Étiquette : armée

  • La colère contre d’anciens généraux qui mettent en garde contre une « guerre civile » en France

    Le gouvernement français a condamné une lettre ouverte signée par des officiers d’active, selon laquelle le pays se dirige vers une « guerre civile » en raison de l’extrémisme religieux.

    Environ 1 000 militaires, dont une vingtaine de généraux à la retraite, ont signé la lettre.

    Ils reprochent aux « fanatiques » de créer des divisions entre les communautés et affirment que les islamistes prendront le contrôle de parties entières du territoire national.

    Les ministres ont condamné la missive publié dans un magazine d’extrême droite.

    La lettre a été publiée pour la première fois le 21 avril le jour du 60e anniversaire d’un coup d’État manqué en France.

    « L’heure est grave, la France est en péril », ont déclaré les signataires.

    La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle de l’année prochaine, a pris la parole pour soutenir les anciens généraux.

    Mais la ministre en charge des Forces armées, Florence Parly, a tweeté : « deux principes immuables guident l’action des militaires en matière de politique : la neutralité et la loyauté. »

    Elle avait auparavant prévenu que tout signataire encore en service dans l’armée serait puni pour avoir défié une loi qui lui impose de rester politiquement neutre.

    Que dit la lettre ?

    Elle met en garde le président français Emmanuel Macron, son gouvernement et les députés contre « plusieurs dangers mortels » qui menacent la France, notamment « l’islamisme et les hordes de la banlieue ».

    Les signataires accusent ensuite « un certain antiracisme » de diviser les communautés et de chercher à créer une « guerre raciale » en attaquant des statues et d’autres aspects de l’histoire française.

    Ils accusent également le gouvernement de chercher à utiliser la police « comme agents par procuration et comme boucs émissaires » en réprimant brutalement les manifestations populaires.

    « Il n’est plus temps de tergiverser, sinon demain la guerre civile mettra fin à ce chaos grandissant et les morts – dont vous serez responsables – se compteront par milliers », conclut la lettre.

    Dans un pays qui compte plusieurs milliers d’anciens généraux sur les listes des retraités et des réservistes, le soutien de seulement 20 d’entre eux à un langage aussi explosif appelle à relativiser, déclare Hugh Schofield de la BBC à Paris.

    Néanmoins, le fait que la lettre ait été écrite est un signe de temps dangereux, et le soutien de Marine Le Pen signifie que les thèmes continueront à résonner dans l’année de campagne qui s’annonce, dit notre correspondant.

    Quelle a été la réaction ?

    Les membres de l’armée française, qu’ils soient en service actif ou réservistes, n’ont pas le droit d’exprimer des opinions publiques sur la religion et la politique, et Mme Parly a demandé que ceux qui ont signé la lettre soient punis.

    « Pour ceux qui ont violé le devoir de réserve, des sanctions sont prévues, et s’il y a des militaires d’active parmi les signataires, j’ai demandé au chef d’état-major des armées d’appliquer les règles. C’est-à-dire des sanctions », a déclaré la ministre à radio France Info lundi.

    Mme Parly a cité le cas d’un ancien général de la Légion étrangère qui a été exclu de l’armée pour avoir participé à une manifestation contre les migrants à Calais.

    Pourquoi le timing est-il important ?

    La ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré à France Info qu’elle « condamnait sans réserve » les généraux « appelant au soulèvement.

    Le coup d’État manqué impliquait des généraux cherchant à empêcher l’Algérie – alors colonie française – d’accéder à l’indépendance.

    Mais la politicienne nationaliste française Marine Le Pen a salué la lettre, appelant les généraux à la rejoindre dans « la bataille de la France ».

    Sa réponse est intervenue le même jour qu’une attaque mortelle au couteau dans un commissariat de police au sud-ouest de Paris, qui est traitée comme une possible attaque terroriste.

    Pourquoi Marine Le Pen a soutenu la lettre

    De nombreux médias français s’étonnent que Marine Le Pen ait apporté son soutien aux généraux.

    L’amitié avec les putschistes en puissance est la spécialité de son père. C’est lui qui était proche des durs anti-gaullistes d’il y a 60 ans. C’est lui qui aimait flirter avec l’illégalité. Pas Marine et son Rassemblement national new-look.

    Alors, a-t-elle fait un mauvais calcul ? Certains le pensent.

    En se rangeant du côté d’un groupe d’ex-généraux – même ceux qui sont en fauteuil roulant – qui dépassent manifestement les limites et s’adonnent à la politique, il est beaucoup plus facile pour le président Macron de la dépeindre comme une réactionnaire française traditionnelle, héritière de son père, de Vichy et du reste.

    Les électeurs de la droite dominante, qui auraient pu être tentés par son apparente conversion récente à l’UE et à l’argent sain, y réfléchiront peut-être à deux fois.

    Mais d’un autre point de vue, Marine Le Pen a peut-être estimé qu’elle n’avait pas d’autre choix que de soutenir la lettre. Après tout, personne ne pense qu’il existe une chance sérieuse de coup d’État militaire, et elle ne pensait donc pas pouvoir être accusée d’encourager l’insurrection.

    Et l’analyse du travail de la France était identique à la sienne. Si, selon elle, cette analyse est également partagée par une majorité silencieuse de Français, elle pouvait difficilement la désavouer.

    La France a proposé un projet de loi controversé pour lutter contre ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de « séparatisme islamiste.

    Cependant, certaines critiques, tant en France qu’à l’étranger, ont accusé le gouvernement de cibler l’Islam ».

    BBC News, 28 avr 2021

    Etiquettes : France, généraux, armée, lettre, séparatisme islamiste, Islam, extrémisme, guerre civile,

  • Au Sahel, même rêver est interdit. Heureusement, les occasions de désobéir ne manquent pas.

    La manifestation de l’opposition, annoncée il y a deux semaines et prévue pour le samedi 20 mars, a été interdite par un arrêté quelques jours avant la date. Il est trop tard pour réagir et s’organiser d’une autre manière. La justification de cette interdiction était la crainte de troubles dans la ville, après ce qui est arrivé à la publication rapide et anticipée des résultats des élections présidentielles. L’utilisation du net est suspendue dans le pays depuis une dizaine de jours, interdisant le droit à la communication.

    Profitant de l’épidémie, dont la propagation a été extrêmement limitée ici et en général dans le Sahel, les manifestations et de nombreux rassemblements ont été interdits et les écoles, les mosquées et les églises ont parfois été fermées. La circulation a été interdite car les frontières entre les pays d’Afrique de l’Ouest ont été fermées. Pour ceux qui voyagent en avion, il n’y a aucune interdiction si vous passez le test du poste de contrôle Covid au départ et à l’arrivée. Quant au passage des frontières entre ces pays, bien qu’il soit officiellement interdit, avec un peu d’imprudence et un peu d’argent aux douaniers et autres, vous pouvez passer.


    La mobilité vers le nord de l’Afrique est interdite car, comme on le sait, les frontières de l’Europe ont tellement migré et on peut jurer qu’elles vont encore descendre, vers la côte et jusqu’à l’Atlantique. Même la mobilité sociale, pourtant insinuée par la Constitution de la Septième République, est, à toutes fins utiles, interdite. Les enfants des propriétaires fonciers étudient dans des lycées et universités privés, ils peuvent même partir à l’étranger et bénéficier des meilleures conditions de séjour. Ce seront les « élites » au pouvoir au prochain tour. De père en fils et de mère en fille, selon les dynasties et les alliances politiques changeantes. Les paysans, les éleveurs, les mendiants mendiants et les politiciens, il faut le jurer, les politiciens. Cela s’additionne toujours pour ceux qui sont en haut de l’échelle des revenus.

