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  • La diplomatie française dans le piège de La Mamounia marocaine

    La diplomatie française dans le piège de La Mamounia marocaine

    La diplomatie française dans le piège de La Mamounia marocaine – France, Maroc, lobbying, corruption,

    Par Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images | 23/02/2011 (RUE89)

    Védrine, Bianco, Quilès : tous les ténors de la mitterrandie régalienne se bousculaient ce mercredi matin, aux radios, se disputant l’honneur de tirer le coup de grâce sur la moribonde diplomatie sarkozyenne, ses tapis rouges déployés sous les pas des tyrans, ses ambassadeurs à biscoteaux, sa bouffonnerie incessante.

    Ils emboîtent le pas à un collectif anonyme de diplomates atterrés, qui a fait connaître sa désolation dans Le Monde de ce mardi.

    De fait, ce qu’on appelait dans les livres d’Histoire « la diplomatie française » est en coma dépassé. Depuis quand ? Depuis qu’un catastrophique « machin » (Todd) en a pris les commandes ? Depuis la fin de la guerre froide, comme le soutenait ce mercredi Bernard Guetta sur France Inter, en élargissant la perspective ? On peut en disputer sans fin.

    « Sur le Maroc, on est gênés, ils nous tiennent »

    Diplomates, ministres, journalistes, se renvoient la responsabilité de la cécité sur les tyrannies vermoulues du « monde arabe ». Cette cécité a été la chose la mieux partagée des dernières décennies.

    Les journalistes n’en sont pas exemptés, avec cette réticence persistante à dire et nommer les choses. En face du brûlot des diplomates, Le Monde publiait mardi une page fort instructive de Natalie Nougayrède, intitulée « Etat par état, les révoltes arabes vues par le Quai d’Orsay ».

    Sur le Maroc, on y lit cette confidence (anonyme) d’un « connaisseur issu du Quai » :

    « Combien de ministres français ont séjourné gratuitement dans les palaces marocains depuis des années, au prétexte d’une visite de travail de trois jours qui commençait le vendredi, avec un entretien d’une demi-heure pour tout justifier. »

    Et un autre, « parlant de la masse d’informations collectées à la Mamounia sur les élites françaises » :

    « Sur le Maroc, on est gênés, ils nous tiennent. »

    C’est trop en dire, ou pas assez. Que savent ces diplomates anonymes ? A quelles orgies, à quelles bacchanales font-ils précisément allusion ? Rien n’en a jamais transpiré, à de très rares exceptions près. Que sait l’auteure de l’article elle-même ? Des noms, des dates !

    Ecoliers des révolutions arabes et non stupides professeurs

    Etrangement, on dirait que Le Monde lui-même n’a pas pris la mesure du basculement radical qu’imposent les révolutions arabes, et qui devrait nous faire désormais leurs « écoliers, et non leurs stupides professeurs », comme disait Badiou, dans une formule pénétrante.

    Ecoutons comme Natalie Nougayrède relate l’affaire du déjeuner Boillon, cet ambassadeur piégé « par sa propre brusquerie [Nougayrède ne parle pas d’arrogance] face à l’esprit soixante-huitard qui imprègne la Tunisie de la parole libérée, et ses journalistes branchés Facebook ».

    Si Boillon est seulement « brusque », alors les choses peuvent s’arranger avec un ambassadeur moins brusque. Si l’exigence des confrères tunisiens n’est que du « soixante-huitardisme », alors ces grands ados se calmeront tôt ou tard.

    Vivement que les journalistes français se fassent les écoliers de leurs confrères tunisiens, que se libère leur parole, et qu’ils se branchent Facebook. S’il en est encore temps, ce qui n’est pas certain.

    Le nouvel obs, 15 novembre 2016 

    #Maroc #France #Lobbying #LaMamounia #Corruption

  • Tunisie: Le pain manque. La faute à l’Ukraine ou au gouvernants?

    Tunisie: Le pain manque. La faute à l’Ukraine ou au gouvernants?

