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  • Espoir et tension marquent le coup d’envoi de la campagne électorale algérienne (AP)

    ALGER, Algérie (AP) – Les candidats qui espèrent remporter l’un des 407 sièges du Parlement algérien ont lancé cette semaine la campagne pour les élections législatives du mois prochain dans le cadre d’un nouveau système censé éliminer la corruption et ouvrir les listes électorales – une étape importante dans la promesse du président Abdelmadjid Tebboune d’une « nouvelle Algérie ».

    Mais la répression du mouvement pro-démocratique Hirak, avec des centaines d’arrestations dans toute l’Algérie lors de la 117e marche du vendredi de la semaine dernière, jette un voile sur les efforts présidentiels visant à donner un nouveau visage à une nation dont l’armée joue un rôle secondaire dans la gouvernance.

    Il y a un nombre sans précédent de candidats pour le vote du 12 juin – près de 1 500 listes pour les 58 régions de la nation nord-africaine, avec des centaines d’autres éliminées par l’Autorité nationale indépendante des élections. Le scrutin a lieu plus tôt que prévu, après la dissolution du parlement par le président en février. La parité entre les candidats masculins et féminins fait partie des nouvelles règles régissant les élections.

    Les partisans du Hirak, notamment les partis du soi-disant « mouvement démocratique », ont juré de boycotter le premier scrutin législatif depuis que l’ancien président Abdelaziz Bouteflika a été chassé du pouvoir en avril 2019 après 20 ans de règne. C’est la pression des marcheurs du mouvement Hirak et du chef de l’armée de l’époque qui a décidé du sort de Bouteflika.

    L’actuel chef de l’armée, le général Saïd Chanegriha, a mis en garde mercredi « les aventuriers, quelle que soit leur obédience (politique) ou leurs opinions idéologiques, contre toute tentative d’atteinte à l’unité nationale. » Il a juré que les « desseins abjects » seraient découverts, mais n’a donné aucune indication sur les « aventuriers » auxquels il pensait.

    Ce discours est intervenu un jour après que le Haut Conseil de sécurité a décidé de désigner comme « organisations terroristes » deux groupes qui participent aux marches du Hirak : Rachad, dont les dirigeants se trouvent en Europe, et le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, le pays des Berbères. Rachad aurait des liens avec un parti islamiste interdit, ce qu’il nie.

    Le vent a tourné en faveur du Hirak lorsque les manifestants sont redescendus dans la rue le 22 février après une pause d’un an dans les marches du vendredi en raison du coronavirus. Les marches ont attiré moins de partisans qu’au cours de leur première année, alors que les rumeurs sur la présence de militants de Rachad se multipliaient et que les forces de sécurité procédaient à des arrestations.

    Au début du mois, le ministère de l’Intérieur a ordonné au Hirak d’obtenir une autorisation pour les marches et de préciser l’itinéraire et les organisateurs de la marche.

    Pour le politologue Noureddine Grime, cet ordre témoigne de la détermination du gouvernement à se débarrasser du Hirak. « Les organisateurs des manifestations sont le peuple algérien », a-t-il déclaré.

    Parmi les personnes arrêtées, de nombreux manifestants sont détenus pour atteinte à l’unité nationale.

    Parmi eux, Kenza Khettou, journaliste à Radio M, a été arrêtée lors de la marche de la semaine dernière et attend son procès mardi pour ce motif et d’autres, selon le quotidien El Watan. Un autre journaliste connu qui risque un éventuel procès pour atteinte à l’unité nationale est El Kadi Ihsane, directeur de Radio M et de la publication en ligne Maghreb Emergent, selon les médias locaux. Il aurait été dans le collimateur pour un article qu’il a écrit sur le groupe Rachad.

    Le président Tebboune s’est efforcé d’assainir la politique algérienne dans ce qui semble être en partie une tentative d’apaiser les manifestants du Hirak. La corruption a prospéré sous le régime de M. Bouteflika, et de nombreuses personnes liées au régime ont été emprisonnées, notamment le frère de M. Bouteflika.

    La campagne pour le choix des nouveaux législateurs a commencé jeudi pour les nombreux espoirs – 1 483 listes de candidats, dont 646 représentant des partis politiques et 837 indépendants, y compris des jeunes et des femmes.

    « La participation massive des jeunes, des enseignants universitaires, des femmes a dérouté les ennemis de l’Algérie », a déclaré jeudi le ministre de la Communication, Amar Belhimer, à la radio nationale, renouvelant les suggestions d’un complot caché contre la nation.

    Toronto Star, 21 mai 2021

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  • Algérie/ Chengriha hausse le ton : Gare aux aventuriers !

    CHENGRIHA HAUSSE LE TON ET MET EN GARDE CONTRE TOUTE ATTEINTE À L’UNITÉ NATIONALE, TERRITORIALE ET POPULAIRE : Gare aux aventuriers !

    Dans une sortie publique faite hier, à l’occasion de sa visite à la 2e Région militaire, à Oran, le général de Corps d’Armée, Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’ANP, employant un ton ferme dans son discours, a mis en garde contre toute atteinte à l’unité nationale populaire et l’intégrité territoriale du pays. Un message on ne peut plus clair qui s’adresse aux adeptes du séparatisme et de la sédition dans le pays, allusion faite aux mouvements le MAK et Rachad, classés, mardi en réunion du Haut conseil de sécurité, organisations terroristes.

    En conséquence de quoi, Saïd Chengriha a appelé les Algériens à faire preuve d’une « extrême vigilance » et d’un sens patriotique « élevé », et à veiller à la préservation de l’unité territoriale et populaire nationale, à l’aune des bouleversements régionaux et internationaux en présence.

    « Notre pays traverse aujourd’hui une phase cruciale de son histoire contemporaine, induite par les évènements enregistrés aux plans régional et international, ce qui exige de la part des enfants libres de l’Algérie, dévoués et fidèles à l’État national fédérateur, instauré par la glorieuse Révolution de libération et dont les repères ont été tracés par la proclamation du 1er Novembre, une veille sans faille, un sens du patriotisme plus élevé et de veiller à la préservation de l’unité nationale, territoriale et populaire, à laquelle nous devons tous nous attacher, en l’estimant, en notre âme et conscience, à sa juste valeur, et en la défendant farouchement », a indiqué d’emblée le GCA devant les cadres de l’ANP de la 2e R.M.

