Étiquette : migration

  • Le dilemme du Sahara pour l’Espagne

    Le dilemme du Sahara pour l’Espagne – Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, migration,

    La décision espagnole de soutenir les positions de Rabat au Sahara Occidental semble plus motivée par son désir de rétablir des liens avec le Maroc que de contribuer à faire avancer la paix, changeant une chose pour une autre. Cependant, les deux objectifs ne doivent pas être mutuellement exclusifs.

    Dans son discours devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre basse espagnole, le FM, José Manuel Albares, a annoncé sa détermination à passer « des paroles aux actes » pour mettre fin au conflit qui oppose depuis 46 ans le peuple sahraoui – représenté par POLISARIO – et le Maroc au Sahara occidental. En soutenant le plan d’autonomie du Maroc pour le territoire, le gouvernement espagnol fait valoir qu’il contribue à donner une impulsion majeure aux efforts de médiation menés par l’ONU sous la direction de Staffan de Mistura. Ce que le mouvement de Madrid fera, c’est s’intégrer aux défis du PESG, éloignant ainsi les perspectives de paix.

    Albares affirme que la décision de l’Espagne ne représente pas réellement un changement de politique vis-à-vis du conflit, s’écartant des positions des gouvernements précédents. Elle ne diffère pas non plus, selon lui, des positions d’autres États européens comme la France et l’Allemagne. À cet égard, il n’a qu’à moitié raison.

    Comme leurs collègues des autres capitales européennes, les fonctionnaires espagnols ont régulièrement traité la proposition d’autonomie de Rabat – qui donnerait au Sahara Occidental des compétences transférées sous souveraineté marocaine – comme le principal point de référence international. Paris a longtemps décrit le plan comme « une base sérieuse et crédible de discussions ». Pour raccommoder ses propres liens tendus avec Rabat, Berlin s’est également dirigé dans cette direction en décembre dernier, le qualifiant de « contribution importante ». Mais en promouvant le plan marocain comme la base « la plus sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le conflit, Madrid est allée plus loin que les autres capitales, devenant le plus ardent défenseur des positions marocaines en Europe.

    Dans un monde de diplomatie internationale où chaque mot compte, ce superlatif supplémentaire a une grande importance dans le contexte des pourparlers de paix menés par l’ONU au cours des dernières décennies. Depuis qu’elle l’a présentée en 2007, Rabat a fait pression pour que son initiative d’autonomie devienne l’unique point de référence des négociations, balayant les plans successifs présentés par les PESG depuis 1991, ainsi qu’une contre-offre de 2007 du POLISARIO pro-indépendance. Bien que Washington et Paris aient été relativement rapides à soutenir le plan marocain, il a fallu une campagne de pression concertée pour amener Berlin et Madrid à modifier leurs positions.

    Les responsables marocains n’ont pas hésité à utiliser la migration pour faire pression sur l’Espagne afin qu’elle adopte les positions de Rabat. Ils n’ont pas hésité non plus à dire qu’une condition préalable à la normalisation des relations avec Madrid – qui ont été interrompues lorsque l’Espagne a accueilli le leader du POLISARIO, Brahim Gali, pour un traitement médical – était qu’elle riposte en soutenant l’Allemagne. Cependant, il est peu probable que le Maroc s’arrête là, car son objectif principal reste d’obtenir la reconnaissance européenne de ses revendications de souveraineté sur le Sahara occidental, comme l’ont fait les États-Unis sous l’administration de Donald Trump.En défendant sa décision, le gouvernement espagnol a fait valoir que son soutien à l’autonomie du Sahara occidental complète les efforts menés par l’ONU pour avancer dans une « solution mutuellement convenue dans le cadre des Nations unies » qui pourrait permettre l’autodétermination des Sahraouis.

    Dans la pratique, cependant, il s’agit d’un cercle impossible à quadriller, et l’Espagne, en revanche, a creusé le fossé entre les deux parties. Le POLISARIO – en sa qualité de représentant internationalement reconnu du peuple du Sahara Occidental – a rejeté à maintes reprises l’option d’une autonomie sous contrôle marocain. Au contraire, il exige l’indépendance absolue. Albares a négligé ce fait dans ses échanges avec les députés et n’a offert aucune idée de la façon dont POLISARIO pourrait être convaincu autrement. Il a également ignoré l’une des principales raisons de l’échec des négociations précédentes, à savoir l’obstruction continue du Maroc aux efforts de l’ONU pour organiser un référendum qui permettrait aux Sahraouis de décider de leur propre avenir.

    M. Albares semble préférer laisser à M. de Mistura le soin de résoudre ces deux questions, une tâche ardue même pour un diplomate aussi chevronné, qui se retrouvera en outre dans une position plus faible lors des discussions avec Rabat. En soutenant aussi fermement les positions marocaines, l’Espagne a sans doute durci encore davantage les positions de négociation de Rabat.

