la nouvelle Algérie a emprunté la bonne voie, celle de l’édification d’un Etat fort, possédant les clés lui permettant d’accéder à de nombreux domaines, de résoudre les crises et d’éliminer les vestiges du passé, de faire face à toutes sortes de déviations, œuvre de pêcheurs en eaux troubles qui, voyant tous les horizons se boucher, se sont spécialisés dans la manigance, la déformation et le mensonge.

    A ces parties hostiles à l’Algérie, le général de Corps d’armée Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’ANP a mardi dernier à l’occasion de l’installation du nouveau Commandant de la gendarmerie nationale a souligné, que ces « complots sont une réalité désormais évidente et manifeste, dont les dessous sont connus par tous. La campagne intense et acharnée ciblant notre pays et son Armée, à travers certaines tribunes médiatiques étrangères et réseaux sociaux, n’est que la partie émergée de cette guerre perfide déclarée contre l’Algérie, en guise de vengeance pour ses prises de positions immuables envers les causes justes, son engagement à préserver sa souveraineté nationale, et ses décisions libres et affranchies de toute forme de soumission ou sujétion ». Au milieu de la conjoncture actuel que vit le pays, le Chef d’état-major de l’ANP, a réitéré de nouveau que « l’ANP saura faire face à tous ceux qui guettent notre pays pour exécuter leurs plans malveillants, appuyée dans cette noble mission par le vaillant peuple algérien ».

    La symbiose entre le Peuple et l’Armée, lien historique de grande envergure, repose essentiellement sur une confiance partagée inspiratrice de progrès car c’est de la réalité vécue et des rapports nourris par cette symbiose tirent sa substance. D’où cette priorisation de l’action et de la mobilisation conduisant chaque algérien à la défense de la Patrie contre ses ennemis du dedans et du dehors, à son succès et à sa poursuite sans relâche conduisant à la stabilité du pays, la préservation de la paix, de la sécurité et la consolidation du climat social à travers ce leadership adéquat partagé entre le Peuple et son Armée et qui est à présent travaillé avec intelligence et maturité. Ce n’est pas le moment d’être accablé par les difficultés de la conjoncture actuelle ce qui fait dire au général de Corps d’armée Saïd Chengriha que c’est « Un peuple de volonté ferme et de détermination résolue, qui ne pourra être berné ni trompé ou dupé par aucune partie, qu’elle qu’en soient sa ruse et sa malveillance, pour faire passer ses plans et projets sournois ».

    De ce qui précède, la prise de conscience et de maturité du peuple algérien ne relève plus du hasard pour faire face à la conjoncturel actuelle que traverse le pays et à l’identification opportune des solutions et ce, en défendant les valeurs auxquelles ce peuple croit au prix de n’importe quel sacrifice, avec sagesse, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme, en combattant avec audace, intelligence et réalisme surtout qu’il y a à chaque instant une haine débordante à l’encontre de la stabilité du pays. La confirmation de cette haine est d’actualité. Elle est menée par des délinquants politiques, des marginaux de la société et de gens indécents manipulés de l’extérieur à la solde aussi de médias alternatifs et les réseaux sociaux amplement rétribués.

    Le Maghreb, 08/08/2021

  • Des campagnes stériles pour des résultats aléatoires

    Il y a quelques mois, certains médias prétendument «libres» et des porte-voix de la sédition (Fitna) ont, à travers leurs pages incendiaires, véhiculé des informations selon lesquelles, dans ses activités et opérations internes et externes, l’institution militaire se conformait à des agendas et ordres émanant de parties étrangères et que l’ANP serait sur le point d’envoyer des troupes pour participer à des opérations militaires hors sanctuaire, sous l’égide de forces étrangères. En juin, et à la veille de l’annonce des résultats provisoires des élections législatives, un autre média – s’intéressant aux questions africaines mais installé en territoire français et financé par le Makhzen – s’en est allé, à son tour, de son scoop selon lequel Monsieur le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Monsieur le général de corps d’armée Saïd Chanegriha se serait secrètement rendu dans la capitale française pour discuter de la question du Sahel !

