Étiquette : Emmanuel Macron

  • Algérie France: Réunion des responsables des  renseignements

    Algérie France: Réunion des responsables des renseignements

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    Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé vendredi avec son homologue français, M. Emmanuel Macron, une réunion des responsables des services de sécurité des deux pays, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République. « Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, vendredi 26 août 2022, avec son homologue français, M. Emmanuel Macron, une réunion des responsables des services de sécurité des deux pays », lit-on dans le communiqué.

    Ont pris part à la réunion, du côté algérien, le Général d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire (ANP), le directeur général de la lutte contre la subversion, le directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) et le directeur général de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE).

    Ont participé à la rencontre, du côté français, le ministre des Armées, M. Sébastien Le Cornu, le Chef d’Etat-Major des armées, le Général d’Armée Thierry Burkhard, et le directeur général de la sécurité extérieure, a précisé la même source.

    Cette réunion de coordination est « la première du genre à ce niveau depuis l’indépendance, les deux parties ayant procédé à un échange de vues sur les questions de sécurité d’intérêt pour les deux pays », a souligné le communiqué, ajoutant qu’ »elle vient confirmer la volonté des présidents des deux pays de développer les relations bilatérales dans divers domaines pour les hisser au niveau escompté ».

    APS

    #Algérie #France #Macron

  • La visite de Macron en Algérie : Réconciliation raffermie

    La visite de Macron en Algérie : Réconciliation raffermie

    France, Algérie, Emmanuel Macron, Abdelmadjid Tebboune,

    Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a signé, hier dans l’après-midi, avec son homologue français, Emmanuel Macron, « la Déclaration d’Alger pour un partenariat renouvelé », peu avant que la visite du président français en Algérie prenne fin.

    La signature de la Déclaration d’Alger pour un partenariat renouvelé entre les deux pays a été précédée par la signature de cinq (5) accords de coopération bilatérale dans plusieurs domaines, a savoir l’accord de partenariat et de coopération avec l’Institut Pasteur, et une convention de partenariat scientifique entre les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des deux pays.

    En outre, les deux parties ont procédé à la signature d’un protocole d’accord entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et le ministère français des Sports, concernant les Jeux Olympiques et Paralympiques prévus a Paris en 2024.

    La cérémonie de signature s’est déroulée au salon d’honneur de l’aéroport international Houari-Boumediene, en présence des délégations des deux pays.
    Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est entretenu, au salon d’honneur de l’aéroport international Houari-Boumediene, en tête-à-tête avec son homologue français, Emmanuel Macron.

    Le Président français avait regagné, peu auparavant, Alger en provenance d’Oran, au troisième et dernier jour de sa visite officielle en Algérie, entamée jeudi à la tête d’une délégation.

    Une brève visite de Macron à la wilaya d’Oran

    Le président de la République française, Emmanuel Macon a effectué, hier, en compagnie d’une délégation, une visite à Oran, où il s’est rendu à la basilique de Santa Cruz, à la boutique « Disco Maghreb », au centre-ville, avant de rencontrer l’élite sportive oranaise au palais des sports « Hamou Boutelelis » à M’dina Djedida.

    La visite du président français, accompagné par le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, des autorités locales, a débuté au niveau de la basilique de Santa Cruz, surplombant la ville d’Oran, où il a assisté à une présentation sur ce site.

    Au centre-ville d’Oran, le président français s’est rendu à la boutique « Disco Maghreb », un label de la musique raï des années 1980 et 1990, devenu célèbre sur la scène mondiale après la sortie du récent vidéoclip éponyme de la star internationale DJ Snake.

    Cette visite à Oran s’est achevée au palais des sports « Hamou Boutelelis » à M’dina Djedida, où le Président Macron a assisté à un spectacle de break dance, animé par de jeunes artistes au cours duquel il a eu l’occasion d’échanger avec des jeunes sportifs d’élite présents sur les lieux.

    Rencontres bilatérales entre des ministres algériens et leurs homologues français
    Des rencontres bilatérales ont eu lieu, jeudi soir au siège de la présidence de la République, entre plusieurs ministres algériens et leurs homologues français, en marge de la visite officielle du Président français, Emmanuel Macron, en Algérie.

    Ces rencontres ont concerné le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, avec son homologue Catherine Colona, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, avec son homologue Gérard Darmanin.

    Les rencontres ont concerné également le ministre des Finances, Ibrahim Djamel Kessali, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab et le ministre de l’Industrie, Ahmed Zerghdar, avec le ministre des Finances et de l’Economie, Bruno le Maire, en présence du Président-directeur général de Sonatrach, Tewfik Hakkar.

    Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderrezak Sebgag, s’est entretenu, quand à lui, avec son homologue Emilie Castra et la ministre de la Culture, Soraya Mouloudji, avec son homologue Ryma Abdelmalek. Auparavant, le Président de la République a eu un entretien en tête-à-tête avec son homologue français, qui s’est élargi, par la suite aux membres des délégations des deux pays.

    Le Président français visite Djamaâ El-Djazair

    Le président de la République française, M. Emmanuel Macron, a effectué, avant-hier une visite à Djamaâ El-Djazair à El Mohmmadia (Alger).

    Durant sa visite, M. Macron et sa délégation étaient accompagnés par le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la ville, Mohamed Tarek Belaribi, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, et le recteur de Djamaâ El-Djazair avec rang de ministre, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini.

    Le Président français a contemplé cet édifice religieux, culturel et scientifique, en écoutant les explications fournies par les responsables de cette mosquée, la plus grande d’Afrique et la troisième plus grande au monde, après la mosquée Al-Haram à la Mecque et la mosquée Al-Nabawi à Médine.

    A la fin ce cette visite, des cadeaux symboliques ont été remis au chef d’Etat français et sa délégation.

    Dans la matinée, Macron s’était rendu au cimetière européen de Bologhine (ex-Saint-Eugène) à Alger. Ensuite, il a rencontré, au palais de la Culture, des jeunes entrepreneurs algériens, en présence de M. Lamamra, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji et le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’économie de la connaissance et des start-up, Yacine El-Mahdi Oualid.
    Durant ce deuxième jour de cette visite, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé avec son homologue français, une réunion des responsables des services de sécurité des deux pays.