    Avec la quasi-certitude que le monde se range derrière ses exigences, le gouvernement marocain semble avoir peu de raisons de faire des concessions au POLISARIO en ce qui concerne les modalités du référendum ou la substance d’un futur plan de statut final. En effet, Madrid a récompensé l’offre à prendre ou à laisser de Rabat : soit le POLISARIO accepte ses conditions – ce qui représenterait une victoire marocaine pure et simple – soit il n’obtient rien, sauf un exil supplémentaire dans les camps de réfugiés de Tindouf. La décision du POLISARIO de retourner à la guerre l’année dernière indique que, loin d’abandonner, il considère désormais l’escalade militaire comme le seul moyen de renforcer sa position de négociation. Dans ce contexte, la mesure de l’Espagne fera reculer les efforts visant à rétablir un horizon politique qui pourrait désamorcer la violence au Sahara occidental et conduire à la reprise des pourparlers, suspendus depuis 2019.

    En se focalisant sur le plan d’autonomie du Maroc comme base d’une solution future, Madrid vend également une illusion. En plus d’être un échec pour le POLISARIO, un tel accord risquerait d’accroître les niveaux de violence, surtout en l’absence de garde-fous solides pour garantir le respect des droits et de l’autonomie des Sahraouis. Cela se fait au détriment d’efforts plus sérieux pour développer une « troisième voie » réaliste entre l’indépendance pure et simple et l’intégration au Maroc, en explorant, par exemple, le concept de libre association.La décision de l’Espagne a été motivée par son désir de restaurer les liens avec le Maroc, et non par l’avancement de la paix au Sahara Occidental. En ce sens, une chose a changé pour l’autre.

    Cependant, ces deux objectifs ne doivent pas s’exclure mutuellement. Au lieu de succomber à la pression marocaine, l’Espagne pourrait mieux profiter des avantages financiers et économiques très réels qu’elle et ses partenaires de l’UE offrent au Maroc à un moment où l’économie marocaine est en difficulté, dans un contexte d’augmentation du coût de la vie. Une position plus robuste et plus sûre vis-à-vis du Maroc mettrait l’Espagne en meilleure position pour défendre ses intérêts fondamentaux – à savoir, le contrôle de la migration et la sauvegarde de ses villes nord-africaines de Ceuta et Melilla -, tout en contribuant à ouvrir un espace pour faire avancer un processus de paix crédible. Ce serait la meilleure façon de soutenir le travail de M. De Mistura.

    Un point de départ serait d’arrêter de se battre aux côtés du Maroc dans la CEJ pour maintenir le Sahara Occidental dans les accords commerciaux et de pêche de l’UE avec le Maroc, ce qui contrevient au droit international et aux positions juridiques de l’UE. En fin de compte, égaliser la politique de pouvoir du Maroc serait bénéfique à la fois pour les Espagnols et les Sahraouis, tout en créant la base d’une relation plus équilibrée et durable avec Rabat.

    Politica Exterior, 24/03/2022

    #Espagne #SaharaOccidental #Maroc #Algérie #FrontPolisario

  • Zemmour menace de saisir les maisons des dirigeants africains

    Zemmour menace de saisir les maisons des dirigeants africains – Migration, reprendre les clandestins, Eric Zemmour, bloquer les envois d’argent,

    PARIS, 23 mars (Reuters) – Le candidat présidentiel français d’extrême droite Eric Zemmour a déclaré mercredi qu’il pourrait s’emparer des maisons des dirigeants africains et bloquer les envois de fonds vers leurs pays s’ils ne récupéraient pas les immigrants, alors qu’il cherche à relancer sa campagne en berne.

    Zemmour, 63 ans, ancien commentateur politique, a fait de l’immigration et de la sécurité le centre de sa campagne et a déclaré cette semaine que, s’il était élu, il créerait un ministère de la « Réimmigration » qui expulserait des centaines de milliers d’immigrés au cours de ses cinq -mandat d’un an.

    Cette promesse de campagne a suscité une réprimande de la part de Marine Le Pen du Rassemblement national, qui est également d’extrême droite. Elle a qualifié la proposition « d’anti-républicaine » dans une interview accordée mardi à BFM TV, bien qu’elle ait refusé, lorsqu’elle a été pressée, de dire si elle était raciste.

    Zemmour avait été considéré comme un formidable challenger pour Le Pen, mais tente d’inverser sa fortune politique car les sondages d’opinion l’ont montré en retard sur ses concurrents et peu susceptible de se rendre au deuxième et dernier tour des élections le mois prochain.

    Le président Emmanuel Macron, un centriste dont l’élaboration des politiques a dérivé vers la droite, et Le Pen sont en tête du premier tour des élections, selon les sondages, lors d’une répétition des élections de 2017. Macron est favori pour remporter le dernier tour.