    Tout observateur au fait de la campagne incendiaire orchestrée par certaines parties contre notre Armée nationale populaire, a acquis la conviction que ces dernières sont dans un état de panique et de détresse extrêmes, qui ne peut s’expliquer que par la stratégie judicieuse adoptée par notre armée dont les positions honorables sur de nombreuses questions les a surpris et les a démasqués aux yeux de l’opinion publique. Face à ce cuisant échec, elles ont entrepris une démarche encore plus stupide sous forme d’attaques frontales et l’invention de problèmes et d’événements créés de toutes pièces n’ayant aucune once de vérité, qui ne sont en fait qu’extrapolations et rumeurs empruntant à la propagande «goebelsienne», dans une vaine tentative de sauvegarder ce qui leur reste de dignité ainsi que leur crédibilité auprès de leurs partisans et fidèles.

    L’envoi de troupes algériennes hors sanctuaire !

    «Dans le cadre du respect des principes et objectifs des Nations unies, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, l’Algérie peut participer à des opérations de maintien de la paix.» L’article 31 alinéa 3 de la Constitution algérienne est clair et net et ne saurait justifier d’une quelconque interprétation ni extrapolation ou avis (Fatwa).

    La question qui vient alors à l’esprit est : quel intérêt ou avantage tirerait notre pays de l’envoi de ses troupes pour participer dans des opérations militaires au Mali ? Il n’y a pas que cela, bien plus, et c’est ce qui est déroutant et surprenant, c’est qu’il paraitrait que nos troupes seraient placées sous le parapluie de forces étrangères !

    Force est de constater que parfois l’être humain peut sombrer dans des états de divagation et de délire qui l’amènent à proférer des mots et des expressions irresponsables, sans pour autant aller jusqu’à distiller ce gros mensonge du «parapluie étranger», d’autant que ceux qui en sont les auteurs sont loin d’être des gens ordinaires mais des parties intéressées, des médias et même des Etats. Si certains tentent de nous expliquer que l’intérêt porté par notre armée au territoire malien a pour motivation le facteur économique et en particulier aux réserves d’or du Mali, à l’exemple de certains pays !, que ces ignorants sachent que les réserves d’or de l’Algérie ont été estimées, selon les dernières statistiques de l’Organisation mondiale de l’or, à 173,6 tonnes. Ce qui classe notre pays au troisième rang dans le monde arabe en matière de réserves d’or.

    Sur le plan politique, nul n’ignore qu’il n’est pas dans les principes de l’Algérie de soutenir une partie au détriment de l’autre et que sa plus grande préoccupation est la sécurité de la République du Mali et de son peuple, en sa qualité de pays frère et ami, avec qui nous partageons une bande frontalière de 1330 km. Quant au volet militaire, le Commandement militaire tient à ses éléments et ne saurait donc exposer un seul de ses soldats au danger. Que dire alors d’envoyer des centaines d’éléments au-delà des frontières ! Nul donc besoin de preuves ni de justificatifs pour traduire l’intérêt que porte le Commandement militaire au facteur humain, il suffit simplement pour s’en convaincre de se référer aux dépenses consacrées par l’institution militaire à la formation et à l’instruction de ses troupes.

    Tous ceux qui suivent les allocutions et les interventions du général de corps d’armée lors de ses déplacements dans les Régions et unités, peuvent constater toute l’attention qu’il accorde à la ressource humaine, considérée comme la plus importante richesse, qui a plus de prix que tous les équipements et armements.

    Que ces voix de la Fitna se taisent donc et que tous les comploteurs sachent que ni les croassements des corbeaux ni les hululements des hiboux ne peuvent retarder la caravane et, encore moins, freiner sa progression ou la détourner de sa voie.

    La visite de M. le général de corps d’armée en France !

    Il y a quelques jours, un hebdomadaire s’est signalé à son tour à travers un article nous informant d’une visite secrète qui aurait conduit le chef d’état-major de l’ANP à Paris pour discuter de la question du Sahel !

    Qu’est-ce qui aurait pu empêcher l’Etat algérien d’annoncer officiellement, en toute transparence et clarté, la visite en France du général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, dans le cas où cette visite aurait eu véritablement lieu ? Et qu’est-ce qui aurait empêché l’Elysée elle-même d’annoncer cette visite ? Qu’est-ce qui empêcherait, au demeurant, de telles visites entre les deux parties, d’autant que le chef d’état-major des armées françaises s’était rendu en avril dernier dans notre pays et y avait rencontré le chef d’état-major de l’ANP ?