    Après Djamaâ El-Djazair, le Président français s’est rendu à Oran dans le cadre de sa visite de trois jours en Algérie, entamée jeudi à la tête d’une délégation.
    Il avait été accueilli, à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene, par le Président Tebboune, en présence de hauts responsables de l’Etat et de membres du Gouvernement.

    Le Président Tebboune préside avec son homologue français une réunion des responsables des services de sécurité des deux pays

    Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé vendredi avec son homologue français, Emmanuel Macron, une réunion des responsables des services de sécurité des deux pays, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République.
    « Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, vendredi 26 août 2022, avec son homologue français, Emmanuel Macron, une réunion des responsables des services de sécurité des deux pays », lit-on dans le communiqué.

    Ont pris part à la réunion, du côté algérien, le Général d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le directeur général de la lutte contre la subversion, le directeur général de la sécurité intérieure (DGSI) et le directeur général de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE). Ont participé à la rencontre, du côté français, le ministre des Armées, Sébastien Le Cornu, le Chef d’état-major des armées, le général d’Armée Thierry Burkhard, et le directeur général de la sécurité extérieure, a précisé la même source.

    Cette réunion de coordination est « la première du genre à ce niveau depuis l’indépendance, les deux parties ayant procédé à un échange de vues sur les questions de sécurité d’intérêt pour les deux pays », a souligné le communiqué, ajoutant qu’ »elle vient confirmer la volonté des présidents des deux pays de développer les relations bilatérales dans divers domaines pour les hisser au niveau escompté ».

    Le général d’Armée Saïd Chanegriha reçoit le ministre des Armées Françaises
    Le général d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) a reçu en audience, vendredi à Alger, le ministre des Armées Françaises, Sébastien Lecornu, accompagné du énéral d’Armée, Thierry Burkhard, Chef d’Etat-major des Armées, et ce, en marge de la visite qu’effectue le Président français, Emmanuel Macron en Algérie, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

    La cérémonie d’accueil, qui s’est déroulée au siège de l’Etat-major de l’ANP a été entamée par le salut de l’emblème national et la présentation des honneurs militaires à l’hôte, par des formations issues des différentes Forces de l’ANP.
    Ont pris part à cette rencontre, le Secrétaire général du MDN, les Commandants de Forces et de la Gendarmerie nationale, des officiers généraux du MDN et de l’état-major de l’ANP, ainsi que les membres de la délégation militaire française, précise la même source.

    Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation française, le Général d’Armée Saïd Chanegriha a souligné, lors de cette rencontre, que cette visite constituera « une étape charnière du processus de compréhension mutuelle entre les deux parties, insufflée par la volonté politique des Présidents des deux pays ».

    H. B.

    Lemaghreb.dz, 28/08/2022

    #France #Algérie #Macron #Tebboune

  • France-Algérie : Des promesses en attendant…

    France-Algérie : Des promesses en attendant…

    France, Algérie, Emmanuel Macron, Abdelmadjid Tebboune,

    B. HABIB

    Algérie-France : Est-ce enfin le dégel? Une détermination à aller de l’avant et une volonté partagée sont affichées entre Alger et Paris afin de relancer leur coopération et leurs relations diplomatiques. Les prémices de la lune de miel, comme aux beaux vieux temps, se dessinent-elles enfin entre les deux pays?

    L’Algérie et la France se sont accordées, jeudi, à la faveur de la visite officielle en Algérie du Président français Emmanuel Macron, sur la nécessité de consolider la coopération bilatérale et de renforcer le partenariat entre les deux pays dans les secteurs économique, culturel et scientifique, conformément aux principes du respect et de la confiance mutuels et l’équilibre des intérêts. La visite qu’effectue Emmanuel Macron en Algérie, confirme à tout le moins que la «crise» diplomatique tendue entre les deux pays, depuis ces fameuses déclarations imputées en 2021 au président français, au sujet notamment de l’histoire de l’Algérie, n’est plus de mise. Cap donc sur les échanges et à la promotion de partenariats.

    La page étant visiblement tournée de moitié reste que la France doit matérialiser ses bonnes intentions sur le terrain à l’égard de l’Algérie. Les médias ne cessaient d’évoquer la veille le terme de «visite sous haute tension» du président français afin d’apaiser le climat de relations entre les deux pays et booster leur coopération. Le président Macron a déclaré que le «passé nous ne l’avons pas choisi et qu’il faut regarder l’avenir». Il doit surtout apaiser les contentieux. Il évoquera, entre autres, la nécessité de promouvoir les échanges entre deux jeunesses de part et d’autre des deux rives, de la culture, de la création cinématographique, de la circulation des personnes et de l’accès complet aux archives outre la création d’une commission mixte d’historiens sur la guerre et la colonisation.

    La délégation française qui accompagnait le président Macron, était très large et bien fournie. Est-ce suffisant de tourner la page ? Reste que de telles «promesses» qui, on le sait, font partie de l’art de la pratique politique, seraient exaucées. Le Président algérien, Abdelmajid Tebboune, a mis l’accent sur la coopération et les moyens de la hisser à un rang supérieur.

    Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a souligné, à l’issue d’un entretien avec son homologue français, que les deux dirigeants « ont évoqué ensemble tous les volets ayant trait à la coopération bilatérale et les moyens de la renforcer en vue de servir les intérêts communs de nos deux pays et de garantir à nos relations, tous domaines confondus, un élan qualitatif à même d’assurer une consécration de la nouvelle orientation que nous avons convenue d’ancrer ».

    Une orientation fondée sur « l’établissement d’un partenariat global d’exception conformément aux principes du respect et de la confiance mutuels et l’équilibre des intérêts entre les deux Etats », a affirmé le Président Tebboune, dans une déclaration de presse commune.

    Dans ce contexte, il a fait savoir que les deux parties ont renouvelé « leur détermination à aller de l’avant pour l’intensification des efforts en vue de rehausser les relations bilatérales suivant des étapes pratiques étudiées et un calendrier précis pour l’activation des mécanismes de coopération et la consolidation de la dynamique positive à l’horizon des prochaines échéances bilatérales ».