    En tant que président, Zemmour se rendrait en Algérie, au Maroc et en Tunisie pour négocier des accords pour les expulsions, a-t-il dit. Environ 30 % des immigrés français sont nés dans l’un de ces trois pays, selon l’Institut français d’études démographiques.

    Interrogé sur ce qu’il ferait si les dirigeants des pays refusaient, Zemmour a déclaré lors d’une conférence de presse : « Les chefs des pays africains ont des maisons en France. Nous pourrions les saisir, vous voyez. Il y a un certain nombre d’étrangers qui envoient de l’argent via Western Union. C’est une partie importante des budgets de ces pays. Nous pouvons les bloquer. J’appelle ces moyens de faire pression.

    Zemmour a insisté mercredi sur le fait qu’il était le seul candidat présidentiel dans la course à pouvoir unifier une droite française fragmentée.

    Il a également défendu sa concentration sur l’immigration malgré l’invasion de l’Ukraine par la Russie, affirmant que les principaux défis de la France restaient « l’identité et la sécurité ».

    « Ce n’est pas à cause d’une crise extérieure que les crises intérieures s’évaporent miraculeusement », a déclaré Zemmour.

    Reuters, 23/03/2022

    #EricZemmour #Macron #MarineLePen #elections

  • Espagne: contenu du message de Pedro Sanchez au roi du Maroc

    Espagne: contenu du message de Pedro Sanchez au roi du Maroc

    Espagne: contenu du message de Pedro Sanchez au roi du Maroc – Mohammed VI, Sahara Occidental, migration, autonomie,

    Le journal espagnol ” El País” a publié ce mercredi l’intégralité du message envoyé par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez au roi du Maroc Mohamed VI dans lequel il lui a assuré son appui au plan d’autonomie proposé par Rabat quant a la décolonisation du Sahara occidental.

    Selon le quotidien espagnol, le message qui date du 14 mars 2022, soit quatre jours avant l’annonce faite par le palais royal marocain, Pedro Sanchez a commence d’abord par saluer le roi du Maroc et lui transmettre des idées importantes pour entamer une nouvelle étape dans la relation entre Madrid et Rabat.

    “Nous entamons une nouvelle étape dans notre relation avec le Maroc basée sur le respect mutuel, le respect des accords, l’absence d’actions unilatérales et la transparence et la communication permanente”, a écrit le gouvernement espagnol dans un communiqué.

    El País a expliqué que Pedro Sanchez a invité dans son message Rabat a ne pas entreprendre des actions unilatérales en faisant allusion a la fermeture par les autorités marocaines du bureau de douane de Melilla l’été 2018 et son intention d’élargir ses eaux territoriales pour contenir les îles Canaries.

    Pour ce qui est des défis communs entre les deux pays, Sanchez entend par la “la coopération en matière de gestion des flux migratoires en mer Méditerranée et en océan Atlantique”.

    En outre, le dirigeant espagnol a appelé a “un retour total a la vie normale concernant la circulation des personnes et de la marchandise au bénéfice des deux peuples et ce pour garantir une stabilité et une paix régionales pour les deux pays”.

    Quant a la paix régionale entre l’Espagne et le Maroc, l’auteur du communiqué paru dans les colonnes El País a précisé que Madrid insistait sur sa souveraineté indiscutable sur les deux enclaves Ceuta et Melilla.

    Sahara Occidental: l’ONU réagit a la déclaration du Premier ministre espagnol

    L’ONU a rappelé ce lundi que le conflit au Sahara Occidental doit être résolu avec un “engagement total (des parties) dans le processus politique facilité par l’ONU”.

    Il s’agit de la première réaction officielle de l’ONU a l’annonce par le gouvernement espagnol de se ranger du côté du Maroc en faveur de l’autonomie du Sahara Occidental.

    Interrogé par l’agence de presse ” EFE”, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric a également exhorté toutes les parties intéressées a soutenir les efforts de l’envoyé personnel pour le Sahara, Staffan de Mistura, “visant a reprendre le processus politique de négociation entre les parties au conflit [Le Front Polisario et le Maroc]”.

    La décision du gouvernement espagnol est “indigne et dangereuse”

    La position du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui s’aligne sur la politique colonialiste du Maroc continue de susciter des réactions.

    Saïd Ayachi, président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui a dénoncé, ce lundi, une “décision indigne, dangereuse et irresponsable”.

    S’exprimant sur les ondes de la Chaîne III, Ayachi a condamné vigoureusement ce “revirement contraire a la légalité internationale” qui, selon lui, “conduira a l’isolement de l’Espagne et au renforcement de l’insécurité dans la région”.

