Étiquette : Maghreb

  • L’Europe interdit les pesticides, mais en produit et en exporte au Maghreb

    par Karima Moual

    Au Maroc, en Algérie et en Tunisie, certains dénoncent l’achat de 181 produits chimiques qui ne sont pas commercialisés dans l’UE. Les lacunes du règlement relatif à l’importation et les dangers pour la santé des produits retournés.

    Ce que nous trouvons dans les rayons du supermarché, ou dans l’étal de notre marchand de légumes préféré, doit être sain et sûr, mais il est faux de penser qu’il suffit de garantir ces deux caractéristiques uniquement à l’intérieur des frontières nationales. La sonnette d’alarme vient du sud de la Méditerranée, plus précisément de trois pays du Maghreb : le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, où l’on se plaint de la commercialisation de pesticides dangereux produits par l’Europe, qui interdit leur utilisation à l’intérieur de ses frontières mais continue à les produire pour les exporter ailleurs. Il est bien connu qu’il existe des êtres humains de première classe et de seconde classe, mais le fait que ce concept de double standard soit si effrontément réglementé par le continent des droits ne peut qu’être embarrassant.

    En revanche, si des restrictions sont appliquées en Europe, on profite des failles pour vendre des produits toxiques, exposant ainsi le Maghreb aux poisons fabriqués dans l’UE. Si nous examinons les données de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), nous trouvons pas moins de 181 produits chimiques qui sont interdits de commerce mais peuvent être exportés. Pourquoi ? On dit que le diable est dans les détails, et c’est également le cas : la responsabilité finale de ces achats n’incombe pas aux fabricants mais aux pays importateurs. Selon la convention de Rotterdam, toute exportation doit être notifiée à l’Agence européenne des produits chimiques. Dans plus de la moitié des cas, les autorités compétentes du pays importateur doivent non seulement être informées, mais aussi notifier en retour leur consentement à recevoir ces produits. Toutefois, 40 % de ces substances (pas moins de 73 articles) ne sont pas soumises au consentement. L’entreprise de fabrication européenne peut donc souvent se passer de l’approbation des autorités pour vendre ces pesticides très toxiques aux entreprises d’importation locales.

    Il n’est donc pas surprenant que, ces dernières années, la voix de la dénonciation s’élève de plus en plus, avec des rapports effrayants, sur les problèmes liés à l’utilisation excessive des pesticides et au manque de dispositifs de protection chez les agriculteurs qui les utilisent. Parce que les effets de ces substances sur la santé peuvent être importants non seulement par contact direct et inhalation, mais aussi par contamination de la chaîne alimentaire une fois libérées dans l’environnement. Des chiffres ? Les intoxications dans le monde (mortelles ou non) sont passées de 25 millions en 1990 à 385 millions aujourd’hui, touchant près de la moitié des travailleurs agricoles, a révélé le Pesticide Action Network (PAN) en décembre 2020.

    En Tunisie, l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) a estimé en 2015 que l’utilisation de pesticides très dangereux pouvait expliquer en partie l’augmentation des cancers dans le pays. Enfin, la Banque mondiale a estimé en 2018 que sur les 276 substances actives utilisées dans le pays, au moins 84 avaient un effet néfaste sur la santé. Cela suffira-t-il à changer ce double standard ? Probablement pas. Et donc, comme mentionné dans l’introduction, ceux qui pensent qu’ils ne sont protégés qu’à l’intérieur de leurs propres frontières ont tort, car l’économie circulaire fonctionne dans plusieurs directions, et ne peut pas toujours être considérée comme vertueuse. Les pays tiers qui reçoivent ces produits dangereux cultivent en fait des fruits et des légumes qui sont à leur tour exportés à bon prix, même vers notre Vieux Continent, et selon toute vraisemblance aussi dans les rayons de notre supermarché ou sur l’étal de notre marchand de légumes de confiance.

    La Repubblica, 18 mai 2021

    Etiquettes : Pesticides, agriculture, Union Européenne, UE, exportation, Maghreb, interdiction, Maroc, Algérie, Tunisie,

  • Les investissements chinois en Algérie et au Maghreb inquiètent l’Occident

    Les forts investissements chinois au Maghreb, principalement en Algérie, inquiète l’Occident. Le sujet a été assez important pour prendre une bonne place dans la Une du site spécialisé « InfoGuerre ». « Au carrefour de l’Europe et de l’Afrique, possédant une place stratégique au cœur de la méditerranée, disposant de réserve en matière première conséquente, se trouve le Maghreb. Composé de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Lybie et enfin de la Mauritanie le Maghreb se situe aux croisements des intérêts stratégiques, économiques et politiques de demain », dit le site stratégique.