    De son côté, le Président Macron a souligné l’opportunité pour les deux pays de coopérer dans plusieurs secteurs, notamment économique, culturel et scientifique. « Nous voulons avancer sur notre industrie, notre recherche, nos hydrocarbures et nos métaux rares et sur des sujets d’innovation, sur lesquels nous souhaitons aller plus vite et plus fort », a indiqué M. Macron, tout en citant deux secteurs de coopération entre les deux pays, à savoir le numérique et la création cinématographique.

    Macron a fait part, également, de la volonté de son pays de développer avec l’Algérie un projet de création d’un incubateur de startups, en impliquant « des soutiens du secteur privé connectés avec d’autres incubateurs ». Le nouveau partenariat entre les deux pays, a ajouté le chef d’Etat français, doit aussi « intégrer des projets de coopération dans les domaines universitaires et scientifiques ».

    A propos des questions de la mobilité et de la circulation des personnes, le Président Macron a assuré que des décisions « ont été prises » dans ce sens. « Nous allons travailler ensemble pour pouvoir traiter des sujets, plus sensibles de sécurité, mais qui ne peuvent pas empêcher de développer des ponts de mobilité choisie pour nos artistes, sportifs, entrepreneurs, universitaires, scientifiques, associatifs et responsables politiques, permettant de bâtir davantage des projets communs dans la région de la Méditerranée », a-t-il poursuivi.

    Au sujet du passé mémoriel commun aux deux pays, le Président français a indiqué: « Je crois pouvoir dire que le travail que nous conduisons depuis cinq ans en France, mais aussi le dialogue permanent que nous avons eu l’un et l’autre, me confortent dans l’idée que nous vivons un moment unique qui, je l’espère, va nous permettre de faire face à ce passé et de faire que celui-ci soit un commun et non pas quelque chose qui nous empêche d’avancer ». Il a précisé dans ce sens que « d’ici la fin de cette visite, sera finalisée l’écriture exacte de ce qui a été acté », tout en annonçant « le mandatement » par les deux parties d’une commission mixte d’historiens chargés d’ouvrir les archives liées à la colonisation française, sans tabou et avec une volonté libre d’accès ».

    Tout en félicitant, par ailleurs, l’Algérie pour le succès des récents Jeux méditerranées à Oran, le président français a indiqué que « le sport, qui est une passion commune, est également au cœur des partenariats », assurant de la disponibilité de la partie française de « nouer une nouvelle coopération avec de jeunes sportifs » qu’il aura à rencontrer durant sa visite à Oran.

    Le Président de la République française, M. Emmanuel Macron, a entamé jeudi après-midi une visite officielle de trois jours en Algérie, à la tête d’une délégation.

    Le Carrefour d’Algérie, 27/08/2022

    #Algérie #France #Macron #Tebboune






  • Création d’une commission d’historiens français et algériens

    Création d’une commission d’historiens français et algériens

    Algérie, France, Emmanuel Macron, colonisation, mémoire,

    Macron annonce la création d’une commission d’historiens français et algériens sur la colonisation

    Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi à Alger l’établissement d’une commission mixte d’historiens algériens et français pour étudier les archives sur la colonisation et la guerre d’Algérie.

    “Nous avons un passé commun” qui “est complexe, douloureux” et “nous avons décidé ensemble” de créer “une commission mixte d’historiens” pour “regarder l’ensemble de cette période historique”, “du début de la colonisation à la guerre de libération, sans tabou, avec une volonté (…) d’accès complet à nos archives”, a déclaré M. Macron au cours d’une déclaration commune avec son homologue Abdelmadjid Tebboune au premier jour de sa visite en Algérie.

    #Algérie #France #Macron #Mémoire #Colonisation

  • La visite de Macron en Algérie vue de Paris

    La visite de Macron en Algérie vue de Paris

    Algérie, France, Emmanuel Macron, pieds noirs, harkis, mémoire,

    Le président français, Emmanuel Macron, entame aujourd’hui une visite de trois jours en Algérie, après de longs mois de tensions entre les deux pays. La première depuis celle de 2017, la visite de Macron est loin d’être un événement sans importance à Alger et à Paris.

    Karim Aimeur – Alger (Le Soir) – La presse française, tous supports confondus, en parle depuis son annonce officielle ce 20 août. Et pour cause ! La crise qui secoue les relations entre les deux pays depuis plusieurs mois et qui a commencé à se dissiper ces dernières semaines a toutes les chances de disparaître (définitivement ?) à l’occasion de la visite de Macron en Algérie, à l’invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune. À moins que les choses ne se passeront pas comme souhaité !

    Dans un article consacré à cette visite, le journal Le Point a parlé d’un «séjour périlleux» de Macron en Algérie, réduisant la visite à deux questions, en la situant entre «rente mémorielle» et «visas».

    Cette question de visas qui est une conséquence malheureuse et dramatique de la colonisation utilisée par la France comme un moyen de pression politique et diplomatique. «Pour le pouvoir algérien, c’est une visite très importante, une demande à laquelle l’Élysée répond avec enthousiasme afin de «relancer les relations bilatérales», comme on dit dans le jargon diplomatique», écrit Le Point, ajoutant qu’«Alger prépare l’artillerie lourde protocolaire afin de montrer à la région et au monde que le président de la France accède à sa proposition dans les grandes argeurs». Pour le journal Le Monde, à l’occasion de la visite de Macron, «Paris et Alger espèrent tourner la page d’une série de malentendus et de tensions qui ont culminé avec le rappel de l’ambassadeur d’Algérie en octobre 2021 après des propos du président français sur le système politico-militaire algérien et la nation algérienne».

    Même lecture au sein de la rédaction de Libération qui a souligné que «cette visite intervient après plusieurs mois de brouille diplomatique entre Alger et Paris», précisant que «la relation bilatérale s’est envenimée en octobre 2021 lorsque Emmanuel Macron a affirmé que l’Algérie s’était construite après son indépendance sur «une rente mémorielle», entretenue par «le système politico-militaire», suscitant l’ire d’Alger». «Avec ce déplacement, Paris et Alger espèrent tourner la page d’une série de malentendus et de tensions», ajoute le même média, soutenant que la réconciliation mémorielle entre les deux pays et les «enjeux régionaux» comme le retrait de l’armée française du Sahel ou l’approvisionnement en gaz seront abordés. Pour BFMTV, l’objectif de la visite de Macron est de poursuivre le travail d’apaisement entre les deux pays.

