Étiquette : corruption

  • Algérie: l’ex-VP du raffinage à Sonatrach placé en détention (Affaire Augusta)

    Affaire Augusta: l’ex-VP du raffinage à Sonatrach placé en détention

    Par S. Ould Brahim

    L’étau se resserre sur les principaux bras droit d’Abdelmoumen Ould Kaddour qui ont été derrière l’acquisition controversée par Sonatrach de la raffinerie italienne d’Augusta en décembre 2018.
    Après la mise en détention de l’ex-vice-président des finances du groupe pétrolier, Ahmed Mazighi, en juillet 2020, c’est au tour de l’ex-vice-président du raffinage et de pétrochimie Abdelhamid Rais-Ali, de le rejoindre à la prison d’El Harrach. C’est ce qu’a appris, ce mercredi, le Jeune Indépendant de sources responsables au sein du géant pétrolier algérien.

    Considéré comme l’un des personnages clefs de l’achat de la vieille raffinerie sicilienne, Rais-Ali a été placé en détention provisoire par le procureur près du tribunal de Bir-Mourad-Raïs (Alger) après avoir entendu pendant six mois une dizaine de responsables dans le haut management du groupe et autres membres du Conseil d’administration au temps de la présidence d’Ould Kaddour.

    Rais-Ali était l’ancien directeur général de la raffinerie d’Arzew avant d’être coopté en tant que vice-président par Ould Kaddour lorsqu’il a lancé le fumeux projet de transformation du groupe baptisé SH 2030 qui a englouti lui aussi au moins 30 millions de dollars .
    Conclu avec le bureau de consulting américain Boston consulting group (BCG) , le projet SH 2030 devait doter la compagnie, selon ses concepteurs, des standards internationaux reconnus en matière de management dont la digitalisation comme poumon à cette transformation.

    En réalité, le projet servira plutôt à coopter “les amis” et les enfants de caciques du pouvoir, selon des indiscrétions à la direction de transformation (TRF) qui a piloté le projet. Ould Kaddour s’en est servi pour élargir ses réseaux de soutien au sein de la nomenklatura des décideurs.

    Entre-temps, le PDG de Sonatrach, avec son entregent au sein des milieux pétroliers américains, avait entamé discrètement, en associant particulièrement son lieutenant Rais-Ali, des discussions avec les patrons des majors américaines et britanniques. Rais-Ali servira de faire-valoir, celui qui donnera son quitus pour l’acquisition de ce qui a été qualifié de « ferraille ».

    Toutefois, Rais-Ali fait partie de plusieurs cadres ayant été au cœur de la transaction qui ont été entendus par la justice depuis la relance de l’enquête le 11 janvier 2020.

    Les dirigeants convoqués par la justice qui a été saisie du dossier en juillet 2020, en tant que membre de l’ex-conseil d’administration du groupe Sonatrach sont Omar Maaliou ex-vice-président commercialisation qui a été en désaccord avec l’ancien P-DG du groupe pétrolier Abdelmoumen Ould Kaddour, Salah Mekmouche, ancien vice-président chargé de l’exploration et de la production, Slimane Arbi-Bey vice-président chargé de l’activité transport des hydrocarbures par canalisation ainsi qu’Ould Kaddour, qui se trouve en fuite depuis mars 2019 et qui serait en résidence surveillée à Abu Dhabi (Emirats arabe unis) depuis mars 2021.

    Les personnages clefs qui ont également eu à traiter le dossier sous la coupe de Ould Kaddour et qui ont été entendus par le juge d’instruction sont Brahim Boumaout qui occupait le poste de directeur Stratégie Planification et Economie (SPE) nommé depuis à la tête du projet gazier de Sonatrach à Lima au Pérou, un investissement à l’international qui a vu le jour au temps de Chakib Khelil, de l’ex-vice-président commercialisation Ahmed Mazighi, en détention provisoire et Mohamed Karroubi qui occupait le poste de directeur exécutif au temps de la transaction devenu par la suite vice-président des finances.

    Dans les prochains jours l’enquête va s’étendre à d’autres cadres qui vont être cités pour la première fois depuis le début de l’enquête, indiquent les mêmes sources au sein de Sonatrach qui n’écartent pas la mise en détention d’autres cadres dans cette affaire qui a porté un sévère coup à la crédibilité du groupe tout en saignant les caisses de l’Etat.

    Le Jeune Indépendant, 15/07/2021

    Etiquettes : Algérie, corruption, Augusta, Abdelmoumen Ould Kaddour, Ahmed Mazighi, Abdelhamid Rais-Ali,

  • Algérie : 18e ministre de Bouteflika en prison

    Hocine Necib sous mandat de dépôt

    par Abla Chérif

    Les enquêtes judiciaires avancent à grands pas dans les dossiers liés à la corruption. Hier, Hocine Necib, un autre ministre de l’ère Bouteflika, a été placé sous mandat de dépôt.

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – Ancien ministre chargé des Ressources en eau, Hocine Necib doit certainement sa chute à la gestion du dossier du groupe Amenhyd. Comme la majorité des ex-responsables actuellement incarcérés, il est poursuivi pour mauvaise utilisation de sa fonction, et octroi d’indus avantages aux hommes d’affaires Chelghoum (les trois frères), eux-mêmes en détention depuis 2019.