    A moins que les fatwas de Rachad, les analyses du MAK et l’obscénité des chantres de la sédition ne frappent du sceau de l’interdiction et de la criminalisation tout rapprochement de notre armée avec le reste des armées du monde, tout en donnant le label «halal» à leurs visites au «harem du Sultan», au «Mur des lamentations» et aux résidences de «Amir el Mou’minine». Ce qui est déplorable dans ce prétendu «scoop» est la bassesse dans laquelle se sont fourvoyés les courtiers de la religion, les marchands de la politique et les oiseaux piaillant au point de devenir de véritables charlatans assénant leurs prédictions à la lecture d’une paume de la main, d’un reste de marc de café dans une tasse ou d’une boule de cristal.

    L’Algérie est souveraine dans ses positions et ses décisions, et il n’est permis à quiconque, quel que soit son poids, de lui dicter sa politique ou de suggérer ses propositions à l’institution militaire. Que ces hurluberlus cessent de pérorer et de déblatérer à tout-va tant leur silence est à même de leur épargner l’ironie et le mépris des gens d’honneur.

    Qui est derrière ces rumeurs ?

    Dans la récente interview qu’il a accordée à la chaîne «Al Jazeera», Monsieur le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a dénoncé ces activistes hérésiarques, qui confectionnent et répandent mensonges et rumeurs, connus pour leur passé douteux et la haine qu’ils vouent à notre pays. Aussi, il n’y a pas lieu de s’étonner d’un fait lorsque l’on en connaît ce qui le sous-tend. Monsieur le président de la République a distingué ces activistes qui agissent contre l’Algérie en trois lobbies : «Le premier est celui des anciens colons qui on quitté l’Algérie après l’indépendance et qui ont transmis leur rancœur à leur descendance. Le deuxième est le prolongement de l’Organisation armée secrète (OAS) terroriste. Enfin, le troisième est composé hélas de compatriotes algériens qui ont perdu leur âme autant que leur raison en choisissant la compromission et la trahison !»

    Outre ces trois lobbies évoqués par Monsieur le président de la République, il faut ajouter un Etat voisin qui voue une haine ancestrale et un ressentiment non dissimulés envers notre pays. Qui a trahi le héros numide Jughurta en 104 av. J.-C. et l’a remis à Rome où il sera tué ? N’était-ce pas Bocchus, roi de la Maurétanie césarienne, le Maroc d’aujourd’hui?

    Qui s’est retourné contre l’Emir Abdelkader en décembre 1847 et s’est allié à l’ennemi français pour l’encercler ? N’est-ce pas le sultan marocain Moulay Abdel Rahmane ? Qui a trahi les cinq dirigeants de la Révolution et les a donnés à la France en octobre 1956, alors que leur avion se dirigeait du Maroc vers la Tunisie ? N’était-ce pas l’héritier du trône marocain ?

    Qui a attaqué notre pays en octobre 1963, alors qu’il venait tout juste d’accéder à l’indépendance et qu’il n’avait pas encore pansé ses blessures, dans une tentative d’occuper et d’annexer les villes de Tindouf et de Béchar à son royaume ? N’était-ce pas Sa Majesté l’Emir des croyants, le roi Hassan II. Qui, qui et qui… ? Laissons à l’histoire, aux générations, à l’arabisme, aux droits de voisinage, aux liens du sang le soin de donner leur verdict sur les agissements de notre voisin et frère à l’encontre de notre pays à travers toutes ces époques.

    Pourquoi ?

    La nostalgie d’un passé révolu, lorsque l’occupant pillait les richesses et asservissait les Algériens, continue de titiller les sentiments des descendants de colons, et l’obsession d’un retour à l’Eden perdu continue de bercer leurs rêves, et de hanter leur sommeil.

    Quant à nos «frères», qui ont vendu leur âme à vil prix et qui sont allés verser des larmes aux portes d’organisations suspectes, pour qu’elles les aident, les soutiennent et prennent «les sanctions les plus sévères» à l’encontre de leur Patrie, ils sont à l’image de ces féodaux écossais qui ont noué alliance avec le roi Edward contre leur concitoyen et sauveur William Wallace ! Après l’exécution de ce dernier, le roi d’Angleterre s’était retourné contre eux. Ils sont devenus, depuis, le symbole de la trahison et de l’humiliation. Comme l’histoire se répète, quand bien même les temps, les lieux et les personnalités diffèrent !

