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  • Pour Macron, un retour à la realpolitik vis-à-vis de l’Afrique

    Tags : France, Afrique, Françafrique, Mali, Sahel, Tchad, Burkina Faso, Guinée Conakry,

    Depuis le début de l’année, le président français se montre très actif sur le front diplomatique africain. La France ne veut plus laisser la propagande russe prospérer et entend pour cela renouer ses liens politiques, économiques et sécuritaires avec ses partenaires.

    Le président du Tchad Mahamat Idriss Déby et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, reçus à l’Élysée respectivement les 6 et 7 février, précédés du président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, le 25 janvier : en ce début d’année 2023, Emmanuel Macron s’active sur le front diplomatique vis-à-vis de l’Afrique. Et ce n’est pas tout : le chef de l’État doit se rendre début mars au Gabon, en République démocratique du Congo (RDC), en Angola et au Congo-Brazzaville.

    « L’ours russe a réveillé le coq gaulois », constate le journaliste et écrivain Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique et co-auteur du livre « Le piège africain de Macron » (Fayard, 2021), en référence à la place prise par la Russie, et en particulier par le groupe paramilitaire Wagner, sur le continent africain.

    « Lors de son premier mandat, à l’exception du Sahel et de la Côte d’Ivoire, Emmanuel Macron voulait éviter le traditionnel pré carré français en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, poursuit Antoine Glaser. Le début de son second mandat est marqué par un réinvestissement dans les pays qu’il avait jusqu’ici un peu boudés. C’est le retour de la realpolitik pour défendre les intérêts français stricto sensu. »

    La première tournée africaine du président français après sa réélection – au Cameroun, au Bénin et en Guinée-Bissau en juillet 2022 – a parfaitement illustré cette volonté. Le Cameroun occupe une place stratégique entre l’océan Atlantique et le Tchad, où sont positionnées les troupes françaises dans la région. Or, Yaoundé a signé un accord de coopération militaire avec la Russie en avril 2022. Y voyant une menace pour les intérêts de la France, Emmanuel Macron n’a cessé de dénoncer, dans les trois pays visités, les agissements de la Russie en Ukraine, l’accusant d’être « l’une des dernières puissances impériales coloniales ».

    « Contrecarrer la propagande russe »

    Le but poursuivi est clair : contrecarrer la propagande russe qui dépeind la France comme une puissance coloniale. En 2017, lors de son premier déplacement en Afrique, Emmanuel Macron avait pourtant misé, dans un discours prononcé à Ouagadougou, sur le « soft power » français. C’est le contraire qui s’est produit. Un sentiment anti-français s’est développé dans plusieurs anciennes colonies, comme au Mali, au Burkina Faso, au Niger ou au Sénégal, entraînant des manifestations et, in fine, le départ des troupes françaises du Mali et du Burkina Faso.

    Le président français est donc désormais à l’offensive. Dans son discours devant les ambassadeurs français réunis à l’Élysée, le 1er septembre 2022, Emmanuel Macron a exhorté les diplomates à être « plus réactifs » face à la propagande hostile à France sur les réseaux sociaux, distillée par un « narratif russe, chinois ou turc » qui prétend que « la France est un pays qui fait de la néo-colonisation et qui installe son armée » sur le sol de pays africains.

    Il s’agit également, pour le chef de l’État français, de redynamiser les liens économiques. Car le constat d’échec est tout aussi frappant dans ce domaine, même si le recul de la France s’est amorcé bien avant l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Les parts de marché des entreprises françaises présentes en Afrique sont ainsi passées de 10,6 % en 2002 à 4,4 % en 2021, quand celles des entreprises de chinoises ont, dans le même temps, bondi de 3,8 % à 18,8 %, selon des chiffres rapportés par le magazine Challenges.

    La France espère toutefois renforcer à l’avenir sa présence dans les secteurs de l’agriculture, de l’automobile, du transport ferroviaire, de la pharmacie, des télécommunications et de la transition énergétique.

    « La France, qui avait une position centrale en Afrique dans la deuxième moitié du XXe siècle, ne s’est pas aperçue au tournant du XXIe siècle que l’Afrique changeait, explique Antoine Glaser. Elle n’a pas vu l’Afrique se mondialiser et a laissé d’autres puissances gagner en influence. »

    « Le ‘en même temps’ n’a pas fonctionné »
    En revenant à une diplomatie africaine plus classique et en misant davantage sur les liens politiques, économiques et sécuritaires, Emmanuel Macron espère rattraper le temps perdu. Au Bénin, en juillet dernier, il parlait ainsi de « partenariat gagnant-gagnant », mettant en avant le soutien de Paris à Porto Novo en matière de sécurité, en particulier pour le renseignement et les équipements.

    « Même si Emmanuel Macron ira au Gabon pour le One Forest Summit, ce voyage sera beaucoup plus géostratégique que ce qui est annoncé, estime Antoine Glaser. Les positions de la France sont affaiblies. Le ‘en même temps’ n’a pas fonctionné. La France veut reprendre sa place, mais ses marges de manœuvre sont très étroites car désormais, les chefs d’État africains ont le monde entier dans leur salle d’attente. »

    D’autant que cette future tournée africaine ne manquera pas de susciter des critiques. Le Gabon et la RD Congo sont en année électorale. Les oppositions aux présidents Ali Bongo et Félix Tshisekedi pourraient accuser Emmanuel Macron de vouloir apporter, par sa visite, un soutien au président sortant dans chacun de ces deux pays. Et ainsi de vouloir raviver la Françafrique.

    France24, 10/02/2023

    #France #Françafrique #Mali #Barkhane #Sahel #Burkina_Faso

  • Qui cherche la rupture définitive entre l’Algérie et la France?

    Tags : Algérie, France, Amira Bouraoui, exfiltration, Tunisie, Maroc,

    La barbouzerie française ne cache plus son jeu. Elle s’affiche au grand jour. Elle est sur le point d’atteindre son objectif qui est d’arriver au point de non-retour dans les relations algéro-françaises.
    Voilà qu’une femme exfiltrée vers la France, qui n’est ni journaliste, ni militante, et qui n’est rien du tout, et 48 heures après, on lui offre les plateaux et on l’invite à s’exprimer sur des chaines de TV publiques.

    Ceci est la preuve que les services français ont sonné la mobilisation générale de leur «khabardji» dont l’objectif recherché est désormais clair.

    Que ces gens-là sachent que si la France envisage qu’elle peut refaire, en 2023, un scénario comme la baie des cochons, alors là ils se sont complètement trompés d’adresse.

    Tout le monde sait qu’au niveau de la DGSE française, il y a une feuille de route pour mettre à mal la relation algéro-française.

    Cette feuille de route, qui est exécutée par les barbouzes et les «khabardji» et certains responsables au niveau de la DGSE, du quai d’Orsay et certains conseillers franco-algériens qui ne cachent pas leur amour et leur vénération pour le makhzen.

    Il est désolant que tout ce qui a été construit entre les Présidents Tebboune et Macron pour ouvrir une nouvelle page entre les deux pays, tombe en ruine et la rupture ne semble pas loin.

    Ahmed Bensaâda «le modus operandi n’est pas du tout anodin»

    L’analyste et expert dans les questions géopolitiques Ahmed Bensaâda a indiqué jeudi à Alger que l’exfiltration de la dénommée Amira Bouraoui vers la France depuis la Tunisie affirme «le modus operandi de cette exfiltration n’est pas du tout anodin».