    Et de constater : « La France elle s’est imposée comme l’acteur extérieur principal au Maghreb depuis plus d’un siècle. Depuis la décolonisation elle garde une influence extrêmement forte et a tissés des liens profonds avec les différents acteurs en place. Plus que jamais pourtant ce lien semble être mis à mal par des enjeux de nature économiques et géopolitiques. Sa posture est qualifiée de paternaliste et attentiste au regard des enjeux actuels et les rares initiatives d’envergures peinent à convaincre de leurs réussites et sont constamment contester dans leurs efficacités. Les pays du Maghreb se tourne maintenant pleinement vers l’extérieur dans l’espoir de s’émanciper de manière définitive. Ils cherchent désormais des partenaires économiques et politiques capable de les épauler dans leurs transformations.

    Toutefois, l’Europe et plus particulièrement la France, « ne compte pas se laisser faire et se détacher aussi facilement ». En ressors une lutte d’influence et de propagande qui mélange soft-power et contrats commerciaux entre la Chine, la France et les pays du Maghreb.

    Pour InfoGuerre, l’Algérie est le partenaire historique de la RPC au Maghreb: elle concentre presque la moitié des exportations dans la région avec 7.6 milliards de dollars en 2016 loin devant le Maroc et ses 3 milliards et est le premier partenaire économique du pays. L’industrie du BTP est particulièrement développée avec la construction de projets pharaoniques comme l’autoroute est-ouest, la grande mosquée d’Alger etc.

    Ce qui inquiète l’Occident encore plus, c’est la propension des Chinois à s’étendre dans les espaces qu’ils investissent sans soulever de vagues politiques ou militaires. Les Chinois « jouent » commerce et s’en tiennent là. Par contre, avec les Français et les Américains, en règle générale, il y a toujours une arrière-pensée politique, militaire ou autre, ce qui exaspère, au final, peuples et Etats de la région maghrébine. D’où aussi, la percée des uns et le recul des autres. Ce qui inquiète le plus les pays de la région maghrébine et sahélienne, c’est que la région va servir ( elle sert déjà) d’aire de jeu de Monopoly aux stratégies des puissances…

    L’ExpressDz, 8 déc 2020

    Etiquettes : Chine, Algérie, Maghreb, commerce, investissements, Maroc, Tunisie, Libye, Mauritanie, route de la soie, influence,

  • Meilleurs systèmes de santé au monde : l’Algérie devance le Maroc et l’Egypte

    Par Farida O. – L’Algérie occupe la 68e place dans le classement des meilleurs systèmes de santé dans le monde, réalisé par CEO World Magazine. Notre pays devance le Maroc et l’Egypte, classés respectivement aux 83e et 84e rangs, loin derrière les Emirats (20e) et le Qatar (33e). La Jordanie est 43e, suivie de l’Arabie Saoudite (55e) et de la Tunisie (59e). Le Koweït occupe la 71e place, tandis que l’Irak, qui était considéré comme un des meilleurs systèmes de santé au monde sous Saddam Hussein et où un incendie dans un hôpital à Bagdad vient de faire 82 morts et 110 blessés, ferme le classement (87e).

    Contrairement à ce que pense un grand nombre d’Algériens, les Etats-Unis ne sont pas un «Eldorado» en matière de santé, puisque la première puissance mondiale se retrouve au 30e rang. De même, la Turquie n’est que 65e, soit à 3 points à peine de l’Algérie. Dans ce classement du CEO World Health Care Index pour l’année 2021, qui classe 89 pays en fonction de facteurs qui contribuent à la santé globale, c’est la Corée du Sud qui caracole en tête car possédant le meilleur système de soins de santé.

    Deux autres pays asiatiques figurent dans le top 10 de l’année en cours : Taïwan (2e) et le Japon (5e). Quant aux pays européens, ils occupent six des dix premières places du classement de cette année : le Danemark (3e), l’Autriche (4e), la France (7e), l’Espagne (8e), la Belgique (9e) et le Royaume-Uni (10e). «Sur les 89 pays étudiés, les soins de santé de la Corée du Sud arrivent en première place sur la liste avec un score de 78,72 sur 100 dans l’indice des soins de santé. A l’opposé du spectre, avec un score de 33,42, le Venezuela arrive en tête de la liste des pays dotés des pires systèmes de soins de santé pour 2021», explique le magazine.

    L’indice des soins de santé est une analyse statistique de la qualité globale du système de soins de santé, dont l’infrastructure, les compétences des professionnels de la santé – médecins, personnel infirmier et autres agents de santé –, le coût, la disponibilité de médicaments de qualité et l’état de préparation du gouvernement. Le classement prend également en considération d’autres facteurs, notamment l’environnement, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la volonté du gouvernement d’imposer des sanctions sur les risques, tels que le tabagisme et l’obésité.