    À cette époque, Hocine Necib avait été, lui, auditionné au niveau de la Cour suprême qui l’avait placé sous contrôle judiciaire. Son dossier a été transféré une année plus tard (en août 2020) au pôle spécialisé du tribunal de Sidi-M’hamed, en raison de la suppression de la juridiction de privilège. L’ex-ministre des Ressources en eau n’est cependant pas poursuivi uniquement dans le dossier des frères Chelghoum, il est aussi poursuivi dans une autre affaire en instruction au niveau de la quatrième chambre du pôle pénal du tribunal de Sidi-M’hamed.

    Son nom figure dans la liste des personnalités poursuivies avec les frères Kouninef. Saïd Bouteflika, Reguieg Mokhtar, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Temmar Abdelhamid, Abdeslam Bouchouareb, Amar Tou, Houda Feraoun, Amar Ghoul, Beraki Arezki, Loukal Mohamed, Abdelkader Zoukh, Bedrici Ali, Far Bachir (ancien wali) et Tarik Kouninef sont poursuivis pour octroi d’indus avantages. En raison de la complexité de l’affaire, le dossier a été scindé en deux parties au niveau de la justice : l’une concerne exclusivement les frères Kouninef, et la seconde englobe les ministres.

    Hier, aucune source fiable n’était cependant en mesure d’établir dans quelle affaire Hocine Necib a été placé sous mandat de dépôt ce mardi. Dans la matinée, l’ancien chef de gouvernement, Abdelmalek Sellal, avait été auditionné au niveau de la même chambre (la troisième chambre). Son audition a été suivie de celle de Arezki Beraki, ex-ministre des Ressources en eau, incarcéré le 17 juin dernier. Il a été placé en détention pour des actes qui lui sont reprochés durant son mandat de directeur général de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT).

    Ce qu’il faut savoir aussi est que Hocine Necib fait partie des quatre ex-ministres ayant bénéficié du contrôle judiciaire en 2019, une mesure prise dans l’attente de la poursuite de l’enquête judiciaire menée, et qui a nécessairement pris de longs mois en raison du nombre de dossiers en instruction.

    Il fait aussi partie des nombreux ministres qui défilent actuellement, quotidiennement, au niveau du pôle pénal du tribunal de Sidi-M’hamed où le spectre du congé de l’année judiciaire semble s’éloigner.

    A. C.

    Le Soir d’Algérie, 14/07/2021

    Etiquettes : Algérie, Abdelaziz Bouteflika, corruption, gabégie, malversation, détournement, Hocine Necib, Saïd Bouteflika, Reguieg Mokhtar, Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, Temmar Abdelhamid, Abdeslam Bouchouareb, Amar Tou, Houda Feraoun, Amar Ghoul, Beraki Arezki, Loukal Mohamed, Abdelkader Zoukh, Bedrici Ali, Far Bachir, Tarik Kouninef,

  • Algérie : Vers l’extradition de Wafi Ould Abbès et Ould Kaddour

    par Abla Chérif

    Le processus devant aboutir à l’extradition de Wafi Ould Abbès, fils de l’ancien SG du FLN, et de Abdelmoumen Ould Kaddour est à un stade très avancé. Des sources bien informées affirment qu’il tire même à sa fin pour ce qui est de l’ex-P-dg de la Sonatrach.

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) – L’aboutissement du mandat d’arrêt lancé à l’encontre de Wafi Ould Abbès ne suscite pas de surprise même si son arrestation par des agents d’Interpol au Venezuela a été suivie d’appréhensions liées au fait que le concerné soit détenteur de la nationalité vénézuélienne. Des spécialistes en matière judiciaire se sont, en effet, interrogés sur la faisabilité de cette extradition en raison de l’existence de clauses remettant en cause l’opération dans le cas où une personne recherchée possède la nationalité du pays où s’est déroulée l’arrestation.

    Des sources bien renseignées sur le sujet font, toutefois, savoir que l’écueil a été très vite dépassé en raison de la «solidité des accords bilatéraux entre les deux pays» et qui prévoient, en outre, des voies permettant d’aboutir à un accord entre les parties concernées. La convention prévoit, en effet, la possibilité d’un règlement de «tout différend ou controverse sur l’interprétation et la mise en œuvre ou l’application de la convention au moyen de consultations réciproques et ou de négociations des deux parties par voie diplomatique». Il est, également, prévu que l’extradition se déroule entre un mois et soixante jours après que la partie requérante eut reçu la notification d’extradition.

    Il faut dire que la manière même avec laquelle s’est déroulée l’arrestation du fils Ould Abbès et la médiation qui en a suivi laissaient entrevoir une issue plutôt favorable à la demande algérienne. Le 10 juin dernier, un journal vénézuélien annonçait que des agents d’Interpol avaient arrêté Ould Abbès Blanco El Wafi à l’aéroport international Simon-Bolivar. Ce même journal faisait, en outre, savoir que cette arrestation avait eu lieu suite à la mise en application du système de contrôle de notification rouge permettant de confirmer si une personne est recherchée. Dans le cas présent, il a été établi que le mis en cause faisait l’objet d’un mandat d’arrêt daté du 15 janvier 2020. Une photo du prévenu (yeux cachés par un bandeau) a été également prise et diffusée. En décembre dernier, El Wafi Ould Abbès avait été condamné, par défaut, en deuxième instance à dix ans de prison dans une affaire de corruption.

