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  • Giorgia Meloni: Le problème en Afrique c’est le néo-colonialisme français

    Giorgia Meloni: Le problème en Afrique c’est le néo-colonialisme français

    Topics : Afrique, France, Françafrique, néocolonialisme, Emmanuel Macron, Migration, Mali, Burkina Faso, Nigeria, Sénégal, Franc CFA,

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    Déclarations de Georgia Meloni sur le « néocolonialisme français »:

    « En Europe, nos voisins directs nous font la morale sur le fait aue nous et pas eux devons être accueillants. En particulier, celui qui noous fait la morale parmi tous les autres Emmanuel Macron, le président français. En somme, il dit aue ces africains sont pauvres et qu’il n’ont rien, donc prenons-les en Europe.

    Le Nigeria est une terre richissime en Uranium. Il y a une multi-nationale française contrôlée à 80% par l’Etat français qui s’appele Orano, qui extrait au Nigeria 30% de l’uranium qui sert à faire tourner les centrales nucléaires françaises alors que 90% des Nigérians vivent sans électricité. Alors la solution n’est pas de faire venir les Africains en Europe. C’est de laisser les africains gérer leurs matières premières. Et ce n’est pas àa créer une situation de néo-colonialisme, pour ensuite les ramener en Italie.

    Alors, la morale, Emmanuel Macron, n’a pas à nous la faire, car si les multi-nationales françaises continuent à faire cette instrumentalisation faisant au passage travailler des enfants, enfin laissons tomber. Mais bon, je le pointe du doigt car ce pourrait être un service très lucratif. Cat tant qu’il y aura des nations qui promotionneront le néo-colonialisme et qui ensuite dictent que ceux aui fuient ce néo-colonialisme viennent chez nous, est-ce qu’on résout le problème? Si, en revanche, imaginons que ces personnes soient libérées de ce néo-colonialisme français, vous verrez que l’Afrique se développera et n’aura plus besoin de fuir vers l’Europe » (Giorgia Meloni).

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    « Ceci est ce qu’on appelle le Franc CFA. C’est la monnaie coloniale que la France imprime pour 14 nations africaines auxquelles elle applique le seigeage et en vertu de laquelle elle exploite la ressource de ces nations.

    C’est un enfant qui travaille dans une mine d’or au Burkina Faso. Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde. La France imprime de la monnaie coloniale pour le Burkina Faso, qui possède de l’or. En échange, ils exigent que 50% de tout ce que le Burkina Faso exporte finisse dans les caisses du Trésor français.

    L’or que cet enfant descend dans un tunnel pour extraire finit majoritairement dans les caisses de l’Etat français. Si la solution est de ne pas prendre les Africains et de les amener en Europe. La solution est de libérer l’Afrique de certains Européens qui l’exploitent et de permettre à ces gens de vivre de ce qu’ils ont » (Giorgia Meloni).

    #Afrique #France #Néocolonialisme #Macron #Migration #Mali #Burkina_Faso #Niger #Sénégal #FCFA

  • Francophonie : Les crises politiques africaines en débat

    Francophonie : Les crises politiques africaines en débat

    Topics : Francophonie, France, Emmanuel Macron, Djerba, Tunisie, Afrique,

    L’OIF, fondée en 1970, compte 88 pays membres, associés ou observateurs et a trois missions principales : promouvoir le français, notamment par des programmes éducatifs, développer la coopération économique dans un espace francophone de 321 millions de locuteurs appelés à plus que doubler d’ici à 2050.

    Le sommet de la Francophonie en Tunisie s’est tenu à Djerba, en Tunisie, avec, au menu, une réunion consacrée à l’instabilité politique en Afrique francophone qui alimente une défiance citoyenne croissante. Après une journée dédiée au numérique comme outil de développement et à l’ambition des 88 membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de renforcer son rôle international, les dirigeants se sont retrouvés hier pour de nouvelles réunions, dont une à huis clos axée sur la «défiance citoyenne». Avant le sommet, la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, avait dit vouloir provoquer une «réflexion» pour une prise de conscience chez les dirigeants du continent. Pour elle, «la révolte qu’on voit dans la jeunesse francophone en Afrique vient d’un désenchantement politique», des «frustrations du quotidien» et vis-à-vis «de la classe dirigeante». «Ce n’est pas du tout un rejet de la langue française», a estimé l’ancienne cheffe de la diplomatie rwandaise, en concédant que cela rejaillissait parfois sur la France, ancienne puissance colonisatrice dans la région.

    Pour se distinguer des sommets ponctués par une litanie de discours, la rencontre de Djerba a adopté un nouveau format de tables rondes entre hauts dirigeants, avec un rapporteur chargé de restituer au grand public l’essentiel des discussions.

    L’OIF, fondée en 1970, compte 88 pays membres, associés ou observateurs et a trois missions principales: promouvoir le français, notamment par des programmes éducatifs, développer la coopération économique dans un espace francophone de 321 millions de locuteurs appelés à plus que doubler d’ici à 2050, et participer à la médiation des conflits internationaux. Au premier jour du sommet, Mme Mushikiwabo a insisté sur l’ambition du bloc d’affirmer son «influence dans un monde fracturé» et d’avoir une «Francophonie plus soudée dans l’élaboration de positions communes» à proposer aux autres organisations multilatérales. Des tensions entre pays francophones ont toutefois éclaboussé l’ouverture du sommet quand le Premier ministre de République démocratique du Congo, Jean-Michel Sama Lukonde a refusé de poser sur la photo de famille, à côté de Paul Kagame, président du Rwanda que Kinshasa accuse de soutenir les rebelles du M23 dans l’est de la RDC.

    Autre dossier international brûlant: l’Ukraine, pays observateur de l’OIF, qui compte d’autres non francophones parmi ses membres, associés ou observateurs, comme les Emirats arabes unis et la Serbie.