    Pierre-Joseph Proudhon, philosophe et économiste anarchiste, disait que la propriété est un vol, mais aujourd’hui le vol est devenu une propriété et ceux qui sont pauvres, disent les économistes d’aujourd’hui, le méritent ou l’ont cherché. L’avenir est interdit pour la catégorie sociale la plus nombreuse au Sahel : les jeunes, qui représentent le miroir de ce que nous serons un jour, sans même nous en rendre compte. Il est interdit de rêver d’un nouveau monde qui ne soit pas déjà sous le contrôle des puissances dominantes du système. Interdit de croire en un autre Dieu qui ne correspond pas à ce que la majorité a décidé qu’il devait être. Puissant parmi les puissants et encore capable de réguler les choses pour que tout change pour que rien ne change.


    Le Sahel, une terre de violence et d’insécurité. Mais l’espace pour la confrontation et la croissance ne manque pas.

    Le Sahel, une terre de violence et d’insécurité. Mais l’espace pour la confrontation et la croissance ne manque pas.
    Il y a l’interdiction formelle de dire et de raconter ce qui semble être la vérité des choses, l’interdiction de dire et d’utiliser les mots de ce que l’on voit et de ce que l’on vit, l’interdiction de souligner la réalité du temps, l’interdiction formelle de reconnaître et de crier, comme dans le célèbre conte de Hans Christian Andersen, « Les habits de l’empereur », que le roi est nu. Il est interdit de montrer son visage, son cœur, ses pensées et ses mains, il est interdit de protester, de publier, de défendre les pauvres contre les abus de la justice, il est interdit d’essayer de changer le cours de l’histoire, il est interdit d’imaginer un monde libre et transparent, il est interdit de transgresser le désordre établi et garanti par la continuité de la violence légitime de ceux qui possèdent le monopole.

    Il est interdit de renverser ce qui est politiquement correct, il est interdit d’être dissident, sauf dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi et à condition que cela ne porte pas atteinte à la paix publique. Il est interdit de se taire, de méditer, de contempler, d’écouter, de marcher et de perdre les sentiers battus. Il est formellement interdit de chanter et de jouer sans vouloir gagner, de siffler et de marcher sous la pluie, de s’asseoir sur le banc face à la mer, de chasser un nuage par la pensée et de s’imaginer en gardien de phare devant la tempête et le naufrage des promesses de la vie.

    Heureusement, au Sahel, nous ne manquons pas d’occasions de désobéir. Le sable, pour commencer, est désobéissant par nature et d’elle nous avons appris à ne pas être facilement organisé par le pouvoir établi. Comme elle, nous nous déplaçons au gré du vent et des situations. Nous arrivons en retard parce qu’entre-temps, il y a eu un décès, une crise de paludisme, la visite inattendue d’un étranger, l’électricité qui se coupe sans prévenir, l’institutrice toujours en congé de maternité, la fonctionnaire qui vient de sortir pour chercher ses enfants, la dame de la banque qui s’absente pour aller faire des courses, le mécanicien qui ne trouve pas les bons outils et répare tout avec la dernière prière pour réparer la voiture, les feux de signalisation qui ne fonctionnent pas et la circulation est plus fluide, les élections qui deviennent des batailles rangées, les enfants qui écrivent leur nom à la craie et sont fiers de porter la robe que leur mère leur a offerte pour leur anniversaire et qu’ils ont oubliée.

    https://www.ilfattoquotidiano.it/2021/03/22/nel-sahel-e-vietato-pure-sognare-per-fortuna-non-ci-mancano-le-occasioni-di-disobbedire/6141148/
  • Algérie : Le Haut commandement de l’ANP est pleinement conscient de l’ampleur et des efforts à fournir permettant de relever les défis et préserver la paix et …

    Dans le message qu’il a adressé à la Nation à l’occasion de la célébration du 59e anniversaire de la fête de la Victoire, le président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune a réitéré son engagement à combattre et à opérer une  » rupture radicale avec les pratiques de la honte et à aller de l’avant, résolument et fermement dans la lutte contre la corruption et à mettre à nu les intentions et démarches des corrompus et leurs résidus, à l’affût de la moindre occasion pour semer le doute et attiser les discordes… « .

    C’est dire que la chance qui s’offre aux citoyens, la société civile et la classe politique à s’inscrire dans la page inédite du changement par la démocratie est un espace qui s’offre à tout un chacun d’évoluer dans le respect de la Constitution et en même temps de garantir un meilleur avenir politique, économique, social et culturel loin des entraves et difficultés du passé.

    Donc un processus qui ne doit pas être gâché ni par les querelles politiques du moment ni encore moins par certains fossoyeurs accrochés à leurs  » rêves  » de déstabilisation du pays. Une rapine qui doit être combattue par tous et depuis des mois tient à faire main basse sur le Hirak pour le dévier de es origines, notamment que le mouvement citoyen pacifique a été infiltré par des individus à la solde des résidus du terrorisme, des islamo-salafistes ainsi que des séparatistes, mettant en péril l’unité nationale et la stabilité du pays à travers des slogans tendancieux à visées malveillantes. A qui profitent ses slogans dictés de l’extérieur.

    Des manœuvres sur lesquelles, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernent, le Pr. Ammar Belhimeur est revenu avec plus de détails dans l’entretien qu’il a accordé au site d’information  » DZ News « . Il a mis en garde dans ce sens, contre l’influence du Hirak pacifique par  » les appels de parties hostiles à l’Algérie, dont les résidus du mouvement terroriste et séparatistes mettant en péril l’unité et la stabilité du pays à travers des slogans tendancieux à visées malveillantes « .

    En effet, certains slogans scandés lors des marches du Hirak visent à faire déraper ce mouvement dans l’objectif de déstabiliser le pays et disloquer la société algérienne. A entendre ces slogans, le commun des Algériens digne de ce nom est convaincu qu’ils sont dictés de l’étranger et repris en Algérie par les résidus du FIS dissout par de faux démocrates et par une jeunesse manipulée. Lorsqu’on s’attaque à l’institution militaire en scandant  » généraux mafia-Moukhabarat irhabya  » il est facile de comprendre le vrai sens de ces attaques qui ont pour essence de mettre en doute le rôle que joue l’ANP dans la marche enclenchée par l’Algérie pour un profond changement. Cette position du Haut commandement de l’ANP dérange les haineux et semeurs de troubles afin de porter atteinte à l’instruction militaire et salir l’image républicaine de l’Algérie.

    Les ennemis de la Patrie se trompent comme toujours d’ennemis et oublient délibérément que c’est grâce à l’ANP et aux autres services de sécurité et à leurs efforts constants qui ont pu contrer les divers plans ciblant la stabilité et l’unité de la Nation. Digne héritière de la glorieuse ALN et ses valeurs pérennes, l’ANP poursuit son engagement sur la voie de la modernisation, déterminée à poursuivre son parcours républicain à relever tous les défis tout en s’investissant pleinement dans sa mission permanente de sauvegarde de l’indépendance et de défense de la souveraineté nationale dont le respect rigoureux et total de la Constitution fait partie.

    Le slogan  » généraux-mafia-Moukhabarat irhabya  » a été mis en avant par rancune contre l’institution militaire pour son engagement au quotidien à relever les défis, la préservation de la paix et de la stabilité et en parallèle d’éviter les fractures, la dislocation de la société, source généralement de violence, d’extrémisme et de déstabilisation du front interne.

