Étiquette : espionnage

  • Laya : « Sanchez et ses ministres étaient mis sur écoute »

    Laya : « Sanchez et ses ministres étaient mis sur écoute »

    Arancha Gonzalez Laya, Espagne, Pedro Sanchez, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, espionnage, Pegasus,

    Malgré les preuves de l’implication du Maroc via le logiciel espion Pegasus dans le piratage des téléphones de responsables espagnols, le gouvernement de Pedro Sanchez, tente d’absoudre le Maroc auquel il a offert le soutien à son plan d’autonomie des territoires espagnols, abandonnant la position de neutralité défendue par l’Espagne depuis son retrait du Sahara occidental. Les faits sont têtus et les révélations de membres de l’ancien gouvernement versent toutes dans l’implication du Maroc dans le piratage des téléphones de certains responsables espagnols durant le pic de la tension entre Madrid et Rabat et le séjour du président sahraoui dans un hôpital ibérique pour des soins.

    Dans sa dernière livraison, le quotidien espagnol « El Périodico de Espana » a repris des révélations de l’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzales Laya, qui avait accusé le Maroc d’espionner son téléphone via le logiciel espion Pegasus. Dans ses déclarations au journal elle a affirmé : « c’est au moment de la crise entre Rabat et Madrid qu’on a découvert qu’un agent extérieur avait volé des informations à Sánchez et à ses ministres. Les dates coïncident avec l’offensive marocaine contre l’Espagne pour les soins de santé du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, et la vague migratoire vers la côte de Ceuta, parrainée par Rabat ».

    L’ancienne ministre a assuré qu’elle a fait l’objet d’espionnage, chose que l’actuel gouvernement espagnol n’a toujours pas voulu admettre. Plus explicite, elle affirmera que des ministres de l’actuel gouvernement avaient fait part de l’intrusion de leurs téléphones par un agent extérieur qui ne pouvait être que le logiciel espion Pegasus, mais par calcul politicien le chef du gouvernement refuse de reconnaître.

    Malgré toutes les preuves qu’elle avait apportées, la porte-parole du gouvernement, Isabel Rodríguez, a justifié mardi le refus du gouvernement de poursuivre les enquêtes sur ces ingérences estimant qu’il n’était pas établi qu’elles soient l’oeuvre du logiciel espion Pegasus. Par ailleurs, selon le quotidien « El Pais », la cheffe de la diplomatie espagnole de l’époque a été informée par les services secrets que son portable avait été attaqué, les techniciens ont confirmé l’intrusion, mais ils n’avaient pas déterminé quel était le programme qui avait provoqué la contamination. Le fait qu’à l’époque il n’a pas été déterminé que c’était avec « Pegasus », n’est pas une preuve de l’innocence du Maroc qui dispose de cette technologie acquise auprès d’Israël.

    Mais les faits ont prouvé par la suite que les services marocains ont bel et bien espionné des responsables étrangers, espagnols, français (même Emmanuel Macron) et de plusieurs autres pays d’Europe et d’Afrique. Cette affaire et malgré toutes les tentatives de l’actuel gouvernement de Madrid de la passer sous silence est revenue aux devants de la scène puisqu’on vient d’apprendre que mardi, le juge du tribunal national José Luis Calama a levé le secret du résumé dans l’affaire d’espionnage et a convoqué le ministre de la Présidence, Félix Bolaños, pour une déposition comme témoin le 5 juillet prochain. C’est dire que malgré les tentatives de Madrid et Rabat de passer outre des révélations qui pourraient assombrir leur lune de miel, les révélations du quotidien, El Périodico de Espana » sont venus rappeler à Pedro Sanchez le chef du gouvernement espagnol qu’il risque de payer très cher l’abandon de la traditionnelle position de neutralité dans le dossier du conflit du Sahara. Affaibli par le refus de certaines formations politiques parmi lesquelles celles qui l’ont porté au pouvoir, il risque de payer sa trahison de position de son pays, par le faite de son nouvel allié le Maroc le son Makhzen.

    Slimane B.

    Le Courrier d’Algérie, 09/06/2022

    #Espagne #PedroSanchez #Arancha_Gonzalez_Laya #Maroc #SaharaOccidental #Algérie

  • Belani : »Le Maroc mène une sale guerre aux pays du voisinage »

    Belani : »Le Maroc mène une sale guerre aux pays du voisinage »

    Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Espagne, Espionnage, Pegasus, terrorisme,

    L’Envoyé spécial chargé de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb, Amar Belani, a indiqué mercredi que le Maroc, qui n’a cure des conventions internationales et des relations interétatiques, souffrait « gravement d’un complexe d’infériorité ».