    Tunisie: Le pain manque. La faute à l’Ukraine ou au gouvernants? blé, huile de tournesol, Russie, prix, inflation, corruption,

    par Saber Yakoubi

    TUNIS. Depuis des jours, la presse et diverses institutions tirent l’alarme sur la pénurie de blé dans divers pays d’Afrique du Nord en raison de la guerre en cours en Ukraine. Les sanctions internationales contre la Russie et le manque ou l’insuffisance de production de blé en Ukraine, mais aussi d’huile de tournesol, risquent d’avoir de graves répercussions : 85 % des importations de blé de l’Égypte proviennent de Russie (52 %) et d’Ukraine (33 %), soit 10 millions de tonnes en 2020, en baisse en 2021 ; dans le pays il y aurait des stocks pour 5 mois, et le gouvernement a prévu d’augmenter la production de blé qui de toute façon s’avère forcément tardive et donc pas en mesure d’atténuer les coûts pour le consommateur. 75% des céréales importées de Libye proviennent d’Ukraine et de Russie.

    En Tunisie, où les prix flambent, il y aurait des réserves pour trois mois. Cependant, est-il correct d’attribuer la « crise du blé » tunisienne à la guerre en cours en Ukraine ? L’article d’aujourd’hui de Karima Moual publié dans La Repubblica et intitulé  » Voyage en Tunisie affamée par la guerre en Ukraine : » ‘Ici aussi le pain s’épuise’« Dresse un tableau alarmant, et certes les effets de la crise ukrainienne se feront également sentir à Tunis, mais la crise économique, également pain, a commencé bien avant le conflit voulu par Vladimir Poutine. D’autre part, dans le même article, il est noté que « la Tunisie ressemble à une cocotte-minute maintenue à feu doux », ainsi que qu’ »il y a une crise politique, avec un parlement formellement dissous le 30 mars par le président de la République Kais Saied, après quoi avait déjà été suspendue par lui-même cet été », et c’est peut-être là qu’il faut chercher le premier foyer de la pénurie de céréales.

    La Tunisie connaît aujourd’hui un chaos politico-institutionnel qui va de pair avec le taux de chômage élevé, la cherté de la vie, la pauvreté ambiante, la corruption généralisée, etc., et il est certainement de la responsabilité de ceux qui gouvernent si les agences de notation donnent la Tunisie comme proche du défaut, c’est-à-dire pour Ficht CCC et pour Moody’s Caa1 avec outoock négatif.

    La « crise du pain » désormais imminente, qui risque de frapper dans peu de temps des Tunisiens déjà épuisés par les conséquences économiques de la pandémie, va donc de pair avec la crise politique, après les suspensions répétées du parlement jusqu’à sa dissolution par le président. Saied, pour un choc des pouvoirs passé par l’article 80 de la Constitution, qui prévoit la possibilité pour le Président de suspendre le Parlement pour un mois maximum et de limoger le gouvernement en cas d’urgence avérée pour protéger l’Etat. La Cour constitutionnelle est inexistante, car elle n’a jamais été nommée.

    La vérité est donc qu’il y a un manque d’argent parce que l’État, compris comme un ensemble d’organes institutionnels, ne fonctionne pas, il suffit de penser que la presse locale à plusieurs reprises, il a signalé des navires chargés de céréales arrivant dans les ports tunisiens, incapables de décharger les marchandises car ils n’étaient pas payés, et en effet, l’État avait dû payer les pénalités.

    Notizie geopolitiche, 01/05/2022

    #Tunisie #Ukraine #crise #Economie #Pain

  • La crise économique s’aggrave au Maroc

    La crise économique s’aggrave au Maroc – agriculture, tourisme, corruption, hydrocarbures, inflation,

    La hausse vertigineuse des prix du pétrole, la baisse de la production agricole et la corruption de l’entourage du régime marocain sont des éléments de crise qui viennent s’ajouter à la mauvaise gestion de la pandémie et ses retombées sur l’économie du royaume chérifien. L’envolée du déficit commercial au premier trimestre 2022 montre combien la situation économique du Maroc est critique.

    En effet, la hausse du déficit commercial du Maroc est de 42,9 % au titre du 1er trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021, pour s’établir à environ -6,55 milliards de dollars, selon l’office des changes du Makhzen.

    Les importations dans la même période ont atteint 16,53 milliards de dollars, contre 12,33 milliards de dollars à fin mars 2021. Cette hausse s’explique par les prix des hydrocarbures sur le marché mondial dont le Maroc est un net importateur mais aussi par la baisse de la production locale impactée par les conséquences de la pandémie let a sécheresse qui frappe le pays. Cette dernière a particulièrement impactée la production agricole, un secteur exportateur au Maroc. La production agricole a d’ailleurs baissé de 103 % en 2021, selon plusieurs sources.