    “C’est une décision grave qui perpétue l’instabilité dans la région dans le sens où elle conforte la politique marocaine du fait accompli (…) et déclasse l’Espagne au regard de la communauté internationale”, a-t-il déclaré en saluant, toutefois, le peuple espagnol qui “demeure dans son écrasante majorité solidaire avec le peuple sahraoui”.

    A en croire l’analyse de Ayachi, ce revirement dans la politique de Sanchez, qui a scandalisé une grande partie de la classe politique et de la société civile espagnole, a été imposé, a la fois, par “le chantage marocain qui brandit la menace de l’immigration clandestine, de la drogue et du terrorisme ainsi que par l’interférence des lobbies économiques, de l’entité sioniste et d’une partie de classe politique espagnole corrompue a la Solde du Makhzen”.

    Réitérant sa solidarité avec la revendication du droit a l’autodétermination, l’interlocuteur affirme que l’alignement du gouvernement Sanchez sur la position colonialiste du Maroc n’altérera en rien la détermination du peuple sahraoui.

    Echourouk online, 23/03/2022

    #Espagne #Maroc #SaharaOccidental #PedroSanchez #MohammedVI

  • « L’Espagne est soumise à des pression de la part du Maroc » (expert)

    « L’Espagne est soumise à des pression de la part du Maroc » (expert)

    « L’Espagne est soumise à des pression de la part du Maroc » (expert) – Algérie, Sahara Occidental, migration,

    L’Algérie a convoqué son ambassadeur à Madrid samedi pour exprimer son mécontentement face au « virage serré » pris par l’Espagne pour soutenir le plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental, une région où Alger soutient l’indépendance sahraouie.

    « Les autorités algériennes, surprises par ce brusque changement de position de l’ancienne Puissance administrante du Sahara occidental, ont décidé d’appeler leur ambassadeur à Madrid pour des consultations avec effet immédiat », indique un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré vendredi à Barcelone que l’Espagne « considère l’initiative d’autonomie présentée en 2007 » par le Maroc comme « la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution de ce différend » entre Rabat et El Polisario.

    Les autorités marocaines se sont rapidement déclarées satisfaites des « engagements constructifs » de l’Espagne, ouvrant la voie au dégel des relations bilatérales.

    Mizab : « L’Espagne est entre le marteau et l’enclume »

    L’expert Ahmed Mizab a affirmé à Maghreb Info que « le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez a cédé à la pression et au chantage du Maroc dans l’objectif de reprendre des relations politiques et diplomatiques tendues entre les deux pays ».

    « Le gouvernement espagnol tente depuis des années de satisfaire le Maroc et entretient une certaine ambiguïté sur le dossier du Sahara occidental », nous a déclaré ce dimanche Mizab.

    « La reconnaissance espagnole du plan d’autonomie marocain en tant que meilleure proposition pour résoudre la crise met en évidence l’hypocrisie du gouvernement au moment où il parle de la défense de la légalité internationale », a-t-il regretté, ajoutant que « l’Espagne a une responsabilité politique et juridique définie » et que ce qu’elle a entrepris « est absolument en contradiction avec sa responsabilité ».

    L’expert nous a réaffirmé que « l’Espagne a été soumise à un ensemble de chantages et de pratiques bien connues sur le système stocké, qui essayait toujours de faire pression que ce soit avec sa carte d’immigrant. Nous avons vu il y a deux jours comment ce papier a été réutilisé par l’entrepôt, il y a eu une tentative d’employer un groupe de fichiers dans le cadre du changement de la position espagnole».

    Ce qui n’est pas acceptable, pour Mizab « c’est la répudiation par l’Espagne de ses obligations historiques, étant donné que le Sahara occidental était une colonie espagnole, et que c’est l’Espagne qui a tracé les frontières et réglé le dossier au niveau des Nations unies, et il n’est donc pas acceptable qu’il y ait être une déviation ». Notre interlocuteur nous a affirmé que « la question des accords et du gazoduc ne sera pas touchée par ces répercussions d’autant qu’il doit y avoir une démarche diplomatique ».

    En outre l’expert a appelé à la diplomatie algérienne à intervenir afin de remédier à la situation et afin de re-corriger ces erreurs inacceptables.

    « Le Maroc essaie de pêcher en eaux troubles face à la crise ukrainienne, il essaie aussi d’enflammer de jouer certaines cartes, et n’oublions pas l’influence de l’entité sioniste sur certains dossiers et l’emploi de ce journal dans le cadre du rapprochement entre l’entité sioniste et le Maroc sur l’Espagne ».

    En ce qui concerne la question de l’énergie, Mizab nous a indiqué que « l’Algérie a fourni toutes les garanties, donc personne ne peut être en mesure de sauter sur ce papier les noms ukrainiens préférés et leurs répercussions sur le marché du pétrole et du gaz, dont l’Espagne est ente le marteau et l’enclume ».