    L’agenda du Haut commandement de l’ANP se déploie sur le terrain en continu, avec fermeté et compétence dans la stricte mission constitutionnelle de l’ANP de préservation de la souveraineté nationale, de protection des frontières, de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier afin que l’Algérie puisse poursuivre sa marche inexorable sur la voie du développement et du progrès, pour que le peuple algérien vive dans la sécurité et la stabilité dans les complots, tous les complots concoctés par les ennemis de la Patrie, l’ANP est la cible de virulentes attaques répandant sciemment les rumeurs, les informations erronées et les mensonges de façon continue de la part de ceux qui tablent à exacerber la situation et faire perdurer la crise. Ils empruntent délibérément cet activisme en visant l’ANP en mettant l’accent sur le dénigrement de ses composantes.

    La vocation de ses détracteurs de l’institution militaire repose sur la désinformation de l’opinion publique par des mensonges et des scénarios fabriqués de toutes pièces et erronés dictés et imputés à des centres de décisions en Algérie et à l’étranger, tout cela sur la base de plans étudiés et élaborés, afin de discréditer la mission républicaine de l’ANP.

    Le Maghreb, 21 mars 2021

    Tags : Algérie, ANP, armée,

  • L’Algérie a commandé 300 véhicules blindés d’appui-feu BMPT-72 Terminator 2 de fabrication russe

    Selon les informations publiées par la base de données 2020 sur le commerce des armes du SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), l’Algérie a commandé à la Russie 300 véhicules blindés d’appui-feu chenillés BMPT-72 Terminator 2.

    Depuis l’année 2013, l’Algérie a acheté un nombre important d’équipements militaires terrestres à la Russie, notamment 38 systèmes de missiles/canons de défense antiaérienne Pantsir-S1, 100 systèmes de missiles de défense antiaérienne SA-17 Buk-M2 basés sur des blindés à chenilles, 12 systèmes de missiles balistiques mobiles à courte portée 9P78 Iskander et 203 chars de combat principal T-90SA.

    Le BMP-72 également appelé Terminator 2 est un véhicule blindé chenillé d’appui-feu entièrement développé et conçu par la société Uralvagonzavod et a été dévoilé pour la première fois au public lors du salon de la défense Russian Arms Expo 2013 à Nijni Tagil (Russie). Il est basé sur le châssis du char de combat principal T-72 de fabrication russe. Le véhicule offre une nouvelle protection et une nouvelle puissance de feu, notamment dans les opérations urbaines.

    L’armement principal de la tourelle du BMPT-72 se compose de deux canons automatiques 2A42 de 30 mm et d’une mitrailleuse coaxiale PKTM de 7,62 mm qui peuvent être utilisés contre les véhicules blindés légers et la main-d’œuvre. Les canons peuvent tirer une large gamme de munitions telles que APERS-T (munitions anti-personnel), HEF-I (High-explosive Fragmentation Incendiary), AP-T (Armour Piercing). et KE (Kinetic Energy). Deux unités de lancement de missiles guidés antichars Ataka-T sont montées de chaque côté de la tourelle. Le missile antichar peut engager une cible jusqu’à une distance maximale de 6 000 m tandis que les canons ont une portée maximale de 2 500 contre les véhicules blindés légers et de 4 000 contre les véhicules tactiques légers et les troupes.

    Le BMPT-72 ou Terminator 2 a un équipage de trois personnes comprenant un conducteur, un commandant et un tireur. La coque et la tourelle du BMPT-72 sont faites d’un blindage en acier et intègrent les derniers systèmes de protection avec un blindage explosif réactif (ERA) à l’avant de la tourelle, un module ERA détachable sur la plaque de glacis, et un ERA en applique sur les côtés de la coque et de la tourelle.

    Selon les informations de l’industrie de défense russe, le BMPT-72 peut être motorisé avec deux types de moteur, le B84MC original de 850 ch ou le nouveau B92C2 de 1000 ch. B92C2, tous deux sont des moteurs diesel 12 cylindres de type V, multicarburant et refroidis par liquide. Il peut atteindre une vitesse maximale sur route de 60 km avec une autonomie maximale de 500 km.

    Le BMPT-72 ou Terminator 2 est équipé d’un système de contrôle de tir automatique avancé qui peut être utilisé pour l’observation du terrain, la localisation des cibles et la détection en mouvement de jour comme de nuit. Un télémètre laser est également disponible. Le commandant et le tireur du BMPT-72 sont équipés de panneaux de commande et d’un écran LCD.

    Army recognition, 20 mars 2021

    Tags : Algérie, armes, armement, armée, BMPT-72, Terminator 2, Pantsir-S1, SA-17 Buk-M2, 9P78 Iskander, T-90SA,

  • Algérie / Enquête : C’est ainsi que la drogue provient du Maroc (1ère partie)

    «El-Djeich» accompagne les garde-frontières à l’ouest du pays

    Dernièrement, les tentatives visant à inonder notre pays avec d’importantes quantités de kif traité ont connu une tendance à la hausse. Les quantités de ce poison saisies à nos frontières ouest ont atteint des records terrifiants. Les enquêtes ont révélé, à travers les bilans des opérations qualitatives enregistrées et les aveux des trafiquants arrêtés, que la source du poison est le pays voisin, où la culture du cannabis est monnaie courante. La revue «El-Djeich» est allée sur le terrain pour dévoiler, dans ce numéro, les coulisses du narcotrafic à nos frontières, à partir du Maroc. Elle s’arrêtera également sur les efforts déployés par les garde-frontières pour contrecarrer ce genre de crime organisé.

    N dépit des opérations qualitatives enregistrées dans la lutte contre les bandes du narcotrafic, qui ont élu domicile dans le pays voisin, et la mise en échec de leurs plans grâce à la volonté et la vigilance de nos forces déployées à travers l’ensemble de notre territoire, la tentative d’inonder notre pays par ce venin ciblant soit nos jeunes en vue de les transformer en zombies soit d’attenter à notre sécurité et notre à corps social, celles-ci se poursuivent toujours.

    En chiffres, les opérations qualitatives menées par les unités de l’Armée nationale populaire au cours de la l’année écoulée (2020) se sont soldées par l’arrestation de 1028 trafiquants et la saisie de 703,2 quintaux de kif traité et 27,89 kg de cocaïne. La quasi-totalité de ces opérations ont eu lieu à nos frontières ouest. L’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie est arrivé au même constat, affichant dans son bilan annuel, pour la même année, la saisie de plus de 88 tonnes de cannabis, 55,52% à l’ouest du pays.

    Partant de ces chiffres effrayants et l’accroissement de cette activité criminelle à nos frontières ouest, devenue une matière médiatique consistante et quotidienne dans les différents médias, la revue «El-Djeich» a décidé de mener son enquête. Elle s’est déplacée vers la bande frontalière ouest de notre pays, accompagnant les éléments des garde-frontières sur le terrain pour s’arrêter sur les détails se rapportant à la question, les voies par lesquelles transitent les importantes quantités ainsi que les efforts fournis par les unités de l’Armée nationale populaire de lutte contre la contrebande et la criminalité organisée.

    A noter que pour réaliser ce reportage, la revue «El Djeich» s’est rendue au niveau du Secteur militaire de Naâma, plus précisément en territoire de compétence du 2e Groupement des gardefrontières d’Aïn Sefra, ainsi qu’au Secteur militaire de Tlemcen, dans le territoire de compétence du 19e Groupement des gardefrontières de Bab El Assa et du 6e Groupement des garde-frontières de Sidi El-Djilali.