    «Le classement examine 89 pays à travers le monde sur 5 variables de santé différentes», précise, en outre, le magazine «destiné aux dirigeants d’entreprise influents qui contrôlent collectivement des milliards de milliards de dollars de dépenses annuelles dans le monde» et «couvrant des sujets allant du leadership et de l’innovation à la santé, au bien-être et aux voyages qui changent la vie».

    Algérie Patriotique, 29 avr 2021

    Etiquettes : Santé, Maghreb, Algérie, Maroc, Egypte, CEO World Magazine,

  • Le Maroc peut-il vraiment dépasser l’Algérie en termes du PIB, comme le prédit le FMI?

    Maroc, Algérie, PIB, économie, FMI, Maghreb, croissance, budget, finances, #Maroc, #Algérie

    Par Kamal Louadj

    Dans un entretien à Sputnik, le Pr Najib Akesbi, expert marocain en économie, estime que contrairement aux prévisions du FMI, le maître mot actuellement concernant la prospective est «incertitude». Il analyse également l’économie du Maroc et dresse un comparatif avec celle de l’Algérie.

    Dans son rapport d’avril relatif aux prévisions et projections sur la richesse mondiale mesurée par le PIB au prix courant du dollar, le Fonds monétaire international (FMI) informe qu’à l’horizon 2026, le PIB total des dix premières économies africaines s’établira à 2.877 milliards de dollars, contre 1.739 milliards en 2020, soit une progression de plus de 65%.

    Concernant les pays du Maghreb, le Maroc arrive en tête avec des PIB de 154 et 162 milliards de dollars respectivement pour 2025 et 2026, dépassant ainsi pour la première fois l’Algérie qui, selon le même rapport, enregistrera des PIB de 152 et 153 milliards de dollars pour la même période.

    Les projections du FMI à l’horizon 2026 sont-elles réalistes? Quelle est la marge d’erreur?

    L’Algérie ayant officiellement dépensé 1.000 milliards de dollars durant les 20 années de pouvoir de l’ex-Président déchu Abdelaziz Bouteflika, comment expliquer le recul de sa richesse (selon le FMI) face au Maroc qui n’a pas eu les mêmes moyens financiers? Enfin, sur quelle base comparer l’évolution des économies de ces deux pays?

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    Pour répondre à ces questions, Sputnik a sollicité le professeur Najib Akesbi, enseignant-chercheur en économie.


    «Prévoir l’évolution de la situation»?

    «Avant de juger les prévisions des experts du FMI, il faut d’abord dire un mot sur la méthodologie utilisée dans la production de telles études», souligne le Pr Akesbi, car «les résultats sont forcément conditionnés par les hypothèses de départ qui les fondent».

    À ce titre, «le premier paramètre à prendre sérieusement en considération est celui lié à la pandémie de Covid-19», explique l’expert, rappelant qu’«à ce jour, nous ne pouvons pas dire que cette maladie qui a plombé toute l’économie mondiale est prête à être vaincue […]. Tout dépendra de la capacité des pays à vaincre ou non cette pandémie».

    Et de poursuivre: «le manque en quantités de vaccins, le doute sur leur efficacité et leurs effets secondaires, la lenteur des campagnes de vaccination et l’apparition de nouveaux variants agressifs du virus – comme c’est le cas actuellement en Inde où l’on évoque une troisième vague – nous font dire que les prévisions annoncées par le FMI sont plutôt optimistes».

    «Elles sont basées sur l’hypothèse que la pandémie sera vaincue et que les dégâts qu’elle aura occasionnés à l’économie mondiale ne paralyseront pas la reprise».
    Dans ce sens, le Pr Akesbi estime qu’«actuellement, nous sommes dans une période où le maître mot est « incertitude ». Aucun expert ni aucune institution nationale ou internationale, dont le FMI et la Banque mondiale (BM), ne peut prévoir l’évolution de la situation même sur une année, que dire alors d’une durée de cinq ans, ce n’est pas possible!».

    L’économie marocaine

    Le modèle de développement de l’économie marocaine s’est articulé autour de deux piliers. En effet, selon le Pr Akesbi, «le premier consiste à faire du secteur privé le véritable moteur du développement en termes d’initiative, de création et d’innovation, d’investissement, etc. Le second mise sur les vertus d’une bonne insertion dans l’économie mondiale et sur sa capacité à tirer les taux de croissance vers le haut».

    Il ajoute que malheureusement, «ce modèle a échoué». «Le roi en a fait le constat dans des discours officiels en 2014 et 2017, lors desquels il a fait le constat que ce modèle s’est avéré « inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens, à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale »».

    Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, «le Maroc a opté pour une réponse par un confinement sanitaire, introduit le 20 mars 2020», rappelle Najib Akesbi.