    « Les rapports confidentiels +classifiés+ du Centre national espagnol des renseignements (CNI) confirment ce que l’on a toujours affirmé », à savoir que le Maroc « n’a cure des conventions internationales et des pratiques vertueuses qui régissent les relations interétatiques », a affirmé le diplomate au ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger dans une déclaration à l’APS. M. Belani souligne que toutes les méthodes immondes utilisées « sans état d’âme » par le régime marocain dans la « sale guerre » qu’il mène aux pays du voisinage, comme l’espionnage avéré à l’aide du logiciel sioniste Pegasus, l’utilisation de la migration massive comme moyen de pression sur l’Espagne, ainsi que les menaces et le soutien politique, financier et logistique aux groupes terroristes, sont des moyens « amoraux ».

    « Les écoutes avérées des communications de dignitaires étrangers par le biais du logiciel espion Pegasus (en Algérie, France, Espagne…), les harcèlements médiatique et judiciaire orchestrés par des officines occultes, rattachées aux services marocains, l’utilisation de la migration massive comme levier de pression politique, les circuits invasifs de trafic de drogue sur une échelle industrielle et les menaces indirectes liées à la possible réactivation de cellules terroristes dormantes dans certains pays européens ainsi que le soutien politique, financier et logistique aux groupes terroristes algériens sont autant de moyens amoraux qu’utilisent, sans état d’âme et avec cynisme, les autorités de ce pays dans la sale guerre qu’elles mènent aux pays du voisinage », a soutenu l’envoyé spécial. « Les dernières déclarations de l’ex-ministre des Affaires étrangères de l’Espagne sont accablantes, à cet égard », a-t-il ajouté.

    Evoquant tous les sévices insupportables infligés aux militants sahraouis, dont Sultana Khaya, qui ont fait l’objet de violences physiques et sexuelles documentées, et pour lesquels il a été épinglé par des ONG internationales, M. Belani a expliqué que le Maroc « se réfugie dans la fuite en avant et dans le déni en accusant ces mêmes ONG de partialité flagrante et en faisant circuler, par son représentant à New York, un véritable torchon fait d’arguties bêtement ressassées qui constituent une insulte à l’intelligence des membres de la communauté internationale ».

    « Ce dernier poussant le ridicule jusqu’à reprocher à la militante sahraouie son refus de coopérer avec le +Conseil national des droits de l’Homme+ qui est, comme chacun le sait, un organe alibi et une feuille de vigne aux mains du colonisateur marocain pour dissimuler ses graves méfaits en matière de violations systématiques des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés », a-t-il dit. Et de poursuivre : « En effet, les derniers rapports internationaux mettent à nu les tentatives désespérées du Makhzen institutionnel de masquer les différentes formes de répression aveugle qui accablent les militants sahraouis innocents ».

    Le responsable a également cité « l’autre élément distinctif du comportement condamnable de ce pays qui est la tendance systématique à dénaturer, falsifier et décontextualiser, de manière biaisée et malhonnête, les propos prêtés aux responsables politiques étrangers sur la question du Sahara occidental comme ce fut le cas lors du +Souk de Marrakech+ ».

    « Les représentants de ces mêmes pays (Turquie, Italie, Roumanie, Pays-Bas, Allemagne…) ont tous tenu à recadrer officiellement la teneur des dépêches mensongères colportées par l’agence de presse officielle marocaine qui a retrouvé sa véritable nature de méga-incubateur de média-mensonges », a-t-il fustigé.

    « Outre le pillage systématique de notre riche patrimoine historique et culturel, ce travail prémédité et planifié de désinformation et de manipulation est orienté dans le cadre d’une division du travail, en mettant à contribution un grand nombre de serfs médiatiques, grassement payés par le gouvernement marocain, pour ternir et souiller l’image de l’Algérie et tenter de porter préjudice à son action internationale, comme c’est présentement le cas à travers la campagne enragée de dénigrement de l’organisation par notre pays des Jeux méditerranéens dans la ville d’Oran », a-t-il constaté. M. Belani a salué à cette occasion « la réaction patriotique des Algériens, à travers les réseaux sociaux » qui « vient démontrer, une nouvelle fois, que l’Algérie et son peuple feront échec à toutes les conspirations haineuses ».

