Étiquette : migration

  • Le Maroc punit l’Espagne : 1000 harragas arrivent à Ceuta à la nage

    Le gouvernement porte à un millier le nombre d’immigrants marocains entrés à Ceuta depuis les premières heures du matin

    La plupart des entrées ont été effectuées par la frontière nord de Benzú.
    Certains 300 peuvent être mineurs.
    L’Espagne et le Maroc se mettent d’accord sur le retour de plus de 100 Marocains qui ont traversé Ceuta à la nage.

    La délégation du gouvernement à Ceuta a estimé à environ 1 000 le nombre d’immigrants qui ont réussi à entrer dans la ville autonome depuis tôt ce matin, dont environ 300 pourraient être des mineurs, dans l’attente de la réalisation des tests correspondants.

    Des sources de la délégation du gouvernement ont déclaré à Efe que ces données montrent qu’il s’agit de l’une des journées migratoires les plus critiques auxquelles Ceuta a été confrontée ces dernières années.

    Les immigrants ont débordé même la capacité d’accueil du navire industriel du Tarajal, où ils doivent maintenir la quarantaine par le covid-19, qui a été préparé pour accueillir environ 200 personnes.

    Les premières entrées ont eu lieu vers deux heures du matin au niveau du brise-lames de la frontière nord de Benzú, où ils ont réussi à faire passer une centaine de personnes, la plupart bordant le brise-lames, ce qui s’est répété tout au long de la journée. Un groupe de 40 personnes s’est inscrit à la course pour la digue de la frontière de Tarajal.

    La Garde civile et la Croix-Rouge ont été débordées pour s’occuper des personnes qui arrivaient et même un porte-parole de l’institut armé a indiqué qu’ils avaient sauvé la vie d’au moins quatre immigrants qui étaient sur le point de se noyer, dont une fillette d’environ 10 ans.

    Les scènes de personnes entrant dans la course pour les deux frontières ou se baignant, profitant de la marée basse, se sont déroulées tout au long de la journée de midi et en début d’après-midi, devant l’impossibilité pour la Garde civile de faire face.

    Des sources policières ont informé Efe qu’il y a eu un « effet d’appel » qui a fait que des centaines de personnes se trouvent actuellement dans la ville marocaine de Castillejos, à environ deux kilomètres de la frontière de Ceuta, en attendant d’entrer dans la ville espagnole. « Le pire est peut-être à venir », a déclaré un agent à Efe.

    Au moins 300 mineurs
    Des sources de la délégation du gouvernement ont informé Efe qu’environ 300 de ces immigrants pourraient être des mineurs, en attendant que les tests osométriques le confirment.

    S’ils sont mineurs, ils seront sous la tutelle du gouvernement de Ceuta, sans possibilité de retour au Maroc, comme cela pourrait se produire dans le cas des adultes. La délégation gouvernementale a en effet confirmé que cette question a été transférée aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères afin que les mesures appropriées soient prises pour procéder au retour de ces personnes, toutes marocaines.

    20 Minutos, 17 mai 2021

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  • Maroc/ Une centaine de migrants rejoignent l’enclave espagnole de Ceuta à la nage

    Par AFP – Agence France Presse

    Une centaine de migrants, certains utilisant des anneaux gonflables, ont rejoint à la nage l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin tôt lundi, ont indiqué les autorités espagnoles.

    Les migrants sont partis de plages situées au sud de Ceuta et ont été arrêtés à leur entrée dans le minuscule territoire espagnol, a indiqué un porte-parole de la Guardia Civil.

    Il s’agissait principalement de jeunes hommes, mais parmi eux se trouvaient également des enfants et quelques femmes, selon un porte-parole de la délégation du gouvernement espagnol à Ceuta.

    Certains ont utilisé des anneaux de natation gonflables tandis que d’autres ont utilisé des canots pneumatiques, a-t-il précisé.

    « C’était la marée basse et à certains endroits, on pouvait pratiquement traverser à pied », a-t-il dit à l’AFP.

    Les migrants ont été contrôlés par des agents de la Croix-Rouge avant d’être conduits dans un centre d’accueil.

    Au cours du dernier week-end d’avril, une centaine de migrants ont rejoint Ceuta à la nage, par groupes de 20 à 30 personnes. La plupart ont été expulsés vers le Maroc.