    La mise en garde va droit et cible « les aventuriers, quel que soit leur obédience ou leur courant idéologique, contre toute tentative de porter atteinte à l’unité nationale ». Et à ces mêmes aventuriers, « nous leur rappelons qu’au sein de l’ANP, nous ferons face, avec fermeté et vigueur, à quiconque songe à mettre en péril les constantes de la Nation et nous œuvrerons, sans relâche, à mettre à nu leurs abjects desseins devant l’opinion publique nationale et internationale, car nous sommes fermement convaincus que l’unité nationale est le phare qui éclaire notre voie et qui renforce notre volonté dans les crises et l’adversité, et qui est aussi le garant de l’édification d’une Algérie nouvelle, forte, unie, développée, fidèle aux valeurs et nobles idéaux de nos vaillants aïeux, et apte à affirmer sa présence dans un monde plein de défis et impitoyable à l’égard des plus faibles. »

    Au passage, le chef d’état-major de l’ANP n’a pas manqué de rappeler l’une des dates historiques clé dans le déclenchement de la Révolution de 54. Le 8 mai 1945 notamment, comme « la première étincelle de la glorieuse Révolution de libération a été un des résultats de ce terrible génocide colonial, qui a dévoilé la haine viscérale que la France colonialiste vouait au peuple algérien et qui a fait plus de 45.000 martyrs ». Là encore, Saïd Chengriha décoche un message à l’adresse de la France coloniale, à l’aune de la réhabilitation de la Mémoire nationale, comme garde de poursuite du combat libérateur de nos aïeux.

    Farouk Bellili

    Le Courrier d’Algérie, 20 mai 2021

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  • Algérie/ Hirak: Les menaces de Chenegriha

    C’est un message de fermeté et de mise en garde que le général de Corps d’Armée, Said Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a adressé ce mercredi à ceux qu’il qualifie” d’aventuriers tentés de jouer avec l’unité et l’intégrité de la nation”.

    Cette mise en garde s’adresse à l’évidence aux tenants du hirak qui manifestent chaque vendredi en dépit de l’interdiction des marches par le ministère de l’intérieur et des arrestation de plusieurs manifestants dont des activistes politiques et des journalistes.

    Elle s’adresserait aussi aux mouvements Rachad et le MAK, classés désormais comme organisations terroristes par les autorités du pays.

    Lors de sa visite de travail et d’inspection à Oran dans la deuxième Région militaire, Chenegriha a également appelé les Algériens à faire preuve d’extrême vigilance et d’un sens patriotique élevé, et à veiller à la préservation de l’unité territoriale et populaire nationale, à l’aune des conséquences qu’imposent les évènements actuels sur les plans régional et international.

    “Notre pays traverse aujourd’hui une phase cruciale de son histoire contemporaine, induite par les évènements enregistrées aux plans régional et international, ce qui exige de la part des enfants libres de l’Algérie, dévoués et fidèles à l’Etat national fédérateur, instauré par la glorieuse révolution de libération et dont les repères ont été tracés par la proclamation du 1er Novembre, une veille sans faille, un sens du patriotisme plus élevé et de veiller à la préservation de l’unité nationale, territoriale et populaire, à laquelle nous devons tous nous attacher, en l’estimant, en notre âme et conscience, à sa juste valeur, et en la défendant farouchement”, a précisé le général de Corps d’Armée.

    Il a indiqué avoir saisi cette occasion pour “mettre en garde les aventuriers, quel que soit leur obédience ou leur courant idéologique, contre toute tentative de porter atteinte à l’unité nationale”.

    Sur ce point crucial, Chanegriha n’a pas manqué d’être plus clair et ferme en soulignant à ces aventuriers: “Nous leur rappelons qu’au sein de l’ANP, nous ferons face, avec fermeté et vigueur, à quiconque songe à mettre en péril les constantes de la Nation et nous œuvrerons, sans relâche, à mettre à nu leurs abjects desseins devant l’opinion publique nationale et internationale”.

    Pour le chef d’état major de l’ANP, ” nous sommes fermement convaincus que l’unité nationale est le phare qui éclaire notre voie et qui renforce notre volonté dans les crises et l’adversité, et qui est aussi le garant de l’édification d’une Algérie nouvelle, forte, unie, développée, fidèle aux valeurs et nobles idéaux de nos vaillants aïeux, et apte à affirmer sa présence dans un monde, plein de défis et impitoyable à l’égard des plus faibles”, a ajouté M. Chanegriha, dont la visite s’inscrit dans le cadre des visites d’inspection périodique aux différentes régions militaires.

    Le général de Corps d’Armée, qui a tenu une réunion d’orientation avec les cadres et personnels de la Région, a invité les participants à se remémorer les évènements tragiques du 8 mai 1945, “qui étaient une étape cruciale qui a impacté le cours des évènements”.

    Il est évident que cette journée mémorable a été “une étape cruciale de par l’impact qu’elle a eu sur le cours des évènements” a-t-il souligné, rappelant que “la première étincelle de la glorieuse révolution de libération a été un des résultats de ce terrible génocide colonial, qui a dévoilé la haine viscérale que la France colonialiste vouait au peuple algérien et qui a fait plus de 45.000 martyrs”.

    A l’issue de la rencontre, le Général de Corps d’Armée a écouté les interventions des cadres et personnels de la Région “qui ont affiché leur engagement immuable à relever tous les défis pour la défense de la sécurité et de la stabilité du pays, ainsi que pour la sauvegarde de la souveraineté nationale”, selon un communiqué du ministère de la Défense nationale.

    Mardi le conseil de sécurité présidé par le chef d’Etat Abdelmadjid Tebboune a classé les mouvements Rachad et le MAK, basés à l’étranger, comme organisations terroristes. Ces deux organisations sont accusés par l’armée, le ministère de l’intérieur et les services de sécurités d’être derrière les manifestations du hirak qui ont repris le 22 février 2021.

    Le Jeune Indépendant, 19 mai 2021

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  • France : La tribune des généraux ou la victoire du “Zemmourisme”

    Par Jacob Cohen
    On peut dater cette doctrine de 1983, l’année où des dizaines de milliers de Maghrébins avaient organisé la « marche des beurs » pour clamer leur amour de la France, leur volonté d’intégration, dans un esprit d’égalité et de fraternité, débarrassé des réminiscences de la colonisation et des tares discriminatoires qui y étaient attachées.

    Mais le lobby judéo-sioniste ne l’entendait pas de cette oreille. Bernard-Henri Lévy et ses acolytes lancèrent immédiatement SOS Racisme, une association placée sous la tutelle de l’Union des étudiants juifs de France, pour monopoliser le combat des beurs et s’accaparer des subventions qui auraient dû leur revenir.