    «Pour Emmanuel Macron, c’est un objectif majeur. Parce qu’on explique à l’Élysée que l’Algérie, ce n’est pas seulement un dossier international, c’est aussi une affaire franco-française. Apaiser les tensions avec l’Algérie, c’est aussi apaiser les tensions en France, entre les Français d’origine algérienne, les descendants des pieds-noirs ou des harkis», lit-on dans un article publié sur le site de BFMTV. Et d’ajouter que cette politique d’apaisement n’a pas de grands succès pour le moment, expliquant que «tout a très mal commencé». Quant à Francetvinfo, elle soutient que Macron entend «refonder» durablement une relation abîmée par des mois de brouille mémorielle entre les deux pays, comme cela a été assuré par l’Élysée ce mardi 23 août.

    Francetvinfo ajoute que la relation entre les deux pays s’est détériorée au cours du premier mandat d’Emmanuel Macron.

    «Ses propos sur la ‘’rente mémorielle’’ exploitée par le ‘’système politico-militaire’’ algérien depuis 1962, la ‘’haine de la France’’ et ses interrogations sur l’existence d’une nation algérienne avant la colonisation ont consommé la rupture à l’automne 2021. En réponse, Alger avait rappelé pendant trois mois l’ambassadeur d’Algérie à Paris», rappelle le même média. Aussi bien en France qu’en Algérie, le déplacement de Macron constitue un événement majeur, vu les liens historiques entre les deux pays et la crise qui secoue leurs relations.

    Le Soir d’Algérie, 25/08/2022

    #Algérie #France #Macron #Mémoire #Visas #Pieds_noirs #Harkis

  • En France, il y a une volonté de nuire à l’Algérie

    En France, il y a une volonté de nuire à l’Algérie

    France, Algérie, Emmanuel Macron,

    Pour des relations bilatérales solides
    De Zahir Mehdaoui

    On ne peut pas bâtir les relations algéro-françaises, sur la base de la confiance et du respect mutuels si la France, sous le fallacieux prétexte des droits de l’homme, continue à donner asile à des apprentis terroristes et à des promoteurs de discours de haine et de violence qui œuvrent de toute leurs forces à attenter à la stabilité et la sécurité de l’Algérie.

    Emmanuel Macron doit mettre un terme à cette situation qui fait de la France une base arrière à tout ce qui est anti-algérien. Déjà, dans les années quatre-vingt-dix, la France et d’autres pays occidentaux, au nom du fallacieux prétexte de la démocratie, ont donné asile et protégé des terroristes notoires qui assumaient publiquement les attentats commis en Algérie, et aujourd’hui, c’est le même scénario !

    Sous le couvert de la démocratie, de la défense des droits de l’homme et de la liberté d’expression, la France héberge toute une faune d’individus qui complotent ouvertement contre l’Algérie. Imaginons un instant que l’Algérie, au nom de cette même démocratie, offre asile à des éléments du FLNC et leur permet de faire toutes sortes d’activités anti-françaises, quelle serait la réaction de la France et de l’Occident en général ? Pas la peine d’y penser ! Comment alors la France se permet-elle de laisser des groupes anti-algériens dont les connivences avec le Makhzen et des réseaux sionistes n’est plus à démontrer, mener des campagnes hostiles sur son sol contre l’Algérie ? Ni la démocratie, ni les droits de l’homme ne permettent de tels impairs.

    Il y a manifestement une volonté de nuire à l’Algérie ! Et cela doit cesser immédiatement si l’on veut que les relations entre les deux pays repartent de bons pieds. Si la question de la mémoire constitue un écueil à surmonter pour bâtir des relations au service de l’avenir des deux peuples et de leurs intérêts, la présence de félons et de prédateurs algériens sur le sol français constitue également un autre écueil qu’il faut rapidement aplanir.

    Tant que la France abrite chez elle tout ce conglomérat algérien de traîtres, de scélérats et de comploteurs qui ne rêvent que de voir l’Algérie prendre le chemin de Damas, on ne pourra jamais parler de relations apaisées et de bonne entente entre les deux pays.

    La visite, ce jeudi, du président français en Algérie, doit être le début d’un véritable processus pour évacuer toutes les chausse-trapes qui piègent les relations entre les deux pays. De bonnes relations entre la France et l’Algérie ne peuvent qu’être bénéfiques pour les deux peuples et toute la région de l’Afrique du Nord et du bassin méditerranéen. En tout cas, la France n’a strictement rien à gagner à servir de base arrière pour des forces anti-algériennes.

    L’Express, 24 août 2022

  • Macron de retour en Algérie pour une nouvelle dynamique

    Macron de retour en Algérie pour une nouvelle dynamique

    France, Algérie, Emmanuel Macron,

    Le Président français entame aujourd’hui une visite en Algérie. Cette visite officielle d’Emmanuel Macron s’étalera sur trois jours. C’est la deuxième visite qu’effectue le Président français en Algérie après celle de décembre de l’année 2017.

    Les relations entre les deux pays sont donc à l’orée d’une nouvelle étape et des deux côtés la volonté affichée est d’aller de l’avant en consolidant davantage la coopération bilatérale dans tous les domaines. D’ailleurs Macron sera accompagné par une importante délégation. En effet, outre la délégation ministérielle, des hommes d’affaires des artistes , des hommes des medias et de responsables d’institutions religieuses seront aussi de la partie. Après l’étape d’Alger Macron se rendra à Oran le lendemain, soit vendredi ou il aura d’importantes activités.

    Selon le programme de cette visite de trois jours , comme rapporté par des medias français citant des sources au palais de l’élysée, le Président français arrivera dans l’après mid d’aujourd’hui et il se rendra vite au sanctuaire des martyrs pour déposer une gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs de la révolution. Il aura ensuite une rencontre en tête à tête avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune , qui organisera dans la soirée un diner en l’honneur de son illustre hôte et de la délégation qui l’accompagne.

