Étiquette : Emmanuel Macron

  • Secrets de Polichinelle !

    Secrets de Polichinelle !

    Etats-Unis, Donald Trump, Melania, Emmanuel Macron, documents confidentiels, FBI, Mar-a-Lago,

    La moumoute en l’air et pestant, Donald est dans tous ses états, il court farfouiller comme un forcené dans ses boites à la recherche de documents. Cela paraît important, voire vital. C’est un véritable capharnaüm. Dans l’une des boîtes, on trouve à la fois des documents estampillés confidentiel ou top secret avec ce qui est présenté comme des cadeaux ou encore des vêtements. D’autres boîtes jonchent le sol avec des dossiers étiquetés classifiés. Des boîtes de rangement dans lesquelles on retrouve pêle-mêle des documents classés top secret, avec des magazines ou des coupures de journaux, des documents gouvernementaux sans classification. C’est la foire.

    « Dis, Melania, tu n’as pas vu mon dossier, celui de Manu, des fois ? »

    « Non Moumoute man, regardes plutôt dans ta salle de bain, tu dois l’avoir pris avec toi en allant au coin, comme tu fais d’habitude avec le dossier sur le nucléaire ! Regarde dans le frigo, là où tu as mis tes chaussettes. Sinon, cherches dans le linge sale, il y a plein de dossiers. »

    « Shit, il ne faut surtout pas qu’il tombe entre les mains de ces fouilles m… du FBI. Ils vont croire, en lisant mes notes sur le « petit Emmanuel », que je lui livrais des secrets ».

    « Écoute, je te laisse avec tes nouveaux amis de l’immeuble Edgar Hoover, je vais me balader un peu dans New York. Si on t’embarque n’oublies pas de laisser les clés sous le pot de fleurs ». Aïe, aïe, aïe, il faut croire que l’homme qui voulait mettre dehors tous les Musulmans d’Amérique et qui a cru être « (…) le plus grand président que Dieu ait jamais créé » (Sic) est dans de sales draps. Le FBI le soupçonne d’avoir dissimulé des documents confidentiels et Melania, sa folie…des grandeurs.

    La Sentinelle, 04/09/2022

    #Etats_Unis #Donald_Trump #Macron #FBI

  • Algérie : Macron n’a pas effacé les cicatrices coloniales

    Algérie : Macron n’a pas effacé les cicatrices coloniales

    Algérie, Emmanuel Macron, France, mémoire, colonisation,

    ORAN, Algérie (AP) – Les dirigeants de la France et de l’Algérie ont franchi samedi une étape importante vers la réparation des relations marquées par les différends sur la migration et l’héritage des crimes coloniaux, acceptant de coopérer en matière d’énergie, de sécurité et de réévaluer leur histoire commune.

    Le président français Emmanuel Macron a conclu une visite de trois jours en Algérie par une série d’accords qui, espère-t-elle, faciliteront les relations avec le plus grand pays d’Afrique, un important fournisseur de gaz et de pétrole de l’Europe et un acteur militaire régional influent.

    Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a salué « une visite excellente et très réussie » et a crédité les efforts personnels de Macron vers le rapprochement. Les deux étaient amis lors de leur dernière rencontre samedi, souriant, s’embrassant et se tenant la main. Tebboune a spécifiquement fait l’éloge d’une réunion de sécurité conjointe sans précédent, sans donner plus de détails.

    Mais les accords publiés par le bureau de Macron étaient minces sur les détails et s’arrêtent loin d’une excuse officielle pour les méfaits de l’époque coloniale de la France, que les Algériens réclament depuis longtemps.

    Les pays ont convenu de coopérer sur le développement du gaz et de l’hydrogène et sur la recherche médicale, et de créer une commission mixte pour examiner les archives des 130 années où l’Algérie était le joyau de la couronne de l’empire français.

    L’étude comprendra les retombées des essais nucléaires français dans le Sahara algérien, des questions non résolues sur les restes de combattants de la résistance tués et d’autres chapitres sombres de la guerre d’indépendance de huit ans de l’Algérie.

    « Je veux la vérité et la reconnaissance », au lieu du « repentir », a déclaré Macron.

    Mohand Arezki Ferrad, un ancien législateur qui enseigne à l’Institut d’histoire d’Alger, a qualifié la nouvelle commission de « manœuvre astucieuse pour se dégager de l’obligation de demander pardon à l’Algérie pour ce qu’il a lui-même qualifié de crimes contre l’humanité ».