    Les exportations sont aussi en recul, selon les chiffres de l’office. Ils ont atteint 9,99 milliards de dollars ajoutant que le taux de couverture a perdu 2,4 points pour s’établir à 60,4% contre 62%.

    Les produits alimentaires et la facture énergétique

    Face à la baisse significative de la production nationale marocaine, la hausse des importations touche désormais « la quasi-totalité des groupes de produits », indique le même document. « Les importations des demi-produits ont réalisé une hausse de 52,4 %, due à l’accroissement des achats d’ammoniac qui ont plus que quadruplé, passant de 100 millions à 540 millions de dollars », rappelle la même source.

    L’autre hausse de la facture des importations du royaume concerne les produits énergétiques. Les coûts des approvisionnements énergétiques ont augmenté de 87,3 %, en raison principalement de la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (+620 millions de dollars) due au rebond des prix de 77,4 %. Les quantités importées ont enregistré également une hausse de 5,3 %.

    Les importations de produits bruts ont évolué de 78,3 %, fait savoir l’Office. La même source note que cette augmentation est principalement liée à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que triplé (+320 millions de dollars).

    Les produits céréaliers ont également pesé sur la facture des importations. La hausse des prix à l’international ont largement impacté la facture des importations alimentaires du Maroc. Ainsi, les importations des produits alimentaires ont grimpé de 24,3 %, une évolution essentiellement tributaire de la hausse importante des achats d’orge qui s’établissent à 140 millions de dollars à fin mars 2022 contre seulement 24,77 millions de dollars à fin mars 2021.

    Les approvisionnements en tourteaux et en blé ont affiché des hausses respectives de 43,7 % et 11,4 %.

    En dépit des tentatives du Makhzen de cacher la préoccupante situation économique du pays, les indicateurs économiques montre bien une crise qui pèse lourdement sur le niveau de vie des marocains et la stabilité financière du royaume.

    L’Algérie aujourd’hui, 06 mai 2022

    #Maroc #Economie

  • Algérie-Belmadi: polémique après l’élimination du Mondial-BBC-

    Algérie-Belmadi: polémique après l’élimination du Mondial-BBC-

    Algérie-Belmadi : polémique après l’élimination du Mondial-BBC- – Cameroun, Coupe du monde 2022, Bakary Gassama, arbitrage, corruption,

    Cela fait un mois que l’Algérie s’est retirée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022, mais les retombées émotionnelles de l’élimination continuent de se répercuter sur la nation nord-africaine.

    Les Fennecs étaient à quelques secondes de se qualifier pour leur cinquième Coupe du monde avant que l’attaquant camerounais Karl Toko Ekambi n’étouffe tous les espoirs avec un but dramatique de dernière minute au stade Mustapha Tchaker de Blida, en Algérie.

    Quelques jours après le match, Charafeddine Amara, le président sortant de la fédération algérienne (FAF), a présenté sa démission et accepté la responsabilité de l’absence de l’Algérie du tournoi au Qatar.

    Son départ sera officialisé fin mai et un nouveau président sera nommé lors de l’assemblée générale de la FAF.

    En plus de la démission d’Amara, cependant, des questions ont été soulevées concernant l’avenir de l’entraîneur-chef de l’Algérie Djamel Belmadi.

    Avant le match aller au Cameroun, il avait annoncé que si l’Algérie ne parvenait pas à se qualifier pour la Coupe du monde, il « prendrait ses responsabilités » et présenterait sa propre démission.

    Après le match retour en Algérie, Belmadi a cependant préféré demander un temps de réflexion avant de prendre une décision définitive.

    Depuis son arrivée en 2018, l’homme de 46 ans est largement reconnu comme l’un des meilleurs jeunes managers d’Afrique.

    Il a aidé l’Algérie à remporter la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et l’a ensuite mené sur une séquence de 35 matchs sans défaite, qui a établi un record continental.

    Mais les six derniers mois ont été éprouvants pour le tacticien d’origine parisienne ; L’Algérie s’est retirée des phases de groupes de la Coupe des Nations 2021 et a enchaîné en ratant la Coupe du monde.

    Après un mois de réflexion, Belmadi s’est finalement assis pour une interview de 50 minutes dans laquelle il a évoqué ses raisons de continuer avec l’équipe nationale algérienne.