    Le lendemain vendredi Macron vistera la grande Mosquée d’Alger et la cathédrale de notre dame d’Afrique avant de se rendre au cimetière chrétien et juif de Bologhine. Il faut dire que le Président francais est aussi accompagné par le recteur de la mosquée de Paris, Chemsedine Hafiz.

    Emmanuel Macron rencontrera le vendredi, selon le même programme, des jeunes entrepreneurs startuppeurs et porteurs de projets algériens Une rencontre plutôt informelle pour comprendre le contexte algérien et découvrir les initiatives au sein de la jeunesse.

    A Oran, le Président français visitera la Boutique Disco Maghreb que DJ Snake a rendu populaire grâce à son dernier tube, comme il visitera aussi la maison où est né le grand styliste français Yves Saint Laurent. Il assistera aussi à une démonstration de breakdance exécuté par des jeunes de la région. C’est dire que c’est un riche programme qui comprend plusieurs volets comme l’atteste le profil des personnalités qui accompagnent Macron.

    Plusieurs ministres, dont ceux de l’Intérieur, des affaires estrangers et de l’économie , en font partie. Ils auront certainement des discussions avec leurs homologues algériens en vue en vue de booster les relations et de régler aussi quelques points de divergences comme sur la question des visas et de l’accueil par l’Algérie des algériens expulsés de France.

    La question énergétique sera également présente puisque le PDG d’une grande entreprise française fait partie de la délégation. Une délégation qui comprend aussi d’anciens hauts responsables français, à l’exemple des anciens ministres, de Jack Lang et Jean-Pierre Chevènement.

    Les deux pays auront, en tout cas, l’occasion de passer en revue l’ensemble des questions à même de raffermir la relation bilatérale tout en espérant transcender les écueils et les questions qui fâchent.

    #Algérie #France #Macron

  • Algérie-France : l’éclaircie ?

    Algérie-France : l’éclaircie ?

    Algérie, France, Emmanuel Macron, mémoire, colonisation,

    La visite, à partir d’aujourd’hui et sur trois jours, du président français en Algérie a lieu dans un contexte bilatéral, le moins qu’on puisse dire, parmi les meilleurs que les deux pays aient connu depuis plusieurs années de relations en dents de scie. Il y a lieu de relever, en effet, que les échanges téléphoniques entre les deux chefs d’Etat, après les regrets exprimés par Emmanuel Macron en rapport avec les propos offensant à l’Algérie, qu’il a tenu lors d’une rencontre avec les jeunes, dont les familles étaient impliquées dans la guerre d’indépendance, ont remis le train du dialogue sur les rails. Force est donc de reconnaître que les Présidents Tebboune et Macron sont parvenus à consolider un dialogue bilatéral qu’il va falloir transformer en partenariat mutuellement bénéfique pour les deux pays.

    Il faut pour cela que M. Macron retrouve sa marque de franche sincérité dans le discours de l’Hexagone pour ce qui concerne l’histoire commune des deux pays. Du côté de l’Algérie, le problème ne se pose pas. Aux deux chefs d’Etats de faire en sorte de laisser à leurs successeurs une opportunité de poursuivre sur la voie de la reconnaissance des méfaits historiques de la France coloniale, sans incriminer le peuple français dans son écrasante majorité.

    D’ailleurs les criminels sont presque tous morts et constituent une minorité de colonialistes. Il faut dire que cet aspect est prioritaire dans la refondation des relations algéro-françaises. En cela le Président Macron devra donner à son peuple une image claire de ce que seront les rapports « d’égal à égal » entre Alger et Paris. La France de Macron ne doit pas avoir de complexe vis-à-vis de son ancienne colonie. Elle est censée ne plus entrevoir ses rapports avec notre pays sous l’angle étroit et paternaliste du colonisateur complexé d’avoir perdu son «paradis sur terre».

    En fait, Emmanuel Macron a fait la démonstration, au début de son premier mandat à la tête de son pays, d’être l’un des rares hommes politiques français décomplexé par rapport à la question de l’Histoire. S’il veut réussir sa mission vis à vis de l’Algérie, il est appelé à renouer avec l’audace qu’il avait en 2017. Il y aura peut être des voix discordante de l’Elysée, de Matignon ou du Quai d’Orsay qui voudraient « saboter » sa mission. Mais c’est un combat qu’il faut mener. L’Histoire le retiendra. Cela n’empêche pas que les relations entre les Etats soient exclusivement une affaire d’intérêts mutuels. Dans les projets communs que peuvent lancer les entreprises des deux pays, la France a sans doute beaucoup à gagner et l’Algérie aussi.

    Maintenant que le climat politique semble autrement plus serein que d’habitude, il y a là une belle occasion pour aller de l’avant et gagner une bataille décisive contre les nostalgiques de l’Algérie-française.

    Par Nabil G.

    Ouest Tribune, 25/08/2022

    LE PRÉSIDENT MACRON AUJOURD’HUI EN ALGÉRIE POUR UNE VISITE DE TROIS JOURS:
    La jeunesse, la mémoire et l’économie au programme

    Le président français sera accompagné d’une délégation composée de 90 personnes. A ses côtés, plusieurs ministères stratégiques seront présents. Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Catherine Colonna la ministre de l’Europe Affaires Etrangères.

    Le président Français Emmanuel Macron entamera aujourd’hui une visite d’amitié en Algérie de trois jours. Le chef de l’Etat français qui séjournera à Alger et Oran ambitionne de contribuer avec le Président Tebboune à détendre l’atmosphère politique entre les deux pays.

    L’ objectif assigné à cette visite consiste, selon l’agenda français, à rétablir des relations saines entre l’Algérie et la France. L’intérêt de la France est plus qu’évident, sachant qu’elle subit de plein fouet une grave crise énergétique. Le potentiel algérien en la matière peut aboutir à terme à la stabilisation de la situation dans l’Hexagone. Mais cela ne se fera pas en un claquement de doigt.