    Horizons, 08/06/2022

    #Maroc #Algérie #Espagne #Espionnage #Pegasus #Terrorisme

  • Pedro Sanchez au Congrès : Pum, Pum, Pum

    Pedro Sanchez au Congrès : Pum, Pum, Pum

    Espagne, Pedro Sanchez, Congreso, Sahara Occidental, Maroc, Algérie, espionnage, Pegasus, Ceuta,

    La session plénière du Congrès au cours de laquelle le président du gouvernement a expliqué (?) le changement de position de l’Espagne concernant le conflit dans l’ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, et au cours de laquelle il a rendu compte du dernier sommet de l’Union européenne sur les sanctions contre la Russie pour la guerre de Poutine, où des questions telles que le prochain sommet de l’OTAN qui se tiendra à Madrid ont également été abordées, ainsi que la demande de fonds supplémentaires par le ministre de la Défense, sont devenues un nouveau pim, pam, pum, contre Pedro Sánchez, qui une fois de plus a été laissé tranquille parce que ni l’opposition de droite, ni ses partenaires de gouvernement et d’investiture ne lui ont donné de l’arnica, alors que tout le monde considère qu’il a trahi le peuple sahraoui, et d’autres que sa politique favorise le complexe industriel-militaire.

    Sánchez a réitéré les arguments connus depuis que l’accord avec le Maroc était connu, mais n’a pas expliqué les raisons pour lesquelles il a changé sa position politique tenue pendant plus de quarante ans, qui avait le soutien de la majorité des forces parlementaires et du peuple espagnol qui a soutenu la cause sahraouie.

    Trois mois après l’accord entre le gouvernement et le Maroc, qui a été précédé d’actions unilatérales du Maroc, de la pression migratoire, de l’ invasion de Ceuta et de l’espionnage présumé des services secrets marocains via Pegasus, les causes profondes restent inconnues qui ont conduit Sánchez à plaire au pays alaouite, dont certains porte-parole ont exprimé leur méfiance quant au respect des engagements pris, dont aucun résultat n’a encore été constaté, en plus d’avoir empoisonné les relations avec l’Algérie.

    La porte-parole du PP, Cuca Gamarra, a critiqué Sánchez que son changement de position concernant le Sahara n’avait pas le soutien du Congrès. Mais il n’a pas précisé non plus si, lorsqu’ils atteindront le gouvernement, ils reviendront au statu quo précédent. Le président du PP, Alberto Núñez Feijóo, n’a rien dit au Premier ministre marocain, Aziz Ajanuch, lorsqu’il l’a rencontré à Rotterdam, si ce n’est qu’il entretiendra une relation de loyauté avec son pays.

    Les partis d’opposition de droite ont insisté sur la contradiction que la moitié du gouvernement, celle correspondant à Unidas Podemos, maintienne des positions anti-atlantistes face à l’engagement du PSOE auprès de l’OTAN en tant que garant de la sécurité et de la défense européennes, et les conséquences que ces écarts peuvent avoir pour le prestige du pays et le succès du sommet de Madrid.

    Les membres et partenaires de la coalition n’ont ménagé aucun reproche à Pedro Sánchez pour la rupture de la neutralité de l’Espagne vis-à-vis du Sahara, et pour l’augmentation prévue des dépenses militaires qui devraient être soustraites des dépenses sociales. Hormis chez le porte-parole parlementaire socialiste, le Premier ministre n’a pas trouvé un mot d’encouragement ou de soutien à sa politique de sécurité et de défense. Pas économiquement.

    El Correo gallego, 09/06/2022

    #Espagne #PedroSanchez #SaharaOccidental #Maroc #Algérie

  • Le Maroc souffre « gravement d’un complexe d’infériorité »

    Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Espagne, Centre national espagnol des renseignements, CNI, espionnage, Pegasus, chantage à la migration,

    ALGER – L’Envoyé spécial chargé de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb, Amar Belani, a indiqué mercredi que le Maroc, qui n’a cure des conventions internationales et des relations interétatiques, souffrait « gravement d’un complexe d’infériorité ».

    « Les rapports confidentiels +classifiés+ du Centre national espagnol des renseignements (CNI) confirment ce que l’on a toujours affirmé », à savoir que le Maroc « n’a cure des conventions internationales et des pratiques vertueuses qui régissent les relations interétatiques », a affirmé le diplomate au ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger dans une déclaration à l’APS.