    « J’ai proposé de résilier mon contrat à mes supérieurs et je leur ai donné la possibilité de mettre fin au contrat. Cela a été rejeté », a-t-il déclaré.

    « La deuxième raison (de rester), ce sont les supporters et notre peuple dans son ensemble, qui nous ont soutenus et ont cru en nous, mon staff, moi-même et nos joueurs, malgré cette crise. »

    Après avoir expliqué ses motivations pour rester en tant qu’entraîneur de l’Algérie, l’interview de Belmadi est devenue de plus en plus controversée.

    Retour de bâton après l’attaque de Belmadi contre l’arbitre

    La principale cible de la colère de Belmadi était l’arbitre gambien Bakary Gassama, un officiel de match réputé dans sa quinzième année de service qui a supervisé leur élimination à Blida.

    Les Algériens ont contesté une poussée dans la surface de réparation dans la préparation du premier but du Cameroun marqué par Eric Maxim Choupo-Moting, et les Nord-Africains se sont également vu refuser un but dans le temps supplémentaire car la tête d’Islam Slimani a été jugée avoir ricoché sur son coude après un examen de l’arbitre assistant vidéo.

    « Jamais plus nous ne permettrons à quelques personnes de conspirer contre notre pays », a lancé Belmadi dans une vidéo publiée par la FAF.

    « Je n’ai pas du tout aimé voir le lendemain le départ de cet arbitre (Gassama) de l’aéroport d’Alger, le voir confortablement installé dans la suite lounge avec un café et une pâtisserie. Je n’ai pas aimé ça.

    « Il a volé l’espoir de toute une nation ».

    « Je ne dis pas que vous devez le tuer, je ne dis pas des choses comme ça. C’est plus qu’un tyran. Nous ne pouvons plus jamais accepter cela. »

    Les paroles de Belmadi ont été accueillies avec choc et colère, la fédération gambienne appelant l’instance dirigeante mondiale de la Fifa et la Confédération africaine de football à ouvrir une procédure disciplinaire contre l’ancien milieu de terrain de Marseille et Southampton.

    La fédération camerounaise (Fecafoot) a également été mécontente de ses propos et son président, l’ancien attaquant barcelonais Samuel Eto’o, a publié un communiqué appelant à sa sanction.

    « Le Cameroun se réserve le droit de porter cette affaire devant la commission d’éthique de la FIFA dans les prochains jours », a écrit Eto’o.

    « La Fecafoot conteste ces allégations diffamatoires inculquées de manière allusive et formulées à plusieurs reprises par les dirigeants du football algérien. »

    La menace de suspension plane donc sur la campagne de qualification de l’Algérie pour la Coupe des Nations 2023 le mois prochain.

    Lorsque les nuages ​​se dissipent et que l’attention revient sur le terrain, les supporters peuvent s’attendre à une nouvelle équipe et à un stade à la pointe de la technologie.

    Après avoir finalement perdu son premier match au stade Tchaker, l’Algérie va maintenant quitter le site branlant et accueillir des matchs au nouveau stade olympique d’Oran, à 400 kilomètres à l’ouest d’Alger.

    Le stade polyvalent a été construit pour accueillir les Jeux méditerranéens de 2021 qui auront lieu plus tard cet été.

    Reste à savoir si Belmadi pourra affronter une tempête de sa propre initiative et être présent au début de la campagne de la Coupe des Nations.

    Par BBC Afrique

    Modern Ghana, 03/05/2022

    #Algérie #Belmadi #Cameroun #Mondial #Bakary_Gassama #Arbitrage

  • Corruption au Maroc: Une manifestation annoncée pour le 7 mai

    Corruption au Maroc: Une manifestation annoncée pour le 7 mai – pillage de l’argent public, pots-de-vin, détournements de fonds,

    Le pillage de l’argent public, les pots-de-vin, détournements de fonds et par dessus tout l’absence d’une volonté politique de lutter contre ces pratiques répandues au Maroc, continuent de susciter la grogne parmi les populations et la société civile qui a annoncé une manifestation pour le 7 mai prochain.

    L’Association marocaine de protection des deniers publics a annoncé l’organisation, le 7 mai prochain, d’une manifestation de « dénonciation des déclarations du ministre de la Justice », Abdellatif Wahbi, devant le siège du ministère de la Justice.