    Cette affaire paraissait donc beaucoup plus simple que celle de l’ancien P-dg de Sonatrach. Le 20 mars dernier, l’arrestation de Abdelmoumen Ould Kaddour n’avait pas été annoncée officiellement par les autorités émiraties comme cela s’est produit avec le Venezuela. Des sources proches du dossier ont, cependant, confirmé cette arrestation et fait savoir qu’elle devait être suivie par sa présentation devant la Haute Cour de justice de ce pays.

    L’extradition de Ould Kaddour était alors considérée comme étant très improbable, quasiment impossible même dans la mesure où le pays hôte a toujours adopté une attitude réfractaire aux extraditions en dépit du fait qu’il soit signataire des conventions internationales en la matière. Comme dans le cas de Wafi Ould Abbès, l’arrestation de Ould Kaddour n’a entraîné aucune réaction ou déclaration de l’Algérie, mais elle a, cependant, décidé de briser le silence sur le sujet en s’exprimant franchement lors de réunions internationales. A deux reprises, Belkacem Zeghmati a publiquement appelé la communauté internationale au respect de ces engagements en matière d’extradition et de restitution des biens issus de la corruption transférés à l’étranger. La phraséologie utilisée par le garde des Sceaux laissait entendre que certains pays avaient posé des conditions pour accéder à la demande algérienne. L’application des conventions internationales doit s’effectuer «sans condition et dans le respect de la souveraineté du pays demandeur », avait alors déclaré ce dernier.

    Les spécialistes en la matière estiment que des contacts diplomatiques (une règle générale dans ce genre de situation) ont eu lieu pour parvenir à un résultat. Le cas Ould Kaddour semble, en effet, constituer un « gros morceau » pour l’Algérie et c’est même l’ex-Premier ministre, Abdelaziz Djerad, qui annonçait le lancement d’un mandat d’arrêt international à son encontre en janvier dernier. Quel que soit le procédé utilisé, il aurait fini par aboutir puisque le processus d’extradition de Ould Kaddour a été mis en place. Beaucoup estiment que les Émirats arabes unis ont revu leur copie dans un contexte d’enjeux stratégiques qui place ce pays en position délicate en ce moment.

    A. C.

    Le Soir d’Algérie, 12/07/2021

    Etiquettes : Algérie, Wafi Ould Abbès, Abdelmoumen Ould Kaddour, corruption, extradition, Venezuela,

  • L’expérience de l’Algérie dans la lutte contre la corruption mise en exergue

    Journée africaine de lutte contre la corruption : L’expérience algérienne mise en exergue

    Par Mohamed Mecelti

    L’expérience de l ‘Algérie dans la lutte contre la corruption à travers la mis en place d’une stratégie reposant sur la moralisation de la vie publique, la consolidation de la bonne gouvernance et la consécration de la transparence dans la gestion des biens et des deniers publics, a été mise en exergue, ce dimanche à Alger lors d’une journée d’étude sur le thème de la «Promotion à l’intégrité dans le secteur économique ».

    La journée d’étude organisée par l’Organe National de Prévention et de Lutte contre la Corruption (ONPLC) en partenariat avec Sonelgaz, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, coïncidant avec le 5ème anniversaire de l’adoption par les dirigeants des Etats africains de la convention de l’Union africaine (UA) de prévention et de lutte contre la corruption.

    Le renforcement de la lutte contre la corruption dans les institutions était au cœur des travaux de cet événement marqué par la participation de hauts cadres de l’Etat, des représentants du corps diplomatique des pays africains, des organisations internationales représentées en Algérie, des organismes de contrôle nationaux, des représentants des entreprises économiques publiques et privées, des représentants de la société civile, ainsi que des enseignants universitaires.

    Il a été examiné, lors de cette journée d’étude, les voies et moyens de réaliser la transparence dans les opérations économiques et renforcer la gouvernance afin de mettre terme aux détournements de milliards de dollars de deniers publics et leur transfert vers des destinations inconnues ainsi qu’au gaspillage des efforts du développement socio-économique dans les pays africains.

    Lors de son intervention à cette occasion, Tarek Kour, président de l’ONPLC, a jugé que la lutte efficace contre la corruption nécessite la mise en place d’un système institutionnel fort et homogène.

    Soulignant l’importance de l’implication des citoyens dans la lutte contre ce fléau à travers une approche participative, qui passe par des agents publics intègres, il a relevé que les administrations et services publics doivent veiller à offrir des services de qualité par la numérisation et la simplification des procédures et la garantie de leur droit à l’information.

    Pour sa part, M. Saïd Maândi, directeur des relations bilatérales africaines au ministère des Affaires étrangères, a mis l’accent sur le rôle déterminant de l’Algérie dans les négociations ayant abouti à l’adoption des conventions régionales et internationales relatives à la lutte contre la corruption.