    En tant que premier dirigeant français né après l’ère coloniale, Macron a cherché à confronter les méfaits passés de son pays tout en se tournant vers une nouvelle ère de relations avec des terres autrefois colonisées.

    « Nous avons eu des moments émouvants ces derniers jours qui nous ont permis de jeter les bases de ce qui est à venir », a déclaré Macron en concluant son voyage.

    Il a rencontré des chefs religieux, enregistré une vidéo TikTok dans un magasin de disques emblématique algérien et regardé une performance de break-dancers qui espèrent participer aux Jeux olympiques de 2024 à Paris. Il a également fait face à quelques chanteurs en colère qui lui ont rappelé qu’ils n’ont pas oublié les « martyrs » de la guerre d’Algérie pour l’indépendance.

    « Il reste beaucoup à faire », a-t-il reconnu plus tard.

    Le nombre réel d’Algériens morts pendant la guerre et ses conséquences est inconnu, car beaucoup n’ont jamais été identifiés. L’année dernière, Macron a reconnu que les forces françaises avaient utilisé la torture en Algérie, et il a commémoré les victimes d’une répression policière meurtrière contre des manifestants indépendantistes à Paris en 1961, que les autorités françaises ont cherché à dissimuler pendant des décennies.

    Mais les efforts de réconciliation de Macron ont fait l’objet de critiques dans son pays, dans un contexte de soutien public croissant aux nationalistes d’extrême droite qui défendent les griefs des descendants français de la domination coloniale.

    « Il n’y a aucune volonté politique des autorités françaises, qu’elles soient de droite ou de gauche, de regarder le passé colonial en face », a déclaré Abdelmalek Alouane, professeur à l’université Science Po d’Alger.

    Tout en saluant le message global du voyage de Macron, Alouane a demandé : « Une commission d’experts est-elle vraiment nécessaire pour que les autorités françaises nous restituent des crânes de résistants ? … Pourquoi la commission d’indemnisation des victimes algériennes des essais nucléaires français dans le sud de l’Algérie entre 1960 et 1967 n’a-t-elle jamais pu faire la lumière sur cette catastrophe humaine et écologique ?

    « Les Algériens ne veulent pas marchander la mémoire de leurs martyrs », a-t-il déclaré.

    Plus tôt samedi, le dirigeant français a visité Disco Maghreb, un magasin de disques emblématique de la ville d’Oran, dans l’ouest de l’Algérie, et un label d’enregistrement pour les artistes qui interprètent la musique traditionnelle Rai. L’artiste franco-algérien DJ Snake a contribué à attirer l’attention sur les rythmes Disco Maghreb et Rai, et Macron a envoyé au DJ un message vidéo TikTok depuis la boutique.

    Cela a été considéré comme faisant partie des efforts de Macron de s’appuyer sur les jeunes pour faire avancer les relations franco-algériennes au lieu de s’attarder sur le passé.

    Macron a promis que la France deviendrait plus flexible dans la délivrance de visas aux Algériens après une crise diplomatique majeure sur la question l’année dernière. La France a fortement réduit les visas pour les personnes originaires d’Afrique du Nord parce que les gouvernements refusaient de reprendre les migrants auxquels l’asile avait été refusé en France.

    L’Algérie a ensuite rappelé son ambassadeur en France suite aux commentaires de Macron sur l’histoire précoloniale et le système de gouvernement postcolonial de l’Algérie, et a refusé l’autorisation à la France de faire voler des avions militaires dans son espace aérien.

    Le voyage de Macron a grandement contribué à la réconciliation et à la relance de la coopération économique. La guerre de la Russie en Ukraine a notamment renforcé le rôle de la nation nord-africaine en tant que fournisseur d’énergie clé alors que les pays européens cherchent des alternatives à l’énergie russe .

    Le bureau de Macron a déclaré qu’il soulèverait également des préoccupations en matière de droits de l’homme. L’Algérie a connu une répression rampante de la dissidence depuis les manifestations pro-démocratie en 2019.

    Macron aborde la question des visas lors d’un voyage en Algérie

    ALGER, Algérie (AP) – Le président français Emmanuel Macron a déclaré vendredi qu’il s’était mis d’accord avec son homologue algérien pour lutter contre l’immigration clandestine tout en garantissant des moyens plus flexibles pour les ressortissants du pays d’Afrique du Nord de venir légalement en France.