    «Cet arrêt brutal de toute activité a provoqué une chute massive de la production, étendue aux secteurs de l’industrie, du commerce, en passant par le transport, le tourisme, la restauration, les spectacles et loisirs», avance-t-il. «Les autorités ont mis en place un système de soutien aux plus démunis en leur octroyant entre 800 et 1.200 dirhams selon la taille des ménages».
    «Pas moins de 5,5 millions de chefs de famille s’étaient enregistrés. Si l’on prend la moyenne de 4,6 personnes par ménage, selon le recensement de la population de 2014, on atteint le chiffre de 25,5 millions de personnes, soit près de 70% de la population», déplore-t-il.

    Comparaison et conclusion

    Concernant la question de la production de voitures, de pièces pour l’aéronautique et d’autres industries en place au Maroc dans le cadre de partenariats avec des étrangers, le Pr Akesbi indique que «ces investissements ont été accomplis dans une logique qui relève uniquement des opérateurs étrangers et non d’une vision stratégique de l’État marocain […]. Demain, si ces partenaires décident de quitter le Maroc, tous ces secteurs tomberont en ruine dans les semaines qui suivront leur départ».

    Enfin, le spécialiste juge que «les deux pays ont beaucoup à faire sur les plans de la gouvernance, des réformes structurelles et de la rénovation de leur système politique. Entre l’Algérie, qui a une économie rentière dépendante du pétrole, et le Maroc, dont la croissance dépend de la pluviométrie et où la valeur ajoutée des secteurs dits productifs est insuffisante et dépend pour plus de la moitié de l’importation, chaque pays doit affronter ses propres difficultés souvent aigues».

    «En termes de modèle de développement économique, tout reste à faire dans les deux pays», conclut-il.Sputnik France, 30 avr 2021

    Etiquettes : Maroc, Algérie, PIB, économie, FMI, Maghreb, croissance, budget, finances,

  • Le vin et le monde arabe : le Maroc à sa tête

    Dans le monde arabe, c’est-à-dire les États où la langue majoritaire de la population est l’arabe – les pays du Moyen-Orient, y compris l’ensemble de la péninsule arabique et les nations du Maghreb et de la Corne de l’Afrique – le Maroc est le principal exportateur de vin vers le monde arabe et est le leader en matière de consommation, de production et d’exportation de vin.

    Contrairement aux recommandations d’abstinence de la religion musulmane, l’alcool est présent dans les foyers marocains. La boisson alcoolisée la plus consommée au Maroc est la bière, suivie du whisky. Le vin de table est le plus consommé dans les ménages, suivi du vin millésimé, qui est consommé moins fréquemment que le premier.

    Consommation intérieure

    Selon le rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le Maroc, ainsi que le Koweït, l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Libye, sont les pays arabes où la consommation d’alcool est la plus élevée. Les Marocains consomment annuellement 131 millions de litres d’alcool, dont 400 millions de litres de bière, 38 millions de litres de vin, 140 000 litres de champagne, 1,5 million de litres de whisky et un million de bouteilles de vodka.

    Les voisins du sud consomment de l’alcool dans un pays où la loi en interdit la vente, mais on en trouve dans les épiceries privées, les bars, les restaurants, les hôtels et les Carrefours de Marrakech, Rabat et d’autres zones touristiques. Dix-sept familles marocaines locales qui vivent de la production et de la vente de boissons alcoolisées ont poursuivi Carrefour pour avoir vendu de l’alcool dans leurs quartiers, car la concurrence de ces grands magasins menaçait la stabilité de leurs entreprises.

    Le royaume amazigh alloue 49 000 hectares de terres aux vignobles, dont 8 000 sont consacrés à la production de vin, selon un rapport du bureau économique et commercial de l’ambassade d’Espagne à Casablanca. Selon le média numérique ECSaharaui, le Maroc produit 35 millions de bouteilles de vin par an, dont 30 millions sont consommées dans le pays, le reste étant exporté, le principal partenaire étant la France.

    Sur les 300 000 et 350 000 hectolitres de vin produits chaque année au Maroc, les meilleurs vendeurs sont Castel Boulouane, Coteaux de l’Atlas, Cotes de Romani et Odyssey 2014. L’influence de la mer Atlantique offre un climat propice à la culture de la vigne. Des cépages résistants à la chaleur ont été plantés : grenache, carignan et cinsault. La majorité des récoltes est destinée au vin rouge, seuls 15% étant destinés au vin rosé et, dans une moindre mesure, au vin blanc.