    Convaincue des graves répercussions de la corruption sur les efforts du développement et de stabilité, «l’Algérie a été dès le début partie prenante et une force de proposition dans les négociations ayant abouti à l’adoption des conventions régionales et internationales relatives à la lutte contre la corruption et les crimes y afférant », a indiqué M. Maândi, réaffirmant la volonté de l’Algérie à poursuivre ses efforts dans ce sens en vue de consolider la coopération internationale en matière de lutte contre ce fléau qui pèse davantage sur le continent noir par rapport aux autres régions du monde.

    Il a notamment souligné la nécessité de «consacrer les principes de transparence et d’intégrité et de renforcer les mécanismes de contrôle sur les niveaux national et international », pour éradiquer ce fléau qui constitue un véritable obstacle au développement des économies des pays africains.

    De son côté, l’ambassadeur de la République du Congo (Congo-Brazzaville), Jean-Pierre Louyebo, a insisté sur l’importance de poursuivre la lutte contre la corruption qui « gangrène la société » dans les pays africains, soulignant la nécessité des échanges d’expériences en la matière, de la multiplication des efforts et initiatives individuelles et communes, et la mise en place de moyens nécessaires pour lutter contre ce fléau transfrontalier.

    « La corruption est un phénomène dangereux pour le développement de nos différents Etats. Nous devons la combattre dans tous les secteurs de la vie, à l’usine, à l’école, dans l’administration, l’entreprise, et mettre fin à toutes les pratiques de ce cancer », a-t-il indiqué, ajoutant « La lutte contre la corruption doit être une exigence qui ne se résume pas à une affaire de morale seulement ».

    Il convient de rappeler que, dans le cadre des efforts de l’Algérie dans la lutte contre la corruption, l’Organe National de Prévention et de lutte contre la Corruption avait annoncé un projet de création du réseau national pour l’intégrité chargé de la sensibilisation aux risques de la corruption dans la société et le signalement de toute infraction ou dépassement.

    Ce projet vise à rétablir la confiance entre le citoyen, qui refuse désormais d’adhérer à la vie politique et aux projets de réformes socio-économiques, et ses institutions. Une relation entachée par la corruption qui a touché, voire paralysé des secteurs sensibles, freinant le développement socio-économique du pays.

    Le Jeune Indépendant, 11/07/2021

    Etiquettes : Algérie, corruption, Union Africaine, transparence, gabégie, l’Organe National de Prévention et de lutte contre la Corruption,

  • Algérie : Les néoharkis et les néocolonialistes

    Des Algériens se plaignent de la prévalence de la corruption dans leur pays. Ils n’ont certainement pas tort de dénoncer un fléau qui empêche le pays de rebondir. Mais à trop en faire, et en suggérant que l’Algérie est corrompue de nature, le risque est d’obtenir le même résultat, à savoir un blocage de l’économie nationale et un sérieux coup au moral des Algériens. Les pseudonymes qui fleurissent sur les réseaux sociaux, des anonymes qui se prennent pour de bons samaritains, à leurs heures perdues, croient dur comme fer qu’ils suffiraient de semer autour d’eux la vindicte et les accusations fantaisistes pour passer pour des « héros » des temps modernes. Leur côté «Samaritain» vient de leur tendance à dire tout ce que les occidentaux veulent entendre de méchant sur l’Algérie. Ils sont «Samaritains» parce qu’ils jurent sur tout ce qu’ils possèdent qu’ils ne prennent pas un sous en échanges des insultes qu’ils profèrent à l’endroit des Algériens.

    Dans la vraie vie, ils n’hésitent pas à s’acoquiner avec de hauts fonctionnaires d’ambassades occidentales pour demander l’aide de leurs gouvernements afin de s’ingérer dans les affaires du pays, prétendument parce que «l’Algérie est complètement corrompue», disent-ils. Du pain béni pour les fonctionnaires des représentations diplomatiques en poste à Alger, qui n’hésitent pas à «câbler» leurs capitales respectives pour leur annoncer la disponibilité d’une catégorie d’Algériens prête à tous pour gagner leurs faveurs.

    Nos vaillants Samaritains sont généralement super-satisfaits d’être reçus par de hauts responsables occidentaux. Ils le disent autour d’eux. Certains d’entre ces «bons Samaritains» reçoivent des invitations au Parlement européens qu’ils honorent avec beaucoup de zèle, faut-il le rappeler. On les voit écumer les plateaux des télévision de la propagande occidentale, exclusivement destinée à la consommation de la population de la région Mena pour vanter les «mérites» des démocraties occidentale et vilipender leur propre pays.

    On attend bien entendu qu’un beau jour, une association américaine affiliée à Transparency international s’adresse aux ambassades algériennes dans les capitales occidentales pour leur demander d’informer le gouvernement algérien sur les combines des responsables américains, français et autres britanniques qui continuent de piller l’Irak, la Libye, l’Afghanistan et autres pays qui ont reçu leurs tonnes de bombes. Sauf si dans les pays occidentaux, ils n’ont pas de Harkis. En ces temps de célébration de l’indépendance du pays, il est bon de rappeler qu’en Algérie, il y a aussi des néoharkis qui adorent servir les néocolonialistes.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 06/07/2021

    Etiquettes : Algérie, Harkis, néoharkis, néocolonialisme, corruption, ingérence étrangère,

  • Inde : Le Congrès exige une commission parlementaire pour enquêter sur les Raffale français

    Le Congrès demande pourquoi il n’a pas ordonné la création d’une commission mixte paritaire sur l’affaire Rafale.

