Étiquette : Emmanuel Macron

  • Les gabonais promettent à Macron un concert aux casseroles

    Tags : Gabon, France, Françafrique, Emmanuel Macron,

    Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 février, la présidence française annonce que le président français Emmanuel Macron se rend la semaine prochaine au Gabon, en Angola, au Congo et il finira sa tournée en République démocratique du Congo.

    Au Gabon comme en France, les gabonais se préparent à réserver un concert aux casseroles et une grève générales dans la quasi totalité des villes gabonaises pour exprimer leur refus de ce voyage et leur opposition au soutien indéfectible de Paris au président gabonais Ali Bongo, à quelques encablures de la tenue de la présidentielle dans ce pays de l’Ouest du continent africain, connu pour être l’un des pays aux avant-postes de la Françafrique, depuis le règne d’Omar Bongo, père de l’actuel homme fort de Libreville.

    Un sit-in de protestation est déjà prévu ce vendredi 24 février, devant le Quai d’Orsay à Paris, suivi de concert de casseroles les 27 , 28 février durant 30 minutes et les 1er et 2 mars, jours de l’arrivée du locataire de l’Elysée au Gabon avec en plus une grève générale illustrant des villes mortes.

    Cette opposition exprimée à l’égard de la visite d’Emmanuel Macron survient au moment ou le sentiment anti(français ne cesse d’augmenter, ayant comme résultat déjà, le retrait de la France du Mali, Burkina Faso et la RCA, sous la pression des gouvernements et populations de ces pays de la région du Sahel. D’ailleurs; il n’est pas exclu que le sentiment anti-français gagne les pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, en plus des pays comme la Guinée, le Tchad, le Niger et le Togo.

    Dans une conjoncture géopolitique internationale annonciatrice d’un nouvel ordre mondial multipolaire, la France qui poursuit sa politique néocoloniale avec le maintien de la monnaie coloniale le CFA, et sa mainmise sur les richesses naturelles des pays africains, devra s’affronter au sursaut des africains désireux de se libérer du joug de l’ancien colonisateur.

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    #France #Françafrique #Gabon #Macron

  • “La parole de Macron n’a guère de valeur”, selon le Kremlin

    “La parole de Macron n’a guère de valeur”, selon le Kremlin

    Tags : Russie, France, Ukraine, Vladimir Poutine, Emmanuel Macron,

    Le Kremlin a dénoncé dimanche les propos tenus samedi par le président français Emmanuel Macron et rapportés par la presse française.

    Emmanuel Macron y a déclaré souhaiter la défaite russe dans le conflit qui l’oppose à l’Ukraine, tout en disant vouloir éviter que la Russie soit « écrasée ».

    Maria Zakharova, la porte-parole du Kremlin, a évoqué le souvenir de Napoléon Iᵉʳ, défait lors de la campagne de Russie. « La France n’a pas commencé avec Macron, et la dépouille de Napoléon, vénéré au niveau de l’Etat, repose au centre de Paris », a-t-elle dit. « La parole de Macron n’a guère de valeur », a-t-elle déclaré, ajoutant que ses propos démontraient que l’Occident avait engagé des discussions sur un changement de régime en Russie, a rapporté Le Monde.

    Vendredi, Emmanuel Macron a exhorté ses alliés à renforcer le soutien militaire à l’Ukraine, mais il a également déclaré qu’il ne croyait pas au changement de régime et qu’il faudrait des négociations à un moment donné.

    La Chine envisage d’envoyer des armes à la Russie, avertit la diplomatie américaine

    Pékin envisage de fournir des armes à la Russie pour appuyer son offensive en Ukraine, a averti dimanche le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, à l’issue d’une rencontre avec son homologue chinois, Wang Yi. « Nous avons parlé (…) des inquiétudes que nous avons quant au fait que la Chine envisage de fournir un soutien létal à la Russie », a-t-il dit sur CBS. Interrogé sur ce que cela signifierait concrètement, Blinken a répondu: « Principalement des armes. »

    Les deux hommes se sont rencontrés samedi soir à Munich, en marge de la conférence sur la sécurité, et ont eu un échange que la diplomatie américaine a qualifié de « franc et direct ».