    M. Belani souligne que toutes les méthodes immondes utilisées « sans état d’âme » par le régime marocain dans la « sale guerre » qu’il mène aux pays du voisinage, comme l’espionnage avéré à l’aide du logiciel sioniste Pegasus, l’utilisation de la migration massive comme moyen de pression sur l’Espagne, ainsi que les menaces et le soutien politique, financier et logistique aux groupes terroristes, sont des moyens « amoraux ».

    « Les écoutes avérées des communications de dignitaires étrangers par le biais du logiciel espion Pegasus (en Algérie, France, Espagne…), les harcèlements médiatique et judiciaire orchestrés par des officines occultes, rattachées aux services marocains, l’utilisation de la migration massive comme levier de pression politique, les circuits invasifs de trafic de drogue sur une échelle industrielle et les menaces indirectes liées à la possible réactivation de cellules terroristes dormantes dans certains pays européens ainsi que le soutien politique, financier et logistique aux groupes terroristes algériens sont autant de moyens amoraux qu’utilisent, sans état d’âme et avec cynisme, les autorités de ce pays dans la sale guerre qu’elles mènent aux pays du voisinage », a soutenu l’envoyé spécial.

    « Les dernières déclarations de l’ex-ministre des Affaires étrangères de l’Espagne sont accablantes, à cet égard », a-t-il ajouté.

    Evoquant tous les sévices insupportables infligés aux militants sahraouis, dont Sultana Khaya, qui ont fait l’objet de violences physiques et sexuelles documentées, et pour lesquels il a été épinglé par des ONG internationales, M. Belani a expliqué que le Maroc « se réfugie dans la fuite en avant et dans le déni en accusant ces mêmes ONG de partialité flagrante et en faisant circuler, par son représentant à New York, un véritable torchon fait d’arguties bêtement ressassées qui constituent une insulte à l’intelligence des membres de la communauté internationale ».

    « Ce dernier poussant le ridicule jusqu’à reprocher à la militante sahraouie son refus de coopérer avec le ‘Conseil national des droits de l’Homme’ qui est, comme chacun le sait, un organe alibi et une feuille de vigne aux mains du colonisateur marocain pour dissimuler ses graves méfaits en matière de violations systématiques des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés », a-t-il dit.

    Et de poursuivre: « En effet, les derniers rapports internationaux mettent à nu les tentatives désespérées du Makhzen institutionnel de masquer les différentes formes de répression aveugle qui accablent les militants sahraouis innocents ».

    Le responsable a également cité « l’autre élément distinctif du comportement condamnable de ce pays qui est la tendance systématique à dénaturer, falsifier et décontextualiser, de manière biaisée et malhonnête, les propos prêtés aux responsables politiques étrangers sur la question du Sahara occidental comme ce fut le cas lors du ‘Souk de Marrakech’ ».

    « Les représentants de ces mêmes pays (Turquie, Italie, Roumanie, Pays-Bas, Allemagne…) ont tous tenu à recadrer officiellement la teneur des dépêches mensongères colportées par l’agence de presse officielle marocaine qui a retrouvé sa véritable nature de méga-incubateur de média-mensonges », a-t-il fustigé.

    « Outre le pillage systématique de notre riche patrimoine historique et culturel, ce travail prémédité et planifié de désinformation et de manipulation est orienté dans le cadre d’une division du travail, en mettant à contribution un grand nombre de serfs médiatiques, grassement payés par le gouvernement marocain, pour ternir et souiller l’image de l’Algérie et tenter de porter préjudice à son action internationale, comme c’est présentement le cas à travers la campagne enragée de dénigrement de l’organisation par notre pays des Jeux méditerranéens dans la ville d’Oran », a-t-il constaté.

    M. Belani a salué à cette occasion « la réaction patriotique des Algériens, à travers les réseaux sociaux » qui « vient démontrer, une nouvelle fois, que l’Algérie et son peuple feront échec à toutes les conspirations haineuses ».

    APS

    #Maroc #Espagne #Algérie #SaharaOccidental #Espionnage #Pegasus

  • Un juge veut interroger le chef du groupe qui a créé Pegasus

    Un juge veut interroger le chef du groupe qui a créé Pegasus

    Espagne, Pegasus, NSO Group, Israël, espionnage, Pedro Sanchez, Margarita Robles,

    Le juge chargé d’enquêter sur l’espionnage du président et de plusieurs membres du gouvernement espagnol a demandé à se rendre en Israël pour recueillir la déposition du directeur général de la société NSO Group, qui a créé le logiciel Pegasus, a indiqué mardi un tribunal de grande instance.