    L’objectif de ces « sayanim » travaillant aux ordres du Mossad était d’empêcher les Maghrébins qualifiés de s’intégrer dans les rouages importants de la République, d’occuper des fonctions d’influence dans les médias, l’édition, la publicité, la finance, la politique, la culture, afin que la France reste ancrée dans le camp occidental et un allié sûr d’Israël.

    Le « Zemmourisme » consistait dès lors à contenir (à l’image du containment contre le bloc communiste) les Maghrébins, à les rendre invisibles, à les harceler pour leur faire prendre conscience qu’ils sont seulement tolérés dans le pays, à ne leur laisser le choix qu’entre la soumission ou la révolte violente, à les pressurer dans le moule de la laïcité, à les humilier en leur imposant d’être représentés par un imam ignare et débile, à imposer à leurs enfants la mémoire de la Shoah au détriment de celle de la Nakba.

    Et lorsque ces Maghrébins se replient forcément pour se protéger, à les accuser de « séparatisme ». Accusation lancée déjà dès 2002 avec le livre « Territoires perdus de la République » écrit par des « sayanim ».
    On doit reconnaître que ceux qui ont lancé cette opération ont grandement réussi.
    Le « Zemmourisme » s’est imposé dans pas mal de médias et surtout dans une bonne partie de la Droite française. L’establishment franchouillard ne s’est jamais vraiment débarrassé de ses préjugés coloniaux et du traumatisme de la défaite algérienne.

    Même le gouvernement se sent obligé de prendre le train en marche et de prendre des mesures contre le « séparatisme » musulman, de plus en plus répressives et humiliantes voire illégales comme d’empêcher les mères voilées d’accompagner les sorties scolaires, mesures pudiquement travesties en dispositions pour la défense de la laïcité.

    Faut-il s’étonner de l’aveuglement de cette classe politique, qui n’a rien compris à la manœuvre de la clique « zemmourienne » ?

    Ce n’est pas la première fois qu’elle passe à côté d’une circonstance historique pour le bien de la France. Obsédée par ses rancœurs historiques et la nostalgie d’une ancienne gloire irrattrapable.
    Elle aurait tout à perdre d’un conflit profond et irréductible avec la très forte minorité musulmane. Tant de talents prêts à travaillés pour le pays, mais qui sont rejetés, dénigrés, humiliés. Mais elle continue à rêver d’une espèce de « purification ethnique » qui la ramènerait à sa grandeur blanche et catho.

    Les généraux qui ont publié leur lettre ouverte tombent malheureusement dans le même panneau. Certes la situation du pays est catastrophique à plusieurs égards. Et les motifs de révolte ne manquent pas. Pensons à la perte de souveraineté de la France à laquelle ils auraient dû être plus sensibles.

    La France a réintégré l’OTAN pour être à la remorque de l’Amérique et faire le sale boulot en Afrique ou au Moyen-Orient pour le compte d’intérêts qui la dépassent. Les généraux auraient pu s’inquiéter du désastre économique qui a ravagé le tissu social, entraînant la fermeture des sites industriels, de centaines de maternités, de dizaines de milliers de lits d’hôpitaux, du réseau ferroviaire et des services publics. Ces galonnés n’ont jamais réagi aussi fortement à la situation matérielle catastrophique de leurs troupes et des matériels militaires. On aurait aimé les entendre sur la gestion erratique et mensongère du Covid et son lot de désastres humains.

    Mais non, ils s’inquiètent de « racialisme », de « haine entre communautés », de « théories décoloniales », de « hordes de banlieue ». Ils veulent remettre de l’ordre dans cette chienlit sans aucune analyse historique de fond, avec une menace à peine voilée d’une intervention hors du cadre constitutionnel. Peut-être est-ce déjà la mise en œuvre de l’opération « Ronces » annoncée il y a quelque temps par Eric Zemmour et qui suggérait d’appliquer dans les banlieues françaises les méthodes répressives de l’armée d’occupation sioniste. Hasard ou pas, des syndicats de police viennent de demander que « dans le cadre de l’état d’urgence, il faut procéder au Bouclage des 600 territoires perdus de la République, y compris avec le renfort de l’Armée, en contrôlant et en limitant les entrées et sorties de ces zones par des Checkpoints sur le modèle israélien de séparation mis en place avec les territoires palestiniens. »

    Il semble que nos généraux veuillent rejouer une nouvelle Bataille d’Alger, à l’échelle de la France. Enfin une bataille qui semble à leur portée. Quelle fut déjà la dernière guerre que l’armée française a remportée sans aide étrangère ? Les généraux oublient que la Bataille d’Alger, si elle fut un succès opérationnel colonial, elle s’est terminée par un flop politique et diplomatique. Mais ces subtilités doivent leur échapper.

    Pendant ce temps, ce sont Zemmour et sa clique judéo-sioniste ainsi que le Mossad qui les dirige, qui se frottent les mains qui sur les décombres de la France.

    Algérie54, 9 mai 2021

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  • L’ingérence médiatique étrangère en Algérie

    par Rahim Ibn Ziane

    Depuis toujours la presse étrangère est présente en Algérie. Néanmoins, l’Algérie n’a pas hésité à retirer des accréditations, refuser le tournage de reportages ou expulser un média d’Algérie lorsque ladite presse dépasse son rôle d’informer et rentre dans de la désinformation (l’exemple le plus connu étant le bureau d’Al Jazeera à Alger fermé depuis 2008, France24 aussi est en sursis depuis une récente campagne de désinformation autour de l’Algérie le mois dernier[1]).

    Ces derniers mois, des campagnes massives d’acharnement médiatique à l’encontre de l’Algérie ont été organisées par la presse marocaine et française.
    En France, on est tombé dans le ridicule avec Le Figaro qui fait 3 articles sur les propos d’Abdelmadjid Chikhi affirmant que la France coloniale a œuvré pour répandre l’analphabétisme en Algérie dont un article payant pour dire « on n’a pas de preuves, mais c’est faux » alors qu’au final c’est réellement le cas[2].
    La presse marocaine est systématiquement dans l’injure et la désinformation à l’encontre de l’Algérie avec le 360 ou Yabiladi n’hésitant pas à se moquer d’un crash d’un hélicoptère en Algérie[3] ou affirmant que « l’Algérie a financé le Polisario à hauteur de 1 000 milliards de dollar étasunien ».

    La presse française et marocaine a leurs chouchous à défendre coûte que coûte : le Hirak post-démission de Bouteflika avec ses figures comme Tabbou (ancien député issu de l’élection frauduleuse de 2017 orchestrée par l’issaba déchu[4]) Assoul (elle aussi députée issue de la controversée élection de 2017, très liée au clan Toufik, elle a soutenu et travaillé pendant la campagne du candidat de Toufik Ali Ghediri[5]) mais aussi le MAK qui souhaite orchestrer des opérations terroristes en Algérie[6]. Même Rachad, un groupuscule héritier du FIS et constitué d’anciens membres du FIS comme le terroriste Mourad Dhina trouve grâce à leurs yeux.