    Le chef de la diplomatie américaine a mis en garde contre « les conséquences » pour la Chine s’il s’avérait qu’elle apporte un « soutien matériel » à la Russie dans sa guerre en Ukraine ou l’aidait à échapper aux sanctions occidentales, a rapporté le porte-parole du département d’Etat, Ned Price.

    La vice-présidente américaine, Kamala Harris, présente à Munich samedi, avait elle aussi mis en question la neutralité affichée par la Chine. Les Etats-Unis sont « troublés par le fait que Pékin a approfondi ses relations avec Moscou depuis le début de la guerre », a-t-elle notamment souligné.

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    #France #Macron #Russie #Ukraine #Poutine

  • Pegasus: le Maroc débouté des plaintes déposées en France

    Pegasus: le Maroc débouté des plaintes déposées en France

    Tags : Maroc, France, Pegasus, espionnage, Emmanuel Macron,

    Le Maroc a été débouté des 15 plaintes qui avaient été déposées depuis juillet 2021 suite à l’affaire Pegasus.
    En 2021, une grande enquête avait révélé que Rabat a mis sur écoutes via le logiciel d’espionnage fabriqué par la société israélienne NSO, des personnalités politiques, des journalistes et des ONG françaises. Toutes les plaintes déposées par le Maroc ont été jugées irrecevables en France. Un consortium de journalistes et Amnesty international ont démontré qu’il y a « des éléments techniques qui prouvent l’écoute ».

    Selon l’enquête, hormis les traces de Pegasus sur les IPhone, sur les 30 téléphones analysés, deux adresses se trouvaient bien au Maroc. En effet, les serveurs utilisés renvoient vers des adresses mails situées dans ce pays. En 2021, une enquête internationale avait révélé qu’au moins 50 000 personnes étaient surveillées par une douzaine d’États grâce à un logiciel israélien. Pegasus permet de prendre le contrôle d’un téléphone, donne accès à l’intégralité du contenu de l’appareil ainsi qu’à son microphone et sa caméra. Parmi les pays utilisateurs : le Maroc.

    La justice française se prononcera le 15 avril prochain.

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    Le Parlement européen interdit l’accès à son siège aux représentants du Maroc

    Le Parlement européen a adopté une résolution interdisant aux représentants marocains d’entrer dans son siège jusqu’à la fin des enquêtes des autorités belges sur l’affaire des pots-de-vin versés par le régime marocain à des membres de l’institution européenne, un scandale connu dans les médias sous le nom de « Marocgate ».

    La résolution a été votée par une majorité de 401 députés européens. Le texte souligne la « détermination du Parlement européen à enquêter pleinement sur les affaires de corruption » visant à influencer l’institution législative européenne.

    Dans la résolution, les eurodéputés ont exprimé leur « profonde inquiétude face aux actes de corruption » des autorités marocaines.

    Ils réaffirment aussi qu’ »ils ne feront preuve d’aucune tolérance à l’égard de la corruption sous quelque forme que ce soit et insistent sur le fait que le Parlement doit faire preuve d’une unité sans équivoque et d’une détermination inébranlable à cet égard ».

    Les eurodéputés ont demandé aussi jeudi, « plus de réformes basées sur les annonces de la Conférence des présidents, et la création rapide d’un organe d’éthique indépendant de l’UE ».

    Cet organisme « devra établir une distinction claire entre les actes criminels, les infractions aux règles institutionnelles et les comportements contraires à l’éthique », explique le texte. Il jouera un rôle clé dans la protection des lanceurs d’alerte au sein des institutions de l’UE tout en travaillant de manière complémentaire avec d’autres organismes de l’UE tels que l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), le Parquet européen, le Médiateur et la Cour des comptes européenne.

    Pour rappel, le 19 janvier dernier, le Parlement européen a adopté, pour la première fois en vingt-cinq ans, une résolution appelant le Maroc à respecter la liberté des médias et à libérer tous les prisonniers politiques et les journalistes emprisonnés.