    Selon l’association, Wahbi avait expressément exprimé sa volonté d’ »empêcher les associations de la société civile intéressées par la protection des fonds publics de porter plainte devant la justice dans des dossiers liés à des détournements de fonds publics ».

    #Maroc #Corruption #pots_de_vin #Détournement_de_fonds

  • Algérie. 4 ans de prison pour l’ex-Wali d’Alger

    Algérie. 4 ans de prison pour l’ex-Wali d’Alger – abus de fonction, octroi d’indus privilèges, Ali Haddad,

    Le tribunal de première instance de Tipasa a condamné, ce Mardi 29 Décembre, L’ancien wali d’Alger, Abdelkader Zoukh à 4 ans de prison ferme, assortie d’une amende d‘un million de dinars.

    Il lui est également fait interdiction d’occuper toute fonction étatique pendant trois ans.

    Zoukh était poursuivi pour « abus de fonction » et d’« octroi d’indus privilèges » en faveur de l’homme d’affaires Ali Haddad, qui avait été appelé à la barre le 8 décembre, en qualité de témoin dans le cadre de la même affaire.

    Le procureur de la république près du tribunal de Tipasa avait requis, Mardi 8 décembre dernier, une peine de 10 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million DA, à l’encontre de l’ex-wali d’Alger avec la confiscation de la totalité de ses biens.

    #Algérie #Abdelkader_Zoukh #AliHaddad

  • Lutte contre la corruption en Algérie. Le modèle sud-coréen

    Lutte contre la corruption en Algérie. Le modèle sud-coréen

    Lutte contre la corruption en Algérie. Le modèle sud-coréen – Corée du Sud, gabégie, malversation,

    Existe-t-il des «vaccins anticorruption» ? Lequel de ces vaccins est redoutable? L’Algérie figure parmi les pays qui ont ratifié en 2004 la convention des Nations Unies sur la corruption. Elle a mis en place sa loi relative à la prévention et la lutte contre ce fléau, deux années plus tard. Depuis, le pays s’est engagé dans la voie d’un long processus de formulation de la première stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption. Cette stratégie suppose l’implication d’un modèle de lutte qui doit s’inspirer des approches et méthodes techniques. L’Algérie s’est déjà dotée d’un pôle pénal spécialisé. Il s’agit d’une instance juridictionnelle qui a les compétences de traiter ce genre d’affaires, liées à la corruption à la fois financière et économique.

    L’Algérie qui a démontré des résultats probants en matière de lutte contre ce fléau économique, veut atteindre une stratégie peaufinée suivant un modèle de lutte pour arriver à des résultats meilleurs. Aujourd’hui, entreprises, administrations publiques et privées, assemblées élues, partis politiques, associations sont exhortés de choisir des hommes et femmes intègres, aux mains propres ou sans casier judiciaire, afin de poser les premiers jalons de ce qui deviendra, par la suite, la mouture finale de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption. Un outil d’évaluation sud-coréen est mis en avant à cet effet. Il est mis en exergue par les experts pour la première fois en Algérie. Réputé efficace, il est fortement pressenti par la stratégie de lutte.

    Le président de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC), Tarek Kour, a déclaré, lundi à Alger, que son organisme a veillé à l’implication de toutes les parties dans le processus de la préparation du projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption, s’appuyant sur un dispositif d’évaluation anti-corruption (AIA) de la Corée du Sud. Intervenant en début de la rencontre internationale sous le thème “Evaluation des mesures de la lutte contre la corruption en Algérie selon l’outil d’évaluation des initiatives anticorruption AIA de la République de Corée”, organisée au Centre international des conférences (CIC) par l’ONLCP et le Bureau du PNUD en Algérie, M. Kour a souligné que l’ONPLC a veillé à “l’implication de toutes les parties nationales et étrangères, publiques et privées, gouvernementales ou non gouvernementales, dans le processus de la préparation du projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption”.

    Il a fait remarquer que l’ensemble des partenaires de l’ONPLC “ont été impliqués dans toutes les étapes du projet, en vue d’assurer un engagement total au projet de la stratégie nationale” qui comprend, “en plus des lignes directrices, un nombre de solutions pratiques qui seront traduites en plans sectoriels ou multisectoriels”. Cette stratégie, ajoute M. Kour, “contient des orientations et des activités à réaliser et définit surtout les ressources, les emplois du temps et les coûts nécessaires pour sa concrétisation”.