    Les commentaires de Macron vendredi sont intervenus lors d’une visite de trois jours en Algérie destinée à réinitialiser les relations entre les deux pays, après qu’une crise diplomatique majeure a éclaté l’année dernière sur la question des visas.

    Les tensions ont été exacerbées par une décision française de réduire considérablement le nombre de visas délivrés aux personnes en Afrique du Nord, y compris en Algérie, car les gouvernements refusaient de reprendre les migrants expulsés de France.

    Les deux pays ont repris leur coopération en décembre.

    S’adressant aux journalistes à Alger, Macron a reconnu que la question « sensible » avait été discutée jusque tard dans la nuit avec le président Abdelmajid Tebboune, lors d’une réunion et d’un dîner au palais présidentiel.

    « Nous partageons la même volonté » de mettre en œuvre des politiques de lutte contre l’immigration clandestine et le trafic, a déclaré Macron. Cela inclut d’être « plus efficace » pour renvoyer en Algérie les personnes en séjour irrégulier en France, a-t-il dit.

    La France veut avoir « une approche beaucoup plus flexible » sur l’octroi de visas aux familles de binationaux franco-algériens, artistes, sportifs et entrepreneurs, a-t-il ajouté.

    Interrogé pour savoir s’il avait discuté des questions de droits de l’homme avec Tebboune, Macron a déclaré que « nous avons discuté très librement de tout », mais n’a pas fourni de détails.

    Les militants des droits de l’homme critiquent le système de gouvernance algérien qui considère les dissidents comme des criminels et ne permet pas la liberté d’expression.

    Macron a déclaré que la France souhaitait renforcer son partenariat économique avec l’Algérie. Le pays est un partenaire clé dans la fourniture de gaz au continent européen, un statut qui a été renforcé au milieu de la guerre en Ukraine.

    La France dépend de l’Algérie pour environ 8 % de ses importations de gaz. Aucun nouveau contrat ne devait être signé lors de la visite.

    Vendredi matin, Macron s’est rendu au cimetière chrétien et juif de Saint-Eugène à Alger, où il a rendu hommage aux Français morts pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie.

    Macron, le premier président français né après la fin de la guerre en 1962, a promis un règlement des torts de l’ère coloniale. Le pays a été occupé par la France pendant 132 ans.

    Jeudi, Macron et Tebboune ont convenu de former une commission mixte d’historiens qui examinera le passé depuis le début de la colonisation française en 1830 jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

    Macron devait avoir une autre réunion avec Tebboune vendredi pour discuter de la paix et de la stabilité dans la région. Il devait également se rendre à la Grande Mosquée d’Alger plus tard dans la journée, avant de se rendre à Oran, la deuxième ville du pays.

    AP

    #Algérie #Macron #Mémoire #Colonisation #France

  • L’Algérie détient-elle des clés sur la scène internationale?

    L’Algérie détient-elle des clés sur la scène internationale?

    Algérie, France, Turquie, Ukraine, Russie, Maroc, Emmanuel Macron, Maghreb, Europe, Sahara Occidental,

    A son arrivée au pouvoir, Abdelmadjid Tebboune n’a pas caché son souhait de redonner du poids à son pays. Alors qu’il vient de signer un partenariat stratégique avec la France et que le contexte international évolue, quelles cartes a à jouer l’Algérie sur la scène régionale et internationale ? La visite de trois jours d’Emmanuel Macron en Algérie a pu surprendre celles et ceux qui en étaient restés à la brouille entre les deux pays de l’automne dernier, quand le président français avait provoqué une crise en parlant de rente mémorielle du système político-militaire algérien. En quelques mois, la guerre en Ukraine d’un côté et le départ des soldats français du Mali de l’autre ont conduit Français et Algériens à envisager de nouveaux rapports.

    Ces événements ont surtout montré que la puissance régionale algérienne mais aussi ses capacités de médiation grâce à ses bonnes relations avec la Russie, les Etats-Unis, la Turquie ou, accessoirement, la Chine sont utiles. Car la présidence Tebboune a pour ambition de reprendre pied en Afrique et ailleurs après des années de discrétion internationale de l’Algérie à la suite de la guerre civile et surtout de la fin du mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

    Pour ce débat, Emmanuel Laurentin reçoit Kader Abderrahim, politologue, spécialiste du Maghreb et de l’islamisme, maître de conférences à Sciences Po Paris et directeur de recherches à l’Institut de prospective et de sécurité en Europe (IPSE), Adlene Mohammedi, docteur en géopolitique et spécialiste de la politique arabe de la Russie postsoviétique, directeur du centre d’études stratégiques AESMA et du site Araprism, et Khadija Mohsen-Finan, politologue, enseignante-chercheure à l’université Paris 1, spécialiste du Maghreb et des questions méditerranéennes, membre du comité de rédaction d’Orient XXI.