    Une semaine après l’approbation de ce texte, dans une lettre adressée à la présidente de l’institution européenne, la Maltaise Roberta Metsola, une trentaine d’eurodéputés ont réclamé des sanctions à l’encontre du Maroc.

    Ils avaient justifié leur requête par « les ingérences » du Maroc « dans le processus démocratique au Parlement européen, moyennant la corruption ».

    Le scandale du « Marocgate » a éclaté après l’arrestation de l’ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri en Belgique, dans le cadre d’une enquête qui a secoué l’institution.

    Il est accusé d’implication politique avec d’autres représentants européens en faveur de puissances étrangères, dirigées par le Maroc, en échange de sommes d’argent.

    #Maroc #Pegasus #France #Espionnage

  • L’émir du Qatar rencontrera Macron à Paris sur fond de scandale de corruption dans l’UE

    Tags : Parlement européen, corruption, France, Qatar, Emmanuel Macron,

    L’énergie et les importations de gaz naturel liquéfié seront à l’ordre du jour.

    PARIS — L’émir du Qatar Tamim bin Hamad Al Thani rencontrera Emmanuel Macron au palais de l’Elysée à Paris mercredi après-midi, selon le bureau du président français.

    Cette visite intervient au milieu d’un important scandale de corruption impliquant des membres du Parlement européen qui auraient été illégalement influencés par des responsables qatariens. Le scandale a mis en lumière les liens historiquement étroits entre la France et le Qatar .

    Macron et le dirigeant qatari discuteront « du renforcement du partenariat entre [les deux] pays pour faire face aux défis régionaux et mondiaux », a indiqué l’Elysée dans une note.

    L’énergie et les importations de gaz naturel liquéfié seront également à l’ordre du jour selon Sihem Souid, une lobbyiste représentant les intérêts qatariens en France.

    L’émir assistera également à un match de football de la Ligue des champions entre le Paris Saint-Germain, propriété du Qatar, et le Bayern Munich à Paris mardi, a déclaré le même lobbyiste.

    L’émir s’est également rendu en Italie lundi.

    Jeudi, le vice-Premier ministre du Qatar et chef du fonds souverain de l’émirat Mohammed bin Abdulrahman Al Thani déjeunera avec le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire. Les deux discuteront des « investissements » et de « l’attractivité » de la France, a déclaré un responsable du ministère français de l’Economie, notant que le déjeuner faisait suite à la visite de Le Maire au Qatar le mois dernier.

    Politico, 13/02/2023

    #Qatargate #Qatar #Maroc #Parlement_européen #Corruption

  • L’impossible refondation des relations algéro-françaises

    Tags : Algérie, France, Maroc, Emmanuel Macron, Abdelmadjid Tebboune,

    L’exfiltration d’Amira Bouraoui vers la France à partir de la Tunisie n’est vraisemblablement, que la partie saillante de l’iceberg dans les eaux troubles des relations entre l’Algérie et la France, le malaise semble désormais s’installer mettant en cause tout ce qui a été réalisé presque durant une année pour assainir les relations entre Alger et Paris trop longtemps affectées par la montée d’un sentiment antipolitique français contre l’Algérie. Le plus curieux dans cette affaire, c’est que se sont des officiels français relevant de l’Etat français (diplomates et services de sécurité) qui ont piloté l’exfiltration clandestine et illégale d’une ressortissante algérienne dont la présence physique sur le territoire national est prescrite par la justice algérienne. Une opération suivie et guidée par divers services français qui ont coordonné le départ et l’arrivée de Mme Bouraoui en territoire français.

    Dans son éditorial de l’édition de mercredi 6 février, le quotidien national El-Moudjahid a souligné que  » la France fait face à tant de colère en Afrique, à cause de son arrogance coloniale et ne changera jamais. Il est écrit dans cet éditorial que  » Les Algériens en ont assez de ces gestes inamicaux de la France. Cette politique française, d’un pas en avant et dix en arrière, n’apaise pas les esprits et jette le froid sur les relations bilatérales à quelques semaines de la visite d’Etat que devrait effectuer le président de la République, Abdelmadjid Tebboune en France ??? « .