    La porte-parole du gouvernement espagnol : « La relation entre l’Algérie et l’Espagne était solide »

    Deux jours après que le gouvernement espagnol a épousé la thèse marocaine concernant le territoire occupé du Sahara occidental, la porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Rodríguez s’est exprimée à ce sujet en répondant aux questions des journalistes du quotidien espagnol « La Razón » à propos du nouveau positionnement de son pays vis-à-vis de la cause sahraoui. Mme Rodríguez a expliqué que « cette décision reflète la volonté commune du gouvernement espagnol qui, malgré les différences marquant les deux partis politiques qui le composent, s’est exprimé d’une seule voix dans cette affaire ».

    Ainsi, les déclarations de Mme Rodríguez laissent à entendre que ce repositionnement de l’Espagne, en adoptant le plan de l’autonomie proposé par le Maroc en 2007, est complètement assumé, malgré les nombreuses interrogations qu’il continue de susciter notamment dans son pays.

    Interrogée sur les conséquences sur les relations avec l’Algérie, elle a tenu à assurer que la relation entre les deux pays était « solide ». Il s’agit, selon elle, d’un partenaire « stratégique, fiable et amical » avec lequel est maintenu un dialogue fluide qui valorise l’alliance autour du gazoduc reliant l’Algérie à l’Espagne.

    La porte-parole du gouvernement espagnol a également fait savoir que « l’exécutif donnera des éclaircissements à tous les groupes politiques et le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, devra répondre devant le Congrès (espagnol ndlr) ». Pour elle, ce changement de position concernant le Sahara Occidental «ouvre une nouvelle étape dans les relations avec le Maroc et garantit la stabilité nécessaire ».

    « Nous avons honoré des engagements mutuels. Parmi eux figure celui d’une action coordonnée entre les deux pays, en sus du maintien d’une communication fluide et franche pour renforcer la gestion des flux migratoires », a-t-elle expliqué, ajoutant que « ce changement de cap « aura des effets positifs sur les échanges commerciaux entre l’Espagne et le Maroc ».

    Maghreb Info, 20/03/2022

    #Maroc #SaharaOccidental #Algérie #Espagne

  • Espagne : le chantage à l’émigration exercé par le Maroc a prévalu

    Espagne : le chantage à l’émigration exercé par le Maroc a prévalu

    Espagne le chantage à l’émigration exercé par le Maroc a prévalu – Sahara Occidental, Algérie,

    L’Espagne a pris, vendredi, une position, pour le moins, inattendue sur le dossier sahraoui. En effet, le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a souligné qu’il «reconnaît l’importance de la question du Sahara pour le Maroc» en ajoutant dans un communiqué que «le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental est la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend».

    Un changement de position radical qui n’a pas tardé à faire réagir l’Algérie qui, dans un premier temps, a rappelé son ambassadeur à Madrid pour consultations, avec effet immédiat. Un rappel qui fait «suite aux déclarations des plus hautes autorités espagnoles constituant un brusque revirement de position concernant le dossier du Sahara occidental», indique un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger publié hier samedi. Un communiqué dans lequel les autorités algériennes se disent «très étonnées par les déclarations des plus hautes autorités espagnoles relatives au dossier du Sahara occidental», et même «surprises par ce brusque revirement de position de l’ex-puissance administrante du Sahara occidental». En effet, les autorités espagnoles qui étaient, jusque-là, attachées au droit international et aux résolutions de l’instance onusienne, et même européenne qui insistent sur l’autodétermination du peuple sahraoui, niant la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental ont décidé, vendredi, de pencher vers la solution marocaine qui table sur l’autonomie du peuple sahraoui.

    Un revirement qui se produit, comme le souligne le Polisario «dans un contexte très grave que traverse le conflit au Sahara occidental après le retour à la guerre en novembre 2020, et l’état de tension dans la région en raison de la persistance du Royaume du Maroc dans ses politiques expansionnistes et ses plans pour perturber la sécurité et la stabilité de la région ».

    Le chantage marocain a prévalu

    Cette «sortie espagnole» vient jeter de l’huile sur le feu, capitulant devant le chantage à l’émigration exercé par Rabat. Pourtant, l’Espagne rappelait en 2009 qu’elle s’alignait sur la position des Nations Unies, qui considèrent le Sahara occidental comme faisant partie des territoires non autonomes, donc à décoloniser. Et même que Madrid annonçait officiellement, par la voix de son ministre des Affaires étrangères de l’époque, Miguel Angel Moratino, qu’il n’a jamais reconnu la souveraineté du Maroc sur son ancienne colonie qui a connu l’invasion du Maroc, en novembre 1975 par le défunt roi Hassan II. Mais les positions espagnoles sur le sujet ont souvent été ambigües, soufflant le chaud et le froid. Des positions influencées par les menaces marocaines sur l’Espagne, mais aussi sur l’histoire qui la lie aux territoires occupés du Sahara occidental. En effet, puissance coloniale de la région de 1884 à 1975, l’Espagne n’a pas respecté les règles imposées par le droit international au moment de la décolonisation. D’abord, elle n’avait pas procédé au référendum d’autodétermination du peuple sahraoui pour lequel elle était mandatée par l’ONU, et son retrait de ces territoires qu’elle occupait s’est opéré de manière brutale, laissant le Maroc annexer le Sahara occidental.