    Le projet de la stratégie inclut aussi, selon le même intervenant, “un mécanisme de surveillance et d’évaluation qui consiste à créer le Haut comité national, placé sous l’autorité du Premier ministre et assurant la coordination entre l’ensemble des parties concernées”. Pour ce qui est de l’outil innovant qui a été mis au point et développé depuis 2002 par l’Autorité de la lutte anticorruption et les droits civils (ACRC) de Corée de Sud, M. Kour a tenu à souligner que ce mécanisme “a prouvé son efficacité, non seulement en Corée du Sud, mais également dans d’autres pays où il a été déjà appliqué”.

    De son côté, la représentante résidente du PNUD en Algérie, Blerta Aliko, a indiqué que le PNUD a “le privilège d’accompagner, depuis octobre 2019, l’ONPLC dans une démarche participative qui met l’accent sur le renforcement des facteurs de résilience et des capacités des acteurs concernés et l’approche intégré basée sur la concertation, l’échange de bonnes pratiques et la consolidation des efforts déployés par les autorités algériennes”. La stratégie nationale de lutte contre la corruption, selon Blerta Aliko, “met l’accent sur l’importance des mécanismes de suivi et d’évaluation par la mise en œuvre effective et efficace des mesures arrêtées dans le plan d’action”, indiquant par ailleurs, que cette rencontre “ouvre de nouvelles perspectives pour notre partenariat stratégique”.

    Pour la membre de l’Autorité de la lutte anticorruption et des droits civils coréenne, Ahjung Lee, “l’outil d’évaluation AIA a prouvé son efficacité en terme de surveillance et de suivi de la stratégie de la lutte contre la corruption”, tout en se félicitant de l’approche des deux pays, l’Algérie et la Corée de Sud, dans ce domaine.

    B. HABIB

    Le Carrefour d’Algérie, 23/12/2021

    #Algérie #Corruption

  • Algérie. Nouvelle doxa économique

    Algérie. Nouvelle doxa économique – Abdelmadjid Tebboune, croissance, corruption, investissement,

    Convaincu que la situation économique actuelle du pays n’est pas une fatalité, qu’elle est le résultat de mauvais choix, de la corruption systémique, de calculs politiciens, d’incurie administrative…le président de la république s’attelle à imprimer de nouveaux paradigmes à l’économie nationale longtemps ballottée entre des bureaucrates et des prédateurs qui n’ont qu’une vague notion de l’intérêt public et du destin national.

    Du mouvement, de la célérité, de l’efficacité, de la loyauté, du concret, de la diversification, de l’obligation de résultat, de la bonne gouvernance… tels sont les nouveaux paradigmes qui constituent l’actuelle doxa économique prônée par Tebboune. Les bureaucrates indélicats, les responsables incompétents, les prédateurs voraces, les faux investisseurs…n’auront plus comme par le passé d’emprise sur le processus décisionnel économique. Désormais, tous ceux qui œuvrent à casser la production nationale au profit du tout-import, tous ceux qui empêchent l’investissement productif, tous ceux qui travaillent à promouvoir des « industries » bidons à l’exemple de celle du « gonflage des pneus » n’auront comme options que de s’effacer ou de se retrouver derrière les barreaux.

    En déclarant lors de la conférence nationale sur la relance industrielle que l’année 2022 sera exclusivement consacrée à l’économie et qu’il sera désormais procédé au suivi et au contrôle des responsables pour identifier ceux qui adoptent la nouvelle logique économique et ceux l’entravent, le président de la république montre que le pas est franchi et que l’ère de la nouvelle doxa économique a bel et bien commencé.

    Le délai maximum de trois mois fixé lors du Conseil des ministres du 21 novembre 2021 pour l’utilisation l’énergie solaire dans l’éclairage publique et dans certaines institutions et infrastructures de l’État relevant notamment des secteurs de la santé et de l’éducation est un bel exemple de cette nouvelle dynamique en train d’être imprimé pour le développement du pays. Exit, les promesses de gascon, les annonces pompeuses, les chiffres mensongers auxquels les anciens gouvernements ont habitué les citoyens.

    La planification rigoureuse avec des délais précis d’exécution, les facilitations pour les vrais porteurs de projets d’investissement vont finir inévitablement par prendre le pas sur les anciennes pratiques où la navigation à vue, l’antipatriotisme rivalisent avec la corruption et le clientélisme.