    Principales idées exprimées par les intervenants :

    -Nouveau paradigme qui s’installe entre les deux pays: Tebboune parle de la France comme 1ere puissance en Europe, membre du Conseil de Sécurité, de l’une des premières puissances en Afrique qui est l’Algérie. Il souligne un point qui me paraît le plus important de cette visite: La rencontre pour la première fois en 60 ans des responsables militaires et des services de sécurité en présence des deux Chefs d’Etat. Une manière de souligner aussi, en ce qui concerne l’Algérie, que les militaires et les services de sécurité sont sous l’autorité du président de la République.

    -Il y a une volonté de la part des deux exécutifs de démontrer qu’il y a un tournant, qu’on est dans une ère nouvelle qui s’inscrit dans le prolongement de quelque chose de nouveau. L’Article 91 de la nouvelle Constitution qui mentionne bien l’envoi d’unités de l’ANP à l’étranger et ça c’est très important au moment où la France s’est retiré du Mali mais n’a pas l’intention de se désengager totalement du Sahel. Il y avait une tradition non interventionniste de l’Algérie et cette dernière y tenait beaucoup. Donc, là, on est déjà dans une rupture et ça prolonge la rupture et annonce un projet stratégique commun entre la France et l’Algérie au Sahel.

    -Kader : Il y a la volonté de la part de l’Algérie au devant de la scène internationale. Le choix du ministre des affaires étrangères, Ramtane Lamamra est une manière de souligner que l’Algérie est présente, mais surtout elle est de retour. Reste un grand point d’interrogation, c’est quel projet? Pour le moment, tout cela reste conjoncturel, mais on ne voit pas un projet sur le long terme.

    -En termes de médiation au Mali, l’Algérie a une capacité incontournable. Le CEMOC pourrait être réactivé. Du point de vue français, l’Algérie n’est plus une poche de risque. La signature du « partenariat stratégique »

    -Le Maghreb devient un enjeu stratégique pour la sécurité de l’Europe. Ce sont des paradigmes importants du point de vue de la géopolitique dans le contexte de la guerre en Ukraine. nous voyons émerger sous nos yeux un nouvel ordre mondial dans lequel chacun tente de jouer une partition, de présenter son meilleur profil pour être là, à la table des vainqueurs lorsque se fera la nouvelle répartition des rapports de force.

    -Un petit changement dans la politique extérieure algérienne. Alger s’est bien accommodée de la présence turque en Libye. La Turquie apparaît comme un modèle intéressant pour l’Algérie qui n’était pas mécontente de voir Ankara repousser l’offensive du Maréchal Haftar soutenue par les troupes de Wagner.

    – L’Algérie veut être présente dans le dossier libyen, comme le veut dans le dossier malien et du Sahel.

    Radio France, 29/08/2022

    #Algérie #France #Macron #Maroc #Sahara_Occidental #Maghreb

  • Alger-Paris : nouvelle lune de miel ?

    Alger-Paris : nouvelle lune de miel ?

    Algérie, France, Emmanuel Macron,

    Contrairement à ce que tentent de faire passer quelques analystes et youtoubeurs à la noix, la visite du président français Emmanuel Macron en Algérie est prémices d’un partenariat renouvelé, concret et ambitieux. Toutes les prévisions de ces voix déchaînées contre l’Algérie se sont avérées fausses. Ce n’est ni une visite à risque, ni une visite de nostalgie coloniale, encore moins une visite à préoccupation strictement gazière et pétrolière, comme l’ont laissé entendre les voix malveillantes d’ici et d’ailleurs, mais belle et bien une visite d’amitié dont l’objectif est de consolider la coopération bilatérale et de renforcer le partenariat dans divers domaines entre les deux pays.

    S’il convient de relever une dissonance concernant le dossier de la mémoire, il y a un rapprochement de vue sur de nombreux dossiers et pas des moindres. Le seul fait de la tenue, lors de cette visite, d’une réunion de coordination entre les responsables des services de sécurité des deux pays, première du genre à ce niveau, depuis l’indépendance, suffit à comprendre que les deux pays ont ouvert une nouvelle page dans leurs relations. Certes, le lourd passé commun entre les deux pays pèse et pèsera encore dans les relations entre les deux parties, mais tant que les volontés de ne pas occulter ni minimiser ce passé existent en France, rien ne pourra empêcher de donner une nouvelle orientation aux relations bilatérales.