    Hassan II et Mohamed VI

    Hassan II favorise l’expansion des cultures alcoolisées, incitant la France à y investir. Dans les années 1990 déjà, le pays comptait 14 000 hectares qui se sont développés grâce aux investissements étrangers et aux contributions de l’État. Après l’arrivée au pouvoir de Mohamed VI, la croissance s’est poursuivie de sorte que le Maroc compte six grandes zones de production : Bernan et Angad -vins rouges robustes-, Meknès/Fez -où sont produits 60% des vins marocains, y compris les rosés de l’Atlas-, le Gharb -d’où provient le gris Boulaouane, un rosé léger-, Rabat -rouges légers-, Casablanca -rouges- et Doukkalas, sur la côte atlantique.

    En plus des quatorze appellations d’origine garanties, il existe une seule appellation d’origine contrôlée, accordée en octobre 1998 à « Les Coteaux de l’Atlas ». L’aire géographique de cette appellation couvre les communes de Sidi-Slimane, Mjat et Boufekrane. Cette région était connue pour ses caractéristiques naturelles en matière de viticulture et de vinification depuis l’époque de l’Empire romain.

    Vinetur, 27 avr 2021

    Etiquettes : Monde arabe, pays arabes, vin, Maroc, Maghreb, consommation, production de vins, exportation de vins, bière, whisky, Koweït, Arabie Saoudite, Jordanie, Libye,

  • L’OMS inquiète pour le ramadan

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se dit « inquiète » d’une possible aggravation de la pandémie de Covid-19 dans le monde durant les célébrations du ramadan, notamment au Maghreb et au grand Moyen-Orient. Le nombre de cas a augmenté de 22 % et le nombre de décès de 17 % « la semaine dernière [semaine du 5 avril, ndlr] par rapport à la semaine précédente » dans la région, a souligné le Dr Ahmed al-Mandhari, directeur du bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.

    L’expert de l’OMS a estimé que la situation dans cette vaste région qui va du Maroc au Pakistan traduit une « tendance inquiétante », indique l’AFP. « Nous sommes particulièrement inquiets que la situation actuelle puisse s’aggraver durant le ramadan si les gens ne suivent pas » les mesures sanitaires recommandées par l’OMS. Le jeûne du mois de ramadan, durant lequel les musulmans s’abstiennent de manger, boire et fumer entre le lever et le coucher du soleil, a débuté mardi 13 avril.

    L’OMS souhaite que « les pays fassent une évaluation des risques afin de prévenir la dissémination de l’infection », a, de son côté, indiqué le Dr Dalia Samhouri, responsable pour la région de la préparation aux situations d’urgence. Comme ailleurs, un des meilleurs moyens de contenir l’épidémie est la vaccination.

    Ahmed al-Mandhari (OMS) a précisé que l’ensemble des pays de la région avaient reçu des vaccins, mais que ceux qui avaient l’accès le plus limité étaient le Yémen et la Syrie. La région comprend 21 pays et les territoires palestiniens occupés, avec une population de près de 679 millions d’habitants-es.

    Selon lui, « il reste un déséquilibre choquant dans la distribution des vaccins » dans le monde. « C’est particulièrement vrai dans notre région où les soignants-es et les gens vivant dans des conditions de vulnérabilité comme en Syrie et au Yémen, ont l’accès le plus limité aux vaccins ».

    Ainsi, au Yémen, où quelque 14 millions de doses ont été promises via le dispositif Covax, seules 360 000 ont été livrées.

    Etiquettes : OMS, Ramadan, Maghreb, Moyen-Orient, Syrie, Yémen,

  • Algérie, Maroc,Tunisie et Paris: Date de la nuit du doute du Ramadan 2021 fixée au Maghreb, et le Mardi sera le premier Ramadan en France.

    Alors que la rue arabe et islamique au Maghreb attend lundi soir pour connaître le début du Ramadan, la commission religieuse à Paris a confirmé que le début du ramadan sera mardi 13 avril

    Cependant, selon le Centre international d’astronomie (CIA), la date de la nuit du doute pour le Ramadan 2021 coïncide avec le lundi 12 avril, soit 29 Chaâbane 1442 Hégire, dans plusieurs pays musulmans, dont l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

    La date du ramadan est, pour rappel, définie sur la base du cycle lunaire régissant le calendrier musulman (calendrier hégirien). C’est la deuxième année où le jeûne musulman démarre en temps de confinement.

    Al Ain.fr, 11 avr 2021

    Etiquettes : Algérie, Tunisie, Maroc, Paris, nuit du doute, Ramadan, Maghreb, France,

  • La Russie intensifie la diplomatie vaccinale au Maghreb, en Afrique du Nord

    La Russie étend sa zone d’influence au Maghreb alors que la Tunisie et l’Algérie reçoivent des lots du vaccin russe contre le coronavirus Spoutnik V, soulevant des questions sur les motivations de Moscou.