    Intervenant sur les ondes de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Bensaâda, a précisé que «le financement de certains médias comme Radio M par le Quai d’Orsay n’est plus à démontrer», en rappelant que la dénommée Amira Bouraoui qui n’a absolument rien n’avoir avec la profession de journaliste, «était restée à la barre de Radio M même après la fermeture de ce pseudo média en contribuant dans des émissions très biaisées sur l’Algérie». Bensaâda a fait savoir que «le modus operandi de cette exfiltration n’est pas du tout anodin (..) Il a certainement fait intervenir les autorités françaises au plus haut niveau».

    Bouslimani: présenter la dénommée Amira Bouraoui comme «journaliste» est une fausse allégation

    Le ministre de la Communication, M. Mohamed Bouslimani, a réfuté, mercredi, tout lien entre la dénommée Amira Bouraoui et la profession de journaliste, affirmant que la présenter comme «journaliste» était une fausse allégation.

    Dans une déclaration à l’APS, le ministre de la Communication a précisé que la dénommée Amira Bouraoui, qui est poursuivie dans une affaire de droit commun, n’a absolument aucun lien avec la profession de journaliste, s’étonnant de la fausse allégation la présentant comme «journaliste», dans le sillage des réactions autour de l’exfiltration clandestine et illégale de cette ressortissante algérienne de la Tunisie vers la France.

    Hacene Kacimi : L’exfiltration clandestine de Bouraoui vers la France a été organisée par des «réseaux subversifs à la solde de l’étranger»

    L’exfiltration clandestine et illégale de la ressortissante algérienne Amira Bouraoui de la Tunisie vers la France a été organisée par des réseaux subversifs à la solde de l’étranger, a indiqué jeudi l’expert en questions géopolitiques, Hacene Kacimi, estimant que cela relevait d’une «affaire scandaleuse» qui remet en cause les règles et usages des relations internationales.

    S’exprimant sur les ondes de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, M. Kacimi a indiqué que «ce sont des réseaux subversifs à la solde de l’étranger qui ont organisé la fuite d’Amira Bouraoui de manière illégale», précisant que cet acte vise à «mettre en échec les procédures judiciaires qui sont en cours au niveau de la justice algérienne».

    Il a soutenu que «l’exfiltration de cette ressortissante algérienne à partir de la Tunisie vers la France a été effectuée dans des conditions qui restent toujours à clarifier», ajoutant que cela «implique et prouve qu’elle a également été aidée et financée à partir d’Alger».

    «C’est une affaire scandaleuse qui remet en cause les règles et usages des relations internationales», a souligné M. Kacimi, estimant que «nous sommes en présence d’une véritable légion étrangère qui est en train d’agir pour le compte d’un Etat étranger».

    Pour cet expert, «le statut de réfugiée, accordé de manière complaisante à Amira Bouraoui par la France, relève de l’hostilité», expliquant que «lorsque l’on soutient des personnages ayant fui l’Algérie de manière illégale et se sont installés sur le territoire français et à qui l’on a accordé le statut de réfugié de manière complaisante, ceci relève de l’hostilité».

    Dans ce sillage, M. Kacimi a mentionné «le retour des hostilités colonialistes à l’encontre de l’Algérie, faisant observer qu’il y a «des lobbys de colons qui croient encore en le retour de l’Algérie française».

    «Ces lobbys n’ont pas compris que l’Algérie actuelle n’est pas celle des années 1980 ou 1990 où il y avait des colons de la légion étrangère qui ont infiltré nos institutions et ont durement travaillé pour nous affaiblir», a-t-il soutenu.

    Pour rappel, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a ordonné le rappel en consultations de l’ambassadeur d’Algérie en France, Saïd Moussi, avec effet immédiat, avait indiqué mercredi un communiqué de la présidence de la République.

    Le ministre de la Communication, M. Mohamed Bouslimani, a réfuté, pour sa part, tout lien entre Amira Bouraoui et la profession de journaliste, affirmant que la présenter comme «journaliste» était une fausse allégation.

    Le MOUDAF condamne l’exfiltration illégale d’une ressortissante algérienne par la France
    Le Mouvement dynamique de la communauté algérienne établie en France (MOUDAF) a condamné jeudi, l’exfiltration illégale par la France d’une ressortissante algérienne dont la présence physique sur le territoire national est prescrite par la justice algérienne, soulignant que la tenue de propos «offensant les règles de la République» ne peut être dédouanée par un pays tiers au détriment de la souveraineté de l’Algérie.

    Cette ressortissante, «eu égard à ses propos offensant les règles de la République, ne peut être dédouanée par un pays tiers au détriment de la souveraineté algérienne», a écrit le secrétaire général du MOUDAF, Nasser Khabat, dans une contribution, rappelant que l’Algérie compte parmi les pays profondément attachés à «la souveraineté et aux principes de non ingérence».

    «La citoyenneté ne peut devenir un passe-droit ou un alibi permettant l’offense aux valeurs de la République», a-t-il insisté, notant que «l’appartenance à un pays en ouvre les droits de jouissance mais impose le devoir de respect des règles de bonne gouvernance».

    Pour rappel, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a ordonné mercredi le rappel en consultations de l’ambassadeur d’Algérie en France, Saïd Moussi, avec effet immédiat.

    Cette décision intervient après la publication d’une note officielle par le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger dans laquelle il a exprimé la condamnation ferme de l’Algérie suite à la violation de la souveraineté nationale par des personnels diplomatiques, consulaires et de sécurité relevant de l’Etat français qui ont participé à une opération clandestine et illégale d’exfiltration d’une ressortissante algérienne dont la présence physique sur le territoire national est prescrite par la justice algérienne.

    Ouest Tribune, 10/02/2023

    #Algérie #France #Amira_Bouraoui #Tunisie

  • Exfiltration de Bouraoui, Saïed critiqué en Tunisie

    Tags : Tunisie, Algérie, France, Amira Bouraoui,

    Les partis d’opposition en Tunisie ont critiqué le président Kais Saied après que la presse française a confirmé qu’il avait accordé à la militante algérienne Amira Bouraoui l’autorisation de voyager après des pressions de Paris.

    Le nouveau ministre tunisien des Affaires étrangères Nabil Ammar a passé un appel urgent à son homologue algérien Ramtane Lamamra pour tenter d’éviter une querelle diplomatique après que le journal français Le Monde a confirmé que Bouraoui avait d’abord été transféré dans un lieu sûr à l’ambassade de France à Tunis avant que l’ambassade n’obtienne l’autorisation. de Saied pour lui permettre de voyager en France au lieu de la déporter en Algérie.

    Abdelwahab Elhani, chef du parti Al Majd, a écrit : « Une autre crise diplomatique avec l’Algérie est apparue en raison du limogeage d’Othman Jerandi et d’une forte protestation officielle algérienne contre la France à propos de l’évacuation (secrète et illégale) d’un militant des droits de l’homme qui était présent en Tunisie et a été passée clandestinement par l’ambassade de France pour éviter de la livrer à l’Algérie.

    « Les autorités des mesures exceptionnelles en Tunisie ont préféré satisfaire la France lorsqu’elles ont permis à ses employés de procéder à ‘l’évacuation secrète et illégale’ », selon la partie algérienne, et satisfaire ensuite Alger en limogeant le ministre et en le présentant comme un bouc émissaire, a ajouté Elhani.

    « Matin et soir, Kais Saied se vante de la souveraineté nationale et accuse tous ceux qui ne sont pas d’accord avec son opinion et sa position de trahison. Alors qu’il a été le premier à trahir le voisin le plus proche lorsqu’il s’est coordonné par malveillance avec les services de sécurité d’un État étranger et reçoit des instructions d’un colonel du renseignement pour livrer un citoyen algérien affilié à ces services », a déclaré Rafik Abdessalem, ancien ministre et leader du mouvement Ennahda.