    Des points d’interrogation qui peuvent signifier politiquement que la visite du président Tebboune en France prévue le mois de mai prochain peut à tout moment être annulée surtout si l’on prend en considération les réactions populaires sur les dérives politiques et diplomatiques de la France y compris celles de son président Emmanuel Macron à l’égard de l’Etat algérien, de la nation et de ses dirigeants.

    L’analyse populaire de cette situation entre les deux pays doit donner matière à réflexion tant la violation de la souveraineté nationale a été délibérément actée par des officiels français et qui s’ajoute à plusieurs dérives et incidents venant de Paris visant à pirater les relations entre les deux pays. Le commun des Algériens pense que la France officielle n’a pas encore compris ou feint de la comprendre, l’Algérie n’est plus une colonie, mais un Etat-Nation libre, indépendant, souverain, indivisible et libre dans ses décisions politiques et économiques.

    Sur ce point :  » Tout le monde sait qu’au niveau de la GSE française, il y a une feuille de route pour mettre à mal la relation algéro-française. Cette feuille de route qui est exécutée par les barbouzes et la,  » »Khabardji » et certains responsables au niveau de la DGSE, du Quai d’Orsy et certains conseillers franco-algériens qui ne cachent pas leur amour et leur vénération pour le makhzen « , écrit l’APS. Les analystes ont vu que les relations algéro-françaises se sont effondrées sans prévenir, dans une nouvelle crise dont la fin ne semble pas proche, tout comme il ne semble pas possible de surmonter ses répercussions avec les données existantes. Et Paris se dirige vers une tendance à la hausse très positive, depuis les ententes intervenues en août dernier lors de la visite du président français Emmanuel Macron, en Algérie, connue sous le nom de  » Déclaration d’un partenariat renouvelé « , et qui a été suivie en octobre dernier d’une visite sans précédent de la Première ministre française, Elisabeth Borne, les visites mutuelles entre les deux pays, dont la plus récente, la visite du Général d’Armée, Saïd Chengriha, Chef d’état-major de l’ANP à Paris.

    Selon analystes, la partie algérienne aborde la question sous l’angle que la partie française  » n’a pas tenu à respecter les accords d’août 2O22 « , qui stipulent des dispositions relatives à un aspect particulier de la coopération et de la coordination en matière de sécurité et à l’échange d’information dans le  » respect de la souveraineté de chaque partie « , et qu’elle n’a pas retenu les leçons de la crise d’octobre 2O21, qui dans certains de ses détails et motifs est similaire à la crise actuelle. Des politiques et des diplomates algériens considèrent que  » La volonté de Paris d’embrasser les personnes recherchées par la justice algérienne, connues pour leurs positions diffamatoires contre les institutions de l’Etat algérien, et la mobilisation de l’Etat français pour les transférer et les protéger, indique la partie française qui est toujours intéressée à provoquer des problèmes en Algérie « .
    B. C.

    Lemaghrebdz, 14/02/2023

    #Algérie #France #Macron #Tebboune #Maroc

  • Algérie : Le cas de Bouraoui s’aggrave, et Paris se tait

    Tags : France, Emmanuel Macron, Algérie, Amira Bouraoui, Maroc,


    Jusqu’à présent, et malgré le fait que près d’une semaine s’est écoulée depuis l’affaire brûlante de l’exfiltration d’Amira Bouraoui, la partie française n’a pas osé faire de commentaire sur cette question, ce qui a conduit la partie algérienne à convoquer l’ambassadeur, Said Moussi, de son travail à Paris pour des consultations, ce qui indique que les autorités françaises n’ont trouvé aucune justification qui puisse être énoncée.

    Le porte-parole officiel du ministère français des affaires étrangères, François Delmas, interrogé plus tôt sur la position de son pays concernant le rappel par l’Algérie de son ambassadeur à Paris, a refusé de commenter, mais a ajouté pour confirmer que la partie française s’engage à « continuer à œuvrer pour consolider nos relations bilatérales dans le cadre d’un partenariat renouvelé », selon ses termes.