    Le premier lot de vaccin russe Spoutnik V COVID-19 est arrivé en Tunisie le 9 mars, trois jours après une conversation téléphonique entre le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

    L’expédition de 30 000 doses est intervenue près d’un mois après sa livraison prévue et après des retards répétés pour d’autres types de vaccins. Le ministre tunisien de la Santé Faouzi Mahdi avait attribué le 18 février le retard d’approvisionnement des vaccins aux conditions imposées par les fournisseurs.

    Dans un entretien avec Al-Monitor, Mahdi a déclaré que l’une de ces conditions était pour la Tunisie de promulguer une loi relative à l’établissement de dispositions exceptionnelles sur la responsabilité civile résultant de l’utilisation de vaccins contre le COVID-19 et la réparation des dommages causés par celui-ci. Le parlement tunisien a adopté cette loi le 9 février.

    La Russie n’a fixé aucune condition pour la fourniture du vaccin Spoutnik V à la Tunisie. Un communiqué du gouvernement tunisien du 3 mars a déclaré que Mechichi et Lavrov avaient souligné lors de leur appel téléphonique «la nécessité d’intensifier les efforts et une coopération fructueuse dans la lutte contre la propagation du coronavirus».

    Ils ont également convenu d’accélérer les dates de livraison des commandes de la Tunisie pour le vaccin russe, qui sont estimées à 1 million de doses.

    Le 12 février, l’Algérie a annoncé qu’elle recevrait 40 millions de doses du vaccin Spoutnik V; en parallèle, Moscou a accordé aux autorités algériennes une licence pour fabriquer le vaccin sur son sol.

    De nombreux observateurs pensent que la Russie s’engage dans la diplomatie vaccinale pour renforcer son influence au Maghreb.

    « Ce qui compte pour le moment, ce n’est pas la politique, mais contenir l’épidémie en vaccinant le plus grand nombre possible de citoyens, en particulier les groupes vulnérables tels que les malades et les personnes âgées », a déclaré Mahdi.

    Hamza Meddeb, chercheur non-résident au Malcolm H.Kerr Carnegie Middle East Center, a déclaré à Al-Monitor: «La pandémie de coronavirus a révélé la faiblesse de la coordination au niveau mondial et l’intensité de la concurrence entre les grandes puissances pour exploiter la crise sanitaire pour gagner une influence grâce à la soi-disant « diplomatie des masques » (en référence à la livraison de masques faciaux) plus tôt, et actuellement par le biais de vaccins. La Russie a réussi à fournir à l’Algérie des vaccins contre le Spoutnik V, tandis que le Maroc a choisi très tôt de s’appuyer sur les vaccins chinois, tout comme l’ Égypte . La Tunisie, quant à elle, a attendu les vaccins de l’ initiative COVAX supervisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) »et n’a encore reçu aucun envoi.

    Il a ajouté: «La crise sanitaire mondiale a révélé la faiblesse de l’OMS en tant que cadre de coordination internationale. Cela a poussé la Russie à jouer sa carte diplomatique partout où elle constate un manque à gagner. Moscou se précipite pour répondre aux besoins en vaccins des pays et, ce faisant, en récolte des bénéfices, y compris certains qui ne sont pas nécessairement liés à l’épidémie. »

    Cette diplomatie russe basée sur les vaccins a incité le président français Emmanuel Macron à exprimer sa crainte que l’Europe soit confrontée à un nouveau type de guerre. «Nous examinons en particulier les attaques russes et chinoises et les tentatives pour gagner de l’influence grâce au vaccin», a-t-il déclaré à la suite du sommet virtuel de l’Union européenne qui s’est tenu le 25 mars.

    La déclaration de Macron fait écho aux préoccupations de l’influence russe au Maghreb, qui est historiquement considérée comme une sphère d’influence française traditionnelle pour des raisons historiques liées au passé colonial de Paris.

    Dans une interview accordée à Radio Franceinfo le 26 mars, le ministre français des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, a accusé la Russie d’utiliser son vaccin Spoutnik V fabriqué localement comme «un moyen de propagande agressive et de diplomatie plutôt que comme un moyen de solidarité et d’aide à la santé».

    Meddeb a déclaré que la Russie avait exploité la division européenne et le retrait des États-Unis à l’époque de Donald Trump. «Les vaccins étaient une occasion en or pour la Russie de poursuivre ses efforts pour consolider une forte présence en Afrique du Nord et sécuriser des zones d’influence dans le bassin méditerranéen», a-t-il déclaré.

    «Moscou avait déjà pris pied militaire en Libye et signé un contrat en 2017 avec l’Égypte pour la construction d’une centrale nucléaire destinée à être utilisée à des fins pacifiques. Désormais, la Russie utilise les vaccins pour se démarquer comme un partenaire sérieux des pays de la région, avec des objectifs non seulement commerciaux et stratégiques, mais aussi humanitaires », a-t-il poursuivi.