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    #Algérie #Tunisie #France #Amira_Bouraoui

  • Qu’ont réalisé les forces françaises au Sahel ?

    Qu’ont réalisé les forces françaises au Sahel ?

    Tags : France, Barkhane, Mali, Sahel, Burkina Faso, lutte antiterroriste,

    Les premiers succès ayant arrêté les djihadistes ont été suivis d’années d’échecs sanglants.

    l’armée française n’est pas étrangère au Sahel. La France a colonisé une grande partie de la bande semi-aride au sud du Sahara au XIXe siècle et, en 2013, les soldats du pays sont revenus. Alors que les séparatistes et les djihadistes armés du nord prenaient le contrôle de pans entiers du Mali et se dirigeaient vers Bamako, la capitale, le gouvernement malien a demandé de l’aide. Les avions de combat français ont plongé et stoppé l’avancée des djihadistes. Peu de temps après, François Hollande, alors président français, a triomphalement parcouru les rues de la ville nouvellement libérée de Tombouctou alors que les habitants dansaient et agitaient le drapeau tricolore .

    L’armée française n’est pas étrangère au Sahel. La France a colonisé une grande partie de la bande semi-aride au sud du Sahara au 19e siècle, et en 2013, les soldats du pays sont revenus. Alors que les séparatistes armés du nord et les djihadistes s’emparaient de pans entiers du Mali et déferlaient vers Bamako, la capitale, le gouvernement malien a demandé de l’aide. Des avions de guerre français ont fait irruption et ont arrêté l’avancée des djihadistes. Peu après, François Hollande, alors président de la République française, a parcouru triomphalement les rues de la ville de Tombouctou nouvellement libérée, tandis que les habitants dansaient et brandissaient le tricolore.

    La France a transformé cette intervention en un effort de lutte contre le terrorisme appelé « Opération Barkhane ». L’objectif était d’empêcher les djihadistes du Burkina Faso, du Tchad, du Mali et du Niger de se regrouper dans des zones reculées, d’où ils pourraient lancer des attaques en Afrique de l’Ouest et, ajoutent parfois les responsables français, peut-être même en Europe. L’opération Barkhane a débuté avec quelque 3 000 soldats appuyés par six avions de combat et 20 hélicoptères, entre autres véhicules de soutien, opérant à partir de bases permanentes au Tchad, au Mali et au Niger. Plus tard, le gouvernement français a parlé de la nécessité du développement économique et d’un « retour de l’État » ; en pratique, l’armée a dominé. Barkhane n’a cessé de croître. En 2020, un président frustré, Emmanuel Macron, a demandé aux dirigeants régionaux s’ils voulaient que les forces françaises soient présentes sur place. Lorsqu’ils ont répondu par l’affirmative, il a augmenté le nombre de troupes françaises de 4 500 à 5 100.

    Ceux-ci sont soutenus par un millier de soldats et de drones américains. Environ 15 000 casques bleus des Nations unies patrouillent également au Mali. La France, qui se méfie des perceptions de néocolonialisme, travaille avec les armées régionales (qui ont subi de lourdes pertes) et a essayé d’ »européaniser » l’effort. L’Union européenne a lancé un programme de formation de l’armée malienne et les alliés de la France, dont la République tchèque et l’Estonie, ont envoyé des centaines de commandos dans le cadre d’une mission de forces spéciales appelée Takuba.

    Pourtant, les groupes djihadistes, qui profitent de la colère locale face aux massacres perpétrés par les armées nationales, se sont métastasés et renforcés. L’un d’eux, Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin, est vaguement affilié à Al-Qaïda. En 2016, un nouveau groupe, l’État islamique dans le Grand Sahara, qui a prêté allégeance à l’État islamique, a commencé à lancer des attaques.

    La France s’est souvent vantée d’avoir tué des djihadistes, y compris des chefs de haut rang. Pourtant, ces scalps n’ont pas arrêté leur progression sanglante. En 2016, environ 800 personnes sont mortes dans le conflit ; en 2020, plus de 6 000 ont été tuées (voir graphique). Le nombre de personnes contraintes de quitter leur foyer au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger a bondi d’environ un demi-million en 2016 à environ 3,5 millions aujourd’hui. Les djihadistes se sont étendus du nord au centre du Mali, au Niger et à des pans entiers du Burkina Faso. Désormais, ils menacent également des États côtiers comme le Bénin et la Côte d’Ivoire. La violence a encore déstabilisé la politique dans la région, où les gouvernements ont longtemps échoué à fournir des services de base, sans parler de la sécurité, dans les zones reculées. Au Mali, en août 2020, des soldats ont renversé le gouvernement élu et, après avoir installé quelques personnalités civiles au sein de leur gouvernement, la junte les a rapidement arrêtées lors d’un second coup d’État en mai 2021. En janvier 2022, les soldats du Burkina Faso ont fait de même. Tous deux ont affirmé que leurs actions étaient nécessaires pour mieux combattre les djihadistes.

    À mesure que la sécurité s’est détériorée, la popularité de la France s’est effondrée. En 2021, seul un tiers des Maliens étaient satisfaits, de quelque manière que ce soit, de l’opération Barkhane. Parmi les personnes mécontentes, 45 % pensaient que les Français étaient de mèche avec les terroristes et les séparatistes. La colère populaire contre les soldats français, encouragée par les campagnes russes sur les réseaux sociaux, a fait d’eux une cible utile pour la junte malienne. Après que M. Macron a annoncé en juillet 2021 que la France souhaitait réduire de moitié le nombre de ses troupes dans la région, le Mali a réagi en faisant appel au Groupe Wagner, des mercenaires russes dont le bilan en matière de droits de l’homme est épouvantable, pour un coût estimé à 10 millions de dollars par mois. La junte a récemment expulsé une centaine de soldats des forces spéciales danoises, sous prétexte qu’aucun accord n’avait été conclu pour leur déploiement. Peu après, elle a également expulsé l’ambassadeur français.

    Plutôt que de brandir le tricolore, certains Maliens et Burkinabés le brûlent désormais. Au Mali, des manifestants ont récemment mis le feu à des découpages en carton de M. Macron. Cette semaine, le président français et d’autres personnalités européennes rencontreront leurs homologues du Sahel (bien que les dirigeants en uniforme du Burkina Faso et du Mali brillent par leur absence) afin d’envisager un éventuel retrait du Mali et la suite des opérations dans la région. Un point de départ honnête serait d’admettre que, bien que la France ait empêché Bamako de tomber en 2013, elle n’a pas réussi à contenir une insurrection croissante et a perdu la bataille pour les cœurs et les esprits.

    The Economist, 14/02/2023

    #France #Barkhane #Mali #Sahel #Burkina_Faso

  • L’Algérie indignée par l’évasion française d’un militante recherchée

    Tags : France, Algérie, Amira Bouraoui, Tunisie,

    Amira Bouraoui, l’une des principales dirigeantes des manifestations de masse de 2019 qui ont fait tomber le président algérien, s’est enfuie en France, déclenchant une querelle diplomatique.

    Médecin de formation, le journaliste et militant s’est vu interdire de quitter l’Algérie dans l’attente d’un procès en appel mais n’a pas été en détention.

    Titulaire d’un passeport français, elle se serait rendue illégalement en Tunisie puis en France avec une aide diplomatique.

    L’Algérie a rappelé son ambassadeur à Paris pour cette affaire.

    Le ministère algérien des Affaires étrangères a accusé des diplomates français et d’autres personnels d’avoir participé « à l’évacuation illégale et secrète d’un ressortissant algérien ».