    Le président français Emmanuel Macron, présent au sommet samedi, a fait état d’une «déclaration de tous les membres» exprimant «une position très claire sur la guerre lancée par la Russie en Ukraine».Le fossé au sujet de ce conflit s’est pourtant creusé récemment entre les pays africains qui regrettent le peu d’intérêt des Occidentaux pour leurs propres crises, contrastant avec la rapidité de leur intervention sur la guerre en Ukraine. Une Déclaration de Djerba a été adoptée à l’ issue du sommet qui fut aussi l’occasion de réélire Mme Mushikiwabo, seule candidate en lice, pour un nouveau mandat de quatre ans. Avant de repartir pour Paris, Macron a annoncé que la France était candidate pour succéder en 2024 à la Tunisie, à la présidence de la Francophonie.

    Pendant le sommet, la France a annoncé un prêt de 200 millions d’euros à la Tunisie, pour soutenir son économie chancelante, très dépendante des importations alimentaires notamment ukrainiennes et russes. Avant des élections législatives prévues mi-décembre en Tunisie pour renouveler un Parlement au rôle sensiblement diminué par une récente réforme constitutionnelle, Macron a rappelé que «les libertés fondamentales étaient intrinsèques» à «l’acquis démocratique en Tunisie».

    Le sommet a officiellement mis l’accent sur l’économie, avec comme slogan «le numérique comme vecteur de développement». «Il est de notre ressort de mener la bataille pour l’emploi des jeunes dans notre espace», a dit Mme Mishikiwabo, dont les projets sont aussi axés sur l’entreprenariat féminin.

    Le président Kaïs Saïed qui accueille ce sommet a émis le souhait de voir la réunion apporter des «résultats tangibles et effectifs» face «aux bouleversements que connaît le monde». Faisant allusion aux fractures grandissantes entre pays pauvres et Etats développés siégeant au sein de l’OIF, le président Saïed a appelé à «rêver d’un monde meilleur pour l’humanité toute entière, pour un développement universel fondé sur la justice et la liberté». Outre Macron, d’autres dirigeants comme le Canadien Justin Trudeau, le président du Conseil européen Charles Michel ou le Sénégalais Macky Sall étaient présents à Djerba. En revanche, le président de République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, a préféré rester dans son pays en plein conflit dans l’Est avec les rebelles du M23.

    L’Expressio, 21/11/2022

    #Francophonie #OIC #Sommet_Djerba

  • Délivrance de visas Schengen : Macron campe sur ses positions

    Délivrance de visas Schengen : Macron campe sur ses positions

    Topics : France, Emmanuel Macron, visa, Algérie, Maroc, Tunisie,

    En marge du sommet sur la francophonie, accueilli cette année par la Tunisie, le président français a soutenu que la « politique de fermeté » en matière d’octroi des visas durera tant que les pays concernés par la mesure n’auront pas autorisé le retour sur leur territoire de leurs ressortissants expulsés de France.

    Malgré le réchauffement des relations algéro-françaises, Paris compte maintenir sa politique de fermeté en matière d’octroi de visas pour les Algériens. La dimension humaine entre les deux pays, liés entre autres par une très forte communauté algérienne établie en France, est pourtant l’un des six « piliers » de la Déclaration d’Alger, signée lors de la dernière visite de M. Macron. « L’Algérie et la France conviennent de favoriser le plus largement possible la mobilité entre les deux pays », y est-il écrit.

    Dans une déclaration faite samedi soir en marge du sommet sur la francophonie, accueilli cette année par la Tunisie, le président français a ainsi soutenu que cette politique de fermeté durera tant que les pays concernés par la mesure n’auront pas autorisé le retour sur leur territoire de leurs ressortissants expulsés de France. « Le refus de reprendre des ressortissants expulsés n’est pas acceptable. La susceptibilité est des deux côtés. La France a le droit d’être susceptible aussi», a-t-il insisté.

    Le président français s’est redit en revanche favorable «à la mobilité des étudiantes et étudiants, à la mobilité économique, académique, politique».

    A l’automne 2021, la France avait décidé de restreindre la délivrance de visas en Algérie, Maroc et Tunisie. Il s’agissait de les inciter à améliorer l’accueil de leurs ressortissants sous le coup d’une expulsion de France. Le taux de refus avait atteint 30 % en Tunisie et 50 % pour le Maroc et l’Algérie. Ce durcissement a déclenché des vagues d’indignation au Maghreb. Il avait été qualifié de « punition collective » injuste.

    Malgré cela, le chef de l’Etat français a défendu sa décision. Pour lui, cette politique de fermeté a même porté ses fruits puisque certains pays maghrébins ont commencé à faciliter les retours. «On voit que les retours (des migrants expulsés) sont facilités. Je pense qu’au moins on a eu un débat en vérité ces derniers mois sur le sujet des visas», expliquant que les personnes en situation irrégulière étaient le fruit de «trafics organisés».

    Emmanuel Macron parlait évidemment de la Tunisie qui a décidé d’assouplir les conditions de retour de ses ressortissants. Les ministres de l’intérieur français et tunisien ont d’ailleurs annoncé le 31 août dernier, dans un communiqué commun, la normalisation par la France de la délivrance de visas en Tunisie. Il était prévu que le dispositif de réduction du nombre de visas délivrés par la France aux ressortissants de ces pays pouvait être revu en fonction des « efforts » accomplis.

    Alger favorable à la relance du dialogue avec Paris

    Dans le cas de l’Algérie, il à prévoir aussi que la situation s’améliore durant les prochains mois. Lors de la tenue, le 9 octobre dernier, de la 5ème session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN) algéro-français, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane s’était dit, devant son homologue française Elisabeth Borne, ouvert à la discussion sur ce dossier. « Le partenariat d’exception auquel nous aspirons ne doit pas buter sur des difficultés faciles à dépasser, comme la question de la délivrance des visas et celle de la carte sécuritaire établie par les autorités françaises et qui ne reflète pas la réalité de l’Algérie d’aujourd’hui », a déclaré le Premier ministre algérien, indiquant qu’il faut «relancer le dialogue» sur les questions des visas, de l’émigration et des reconduites aux frontières.