    Au sein de ces corbeaux du temple, dont les membres se comptent sur les doigts des deux mains, certains n’ayant aucun niveau culturel et aucune maturité politique se sont donnés pour armes l’invective, la calomnie, l’insulte et l’atteinte à l’honneur des gens. D’autres, comprenant les bannis des rangs de l’Armée nationale populaire, qui pensaient que leur affiliation à l’armée était synonyme d’enrichissement, de prestige et de pouvoir et qui, voyant leurs espoirs déçus, lorsqu’ils se sont retrouvés confrontés à la réalité du terrain et en réalisant que l’Algérie n’était pas seulement la capitale, Oran et Constantine, ont choisi la fuite, la trahison et se sont octroyés le rôle de défenseurs des opprimés et des laissés-pour-compte, se prenant du jour au lendemain pour Luther King et Mère Teresa !

    La troisième catégorie du gang est formée par ce qui reste des terroristes en fuite, les narcissiques en perdition qui appellent à la partition de l’Algérie ou à l’établissement du califat sur le sol algérien. Dans tout cet embrouillamini est apparu un quatrième groupe qui a fait de la glorification du colonialisme sa spécialité en s’évertuant à falsifier l’Histoire de l’Algérie, jetant l’opprobre sur les symboles de la Nation en les accusant de trahison, en traitant de criminels des dirigeants et des Chouhada et en véhiculant des discours empreints de haine, de racisme et de division.

    Tous ces bonimenteurs tireraient leurs informations de leurs «propres sources», sources auxquelles même les plus grandes agences de presse, les chaînes de télévision les plus célèbres et les quotidiens les plus anciens n’ont pas accès. Ceci au point où l’on a l’impression que ces sources spéciales sont soit l’œuvre du diable (djinns), soit celle de créatures humaines ayant le pouvoir de devenir invisibles, qui sont à l’écoute de tout et qui leur fournissent les secrets des Etats et même ce qu’il y a au fond des cœurs ! Ainsi, sans honte ni embarras, ils se moquent de leurs disciples qui se laissent abuser par leurs bobards. Pourtant, et malheureusement, il est encore quelques égarés qui se laissent abuser en prenant pour argent comptant tout ce qui se dit ou s’écrit, sans prendre la peine de mener des recherches, d’enquêter et de traquer la vérité, nous rappelant ainsi les paroles du philosophe Michel de Montaigne : «Il n’y a pas esprit plus trivial ou plus simple que celui qui croit rapidement tout ce qu’il voit, lit ou entend.»

    La doctrine de notre Armée nationale populaire

    Depuis sa fondation, notre armée s’est donnée une doctrine constante et claire, reposant dans sa globalité sur la défense de la Patrie et la non-ingérence dans les affaires d’autrui, en dépit des mensonges et des accusations créés de toutes pièces et véhiculées par les adeptes de la Fitna et les pêcheurs en eaux troubles de tous bords.

    Notre armée aurait pu, par deux fois, intervenir au Maroc ou, au moins pour soutenir les militaires qui ont failli balayer la couronne marocaine et renverser leur roi lors des tentatives de coups d’Etat de Skhirat, en 1971, et celui du général Oufkir, une année plus tard. Mais notre armée, héritière de l’Armée de libération nationale, qui n’a pas été nourrie au sein de la trahison et de la fourberie a mis un point d’honneur à ne pas se mêler des affaires des autres. De même, notre armée aurait pu saisir l’occasion et intervenir en Libye aux côtés de nombreux pays pour se partager ainsi le «gâteau». Mais sa magnanimité, sa droiture et son respect du peuple libyen frère ont fait qu’il a refusé de se laisser entraîner dans le bourbier de la mort, du sang et de la trahison. Bien au contraire, notre pays a pris part aux démarches visant à trouver une à solution à la crise libyenne, en jouant un rôle fondamental et décisif à travers son soutien au gouvernement légitime d’unité nationale libyen. Ce qui n’a pas été du goût de certains clowns et aventuriers et qui ne veulent du bien ni à la Libye ni à la région du Maghreb.