    Ce magistrat de l’Audiencia Nacional – qui est la juridiction chargée des affaires d’importance nationale ou internationale – a convoqué le ministre Félix Bolaños, très proche du président du gouvernement, Pedro Sánchez, pour qu’il témoigne le 5 juillet dans le cadre de son enquête sur cette affaire très sensible.

    « Le magistrat a accepté de prolonger la commission rogatoire envoyée en Israël afin qu’une commission judiciaire dirigée par lui puisse se rendre dans ce pays pour prendre à témoin le PDG de la société qui commercialise le programme Pegasus », a indiqué l’Audiencia Nacional.

    Ce type de demande doit toutefois être approuvé par les autorités israéliennes, ce qui peut prendre des mois.

    Jusqu’à présent, la commission rogatoire a seulement demandé des informations à l’ONS « sur différents aspects de cet outil logiciel ».

    « NSO opère dans un cadre juridique strict et est confiant que ce sera la conclusion de toute enquête gouvernementale », a déclaré à l’AFP un porte-parole de NSO.

    Pegasus – qui peut accéder aux données ou aux services de messagerie d’un téléphone mobile, et même activer ses caméras et ses microphones – et NSO ont fait l’objet d’allégations d’espionnage ces dernières années.

    Le juge José Luis Calama a ouvert son enquête à la suite d’une plainte du gouvernement espagnol le 2 mai, lorsqu’il a révélé que les téléphones du président et de la ministre de la défense Margarita Robles avaient été espionnés avec Pegasus.

    L’exécutif, qui a ensuite inclus le téléphone portable du ministre de l’intérieur parmi les appareils touchés, a affirmé qu’il s’agissait d’une « attaque externe », mais qu’il ne savait pas qui en était l’auteur.

    Plusieurs médias espagnols ont ensuite pointé du doigt le Maroc, qui traversait une crise diplomatique complexe avec l’Espagne au moment de l’incident.

    Dans son communiqué, l’Audiencia Nacional a également indiqué que le juge avait déjà entendu le témoignage de l’ancien chef des services de renseignement espagnols (CNI), Paz Esteban, qui a été licencié le 10 mai à la suite de la controverse.

    Le scandale a explosé le 18 avril, lorsque Citizen Lab, un projet de cybersécurité de l’Université de Toronto, a publié un rapport identifiant plus de 60 partisans indépendantistes dont les téléphones portables avaient été attaqués entre 2017 et 2020 avec le logiciel israélien.

    Peu après, le gouvernement a reconnu que M. Sánchez et le ministre Robles avaient été espionnés en mai et juin 2021 dans le cadre de ce programme.

    Metro libre, 07 juin 2022

    #Espagne #Pegasus #NSOGroup #Espionnage #PedroSanchez

  • Espionnage via Pegasus : Le Maroc a procédé à des « écoutes »

    Espionnage via Pegasus : Le Maroc a procédé à des « écoutes »

    Espionnage, Maroc, Espionnage, Pegasus, Arancha Gonzalez Laya,

    Une ex-ministre espagnole des Affaires étrangères a indiqué hier que le Maroc avait procédé à des « écoutes » l’an dernier durant la crise diplomatique avec Madrid, provoquée par l’accueil en Espagne du Président sahraoui, Brahim Ghali, pour raisons médicales. « Tout a été utilisé pour couvrir de boue cette aide humanitaire » envers Brahim Ghali, a déclaré Arancha Gonzalez Laya qui a quitté le gouvernement lors d’un remaniement en juillet 2021, dans un entretien publié par le quotidien El Periodico de Espana.

    « Et quand je dis tout, c’est tout : des écoutes, des plaintes, des campagnes, et notamment des campagnes de presse », a-t-elle ajoutés. Le gouvernement de gauche espagnol a assuré que ces piratages au moyen du logiciel de l’entité sioniste Pegasus étaient une « attaque externe », et nombre de médias espagnols ont évoqué l’implication de Rabat.

    L’arrivée en Espagne en avril 2021, de Brahim Ghali pour y être soigné du Covid-19 avait provoqué une grave crise diplomatique avec Rabat. Arancha Gonzalez Laya avait indiqué en 2021 que l’hospitalisation en Espagne du président sahraoui était « un geste envers une personne qui était dans un état de santé critique ». Pegasus permet, une fois installé sur un portable, d’accéder aux messageries, aux données ou d’activer l’appareil à distance à des fins de captation de son ou d’image.

  • Le roi du Maroc en France. Réconciliation en vue?