    Le Premier ministre a clairement insisté sur l’extension à d’autres franges des facilités accordées à certaines catégories, afin « de faciliter le contact entre les familles » établies de part et d’autre de la Méditerranée. « Malgré la crise sanitaire, l’Algérie n’a pas cessé de montrer sa réelle volonté de combattre le phénomène de la migration clandestine », a soutenu par ailleurs M. Benabderrahmane.

    Depuis, certaines sources affirment que les ministères algérien et français de l’Intérieur ont entrepris des contacts dans l’optique de commencer à travailler sur le dossier sensible. Il faut savoir que la France n’est pas la seule à poser des conditions. L’Algérie en a aussi un certain nombre. Pour Alger, il n’est par exemple pas question d’accueillir des binationaux (ou des Français d’origine algérienne), des Français déchus de leur nationalité pour cause de terrorisme ou encore des Algériens n’ayant pas rallié la France à partir d’Alger. Les autorités algériennes ne comprennent pas également pourquoi la France ne joue pas le jeu lorsqu’il s’agit d’extrader des citoyens algériens demandés par la justice algérienne. Pour nos sources, ce n’est qu’une fois que toutes ces problématiques auront trouvé des réponses satisfaisantes que la situation se normalisera.

    Khider Larbi

    La Sentinelle, 20/11/2022

    #France #Visa #Algérie #Maroc #Tunisie

  • Macron accuse la Russie d’influence « prédatrice » en Afrique

    Macron accuse la Russie d’influence « prédatrice » en Afrique

    Topics : France, Emmanuel Macron, Russie, Afrique,

    PARIS, 20 novembre (Reuters) – Le président Emmanuel Macron a accusé la Russie d’alimenter la propagande anti-française en Afrique pour servir des ambitions « prédatrices » dans les pays africains en difficulté, où la France a subi des revers militaires et une perte d’influence plus large ces dernières années.

    S’exprimant en marge d’un sommet des nations francophones en Tunisie, Macron a été invité à répondre aux critiques qui disent que la France exploite les liens économiques et politiques historiques dans ses anciennes colonies pour servir ses propres intérêts.

    « Cette perception est alimentée par d’autres, c’est un projet politique », a déclaré Macron à TV5 Monde dans une interview. « Je ne suis pas dupe, de nombreux influenceurs, intervenant parfois dans vos programmes, sont payés par les Russes. Nous les connaissons », a-t-il déclaré.

    « Un certain nombre de puissances, qui veulent étendre leur influence en Afrique, le font pour blesser la France, blesser sa langue, semer le doute, mais surtout poursuivre certains intérêts », a-t-il ajouté.

    La France, l’ancienne puissance coloniale dans la majeure partie de l’Afrique occidentale et centrale, entretient des liens militaires de longue date à travers l’Afrique francophone et des troupes françaises ont été stationnées au Mali pendant une décennie dans le cadre d’une opération antiterroriste.

    Les critiques décrivent l’opération de la France comme un échec et lui reprochent de déstabiliser davantage la région.

    Il a également manoeuvré d’influence auprès de la Russie ces dernières années, avec le déploiement de l’entrepreneur militaire privé Wagner Group dans plusieurs pays, notamment en République centrafricaine (RCA) et au Mali.

    Paris a dû retirer ses troupes au Mali après que l’armée du pays africain a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 2020 au milieu d’une rupture des relations. Les chefs militaires ont ensuite invité Wagner à participer à une bataille d’une décennie contre les militants islamistes et à couper les liens avec la France.

    La Russie a déclaré que Wagner ne représentait pas l’État russe et n’était pas payé par lui. Mais l’UE a imposé des sanctions à Wagner, l’accusant de mener des opérations clandestines pour le compte du gouvernement russe.

    L’année dernière, un rapport des Nations Unies a déclaré que des instructeurs militaires russes et des troupes locales en République centrafricaine avaient ciblé des civils avec une force excessive, des meurtres aveugles, l’occupation d’écoles et des pillages à grande échelle.

    Le Kremlin a déclaré que c’était un mensonge que des instructeurs russes aient participé à des meurtres ou à des vols dans ce pays riche en or et en diamants de 4,7 millions d’habitants.

    Dimanche, Macron a qualifié le comportement de la Russie de « prédateur ».

    « Il suffit de regarder ce qui se passe en République centrafricaine ou ailleurs pour voir que le projet russe qui y est en cours, alors que la France est mise à l’écart, est un projet de prédation », a déclaré Macron.

    « C’est fait avec la complicité d’une junte militaire russe », a-t-il dit.

    #France #Macron #Russie #Afrique

  • Les africains boudent le Forum sur la paix d’Emmanuel Macron

    Les africains boudent le Forum sur la paix d’Emmanuel Macron

    Tags : France, Forum sur la Paix, Emmanuel Macron, Afrique,

    Les invitations ont été envoyées, mais beaucoup d’entre elles ne seront pas honorées. Cette année, les chefs d’État du continent africain ne se pressent pas pour assister à la 5e édition du Forum de Paris sur la paix, organisée par le président français Emmanuel Macron et qui a lieu vendredi 11 et samedi 12 novembre au palais Brongniart.

    L’événement rassemblait douze dirigeants du continent, dont le président ivoirien Alassane Ouattara, l’ancien président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, ou encore le chef d’État congolais Denis Sassou-Ngesso, Paris semble cette fois-ci moins attrayant.

    Le Forum sur la paix, consacré aux crises multidimensionnelles – de la pandémie au réchauffement climatique en passant par la guerre en Ukraine et la problématique des réfugiés –, verra surtout beaucoup d’invités sud-américains.

    Le président colombien Gustavo Petro animera la session d’ouverture et le président argentin Alberto Ángel Fernández sera présent. L’actuel président du Forum, Pascal Lamy, sera d’ailleurs remplacé à partir de 2023 par l’ancien secrétaire général de l’OCDE, le diplomate mexicain Ángel Gurría.

    Pour cette cinquième édition, le Forum sur la paix, consacré aux crises multidimensionnelles – de la pandémie au réchauffement climatique en passant par la guerre en Ukraine et la problématique des réfugiés –, verra surtout beaucoup d’invités sud-américains.