    B. A.

    L’Algérie aujourd’hui, 20/03/2022

    #Maroc #Espagne #SaharaOccidental #Algérie #Migration

  • Au moins 44 migrants meurent dans un naufrage au large du Maroc

    Au moins 44 migrants meurent dans un naufrage au large du Maroc – Migration, Espagne, Tarfaya, Caminando Fronteras

    Au moins 44 migrants, dont des femmes et des bébés, sont morts noyés après le naufrage de leur embarcation au large de Tarfaya, au sud du Maroc, a indiqué samedi soir l’ONG espagnole Caminando Fronteras.

    Parmi les victimes figurent “trois femmes et deux bébés (dont les corps) se trouvent dans la morgue”, a précisé dans un tweet daté de samedi l’ONG, qui établit ses bilans sur la base de témoignages des survivants ou des familles des migrants.

    Un total de 61 personnes se trouvaient a bord de l’embarcation pneumatique qui se dirigeait vers l’archipel espagnol des Canaries, situé a une centaine de kilomètres de Tarfaya, selon Caminando Fronteras.

    Le 16 janvier, 43 migrants, dont trois bébés et 14 femmes, majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne, avaient péri lors d’un naufrage au large de Tarfaya, selon l’association espagnole.

    En 2021, 4.404 migrants sont morts ou ont disparu au cours de leur traversée en mer pour tenter de rejoindre l’Espagne, soit deux fois plus qu’en 2020, selon l’ONG Caminando Fronteras, le pire bilan depuis 2015.

    La majorité des corps ne sont jamais retrouvés. Selon les derniers chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur, plus de 40.000 migrants, en grande partie en provenance du Maroc, sont arrivés en 2021 par la mer dans le pays, ainsi que dans les archipels des Baléares et des Canaries.

    #Maroc #Migration #Espagne #Tarfaya

  • Algérie: Il fait le voyage Constantine-Paris dans la soute à bagages

    Algérie: Il fait le voyage Constantine-Paris dans la soute à bagages – Migration, harga, harragas, vol,

    Tous les travailleurs de l’aéroport international ‘Mohamed Boudiaf’ de Constantine sont dans l’embarras à cause de cette grave affaire du voyageur clandestin découvert dans la soute à bagages d’un avion à son arrivée à l’aéroport ‘Roissy Charles de Gaulle’ de Paris.

    L’avion a décollé du tarmac de l’aéroport Mohamed Boudiaf de Constantine dans la matinée du mercredi dernier, avec un voyageur dans sa soute à bagages, et qui n’a montré sa tête qu’une fois arrivé à destination, à Paris.

    Une enquête a été ouverte pour déterminer les complicités qui ont permis à ce jeune harrag, un adolescent de 16 ans, originaire de la ville de Chelghoum Laïd, dans la wilaya de Mila, de glisser entre les mailles des services de sécurité et s’installer dans la soute à bagages sans se faire prendre. Le jeune est arrivé sain et sauf à Paris, mais le voyage était très risqué et il aurait pu y laisser sa vie. Pour le moment les enquêteurs, qui doivent visionner les vidéos des caméras de surveillance, passent au peigne fin toutes les pistes et toutes les hypothèses pour lever le voile sur les complices probables du voyageur clandestin et déceler la défaillance sécuritaire qui lui a permis d’arriver jusqu’à la soute à bagages sans se faire prendre.

    Rien n’a filtré sur les résultats de l’enquête en cours, mais inévitablement, des sanctions vont tomber, qui pourraient aller jusqu’aux poursuites pénales à l’encontre de tous ceux qui seront concernés de près ou de loin par cette affaire, selon des sources sécuritaires.

    En France, le jeune adolescent, passé par un interrogatoire des services de sécurité de l’aéroport et un examen médical, refuse obstinément de retourner en Algérie, selon plusieurs sources.

    par A. Zerzouri

    Le Quotidien d’Oran, 12/03/2022

  • Maroc-Espagne: Le chantage par les enfants

    Maroc-Espagne: Le chantage par les enfants – Migration, mineurs marocains non accompagnés, Ceuta, Melilla,

    Les autorités de la ville de Ceuta ont indiqué que le Maroc refusait de coopérer avec elles pour relancer le processus de rapatriement des mineurs marocains non accompagnés qui se trouvent dans l’enclave espagnole depuis la crise migratoire de masse de mai dernier, selon des médias. « Les autorités marocaines n’avaient pas interagi au sujet de plus de 700 rapports demandés (par leurs homologues de Ceuta) pour entamer le processus de retour des mineurs marocains, qui est suspendu depuis août dernier », rapporte vendredi le journal Elfarodeceuta. Cela rend de fait impossible l’engagement de toute procédure de rapatriement conformément aux dispositions de la loi sur l’immigration, selon la source.