    Un long parcours de plusieurs années est nécessaire pour consolider le partenariat dans l’énergie entre les deux pays. Cela au plan des objectifs assignés à la visite.

    Quant au programme, les services de l’Elysée soulignent le désir du Président Macron de rencontrer des jeunes à Alger et Oran. Il souhaiterait, à lire l’agenda de la visite, voir des jeunes artistes ou entrepreneurs. Il entend également rendre hommage à l’Histoire et même visiter la mythique boutique Disco Maghreb dans le centre-ville de la deuxième ville d’Algérie. Dans la littérature de l’Elysée, on parle de «première étape » pour qualifier cette visite de trois jours. Le programme de M.Macron a été validé par son homologue Abdelmadjid Tebboune, affirme-ton, à l’Elysée, qui espère voir cette visite impulser d’autres échanges entre les deux pays et pourquoi pas peut-être donner lieu à une visite d’Etat plus tard. Sur le volet politique, on retiendra une cérémonie d’hommage aux Martyrs de la révolution du 1er novembre 1954 et un entretien en tête à tête avec le Président Tebboune au Palais d’El Mouradia.

    Les deux chefs d’Etat ont beaucoup de thèmes à évoquer ensemble et surtout ils doivent décider ensemble du fil directeur de cette visite en Algérie. Le président français sera accompagné d’une délégation composée de 90 personnes. A ses côtés, plusieurs ministères stratégiques seront présents.
    Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Catherine Colonna la ministre de l’Europe Affaires étrangères. Rima Abdul Malak, la ministre de la Culture ou encore Patricia Miralles, secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire.

    A voir la composante de la délégation ministérielle, l’on peut deviner les thématiques qui seront abordées et qui concerneront, l’économie, l’énergie et la mémoire notamment. Autant de thèmes, dont les divergences sont connues entre les deux Etats. Il s’agira d’aplanir les différends pour construire une nouvelle trajectoire mutuellement bénéfique.

    Le président français aura dans ses bagages des personnalités impliquées dans les relations entre les deux pays. Des députés français, d’anciens ministres comme Jack Lang ou Jean-Pierre Chevènement feront partie du voyage. Des personnalités médiatiques d’origine algérienne seront aussi du voyage. Le journaliste Rachid Arhab et le chef cuisinier Mohamed Cheikh ont été invités. De nombreux entrepreneurs se joindront aussi au voyage du président français.

    L’Elysée assure avoir voulu surtout privilégier la présence de plusieurs petites et moyennes entreprises plutôt que les grands groupes, qui seront en nombre réduit. Mais il n’en demeure pas moins que des figures majeures de l’économie française feront le déplacement. Ainsi, l’homme d’affaires Xavier Niel à la tête du groupe Iliad ou encore Catherine MacGregor, la directrice générale du groupe énergétique Engie figurent sur la liste des voyageurs. Cela traduit le sérieux et la volonté de Paris de veiller à la réussite de cette visite, dans la perspective de lancer un partenariat sérieux et fécond. Par ailleurs, des moments de recueillement sont programmés au cimetière Saint-Eugène à Alger le deuxième jour de visite.
    Nadera Belkacemi

    Ouest Tribune, 25/08/2022

    #Algérie #France #Macron


  • Macron se rend en Algérie au milieu de liens tendus

    Macron se rend en Algérie au milieu de liens tendus

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    Le président français sera surveillé pour des faux pas sur le passé colonial de la France lors d’une visite à fort enjeu en Algérie.

    ALGER – Le président français Emmanuel Macron débarquera en Algérie jeudi – sa première visite dans l’ancienne colonie en cinq ans – dans le but d’améliorer les relations tendues avec la nation riche en gaz alors que l’UE lutte pour diversifier les approvisionnements énergétiques loin de la Russie.

    Des questions telles que la sécurité, les liens économiques et l’énergie figurent en bonne place sur l’agenda du président français, mais c’est ce qu’il a à dire sur le passé colonial du pays qui retiendra probablement le plus l’attention. La nation méditerranéenne a fait partie de l’empire colonial français pendant plus d’un siècle jusqu’à ce qu’elle obtienne son indépendance en 1962 à la suite d’une guerre qui a fait un lourd tribut humain et s’est caractérisée par une brutalité sauvage, laissant une marque durable sur la politique et la société françaises.

    Les relations franco-algériennes ont touché le fond l’année dernière à la suite des commentaires de Macron sur l’instrumentalisation présumée par l’Algérie de griefs passés. L’Algérie a retiré son ambassadeur en réponse, bien que les deux nations aient fait des progrès dans le rétablissement des liens depuis.

    L’enjeu est important pour le président français au cours de sa visite de trois jours, car la France vise non seulement à normaliser les relations bilatérales avec l’Algérie, mais également à sauver sa sphère d’influence en Afrique alors que la Russie et la Chine cherchent à renforcer leurs alliances à travers le continent.

    Amis et ennemis semblent avoir supplanté la France en tant que partenaires privilégiés du pays. L’Algérie, l’un des principaux producteurs de gaz au monde, a signé le mois dernier un accord énergétique majeur avec l’Italie et prévoit d’organiser des exercices militaires conjoints en novembre avec son allié de longue date, la Russie.

    La visite se concentrera résolument sur « l’avenir » de la relation, a déclaré l’Elysée lors d’un point de presse mardi, notant plusieurs rencontres à venir avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune qui ne sont pas axées sur les différences historiques.

    « Le président a déjà beaucoup travaillé sur les questions [du passé colonial]… Il faut continuer à travailler sur ces questions et le président veut, mais il y a d’autres sujets… il y a l’avenir, la jeunesse, les nouvelles technologies, etc. »

    Signe que le président français est sérieux, la délégation présidentielle comprendra pas moins de six ministres français et plusieurs chefs d’entreprise dont la patronne de l’énergéticien Engie Catherine MacGregor et le milliardaire magnat des télécommunications Xavier Niel.

    Mais les pièges et les occasions de faux pas seront nombreux pour un président français qui aime les rencontres en face à face avec les citoyens ordinaires et n’hésite pas à dire ce qu’il pense.