    L’opposition augmente la pression après que le procureur de la République a ordonné une enquête.
    Le Congrès a intensifié sa demande d’enquête par une commission parlementaire mixte (CPM) sur l’affaire des avions de combat Rafale. Dimanche, le Congrès a remis en question le silence du gouvernement de Narendra Modi et a demandé pourquoi l’Inde ne peut pas ordonner une enquête maintenant, puisque l’affaire est déjà examinée en France.

    L’ancien chef du Congrès, Rahul Gandhi, a lancé un sondage en ligne sur Twitter, demandant pourquoi le gouvernement Modi évite une CPJ.

    A lire également : Rahul, qui a dénoncé la corruption dans l’affaire Rafale, est justifié : Congrès

    « Pourquoi le gouvernement Modi n’est-il pas prêt pour une enquête du JPC – mauvaise conscience, sauver les amis, le JPC ne veut pas d’un siège au Rajya Sabha et tout cela est correct », a-t-il déclaré dans un message en hindi, tout en lançant le sondage. Sur les 74 733 personnes qui ont participé à l’enquête, 63 % ont choisi l’option « tout cela est correct ».

    Alléguant la corruption dans l’affaire des avions de chasse, M. Gandhi en avait fait le principal axe de sondage de son parti pour les élections de 2019 à la Lok Sabha.

    Mais après que le site d’investigation français Mediapart a rapporté qu’un juge a été nommé pour mener une enquête judiciaire sur des soupçons de « corruption et de favoritisme » dans le marché des avions de chasse Rafale de ₹59 000 milliards d’euros et qu’il couvrirait le mandat d’un ancien président français, la question a été politiquement relancée.

    « Après plus de 24 heures de la décision de la France d’enquêter sur la corruption, le trafic d’influence, le blanchiment d’argent, le favoritisme, il y a une question que tout citoyen indien responsable et concerné se pose : Pourquoi le gouvernement indien reste-t-il silencieux ? », a demandé le porte-parole du parti, Pawan Khera, lors d’une conférence de presse.

    « Ce n’est pas la France qui a été trompée ou volée, c’est chaque contribuable indien qui a été trompé et volé », a-t-il ajouté.

    L’ancien ministre en chef du Maharashtra, Prithiraj Chavan, a tweeté : « La France a fait preuve d’une tolérance zéro envers la corruption et n’a même pas épargné son ancien président Nicolas Sarkozy. Espérons que l’enquête sur le scandale #Rafale menée par l’agence française de lutte contre la corruption permettra de découvrir la vérité et d’exposer la corruption massive, ce que l’Inde n’a pas pu faire ».

    Le chef de l’opposition au Rajya Sabha, Mallikarjun Kharge, a affirmé que les allégations de corruption de M. Gandhi ont été « justifiées car des détails scandaleux de l’escroquerie ont été révélés ».

    « En 2019, le CJI de l’époque a rejeté la nécessité d’une enquête sur l’accord Rafale. Cependant, les nouvelles révélations ont étayé les doutes concernant l’accord douteux. Une CPJ doit être immédiatement constituée pour enquêter sur cette affaire », a déclaré M. Kharge sur twitter.

    The Hindu, 04/07/2021

    Etiquettes : France, Inde, corruption, Raffale, vente, avions de combat,

  • Les élections algériennes vues par Open Democracy

    Ces élections étaient censées livrer une « Nouvelle Algérie ». Alors pourquoi les Algériens n’ont-ils pas voté ?
    Le pays vient de connaître son taux de participation le plus bas jamais enregistré, affaiblissant la position des élus et exposant un fossé persistant

    Samedi 12 juin, les Algériens se sont rendus aux urnes pour voter pour un nouveau parlement. Il s’agissait de la première élection depuis la démission du président Bouteflika en 2019, à la suite des manifestations de masse appelées mouvement Hirak.

    L’élection a vu d’importants boycotts de la part d’une grande partie de l’opposition et le scepticisme d’une grande partie de la population quant à la probabilité d’un changement significatif. Le taux de participation a été le plus bas jamais enregistré dans le pays, confirmé à seulement 23% par l’Autorité électorale nationale indépendante (ANIE), qui a été créée à la suite des manifestations de 2019. La faible participation nuit à la réputation des élus et des efforts bien plus importants seront nécessaires pour inclure les Algériens dans les institutions politiques de leur pays.

    Plus de 20 000 candidats se sont présentés pour 407 sièges, représentant 58 régions électorales. Un peu plus de 10 400 de ces candidats provenaient de 28 partis politiques, qui se présentaient avec 646 listes, mais un nombre encore plus important (12 086) étaient des indépendants, qui se présentaient avec un nombre sans précédent de 837 listes.