    Le roi du Maroc en France. Réconciliation en vue?

    Maroc, France, Mohammed VI, Emmanuel Macron, Espionnage, Pegasus,

    L’information a été filtrée par un média français connu pour sa proximité avec les autorités marocaines. le roi Mohammed VI se trouve en France depuis mercredi dans le cadre d’une « visite privée ». « C’est la première fois que le monarque se rend dans un pays européen depuis la fin de la crise du Covid-19 », indique la même source. Mais aussi, la première visite après le scandale de l’espionnage, via Pegasus, de plusieurs journalistes et personnalités françaises dont le président français en personne. Depuis, les relations entre les deux pays traversent une période glaciale. Une période similaire à la brouille de 2014 générée par la décision de la justice française de convoquer Abdellatif El Hammouchi, le premier sécuritaire marocain.

    En vue de « sceller la réconciliation franco-marocaine », le souverain marocain s’est rendu dans son château de Betz pour être accueilli le 9 février 2015 par le président François Hollande. Selon certaines sources, le même scénario pourrait se reproduire avec l’arrivée en France du roi du Maroc dans une tentative d’apaiser les tensions originées par l’information relative au hameçonnage du téléphone portable du mandataire de l’Elysée.

    Selon plusieurs sources, le roi du Maroc se trouve en visite à Paris dans une tentative d’apaiser les tensions entre Paris et Rabat suite au scandale d’espionnage dont le président Emmanuel Macron était parmi les victimes ainsi que d’autres hauts responsables français via le logiciel espion israélien Pegasus.

    L’un des numéros du président de la République, qu’il utilise, selon nos informations, régulièrement depuis au moins 2017 et jusqu’à ces derniers jours, figure dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage, indique Le Monde dans un article paru en juillet dernier. « Des numéros de téléphone appartenant à Edouard Philippe, alors premier ministre, ainsi qu’à quatorze autres membres du gouvernement ont également été visés », ajoute-t-il.

    #Maroc #France #MohammedVI #Macron #Espionnage #Pegasus

  • Espionnage: La structure complexe de Pegasus entrave l’enquête

    Espionnage: La structure complexe de Pegasus entrave l’enquête

    Union Européenne, Pegasus, espionnage, logiciels espions, NSO Group,

    Une enquête au sein du Parlement européen s’efforce de déterminer comment fonctionne l’agence israélienne de logiciels d’espionnage NSO Group, a confirmé la documentation partagée par la société avec les membres de la chambre.

    Les législateurs européens ont lancé une commission d’enquête sur l’utilisation de l’instrument d’espionnage intrusif Pegasus, proposé aux autorités internationales par le groupe NSO. L’enquête a révélé des révélations selon lesquelles le logiciel espion est répandu en Europe et a été utilisé contre certains des dirigeants les plus distingués du bloc, dont le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, et des équipes politiques en Espagne, en Pologne et en Hongrie.

    Cependant, les documents partagés avec les membres de la commission d’enquête et vus par POLITICO montrent comment le groupe NSO organise la construction d’une entreprise tentaculaire avec des filiales à consonance obscure dans plusieurs pays d’Europe et du passé.

    Cela nuit aux moyens des législateurs de résoudre le scandale des logiciels espions, ont déclaré plusieurs membres de l’enquête.

    «La structure de propriété derrière NSO semble avoir été établie dans le but de dissimuler les véritables propriétaires et obligations. L’une des premières tâches de la commission d’enquête du Parlement devrait être de démêler les processus décisionnels passés et actuels derrière NSO », a déclaré Moritz Körner, un eurodéputé allemand du groupe libéral Renew Europe.


    NSO Group est composé de plus de 30 filiales et modèles – avec des noms comme CS-Circles Options et Westbridge Applied sciences – à travers Israël, le Luxembourg, Chypre, la Bulgarie, les États-Unis, Hong Kong et le Royaume-Uni, conformément à une construction d’organisation partagée avec députés européens par l’agence de financement Berkley Analysis Group (BRG), qui a repris l’administration du groupe NSO à l’été 2021.

    Le « manque de transparence, les structures d’entreprise compliquées, les sociétés fictives et les actionnaires internationaux » dilue les obligations et rend plus durable la responsabilité des entreprises, a déclaré la politicienne des Verts belges Saskia Bricmont, un autre membre de la commission d’enquête Pegasus.

    Bricmont a ajouté que les gouvernements avaient de plus en plus exploité le marché de la surveillance non publique pour acquérir des instruments de piratage, ce qui a contribué à « des violations des droits fondamentaux et des actes en dehors des cadres autorisés ».