    Le président colombien Gustavo Petro animera la session d’ouverture et le président argentin Alberto Ángel Fernández sera présent. L’actuel président du Forum, Pascal Lamy, sera d’ailleurs remplacé à partir de 2023 par l’ancien secrétaire général de l’OCDE, le diplomate mexicain Ángel Gurría.

    #France #Afrique #Macron #Forum_pour_la_paix

  • Ben Jelloun « explique » le Maroc à Macron : Flagornerie contre monnaie sonnante et trébuchante !

    Tags : Maroc, France, Tahar Ben Jelloun, Emmanuel Macron,

    Tahar Ben Jelloun, à l’image du « français » Kamel Daoud, fait partie des « écrivains » qui ont définitivement et résolument choisi leur camp. Celui de la répression, du colonialisme et de la prédation. Sur les colonnes du magazine français Le Point, il vient de se livrer à un long article pédagogique et explicatif. D’entrée de jeu, le titre donne le ton, et marque le tempo d’une lecture qu’on ne saurait mener à son terme sans rendre toutes ses tripes sur les pages de ce torchon, ou l’écran de son ordi. « Le Maroc expliqué à Emmanuel Macron ». Mais oui. Vous avez bien lu.

    Vous n’hallucinez pas. Ben Jelloun, qui croit faire découvrir le Maroc à une France qui connaît ce royaume dans ses moindres recoins, jusques-y compris ses indicibles secrets d’alcôves, se voit obligé de grimer l’histoire récente des pays du Maghreb arabe. Il y ment avec une effronterie où la mauvaise foi le dispute à la vénalité aveuglante. Sinon, comment ce cloporte, toujours aux ordres de ses maitres occidentaux, a-t-il pu écrire que le Maroc serait une monarchie démocratique… la perfide insinuation selon laquelle les voisins algérien et tunisien ne seraient donc pas des démocraties dignes de ce nom, ne nécessite même pas de réponse sérieuse de notre part.

    En revanche, il est bon de s’appesantir sur la prétendue « démocratie » marocaine, dedans laquelle des journalistes croupissent en prison, sous de fallacieuses et infâmantes accusations, où les détenus d’opinion se comptent par centaines, et où la « justice du roi » ne peut oser le moindre pas sans l’accord de ses maitres de l’ombre.

    Le Maroc, c’est aussi cette « monarchie démocratique », qui use et abuse du logiciel espion Pegasus, afin de faire chanter les gens, jusques-y compris le président français Emmanuel Macron, et le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez. Le Maroc, c’est aussi cet endroit où, pour échapper au vent dévastateur des « printemps arabes », a accepté à contre cœur des réformes politiques de façade, qui ont porté au pouvoir les islamistes du PJD (parti pour la justice et la démocratie). Le machiavélisme de Mohamed VI et de ses conseillers sionistes, que sont André Azoulay and co, ne s’est pas arrêté là. Tant s’en faut. C’est en effet le PJD qui a servi de paravent, ou de cache-sexe à la signature de l’accord de normalisation et de coopération militaire entre Rabat et Tel Aviv. Le PJD a été jeté par la suite comme une chaussette puante et trouée au profit de l’oligarque et ami de Mohamed VI Aziz Akhanouch.

    Les élections, à en croire Ben Jelloun, étaient « démocratiques et transparentes », sic ! Y compris en terres sahraouies occupées. Une fois qu’un quidam franchit la ligne rouge du mensonge sans vergogne, il se met à débiter foultitude d’insanités. Oui, c’est le premier mensonge qui compte. A l’en croire, le peuple marocain serait assez masochiste pour choisir un vampire en train de lui sucer le sang à longueur de journée. Et de nuit aussi. Mais, les circonvolutions et détours rhétoriques de Ben Jeloun, où sont même mis au rébus l’héroïsme et les sacrifices algériens qui ont permis l’indépendance du Maroc, ne poursuivent que deux objectifs : Rabat en veut à Macron d’avoir choisi Alger pour y annoncer sa future visite au Maroc. Et d’un. Rabat attend que Paris soutienne sans réserve son plan d’autonomie du Sahara Occidental.

    Et de deux. Sachant que Ben Jelloun a écrit sous la dictée, force nous est de présupposer que les relations entre la France et le Maroc ne sont pas prêtes de revenir à leur niveau normal et habituel. D’abord, l’annonce de Macron a été faite depuis Alger. Rien n’y fera, à moins de posséder le pouvoir de voyager dans le temps.

    Ensuite, la France ne soutiendra jamais vertement le plan d’autonomie marocain. Après ce qui s’est passé avec l’Espagne et la trahison de Pedro Sanchez, Paris y réfléchira à mille fois avant de se risquer à une pareille éventualité ».

    In fine, la lecture des élucubrations de Ben Jelloun permettent de mieux cerner et sérier les attentes marocaines. D’évidence, elles ont pour nom de baptême Godot !

    Par Mohamed Abdoun

    Source : La Patrie News, 08/11/2022

    #Maroc #France #Benjelloun #Macron

  • Algérie-France: Une visite ratée, déformée et parodiée !

    Algérie-France: Une visite ratée, déformée et parodiée !

    Algérie, France, colonisation, mémoire, Emmanuel Macron,

    Lors de sa visite en Algérie, le président français a préféré parler d’«immigration choisie» et de projets d’«incubateurs high tech» franco-algériens. Le président a aussi évoqué la création de «studios de cinéma» pour favoriser la créativité de la jeunesse algérienne.

    Ah oui, également, une commission d’historiens des deux pays, qui sera chargée d’élaborer l’histoire de la colonisation à partir des archives de l’un et l’autre pays.

    Des formules à l’emporte pièce et uniquement pour la galerie, avec toujours le vide sidéral au niveau de l’action. il y aurait trop à dire sur tout cela, je me contenterai de deux observations, liées à ce voyage en Algérie. La première sur la création « d’une commission mixte d’historiens ». Cette initiative est une concession inutile qui ne nous (Algériens) voudra que des humiliations supplémentaires.