    Il a déclaré que l’incident était inacceptable et avait causé de graves dommages aux relations entre l’Algérie et la France, qui s’étaient récemment réchauffées après des décennies d’animosité.

    Bouraoui avait été condamné en 2021 à deux ans de prison pour « offense à l’islam » et insulte au président, mais faisait appel de la décision. Elle avait passé 11 jours en prison lorsque l’affaire a été portée devant le tribunal.

    Plus tôt cette semaine, elle a été arrêtée en Tunisie alors qu’elle tentait de prendre l’avion et a fait face à une audience d’extradition où un juge l’a libérée.

    Plus tard, elle a pu monter à bord d’un avion pour la France, où l’on rapporte qu’elle voulait aller rendre visite à son fils.

    Ni les gouvernements français ni tunisien ne se sont prononcés sur la question.

    L’Algérie a obtenu son indépendance de la France en 1962 après une guerre sanglante de sept ans, qui a mis fin à plus d’un siècle de domination coloniale.

    Les relations s’étaient en partie améliorées parce que la France cherchait de nouveaux fournisseurs de gaz alors que les pays européens boycottaient la Russie.

    Bouraoui était l’un des principaux dirigeants du mouvement antigouvernemental Hirak, qui a conduit le dirigeant de longue date Abdelaziz Bouteflika à démissionner en 2019.

    Son père Mohamed Saleh Bouraoui était un cardiologue bien connu et ancien officier supérieur de l’armée, qui dirigeait autrefois un hôpital militaire dans la capitale, Alger.

    Après le départ de M. Bouteflika, les protestations se sont poursuivies contre l’élite militaire, qui, selon les critiques, détient beaucoup de pouvoir dans la nation nord-africaine.

    Au cours des dernières années, les autorités algériennes ont renforcé la répression de la liberté d’expression, bloquant des sites Web et emprisonnant des journalistes.

    La station de radio sur laquelle Bouraoui animait une émission hebdomadaire, Radio M, a été interdite l’année dernière.

    BBC, 02/02/2023

    #Algérie #France #Amira_Bouraoui #Tunisie

  • L’exemple du colonialisme français en Afrique

    Tags : Afrique, France, Etats-Unis, colonialisme, spoliation, ressources naturelles,

    La présence de bases militaires françaises en Afrique sert d’exemple dans le cas de l’Amérique latine et de la projection par les États-Unis des matières premières et des biens communs du continent (lithium, aquifère Guarani, Triple Frontière, Amazonie, ressources de la plate-forme marine, Vaca Muerta, etc.)

    De l’Algérie au Burkina Faso, des débats ont remis en question l’intervention militaire permanente de la France dans la région (un cycle qui a commencé avec la Côte d’Ivoire en 2002), ainsi que sa domination économique continue de 14 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale par le biais d’un ensemble de mécanismes monétaires (notamment l’utilisation du franc CFA comme monnaie, qui était sous le contrôle du Trésor français jusqu’en décembre 2019). Ces dernières années, le Burkina Faso et le Mali – tous deux dirigés par des militaires – ont expulsé les troupes françaises de leurs territoires, tandis que les 8 pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) [1] et les 6 pays de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) [2] se sont efforcés de détacher lentement leurs économies du contrôle français.

    En 2019, l’UEMOA a conclu un accord avec la France pour mettre fin à l’obligation pour les pays d’Afrique de l’Ouest de détenir la moitié de leurs réserves de change dans le Trésor français et pour retirer le représentant français du conseil d’administration de l’union économique, dans le cadre de plans plus larges visant à remplacer le franc CFA par une nouvelle monnaie régionale libellée en éco.

    Les forces armées françaises continuent d’avoir une forte présence en Afrique du Nord, ne s’étant que partiellement retirées de la région du Sahel et maintenant des liens militaires et diplomatiques étroits dans des pays comme le Niger. La France importe principalement du Niger et du Kazakhstan ; une ampoule sur trois en France est allumée avec de l’uranium du Niger, ce qui explique pourquoi les troupes françaises « gardent » la ville d’Arlit, riche en uranium.

    À la suite de la guerre de l’OTAN contre la Libye, la région du Sahel a connu une série de conflits, dont beaucoup ont été alimentés par l’émergence de formes de militarisme, de piraterie et de contrebande. Sous le prétexte de ces conflits et sous l’impulsion de la guerre de l’OTAN, la France et les États-Unis sont intervenus militairement dans tout le Sahel.

    Comme on peut le lire dans le dossier n°42 :  » Défendre notre souveraineté : les bases militaires américaines en Afrique et l’avenir de l’unité africaine  » de juillet 2021, en 2014, la France a créé le G-5 Sahel, un arrangement militaire qui inclut le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger : et a étendu ou ouvert de nouvelles bases à Gao, au Mali ; N’Djamena, au Tchad ; Niamey, au Niger ; et Ouagadougou, au Burkina Faso. Les États-Unis, quant à eux, ont construit en 2016 une énorme base de drones à Agadez, au Niger, d’où ils effectuent des frappes de drones et une surveillance aérienne de tout le Sahel et du désert du Sahara.

    Les troupes françaises étant délogées de la région, les États-Unis et le Royaume-Uni prennent leur place. En 2017, cinq pays d’Afrique de l’Ouest ont créé l’Initiative d’Accra (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo) pour lutter contre la propagation de la menace islamiste en provenance de la région du Sahel. Deux ans plus tard, en 2019, le pays d’ancrage de l’initiative, le Ghana, a ouvert une base militaire américaine dans son aéroport international appelé WALN (West African Logistics Network) à l’aéroport international Kotoka d’Accra, la capitale ghanéenne. Elle s’ajoute à la participation de la Grande-Bretagne à l’initiative d’Accra, annoncée au Parlement britannique en novembre, et au déploiement de troupes britanniques dans le pays et dans la région.

    C’est l’une des nombreuses bases américaines sur le continent africain. Les États-Unis ont 29 installations militaires connues dans 15 pays du continent, tandis que la France possède des bases dans 10 pays. Bien que la France, le Royaume-Uni et les États-Unis échangent leur présidence, la militarisation de l’Afrique se poursuit.

    Le pillage des ressources naturelles comme origine et fondement du colonialisme

    L’été dernier, 10 pays ont participé aux exercices militaires African Lion du Commandement central des forces américaines pour l’Afrique (AFRICOM), qui se sont déroulés en partie au Maroc du 20 au 30 juin 2022 dans les régions de Kénitra, au nord du Maroc, et d’Agadir, TanTan, Taroudant et Mahbès, plus au sud en territoire marocain, avec le soutien de 7 500 soldats des Forces armées royales marocaines (FAR). Exercices avec différents secteurs tels que la terre, l’air et la mer, ainsi que d’autres opérations de décontamination face aux risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques. Formation pour prévenir et s’entraîner contre d’éventuelles attaques chimiques, nucléaires ou bactériologiques de l’ennemi. Il comprend également la formation des dirigeants et les activités de formation aux opérations contre les organisations extrémistes violentes.

    Les exercices militaires se sont déroulés en partie à Greir Labouhi, la zone limitrophe du Sahara occidental, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest des camps de Tindouf (en territoire algérien) contrôlés par le Front Polisario, Des milliers de réfugiés sahraouis y vivent dans des conditions très difficiles, dans l’attente d’une solution au conflit, ce qui suscite à nouveau des attentes quant au conflit en territoire sahraoui et à l’abandon du gouvernement « progressiste » du Royaume d’Espagne à la cause de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

    Les Etats-Unis ont déjà reconnu l’occupation marocaine du Sahara, en tenant compte de la position du Maroc en tant que puissance occupante, et le gouvernement de Pedro Sánchez a reconnu la proposition marocaine pour le Sahara comme étant « la plus crédible, la plus sérieuse et la plus réaliste » pour résoudre le conflit dans le territoire sahraoui selon les postulats de l’ONU.