    Notre armée était également en capacité d’intervenir en République du Mali et imposer la politique de fait accompli, particulièrement suite à l’enlèvement de membres de la mission diplomatique algérienne par une des parties de la confrontation. Bien au contraire, notre pays n’a eu de cesse d’apporter son aide aux frères maliens afin de surmonter l’épreuve qu’ils enduraient et de régler leurs différends en les réunissant à maintes reprises autour d’une table en Algérie.

    Pour terminer, nous dirons que de tout temps notre pays a été la cible de complots de bas étage visant à le déstabiliser et à attenter à sa sécurité, en raison de ses positions fermes, de ses décisions souveraines et de son rejet de tout diktat.

    La nouvelle Algérie surmontera toutes les épreuves et toute adversité, elle triomphera et sortira encore plus forte et plus solide de même qu’elle demeurera, comme nous lui en avons fait le serment, majestueuse et son emblème novembriste, symbole national sacré et acquis populaire cher, continuera de briller au firmament. Quant aux campagnes tendancieuses récurrentes visant l’ANP à chaque démarche sincère et étudiée qu’elle entreprend, sont autant vaines que sans effets dès lors que leurs visées sont démasquées et leurs intentions connues.

    Ceux qui se sont autoproclamés tuteurs du peuple ou qui parlent en son nom ont oublié que, dans sa majorité, le peuple algérien est doué de raison et est doté d’un esprit sain qui font qu’il a pleine confiance en son armée. Que tout le monde sache que l’ANP restera vigilante, qu’elle ne déviera pas de la voie nationale qu’elle s’est tracée, qu’elle ne se soustraira pas à ses missions constitutionnelles, qu’elle demeurera l’œil qui veille à la protection de la Patrie, à la préservation de la sécurité et à la quiétude du peuple algérien, et enfin, que notre pays continuera d’apporter son aide à tous les opprimés et persécutés de par le monde.

    La Rédaction

    El Djeich n° 696, juillet 2021

    Etiquettes : Algérie, ANP, armée, France, Maroc, Harkis, Sahara Occidental, Mali, Sahel, Libye,

  • Algérie : Fidélité au serment

    Le message est clair. Il sonne comme un avertissement dénué de toute ambiguïté. Le général de corps d’Armée, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Saïd Chanegriha, a affirmé, depuis la 4e Région militaire à Ouargla, que l’Algérie n’acceptera aucune menace, quelle que soit la partie qui la profère, quelle que soit sa puissance, réitérant son engagement à soutenir le retour de la stabilité dans les pays du voisinage. À l’adresse de toute partie qui pousse le délire et l’inconscience jusqu’à vouloir porter atteinte à la réputation, à la sécurité et à l’intégrité territoriale de l’Algérie, la mise en garde cinglante du chef d’état-major se passe de tout commentaire. L’ANP, digne héritière de l’ALN, forte de l’adhésion du peuple algérien et de son soutien scellés au plus fort de notre lutte de Libération, saura défendre la patrie, préserver son indépendance, sa souveraineté, l’inviolabilité de ses frontières, son unité et son intégrité territoriales. Elle est capable de faire face avec force, intransigeance et fermeté à toutes les entreprises, avouées ou inavouées, qui nourrissent le fol espoir de vouloir nuire au pays. Le peuple et son armée savent que ce qui se passe dans notre voisinage géographique global, en termes d’événements accélérés, constitue un motif essentiel pour faire preuve davantage de veille et de vigilance, de dévouement et d’esprit de corps, car la terre d’Algérie doit demeurer à jamais préservée et protégée par ses fils mobilisés sur chaque parcelle du territoire, déterminés à faire face à toute malveillance, quelle que soit sa nature ou son origine. L’Algérie ne tolérera, de quelque manière que ce soit, nulle menace, d’où qu’elle vienne, nulle velléité d’attenter à sa dignité et à sa réputation.

    Le peuple algérien et son armée se sont toujours dressés, avec une extrême volonté, contre tous les agissements hostiles, les manœuvres perfides visant à déstabiliser le pays. Les Algériens, avec leur fer de lance, l’ANP, n’ont jamais faibli ni renoncé au serment de fidélité à nos valeureux martyrs et moudjahidine. Ils relèveront les défis sécuritaires dans le cadre du respect des engagements de l’Algérie, s’érigeant en rempart contre le terrorisme et le crime transfrontalier, contre les différentes formes de trafic qui rongent l’économie nationale, ainsi que la criminalité organisée et l’émigration clandestine, conscients du rôle important que joue le pays dans la région et son attachement à la consolidation de la paix.