    Une orientation qui sera fondée comme l’a souligné le président Tebboune sur «l’établissement d’un partenariat global d’exception, conformément aux principes du respect et de la confiance mutuels et l’équilibre des intérêts entre les deux États». On ne peut pas changer le passé, mais l’avenir on le prépare maintenant. Le président Français a bien raison de dire que le dossier de mémoire est une station de vérité et de reconnaissance. Il faut que l’avenir des relations bilatérales soit bâti justement sur la vérité et la reconnaissance. Si les relations entre les deux pays ne se résument pas à ce dossier de mémoire, il n’en demeure pas moins que le peuple algérien tient à ce que le colonialisme soit qualifié de crime contre l’humanité et non de « mission civilisatrice » comme le laissent entendre les nostalgiques de la colonisation.

    La visite de Macron en Algérie ouvre bien des horizons aux deux pays. Elle peut être qualifiée de première pierre de l’édifice de la réconciliation que l’Algérie et la France tentent tant bien que mal de construire. Tout indique que cette visite donnera un coup de fouet aux relations entre les deux pays. Les prochaines semaines nous éclaireront davantage sur les fruits de cette visite qui ne semble pas plaire à certains pays qui voit d’un mauvais œil, cette nouvelle lune de miel entre Alger et Paris.

    L’Express, 28/08/2022

    #Algérie #France #Macron



  • The Times: Macron accusé de convoiter le gaz algérien

    The Times: Macron accusé de convoiter le gaz algérien

    Algérie, France, Emmanuel Macron, gaz,

    Le président Macron a semblé recevoir un accueil chaleureux au début de sa promenade à Oran, mais la foule a ensuite commencé à scander et à lancer des insultes

    Le président Macron a été accusé d’avoir « humilié » la France en abandonnant un bain de foule en Algérie face à une foule hostile arguant qu’il ne s’intéressait qu’au gaz du pays.

    L’incident, survenu à la fin d’une visite de trois jours dans l’ancienne colonie française d’Afrique du Nord, a été un revers dans les efforts du président pour rétablir les relations diplomatiques avec Alger.

    Macron avait présenté cette visite comme une tentative de faciliter la coopération sur des problèmes tels que l’immigration et la lutte contre le terrorisme. Il avait qualifié de « foutaises » les affirmations selon lesquelles son véritable objectif était d’obtenir plus de gaz algérien au milieu de la crise énergétique.

    Cependant, ses dénégations ont été ébranlées lorsqu’il est apparu plus tard que des négociations étaient en cours pour augmenter l’approvisionnement en gaz de l’Algérie vers…

    Lire la suite depuis la source : The Times (abonnés)

    #Algérie #France #Macron #Gaz

  • Algérie – France: Quel bilan en tirer ?

    Algérie – France: Quel bilan en tirer ?

    Algérie, France, Emmanuel Macron,

    La visite du président français s’inscrivait sous le signe du « voyage-test » tant les enjeux étaient importants, du côté français surtout, avec les conséquences désastreuses pour toute l’Europe de la guerre en Ukraine. Il s’agissait pour l’Élysée de retrouver sa place de partenaire privilégié, de convaincre l’Algérie que le présent quinquennat sera meilleur que le précédent et que les relations entre Alger et paris vont désormais s’inscrire sous le sceau du partenariat gagnant-gagnant, loin des relations passionnelles du passé et des velléités de l’ancien colonisateur.

    Est-ce que la visite a atteint tous ses objectifs de part et d’autre ? Il est certainement trop tôt pour en disserter ; alors tenons-nous en aux faits et aux déclarations. Déjà il y a eu une importante réunion des responsables des services de sécurité des deux pays, à laquelle ont pris part les deux présidents. Ce qui peut signifier beaucoup en ce moment précis.

    Dans sa déclaration en conférence de presse, le président Algérie a souligné avoir évoqué avec son homologue français « tous les volets ayant trait à la coopération bilatérale et les moyens de la renforcer, en vue de servir les intérêts communs de nos deux pays et de garantir à nos relations, tous domaines confondus, un élan qualitatif à même d’assurer une consécration de la nouvelle orientation que nous avons convenue d’ancrer ». En grosses lignes, cela voulait dire « un partenariat global d’exception conformément aux principes du respect et de la confiance mutuels, et de l’équilibre des intérêts entre les deux États ».