    Guerre quotidienne contre les narcotrafiquants

    Notre première destination a été la wilaya de Naâma, la porte du SudOuest, précisément le 2e Groupement des garde-frontières d’Aïn Sefra que nous avons atteint après sept heures et demie de trajet. Un calme pesant règne sur la ville, mais derrière ce silence se cache en réalité une guerre féroce menée quotidiennement par les défenseurs du pays contre les narcotrafiquants, le long de la bande frontalière avec le pays voisin, comme le démontrent les chiffres que nous avons consultés au niveau du Secteur militaire de Naâma.

    Des chiffres à donner le tournis. Rien qu’en 2020, plus de 300 quintaux de kif traité ont été saisis, dont plus de 983 kg au cours des deux premières semaines de l’année 2021, à travers trois opérations seulement. Ces résultats sont, selon le commandant du Secteur militaire de Naâma : «la résultante logique des plans sécuritaires minutieusement mis en place et la totale coordination entre les unités de l’Armée nationale populaire, de la Gendarmerie nationale, des Douanes, en plus du déploiement étudié et intense du dispositif sécuritaire des gardefrontières sur le terrain, ce qui nous a permis de déjouer plusieurs opérations d’introduction de drogue sur notre sol en provenance du pays voisin».

    Notre arrivée au 2e Groupement des garde-frontières d’Aïn Sefra a coïncidé avec l’exécution de deux opérations par certains de ses escadrons. La première exécutée à Hadjret Mguil, lors de laquelle 824,2 kg de kif traité ont été saisis et la seconde, dans la région de Belahred, relevant du même groupement, menée en coordination avec la Brigade territoriale de la GN de Sfissifa et la 2e Section de sécurité et d’intervention d’Aïn Sefra et qui s’est soldée par la saisie de quatre colis de stupéfiants (73 kg), chargés sur deux mules au lieu-dit Djebel Sidi Ould Maâmar, distant de 1Km de la bande frontalière avec le pays voisin.

    Les garde-frontières aux aguets

    Lors d’une opération de recherche et de pistage des trafiquants menée la nuit du 17 janvier 2021, 32 colis de stupéfiants de 824,2 Kg ont été trouvés camouflés entre les buissons au lieu-dit Hassi L’Abyad

    Pour assister au déroulement de la 1re opération, nous nous sommes rendus à la Brigade territoriale de la GN de Djnene Bourezg, l’autorité chargée de mener l’enquête du fait qu’elle a eu lieu dans son territoire de compétence. Après un trajet de 90 km, nous sommes arrivés à destination, où nous avons été accueillis par le commandant de l’escadron des garde-frontières de Hadjrat Mguil, qui dirige l’opération. Il nous a déclaré : «Dans le cadre des missions régulières assignées à l’escadron sur son territoire de compétence, et lors d’une opération de recherche et de pistage des trafiquants menée dans la nuit du 17 janvier, 32 colis de stupéfiant d’un poids de 824,2 kg ont été retrouvés camouflés dans les buissons au lieu-dit Hassi L’Abyad, distant d’environ 3 km du poste avancé Dermel, relevant de l’escadron, et près de 26 km de la bande frontalière.» Notre interlocuteur a ajouté que le succès de cette opération et le fait de «l’amélioration de la performance sécuritaire et de l’identification des pistes empruntées par les contrebandiers qui excellent dans le domaine. C’est également le résultat de la vigilance des éléments, de la bonne exploitation et de l’occupation du terrain par les éléments des garde-frontières».

    Nous avons senti cette même fierté chez les autres éléments participant à l’opération, qui se ont unanimement reconnu que le terrain les a forgés et a renforcé leur expérience et maîtrise dans la lutte contre le trafic des stupéfiants et à resserrer l’étau sur les narcotrafiquants.

    Après un long arrêt sur le déroulement et les détails de cette opération qualitative, expliqués par les éléments de l’escadron des gardefrontières de Hadjrat Mguil qui l’ont exécutée, nous nous sommes dirigés à l’ouest, vers le siège de l’escadron des garde-frontières de Belahred. Là, nous attendaient le chef de l’escadron, accompagné du commandant de la compagnie territoriale de la GN d’Aïn Sefra, le chef de la 2e Section de sécurité et d’intervention de ladite commune ainsi que le commandant de la Brigade territoriale de la GN de Sfissifa. Ces derniers ont supervisé l’opération couronnée par la saisie de 73 kg de kif, chargés sur le dos de deux bêtes de somme au lieu-dit Djebel Ras Ould Mâamar, distant d’environ 3 km du poste avancé de Chambra, relevant de l’escadron autonome des garde-frontières et de 1 km de la bande frontalière du pays voisin. Ces quantités ont été saisies grâce à une coordination entre les corps de sécurité susmentionnés. Nous avons constaté, en nous penchant sur les faits, que le succès de cette opération est le résultat d’une bonne exploitation des renseignements recoupés. En effet, des informations étaient parvenues au commandant du Groupement territorial de la GN de Naâma, selon lesquelles des contrebandiers s’apprêtaient à introduire une cargaison importante de drogue. Aussitôt les garde-frontières se sont positionnés, selon le commandant de l’escadron de Belahred, près du lieu indiqué et ont procédé à la fouille de tous les points d’accès possibles, d’où les passeurs pouvaient transiter ainsi que les pistes sur lesquelles les éléments des GGF disposaient préalablement d’informations, ce qui a permis de saisir cette cargaison.

    Le commandant de l’escadron souligne : «après la saisie de la cargaison, j’ai immédiatement pris toutes les mesures sécuritaires qui s’imposaient pour procéder ensuite à une vaste opération de recherche et de ratissage de la zone, en vue de trouver d’autres cargaisons, car souvent les contrebandiers choisissent de camoufler la marchandise dans différents lieux, en attendant l’arrivée du récipiendaire. Dans le cas d’absence d’autres cargaisons, on fait appel aux artificiers pour inspecter les chargements saisis ainsi que le périmètre où elles ont été localisées pour éviter tout piège, en guise de représailles par les contrebandiers qui ont essuyé ces derniers temps plusieurs revers, compte tenu des quantités déjà saisies. La scène du crime est livrée alors à la section de la police scientifique du Groupement territorial pour prélever les indices et les preuves et tracer un plan pour s’en servir dans d’autres enquêtes à l’avenir».

    S’agissant des mesures succédant les arrestations et saisies, le commandant de la compagnie territoriale de la GN d’Aïn Sefra a ajouté : «Nous procédons au chargement des produits saisis et à leur livraison à la brigade territorialement compétente pour la poursuite de l’enquête. Quelques échantillons sont prélevés et envoyés à l’institut national de criminalistique et de criminologie de la GN pour analyse et expertise.»

    Les coulisses du narcotrafic

    En écoutant le récit éléments des deux escadrons qui, d’après leurs commandants, opèrent parfaitement pour limiter l’activité des barons du kif venant du Maroc et faire barrage à leurs méthodes et plans, certaines questions n’ont pas manqué de tarauder nos esprits. Comment ces chargements traversent le territoire marocain pour arriver à nos frontières mais aussi quels sont les moyens utilisés ? D’autant que notre bande frontalière, dans cette région, se caractérise par sa nature semiaride et des reliefs d’accès difficiles, constitués de chaînes de montagne de l’Atlas saharien, et où foisonnent des cours d’eau, asséchés en été et en crue en hiver, ce qui rend les pistes inaccessibles en cette saison de l’année.