    La dépendance énergétique de l’UE

    Face aux besoins pressants en gaz naturel, en juillet, l’ancien premier ministre italien Mario Draghi a conclu un contrat gazier de 4 milliards de dollars avec Alger, en août, Macron s’est rendu en Algérie pour une « visite officielle et amicale », et en septembre, Charles Michel, le président du Conseil européen, s’est rendu à Alger pour augmenter les fournitures à l’Italie avec la possibilité d’augmenter les fournitures de gaz à l’Espagne.

    [1] Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.

    [2] Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad.

    Source

    #Afrique #Colonialisme #France #Etats_Unis #Spoliation #Ressources_naturelles

  • France, Maghreb et politique gazière

    France, Maghreb et politique gazière

    Tags : Maroc, Algérie, France, Europe, Gaz,

    La France abandonne le Maroc au profit de l’Algérie
    L’Europe a besoin de gaz

    Les rôles se sont inversés. Il y a un peu plus d’un an, le président français, Emmanuel Macron, a qualifié l’Algérie, l’ancienne colonie française en difficulté, de régime usé et a réduit le nombre de visas délivrés à ses citoyens. L’Algérie a rappelé son ambassadeur et a interdit à l’armée de l’air française de voler dans son ciel. Depuis lors, la France s’est empressée de chercher un rapprochement. Le 23 janvier, M. Macron a reçu le général Saïd Chengriha, le plus haut gradé d’Algérie, l’homme le plus puissant du pays. Une importante délégation française l’a suivi en Algérie. Il y a « une dynamique exceptionnelle », dit un diplomate qui a participé à son organisation.

    Alors que les relations de la France avec l’Algérie s’épanouissent, celles avec le Maroc, son ancien protégé et un adversaire acharné de l’Algérie, pourraient se faner. La dernière visite de M. Macron au Maroc remonte à 2018 et il a depuis effectué un voyage en Algérie. Le roi du Maroc, Mohammed VI, a passé au moins quatre mois à Paris l’année dernière mais n’a jamais rencontré le président français.

    Le 19 janvier, le parti de M. Macron, Renaissance, a contribué à faire adopter par le Parlement européen une résolution qui condamne les violations des droits de l’homme commises par le Maroc sans s’en prendre simultanément à l’Algérie, dont le bilan est au moins aussi lamentable. « Les Marocains pensaient qu’ils tournaient autour de l’Algérie en Europe et aux États-Unis », explique Geoff Porter, un expert américain de l’Algérie. « Tout d’un coup, l’Algérie est plus importante et moins problématique ».

    À la lumière de la guerre en Ukraine, l’abondance de gaz en Algérie est la cause première du rapprochement avec la France et l’Europe. La première ministre italienne, Giorgia Meloni, était récemment en Algérie et en Libye pour discuter des investissements dans l’énergie. L’Italie dépend désormais de l’Algérie pour 40 % de son gaz, contre 30 % avant la guerre d’Ukraine. La part du gaz russe en Italie est passée de 40 % à 10 %. Le Maroc, en revanche, n’a presque pas d’hydrocarbures à offrir. La Russie est depuis des années le premier fournisseur d’armes de l’Algérie, il est donc frappant que le général Chengriha ait discuté de ventes d’armes avec des entreprises françaises lors de son voyage. À la grande joie des Européens, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a suspendu indéfiniment une visite prévue à Moscou.

    Le Maroc est en partie responsable de sa chute dans l’estime de la France. Le roi Mohammed est souvent absent et la politique étrangère du Maroc semble à la dérive. La demande incessante du pays pour que l’Europe accepte sa revendication de souveraineté sur le territoire contesté du Sahara occidental reste sans réponse. Ses représentants auraient été récemment pris en flagrant délit de lobbying auprès de députés européens avec des pots-de-vin (le Maroc a nié toute implication dans un scandale de corruption et a rejeté les allégations selon lesquelles il aurait cherché à influencer le statut contesté du Sahara occidental). Il a également été accusé d’utiliser des logiciels espions israéliens pour mettre sur écoute les téléphones de ses anciens alliés, dont M. Macron. Dans tous les cas, le Maroc semble tourner le dos à ce qu’il appelle la « vieille Europe ». Au lieu de cela, il se tourne de plus en plus vers Israël et l’Amérique pour sa défense.

    Le Maroc a été décrit par un observateur chevronné de Rabat, la capitale du royaume, comme « une maîtresse délaissée, furieuse que son partenaire soit retourné auprès de son véritable amour ». Après l’adoption par le Parlement européen d’une résolution condamnant le Maroc pour son bilan en matière de droits de l’homme, le parlement de Rabat a voté à l’unanimité la révision des liens avec son homologue de l’UE. Les politiciens marocains fustigent les Européens, en particulier les Français, pour leur ingérence coloniale.

    Pendant ce temps, l’amitié du Maroc avec Israël s’épanouit. Le ministre israélien des affaires étrangères, ainsi que ses homologues des États-Unis et des Émirats arabes unis, devraient être accueillis par le Maroc pour célébrer le deuxième anniversaire des accords d’Abraham qui ont normalisé les relations avec l’État juif. Le rassemblement devrait avoir lieu à Dakhla, un port du Sahara occidental.

    Pendant ce temps, la tension le long de la frontière algéro-marocaine augmente à nouveau dangereusement. Les relations entre les deux pays, qui ont connu des affrontements meurtriers pour la dernière fois en 1963, sont depuis longtemps tendues. Le Maroc craint que l’Algérie ne fournisse des drones au Polisario, le mouvement qui revendique depuis longtemps l’indépendance du Sahara occidental. De son côté, l’Algérie craint qu’Israël n’aide le Maroc à planifier une cyberattaque contre ses champs pétrolifères. Quand la France laisse tomber une maîtresse pour un nouvel amant, les étincelles dans le désert peuvent voler.

    Source, 02/02/2023

    #France #Maroc #Algérie #Europe #Gaz #Macron

  • Dole: Le mari de la vice-consule du Maroc pris en état d’ivresse

    Tags : Maroc, France, Dole, consulat

    L’homme, qui semait le trouble dans un restaurant de la ville, a été relâché après qu’il a exhibé son passeport diplomatique. Le parquet se réserve toutefois le droit de demander la levée de son immunité.

    Les faits se sont déroulés ce samedi 21 janvier en soirée dans un restaurant du centre-ville de Dole. « Cet homme s’est présenté à l’accueil, manifestement en état d’ébriété, pour demander de l’aide pour son véhicule, dont les pneus étaient dégonflés, disait-il.

    Il parlait très mal français. Il a demandé à notre…

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    #Maroc #Dole #Diplomatie #Consulat

  • Ce qui sème les troubles entre la France et l’Algérie

    Tags : Algérie, Maroc, France, Islam, mosquée de Paris, Mohamed Moussaoui, espionnage, Harkis, mémoire,

    Il est temps de nous poser la question. Depuis la proclamation de l’indépendance de l’Algérie le 05 juillet 1962, de part et d’autre de la Méditerranée, des personnalités de bonne foi ont œuvré pour un vrai rapprochement entre les deux pays, malgré le passé colonial douloureux et la guerre meurtrière d’indépendance algérienne (1954-1962). Pourquoi ont-elles échoué ?