    Les autorités françaises n’ont-elles pas conscience de la gravité de ce que la DGSE a fait ? C’est peut-être le cas, du moins chez certaines de ses élites diplomatiques, ce qui, si cela se confirme, creuserait le fossé entre les deux pays et augmenterait le niveau de tension des relations bilatérales après quelques mois de stabilité.

    L’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, estime que les agissements des autorités de son pays dans l’affaire Amira Bouraoui touchent au cœur du travail des missions diplomatiques. Il va même jusqu’à minimiser la question en affirmant que l’aggravation de la crise entre l’Algérie et Paris est une « invention de la presse algérienne ». Il ne considère même pas qu’il s’agit d’une « affaire ».

    M. Driencourt déclare : « Si l’on en croit la presse algérienne, les relations algéro-françaises ont été endommagées, alors que je ne considère pas cela comme une affaire. La question de la contrebande a été inventée par les Algériens (Amira Bouraoui). Mais je ne pense pas que les services secrets français aient un rôle à jouer dans cet incident, car cela ne fait pas partie de leurs attributions », a-t-il déclaré sur le site de la chaîne française TV5.

    Pour l’ancien ambassadeur de France en Algérie, tout ce qui compte, c’est que ce que la France a fait, n’a pas dépassé l’exercice de son droit à la « protection consulaire » pour une personne de nationalité française. Et si Paris ne l’avait pas fait, il lui aurait été reproché de ne pas exercer cette protection à sa guise.

    C’est ainsi qu’un diplomate français qui a été deux fois ambassadeur en Algérie voit l’affaire Bouraoui. Il y a donc un large fossé entre les interprétations des deux parties sur ce qui s’est passé la semaine dernière, et ce fait prolongerait la crise.

    La partie algérienne est pleinement convaincue que ce que Paris a fait est un acte qui ne repose sur aucune justification légale ou coutumière et considère que la participation de diplomates, de fonctionnaires consulaires et d’agents de sécurité français au trafic illégal d’un citoyen algérien recherché par la justice est une atteinte à la souveraineté nationale.

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    #France #Algérie #Amira_bouraoui #Macron #Tebboune #Maroc

  • Qui tente de parasiter la visite d’Etat du président algérien en France?

    Qui tente de parasiter la visite d’Etat du président algérien en France?

    Tags : France, Algérie, Emmanuel Macron, Abdelmadjid Tebboune, Maroc,

    Les relations Algérie-France connaissent un nouveau soubresaut dans leurs relations agitées.

    L’exfiltration d’une ressortissante algérien, Amira Bouraoui, par des officiels français à partir de Tunis passe mal à Alger.

    La riposte en aura été immédiate: Alger rappelle en consultations l’ambassadeur d’Algérie en France.

    Algérie-France, retour sur terre

    En effet, mercredi, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le rappel en consultation de l’ambassadeur d’Algérie en France, Saïd Moussi, avec effet immédiat. Les relations Algérie-France reviennent sur terre.

    Dans le prolongement de la note officielle par laquelle l’Algérie a protesté fermement contre l’exfiltration clandestine et illégale d’une ressortissante algérienne dont la présence physique sur le territoire national est prescrite par la justice algérienne, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le rappel en consultations de l’Ambassadeur d’Algérie en France.

    En réalité, ce nouveau faux-pas de la part de Paris dans les relations Algérie-France freine brutalement la volonté d’apaisement exprimée récemment par les deux présidents et donne sérieusement à réfléchir sur les relations bilatérales.

    Le plus inquiétant est que cela se passe à quelques semaines de la visite d’Etat que devait effectuer le président de la République Abdelmadjid Tebboune, en France.

    Parasitage de haute intensité à l’Elysée

    La réaction algérienne, qui semble pour certains brutale et intempestive d’Alger, s’explique par une inadéquation des actes de la France avec le promos du président Macron, ce qui donne sérieusement à réfléchir quant aux centres décisionnels en France.

    Double langage ou multipolarisme dans la gestion des affaires de l’Etat français ? Cette question est d’autant plus pertinente si l’on prend également la déclaration de l’ambassadeur français au Maroc, qui avait déclaré que la France ne s’inscrivait pas dans les protestations européennes contre le royaume exprimées au lendemain du MarocGate, alors que c’était la position officielle de l’Elysée au sein de l’Union européenne.