    Il n’est donc pas fortuit ni surprenant que cette position inamovible et éminemment patriotique dérange toutes sortes d’ennemis, alimente leur vindicte et leur rancune, et ce pour une bataille perdue d’avance. L’Armée nationale populaire a prouvé en maintes occasions qu’elle est décidée et prête à répondre avec l’efficacité et le professionnalisme nécessaires, pour dissuader quiconque osera porter atteinte à l’Algérie.

    EL MOUDJAHID, 29 juin 2021

    Etiquettes : Algérie, armée, ANP, Saïd Chengriha,

  • Algérie-Russie: En quête d’une coopération militaire stratégique

    Le chef d’état-major de l’armée algérienne, Said Shengriha, est arrivé en Russie suite à l’invitation qu’il a reçue du ministre russe de la Défense, Sergei Shoigu.

    Selon le rapport d’Ennaharonline, le ministère algérien de la défense a publié un communiqué annonçant que le chef d’état-major de l’armée algérienne, Said Shengriha, avait été invité par le ministre russe de la défense, Sergei Shoigu, à participer à la neuvième conférence de deux jours sur la sécurité internationale.

    Shengriha a reçu, jeudi 17 juin, au siège de l’état-major de l’armée algérienne, une délégation russe conduite par Dimitri Shugayev, chef du Service fédéral de la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie.

    Au cours de la réunion, les deux parties ont discuté de la coopération militaire et technique entre les deux pays et des moyens de la développer et de la renforcer autant que possible. Ils ont également souligné la nécessité d’étendre la coopération dans les domaines communs importants et de les élever au niveau du partenariat stratégique.

    Le général de corps d’armée Saïd Chengriha a réitéré jeudi à Moscou « l’engagement indéfectible » de l’Algérie à œuvrer avec ses partenaires pour relever les défis sécuritaires auxquels est confrontée la communauté internationale, notamment dans la région du Maghreb et du Sahel, indique un communiqué du ministère algérien de la Défense.

    « (…) Je vous réitère l’engagement indéfectible de l’Algérie à œuvrer aux côtés de ses partenaires pour relever les défis sécuritaires auxquels est confrontée la communauté internationale, notamment dans la région du Maghreb et du Sahel, à travers le développement des mécanismes de coopération nécessaires, dans le cadre du respect de la légalité internationale », a déclaré Chengriha dans un discours prononcé au deuxième jour de la neuvième conférence internationale sur la sécurité, abritée par la Fédération de Russie.

    Selon un rapport d’Algeriepatriotique, la situation au Maghreb et au Sahel est telle que la puissance militaire de l’Algérie ne peut se limiter à sa seule force de frappe, même si celle-ci est formidablement efficace. Forte de ses capacités de défense éprouvées et reconnues, l’armée algérienne a entamé sa mutation vers une stratégie offensive bien avant l’introduction dans la nouvelle Constitution d’un paragraphe lui permettant d’agir au-delà de ses frontières. Pour les spécialistes militaires, le type d’armement pour lequel l’Algérie a opté au fil des ans la prédestine à faire la guerre en territoire ennemi, grâce à sa supériorité maritime et aérienne.

    Dotée de six sous-marins capables de lancer des missiles de croisière à une distance de 300 km sur plusieurs cibles terrestres avec une très grande précision, la marine algérienne a également acquis d’autres navires dont un porte-hélicoptères, ce qui montre le tournant décidé par l’Algérie. L’Algérie, constatant les évolutions géostratégiques défavorables, savait qu’un jour ou l’autre elle devrait affronter l’ennemi avant même qu’il ne s’approche de ses espaces maritimes et aériens souverains. Le renforcement de son armée de l’air avec l’avion furtif le plus puissant du monde, le Su-57, et le bombardier tactique à très longue portée, le Su-34, sera inclus dans cette nouvelle doctrine militaire algérienne construite par étapes et à moyen terme.

    Source : Press TV

    Al Manar, 26 juin 2021

    Etiquettes : Algérie, armée, Russie, Maghreb, Sahel, ANP, puissance de feu,