    Afin d’en savoir davantage sur les coulisses du trafic de stupéfiants et les tentatives visant à inonder notre pays par ce poison mortel, par le pays voisin, nous avons interrogé certains acteurs engagés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le territoire de compétence du groupement. A ce propos, le commandant de l’escadron des garde-frontières de Hadjrat Mguil affirme que «le trafic de ce poison à partir du territoire du pays voisin et dans cet environnement au relief difficile, ne se fait pas à bord de véhicules de type 4X4 mais plutôt à l’aide des caravanes constituées de bêtes de somme, au niveau des pistes et des sentiers étroits et pénibles». Il ajouta : «Ce qui est frappant dans ce type de trafic, est que les contrebandiers amènent une mule de réserve au cas où l’une des bêtes est dans l’incapacité de marcher, en raison d’une entorse ou d’une blessure. Les dos de ces bêtes de somme qu’il nous a été donné de saisir portent les stigmates du poids de la charge et du long et difficile trajet parcouru, un véritable crime à l’encontre de ces animaux.»

    Pour le chef du Bureau instruction et opérations du 2e Groupement des garde-frontières : «certains contrebandiers ont l’habitude de faire transiter leur poison à dos de mules et d’ânes sans accompagnateur. Ces caravanes empruntent des pistes qu’elles ont l’habitude de traverser seules pour arriver à destination. Si ces derniers sont débusqués, le trafiquant sera à l’abri du danger». Dans le même contexte, le commandant de l’escadron autonome des garde-frontières de Benyakhou ajoute : «le trafic des stupéfiants dans cette partie de la bande frontalière est très actif la nuit. Les trafiquants exploitent l’obscurité pour éviter les garde-frontières, même s’ils doivent parcourir plusieurs kilomètres dans le désert, les montagnes et traverser les cours d’eau, sans guide, voire sans éclairage de peur d’être découverts par les patrouilles de sécurité».

    Outre l’utilisation de ces bêtes de somme, les trafiquants exploitent les systèmes de communication modernes et font appel à des éclaireurs chargés de repérer la route, connus dans le langage du crime frontalier sous le nom d’«El Haday». Ils sont dotés par les narcotrafiquants de systèmes de communication modernes et de systèmes optiques nocturnes et diurnes. Positionnés sur les hauteurs, ils surveillent les mouvements et les patrouilles des garde-frontières et présentent toutes les informations sur la piste ou la présence de barrages ou de patrouilles des protecteurs du pays, voire s’il y a un quelconque risque sur l’itinéraire prévu. A ce propos, des garde-frontières nous ont raconté avoir intercepté à plusieurs reprises des «Hadaya», qui restent sur place pendant plusieurs jours sans s’ennuyer, guettant toute erreur de notre part pour faire transiter les chargements de leur poison.

    En compagnie des garde-frontières dans une embuscade nocturne

    Nous avons saisi l’opportunité de notre présence au sein de l’escadron autonome de Belahred pour assister à une embuscade dressée la nuit, dans la région de Ras Ould Mâamar par les éléments du poste avancé de Chambra. Notre guide nous montrait au fur et à mesure certains chemins et pistes que les contrebandiers ont tenté d’emprunter pour acheminer des cargaisons considérables de drogue avant qu’ils ne tombent dans les filets des garde-frontières. En nous approchant de la bande frontalière, nous avons remarqué plusieurs antennes installées de l’autre côté des frontières. Et lorsque nous nous sommes renseignés sur l’utilité de leur installation sur de tels reliefs arides, nous avons appris qu’elles ont été installées par les opérateurs mobiles de ce pays. Notre interlocuteur a précisé que ces antennes n’ont aucune utilité économique, surtout en absence de groupements d’habitations près des frontières. Ce qui confirme qu’elles sont installées dans le but de faciliter la communication entre les réseaux criminels et la mafia de la drogue qui utilisent les territoires du pays voisin comme abri sûr. Les affaires déjà traitées confortent d’ailleurs cette hypothèse. L’inspection de téléphones portables saisis auprès de certains contrebandiers a effectivement révélé des puces d’opérateurs mobiles du pays voisin. Il ne fallait que quelques instants pour que tous les éléments du poste avancé soient prêts à s’acquitter de la mission qui leur était assignée. Le chef de mission avait auparavant donné ses orientations et ses consignes. Parmi ces orientations, ne point utiliser ce qui est en mesure de faire échouer l’embuscade. La sortie de cette formation chargée de l’embuscade n’est pas une sortie ordinaire, elle satisfait aux exigences des missions de combat, c’est-à-dire la discrétion, le camouflage et la dissimulation. Sur des pistes terreuses, traversées de cours d’eau, des pierres et des buissons, les éléments se dirigent vers leur lieu de destination, et nous les suivons au pas. De temps à autre, les projecteurs de notre photographe éclairent leur chemin. Notre attention a été vite attirée par la patrouille embaquée qui s’est transformée en une patrouille piétonne. A notre question sur la cause de ce changement, la personne chargée de superviser l’embuscade nous a fait savoir que «chaque petit détail sur le terrain revêt une importance cruciale. Aucun signe distinctif ou inhabituel ne doit être négligé sur le terrain. Bien au contraire, nous devons l’exploiter et fouiller soigneusement les alentours car souvent cela nous conduit vers des réserves à proximité. La plupart du temps, les contrebandier utilisent ces marques comme repères entre eux pour désigner le lieu de livraison et de réception de la marchandise.». Après une demi-heure de trajet, nous sommes enfin arrivés sur le lieu de l’embuscade, un silence absolu plane sur les lieux, le guet permanent et la disponibilité totale sont désormais les mots d’ordre. Ni le sommeil ni la fatigue ne peuvent avoir raison de la détermination et de la volonté de fer des garde-frontières, que ce soit en temps de frimas, de gel ou en pleine chaleur. Un moment d’inattention et le vent se met à composer l’une de ses symphonies violentes qui vous font frémir et craindre le début de la guerre des nerfs entre les protecteurs de la patrie et les narcotrafiquants venus d’ailleurs. Le dernier mot reviendra certainement à celui qui sait attendre et jouit d’une grande patience, dans ces milieux inhospitaliers et rudes que nos éléments sur le terrain ont su apprivoiser comme le prouvent les résultats et les performances enregistrés. Après avoir passé une nuit entière avec les garde-frontières sur le terrain, nous avons quitté les lieux et fait nos adieux à ces braves, auprès de qui nous avons découvert la force de caractère à vaincre les difficultés du terrain ainsi que leur cohésion, leur unité, leur dévouement et leur volonté de donner le meilleur d’eux mêmes. Ceci dit, ce qui attire davantage l’attention, c’est que ces derniers considèrent toutes les actions qu’ils accomplissent comme des missions ordinaires et qu’ils ne font qu’accomplir leur devoir : «Je suis ici pour défendre notre pays et notre peuple des intrigues des bandes criminelles et des trafiquants de drogue», nous dit l’un d’eux. Nous avons soumis au commandant du 2e Groupement des garde-frontières plusieurs questions, notamment comment sécuriser la zone de compétence avec sa vaste superficie et ses reliefs difficiles et ce, à la lumière des évolutions que connaît notre région. Une question à laquelle il répondra : «Au regard de la spécificité et de l’étendue du territoire de responsabilité, nous cherchons à resserrer l’étau sur les bandes de trafiquants de drogue à travers une répartition bien étudiée des formations déployées sur le terrain mais aussi la planification méthodique des tâches et la bonne connaissance du terrain et des différentes pistes et axes de trafic possibles. Nous programmons des missions et des tâches pour les formations fixes (embuscades, points d’observation et de surveillance) et pour les formations mobiles (les patrouilles embarquées et piétonnes) avec la nécessité de combler les brèches au sein des sections. Nous comptons quelquefois sur des sorties aériennes d’hélicoptères du 2e Commandement régional de la GN pour surveiller le territoire de compétence ». Et de préciser que l’appel à «des méthodes scientifiques développées tels que les renseignements, la surveillance, les embuscades, les informateurs et les chiens entraînés, a déjoué les plans de ces criminels cherchant à inonder notre pays par ces poisons. De même, cela a permis aux éléments de la GN et des garde-frontières d’acquérir une grande expertise, au point de prévoir quand et comment ils doivent intervenir pour déjouer toutes les tentatives de trafic». Dans une évolution remarquée, les marchands de la drogue sont passés à une étape plus dangereuse, en ciblant les éléments des services de sécurité avec des armes à feu, après que ces derniers aient réussi à resserrer l’étau autour d’eux et leur ont porté des coups durs par la saisie de quantités considérables de drogue. Le bilan du 2e Groupement des garde-frontières à Aïn Sefra est riche en nombre d’opérations de qualité dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue. Les éléments du groupement et ses unités secondaires ont fait déjouer 43 tentatives de trafic, en 2020, dans le territoire de leur compétence. Alors que nous quittons le 2e Groupement des gardes-frontières d’Aïn Sefra, nous avons retenu, à travers le bilan de l’activité opérationnelle de ses unités, le contrôle et la bonne occupation du terrain et nous pouvons affirmer que celles-ci fournissent des efforts colossaux pour faire face aux tentatives de trafic à travers les frontières. Pour en savoir davantage sur le trafic et la contrebande, nous nous sommes dirigés au Nord, en particulier vers le 6e Groupement des garde-frontières à Sidi El Djilali, à Tlemcen, où nous avons été informés d’autres méthodes de contrebande.