    Le côté pratique, concernant l’économie, le commerce et les échanges, a été laissé aux mains de la prochaine échéance bilatérale, notamment le Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), le Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) et le Dialogue stratégique algéro-français, tout en intensifiant les échanges de visites, à tous les niveaux, entre les responsables des deux pays ».

    La signature de 5 accords entre l’Algérie et la France, sur le partenariat et la coopération avec l’Institut Pasteur, un partenariat scientifique entre les ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, un accord entre les deux Gouvernements, et enfin, un protocole d’intention entre le ministère algérien de la Jeunesse et des Sports et le ministère français des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques. Comme on peut le voir, hormis la réunion des hauts responsables des services de sécurité, pour les autres volets, ce n’est pas encore du « lourd ».

    Sur le plan régional et international, il ne pouvait y être question d’ignorer les dossiers qui font l’actualité, l’Ukraine, la Libye, le Mali, le Sahel et le Sahara Occidental, « qui requièrent des efforts conjugués à même de consolider la stabilité dans la région ». Soit autant de sujets qui exigeaient de clarifier sa position de manière claire.

    De toute évidence, C’est sur le terrain que se confirmera l’avancée algéro-française ; mais il est certain que Macron a fait un pas vers la réconciliation. Reste à vérifier ses promesses sur le terrain…

    L’Express, 28/08/2022

    #Algérie #France #Macron

  • Tagma demande du « traitement pour les amis » du Maroc en Afrique

    Tagma demande du « traitement pour les amis » du Maroc en Afrique

    Se préparant pour rejoindre Addis Abeba en vue d’exécuter l’agenda prévu visant à empêcher la question du Sahara Occidental d’être discuté dans le Sommet de l’Union Africaine tenu à Malabo en 2014, le directeur des affaires africaines dans le ministère marocain des affaires étrangères demande de l’argent pour corrompre les diplomates africains.

    « Comme convenu je pars sur Addis le 1er avec Sitri. Kadmiri nous rejoindra le 3 d’après ce qu’il a dit », écrit Tagma dans un courrier confidentiel adressé à sa centrale. « Il m’a encore affirmé ce matin que Monsieur le Ministre ne lui a pas donné d’instructions concernant le traitement des amis. Sans ça on ne pourra pas faire grand chose . S’il te plait si tu pouvais dire ça a M. le Ministre pour qu’on puisse travailler l’esprit tranquille . Le Sommet s’annonce difficile Amitiés », précise-t-il.

    Dans un autre courrier, il indique une liste de 30 pays dont les ambassadeurs africains à Addis Abeba vont recevoir le montant de 5000 dollars à titre individuel.
    Dans un autre mail, il suugère de donner 2500 dollars à Jean-Baptiste Natama, chef de cabinet de Dlamin Zuma, présidente de la Commission Africaine. Natama est d’origine burkinabé.
  • Algérie-France: La grande explication pour un nouveau départ

    Algérie-France: La grande explication pour un nouveau départ

    Algérie, France, Emmanuel Macron, mémoire, colonisation,

    Le Président français, Emmanuel Macron, a achevé hier sa visite en Algérie, entamée jeudi dernier. Et c’est à partir d’Alger qu’il a regagné son pays, alors qu’initialement il devait le faire à partir d’Oran dans laquelle il s’est rendu vendredi en début de soirée.

    Un changement de programme, loin, très loin d’être anodin. « Le Président français Emmanuel Macron prolongera demain ( samedi) sa visite en Algérie en revenant dans la capitale pour signer un accord de « partenariat renouvelé » avec son homologue Abdelmajid Tebboune », a annoncé vendredi la Présidence française.« Demain, le Président français reviendra à Alger, après Oran, pour signer avec le Président Tebboune une déclarationcommune pour un partenariat renouvelé, concret et ambitieux », a en effet annoncé l’Elysée. « Cette déclaration commune pour un partenariat renouvelé » n’était pas au programme et n’a été décidé qu’à l’issue des discussions entre les deux présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron.