    Quel besoin en avons-nous de la France ?

    Et quels besoins, autres que politiciens, en ont les Français de l’Algérie ?

    Même s’il restait encore quelques archives à explorer, la colonisation de l’Algérie est aujourd’hui suffisamment documentée. Je parie que dans les mois et peut-être les années qui suivront, cette commission distillera, à destination des algériens, un lent poison de polémiques et de débats que nous devrons boire jusqu’à la lie.

    Cette commission pourra-t-elle dire aux uns et autres que formellement la colonisation était un crime en soi, quelque que soit ses motifs ?

    Cette commission pourra-t-elle dire que le système colonial avait poussé inexorablement les Algériens à la déchéance, la famine et les épidémies. C’est dire que Algériens et Français, ne dansent pas sur le même registre d’attribution. Les deux intentions sont diamétralement opposées.

    La deuxième observation c’était de voir le président Français passé nouvellement un cran en expliquant aux Algériens ce qu’ils savaient déjà, alors renier et garder sous silence encore une fois de plus, les crimes de la colonisation, c’est se donner le droit de dire quand commence l’histoire et quand elle finit. La guerre a été perdue par la France. C’est acté.

    Mais le Président Français a franchi un pas important en parlant «d’une histoire d’amour» entre la France et l’Algérie, il nous commente le futur dans une espèce d’élan mystique, pour demander à la jeunesse Algérienne d’oublier le passé, d’aimer un peu plus la France et que tous les Français leur doivent solidarité par amour éperdu pour l’humanité, la démocratie, les valeurs, enfin tous ces balivernes qui font l’ordinaire du blabla pour le reste du monde.

    Pas grave, suffira de faire semblant. Il en profitera pour offrir des nouvelles opportunités à la jeunesse algérienne, des visas, des incubateurs en faisant la promotion d’une immigration choisie en privilégiant ceux qui ont fait de hautes études. Un petit coup de pommade au passage, ça c’est davantage pour la politique de la France envers l’Algérie.

    Certes la France est un pays important, mais l’Algérie l’est également L’Algérie reste, en revanche, la clef de l’Afrique. Enfin et surtout, l’Algérie n’est plus colonisée, après 132 ans le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement et cela mérite d’être bravement et fièrement dite.

    Sûrement, il faut normaliser nos rapports avec la France, mais ça ne passe pas et depuis des années la presse française ne cesse d’accuser l’immigration (surtout Algérienne) de tous les maux, de l’insulter quotidiennement, d’exiger son expulsion catégorique et plus encore d’exiger la reconnaissance des bienfait de la colonisation pour avoir construit un pays qui n’existait pas (routes, voies ferrées, barrages, aéroports, ports, infrastructures, écoles, etc.).

    Regardons déjà la France, longtemps, les actes anti-musulmans se sont résumés à des violences physiques qui se multiplient, ainsi qu’à des attaques à des lieux de culte musulman, toutes ces victimes suscitent compassion a minima chez les politiques et indifférence dans les médias, donc il n’y a pas de quoi donné des leçons en matière de haine et de mépris.

    La France l’a démontré par une presse conventionnée, que l’anti-algérien trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont certains ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que l’Algérie restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le monde et dans ses rapports avec d’autres pays se porte bien, après soixante année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui est en droit de condamner la colonisation Française et elle est en mesure de revendiquer tous ses droits dans la restitution des richesses spoliés et transférer en France.

    Aujourd’hui la France veut « renforcer » le partenariat avec l’Algérie ?

    Oui à un partenariat de gagnant-gagnant à l’image des relations italo-algériennes qui sont ce que devraient être les relations algéro-françaises : coopération, transfert de technologie et investissement à tous les niveaux. Plus de 200 entreprises italiennes travaillent en Algérie, contrairement à certaines entreprises françaises moins compétitives par manque d’investissement en sol algérien, deux entreprises françaises (Suez et RATP) ont vu leurs contrats non renouvelés et certaines, ont plier bagages, comme Alsthom, Crédit agricole, Société Générale et BNP. Ces derniers refusaient de réinvestisser dans le pays une partie de leurs bénéfices.

    Il faut noter que les entreprises françaises travaillant en Algérie savent qu’être là c’est juste pour vendre un produit et encaisser des marges, c’est plus facile. Alors que l’Algérie veut une approche globale comprenant par exemple du transfert de compétences, de l’assistance à l’installation et du support. L’Algérie veut du transfert de technologie et les parties françaises n’ont pas l’envie de transmettre.

    Aujourd’hui l’Algérie et sa jeunesse refusent et rejettent les valeurs dégénérées qui inculquent dans les écoles primaires qu’un homme peut bien être «enceinte» de son mari et qu’il s’agit là de l’un des plus beaux progrès de l’humanité ou encore cette volonté diabolique de diviser, cette culture de mort que l’Occident ne cesse de répandre partout.

    On a vu plus récemment le président français ouvrir joyeusement les bras à toute une jeunesse algérienne qui faisait retentir les rues d’Oran de slogans (On.Two.Three Viva l’Algerie) peu agréables vis-à-vis de la France qui finit tout de même par se rendre compte que NON, le jeunesse algérienne n’acclamait pas une distribution de visas.

    La Dame France, avec ces dirigeants politiques, ses médias et ses sinistres polémistes, artisans de la division et de la haine souscrit fortement à ces billevesées, ainsi nous méprisons cette hypocrisie, ces indignations calculées, qui aujourd’hui, dans ces organes de presse se font plaisir avec des clichés déformés, et toutes ces déclarations et actions en la matière sont donc purement racistes, et visent principalement à tenter de faire oublier les très longues années de colonisations et de spoliations et dépouillement des richesses, les Français doivent savoir que les intérêts de l’Algérie ne sont pas les intérêts de la France.

    Pour conclure et être plus clair, je donne tort à la France dont sa relation avec l’Algérie par manque de maintien, de tenue et surtout pour un orgueil colonial versé dans l’obscénité. La suprématie de cette civilisation en voie de pourrissement et son lot de valeurs inversées se trouvent, pour la première fois, frontalement contestées.