    Dans certaines régions, des bureaux de vote ont été fermés en raison d’affrontements entre manifestants et autorités, selon des journalistes.

    Le chef de l’ANIE, Mohamed Chorfi, a annoncé les résultats mardi 15 juin et le président de la Cour constitutionnelle Kamel Fenniche a confirmé et mis à jour les résultats une semaine plus tard, mercredi 24 juin.

    Les partis nationalistes traditionnels, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), alignés, qui dominent la scène politique en Algérie depuis son indépendance, ont été durement touchés. Bien que le FLN remporte encore globalement, il perd 57 sièges, passant de 155 à 98. Les candidats indépendants, dont de nombreux jeunes sans affiliation politique, arrivent en deuxième position avec 84 sièges. Le parti islamiste modéré, le Mouvement pour une société pacifique (MSP), a augmenté sa part des voix pour prendre la troisième place, suivi par le RND.

    Un changement significatif est la baisse du nombre de femmes députées de 35 % à 8 % du parlement, malgré le fait que les femmes candidates représentent la moitié de tous ceux qui se sont présentés. Cela peut s’expliquer par l’atmosphère politique très patriarcale qui a accompagné la campagne électorale. De même, des responsables de l’ANIE nous ont fait remarquer que le processus de sélection des candidats permettait des dérogations si les quotas de genre ne pouvaient pas être respectés. Une directive informelle signée par l’ANIE demande aux délégués de ne pas être trop stricts sur la question des quotas pour les femmes, au lieu de donner la priorité, semble-t-il, à de nouveaux quotas pour les jeunes candidats. le peuple et les partis politiques.

    Participation des jeunes

    Le président Tebboune a appelé à ces élections législatives anticipées, dans le cadre de sa feuille de route pour une « Algérie nouvelle ».

    Pour inciter les jeunes à participer, des quotas ont été mis en place dans la nouvelle loi électorale de 2021 pour garantir qu’au moins la moitié des candidats de chaque liste aient moins de 40 ans et qu’au moins un tiers soit titulaire d’un diplôme universitaire.

    Des subventions d’environ 2 000 £ ont également été offertes aux candidats âgés de 40 ans ou moins, pour financer leurs campagnes électorales. De nombreux Algériens plus âgés ont ironiquement appelé cela le « parlement de l’emploi des jeunes ».

    Cela a certainement tenté un groupe de jeunes, déçu par l’absence d’une feuille de route tangible du Hirak, à s’engager dans les élections et à réfléchir à la manière de contribuer à l’avenir du pays.

    Le Dr Loubna Nacer, membre d’un réseau de jeunes chercheurs, de l’Université de Bordj Bou Arreridj, a souligné que le mouvement Hirak « a vraiment changé les mentalités et les mentalités des jeunes ». En particulier, a déclaré Nacer, cela les a rendus «plus engagés dans la protection de leur environnement local. C’était une question politique. Faire quelque chose de positif au niveau local faisait partie de la création de la « Nouvelle Algérie » à laquelle tant de jeunes aspiraient. »

    Divers forums de la société civile, en particulier depuis 2011, ont fait campagne pour un changement politique en Algérie, ciblant le Parlement et la presse, ainsi que travaillant activement sur le terrain sur un large éventail d’actions, de la solidarité à l’environnement et à l’entrepreneuriat social. Les jeunes ont été à l’avant-garde de tout cela.

    Perte de confiance

    Le mouvement Hirak de 2019 a démontré la frustration de toute une génération face à son exclusion de la vie politique. Il a dénoncé avec éloquence la corruption et la hogra (le mépris des citoyens ordinaires) des anciennes manières de gouverner. La réponse positive des manifestants algériens, qui ont brisé le mur de la peur autour de la protestation politique et revendiqué leurs droits de manière toujours pacifique, pendant de nombreuses semaines, a été remarquable.

    Les récents entretiens que le président Tebboune a accordés aux journaux français Le Point et Al Jazeera, ainsi que les conférences de presse, à la fois le jour des élections et avant, ont mis en évidence les mesures prises par le gouvernement pour communiquer plus ouvertement.

    S’adressant aux Algériens dans le pays et à l’étranger, pour exposer les aspirations et les défis et risques auxquels le pays est confronté, les discours du président semblaient être une tentative de rétablir la confiance dans les institutions algériennes.

    L’élection a suscité le scepticisme d’une grande partie de la population quant à la probabilité d’un changement significatif

    Alors que d’importants débats sont en cours, notamment en ligne, le Hirak est affaibli car il ne propose pas de solutions de terrain aux problèmes auxquels le pays est confronté.

    Le Hirak a appelé à la démocratie, et c’est lors des élections, aussi problématiques soient-elles, que la voix du peuple se fait entendre. L’élection des représentants au Parlement est primordiale pour garantir que les personnes qui détiennent le pouvoir l’exercent équitablement et pour aider les personnes à exercer leurs droits sociaux, civils et politiques.

    Avant ces élections, de grandes grèves ont frappé différents secteurs, notamment l’éducation, la santé et les services postaux. La pandémie, les confinements et les fermetures de frontières ont durement touché l’Algérie et sa diaspora, tout comme la chute des prix du pétrole à la suite des ralentissements mondiaux. Le chômage reste un défi majeur. Soutenir les entreprises pour sortir de la crise, diversifier l’économie, améliorer les soins sociaux, la santé et l’éducation, passer aux énergies renouvelables et restaurer la confiance dans les institutions, sont tout aussi importants à réaliser.