    La presse française et marocaine contrôlée par l’État profond

    La presse française appartient à une poignée d’hommes d’affaires français ou étrangers. De multiples scandales ont déjà émergé en France avec des journaux ou des chaînes de télévision dont le riche propriétaire n’hésite pas à censurer une émission, un reportage, un documentaire ou un article qui ne lui convient pas.

    La presse écrite française qui est déficitaire depuis des années est aussi subventionnée par l’État français. En 2020, l’État français a subventionné la presse à hauteur de 840 millions d’euros par an pour l’année 2020 (en dehors des aides exceptionnelles liées à la pandémie de coronavirus)[7]

    Prenons par exemple Le Figaro qui s’est illustré ces dernières semaines de par la virulence de son article quotidien (minimum) à charge contre l’Algérie, il est possédé par le groupe Dassault, groupe du complexe militaro-industriel français (les fabricants du fameux Rafale vendu à l’étranger grâce à la corruption et avec l’aide de l’État français[8]). Le Figaro a bénéficié de 16 millions d’euros d’aides directes par l’État français (l’information la plus récente sur le montant de subvention perçue par chaque média français)[9].

    Il est facile de comprendre à première vue pourquoi la presse détenue par Dassault enrage contre l’Algérie. Dassault a essayé de vendre son Rafale à l’ANP sans résultat, ne bénéficie d’aucun contrat d’armement en Algérie depuis toujours et voit d’un œil enragé l’Allemagne prendre la deuxième place de fournisseur militaire en Algérie. Il est évident que si Alger achète des Rafales demain, Le Figaro nous fera plusieurs articles par jour élogieux sur l’Algérie.

    Le reste de la presse française aussi est dans le même cas de figure, des oligarques français en colère parce qu’Alger se tourne vers la Chine et l’Allemagne pour délaisser la France. TF1 appartient à Bouygues qui n’a toujours pas digéré l’attribution aux chinois de deux grands chantiers comme l’autoroute est-ouest ou la mosquée d’Alger. Libération appartient à l’israélien d’origine marocaine Patrick Drahi qui, pour des raisons évidentes, ne porte pas l’Algérie dans son cœur. L’Algérie étant l’un des rares pays ayant résisté et s’étant opposée vigoureusement à la vague de normalisations diplomatiques avec Israël opérée par les pays arabes à la fin du mandat de Donald Trump.

    La presse étant liée à l’État profond français tenue par les grandes entreprises française en perte de puissance en Algérie[10], mais aussi par l’État français directement par la presse qu’il possède (groupe France Radio et France Télévisions) mais aussi indirectement par la presse subventionnée. L’État français lui aussi ne se gène pas de faire dans de la désinformation via sa presse nationale, même si son relais international France24 s’est calmé après que le Ministre de la Communication Ammar Belhimer ait menacé au prochain incident de retirer l’agrément de France24. L’AFP a déjà fait les frais de la désinformation continue française en Algérie avec ses correspondants et son bureau qui s’est vu refusée le prolongement des accréditations récemment[11].

    Concernant la presse marocaine, elle est entièrement liée de près ou de loin au Makhzen (condition sine qua non pour pouvoir exister dans la dictature alaouite). Comme le révèle le journaliste dissident Ali Lmrabet[12], le360.ma appartient à Mounir Majidi secrétaire particulier de Mohammed VI.

    La campagne de désinformation et de haine marocaine contre l’Algérie autorisée ou commandée par le roi est elle aussi simple à comprendre. Le Maroc enrage contre l’Algérie du fait qu’elle soutient le Polisario contre la guerre inique menée par le Maroc et milite pour l’autodétermination du peuple martyr sahraoui. Le Maroc aussi de l’autre côté souhaite voir l’ouverture des frontières (pour pouvoir exporter en Algérie plus facilement le cannabis marocain qui a constitué la fortune de la famille royale marocaine) et aussi rêve d’une Algérie sans armée et avec des tartufes soumis à sa tête pour pouvoir prendre les villes réclamées dans le projet controversé et sans aucune réalité historique du « grand Maroc » (alors qu’ils sont incapables de récupérer les enclaves espagnoles au Maroc).

    Les cibles : l’armée, le Président Tebboune et le soutien à la cause sahraouie

    Tout en nous faisant le même récit faux de l’Algérie coincée dans le même système socialiste des années 70 (alors que c’est la libéralisation du marché en Algérie sans garde-fou qui l’a conduite dans la crise qu’elle a connu dans les années 80 et 90) la presse franco-marocaine s’acharne contre trois têtes de turc : le Président Tebboune et son gouvernement, mais aussi l’Armée Nationale Populaire et le soutien algérien à la cause sahraouie.

    La presse franco-marocaine n’hésite pas à désigner le pouvoir en place de véritable junte sans preuves sachant qu’aucun militaire n’est à la tête d’un ministère ou président en Algérie. La presse marocaine est plus virulente à l’encontre de l’armée en n’hésitant pas à trafiquer des classements pour faire apparaître l’armée marocaine devant l’armée algérienne (alors que dans le classement en question, l’Algérie n’y figure pas)[13]. Mais aussi, ils n’hésitent pas à se moquer de l’équipement (pourtant de meilleures qualités que celui de la FAR) militaire algérien qualifié de « vieilleries datant de l’époque soviétique », alors que le Maroc n’achète que de l’armement d’occasion étasunien, français ou israélien.

    Le Président Tebboune et son gouvernement ne sont pas en reste. Qualifié de dictature (alors que le Maroc est une véritable dictature et la France de plus en plus rejoint le club des dictatures), la presse française fait appel à de pseudo-experts comme Filiu (titulaire d’un doctorat sur mai 68 à l’ORTF) ne comprenant rien à la situation algérienne pour nous proposer des analyses erronées. Le Maroc lui n’hésite pas à faire appel à Bernard Lugan[14], une personnalité controversée d’extrême-droite négationniste du génocide des tutsis au Rwanda.

    La France s’est illustrée par son degré de mensonge avec la presse qui a inventé une pénurie de pâtes inexistante en Algérie[15] (tout en prenant comme photo d’illustration une image montrant un rayon de pâtes rempli en Algérie…) reprise immédiatement par la presse marocaine.

    Les cibles varient en fonction des intérêts des protagonistes. La France tape surtout sur le pouvoir en place qui la pousse à la sortie du marché algérien tandis que le Maroc nous parle d’un complot de l’armée qui dirige l’Algérie.