    Selon Meddeb, la diplomatie vaccinale permet au gouvernement russe de récolter les gains du soft power et de renforcer ses relations avec des pays qui lui sont historiquement liés, comme l’ Algérie .

    Il a en outre expliqué que cette diplomatie ouvre à Moscou de nouvelles zones d’influence dans des pays comme la Tunisie , qui, depuis son indépendance en 1956, fait partie de la carte de l’influence française – et de l’influence américaine , dans une moindre mesure.

    Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé le 22 mars les critiques adressées au vaccin Spoutnik V. Il a souligné que son pays «n’imposait rien à personne», se demandant si les responsables européens protégeaient les intérêts de «certaines sociétés pharmaceutiques ou les intérêts des citoyens des pays européens».

    Il semble que la diplomatie russe des vaccins au Maghreb et en Afrique du Nord a pris un bon départ. Il a réussi à répondre aux besoins des pays de la région. Moscou, cependant, fait toujours face à une concurrence intense et à des questions difficiles de la part des consommateurs sur la question de savoir si la Russie peut tenir ses promesses et si ses affirmations scientifiques sur le vaccin Spoutnik V sont crédibles.

    Ce qui est certain, c’est que la réticence de Washington à intervenir dans ce domaine au cours de l’année écoulée a élargi les marges d’action de la diplomatie vaccinale russe. Si les vaccins occidentaux en provenance des États-Unis et d’Europe étaient plus disponibles, peut-être que les pays de la région, en particulier la Tunisie, auraient été moins intéressés par le vaccin russe.

    Al-Monitor, 1 avr 2021

    Etiquettes : Russie, diplomatie vaccinale, vaccin, Spoutnik V, coronavirus, covid 19, Maghreb, Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie, Libye,


  • Union nationale des journalistes solidaires avec le Sahara Occidental : Une initiative «mauritanienne » sévèrement dénoncée

    Quelle mouche a pu piquer ce groupuscule de journalistes mauritaniens, sans doute «inspirés en sous-main par les tenants du Makhzen », pour mettre en place un supposé syndicat maghrébin de journalistes duquel ont été de facto exclus les journalistes sahraouis ?

    Le caractère sournois et manipulateur de cette démarche tente de se cacher derrière la prétendue nécessité de défendre les intérêts sociaux matériels de cette catégorie professionnelle activant au niveau des pays maghrébins, loin de toute considération politique et/ou géostratégique.
    Et que voyant, l’union algérienne des journalistes solidaires avec le Sahara Occidental ne se contente pas de regretter une pareille démarche. Déjà le fait d’exclure les journalistes sahraouis est une prise de position politique, et une façon par trop directe de faire de la politique. De plus, la nature même de ce métier, qui fait de cette corporation une partie des élites citoyennes des pays membres du Maghreb arabe, fait que la politique est une partie non dissociable de l’exercice de ce noble et difficile métier.
    Les rappels historiques, politiques, géostratégiques, et même militaires, liés à la question en deviennent dès lors particulièrement inutiles. Cette initiative maroco-mauritanienne n’est rien d’autre qu’un poignard planté dans le dos de nos amis, frères et confrères sahraouis.
    Cette mise au point, et ce rappel à l’ordre, signé par Ali Kefsi s’imposait dès lors de facto. Il est certain que l’ensemble des journalistes algériens, tunisiens, mauritaniens, libyens et même marocains ne se laisseront pas prendre au rets de ce grossier et détestable piège liberticide. Mais, une mise au point s’imposait quand même. La vigilance de tous doit rester de mise. Aujourd’hui plus que jamais…
    Kamel Zaidi
    La Patrie News, 24 fév 2021
    Tags : Sahara Occidental, Mauritanie, Maroc, Maghreb, syndicat de journalistes,
  • Le Maroc poursuit sa politique d'inondation avec les drogues

    Le Maroc poursuit sa politique d’inondation de la Région maghrébine avec les drogues, a affirmé l’analyste politique et militant sahraoui Bali Elkanti. S’exprimant sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, Bala Elkanti, a souligné que « malgré l’intensification des combats le long du mur marocain, cela n’a pas empêché les appareils officiels marocains de poursuivre leur politique d’inondation de la région avec les drogues qui constitue une réelle menace pour sa sécurité ».

    Le militant sahraoui a affirmé, que l’implication de l’armée marocaine dans le trafic de drogue et dans la traite humaine constituaient « une menace directe » pour la paix et la sécurité régionales et internationales, exhortant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-unies à exercer une pression sur le Maroc, afin de cesser ces pratiques qui attentent à la sécurité de ses voisins et de la région toute entière. Cette déclaration est intervenue, suite à l’opération menée récemment par les unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogues et le crime organisé, qui s’était soldée par la saisie d’une quantité importante de drogues marocaines et d’armes.