    La construction compliquée du groupe NSO aurait déjà pu bloquer les enquêtes sur l’entreprise.

    En 2019, le groupe de droits numériques Entry Now a écrit aux autorités bulgares et chypriotes pour leur demander si elles avaient accordé des licences d’exportation au groupe NSO après que Novalpina, alors propriétaire de la société, eut dirigé la société exportant depuis ces pays. Les autorités ont répondu que non, mais les nouvelles données sur la construction de l’entreprise soulèvent des questions quant à savoir si elles ont accordé des licences à l’une des nombreuses filiales de NSO à la place.

    Les officiers bulgares et chypriotes n’ont pas répondu aux demandes de POLITICO de préciser si les filiales de l’ONS ont ou non obtenu des licences.

    Un porte-parole du groupe NSO a déclaré que la construction de l’entreprise de l’entreprise est « extrêmement claire » et conforme à toutes les exigences légales et réglementaires.

    Image des conflits internes NSO

    Alors que les régulateurs s’efforcent de maîtriser le fournisseur de logiciels d’espionnage israélien, l’agence elle-même mène une féroce bataille de pouvoir interne.

    Dans les documents d’enquête, les nouveaux propriétaires du groupe NSO, BRG, ont informé les membres du Parlement européen que leurs propres efforts pour analyser et réformer l’agence étaient contrariés par les fondateurs du groupe NSO, Shalev Hulio et Omri Lavie, ainsi que son ancien propriétaire Novalpina.

    Néanmoins, les documents de possession vus par POLITICO indiquent également que BRG est en réalité à la tête du groupe NSO. Il a repris l’administration de Novalpina en juillet 2021 et, à travers elle, du groupe NSO, a rapporté Reuters plus tôt. Les documents de possession ont confirmé qu’il avait pris de nombreux rendez-vous tout au long de la construction de l’entreprise depuis la prise en charge.

    Les fondateurs, les nouveaux propriétaires et les anciens propriétaires se sont maintenant tournés vers les tribunaux nationaux en Europe pour régler leurs différends.

    BRG a déclaré dans les documents qu’il faisait l’objet d’une requête autorisée au Luxembourg et à Londres de l’ex-propriétaire Novalpina alléguant des irrégularités dans sa prise de contrôle du groupe NSO. Il a affirmé que Novalpina cherchait également à reprendre possession de NSO, ce qui pourrait « les remettre une fois de plus avec succès à la tête du groupe NSO et de toute future vente du produit Pegasus », indique une lettre aux députés.

    Un porte-parole de BRG a déclaré que les relations entre les deux parties se sont rompues en novembre, lorsque l’administration du groupe NSO s’est retirée unilatéralement des pourparlers visant à établir une bonne gouvernance d’entreprise.

    Novalpina a décliné la demande de commentaire de POLITICO.

    Individuellement, BRG a également affirmé dans sa correspondance que les fondateurs du groupe NSO – Hulio et Lavie – avaient déposé une requête autorisée au Luxembourg qui renverserait leur gestion du conseil d’administration.

    Le porte-parole du groupe NSO a déclaré: « Les efforts visant à mettre NSO à rude épreuve par le biais des médias avec des allégations infondées et sans fondement continuent d’échouer. »

    Digipatrox, 30 mai 2022

    #Pegasus #Espionnage #UE #NSOGroup #Israël #LogicielsEspions

  • Parlement européen : Réunion de la Commission Pegasus

    Parlement européen : Réunion de la Commission Pegasus

    Parlement européen, Commission Pegasus, espionnage, Israël, Maroc,

    Selon Cornelia Ernst, la commission du Parlement européen chargée d’enquêter sur l’affaire Pegasus a tenu hier une réunion à huit clos.

    Le Commissaire à la Justice et à l’Etat de droit Didier Reynders, en charge de PEGA au sein de la Commission, sera entendu, a écrit Mme Ernst dans un twit posté lundi. « Nous lui poserons la question :
    -Les lois européennes sur le respect de la vie privée n’ont apparemment pas été respectées lors de l’utilisation des logiciels espions Pegasus ou Candiru en Espagne, Pologne, Hongrie.

    -Quelles procédures la Commission a-t-elle engagées jusqu’à présent dans cette affaire?.

    -Quels organismes étrangers précis la Commission a-t-elle contactés concernant les contrôles à l’exportation pour Pegasus & Co ?