    Des discussions approfondies « jusqu’au milieu de la nuit » du jeudi au vendredi comme l’a indiqué l’hôte de l’Algérie dans une déclaration à la presse. C’est dire combien cette visite officielle du Président français a incontestablement permis aux deux parties d’aller vers l’essentiel des choses et de mettre sur la table des discussions toutes les questions , même celles qui fâchent, afin d’aplanir tous les malentendus et reparti sur de nouvelles bases dans l’approfondissement de leur partenariat. Apparemment les deux présidents se sont dits en toute franchise toutes les « vérités » puisque beaucoup de dossiers ont été passé au peigne fin lors des discussions.

    Il a ainsi été question bien sûr du lourd volet de l’histoire, de la question de la libre circulation des personnes (les visas), des relations économiques ainsi que des questions relatives à la défense et aux affaires sécuritaires. Sur la question mémorielle , qui constitue la pierre angulaire de tout développement des relations entre les deux pays , les deux parties ont convenues de l’installation d’une commission mixte d’historiens chargés d’ouvrir les archives liées à la colonisation française « sans tabou et avec une volonté libre d’accès » comme l’a précisé le Président Français.

    Il a aussi été convenu d’intensifier les rencontres entre les deux parties à tous les échelons pour booster la coopération économique. Il s’agit notamment de la notamment de la redynamisation du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN), le Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) et le Dialogue stratégique algero –français. Rien n’a été laissé au hasard et même la coopération sécuritaire ou une réunion de concertation inédite s’est tenue sous la présidence des deux Présidents. Une réunion regroupant des responsables des services sécuritaires des deux pays.

    Ont pris part à cette réunion, le général d’armée Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le directeur général de la lutte anti-sabotage, le directeur général de la sécurité intérieure et le directeur général de la documentation et de la sécurité extérieure, coté algérien. La délégation française comprenait le ministre de la Défense Sébastien Lecornu, le général d’armée général d’armée Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées, ainsi que le directeur général de la Sécurité extérieure. Cette réunion de coordination est la première du genre à ce niveau depuis l’Indépendance. Cela atteste de la volonté commune d’approfondir la concertation et la coopération dans tous les domaines .

    Cette visite « ouvrira de nouveaux horizons aux relations de partenariat et de coopération » a indiqué le président Tebboune ce qui consacre une nouvelle orientation « fondée sur l’établissement d’un partenariat global d’exception conformément aux principes du respect et de la confiance mutuels, et de l’équilibre des intérêts entre les deux états.»

    Par : KAMAL HAMED

    Le Midi libre, 28/08/2022

  • Escadron d’avions de combat algériens escorte E. Macron

    Escadron d’avions de combat algériens escorte E. Macron

    France, Algérie, Emmanuel Macron,

    Mourad Goumiri

    La ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères, C. Colonna, a salué l’escorte par un escadron d’avions de combat algériens pour l’avion du Président de la République française, E. Macron, quittant samedi l’espace aérien algérien, au terme d’une visite officielle de trois jours.

    Source

    #France #Algérie #Macron

  • Déclaration commune Tebboune-Macron: ce qu’il faut retenir

    Déclaration commune Tebboune-Macron: ce qu’il faut retenir

    France, Algérie, Emmanuel Macron, Abdelmadjid Tebboune,

    Le Président français a achevé sa visite en Algérie hier samedi avec la signature d’un nouveau «partenariat renouvelé» et la promesse d’un nouveau départ des relations algéro-française. Le Président de la république, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé à la fin de la visite dans un point de presse qualifiant la visite de « très réussie »

    Abdelmadjid Tebboune : «Une visite très réussie qui a remis beaucoup de choses à leur place»

    Intervenant lors d’une conférence de presse commune au salon d’honneur de l’aéroport Houari-Boumediene, juste avant le retour de la délégation française conduite par le président français Emmanuel Macron, le président Abdelmadjid Tebboune dira : «Avec le président Macron, il nous a paru nécessaire d’exprimer, nous-mêmes, les résultats de cette visite excellente, nécessaire et utile pour la relation entre nos deux pays. Je pense que c’est une visite très réussie qui a remis beaucoup de choses à leur place et qui a permis un rapprochement qui n’aurait pas été possible s’il n’y avait pas la personnalité même du président Macron. Et je le remercie de cette visite», référence faite à certains lobbys dénoncés déjà par Tebboune, qui font tout pour torpiller les efforts de nos deux nations à avancer et aller de l’avant.