    Une unité des forces de l’Armée populaire de libération sahraouie relevant de la 1re Région militaire (secteur opérationnel du Doukj libéré), a saisi des quantités importantes de drogue, dans le cadre de la protection des frontières et des territoires sahraouis libérés et la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, a indiqué lundi un communiqué du ministère sahraoui de la Défense.

    Selon le communiqué, rapporté par l’Agence de presse sahraouie (SPS), “la quantité saisie est estimée à 200 kg de haschisch traité, provenant du Royaume du Maroc, sachant que les services de renseignement marocains utilisent ce trafic pour financer le crime organisé et les groupes terroristes activant dans les régions du Sahel et du Sahara, en particulier au nord du Mali. Ces quantités de drogue sont écoulées à travers des bases de l’armée marocaine au niveau de la ceinture de la honte, en vue de les introduire en Mauritanie, paye frère, et même sur le territoire malien ».

    Bali elkanti a indiqué que « l’implication de l’armée marocaine dans le trafic de drogues et la traite d’êtres humains » constituaient « une menace directe à la paix et la sécurité régionales et internationales ». « Le trafic de drogue est devenu, au cours de la dernière décennie, une principale source de financement pour les groupes terroristes et les bandes du crime organisé activant dans la région du Sahel et du Sahara », a-til ajouté.

    Sidi Mohamed Amar a rappelé, dans ce sens, que le Maroc occupait la première place sur la liste des pays producteurs et exportateurs du cannabis dans le monde selon plusieurs rapports internationaux. Le militant sahraoui a fustigé « l’ouverture par le Maroc de plusieurs points de passage au niveau de la région d’El Guergarat, au sud du Sahara Occidental, pour faciliter le transit de marchandises prohibées y compris la drogue », notant que des centaines de camions et de véhicules traversent quotidiennement cette zone tampon vers les frontières mauritaniennes et audelà, ce qui constitue une violation directe de l’accord de cessez-le-feu et de la convention militaire N 1.

    Il a affirmé, à ce propos, que ‘la RASD, partant de ses engagements en tant qu’Etat membre de l’Union africaine (UA), œuvrait au renforcement des opérations de lutte contre le trafic de drogues, à travers l’ensemble des territoires sahraouis libérés, et à la consolidation de la coopération avec les pays voisins. « Nous exhortons le Conseil de sécurité à faire pression sur le Maroc pour l’amener à assumer ses responsabilités régionale et internationale, et à cesser ces actes déstabilisants et menaçants pour la sécurité et la stabilité des pays voisins et de la région tout entière ».

    L’inspiration du « modèle sioniste » pour autoriser le cannabis

    De nombreuses voix s’élèvent au Maroc pour que le royaume chérifien s’inspire du modèle de l’entité sioniste, pour autoriser la consommation du cannabis sous couvert des fins thérapeutiques. Après des décennies que la culture de la feuille de cannabis dessine les paysages du nord du Maroc, le débat se fait plus vif au Maroc où cette culture reste illégale, mais elle fait vivre des familles entières et se transmet de génération en génération”. Le journal Al Ahdath Al Maghribia assure même, qu’il s’agit de la seule culture réellement adaptée au sol de ces régions chez l’un des premiers producteurs mondiaux. Les cultures de cannabis s’étendent sur 50.000 hectares et le Maroc bénéficie d’ »un savoir-faire ancestral ».En matière de cannabis, le magazine indépendant TelQuel suggère au gouvernement de “s’inspirer du modèle israélien”. L’Entité sioniste a en effet autorisé le cannabis à des fins thérapeutiques depuis 2006. L’hebdomadaire évalue les gains à 100 milliards de dirhams (soit près de 10 milliards d’euros). Depuis quelques années, l’idée fait son chemin au Maroc, mais le pays n’a jamais sauté le pas. “Des tâtonnements encore insuffisants, alors que le marché mondial est en pleine expansion”, souligne TelQuel. Chez l’Entité sioniste, l’exploitation du cannabis rapporte 1 milliard de shekels (plus de 2,5 millions d’euros), 60.000 Israéliens bénéficient de traitements à base de cannabis, et quelque 150 entreprises opèrent dans le domaine. Une manne à laquelle aspire une partie des Marocains. Entre 90.000 et 140.000 familles vivent déjà du kif, selon l’organisation Prohibition Partners citée par TelQuel.

    Le Midi Libre, 24 fév 2021

    Tags : Maroc, Algérie, Maghreb, cannabis, haschich, drogue, Kif, terrorisme,