    Une Contribution du Docteur Ahmed Hamdane Bensellam
    Ces tentatives sont restées vaines en raison du positionnement du parti unique de l’époque le Front de libération nationale (FLN) et I’ Armée nationale populaire (ANP) qui tiraient leur légitimité des faits héroïques de la guerre d’indépendance contre la France.

    Mais, la présence d’une communauté algérienne ou d’origine algérienne en France remet en cause régulièrement la « politique nihiliste d’un pouvoir en quête de rassemblement populaire autour du rejet de la France et des français ».

    Si actuellement les relations algéro-françaises ne sont guère reluisantes à cause des propos dégradants du Président Macron envers le peuple algérien et ses institutions, la faute incombe également aux ambassadeurs des deux Pays que sont François Gouyette pour la France et Mohamed Antar Daoud pour l’Algérie.

    Ni l’un ni l’autre n’ont jamais su instaurer un dialogue apaisé et dirigé vers l’avenir des deux peuples. Ce qui n’est pas pour rassurer celui de notre communauté installée dans l’Hexagone.

    Ils ont été incapables de bloquer ces forces occultes tapies dans l’ombre, quand ils ne les auraient pas aidés à trouver un terrain favorable pour mener des actions à l’intérieur même de cette communauté algérienne de France, en y introduisant des perturbateurs déguisés en nationalistes, pour briser les élans des Algériens et franco-Algériens de France.

    Nous sommes en mesure de désigner certains de ces personnages douteux, agissant en France en ayant l’oreille des dirigeants des deux pays, dans le but de distiller vicieusement leurs pensées.

    Commençons par le groupe le plus dangereux d’entre ces semeurs de discorde :

    Premier groupe : Les fils et filles de harkis : François-Aïssa Touazi, Louisa Mammeri, Jeanette bougrab

    En parcourant le livre de Marc Endeweld intitulé « le Grand Manipulateur », il est facile de constater que le président Emmanuel Macron, aidé par le marocain Alexandre Benalla et le fils de harki François Aïssa Touazi, s’était rapproché de deux oligarques algériens, Ali Haddad aujourd’hui en prison et lssad Rebrab récemment sorti de prison.

    Ces deux personnages sont des amis personnels de Touazi, qui les représente en France, comme détaillé dans le livre d’Endeweld, non sans amasser des sommes coquettes pour services rendus.

    Notons que le groupe Cevital de Rebrab a confié plusieurs prestations rondement rémunérées au sulfureux Alexandre Benalla, propriétaire depuis le Maroc de la société de sécurité « Velours ».

    Dans cette entreprise de déstabilisation, Touazi est secondé par Malika Benlarbi, une algérienne associée du diplomate sulfureux Boris Boillon dans une société commerciale. Ce dernier, qui a occupé comme dernier poste prestigieux celui d’ambassadeur de France à Tunis, a fait l’objet en 2017 d’un procès pour « faux et usage de faux », « abus de biens sociaux », « blanchiment de fraude fiscale » et « manquement à l’obligation déclarative de transfert de capitaux »…

    Pour rappel, Boris Boillon a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour ces deux derniers chefs d’accusation, le 2 juillet 2021, il est exclu de l’ordre de la légion d’honneur.

    Comme on le constate, les réseaux de François Aissa Touazi sont tentaculaires. C’est à lui que son ami diplomate Xavier Driencourt a été désigné en poste à Alger par deux fois dans sa carrière, de 2007 à 2012 et de 2017 jusqu’au printemps 2021.

    Touazi, qui est parent avec le patron du site TSA, Lounès Guemache, est celui qui nourrit le plus la France Algérie. A ce titre, il a souvent accompagné Emmanuel Macron lors de ses voyages à Alger.

    Cet ancien « conseiller pour le Maghreb » de l’ex Ministre des affaires étrangères françaises Douste-Blazy, est aujourd’hui un des pivots centraux de la « Macronie », cette planète autour de laquelle gravitent agents d’influence et membres de l’équipe Macron.

    D’autre part François Aïssa Touazi, est entre autres l’ami intime de l’ancien président de l’assemblée nationale Amar Saidani. Ce dernier est réfugié au Maroc grâce aux réseaux marocains de François Touazi et de Bariza Khiari.

    Louisa Mameri. Elle est celle qui haranguait le Président Macron lors de la célébration du 11 novembre dernier : « Merci Monsieur le Président pour tout ce que vous avez fait pour les harkis ».

    Louisa Mameri s’est malicieusement rapprochée de l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar-Daoud, usant d’atouts auxquels I‘Ambassadeur n’était pas insensible. Louisa Mammeri, qu’accompagne souvent sa fille Dorra, espère jouer un rôle de premier plan dans les relations entre les deux pays, tout comme elle compte vendre avec son mari le siège du nouveau consulat Algérien de Rouen et se servir d’une belle commission…

    Jeanette Bougrab est la fille de Lakhdar Bougrab, harki, caporal-chef de l’armée française décoré de la Légion d’honneur à titre militaire et de Zohra, elle-même fille de harki.

    Dans une séquence vidéo, Jeanette Bougrab s’insurge contre le FLN qui a « égorgé son grand père » et qui a mis une balle dans la tête de son oncle » alors qu’ils ne le méritaient pas dira-t-elle…

    Deuxième groupe : Les hommes d’affaires

    Dans cette nébuleuse on notera les discrètes interventions d’un opportun de renom, Farid Belkacemi qui aida énormément lssad Rebrab dans ses investissements en France.

    De même Kacem Aït Yala, né au Maroc à la fin des années 50, qui a placé la plupart de ses investissements au Maroc, avant de devenir Président de la CACI France. Lui également est très lié à Bariza Khiari qu’il avait introduit dans le conseil d’administration de la CACI France.

    Ces deux intermédiaires, auxquels on pourra associer Prosper Amouyal, Milliardaire issu d’une famille juive d’origine berbère marocaine installée à Béchar, tentent depuis des lustres d’influer sur les relations entre Alger et Paris à travers leurs réseaux, dans le seul intérêt des responsables politico-industriels français et leurs alliés étrangers !

    Le troisième groupe : La société civile

    Bariza Khiari

    L’ex-sénatrice franco-algérienne de Paris dans le groupe socialiste, Bariza Khiari, roule ouvertement pour le Makhzen. Membre du groupe sénatorial d’amitié France-Maroc, elle se sert d’une fondation qu’elle a créée fin 2017 avec le lobbyiste pro-marocain Gilles Pargneaux pour « influencer l’Union européenne ». Cette fondation est partenaire de l’OCP Policy Center, le think-tank d’OCP, l’Office chérifien des phosphates ! Elle est par ailleurs l’amie d’Alain Berger, « ex-lobbyiste de Rabat pour l’accord de pêche Maroc-UE au sein de Hill & Knowlton, avec pour associés les marocains Mohamed Cheikh Biadillah, et l’ancienne ministre marocaine Mbarka Bouaïda…

    Bariza Khiari a rejoint le conseil d’administration de la Fondation de l’islam de France. Cette fondation présidée par Victor Bencheikh est devenue un nid d’espions marocains et saoudiens.

    En effet, Victor Bencheikh et son acolyte Sadek Sellam travaillent pour la ligue islamique mondiale, organisation Intimement liée au régime wahabite de la maison des Saoud. Bencheikh est d’ailleurs né en Arabie Saoudite et est de nationalité Saoudienne…

    Notons que Victor a créé le 02/01/2014 une société commerciale, dont le N° de SIRET est : 799 349 469 00038, aux fins de percevoir, entre autres, des financements d’Arabie Saoudite, mais cela ne l’empêche nullement d’en redemander… Durant son dernier séjour en Jordanie du 23 au 29 octobre dernier, Victor n’a cessé de solliciter de l’argent pour ses dépenses personnelles à ses hôtes.