    L’immigration ou je dirais les musulmans de France,ont largement eu le temps de constater, durant ces deux dernières années, à quoi ressemble une société de l’inclusion, du vivre ensemble et de l’égalité, une société qui érige le «droit à la différence» comme repère d’une civilisation occidentale, c’est dire d’une population vidée de sa matière par un lavage de cerveau continu, qui les fait maintenir dans un monde virtuel, le reste du monde, en gros 80% de l’humanité, regarde ce monde occidental de plus en plus avec une immense perplexité !

    L’Algérie affirme haut et fort que son peuple refuse de cautionner les positions idéologiques à sens unique et chaque pays défend ses intérêts. C’est ainsi que l’Algérie vient de décider mettre la langue française à la porte de nos Ecoles.

    Source

    #Algérie #France #Macron #colonisation #mémoire

  • Réponse de la Chine aux accusations du président Macron

    Réponse de la Chine aux accusations du président Macron

    Algérie, Emmanuel Macron, Chine, France, colonisation, mémoire, coopération, investissement,

    Lors de sa visite en Algérie, le président français Emmanuel Macron a accusé des puissances impérialistes, en citant la Russie, la Chine et la Turquie, de nourrir un sentiment anti-français chez la jeunesse algérienne et africaine au sujet du passé colonial français en Algérie et en Afrique.

    Cette information a été relayée depuis le 21 août par des médias francophones dont le quotidien français Le Figaro et le site algérien TSA. C’est une acusation regrettable, lourde et sans fondement.

    A mon avis, si la France n’est pas aimée par des jeunes algériens, il faut leur demander pourquoi, il faut écouter leur voix pour comprendre ce sentiment anti-français. Accuser d’autres pays n’aide pas les choses. On ne peut pas accuser les autres pays avec des observations très personnelles du genre « il y a une immense manipulation sur les réseaux sociaux».

    La Chine et l’Algérie ont établi leurs relations diplomatiques en 1958. Quatre ans avant son indépendance. Depuis, les deux pays entretiennent de très bonnes relations. Un petit exemple : En 1963, la Chine a envoyé sa première équipe médicale en Algérie, première du genre en ce qui concerne son envoi d’équipes médicales à l’étranger.

    Si la Chine obtient une certaine popularité chez les algériens, c’est grâce à ce qu’elle a fait pour ce pays et son peuple et pas sur ce qu’elle a dit sur les réseaux sociaux. Les algériens, plus globalement les africains, sont sensés et autonomes. Ils ne sont pas des adolescents qui ont besoin de filtrage parental lorsqu’ils regardent les réseaux sociaux.

    Les dirigeants africains sont lucides et savent comment choisir les pays partenaires. Ils savent quels projets sont bénéfiques pour leurs pays. On ne peut pas dire qu’ils font le bon choix quand il s’agit d’un projet européen ou américain et qu’ils sont dupes quand il s’agit d’un projet chinois.

    Enfin, je dois rappeler une chose à nos amis français. La France et la Chine coopèrent en Afrique. Lors de la visite du Premier Ministre chinois Li Keqiang en France en 2015, les deux pays ont publié une déclaration conjointe sur la coopération dans les marchés tiers. En 2018, lors de sa visite en Chine, le président français Emmanuel Macron a même assisté à la signature d’un partenariat entre la Banque de Développement de Chine et l’Agence française de développement pour soutenir des projets en Afrique sur le climat. Ces projets ont été concrétisés au fur et à mesure. En 2020, la première phase d’un projet d’assainissement à Dakar, cofinancé par la Chine et la France, a été mise en service en présence de l’ambassadeur de Chine au Sénégal.

    Début 2022, la Chine et la France ont signé un document portant sur la liste des projets de démonstration du 4ème cycle de développement de la coopération sur les marchés tiers marquant la dernière étape de cette initiative visant à renforcer la coopération internationale. Cette liste comprend des projets d’infrastructure et d’énergie nouvelle en Afrique, en Europe Centrale, et en Europe de l’Est.

    L’Afrique est un continent ouvert et suffisamment grand pour accueillir les investisseurs français, chinois, américains, etc. Il est temps d’arrêter de considérer l’Afrique comme la chasse gardée d’un pays ou d’un autre.

    #France #Chine #Afrique #Macron #Algérie

  • Le Maroc, a-t-il livré à Trump des infos sur Macron?

    Le Maroc, a-t-il livré à Trump des infos sur Macron?

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    Selon le site Rolling Stone, « Trump s’est vanté d’avoir des « renseignements » sur la vie sexuelle de Macron ». Ce genre d’informations sur la vie privée du président français ne peuvent être obtenu que grâce à des outils comme Pegaus et, fait connu de tous, tous les mouvements du Macron étaient suivis de près par les services secrets marocains. Les détails dans l’article de Rolling Stone.

    Trump s’est vanté d’avoir des « renseignements » sur la vie sexuelle de Macron
    Le FBI a saisi un document contenant des « informations » sur le président français lors de la descente de police à Mar-a-Lago, ce qui a poussé les autorités des deux pays à chercher des réponses.

    PAR ADAM RAWNSLEY, ASAWIN SUEBSAENG

    SUR LA LISTE DU FBI des documents saisis dans la propriété de Donald Trump à Mar-a-Lago, le point 1a est uniquement répertorié comme « info re : Président de la France ». Pour Trump, cela a été un sujet d’intérêt intense – et de pacotille – pendant des années.

    Plus précisément, Trump s’est vanté auprès de certains de ses plus proches collaborateurs – pendant et après son passage à la Maison Blanche – de connaître des détails illicites sur la vie amoureuse du président français Emmanuel Macron, expliquent deux personnes au courant de l’affaire à Rolling Stone. L’ancien président a même affirmé qu’il avait appris certains de ces détails grâce à des « renseignements » qu’il avait vus ou sur lesquels il avait été briefé, disent ces sources.