    Le choix des mots de Macron sur le passé colonial sera également surveillé de près chez lui par les communautés «Pied Noir», descendants des Français rapatriés de la colonie qui ont leurs propres griefs avec l’État français. Macron se rend vendredi dans la ville d’Oran après avoir appelé plus tôt dans l’année à ce que « le massacre » de « des centaines d’Européens, pour la plupart des citoyens français », y soit reconnu.

    « Macron prend un risque. Visiter l’Algérie, une ancienne colonie, est toujours une visite risquée pour un président français, et c’est une année importante, cela fait 60 ans depuis la fin de la guerre d’indépendance de l’Algérie », explique Hasni Abidi, politologue à l’Université de Genève.

    « Macron veut envoyer un message, qu’il veut aller au-delà de l’histoire et ouvrir une nouvelle page dans les relations », a-t-il déclaré.

    Rétablir les liens avec une ancienne colonie
    Les relations entre la France et l’Algérie se sont détériorées l’année dernière lorsque le président français a été cité comme ayant tenu plusieurs propos incendiaires sur l’Algérie dans la presse française. Macron a accusé le « système militaro-politique » algérien de réécrire l’histoire et d’encourager « la haine envers la France ». Il s’est également demandé si l’Algérie existait en tant que nation avant la colonisation française.

    Les commentaires ont exaspéré le régime algérien, qui a rappelé son ambassadeur pendant plusieurs mois.

    Le pays d’Afrique du Nord a obtenu son indépendance de la France à la suite d’une guerre brutale et prolongée de huit ans qui s’est terminée par la signature en mars 1962 des accords d’Evian. Les historiens français disent qu’un demi-million de personnes sont mortes pendant la guerre, dont 400 000 Algériens, tandis que les autorités algériennes disent que 1 500 000 vies ont été perdues.

    En juillet de la même année, 99,72% ont voté pour l’indépendance lors d’un référendum et l’Algérie a finalement brisé le joug de la domination coloniale française – mais les souvenirs de l’occupation de 132 ans continuent de jeter un nuage sur les relations franco-algériennes.

    Macron devra faire face à un examen minutieux de ces questions après que ses commentaires ont déclenché ce qu’Amar Mohand-Amer, historien d’un centre de recherche à Oran, a qualifié de « crise grave ». À l’époque, Macron était accusé de flatter l’électorat d’extrême droite avant l’élection présidentielle de 2022.

    « Ce qu’il dit sera observé de près… Je pense qu’il fera une déclaration sur le passé colonial pour mettre fin aux fluctuations avec l’Algérie. Et puis il arrêtera de parler de ces problèmes.

    Lors de son premier mandat, le président français a commencé avec un important capital politique en Algérie. Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, Macron a qualifié la colonisation de l’Algérie par la France de « crime contre l’humanité ».

    En tant que premier président français né après la guerre d’indépendance de l’Algérie, Macron a fait plusieurs déclarations audacieuses et, bien qu’il ait refusé de présenter des excuses officielles, il a pris des mesures pour aborder le passé colonial de la France, comme la déclassification des archives de l’État et la commémoration des victimes de la guerre.

    Mais il reste à voir si les Algériens ordinaires se montreront à nouveau favorables à Macron lors de sa visite.

    « Beaucoup d’Algériens n’aiment pas la volte-face de Macron. Nous avons accueilli le candidat Macron qui a été courageux et a déclaré que la colonisation était un crime contre l’humanité », a déclaré Mohand-Amer.

    « Mais cinq ans plus tard, il dit que la France coloniale a créé la nation algérienne. Son ambiguïté offense les gens », a-t-il déclaré.

    Les gouvernements français et algérien ont fait peu de progrès dans la résolution des conflits historiques non résolus. L’éminent historien d’origine algérienne Benjamin Stora a été chargé en 2020 par le gouvernement français de rédiger un rapport sur la colonisation, mais ses recommandations ont été largement ignorées par l’Algérie.

    « Aucune des recommandations n’a été mise en œuvre [du côté algérien], qu’il s’agisse de lancer des échanges de jeunes, de travailler sur des cimetières de guerre, il n’y a eu aucune réponse », a déclaré l’historien français Pierre Vermeren à l’Université de la Sorbonne.

    « Il ne peut pas y avoir de coopération franco-algérienne sur le passé, si l’une des deux parties ne veut pas y participer », a-t-il déclaré.

    Alors que Macron a fait peu de progrès pour résoudre les différends historiques avec les Algériens, il a cependant provoqué l’indignation du Rassemblement national d’extrême droite français, avec une figure rejetant le rapport Stora comme « une guerre mémorielle contre les familles françaises ».

    La sphère d’influence de la France se rétrécit

    Malgré l’absence d’avancées sur les dossiers historiques, l’Elysée voit désormais des signes d’un tournant dans les relations avec le gouvernement algérien.

    Les avions militaires français sont à nouveau autorisés à voler dans l’espace aérien algérien après avoir été interdits l’année dernière, une décision qui aide les opérations militaires alors que la France conclut son opération anti-islamiste au Sahel. Un désaccord de longue date sur la réadmission des immigrants illégaux en Algérie semble également trouver une solution.

    Selon le politologue Hasni Abidi, l’invasion russe de l’Ukraine a changé les perspectives non seulement pour la France qui cherche à diversifier les fournisseurs d’énergie de l’UE, mais aussi pour l’Algérie.

    « L’Algérie a compris qu’elle ne veut pas rester en marge et apparaître comme faisant partie de l’axe russe, elle veut travailler avec le camp occidental », a déclaré Abidi.

    « Le gaz et le pétrole sont le pain et le beurre de l’Algérie. Il a vu comment la Russie a été ostracisée par la communauté internationale et il veut rester crédible », a-t-il ajouté.

    L’Algérie est déjà un fournisseur de gaz de la France, et alors que l’Elysée a averti qu’ »aucun accord révolutionnaire » ne serait annoncé pendant le voyage, l’augmentation des livraisons de gaz vers l’Europe pour compenser la baisse des livraisons russes sera au centre du voyage selon plusieurs observateurs.