    -Quelles sont les nominations qui y ont été faites et qui sont pertinentes pour PEGA ?

    -Il y a eu au moins une réunion de la Commission avec Israël. Dans quel but ?, conclue ? », précise l’eurodéputé allemande dans un twit posté lundi.

    Maroc-France : des relations tendues depuis l’affaire Pegasus

    Les relations entre le Maroc et la France sont restées tendues depuis que cette dernière a accusé Rabat d’avoir espionné à l’aide du logiciel israélien Pegasus plusieurs personnalités françaises dont le président Emmanuel Macron.

    Le parquet français a indiqué avoir ouvert une enquête depuis juillet, après la publication, par le réseau de journalistes Forbidden Stories, des résultats d’une enquête qui a révélé que les téléphones portables de plusieurs responsables en France et dans d’autres pays étaient espionnés. l’aide du logiciel israélien Pegasus, dit Middle East Monitor.

    Le réseau avait directement accusé le Maroc d’avoir espionné avec ce logiciel ces personnalités dont le président Macron, l’ancien Premier ministre, Edouard Philippe, et 14 ministres français. Depuis, les relations entre les deux pays se sont refroidies.

    #ParlementEuropéen #PE #Pegasus #CommissionPegasus #Espionnage #Israël



  • La décision de Sanchez est due au chantage marocain

    La décision de Sanchez est due au chantage marocain

    Maroc, Espagne, Pedro Sanchez, chantage, Pegasus, espionnage,

    Le « chantage réel et permanent » auquel se livre le régime marocain contre l’Espagne est la seule explication au revirement du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, concernant la question du Sahara occidental, a indiqué, samedi, le représentant de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Europe et auprès de de l’Union européenne (UE), Oubi Bouchraya Bachir.

    Dans une interview accordée à la revue Politis éditée par le quotidien national El-Moudjahid, le diplomate sahraoui a indiqué que le changement de position du Premier ministre espagnol qui « demeure incompréhensible jusqu’à ce jour en Espagne, s’explique pourtant très facilement quand on aborde la question sous l’angle du chantage réel et permanent auquel se livre le régime marocain contre l’Espagne ».

    « Quand on examine les relations entre l’Espagne et le Maroc, sous l’angle du chantage réel et permanent auquel se livre le régime marocain contre l’Espagne, la réponse devient non seulement claire, mais évidente », a expliqué M. Bouchraya, faisant observer que « cette nouvelle position de Sanchez « est le prix exigé par le Palais royal du Maroc pour rétablir les relations entre les deux pays, considérablement détériorées depuis l’été 2021 ».

    « Paradoxalement, la trahison de Sanchez a rendu un grand service à la cause sahraouie en Espagne, en la hissant dans l’ordre des priorités politiques espagnoles, en créant le consensus au sein de la classe politique autour du soutien et de la solidarité avec le peuple sahraoui », a-t-il, néanmoins, expliqué.

    « La diplomatie sahraouie observe ces changements positifs et les accompagne afin de défendre au mieux notre combat de libération dans ce pays. C’est le côté positif de cette imprévisible volte-face qui, loin d’être un motif de découragement, anime notre diplomatie et renforce le mouvement solidaire », a-t-il ajouté.

    D’autre part, le diplomate a fait observer que « l’Espagne qui a trahi le peuple sahraoui et les Nations Unies en 1975 en se retirant du territoire (sahraoui) et sans organiser le référendum d’autodétermination comme promis, n’a plus aucune marge d’erreur, de compromis ou de manœuvre, car elle a une responsabilité historique, politique, morale et juridique en tant que puissance administrante du territoire, de jure, encore aujourd’hui ».

    Concernant la position américaine au sujet de la question sahraouie, M. Oubi Bouchraya a estimé que l’administration Biden a adopté une approche complètement différente de celle de Donald Trump qui, en décembre 2020, avait annoncé reconnaître la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en contradiction avec le Droit international et la position traditionnelle de son pays.

    » Avec l’avènement de l’administration Biden, une approche contredisant celle de Trump a été initiée, adoptant des positions qui donnent, au fond, l’impression de l’existence d’une volonté de contourner la parenthèse ouverte par l’ex-président. Au cours de cette année et de l’année dernière, des positions respectables sur le conflit ont été exprimées, tant par le Secrétariat d’Etat et le Pentagone que par le Congrès et le Sénat, qui, nous l’espérons, conduiront à un rétablissement de l’équilibre en annulant officiellement la déclaration de Trump », a souligné M. Bouchraya.

    APS