    Malgré les résistances d’ici et de là, malgré les manigances extérieures à la maintenir dans un éternel état de dépendance économique, l’Algérie est déterminée à remédier à toutes les pathologies qui ont, depuis des années, miné son économie. Certes l’entreprise n’est pas facile tant les défis sont grands et divers, mais elle est plausible ! Les prochains mois nous édifieront amplement sur les retombées de cette nouvelle doxa économique et sur la réalité de son adoption par les responsables à tous les niveaux

    L’Express, 09/12/2021

    #Algérie #Economie #Corruption #Prédation #Production #Investissement #Croissance

  • Fonds détournés : L’Algérie propose un « protocole arabe »

    Fonds détournés : L’Algérie propose un « protocole arabe »

    Fonds détournés : L’Algérie propose un « protocole arabe » – corruption, fonds détournés vers l’étranger, blanchiment d’argent, financement du terrorisme, cybercriminalité,

    L’Algérie compte élargir son champ d’action concernant la lutte contre la corruption et la récupération des fonds détournés vers l’étranger. Cette proposition sera présentée lors du Conseil des ministres arabes de la Justice. En effet, le ministre de la Justice, Abderrachid Tabi, prendra part aujourd’hui dimanche 5 décembre aux travaux de la 68e réunion du Conseil des ministres arabes de la Justice, qui se tiendront au siège de la Ligue arabe située au Caire.

    Selon un communiqué du ministère de la Justice, rendu public hier, le garde des Sceaux devra également présider le lendemain, soit lundi 6 décembre 2021, la 37e session du Conseil des ministres arabes de la Justice. « L’ordre du jour de cette session comprend 17 points, qui comprennent plusieurs sujets d’intérêt arabe commun, dont la lutte contre le terrorisme, le renforcement de la coopération arabe et internationale, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la cybercriminalité », indique le communiqué.

    La 37e session du Conseil des ministres arabes de la Justice devra également aborder « la criminalisation du paiement de la rançon », qui est une proposition formulée par l’Algérie, indique-t-on encore. Le ministère de la Justice a également fait savoir que l’Algérie, à travers « sa présidence de cette session, formulera plusieurs autres propositions, notamment en ce qui concerne le recouvrement des fonds détournés et transférés vers l’étranger ».

    Ainsi, l’Algérie devra proposer « l’élaboration d’une convention arabe pour la protection des données à caractère personnel et d’un protocole arabe pour la récupération des fonds dilapidés transférés à l’étranger », lit-on encore dans le communiqué.

    Dans le même sillage, le Conseil abordera les résultats concrétisés lors de « la Conférence concernant la Convention arabe contre la corruption, ainsi que la Convention arabe sur le statut des réfugiés dans les pays arabes ».

    #Algérie #LigueArabe #Détournement_fonds_étranger #Corruption, Blanchiment #Cybercriminalité

  • Maroc: santé, éducation, gangrénés par la corruption

    Maroc: santé, éducation, gangrénés par la corruption

    Maroc: santé, éducation, gangrénés par la corruption – transparence, contrôle, services publics

    RABAT – Les secteurs de la santé et de l’éducation sont les plus gangrénés par le phénomène de la corruption au Maroc, selon l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, relevant que « les mesures exceptionnelles prises par le gouvernement afin de lutter contre ce fléau sont inefficaces et ne répondent pas aux normes de transparence et de contrôle ».

    « Les secteurs de la santé et de l’éducation arrivent en tête des secteurs gangrénés par la corruption au Maroc », a indiqué l’instance dans son rapport annuel de 2020, notant que « la corruption touche davantage les secteurs du service public qui sont les plus sollicités par les citoyens ».

    Le rapport fait remarquer, en outre, « que 36.138 appels d’alerte sur les cas de corruption ont été enregistrés entre le 14 mai 2018 et le 31 décembre 2019 via la ligne directe mise en place par le procureur de la République afin de dénoncer la corruption », précisant que « ces appels ont conduit à l’arrestation de 117 suspects à travers le pays ».

    Il note que « le nombre d’affaires de corruption serait beaucoup plus important que celui arrêté car certaines affaires sont du ressort de la Police judiciaire », déplorant « le retard dans leur traitement ».

    #Maroc #Corruption #Education #Santé #Services_publics #Transparence #contrôle