    Le soutien à la cause sahraouie fait aussi l’objet de vives attaques au Maroc, mais aussi d’attaques discrètes par la presse française. Le Maroc critiquant l’Algérie soutenant le principe d’autodétermination au Sahara Occidental pour essayer de faire croire que le problème n’est pas entre les sahraouis et le Maroc, mais un problème algéro-marocain ou l’Algérie méchant de l’histoire finance à pertes à hauteur de 1 000 milliards de dollars étasuniens le Polisario contre le Maroc.

    Pendant que le Maroc s’empresse d’écrire des articles de désinformation quotidiennement sur le conflit sahraoui avec des histoires farfelues, la France avance tête cachée par son relais médiatique qu’elle co-finance avec le Maroc, Jeune Afrique[16] qui elle aussi vend le conflit sahraoui comme un conflit algéro-marocain et n’hésite pas à dénigrer systématiquement l’Algérie tout en faisant une promotion du Maroc ou en adoucissant les polémiques marocaines.

    La réponse impérative de l’Algérie face à la campagne de désinformation

    L’Algérie en plus de se montrer ferme face aux mensonges réguliers de la presse étrangère doit elle aussi entrer dans le champ de bataille de l’information. Une chaîne d’information en continu 24/24 internationale en plusieurs langues (arabe, anglais et français pour commencer) comme France24, la BBC ou Al Jazeera doit être créée et diffusée partout dans le monde pour faire entendre la voie algérienne à l’international. Aussi, une presse numérique internationale doit être créée pour elle aussi promouvoir la voie algérienne à l’international.

    Aussi, la presse publique et privée de l’Algérie doit investir dans du fact check d’informations pour démonter les fake news récurrentes issues de la presse étrangère, mais aussi de certains acteurs nationaux souhaitant déstabiliser l’Algérie.

    Il est impératif que l’Algérie rattrape son retard sur la communication à l’international. La situation s’empire de jour en jour avec la propagande médiatique et leurs relais constitués de Moorish adeptes de la banane et grands consommateurs de stupéfiants, mais aussi aujourd’hui les makistes, en n’hésitant plus à mentir et à manipuler la masse en dissimulant leur sinistre agenda derrière des comptes estampillés « Algérie » ou « kabyle » pour derrière vendre l’indépendantisme kabyle et mentir ouvertement quand le MAK se fait attraper la main dans le sac dans la récente affaire de projet d’attentat terroristes.

    Les makistes qui n’hésitent pas à s’allier avec les Moorish contre l’Algérie sont eux aussi un autre danger pour l’Algérie nouvelle, ces gens n’hésitant pas à harceler et insulter quiconque n’étant pas d’accord avec eux et en faisant du sophisme de bas étage pour vendre des anti-makistes comme étant des anti-kabyles.

    L’Algérie doit se mettre au travail et porter sa voie à l’international avec des relais médiatiques puissants. Le trolling anti-Algérie aussi doit connaître sa fin, ces gens étant soutenus et financés par des États étrangers tandis que la sphère patriotique algérienne réussi à les contrer seuls et à les remettre à leurs places.

    [1] Belhimer convoque “France 24” en Algérie et avertit la chaîne Ennahar Online 13 mars 2021 https://www.ennaharonline.com/fr/belhimer-convoque-france-24-en-algerie-et-avertit-la-chaine/

    [2] En 1962 85% de la population algérienne était analphabète https://www.nouvelobs.com/education/20120913.AFP8696/environ-6-millions-d-algeriens-analphabetes-soit-un-taux-de-22-etude.html

    [3] Un article scandaleux qui a été dénoncé partout sur internet par les algériens https://afrique.le360.ma/algerie/politique/2020/12/16/32874-video-enieme-crash-daeronef-lalgerie-bat-son-triste-record-32874

    [4] Achat des postes de députés : La légitimité de l’APN plus que jamais remise en cause Algérie Eco

    [5] Présidentielle : le parti de Zoubida Assoul soutient le candidat Ali Ghediri Algérie Patriotique

    [6] Communiqué du Ministère de la Défense Nationale 25 avril 2021

    [7] La presse recevra des aides supplémentaires de 483 millions sur 2 ans Le Figaro 27 août 2020

    [8] « Rafale Papers » : une affaire de corruption enterrée par l’Etat ? France Inter 10 avril 2021

    [9] Aides à la presse : qui touche le plus ? Le Monde 6 mai 2014

    [10] Total, Suez, la RATP par exemple ont perdu des contrats en Algérie.

    [11] Tweet de Khaled Drareni le 23 avril 2021

    [12] Tweet d’Ali Lmrabet 7 août 2020

    [13] Puissance militaire : le Maroc occupe la 1ère place au Maghreb Challenge.ma

    [14] Bernard Lugan bénéficie d’une tribune au sein du 360. Tribune où il affirme que « L’Algérie n’a jamais existé » et d’autres fantaisies sur des faits historique ou d’actualité. La chaire marocaine qu’il doit rencontrer souvent à la Mamounia lui fait dire des grosses inepties pour pouvoir continuer à y gouter.

    [15] L’Algérie confrontée à une pénurie de pâtes Courrier International 28 février 2021

    [16] Jeune Afrique a bénéficié de 415 000€ de subventions par l’Etat français selon data.gouv.fr et bénéficie de financement par le Makhzen (Algérie Patriotique)

    Kassaman Times, 26 avr 2021

    Etiquettes : Algérie, Maroc, France, Sahara Occidental, Abdelmadjid Tebboune, ANP, armée,

  • La reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et son réarmement constituent un défi pour l’Espagne.

    Selon un rapport publié jeudi par l’Institut pour la sécurité et la culture

    Un rapport publié jeudi par l’Institut pour la sécurité et la culture et rédigé par Guillem Colom, Guillermo Pulido et Mario Guillamó, intitulé « Le Maroc, le détroit de Gibraltar et la menace militaire pour l’Espagne » met en garde contre le défi que représentent pour l’Espagne les succès diplomatiques, politiques et économiques du royaume alaouite, ainsi que sa puissance politique et militaire croissante.

    Cette reconnaissance, sur laquelle l’administration Biden ne semble pas avoir l’intention de revenir, s’inscrit dans le cadre des « Accords d’Abraham », par lesquels les États-Unis cherchent à « normaliser les relations des pays arabes les plus puissants avec Israël » et à améliorer les relations stratégiques et sécuritaires afin de faire face au grave défi stratégique que représente l’Iran.