    A suivre…


    Ces chiffres qui ne trompent pas

    Plus de 2013,86 quintaux de kif traité ont été saisies par les unités de l’Armée nationale populaire durant la période s’étalant entre le 1er janvier 2017 et le 24 février 2021. La majorité de ces opérations qualitatives ont été exécutées dans les régions ouest du pays, à proximité de nos frontières avec le Maroc. Il faut dire que le pays voisin est le plus important producteur au monde, avec 100 000 tonnes par an, selon les propres affirmations de plusieurs organismes et organisations internationales concernés par la lutte contre la drogue. Par ailleurs, durant la même période, plus de 6 261 775 comprimés de psychotropes ont été saisis et 3183 narcotrafiquants arrêtés, dont la plupart à nos frontières Ouest. Parmi eux, des contrebandiers et des trafiquants de nationalité marocaine qui ont reconnu l’implication formelle du Makhzen dans le trafic.

    Si le bilan des dernières années est affolant quant aux quantités de drogue cultivées et fabriquées au Maroc et saisies par nos unités, le début de l’année 2021, quant à lui, a connu l’exécution d’opérations de qualité, notamment à nos frontières Ouest. D’après ces chiffres, il est clair que le Maroc mène, avec intention de nuire, une agression acharnée contre notre pays et son peuple, à travers sa tentative d’intoxiquer notre jeunesse et de freiner notre développement, se permettant, dans cette sale guerre, de recourir à tous les moyens possibles pour écouler ces poisons en dehors du royaume, même si cela devait nuire à la sécurité et la stabilité non seulement de l’Algérie mais également des autres pays voisins. Ces méfaits représentent certes un risque pour l’avenir commun des peuples du Maghreb. Le fait que le régime du Makhzen ignore le fléau et ferme les yeux sur les activités des contrebandiers et des narcotrafiquants ne peut que témoigner de son intention de couvrir ses échecs économiques et sociaux. Au regard de l’absence d’une réelle volonté des autorités marocaines à stopper l’afflux de ces poisons vers notre pays et les pays du voisinage, il est clair que ce trafic rapporte de grosses sommes d’argent en devises. Le Maroc les utilise évidemment pour couvrir son déficit budgétaire annuel mais aussi pour soudoyer les consciences voire intimider certains pays, les obligeant à changer leurs positions politiques, notamment à propos de certains dossiers que Rabat considèrent litigieux avec l’Etat algérien, à l’exemple de la question du Sahara occidental.

    Parmi les autres paradoxes incroyables du Maroc, la tentative du Makhzen à duper l’opinion publique internationale et à éviter les pressions de la communauté internationale, en tentant de donner un caractère légitime à la culture et l’exportation du cannabis. Ceci dit, le projet de cette décision, annoncée par le gouvernement marocain, a déjà suscité une vague de critiques et de protestations, certains se sont même demandés comment peut-on prétexter un usage thérapeutique, alors que le peuple marocain meurt déjà de faim, avant de succomber à la maladie.

    Source : Revue El Djeïch n° 692

    Tags : Algérie, trafic, narcotrafic, drogue, cannabis, Maroc, haschich, kif, ANP, armée, garde-frontières,

  • Algérie: L’ANP plus que jamais mobilisée à défendre et à consentir le sacrifice dans l’intérêt suprême de la Nation

    Par B. Chellali

    Les caractéristiques et l’étendue des défis des changements qui se posent à l’Algérie impliquent désormais la nécessité de réévaluer le rôle et le comportement de chacun afin de s’adapter aux exigences de la nouvelle Algérie en constante évolution depuis le 22 février 2O19. Avec une nouvelle Constitution amendée, un régime électoral peaufiné à la satisfaction du monde politique, le moment est opportun à l’accélération des réformes devenues une partie intégrante de la réponse aux revendications populaires donnant ainsi un dénouement probant à la crise. Une approche souple et adaptable à la situation globale du pays au titre d’un cadre léger loin de toute improvisation et très loin de la  » bureaucratie socio-politique « .

    La classe politique, la société civile, le mouvement associatif devraient étroitement dans ces conditions conjuguer leurs efforts et être en position d’acteurs et de partenaires stratégiques dans la mise au point des sujets politiques, économiques et sociaux et dont l’acteur principal de leur accouchement n’est autre que le peuple, seul à même de faire naître des lendemains meilleurs sur un socle existentiellement solide, une base essentiellement effective, affective et suffisante face aux nouveau défis.

    La concrétisation de cet accouchement combien fondamental est un préalable à la garantie de tous les segments suscitant l’espoir parmi la société algérienne avide de changements. Aussi est-il impératif que tout le monde participe à un dialogue national visant la recherche de solutions acceptables en vue de sortir de la crise actuelle que traverse le pays. Un dialogue visant à instaurer un climat de confiance, notamment l’absolue mise en marche de la démocratie au sens le plus large du terme de son essence populaire. Il est à présent nécessaire de capitaliser sur les points de convergences et de réduire les points de divergences. Toute solution durable, tout redressement du pays nécessiteront souplesse et audace politique de la part de tous les acteurs et devrait être acceptable pour le seul intérêt de la Nation. Faudra-t-il pour certains politiciens à se consacrer à cet intérêt suprême de la Nation plutôt que de faire dans les distinctions de la fitna qui est moralement mauvaise, socialement irresponsable et politiquement dangereuse pour la Patrie.