    Pour l’exfiltration d’une ressortissante algérienne à partir de Tunis, par des officiels français, le fait dépasse la seule personne de Amira Bouraoui. Car il est difficilement acceptable de constater qu’un service de renseignement extérieur, la DGSE, dans ce cas, prenne des initiatives sans s’en référer au directeur de la « Piscine », et celui-ci au ministre des Affaires étrangères français.

    Y a-t-il des tentatives de parasitages à la veille de la visite d’Etat du président algérien en France? Aucun doute là-dessus. Nous avons des signes clairs et des indicateurs évidents pour le croire.

    Retour brutal au point zéro

    Le géopolitologue Ahmed Bensaâda estime dans cette affaire que « le modus operandi de l’exfiltration n’est pas du tout anodin (..) Il a certainement fait intervenir les autorités françaises au plus haut niveau ».

    Le président français est contredit sur plusieurs sujets de sa politique algérienne par ses propres subalternes, ce qui nous emmène à nous poser la question de savoir ce qui se passe réellement à l’Elysée.

    Alger rappelle son ambassadeur en consultations. Les relations Algérie-France revient au point zéro. Les relations reviennent brutalement sur terre.

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    #France #Algérie #Maroc

  • Macron, a-t-il validé l’exfiltration ?

    Tags : France, Algérie, Tunisie, Amira Bouraoui, ex-filtration, Emmanuel Macron,

    L’Algérie a réagi mercredi 8 février en rappelant son ambassadeur à Paris et en dénonçant une «exfiltration clandestine » d’une ressortissante algérienne et « une violation de la souveraineté nationale ».

    Mais alors que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ordonnait le rappel en consultations de l’Ambassadeur d’Algérie en France, Saïd Moussi, avec effet immédiat », la réaction de la France est intervenue plus tardivement, jeudi 9 février, par le biais du porte-parole du ministère français des affaires étrangères, François Delmas.

    Le diplomate français , a déclaré : « Pour notre part, nous entendons continuer à travailler à l’approfondissement de notre relation bilatérale ». Au sujet du rappel de l’ambassadeur d’Algérie en France, le porte-parole s’est refusé à tout commentaire, en disant que c’est « une décision algérienne qu’il ne m’appartient pas de commenter ».

    Le même porte-parole n’a pas non plus voulu faire de commentaires « sur cette situation individuelle » mais a tenu à rappeler qu’Amira Bouraoui était « une ressortissante française et qu’à ce titre, les autorités françaises exercent leur protection consulaire ».

    Pour Paris, tout est « normal » : « Il s’agit d’une procédure qui ne ressort d’aucune manière de l’ordinaire », a-t-il également réagi.

    François Delmas n’a pas non plus voulu répondre à la possibilité que ce conflit algéro-français remette en question la visite du président Tebboune programmée pour le mois de mai.

    Donc, Paris estime que les choses sont « normales » et que l’action qui a mis en colère Alger, s’inscrit dans le cadre d’une procédure qui ne ressort d’aucune manière de l’ordinaire.

    Aux questions légitimes de l’Algérie, la France a apporté les mauvaises réponses, rallongeant malheureusement la vie d’un conflit que l’Elysée aurait pu – et dû – éviter.

    L’Express, 12(02/2023

    #Algérie #France #Amira_bouraoui #Macron

  • L’Afrique peut parler pour elle-même

    L’Afrique peut parler pour elle-même

    Tags : Afrique, France, Russie, Emmanuel Macron, Mali, Burkina Faso,

    L’Afrique peut parler pour elle-même, mais lorsque la France essaie de parler pour l’Afrique, cela reflète sa mentalité néocolonialiste, a déclaré une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères à l’agence Anadolu lors d’un point de presse jeudi.

    Commentant les propos de Macron qui a affirmé que Moscou mène « une politique prédatrice » en Afrique, Maria Zakharova a soutenu qu’aujourd’hui tous les pays sont souverains et indépendants et ont le droit de mener leurs propres politiques, à l’intérieur et à l’extérieur, et ont le droit de développer des liens bilatéraux.