    Une nouvelle Algérie

    Des scandales de corruption – notamment des candidats payant pour être à la tête d’une liste de parti, et des salaires triplés sous le président précédent, Abdelaziz Bouteflika – et l’impression du parlement comme inefficace, simplement un tampon pour les décisions prises par l’exécutif, soulignent besoin de changement. Les divisions sur le vote et le faible taux de participation indiquent le scepticisme des Algériens quant à son exécution, ainsi qu’un rejet de la feuille de route de Tebboun par le Hirak.

    Un changement significatif proviendra plus probablement du véritable activisme dans les rues d’Algérie, comme cela a été le cas pendant le Hirak, et du travail de terrain des jeunes, des associations, des groupes communautaires, du journalisme et des débats en ligne organisés par des universitaires et des personnalités de la société pays.

    Les jeunes sont engagés et participent à des projets communautaires, tels que la protection de leur environnement et la création de petites et moyennes entreprises dans une multitude de secteurs contribuant à la reprise post-COVID et à la régénération au niveau local. Rétablir leur confiance dans les institutions politiques et renforcer ces institutions est une prochaine étape importante.

    A l’issue des élections, le président Tebboune a annoncé que « la participation n’était pas importante ». Il est certain que pour son gouvernement, la principale priorité était de restaurer la relation endommagée entre la gouvernance algérienne, et en particulier le processus électoral, et les citoyens. Les administrations électorales, les ministères et les missions diplomatiques ont tous dû accepter le rôle indépendant de l’ANIE. Il n’est pas clair si cela s’est produit.

    La reconstruction et la revitalisation des institutions politiques du pays seront primordiales pour garantir que l’Algérie se redresse de manière juste et durable et prospère au cours des prochaines décennies.

    Open Democracy, 30 juin 2021

    Etiquettes: Algérie, élections législatives, Abdelmadjid Tebboune, Abdelaziz Bouteflika, Hirak, corruption,

  • Au Maroc, soulagement chez les cultivateurs de cannabis

    La corruption ronge la confiance

    Les lumières s’éteignent au Liban-Il y a trop d’argent à Anvers, en Belgique-Au Maroc, les cultivateurs de cannabis poussent un soupir de soulagement

    Depuis près de deux ans, le Liban est englué dans une crise économique et financière. L’énorme explosion dans la zone portuaire qui a secoué la capitale Beyrouth l’été dernier n’était que le signe extérieur de problèmes bien plus profonds. La monnaie a perdu presque toute sa valeur, le carburant et les médicaments manquent, et la nuit, même dans la capitale, les rues ne peuvent plus être éclairées. La corruption et la mauvaise gestion sont si profondément enracinées que le pays risque de devenir un État défaillant.

    « Il y a trop d’argent dans la ville ».

    Ceux qui croient maintenant que tout cela ne peut se produire que dans des pays lointains, déjà instables, devraient maintenant écouter attentivement ce que notre reporter rapporte d’Anvers, en Belgique. Là aussi, au cœur de l’Europe, on observe des signes de corruption qui rongent les institutions publiques et détruisent la confiance des citoyens. L’argent en jeu ici provient de la contrebande de drogue. Anvers, dont le port est le deuxième plus grand d’Europe, est devenu en peu de temps un haut lieu international de la cocaïne.

    « Seule la mafia en profite, pas les agriculteurs »

    De la cocaïne au cannabis, beaucoup plus doux. Cette substance est de plus en plus légalisée, par exemple dans de nombreux États des États-Unis ou au Canada. L’Europe n’en est pas encore là. Dans certains pays, la consommation est exempte de peine, mais le cannabis n’est vraiment légal que pour un usage médical.

    Le Maroc, pays d’Afrique du Nord, est l’un des plus grands producteurs de cannabis au monde, et la plante y est cultivée depuis des siècles. Elle n’est plus légale depuis l’indépendance en 1956. Mais cela a maintenant changé : Fin mai, le Parlement a décidé de légaliser la culture. Les nombreux cultivateurs de cannabis espèrent désormais que leur situation économique précaire va enfin s’améliorer.

    DW, 25 juin 2021

    Etiquettes : Belgique, port d’Anvers, Liban, corruption, trafic de drogue, cannabis, haschich,

  • Algérie : Nettoyer le pays de qui et de quoi ?!

    par El-Houari Dilmi

    Il y a dans la vie dite «publique» du pays des «envolées phrasées» qui ne peuvent passer à la trappe des «mémoires oublieuses», sans susciter des questionnements auxquels seul un «Algéro-devin» est capable de «décoder». Après les «fraises sélectionnées» que voulait offrir un chef de parti politique au nouveau Parlement, et les «bonbons Caprice» jetés à la cantonade par un autre «zaïm», en passant par la «carrière gâchée de grand homme de théâtre» d’un autre «leader» bien connu du landerneau politico-politicien algérois, la «première urgence» est de laisser le peuple algérien, fatigué de vivre, «respirer un peu», selon un autre «oracle» d’un homme «boulitique» ! «Fatigué, blasé, abusé, blousé, grugé, l’Algérien lambda a d’abord besoin de respirer, avant de manger, aller à l’école, s’habiller, ou même voyager à l’étranger»…

