Le Front Polisario dénonce la montée effroyable des actes racistes et les graves violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire (DIH) perpétrés par le Maroc contre des civils, des militants, des juristes et des journalistes dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
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Sahara occidental : Montée des actes racistes marocains contre les civils
Dans une lettre adressée à sa représentation en Suisse, auprès de l’ONU et des organisations internationales à Genève généralisée aux membres du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le Front Polisario a dénoncé « le déploiement des forces d’occupation, le 13 novembre dernier, dans la zone-tampon d’El Guerguerat et l’agression contre des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement en protestation contre les violations marocaines des droits de l’Homme, et l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les territoires occupés », faisant fi de l’accord de cessez-le-feu.Le Front Polisario a affirmé, en outre, son « rejet » des démarches marocaines visant à imposer la politique du fait accompli au Sahara Occidental, et à légitimer son occupation, à travers les commissions du Conseil national marocain des droits de l’Homme ou via le Croissant-Rouge marocain, appelant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) « à renforcer la coopération avec le Front Polisario pour assurer une meilleure protection aux victimes des violations ».Rappelant que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) compte parmi les membres fondateurs de l’Union africaine (UA), le Front Polisario « s’est fortement indigné » de la signature par un groupe d’États africains d’un communiqué lu par la délégation marocaine devant le Conseil des droits de l’Homme le 25 février 2021, pour appuyer la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental occupé, en contradiction avec le statut juridique international et les nombreuses décisions de l’Assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité, outre les violations des principes mentionnés dans l’article 4 de l’acte constitutif de l’UA, selon le document.Torture : « profonde inquiétude »Par ailleurs, le Front Polisario a fait part au Conseil onusien des droits de l’Homme de « sa profonde inquiétude » suite au refus par les autorités marocaines d’appliquer les recommandations du Comité anti-torture (CPT) en faveur du militant sahraoui Naâma Asfari détenu depuis 2010. Le Front a également affiché sa « préoccupation » face à l’atermoiement sine die, depuis mars 2019, de la visite du rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats, mais également face au refus par le royaume marocain d’autoriser une autre présence des commissions techniques de la commission, dont la Minurso.Par ailleurs, le Polisario a mis en garde contre le fait que les contributions annuelles du royaume à la Commission onusienne des droits de l’Homme « ne compromettent pas l’indépendance et l’impartialité de son bureau vis-à-vis des violations perpétrées dans les territoires occupés ». À ce propos, le Front a appelé le Haut-Commissariat des droits de l’Homme (HCDH) à « faire preuve de fidélité et de loyauté envers les engagements pris auparavant, à travers l’envoi sans délai d’une délégation aux territoires occupés et la transmission du rapport à la 47e session du Conseil des droits de l’Homme ».Le Front Polisario impute à la communauté internationale, notamment l’ONU, ses organes et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), la responsabilité de protéger le peuple sahraoui sous occupation marocaine militaire illégale.APSEtiquettes : Sahara Occidental, Maroc, colons, racisme, répression, -
Palestine : La violence des colons augmente dans le territoire palestinien occupé, avertissent les experts
La violence attribuée aux colons israéliens contre les Palestiniens vivant en Cisjordanie s’est aggravée ces derniers mois, dans «une atmosphère d’impunité», ont déclaré mercredi des experts indépendants des droits de l’homme nommés par l’ONU .
Soulignant plus de 210 incidents déjà cette année et un décès palestinien, les rapporteurs spéciaux ont exhorté les autorités israéliennes à mener une enquête approfondie, affirmant que l’armée israélienne était présente «dans de nombreux cas».
Enfants traumatisésDans le sud d’Hébron, le 13 mars, ils ont décrit comment une famille palestinienne avait été attaquée par 10 colons israéliens, certains d’entre eux armés.
Les parents blessés ont été soignés dans un établissement médical et leurs huit enfants ont été traumatisés, ont déclaré les experts, dont Michael Lynk, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé depuis 1967 .
L’alerte fait suite à 771 incidents de violence des colons qui ont blessé 133 Palestiniens et endommagé 9 646 arbres et 184 véhicules, «principalement dans les régions d’Hébron, Jérusalem, Naplouse et Ramallah», ont déclaré les experts, citant des données recueillies par le Bureau de la coordination des Nations Unies. des affaires humanitaires ( OCHA ).
IntimidationDans la déclaration conjointe, M. Lynk a déclaré que la violence des colons était «idéologiquement motivée et principalement conçue pour s’emparer de terres mais aussi pour intimider et terroriser les Palestiniens».
Les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées n’étaient pas interdits, a expliqué l’expert des droits, en particulier dans les zones rurales, où le bétail, les terres agricoles, les arbres et les maisons étaient ciblés.
Parallèlement à l’expansion des colonies israéliennes, la violence des colons visait à rendre la vie quotidienne des Palestiniens «intenable».
Avis d’expulsionLes informations selon lesquelles plus de 70 familles de la région de Karm Al-Ja’buni de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est risquent également d’être expulsées de force, pour faire place à de nouvelles colonies, sont également toujours préoccupantes, ont ajouté les experts des droits.
Sept ménages ont déjà reçu des ordres d’expulsion leur demandant de quitter leur logement d’ici le 2 mai 2021.
«De telles expulsions forcées conduisant à des transferts de population sont strictement interdites par le droit international», ont déclaré les experts.
Ils ont souligné les données de l’organisation israélienne de défense des droits humains Yesh Din, indiquant qu’entre 2005 et 2019, 91% des enquêtes dans des affaires déposées par des Palestiniens pour des crimes à motivation idéologique ont été clôturées sans inculper l’armée israélienne.
‘Impunité systématique’«Ce nombre est épouvantable par rapport au nombre et à la nature des crimes commis par les colons israéliens et il témoigne plus que tout de l’impunité institutionnelle et systématique qui prévaut dans le territoire palestinien occupé», ont insisté les experts.
En vertu du droit international, les puissances occupantes doivent protéger la population sous occupation, ont-ils poursuivi.
L’article 27 de la quatrième Convention de Genève stipule que la population protégée «doit à tout moment être traitée avec humanité et doit être protégée en particulier contre tous actes de violence ou menaces», ont-ils ajouté.
Des experts indépendants des droits font partie des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies . Ils travaillent sur une base bénévole, ne font pas partie du personnel et ne reçoivent aucun salaire pour leur travail.Un News, 14 avr 2021
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