    « Nous ne comprenons pas pourquoi un responsable à Paris parle au nom du continent africain. Le continent africain a sa propre voix. Et c’est notre pays qui a aidé les États africains à obtenir cette voix et à la développer ».

    Le Premier ministre burkinabè, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a reçu ce mardi 29 novembre 2022, en fin de matinée, l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Monsieur Luc Hallade. C’est sans langue de bois que le Premier ministre s’est adressé au Chef de la mission diplomatique française. « Cela fait six ans que le Burkina Faso est acculé et ça n’émeut personne », s’est indigné Me Kyelem de Tambela qui a rappelé à l’ambassadeur Hallade, que son pays a fait montre d’une sollicitude différente quand il s’est agi de venir en aide à l’Ukraine dans le récent conflit qui l’oppose à la Russie.

    Pour le Premier ministre, cette attitude de la France interroge sur la franchise des relations d’amitié et de coopération qui lient nos deux pays. Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela a été on ne peut plus clair : « les Burkinabè cherchent une bouée de sauvetage pour leur pays ; et si cette bouée de sauvetage doit provenir d’un autre pays autre que la France, pourquoi pas ? » a-t-il déclaré.

    #Mali #Burkina_Faso #France #Russie

  • L’affaire Mc Kinsey revient comme un boomerang

    L’affaire Mc Kinsey revient comme un boomerang

    Topics : France, Mc Kinsey, Emmanuel Macron, favoritisme, financement illégal de campagne électorale, enquête,

    Une enquête judiciaire est ouverte pour «favoritisme» et «financement illégal de campagne électorale» par le Parquet national financier (PNF) au sujet des liens entre Macron et le cabinet McKinsey en 2017. Petit rappel :

    En 2016, Macron décrit dans un livre, l’Etat en mode Start up, sa vision de l’Etat. Ce chapitre, il l’a écrit avec Karim Tadjeddine, directeur associé du bureau français de McKinsey et chargé de la branche «Secteur public » de l’entreprise.

    C’est-à-dire celui-là même qui est l’interlocuteur des ministères pour toutes les missions réalisées à prix d’or par son cabinet. La collaboration entre Macron et Tadjeddine n’a pas commencé avec ce livre. Elle remonte à leur participation à la Commission Attali en 2007.

    Tadjeddine a participé à la campagne électorale de Macron en 2017, ainsi que plusieurs autres consultants de Mc Kinsey, comme nous le révélait le Monde en février 2021. Ca s’appelle dans le métier faire du “pro bono”, c’est-à-dire travailler gratos pour les copains, mais rien n’est jamais gratuit et on peut dire que le cabinet a été largement récompensé pour son coup de pouce au candidat, une fois celui-ci devenu président.

    Le gouvernement avait eu massivement recours au cabinet McKinsey , et notament pendant la crise sanitaire afin d’organiser la logistique de la campagne vaccinale. Sauf que McKinsey, cabinet mondial et puissant, semble pourtant être un choix particulièrement douteux. En effet, l’année dernière, il a été condamné aux Etats-Unis à une amende de 573 millions de dollars. Pourquoi une telle amende ? En raison du rôle joué par McKinsey au début des années 2010 auprès du laboratoire Purdue Pharma. Cette entreprise a commercialisé l’OxyContin, opiacé terriblement addictif qui aurait tué jusqu’à 200 000 Américains par overdose.

    Cet antidouleur a été sur-prescrit sur tout le territoire grâce à une vaste stratégie d’influence menée par le laboratoire, avec les bons conseils de McKinsey. Les consultants avaient même anticipé le nombre d’overdoses afin de conseiller à Purdue Pharma une stratégie adéquate. Mais ça n’a pas empêché le gouvernement français de faire appel à eux pour gérer le dossier particulièrement sensible de la vaccination. Et pas seulement : McKinsey intervient régulièrement pour les ministères et pour des prestations plus que douteuses.

    Source : Frustration, 24/11/2022