    Cette dernière explique que « le délégué des autorités de Ceuta ne peut accepter d’engager les procédures de retour des mineurs dans leur pays qu’au vu de deux rapports, l’un de la représentation diplomatique de leur pays d’origine sur leurs conditions familiales, et l’autre du service de protection de l’enfance de la ville qui renseigne sur la situation actuelle des mineurs ». « Le délégué a essayé tous les moyens possibles pour recevoir une réponse du pays voisin, en vain », ajoute la source.

    Cette dernière affirme que « la partie marocaine n’a manifesté sa volonté de coopérer que durant le mois d’août, lorsque le processus d’expulsion des mineurs marocains a commencé. Mais cette coopération est actuellement suspendue ».

    Durant la période du 17 au 20 mai dernier, environ 10.000 personnes, pour la plupart des jeunes Marocains, sont entrées illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta. La plupart des migrants ont été immédiatement renvoyés au Maroc, mais environ 1.500 mineurs sont restés, selon les autorités espagnoles, 2.000 selon Amnesty International. En mai dernier, l’Espagne a accusé le Maroc d’ »agression » et de « chantage » après l’assaut migratoire sur Ceuta. En juin, au lendemain de la crise de Ceuta, le Parlement européen a adopté une résolution qualifiant de « moyen de pression inacceptable » l’utilisation par le Maroc de la migration.

    L’organisation « Save the Children », quant à elle, a révélé, dans un récent rapport, que 98,6% des mineurs marocains ne veulent pas retourner dans leur pays, ajoutant que les enfants qui ont subi de mauvais traitements – parmi les motifs de refus de rentrer au Maroc – ont confirmé leurs « souffrances » de violences physiques et d’abus.

    #Maroc #Espagne #Ceuta #Melilla #Migration #Mineurs_non_accompagnés

  • Maroc-Espagne: Toujours pas de signes d’apaisement

    Maroc-Espagne: Toujours pas de signes d’apaisement

    Maroc-Espagne: Toujours pas de signes d’apaisement – ferme piscicole, îles Chafarines, Ceuta, Melilla, migration, covid19,

    Brouille diplomatique entre Rabat et Madrid : Toujours pas de signes de dénouement
    Aucun signe d’une fin de la brouille diplomatique entre Rabat et Madrid n’est apparu, six mois après la nomination de José Manuel Albares à la tête de la diplomatie espagnole, selon l’agence Europapress.
    Dans un article sur les relations entre l’Espagne et le Maroc en 2021, il est indiqué que le ministre des Affaires étrangères n’a pas réussi à rapprocher les points de vue entre les deux capitales au sujet d’un bon nombre de questions litigeuses. José Manuel Albares n’a pas eu de réunion bilatérale avec son homologue marocain Nasser Bourita cette année, à l’exception de deux appels téléphoniques ces derniers mois, ce qu’elle (l’agence) considère comme preuve que « la crise diplomatique entre les deux pays n’est pas terminée ».

    La source médiatique a ajouté que « le Maroc n’est pas sorti de la zone d’ombre dans ses relations avec l’Espagne au cours des mois qui ont suivi le discours du roi Mohamed VI, dans lequel il a exprimé la volonté du Royaume de lancer une phase inédite de coopération bilatérale basée sur la transparence et la confiance ».

    Selon Europapress, l’implantation d’une ferme piscicole dans les îles Chafarines, dans les eaux que l’Espagne considère comme les siennes, « a aggravé la situation », mais les critiques de Rabat de la gestion de la pandémie de Covid-19 par les autorités espagnoles au niveau des aéroports « ont accentué davantage la crise ».

    En effet, le ministère marocain de la Santé a accusé récemment les autorités espagnoles, dans un communiqué, de « mettre en danger la santé des citoyens marocains » et décidé d’organiser des vols spéciaux de rapatriement des Marocains bloqués en Europe à partir du Portugal, invoquant « l’absence de respect des protocoles sanitaires » par le gouvernement espagnol dans les aéroports.

    Dans ce contexte, le journal espagnol « El Confidencial » a rapporté que le ministre espagnol des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade du Maroc à Madrid. Le « froid diplomatique » assombrit encore les relations bilatérales entre Madrid et Rabat depuis le mois de mai dernier. L’ambassadrice du Maroc à Madrid, Karima Benyaich, appelée pour des consultations le 18 mai en pleine crise migratoire de Ceuta, utilisée par le Maroc pour faire pression sur l’Espagne pour qu’elle prenne son parti dans le conflit au Sahara occidental, n’a pas encore repris ses fonctions.