    «La commission sera composée d’historiens, presque apolitique»

    Sur la question de l’histoire et la mémoire, le président Tebboune annoncera : «Nous nous sommes mis d’accord sur la mise en place d’une commission d’historiens, presque dépolitisée, pour traiter de la mémoire selon l’histoire, et non pas sur le plan politique. Je pense que la commission pourrait être installée dans les 15-20 jours qui suivent. Sur le temps qui leur est imparti, nous avons parlé d’une année, moins peut-être, si le travail est terminé avant, ou plus si le travail le demande, et ce sera tant mieux car les bonnes choses prennent du temps.»

    «L’Algérie défendra toujours l’Afrique»

    Sur les actions communes, il ajoutera : «Nous nous sommes entendus sur l’avenir qui nous concerne tous les deux, la France en tant que première puissance européenne au sein du Conseil de sécurité et membre très influent, et l’Algérie en tant que l’une des premières puissances africaines. Nous allons agir ensemble dans beaucoup de domaines, en dehors de l’Algérie et de la France, dans l’intérêt de l’Afrique que nous défendons toujours, et dont la France est assez proche. Je pense que ce rapprochement va nous permettre d’aller très très loin.»

    «Une première qui augure d’actions communes»

    Le président algérien ne manquera pas de mettre en relief l’implication des responsables sécuritaires dans cette visite en relevant : «Et vous aurez noté, du moins pour la presse algérienne, que c’est la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie qu’une réunion s’est faite avec la présence des deux présidents et de tous les services de sécurité, y compris l’armée des deux côtés. Cela augure d’une action commune dans l’intérêt de notre environnement géopolitique.»

    Emmanuel Macron : «Beaucoup reste à faire»

    «Nous avons passé quelques jours forts et émouvants, et nous avons construit les fondements de ce qui est à venir. Nous avons complété les dispositifs déjà existants par un haut conseil que nous tiendrons, l’un et l’autre, et nous allons suivre la relation et son évolution. Nous avons tenu, hier (NDLR : vendredi), et pour la première fois, une réunion des chefs d’état-major et des directeurs compétents sur les questions de sécurité et les questions militaires qui étaient extrêmement importantes pour nos deux pays, pour la coopération à la fois régionale et mondiale, et nous avons, à travers cette déclaration, jeté les bases sur plusieurs questions de coopération nouvelle», dira d’emblée Macron.

    «Ouvrir les archives et traiter les sujets sensibles»

    Sur la question mémorielle, le président français dira : «Sur les questions de mémoire ô combien importantes, nous avons décidé, pour la première fois aussi, de mandater ensemble des historiens, d’ouvrir les archives et traiter tous les sujets sensibles de part et d’autre. Nous en tirerons les conséquences sur la base d’un travail scientifique. Nous avons aussi décidé, sur le plan économique, technologique, de l’innovation, de l’énergie, de la culture, du sport et de tant d’autres sujets, de bâtir ce nouveau partenariat pour la jeunesse, et de le faire avec plusieurs sujets qui sont nommément spécifiés dans cette déclaration commune.»

    «Permettre à nos compatriotes de pouvoir circuler plus facilement»

    «Sur les sujets de mobilité, si sensibles, tant de nos binationaux, de nos diasporas et de nos compatriotes de part et d’autre de la Méditerranée, je crois que nous avons clarifié les sujets, avec la volonté partagée de traiter les questions de sécurité et de lutter contre tous les trafiquants, et en même temps de permettre à tous ceux et celles qui ont une activité, un cœur, des envies et des ambitions des deux rives de pouvoir circuler plus facilement. Maintenant, ce qu’il nous reste à faire est plus sérieux, et nous nous sommes dit, avec Monsieur le président, que c’est que ce nous allons scander les prochains mois, d’abord dans les prochaines semaines avec une réunion des premiers ministres et des membres du gouvernement qui se tiendra ici même en Algérie, puis des visites bilatérales pour scander cet agenda», explique le président français, qui conclut par ces mots : «Nous allons œuvrer, avec toutes celles et tous ceux qui sont présents dans cette salle, à ce que l’intimité se renforce en ayant un dialogue permanent sur tous les sujets, y compris les sujets qui, parfois, nous ont empêchés d’aller de l’avant, notamment ceux de la mémoire et de l’histoire qui revenaient sans cesse. Nous avons un passé commun, il est complexe, douloureux, et il a pu parfois comme empêcher de regarder l’avenir. Nous vivons un moment unique qui, je l’espère, va nous permettre de regarder ce passé avec beaucoup d’humilité, volonté de vérité, mémoire et histoire.»

    B. A.

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