    Il est regrettable de constater que depuis le retour du Hirak au mois de Février dernier, les formes actuelles de revendications ont pris une autre tournure, notamment les attaques contre les symboles les plus sacrés de la Nation. Cette conduite s’est étrangement abritée sous le prétexte de la liberté de manifester, de la liberté d’expression dans le plus grand mépris de l’interdiction de toutes formes d’incitation à la haine et d’atteinte à l’ordre public. Il s’agit en fait de politiciens des plus médiocres du marché qui manœuvrent pour pactiser avec l’étranger, freiner le cours des changements et ils en seront pour leurs frais. Le programme politique en vigueur a adopté avec l’accord souverain du peuple pour une stratégie de réorganisation de l’Etat et de la société autour d’espaces libérés qui vient d’affirmer la nouvelle loi organique portant régime électoral. Une stratégie qui esquisse également dans son sillage un nouveau modèle politique et économique de développement et qui s’actualise en cheminant.

    Dans cet esprit, l’édito de la revue El-Djeich dans sa livraison du mois de Mars rappelle qu’ « en effet, quand les intentions sont sincères et que les volontés sont réelles, aucune contraintes ne pourra faire obstacle à la marche de la nouvelle Algérie, et nous devons tirer les leçons de notre Histoire et nous inspirer de l’exemple des aînés ainsi que des sacrifices de nos valeureux Chouhada, pour remettre notre pays sur sa véritable voie afin qu’il puisse poursuivre sa route à pas sûrs, avec force, sans se préoccuper des suppôts de la tricherie, des hyènes de la fitna et des professionnels du mensonge, de la désinformation ainsi que tous ceux qui rêvent et croient en une Algérie disloquée et faible ! ». L’auteur de cet édito ajoute : « Telles les autruches, ils refusent, par arrogance, dédain et avec obstination de reconnaître que la nouvelle Algérie est devenue une réalité à défendre et à consentir le sacrifice pour l’intérêt suprême de la Nation, mobilisant toutes ses capacités pour l’Algérie, son peuple, les valeurs de Novembre et le message des Chouhada « .

    Le Maghreb, 15 mars 2021

    Tags : Algérie, Hirak, ANP, armée,

  • Algérie / Cohésion entre le peuple et son armée: Une arme face à la nouvelle guerre

    La déstabilisation des Etats qui reposaient par le passé sur l’intervention militaire directe a pris d’autres formes. Combien de pays ont été ainsi détruits sous de faux slogans flamboyants, suite à une situation interne confrontée à l’obstruction politique, à la détérioration de la situation sociale et des promesses mensongères tenues aux peuples qui aspire à une vie de confort et de prospérité, à l’ombre d’un Etat de droit et de justice.

    Ce que vit l’Algérie et ses institutions comme acharnement sans précédent entre dans ce contexte, et cela est dû en toute simplicité à son attachement et sa fidélité à ses principes immuables et au processus engagé par notre pays, qui déplaît certes à ceux qui sont habitués à considérer notre pays comme un pâturage pour leurs intérêts.

    Dès son élection, M. le président de la République a entamé des réformes à tous les niveaux, visant à instaurer une véritable démocratie, à même de réaliser la justice sociale et la prospérité pour le peuple algérien, à travers la participation de tous dans le processus d’édification d’un Etat des institutions pérenne.

    Les décisions prises sur plus d’une échelle est un signal fort qui confirme l’adoption des revendications du peuple algérien que celui-ci a exprimées à travers des marches pacifiques, menées dans le cadre du Hirak du 22 février 2019, qui a provoqué une rupture avec les anciennes pratiques et institué de nouvelles bases permettant à notre pays d’entrer dans une nouvelle ère.

    Eriger un Etat de droit déplaît à certains. Tous les moyens illégaux sont utilisés dans une tentative d’affaiblir et de déstabiliser notre pays, en exploitant les médias sociaux qui diffusent toutes sortes de rumeurs qui nourrissent la propagande. Il est certainement crédule de croire que ces vidéos et contenus diffusés sur le Web soient spontanés.

    Cette forme d’opération a été théorisée par les spécialistes et intègre une seule et même case, celle des guerres de quatrième génération qui recourent à des moyens et à des stratagèmes planifiés à partir de l’extérieur, avec la complicité bien entendu d’éléments qui relèvent de l’intérieur, et ce, sans déployer aucun soldat et sans avoir besoin d’envahir l’Etat ciblé. Sans doute, ce qui s’est passé dans certains Etats, à savoir le «printemps arabe», est un exemple assez éloquent. Ces Etats ont été exploités et détruits sous diverses appellations, voire prétextes. La stabilité et le consensus politiques sont désormais un rêve lointain, ni la démocratie promise n’a été réalisé, ni la prospérité espérée par les peuples n’a de trace.

    Ce genre de guerre repose sur la propagande à travers la diffusion de rumeurs, d’informations trompeuses et erronées ainsi que de mensonges dans le seul but de manipuler les esprits des peuples et de les éloigner de la réalité. La devise de ces manipulateurs est «mentir et mentir puis mentir jusqu’à ce les gens finissent par y croire».

    La première chose à cibler sont certes les points forts de ces Etats pour pouvoir ainsi ébranler leur stabilité, ce qui est certainement vrai en ce qui concerne l’Algérie. Des parties occultes ont décoché leurs flèches sur l’Armée nationale populaire, considérée comme une institution solide et prestigieuse qui représente le garant de la sécurité de notre pays et résiste sur tous les fronts. Elle a pour devise «La patrie est au-dessus de tout et la sécurité de l’Algérie est une ligne rouge», de plus, est elle est classée parmi les plus puissantes armées d’Afrique et du monde arabe.

    Sans doute, cette colonne n’est pas assez suffisante pour énumérer toutes les réalisations enregistrées par l’Armée nationale populaire, dans le cadre de ses missions constitutionnelles, et nous nous contentons ainsi, en guise d’exemple, de souligner la protection de nos frontières nationales et ce qu’elle exige comme planification, préparation et efforts colossaux, dont nul ne connaît leur portée, sauf ceux qui les ont vécus ou les ont constatés de visu et non ceux qui sont totalement détachés de la réalité, bien assis derrière leurs ordinateurs pour diffuser leur venin, sous les ordres de leurs maîtres, moyennant quelques billets.

    Dans le cadre de cette guerre, figurent les dernières rumeurs tendancieuses portant sur une soi-disant «participation de l’Algérie dans des opérations militaires en dehors de nos frontières, au Sahel, sous commandement de pays étrangers», des rumeurs émises, à ne pas en douter, par «une partie qui œuvre sous les ordres des services du régime du Makhzen et sionistes», tel que rapporté dans un communiqué du ministère de la Défense Nationale. Il va de soi que toute participation de nos unités à des opérations en dehors de nos frontières (hors sanctuaire) ne saura se faire sans le consentement du peuple et ne peut être soumise qu’à l’autorité du président de la République, commandant suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, tel stipulé dans la Constitution.

    La force de notre société est bien sûr sa jeunesse qui représente une vraie richesse pour notre pays. Ceci fait d’elle une cible privilégiée des forces du mal, à travers les tentatives orchestrées par notre voisin marocain, visant à inonder notre pays de différents types de drogue. En ceci, l’enquête réalisée à nos frontières Ouest par la revue «El Djeich» démontre que l’opération est menée avec précision et, surtout, avec la bénédiction de parties influentes au Makhzen.