    L’autre «envolée phrasée» nous vient de la chéfesse d’un parti politique qui a obtenu zéro siège au Parlement : «Nous allons nettoyer toute l’Algérie», même si des langues bien pendues parlent d’une autre «combine» pour cacher la poussière sous le gigantesque tapis de la république. Mais pourquoi, parbleu, a-t-on attendu soixante berges pour enfin décider de nettoyer le bled sur «décision politique», par-dessus le marché ?», serinait dans l’oreille du chroniqueur un agent d’assainissement de l’arrière-pays profond, qui ne compte pas faire carrière chez la sous-catégorie des lève-tôt. Mais saperlipopette ! nettoyer tout le pays de quoi, de qui, quand, comment, pourquoi ?!

    Après avoir pris le mauvais pli de nettoyer sa maison, en cachant toute la poussière sous le grand tapis du salon, le pays fera-t-il comme celui qui nettoie à grande eau sa demeure, en jetant tout avec, y compris ceux qui l’occupent ? Parce que les Algériens sont un peuple bouclier contre un pays antichoc, l’heure est de savoir s’il faut nettoyer nos rues trop sales, nos cités décrépies, nos villes polluées et laisser nos mentalités en jachère ? Un peu comme celui qui prend soin de «laver» sa conscience avant de faire ses ablutions, à quoi sert-il de prier si l’on prêche dans le désert, la question «dialectique» n’étant pas celle de faire son travail, mais surtout de bien le faire ?! Aussi vrai que le grand «lessivage» commence d’abord par faire la révolution dans nos caboches, rien ne sert de sortir le karcher lorsque la «crasse» n’est pas là où l’on pense qu’elle se «niche» !

    Le Quotidien d’Oran, 21 juin 2021

    Etiquettes : Algérie, nettoyer le pays, assainissement, corruption, gabégie,

  • Algérie : Gros caciques et jeunes députés ?

    Auteur : Abdelkader Benabdellah

    La prochaine APN fraîchement élue sera sans nul doute une assemblée de jeunes… Mais, il faudrait comprendre le mot jeunesse dans l’acception, de manque d’expérience, notamment, dans les luttes des rouages du pouvoir. Une APN est constitutionnellement, chargée, entre autres, au contrôle et à la supervision de l’action gouvernementale …

    Ces jeunes députés seraient-ils capables de mener la vie dure aux ministres du président Tebboune? Il ne faudrait pas, justement, anticiper les événements… parfois et même plusieurs fois l’on se trompe de jugement envers les autres… enfin, ce qui nous intéresse dans ce genre de situation délicate, ce sont bien le niveau instructif, le nationalisme authentique et l’intégrité morale du député …même, s’il connaît peu, il apprendra avec le temps à connaître trop.

    Le peuple en a marre de ces députés maffieux issus du système des quotas, des tractations secrètes, de la vente des candidatures et de l’argent sale. Et, finalement l’on aboutit à quelques chose ressemblant à l’ancienne Assemblée algérienne des années 40, composée d’une pléiade de béni oui- oui. Ce genre d’assemblée est, généralement faite, en vue de répondre à une nécessité de meubler un décor trompe l’œil, visant à cacher une situation en détresse, qui serait en train de perdre de la vitesse sur le terrain… Que ce soit au cours d’un régime d’occupation étrangère ou d’un simulacre Etat national. Tout le monde était au courant, j’espère, sur la manière dont l’Assemblée sortante a été élue. Et d’ailleurs, toutes les assemblées élues de la république -APC, APW- avaient été imposées au peuple de la même manière. C’est-à-dire la manière forte, assaisonnée de filouterie et de la loi de l’argent sale… l’Etat, au fait n’existait pas, il y avait un système politique nantissant toutes les caractéristiques, sauf celui d’un Etat, selon les normes.

    Il faudrait suivre et attendre l’exercice de cette APN …suivre les interventions de ces jeunes députés sur le tas et quand il s’agirait des questions pertinentes de l’Etat, soumises à des débats législatifs. D’ailleurs, ce sont nos représentants n’est-ce pas? Ils sont là-bas, dans l’unique but de nous représenter en tant que nation. Ils sont là-bas, afin de représenter les intérêts de toute la nation. Ils vont faire face à un système politique, des mentalités, des comportements tordus, durcis avec le cumul des années et qui sont très difficiles à détordre.

    Toutes les tentatives de redressement ont été vouées à l’échec, pourquoi? Et bien, parce que les esprits tordus éprouvent à chaque occasion voire à chaque tournant une résistance opiniâtre à toutes intentions de redressement de la situation…pourquoi au fait? Et bien, parce que l’on y trouve son compte dans cette condition marécageuse…

    Le Carrefour d’Algérie, 20 juin 2021

    Etiquettes : Algérie, élections législatives, APN, députés, corruption, candidats, partis politiques, indépendants,