    Les auteurs du rapport expliquent que Rabat a pu profiter de cette stratégie américaine pour obtenir un succès diplomatique à très faible coût, puisque « Israël et le Maroc entretiennent depuis longtemps des relations économiques, politiques et sécuritaires profondes ». La reconnaissance américaine réussit également à saper l’influence que l’Espagne et, surtout, la France maintiennent au Maghreb et renforce la position des États-Unis en tant que puissance d’équilibre par le biais de leur allié marocain.

    TIRAILLEMENTS AVEC L’UNION EUROPÉENNE

    Sur le plan diplomatique, la décision américaine renforce Rabat dans sa lutte avec l’Union européenne sur l’exploitation des eaux du Sahara occidental, ainsi que l’aspiration du Maroc à étendre son plateau continental à 350 miles nautiques et à étendre sa zone économique exclusive, entrant en conflit direct avec les eaux des îles Canaries. Les intérêts économiques de ces eaux vont au-delà de la pêche, car les monts sous-marins des îles Canaries sont riches en métaux tels que le tellure, le cobalt et le plomb.

    Le soutien de Washington pourrait « enhardir » le Maroc vis-à-vis de ses pays voisins et l’amener à « prendre des décisions qui portent unilatéralement atteinte à la souveraineté d’autres États ». Une semaine après la reconnaissance de Trump, le Premier ministre marocain a défendu que « le jour viendra où nous rouvrirons la question de Ceuta et Melilla, des territoires marocains comme le Sahara ».

    D’autre part, le Sahara Occidental a des implications économiques et géopolitiques importantes en raison du projet de construction d’un gazoduc transsaharien reliant le Nigeria, le Maroc et l’Europe. L’essentiel est qu’en plus de fournir du gaz à 13 nations d’Afrique de l’Ouest, ce projet ébranlera le monopole gazier de l’Algérie.

    Le Maroc aspire à la suprématie militaire régionale, pour laquelle il a notamment mené depuis 2017 un plan de réarmement quinquennal de 22 milliards de dollars avec le soutien des États-Unis et de l’Arabie saoudite.

    Ce réarmement a éliminé les principales faiblesses militaires du Maroc et a doté ses forces armées d’importantes capacités avancées, qui visent à détrôner une Algérie qui ne traverse pas son meilleur moment en tant que principale puissance militaire régionale.

    À long terme, le réarmement du Maroc pourrait constituer un défi pour la capacité militaire de l’Espagne. Ceci, ajouté aux projets économiques tels que Tanger-Med, qui concurrence directement les ports d’Algésiras, de Valence et de Barcelone, et aux ambitions politiques et territoriales de Rabat, représente un véritable défi pour l’Espagne.

    SERVIMEDIA, 06 MAI 2021

    Etiquettes : Maroc, Espagne, Algérie, armée, Etats-Unis, Sahara Occidental,

  • Un rapport met en garde contre la « menace militaire » que représente le Maroc pour l’Espagne dans le détroit de Gibraltar.

    Le think tank Institut pour la sécurité et la culture met en garde contre les conséquences de la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara et de la course aux armements du royaume alaouite.

    Les plans de réarmement du Maroc, combinés à la reconnaissance par les États-Unis de sa souveraineté sur le Sahara, constituent « un défi à l’intégrité territoriale espagnole » et aux intérêts économiques européens. C’est la conclusion tirée par un rapport préparé par le think tank Institut pour la sécurité et la culture présenté jeudi et auquel Vozpópuli a eu accès.

    Le rapport s’intitule Maroc, le détroit de Gibraltar et la menace militaire pour l’Espagne et a été préparé par le docteur en sécurité internationale Guillem Colom Piella, ainsi que par les analystes Guillermo Pulido Pulido et Mario Guillamó Román. En 32 pages, l’ouvrage examine les conséquences des derniers mouvements diplomatiques et d’armement du Maroc, ainsi que son influence directe sur ses voisins immédiats, principalement l’Espagne.

    Selon les auteurs, la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara « sape » l’influence que l’Espagne et la France conservent sur le Maghreb. D’une part, elle renforce le rôle de l’administration de Joe Biden dans la région ; d’autre part, elle renforce la position du Maroc « dans la lutte qu’il mène avec l’Union européenne au sujet de l’exploitation des eaux du Sahara occidental », une région riche en minéraux tels que le tellure, le cobalt et le plomb.

    Les auteurs affirment notamment qu’ »une partie de la mentalité et de la culture stratégique marocaines » soutient un programme d’expansion territoriale « conforme à l’ancien concept du « Grand Maroc » » : « Comme le Premier ministre marocain, Saad Eddine El Othmani, l’a récemment exprimé, une fois qu’ils contrôleront pleinement le Sahara occidental, les places de Ceuta et Melilla devraient être à l’ordre du jour ».

    Le rapport souligne également les avantages économiques que cette reconnaissance apportera au Royaume du Maroc, étant donné l’intérêt pour la création d’un gazoduc reliant le Nigeria et le Maroc à l’Europe, qui passerait nécessairement par le Sahara. Un projet que certains spécialistes qualifient de compliqué, pour ne pas dire plus, vu le nombre de pays qu’il devrait traverser et qui prévoyait à l’origine sa sortie par l’Algérie et non le Maroc.

    Le Maroc et L’Algérie

    Mais c’est précisément l’un des objectifs que le royaume alaouite poursuit avec son offensive diplomatique, prévient le rapport : arracher à l’Algérie une influence dans la région, en termes économiques et militaires. « Le Maroc a annoncé un plan de réarmement sur cinq ans que de nombreuses sources considèrent comme le pilier pour atteindre la suprématie militaire régionale », notent les auteurs, qui chiffrent ces intentions à 22 milliards de dollars, avec le soutien des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite.

     » L’armée qui a vu l’incident sur l’îlot de Perejil à l’été 2002 est bien loin. En près de deux décennies, les forces armées alaouites se sont dotées de nombreux moyens matériels tout en diversifiant leurs fournisseurs d’armes, permettant ainsi d’augmenter significativement leur catalogue de capacités militaires », affirment les chercheurs.

    Entre autres conclusions, le rapport de l’Institut pour la sécurité et la culture avertit que la course aux armements marocaine génère une « instabilité stratégique » à court et moyen terme en Afrique du Nord. Et ils ajoutent : « Le réarmement du Maroc et la consolidation de son contrôle sur le Sahara occidental pourraient, à plus long terme, signifier un défi pour l’intégrité territoriale de l’Espagne ».