    Franc-maçon, Victor Benchikh participe régulièrement à des rencontres dans les loges maçonniques à l’étranger. Il avait accompagné au Maroc le Grand Maître de la Grande Loge de France, Alain-Noël DU BART, dès son accession à la tête d la Fondation de l’Islam de France, Ie 08 décembre 2018…

    Mohammed Moussaoui

    Président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, originaire de la région du Figuig dans l’extrême-est du Maroc, tente de marocaniser la France en y recourant à travers le culte musulman.

    Le portefeuille relationnel de Moussaoui est étoffé principalement par Bariza Khiari et son mari, Saad Khiari ainsi que de l’inénarrable Victor Ghaleb Bencheikh.

    Faut-il encore rappeler qu’il se fit interpeller en direct, il y a quelques années sur un plateau de télévision par un jeune responsable associatif musulman, qui avait affirmé qu’il « n’était qu’un vulgaire agent des services spéciaux marocains ».

    Comme on le voit, les relations entre Paris et Alger ne pourront évoluer vers plus de confiance et de sérénité, dès lors qu’elles ont été confisquées par des milieux hostiles à l’Algérie.

    Le Président Abdelmadjid Tebboune vient d’ailleurs de le confirmer. S’exprimant vendredi soir lors d’une rencontre avec des journalistes diffusée sur la chaîne de télévision publique il a soutenu que « Les relations entre les deux pays doivent désormais obéir à un traitement d’égal à égal (…) L’Algérie ne tolérera aucun diktat. L’établissement de relations avec la France ne sera pas synonyme de placement sous sa tutelle ».

    Les points de vue exprimés dans les contributions sont strictement ceux de l’auteur et ils ne reflètent pas forcément ceux de notre rédaction.

    Alger-Paris, les semeurs de discorde ne désarment pas ! 2ème partie

    Lorsque nous avions il y a quelques jours dénoncé le rôle d’agent des services secrets du Maroc, Mohammed Moussaoui et des alliés Algériens, de nombreux lecteurs auraient pu peut-être considérer que nos révélations étaient fantaisistes.

    Une Contribution du Docteur Ahmed Hamdane Bensellam

    Il a fallu que le N° 2573 de l’hebdomadaire Le Point, édité le jeudi 2 décembre 2021 en parle pour nous conforter dans nos écrits.

    Sous le titre de « L’offensive des services secrets marocains sur l’islam de France », l’hebdomadaire français publie une longue enquête sur comment un espion du royaume chérifien a été chargé d’infiltrer le Conseil français du culte musulman !

    Nous apprenons ainsi que Mohamed B, né en juin 1964 au Maroc, était détenteur d’une carte de résident français depuis octobre 2010. Fiché par la Police, un mandat d’arrêt aurait été lancé contre lui le 13 février 2018, affirme le Point, après des poursuites pour corruption d’agents publics en France.

    Connu comme espion des services secrets marocains de la Direction générale des études et de la documentation (DGED) sous le nom de code : M118, il serait également soupçonné, selon les informations de l’hebdomadaire français, d’avoir cherché à exercer une emprise sur l’islam de France en « tamponnant le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui. »

    Mohammed B. serait en fait l’agent traitant du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), le Franco-Marocain Mohammed Moussaoui. A ce titre il est affirmé avoir « été derrière tous les grands projets de ces dernières années pour asseoir l’influence du Maroc sur de nombreuses mosquées françaises et contrer ainsi les intérêts du rival algérien, n’hésitant pas à faire pression sur tel ou tel représentant du culte local pour permettre l’ascension de son poulain, Mohammed Moussaoui. »

    Depuis plus de dix ans que tout le monde savait que Moussaoui était à la solde des services marocains.

    D’après les informations du Point, les liens entre le président du CFCM et le Maroc sont aujourd’hui si forts que les quittances de loyer de l’appartement parisien occupé par Mohammed Moussaoui sont directement adressées à un certain Samir X., numéro 3 de la DGED à Paris. Ce dernier, qui agit sous couvert diplomatique – il est officiellement considéré comme attaché à l’ambassade du royaume du Maroc en France –, règle ainsi une note de plusieurs milliers d’euros par an !

    Or Moussaoui compte parmi ses proches amis de nombreux Algériens, ou franco-algériens dont Bariza Khiari, ancienne sénatrice de Paris, Victor Ghaleb Bencheikh, le président de la Fondation de l’islam de France et l’islamologue Sadek Sellam…

    Comme nous l’affirmions dans notre précédente publication, ces trois individus ont choisi clairement d’être aux côtés de Mohammed Moussaoui dans sa conquête des mosquées de France. Et hormis les problèmes de papiers de Sadek Sellam qui ne lui permettraient pas de quitter le territoire français, Bariza Khiari et son époux Saad ainsi que Victor Bencheikh sont très souvent en visite ‘’d’affaires’’ au Maroc et certains pays du Golf, pays connus pour leur hostilité envers l’Algérie.

    Il est également temps de parler de l’ambassadeur d’Algérie en France, Antar-Daoud, qui dès sa nomination a entamé la surprenante démarche de fréquentation des milieux harkis et autres mouvements hostiles à l’Algérie.

    Ce diplomate algérien s’affiche sans vergogne avec Louisa Mameri, fille de harki, tout en recevant à l’ambassade et dans sa résidence à Neuilly des pseudo Algériens qui roulent pour des puissances étrangères qui complotent contre l’Algérie !

    C’est sous leur influence qu’il a induit en erreur ses responsables, en faisant croire que le Président Macron et l’actuel gouvernement n’appréciaient guère les dirigeants Algériens. Il n’a eu cesse de de critiquer la France, de se réunir avec les associations algériennes pour leur demander de dénoncer l’influence des juifs en France, créant personnellement les tensions ayant abouti à une détérioration des relations entre nos deux Pays…

    Rappelons qu’Antar Daoud avait tenu des propos considérés comme indécents par la presse française. Au forum organisé par le journal El Moudjahid, le diplomate avait déclaré : » Il est inadmissible que l’Algérie, qui possède la plus grande communauté étrangère en France avec 18 consulats, ne puisse pas constituer un levier de commande pour intervenir non seulement dans la politique algérienne, mais (aussi) au niveau de la politique française « . Une inacceptable ingérence !

    Ce genre de propos irréfléchis et dangereux par leurs sournoiseries font bien évidemment le jeu de l’extrême droite française. Plusieurs ténors du Parti d’extrême droite le Rassemblement National se sont alors emparés des propos de Mohamed Antar Daoud, s’attaquant de nouveau à la diaspora algérienne dans un contexte électoral dominé par des débats sans fin sur l’immigration et l’islam en France…

    Plus grave encore, le premier représentant des algériens qui recevait Bariza Khiari, Victor Bencheikh et son amie Louisa Mameri, n’a jugé à aucun moment utile de réagir à leurs discours lui détaillant comment il fallait dompter la communauté algérienne de France ! Incompréhensible…

    De l’autre côté, l’ambassadeur de France Alger, François Gouyette, a mis de l’huile sur le feu par son comportement méprisant.

    Pour rappel, le diplomate français avait été au cœur d’une polémique au mois de novembre 2020, lorsqu’il avait, en l’absence du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune (atteint du Covid et hospitalisé en Allemagne), engagé des discussions avec des partisans de l’instauration d’une période de transition, et de surfer, comme l’affirmaient Amira Slim (ex-RND) et Kamel Belarbi (FLN), « sur un dangereux scénario imaginaire de la vacance du pouvoir ».