    Cette guerre menée par des parties étrangères contre l’Algérie ne peut inciter notre pays à abandonner ses principes sacrés qui consistent à soutenir le droit des peuples à l’autodétermination et le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays. Son arme de combat demeure cette cohésion entre le peuple, avec toutes ses composantes, et son armée. L’un et l’autre sont fortement conscients des menaces qui pèsent sur le pays. L’Algérie est en train d’aller de l’avant dans l’édification et la construction d’une nouvelle Algérie, dont les repères se profilent à l’horizon. Il est certain que ce qui a été détruit pendant de nombreuses années ne peut être reconstruit du jour au lendemain. Mais avec la bonne volonté, l’unité des rangs et l’abnégation de chacun, l’Algérie atteindra les objectifs escomptés.

    El Djeïch, mars 2021

    Tags : Algérie, Hirak, Armée, ANP,

  • Algérie : Dérives

    par El-Houari Dilmi


    Si le renouvellement de la chambre basse du Parlement est plutôt bien accueilli par une bonne partie de la classe politique, des Algériens continuent à battre le pavé, chaque vendredi, pour exprimer un autre point de vue quant aux solutions à mettre en œuvre pour sortir du tunnel. Et même si la solution constitutionnelle prônée par la feuille de route du premier magistrat du pays, mais aussi par les principales tendances politiques du pays, d’autres persistent encore pour réclamer une période de transition, porteuse de grands risques et périls. Le «néo-hirak », comme l’appellent d’aucuns, semble pris dans ses propres contradictions, incapable de dégager un projet alternatif aux problèmes protéiformes que vit le pays.

    Depuis la reprise des marches le 22 février dernier, le «néo-hirak » brandit des slogans très violents à l’égard de l’institution militaire et pose la question de savoir qui est derrière cette «contre-révolution » porteuse de menaces sérieuses pour la stabilité et la cohésion nationales. Infiltré par un tout-venant de courants extrémistes, des voix autoproclamées du «néo-hirak » semblent prêtes à mettre en danger l’Algérie et son peuple pour assouvir leurs propres desseins inavoués. Des observateurs de la scène politique nationale voient dans cette dangereuse dérive une collusion flagrante avec des cercles mafieux, habitués à se servir dans la main généreuse de l’ancien régime Bouteflika. En effet, y compris au sein de l’appareil de l’Etat, des parties manœuvrent dans l’ombre pour saboter une transition douce vers une autre Algérie, ouverte politiquement et démocratique dans son fonctionnement.

    Vérité de La Palice que de dire qu’une Algérie stable et remise sur de bons rails n’arrange pas les intérêts de parties bien connues du peuple algérien qui n’est plus dupe. «Cette radicalisation est le fait d’individus, de groupes et de sectes politico-idéologiques, en Algérie et surtout à l’étranger, inscrits dans des logiques atlantistes des révolutions dites non violentes(…) », bien conscients de la méfiance du peuple, «particulièrement celles des masses laborieuses, tentent désespérément d’attiser la colère populaire et de pousser à l’affrontement et au chaos pour justifier les ingérences étrangères», avertit, dans une déclaration à un média étranger, Salah Bouakouir du FFS, un parti connu pour sa non-proximité historique avec tous les tenants du gouvernail du pays depuis le recouvrement du soleil de la liberté. Et c’est justement pour cette raison, et bien d’autres encore, que le rôle de l’institution militaire est plus que névralgique pour parer aux manœuvres lucifériennes avec un seul but : détruire l’Etat national. Ce qu’aucun Algérien, y compris dans le «hirak authentique » selon la propre expression du chef de l’Etat, ne peut raisonnablement accepter.

    Le Quotidien d’Oran, 14 mars 2021

    Tags : Algérie, Hirak, armée, ANP,

  • Maroc / Algérie: les forces armées derrière le conflit du Sahara Occidental (The Africa Report)

    Par Etienne Copel – Général de l’armée de l’air française

    Les armées algérienne et marocaine, respectivement deuxième et cinquième en Afrique, dépensent des sommes vertigineuses pour acquérir les équipements les plus récents. Rabat se tourne vers les fournisseurs américains et français, tandis qu’Alger s’en tient aux produits militaires de fabrication russe.

    Fin janvier 2021, l’administration du commerce international des États-Unis a annoncé que le Maroc avait acheté un système de défense aérienne Patriot de fabrication américaine. Mondialement connu depuis la deuxième guerre du Golfe, le produit en question est un système de missiles sol-air (SAM) de moyenne portée conçu pour neutraliser les menaces aériennes ennemies.

    Bien qu’aucun détail n’ait été divulgué quant aux conditions de l’achat, la dernière dépense du Maroc permettra à ses forces armées d’être en meilleure position et peut-être même de combler le seul écart militaire majeur du pays par rapport à l’Algérie, dont les forces sont équipées de systèmes SAM russes S-300.

    Les radars de Thales
    Mais cela ne fait qu’effleurer la surface des équipements dont un pays a besoin pour assurer ses défenses aériennes.

    Les radars de surveillance sont également essentiels. C’est pourquoi l’armée marocaine a commandé deux systèmes radar Ground Master 400 au fabricant français Thales, ce qui lui permet de disposer de cinq systèmes de ce type au total.

    En outre, le Maroc devrait acquérir sept radars AN/TPS-77 auprès de la société américaine Lockheed Martin. Ces derniers achats permettront au pays de bénéficier d’une couverture multicouche en matière de défense aérienne grâce à des radars capables de détecter des cibles ayant une faible signature radar – comme les avions furtifs – et volant à très basse altitude.

    L’Algérie, pour sa part, dispose d’une large gamme de systèmes radar de haute qualité, tels que le Rezonans-NE de fabrication russe et le YLC-8B de Chine.

    En matière d’avions de combat, l’armée algérienne fait confiance aux jets russes depuis des décennies. Elle apprécie particulièrement ceux fabriqués par Sukhoi, connus pour laisser les pilotes de chasse du monde entier bouche bée, car leur manœuvrabilité est inégalée, si l’on en croit les démonstrations en vol. Mais sont-ils aussi efficaces en situation réelle ? C’est tout à fait possible, mais personne ne peut en être sûr, car ils n’ont tout simplement pas été beaucoup utilisés au combat.

    En revanche, l’avion de combat F-16 de fabrication américaine, que le Maroc a choisi d’acheter, a une longue histoire d’utilisation dans le monde entier. Sa dernière variante, le Viper (F-16V), est dotée d’un système radar intégré et d’une panoplie d’armes, ce qui lui confère une rentabilité exceptionnelle.

    The Africa Report, 4 mars 2021

    Tags : Maroc, Algérie, armée, Sahara Occidental, défense, forces armées,

  • L’armée libyenne observe des mouvements militaires suspects à Syrte

    Le commandant de la salle des opérations de Syrte Al-Jufra, le général de brigade Ibrahim Bait Al-Mal, a confirmé dans un communiqué de presse avoir surveillé environ huit bus et deux véhicules militaires se déplaçant de la base d’Al-Qardabiya à Syrte vers l’est.

    Pendant ce temps, des sources identiques de Syrte ont confirmé qu’un grand nombre de mercenaires russes et syriens avaient été vus sortir des écoles et d’autres endroits où ils étaient stationnés, y compris l’aéroport civil de la ville.

    Dans le même contexte, une source de la région d’Al-Jufra a rapporté que les combattants de Wagner s’étaient partiellement retirés lundi des régions de Sukna et de Hun en direction de la route de Syrte et de Zillah.

    The Libya Observer, 1 mars 2021

    Tags : Libye, armée, Sirte, Al-Qardabiya,