    Il n’est pas clair si le document relatif à Macron que le FBI a saisi lors de la descente de police avait quelque chose à voir avec la vie privée du président français. On ne sait pas non plus si les informations sur Macron saisies à Mar-a-Lago sont issues de la collecte de renseignements américains ou même classifiées.

    Mais la simple révélation de son existence a déclenché une panique transatlantique, selon deux autres sources familières de la situation. Et le fait que Trump ait déjà parlé des manières prétendument « coquines » de Macron que « peu de gens connaissent » n’a fait qu’intensifier ces inquiétudes. Les responsables français et américains ont cherché à savoir précisément ce que Trump avait sur Macron et le gouvernement français, et si certains de ces éléments étaient de nature sensible, ont indiqué les sources. Les responsables des deux pays voulaient savoir si cette découverte représentait une sorte de violation de la sécurité nationale ou s’il s’agissait d’un souvenir frivole mais volé.

    Un porte-parole de l’ambassade de France a déclaré à Rolling Stone que leur enquête n’incluait pas de demander à l’administration Biden des informations sur les documents retrouvés à Mar-a-Lago.

    Selon les sources, dans ses réflexions sur les indiscrétions présumées de M. Macron, M. Trump a été avare de détails et de précisions. Et en tant que colporteur de ragots notoire depuis des décennies, il est difficile de savoir si ce qu’il dit est fondé sur la réalité. « Il est souvent », dit l’une des sources, « difficile de dire s’il raconte des conneries ou non ».

    Un porte-parole de Trump n’a pas répondu aux questions de Rolling Stone.

    La relation de M. Trump avec M. Macron a souvent été volatile, le président américain ayant un jour qualifié son homologue français de « mon gars » avant que les deux ne se brouillent pendant le mandat de M. Trump à la Maison Blanche.

    Ce dernier a d’abord manifesté son soutien à la rivale de Macron à la présidentielle de 2017, en invitant la nationaliste d’extrême droite Marine LePen à la Trump Tower et en la félicitant dans des interviews. Mais Macron a ignoré le flirt avec son rival et a invité Trump en tant qu’invité d’honneur à un défilé de la Bastille Day en 2017. Trump a été tellement impressionné par l’apparat militaire élaboré qu’il a demandé à avoir son propre défilé militaire.

    En 2019, les tensions entre les deux hommes et leurs visions du monde ont éclaté au grand jour. Après des différends entre les deux dirigeants sur l’Iran, la Syrie et l’OTAN, on a pu entendre Trump fustiger Macron comme un « emmerdeur » lors d’une réunion à la Maison Blanche des ambassadeurs internationaux aux Nations unies. L’ancienne secrétaire de presse de Trump à la Maison Blanche, Stephanie Grisham, a également écrit dans ses mémoires que Trump avait traité en privé Macron de « mauviette » et de « cent vingt livres de fureur ».

    Et le dernier incident n’est pas la première fois que Trump fait une fixation sur des ragots salaces concernant la vie privée de dirigeants étrangers, d’associés et de parasites.

    Alors que les rivaux républicains J.D. Vance et Josh Mandel se disputaient son soutien dans la primaire sénatoriale du parti républicain de l’Ohio, Trump a personnellement diffusé des rumeurs qu’il avait entendues sur la vie sexuelle de Mandel et a qualifié le candidat de « putain de bizarre ». Et la décision de Trump de soutenir Vance a été poussée par une rumeur que Trump a entendue de la part de la star de Fox News Tucker Carlson sur les habitudes sexuelles prétendument « chroniques » d’un éminent partisan de Mandel.

    Au cours de la campagne présidentielle de 2016, M. Trump s’est brièvement réfugié dans la « salle de crise » de sa campagne et a présenté à des membres du personnel de niveau intermédiaire des informations sur une paire d’animateurs de MSNBC qui n’avaient pas encore rendu publique leur idylle. « Vous savez, personne d’autre n’est au courant, mais je suis au courant du petit appartement de Joe et Mika dans l’Upper East Side », a-t-il dit, faisant référence aux animateurs de Morning Joe, Mika Brzezinski et Joe Scarborough, dont la relation de longue date allait bientôt devenir publique. « Un jour, je vous raconterai tout ça. » Trump ne connaissait même pas les noms de ces membres du personnel de campagne, mais il se sentait à l’aise pour leur raconter tout cela.

    Les fixations de Trump s’étendaient également aux familles des dirigeants étrangers. Grisham a écrit dans ses mémoires qu’après avoir vu le Premier ministre canadien Justin Trudeau à la télévision à bord d’Air Force One, Trump l’a un jour prise à part et a fait une affirmation grossière sur la vie sexuelle de la mère du Premier ministre canadien – une affirmation qui a laissé Grishham perplexe.

    Lors de ses conversations avec ses associés, M. Trump n’a pas expliqué comment les espions américains ont obtenu les supposées informations sur Macron qu’il prétend avoir vues. Mais la communauté du renseignement américaine est devenue beaucoup plus prudente en matière d’espionnage des alliés proches au cours de la dernière décennie.

    Les révélations sur les écoutes américaines de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel ont incité l’administration Obama à restreindre sévèrement la collecte de renseignements sur les chefs d’État alliés. En vertu d’une directive de 2014 connue sous le nom de PPD-28, l’administration Obama a interdit les écoutes des dirigeants des « amis et alliés proches » en l’absence d’ »un objectif impérieux de sécurité nationale ». Après avoir réexaminé l’ordonnance en 2017, l’administration Trump a annoncé qu’elle continuerait à respecter les ordonnances de l’ère Obama.

    Néanmoins, les renseignements sur les alliés étrangers peuvent toujours être emportés dans la vaste collecte de secrets de la communauté du renseignement par des voies plus incidentes.

    « Alors que la PPD-28 a certainement limité le degré auquel les États-Unis collecteraient intentionnellement et directement des informations sur certains chefs d’État alliés, il existe des scénarios plausibles par lesquels des informations sur eux pourraient être glanées indirectement par le biais de collectes contre des adversaires et leurs réseaux, humains ou techniques », explique un ancien fonctionnaire de la Maison Blanche de Trump à Rolling Stone.