    Voz populi, 06 mai 2021

    Etiquettes : Espagne, Algérie, Maroc, Afrique du Nord, armée, défense, menace militaire,

  • Algérie/ Les masques sont tombés (Edito d’El Djeïch)

    Algérie/ Les masques sont tombés (Edito d’El Djeïch)

    DIRE la vérité pour éclairer l’opinion publique sur des événements qui se déroulent dans notre pays et les efforts intenses déployés pour assurer la sécurité et la stabilité du pays est la pierre angulaire qui contribue à éclairer la société sur la réalité des faits vécus et les efforts déployés par l’ensemble des institutions de l’Etat algérien, y compris l’Armée nationale populaire, qui a juré de défendre le pays et de protéger le peuple quels qu’en soient le prix et les sacrifices. Notre armée continuera à faire face à tous les dangers qui menacent le pays avec force, fermeté, détermination et une volonté inébranlable. Une force nourrie par la grandeur des missions qui lui sont assignées, la noblesse de ses positions, ainsi que par son attachement permanent à la légitimité constitutionnelle, à son référent novembriste et au serment fait devant Dieu et l’Histoire de servir la Patrie et le peuple.

    Le processus de construction de la nouvelle Algérie se poursuivra au grand dam des ennemis qui se sont crus plus grands qu’ils ne le sont réellement, qui ont surestimé leur force et qui tentent, avec mépris et condescendance, de nager à contre-courant de l’Algérie en tant que territoire, peuple, histoire et valeurs.

    Cette fois, sous le couvert de certains mouvements de protestation et revendications sociales, les éléments subversifs poursuivent leurs actions criminelles et provocatrices en incitant les travailleurs et les salariés de certains secteurs à lancer des grèves, apparemment motivées par la revendication de certains droits mais qui, en réalité, visent à faire échec aux prochaines élections législatives et, par la même, engager le pays dans une impasse dont il se passerait bien. Ces éléments subversifs et d’autres qui préparaient des attentats à l’explosif contre les citoyens, sont en fait les deux faces d’une même médaille, leur objectif est de faire plier l’Algérie en recourant à tous les moyens, en explorant toutes les voies et en exécutant plusieurs plans subversifs dans le but de provoquer la rue et de généraliser le chaos, de la rareté des produits à la cherté des prix, d’inciter aux grèves, d’insulter et de calomnier les institutions de l’Etat et ses forces de sécurité dans des tentatives désespérées de semer le chaos et de gâcher la voie de l’Algérie nouvelle.

    Ce qui a été affirmé par Monsieur le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans son message à l’occasion de la Journée mondiale des travailleurs : “Conformément à notre engagement, nous nous sommes efforcés à préparer l’avènement d’une dynamique économique affranchie des contraintes bureaucratiques et des pratiques des opportunistes corrompus… la volonté politique s’est renforcée en vue d’accélérer la relance économique dans le cadre d’un large dialogue avec les partenaires sociaux et les opérateurs économiques. Et nous sommes confiants dans les capacités et les ressources de notre pays et l’engagement à l’égard de la feuille de route pragmatique et ambitieuse que nous avons adoptée et qui est de nature à rompre avec les anciens modèles de gestion des affaires économiques, régis par la mentalité rentière, l’assistanat et la dilapidation ».

    Par conséquent, il est du devoir de tous les patriotes fidèles et loyaux de ne pas laisser l’Algérie des millions de Chouhada en proie aux intrigues et aux complots d’une poignée de traîtres revanchards. Il incombe à tous les patriotes jaloux de leur terre, de leur honneur et de leur Histoire et de se tenir forts, de défendre avec l’ardeur et la détermination nécessaires, leur patrie et l’avenir de leurs enfants contre des forces qui vouent une rancune et une haine tenaces à notre pays.

    Pour sa part, le Haut commandement de l’Armée nationale populaire poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de développement et de modernisation de l’ANP et l’application du programme de préparation au combat de toutes les forces et à différents niveaux. Ce qui reflète réellement la préparation des unités de l’ANP et leur pleine disponibilité à faire face à toute agression éventuelle et à l’écarter en toutes circonstances. Les succès enregistrés par les nombreux exercices exécutés dans les différentes Régions militaires confirment le haut niveau de compétence des éléments des unités engagées ainsi que leur maîtrise des différentes armes en dotation.

    La détermination de notre armée à défendre la Patrie et à protéger le citoyen n’est ni négociable ni sujette à marchandage encore moins à débat stérile. Que tous ceux qui ont perdu la boussole de la Patrie, qui se sont égarés et qui ne se retrouvent plus entre rêves et cauchemars, sachent que l’Algérie dispose d’une armée qui la protège et la défend, qui se sacrifie pour elle et qui fait face aux professionnels de la désinformation et de la propagande, aux promoteurs de rumeurs et de mensonges et à tous ceux qui frappent de suspicion les efforts de l’Etat algérien parce qu’ils ne peuvent plus jouir des avantages et autres privilèges dont ils bénéficiaient par des voies détournées et de manière suspecte, au détriment des droits du citoyen. A tous, nous disons que cette ère est définitivement révolue et que celle de la nouvelle Algérie, une Algérie puissante et prospère, se profile à l’horizon et se concrétise pas à pas.

    Enfin, à tous nos jeunes et aux citoyens qui n’ont pas connu l’enfer colonial, qui n’ont pas été marqués au fer rouge de ses exactions, qui n’ont pas vécu les décennies noires et les massacres perpétrés par les forces de l’obscurantisme contre des citoyens innocents, nous disons que la sécurité dont nous jouissons tous aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard ni qu’elle nous a été offerte en cadeau, mais qu’elle a été réalisée grâce aux sacrifices d’hommes et de femmes qui ont subi le martyre et consenti le tribut du sang pour que l’Algérien vive en sécurité, fier et sous le ciel de la liberté dans une Algérie unie, territoire et peuple.

    Les masques sont tombés, la vérité a jailli au grand jour sur les intentions et les plans malsains qui guettent notre cher pays, mais l’Algérie des Chouhada reste forte, sûre, majestueuse et tenace face à tous les comploteurs.

    El Djeïch n° 694, mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Abdelmadjid tebboune, Hirak, armée, ANP, déstabilisation, MAK, Kabylie,

  • Le processus de changement initié par le président semble déranger : Le clin d’œil de l’ANP à Tebboune

    Le processus de changement initié par le président semble déranger : Le clin d’œil de l’ANP à Tebboune

    LE PROCESSUS DE CHANGEMENT INITIÉ PAR LE PRÉSIDENT, L’ALGÉRIE NOUVELLE, SEMBLE DÉRANGER : Le clin d’œil de l’ANP à Tebboune

    Dans la dernière livraison de sa revue El- Djeïch, à travers son éditorial consacré aux forces qui résistent au changement initié par le président Tebboune, et lesquelles manœuvrent pour saborder les élections législatives prochaines, l’Armée nationale populaire se tient, encore une fois, aux côtés de la République et ses institutions, et promet une riposte implacable à toute tentative manifestant en perspective d’épouser une telle action funeste. C’est dire un soutien de l’institution militaire à l’actuel locataire d’El-Mouradia qui maintient le cap, contre vent et marées, sur l’objectif de bâtir l’Algérie nouvelle.