    « Il est clair que l’Algérie est devenue plus importante sur le front énergétique [pour la France]. Mais les Italiens sont arrivés les premiers, la crise ukrainienne était déjà grave en novembre de l’année dernière et ils ont entamé des négociations », a déclaré l’expert en énergie Francis Ghilès du centre de recherche CIDOB à Barcelone, faisant référence à un accord de 4 milliards d’euros signé le mois dernier entre l’Algérie et Italie.

    « Mais en regardant au-delà de la crise ukrainienne, il y a des pans entiers du territoire qui sont inexplorés ou qui pourraient être réexplorés », a-t-il déclaré.

    Au-delà des questions épineuses de la coopération gazière et sécuritaire au Sahel, l’influence culturelle de la France est également en jeu. En juillet, le président algérien a annoncé que les écoles primaires commenceraient à enseigner l’anglais aux élèves, une décision qui pourrait signaler un abandon du français, une langue encore utilisée dans l’administration. Les élites algériennes frustrées sont détournées de la France pour des questions de visa et préfèrent souvent des destinations telles que la Turquie ou les États du Golfe.

    « Mais tout n’est pas perdu pour la France. L’Algérie a montré qu’elle pouvait diversifier ses partenaires, et je pense que le message a été entendu haut et fort à Paris », a déclaré Abidi.

    Il y a des cartes dans la main de Macron – une histoire commune, une communauté franco-algérienne forte, une coopération militaire – s’il peut bien les jouer.

    America Hernandez a contribué au reportage.

    Politico, 25/08/2022

    #Algérie #France #Macron

  • Macron pourrait avoir du mal à séduire les leaders algériens

    Macron pourrait avoir du mal à séduire les leaders algériens

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    Par Lamine Chikhi et Michel Rose

    -Macron en voyage de trois jours à Alger, le premier depuis 2017
    -Les relations franco-algériennes s’assombrissent après les commentaires de -Macron l’année dernière
    -Macron cherche une nouvelle page


    ALGER/PARIS, 24 août (Reuters) – Le président français Emmanuel Macron espère que son voyage de trois jours en Algérie à partir de jeudi mettra fin à une dispute diplomatique et lui permettra de développer ses relations avec les jeunes Algériens, mais les dirigeants du pays nord-africain pourraient s’avérer difficiles à Surmonter.

    Le président Abdelmadjid Tebboune veut des engagements d’investissement solides – qui semblent peu susceptibles d’être annoncés cette semaine – et que Macron expie les commentaires qu’il a faits l’année dernière sur l’histoire de l’Algérie et son élite dirigeante.

    Pour la France, de meilleures relations avec son ancienne colonie sont de plus en plus importantes car une pénurie d’énergie due à la guerre de la Russie en Ukraine a augmenté la demande de gaz nord-africain et en raison de la migration croissante à travers la Méditerranée.

    L’Algérie, quant à elle, veut profiter des prix élevés de l’énergie pour décrocher de gros contrats et projets d’investissement, comme elle l’a déjà fait avec l’Italie et la Turquie, bloquant des revenus qui l’aideront à surmonter les années de vaches maigres à venir.

    « L’Algérie veut des relations économiques solides et un partenariat sérieux », a déclaré un responsable algérien sous couvert d’anonymat.

    La délégation de Macron comprendra les dirigeants de la société d’hydrocarbures Engie et de la société de technologie Free, mais il n’y aura pas de grands contrats commerciaux, a déclaré l’Elysée.

    Lors de la dernière visite de Macron en Algérie en 2017, il a été chaleureusement accueilli par de jeunes Algériens désireux de contraster sa jeunesse avec la vieillesse de leurs propres dirigeants et ravis d’avoir qualifié la domination coloniale française là-bas de « crime contre l’humanité ».

    « On n’oubliera pas ce qu’il a dit lorsqu’on l’a interrogé sur la guerre d’Algérie », a déclaré mercredi Nourreddine Ayoub dans une rue d’Alger.

    Macron semble désireux de s’appuyer sur cette bonne volonté cette semaine, avec une visite prévue pour commémorer les « martyrs » algériens de l’indépendance de la France, et dans un spectacle de breakdance et une boutique célèbre pour son rôle dans la musique pop nord-africaine « Rai ».

    « Le président a choisi de se concentrer sur l’avenir lors de cette visite », a déclaré un conseiller de Macron.

    CRITIQUE

    Mais le désir de longue date de Macron de s’éloigner du vilain héritage de la domination coloniale française en Algérie, et sa frustration face à ce qu’il considère comme l’obsession des autorités algériennes à son égard, ont provoqué une grande brèche l’année dernière qui pourrait éclipser son voyage.

    Dans des commentaires sur la campagne électorale, il a suggéré que l’identité nationale de l’Algérie s’était forgée sous la domination française et que les dirigeants du pays avaient réécrit l’histoire de la lutte pour l’indépendance basée sur la haine de la France.

    Cela a conduit les dirigeants algériens à retirer leur ambassadeur pour consultations et à fermer leur espace aérien aux avions français, ce qui complique les voies de transport de la mission militaire française au Sahel.

    La musique d’ambiance à Alger suggère que Tebboune et ses alliés militaires pourraient encore être ennuyés. Les médias d’État – dont le ton reflète souvent la pensée officielle – ont publié des articles critiques à l’égard de la France à l’approche de la visite de Macron.

    Un rapport de l’agence de presse officielle cette semaine a cité des organisations algériennes exigeant que Macron cesse d’héberger des groupes en France qu’ils considèrent comme hostiles à l’Algérie et soutenus par son principal rival régional, le Maroc.

    Pendant ce temps, les politiciens conservateurs ont exprimé leur agacement face à la décision de Macron d’amener l’évêque d’Alger et le grand rabbin de France visiter un cimetière de l’époque coloniale pour les non-musulmans.

    Abderazak Makri, un chef de l’opposition, a déclaré que cette décision semblait viser à encourager l’Algérie à normaliser ses relations avec Israël.

    « Les positions de l’Algérie sont bien connues. Elles ne changeront pas… La France est un Etat laïc. Nous ne savons pas pourquoi un homme religieux est dans la délégation », a déclaré le responsable algérien.

    Reuters

    #Algérie #France #Macron