    François Gouyette avait rencontré de hauts responsables d’Etat et des politiques, entre autres le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT).

    Finalement, ces deux ambassadeurs n’ont pas sur protéger les intérêts communs, ni su bâtir cette confiance qui constitue une assise pour le développement des relations entre les gouvernements, lesquelles peuvent être, à leur tour, fructueuses pour nos peuples respectifs.

    A ce titre ils devraient voir leur mission écourtée, pour le bien de tous !

    Source : Maghreb TV

    #Maroc #Algérie #France #Lobbying #Mohamed_Moussaoui #Islam

  • Tebboune :  » Le dossier de la Mémoire ne sera point occulté « 

    Tags : Algérie, France, mémoire, colonisation, Guerre d’Algérie,

    L’Algérie traite avec la France d’égal à égal, sans renoncer au dossier de la Mémoire, ni oublier ce qu’avait commis la France coloniale à l’encontre du peuple algérien, a affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

    Dans son entrevue périodique avec des représentants des médias nationaux, diffusée jeudi soir sur les chaînes de télévision et stations de radio nationales, le président Tebboune a évoqué les relations algéro-françaises, soulignant que le « dossier de la Mémoire ne sera point occulté ». Il a, cependant, rappelé que les autres aspects de ces relations étaient « positifs », d’autant que « plus de 5 millions d’Algériens vivent en France », ajoutant qu’ « il ne les abandonnera pas ». « Nous faisons en sorte d’entretenir la relation solide qui les lie à leur mère-patrie », a-t-il ajouté.

    Du point de vue stratégique, le président Tebboune a affirmé que l’Algérie, puissance africaine, et la France, puissance européenne, sont appelées à travailler de concert pour consolider leurs relations. « Cela ne veut pas dire que l’on oublie les massacres, ni les enfumades perpétrés par la France contre le peuple algérien durant la période coloniale », a-t-il poursuivi.

    L’occasion était pour le chef de l’Etat de préciser que la coopération sécuritaire, qui lie les deux Etats au plus haut niveau, a franchi « un grand pas ».

    L’évocation de ces relations bilatérales ne doit plus se limiter au « cadre restreint de la question des visas », a souligné le président Tebboune. L’attention, qui doit être accordée à l’histoire de la mémoire collective, est une nécessité  » incontournable car elle est liée à la démarche spécifique de la poursuite et la préservation du Message de Novembre 1954 et des fondements de la République, visant à débarrasser le passé des facteurs de déformation, d’altération et de falsification introduits par les historiens de l’école coloniale et les nostalgique de  » l’Algérie française « . D’où cette nécessité impérieuse de la préservation de la mémoire nationale en tant que reconnaissance aux artisans de l’Histoire de la Nation, la protection du patrimoine historique et culturel relatif à la résistance populaire, au mouvement national et à la glorieuse Révolution de Novembre 1954.

    Au mois de novembre dernier, le général d’Armée, Saïd Chengriha, Chef d’état-major de l’ANP lors de l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture des travaux du colloque intitulé :  » L’information et la préservation de la Mémoire ; engagement de la responsabilité pour la consolidation de la défense nationale « , qui a coïncidé avec les festivités commémoratives du 6Oe anniversaire du recouvrement de l’indépendance nationale et du 68e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de libération nationale, ayant connu l’organisation d’un grand défilé militaire et du 31e Sommet de la Ligue tenue à Alger, le 1er novembre 2O22, a souligné qu’  » inspiré par cette glorieuse histoire.

     » Inspiré par cette glorieuse histoire, à l’ère de l’Algérie nouvelle, dont les contours ont été tracés par le président de la République, Chef Suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, notre pays a marqué cette soixantième année d’indépendance par l’organisation d’un important défilé militaire. Tout comme il a remémoré la symbolique du lieu et de la date, en abritant à l’occasion de la célébration du 68e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution de Libération, un grand événement arabe, à savoir les travaux du 31e Sommet de la Ligue Arabe, un Sommet mémorable à plus d’un titre, aussi bien sur le plan de la représentativité que sur le plan des décisions historiques qu’il a adoptées, reflétant ainsi notre attachement indéfectible à notre illustre histoire », a-t-il souligné.

    Il a rappelé, à ce propos, que l’un des plus grands défis auxquels l’Algérie fait face aujourd’hui, « se rapporte aux tentatives visant à briser l’attachement de notre peuple à sa mémoire et l’amener à rompre avec les principes et les valeurs que ses aînés ont portés et défendus avec tout ce qu’ils avaient de plus cher », ajoute le communiqué.

    Il a souligné que l’Algérie est « parfaitement consciente et œuvre à combattre cette pensée toxique et à annihiler son effet en accordant une importance majeure au dossier de la mémoire en tant que pilier intrinsèque de l’édification de l’Algérie nouvelle, notamment à travers l’ensemble des décisions qui témoignent de nos valeurs authentiques et de notre attachement à notre identité et notre illustre histoire », poursuit la même source.

    « Notre pays en est parfaitement conscient et œuvre à combattre cette pensée toxique et à annihiler son effet », a précisé le général d’Armée, relevant dans ce contexte, que « le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale accorde une importance majeure au dossier de la mémoire en tant que pilier intrinsèque de l’édification de l’Algérie nouvelle, notamment à l’aune des intentions malsaines ciblant la mémoire nationale de la Nation algérienne ».

    Dans ce sens, a-t-il indiqué « le président de la République, réitère, à chaque occasion, le devoir de la préserver et de lui accorder l’attention et l’intérêt qui lui sont dus, à l’image des efforts visant à rapatrier les dépouilles des Chouhada des résistances populaires du Musée de l’Homme de Paris et les enterrer dans la terre pour laquelle ils se sont tombés en martyrs, institutionnaliser le 08 Mai de chaque année Journée nationale de la Mémoire et décréter une minute de silence commémorant les Massacres du 17 octobre 1961 sans omettre le lancement de la chaîne E-dhakira, tout en accordant un intérêt particulier aux événements nationaux ». »Toutes ces actions reflètent la plus noble image de loyauté et de fidélité envers le sacrifice de millions de Chouhada et témoignent de nos valeurs authentiques et de notre attachement à notre identité ainsi que notre illustre histoire », a affirmé le Général d’Armée Chanegriha.

    De tout ce qui précède, l’heure est donc à l’extensification des efforts en vue de recouvrer et d’éditer l’ensemble du patrimoine historique national, en mettant en exergue les hauts faits de la Révolution, les hommes illustres de cette grande histoire, afin de pérenniser leurs actes révolutionnaires, fixer leur biographie et les porter à la connaissance des générations montantes pour qu’elles s’en imprègnent et que ça leur serve de modèle et de référence. L’approche méthodologique et thématique doit englober toutes les épisodes de cette histoire du peuple algérien, sans négliger aucune des étapes. Une telle approche globale permettra de mettre en valeur les faits mémorables et tirer les enseignements qui guident la nation dans la définition de ses attitudes présentes et futures. Il est important d’accorder une attention particulière à la résistance populaire et à la guerre de libération nationale qui était un long combat, qui a fait jaillir des potentialités populaires grandioses et marqué l’histoire par des actes d’héroïsme, autant d’épopées qu’il est nécessaire de mettre en page et dont il faut souligner la grande dimension. Les générations futures pourront s’en inspirer de ce qui demeure une base indispensable à la bataille du renouveau national.

    B. C.

    Lemaghrebdz.com

    #Algérie #France #Colonisation #Mémoire