    Ainsi, estime l’organe d’information de l’ANP, la multiplication des mouvements de grève, constatée ces derniers jours dans de nombreux secteurs, vise à faire échec aux prochaines législatives et au processus d’édification de la nouvelle Algérie. « À l’approche de ce rendez-vous important, la scène nationale connait des événements suspects qui ne sont qu’une tentative d’entraver le processus démocratique national mis en œuvre depuis l’élection du président de la République « a indiqué la revue avant de mettre en garde contre tous ceux qui seraient tentés par porter atteinte à la sécurité nationale qu’elle a qualifiée de ligne « rouge à ne pas transgresser ».

    La revue estime que plusieurs éléments renforcent la thèse de la présence d’un complot, « et de tentatives vaines et désespérées de déstabiliser la sécurité nationale, en embrasant la rue, en suscitant la colère du peuple, en poussant à davantage de congestion pour que la situation finisse par exploser, dans l’espoir d’entraver les prochaines échéances électorales », y lit-on.

    Et qui dit échéance électorale, ceci entend un défi d’étape après la consultation référendaire sur la révision de la Constitution, dans le cadre du processus de changement global initié par le président Tebboune dans l’Algérie nouvelle, que le pays s’attelle à franchir le 12 juin prochain.

    Après avoir échoué de le faire avec le rendez-vous du 1er novembre dernier, les partisans du chaos reviennent à la charge pour retenter le coup.

    D’ailleurs, El-Djeïch ne manquera pas souligner que les élections législatives du 12 juin prochain dérangent les forces de l’inertie, les opposants au changement et le camp de la contre-révolution qui avaient pris l’habitude de s’offrir, « un Parlement sur mesure, utilisant l’argent sale pour bénéficier de l’immunité parlementaire et de la protection de leurs intérêts au lieu de servir le peuple qui les a élus », note l’édito tout en soulignant que les forces de l’inertie ont épuisé leurs espoirs de revenir un jour sur la scène politique nationale ce qui les a conduit à tenter d’exploiter le milieu professionnel pour faire aboutir leur plan diabolique.

    L’ANP met en garde les courants contre-révolutionnaires, contre toute tentative de déstabilisations du pays tout en soulignant que la multiplication des grèves ces derniers temps est la preuve que les forces de l’inertie sont aux commandes de ces tentatives.

    « L’appel d’organiser des manifestations et de mener des grèves dans plusieurs secteurs à la fois, à l’approche des élections, laisse poser plusieurs questions sur le timing de ces grèves et la revendication des droits professionnels légitimes ! », s’est interrogée la revue tout en rappelant que le président de la République a déjà « affirmé la nécessité de remédier aux lacunes enregistrées dans l’ensemble des secteurs, et la nécessité de les traiter progressivement dans la sérénité. »

    Néanmoins, l’entêtement de certains à tenir des grèves à un moment suspect est la meilleure preuve que ceci ne peut s’inscrire que dans une tentative de semer le trouble pour réaliser des objectifs et des intérêts qui ne vont pas dans le sens de l’amélioration de la situation professionnelle et des droits des travailleurs ».

    Cela se déroule à un moment où notre pays est confronté à des menaces criminelles, orchestrées par des mouvements terroristes et racistes ayant déclaré leur haine envers l’Algérie », souligne la revue.

    Slimane B.

    Le Courrier d’Algérie, 06 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Abdelmadjid Tebboune, armée, ANP, El Djeich, Algérie Nouvelle,




  • Les sous-marins algériens provoquent l’inquiétude de l’Espagne

    Dimanche 29 septembre, à Oran, la Marine algérienne a testé, pour la deuxième fois dans des manœuvres avec munitions réelles, ses deux derniers sous-marins de classe Kilo 636 acquis auprès de la Russie, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). Cet exercice, le premier du genre à concerner des objectifs terrestres, s’est déroulé sous la supervision du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) et vice-ministre de la Défense nationale, précise le MDN. Les missiles utilisés sont des Kalibr de type Club-S.

    Pour rappel, la force sous-marine algérienne est constituée de six submersibles en service, dont quatre flambant neuf de type Kilo 636 et deux anciens de classe Kilo 877EKM, reçus dans les années 1980 et modernisés en Russie entre 2005 et 2010. Le sous-marin diesel-électrique polyvalent du projet 636 Varchavianka (Improved Kilo, selon le code Otan) appartient à la troisième génération de sous-marins. Il est baptisé «trou noir» par les experts de l’Otan pour sa discrétion. Ce submersible a un déplacement de 2.350 tonnes en surface et de 3.950 tonnes en plongée, et une vitesse de 17 à 20 nœuds. Ce submersible a 45 jours d’autonomie. Il peut être doté de quatre missiles Kalibr, de 18 torpilles de 533 millimètres (six tubes) et de 24 mines, et plonger à 300 mètres de profondeur. Son équipage est composé de 52 personnes.

    Ces exercices de la marine algérienne n’ont pas laissé indifférents les voisins de la rive nord. C’est ainsi que le quotidien espagnol ABC n’a pas hésité à tirer la sonnette d’alarme en se faisant l’écho des inquiétudes du commandement de l’armée espagnole. Le quotidien espagnol a prétendu qu’en Méditerranée, seules les marines israélienne et algérienne disposent de la capacité de tirer des missiles de croisière à partir de sous-marins. Déjà au début de cette année, le commandant-adjoint de la marine espagnole, l’amiral Manuel Garat, avait fait part de ses préoccupations en déclarant que «L’Algérie, par exemple, a aujourd’hui un potentiel sous-marin supérieur à celui de l’Espagne. C’est quelque chose d’inédit» après avoir cité le fameux aphorisme qui dit que «celui qui contrôle les mers est celui qui en contrôle les profondeurs et non pas la surface». Ce n’est pas la première fois que des médias espagnols lancent des alertes concernant le potentiel militaire de l’Algérie dont la politique de défense a toujours été pourtant à caractère défensif.

    A. Boussouf

    Algérie solidaire, 29 sept 2019

    Etiquettes : Algérie, Espagne, sous-marins, Kalibr Club-S, armée, forces navales, marine,