    #Maroc #Etats_Unis #Donald_Trump #Espionnage #Pegasus #Vie_sexuelle_de_Macron #Macron #documents_classifiés #Mar_a_lago

  • Macron s’oppose au gazoduc Midcat

    Macron s’oppose au gazoduc Midcat

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    Macron rejette le gazoduc entre l’Espagne et la France parce que plus d’interconnexions ne sont pas nécessaires

    Le président français estime que les deux gazoducs qui relient actuellement les deux pays, via le Pays basque et la Navarre, sont « sous-utilisés ».

    La France baisse une nouvelle fois les attentes créées autour du projet de gazoduc MidCat, qui acheminerait le gaz de l’Espagne vers l’Europe centrale, en passant par le pays gaulois. C’est le président français lui-même, Emmanuel Macron, qui a déclaré que de nouvelles interconnexions gazières avec l’Espagne n’étaient pas nécessaires car les actuelles sont loin d’être saturées.

    Macron, lors d’une conférence de presse sur l’énergie, a expliqué que les deux gazoducs qui relient actuellement les deux pays, via le Pays basque et la Navarre, sont « sous-utilisés » , puisqu’ils sont utilisés à 53% depuis février et qu’en août c’était la France qui a exporté du gaz vers l’Espagne et non l’inverse. « Je ne comprends pas le problème à court terme qu’il essaie de résoudre. Si nous étions à 100% d’utilisation, je dirais le contraire », a-t-il déclaré.

    Le président a ajouté que le projet de gazoduc MidCat n’est pas justifié pour des raisons énergétiques ou environnementales. Par ailleurs, il a prévenu qu’en France « il y a beaucoup d’opposition écologiste, qui n’est pas sans fondement », ce qui compliquerait la réalisation du projet.

    Concernant la proposition espagnole de construire le gazoduc pour pouvoir transporter de l’hydrogène vert à l’avenir, il a souligné que les experts considèrent que des « investissements forts » seraient nécessaires pour adapter l’infrastructure à cette fin.

    « Certains me disent même qu’il serait absurde de transporter de l’hydrogène d’Espagne vers la France ou l’Allemagne », a-t-il souligné. Ce qui aurait le plus de sens – a-t-il précisé – est d’exporter de l’électricité renouvelable d’Espagne vers la France ou vers d’autres pays européens afin que ce soit là où cette électricité serait transformée en hydrogène.

    La position désormais adoptée par Macron tranche avec les déclarations faites il y a moins d’une semaine par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ouvrant la porte au projet.

    « A partir du moment où le président du gouvernement espagnol et la chancelière allemande le demandent, à partir du moment où nos amis le demandent, nous examinons la demande de nos amis, de nos partenaires », a expliqué Le Maire.

    Désormais, Macron revient à la position française initiale de ne pas vouloir participer au projet, qui vise à offrir une nouvelle alternative pour l’acheminement du gaz vers l’Europe centrale afin d’éviter une dépendance excessive vis-à-vis de la Russie. La France a jeté son dévolu ces derniers temps sur le renforcement de son alliance avec l’Algérie, compte tenu de l’atmosphère de tension entre le pays du Maghreb et l’Espagne. Fin août, Macron a effectué une visite officielle pour relancer les relations bilatérales face aux mauvais moments que vivent ceux avec le Maroc.

    Au lieu de cela, le président s’est prononcé en faveur du « développement des connexions électriques avec l’Espagne » pour l’exportation vers l’Europe d’énergie produite à partir de sources renouvelables, a-t-il déclaré après une conversation avec le chancelier allemand, Olaf Scholz, sur la situation énergétique en Europe.

    En réponse aux déclarations de Macron, des sources du ministère de la Transition écologique soulignent que « l’Espagne s’est engagée à accroître ses interconnexions avec le reste de l’UE , à promouvoir la solidarité entre les différents États, à mettre à disposition ses infrastructures pour accroître la sécurité d’approvisionnement communautaire et à penser sur la future canalisation de l’hydrogène et des gaz renouvelables qui est déjà envisagée dans les plans de l’UE ».

    « C’est une question qui touche tous les États membres et les institutions européennes. Une question qui doit être analysée avec soin par les 27. Pour cette raison, nous travaillons à maximiser notre autonomie stratégique ; nous ne pouvons pas revenir à des situations de vulnérabilité face à une et le futur chantage de Poutine », ont ajouté ces sources, qui considèrent que  » l’anticipation d’un corridor hydrogène contribuera selon nous à répondre aux objectifs à moyen et long terme et aussi à court terme à réduire la dépendance énergétique ».

    En promouvant le projet MidCat, Pedro Sánchez a trouvé de nombreux alliés en Europe , soulignant précisément le soutien que le chancelier allemand Olaf Scholz lui a apporté . Sánchez a même demandé à son homologue allemand d’être son intercesseur pour tenter de convaincre Macron des bienfaits de MidCat.

    Le « plan b » si la France échoue
    Le gouvernement de coalition entend faire de l’Espagne le nouveau fournisseur d’énergie de l’Union européenne . L’Espagne est le principal port d’entrée du gaz en provenance d’Afrique, à travers ses gazoducs avec l’Algérie et le Maroc. Et c’est aussi le pays de l’UE avec le plus grand nombre d’usines de regazéification et ses structures logistiques et de transport sont puissantes.

    Cependant, le refus de la France de permettre aux gazoducs de traverser les Pyrénées et d’entrer sur son territoire entrave grandement l’objectif espagnol. Pour cette raison, l’exécutif de Sánchez travaille sur un « plan b » qui consisterait à ouvrir une route sous-marine qui relie l’Espagne à l’Italie . Il s’agirait d’un gazoduc sous-marin de 700 kilomètres qui relierait les usines de regazéification du port de Barcelone et de Livourne en Italie. Il transporterait dans un premier temps du gaz naturel et à plus long terme de l’hydrogène vert, l’une des priorités de la Commission européenne.

    Publico.es, 05/09/2022

    #Espagne #France #Gazoduc #Midcat #Algérie #Maroc