    Horizons, 30/12/2021

  • « Big Brother » aux frontières !

    « Big Brother » aux frontières !

    « Big Brother » aux frontières ! – Algérie, Israël, Maroc, Sahara Occidental, migration, UE, surveillance des frontières,

    «Les empires ne se conservent que comme ils s’acquièrent, c’est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail», lit-on dans les Mémoires du Français Louis XIV. Et «le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle», apprend-on, d’autre part, de l’Américain Thomas Jefferson. En vérité, nous ne serons jamais assez vigilants !
    Avec 6 427 kilomètres de frontières terrestres se répartissant entre sept pays limitrophes, y compris le Sahara Occidental occupé par le Maroc depuis 1975, l’Algérie est confrontée plus que jamais à la complexe question de leur sécurisation permanente.

    Outre le risque militaire classique, la multiplication des menaces liées à la criminalité diversifiée, la contrebande variée, l’immigration clandestine, au trafic de stupéfiants en tout genre et au terrorisme endémique rend encore plus malaisée leur surveillance efficace. S’il n’existe nulle part au monde des frontières totalement hermétiques, il existe cependant des possibilités technologiques permettant de réduire leur degré de porosité.

    Avec 1 643 kilomètres, 150 postes frontaliers accessibles sur une distance de 1 540 kilomètres, la frontière terrestre avec le Maroc, la plus longue de toutes, est celle qui pose le plus de problèmes à bien des égards. Les confins territoriaux avec le voisin belliqueux de l’Ouest connaissent, en temps normal, une forte densité et des échanges intenses. S’y ajoute le fait que le Maroc soit un pays de repli pour des réseaux de soutien terroriste et un lieu de passage pour immigrants illégaux en quête d’entrée dans les territoires de l’Union européenne (UE).

    Cette frontière est ainsi un laboratoire à ciel ouvert pour l’observation et la gestion de toutes les formes de crime organisé, d’immigration clandestine, de trafics en tous genres et de terrorisme transfrontière. Pour y faire face, les pouvoirs publics ont mis progressivement en place un réseau de surveillance électronique tout le long des frontières terrestres. En novembre 2006, un tronçon de 100 kilomètres sur les frontières ouest était déjà couvert. Il s’agit de l’installation de capteurs, notamment de type thermique, de radars et de caméras. À partir de 2010, la Gendarmerie nationale et les gardes-frontières disposaient d’un réseau unifié national d’informations et de télécommunications, baptisé Runitel, auxquels ont été reliés toutes les brigades de gendarmes et tous les postes de gardes-frontières. Il était temps.

    En se résolvant à se doter enfin d’un système de surveillance électronique de ses frontières, l’Algérie n’y a accompli en fait rien qui soit vraiment révolutionnaire. Il s’agissait tout simplement d’une simple mise à niveau sécuritaire à une époque où les menaces sont multiples et le risque criminel transfrontière permanent. Le risque zéro et les sanctuaires parfaits n’existent pas.

    En réalité, il s’agit alors, pour nous Algériens, du passage à une phase de gestion qualitative du risque frontière après les différentes étapes de délimitation des lignes de séparation avec les pays voisins. Voici venu donc, après les étapes de démarcation et d’abornement des frontières, le temps de la sécurisation technologique de haut niveau et de tous les instants. Ce processus implique l’existence de capteurs électromagnétiques, électro-optiques, des systèmes intelligents de signaux, d’images et de communication, ainsi que des radars en réseaux.

    Ces équipements de pointe peuvent être intégrés dans des installations fixes ou mobiles (avions, hélicoptères, drones et autres plates-formes). D’autres pays se sont déjà attelés à la mise en place de systèmes globaux de surveillance. Par exemple, la grande Russie du sécuritaire par excellence Vladimir Poutine. Cet État immense possède depuis 2003 un service fédéral de surveillance des frontières sous la coupe du FSB, héritier moderne du légendaire KGB.

    Quant à elle, l’Union européenne (UE) dispose notamment d’un instrument communautaire sophistiqué, l’Eurosur, système intégré de surveillance des frontières. Son objectif : améliorer notamment la connaissance de la situation aux frontières extérieures des États membres et augmenter la capacité de réaction de leurs services de renseignement et de contrôle des frontières.

    En somme, Big Brother aux frontières. Big Brother qui vous regarde, vous surveille, bref, veille sur vous !

    Noureddine Khelassi

    Le Soir d’Algérie, 28/12/2021

    #Algérie #Big_brother #Maroc #Israël #Frontières #Sahara_Occidental #Libye #Migration