    La vague d’arrivées est survenue à un moment de tension entre Madrid et Rabat au sujet de la présence en Espagne du chef du mouvement pour l’indépendance du Sahara occidental.

    Rabat a réagi avec colère après qu’il soit apparu que le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, a été traité dans un hôpital en Espagne pour Covid-19 depuis la mi-avril.

    Le Front Polisario lutte depuis longtemps pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc.

    Ceuta et Melilla, une autre enclave espagnole en Afrique du Nord, sont les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique, ce qui en fait des points d’entrée populaires pour les migrants en quête d’une vie meilleure en Europe.

    Les migrants tentent d’atteindre les enclaves soit en nageant le long de la côte, soit en escaladant les hautes clôtures frontalières qui les séparent du Maroc.

    Barron’s, 17 mai 2021

    Etiquettes : Maroc, Espagne, Ceuta, Melilla, migration,

  • Algérie/ L’espoir, ce vieux vinyle rayé !

    par Madjid Khelassi

    Plus de 30 embarcations, transportant des Harraga algériens, ont été interceptés sur les côtes d’Almeria (Sud de l’Espagne), en seulement 48 heures, et ce durant le week-end qui a précédé l’Aid El Fitr.

    Ces chiffres rapportés par le quotidien espagnol OK Dario, montrent l’ampleur du phénomène migratoire algérien vers la rive européenne de la Méditerranée.

    D’après le Haut Commissariat des nations-unies pour les réfugiés, 2000 Harraga arrivent à rejoindre chaque mois, les rivages sud du continent européen, sur des embarcations clandestines avec pour principales destinations, l’Espagne, l’Italie et la France.

    Son rapport du 12 mai 2021, fait état de 10 000 Harraga depuis janvier 2021.

    10 000 Harraga en 4 mois…Le paradis algérien tant chanté vire à une géhenne quotidienne.

    Chômeurs, ouvriers spécialisés, cadres , médecins, architectes, enseignants, sportifs.

    La panoplie migratoire s’étoffe et se « mixte ». C’est un catalogue multigamme.

    Les personnes qui mettent les voiles, sont certes des personnes touchées par la précarité, voire la pauvreté, mais beaucoup d’entre- eux sont des pauvres qui ne devraient pas l’être. Car disposant d’un capital culturel ou professionnel assez élevé, mais qui ne trouve pas preneur dans l’Algérie réelle.

    On passe ainsi de la migration des précaires à celle des intellectuels. Dramatique équation, qui souligne la faillite de notre système économique et social.

    Pour ces candidats, l’espoir, coincé quelque part, ressemble à un vieux vinyle rayé.

    Donc l’espoir est supprimé. Place à une réalité, qui souvent, se termine par le chavirage tragique d’une felouque voguant vers un ailleurs meilleur.

    El Harga, brûlure contemporaine des déshérités, ou comment on est anéanti par un espoir en congé permanent.

    Dans tous les ports et plages d’Algérie, surgit, chaque soir, un Aladin des mers, qui embarque, moyennant un joli pactole, des milliers d’algériens en classe tous risques, vers un eldorado incertain.

    Houle et mal de mer, éléments imprévisibles déchaînés…la traversée vire souvent à l’ordalie marine. Et les rêves, déjà en pointillés, sombrent dans la lagune d’une destinée malmenée.

    El Harga, décision définitive, tourneuse de tête et tueuse…Qu’a cela ne tienne !

    Tous les Harraga vous diront qu’ils préfèrent ça, à l’Algérie (l’ancienne et la nouvelle), qui n’a jamais rien compris au rêves contrariés de ses enfants.

    La Nation, 16 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, migration, harga, harragas, pateras, Almeria,

  • Migration : La CEA se penche sur la reconnaissance des compétences africaines au Maroc

    Rabat, 11 mai 2021 (CEA) – Le Bureau de la CEA en Afrique du Nord, a tenu lundi 10 mai 2021, un atelier en ligne pour le lancement de son étude sur la reconnaissance des compétences des migrants africains au Royaume du Maroc, actuellement menée dans le cadre de son programme « Statistiques migratoires et reconnaissance des compétences en Afrique ».

    La rencontre a été l’occasion de présenter le rapport de démarrage de l’étude, qui vise d’une part à évaluer les politiques nationales en termes de reconnaissance des compétences et, d’autre part, de réfléchir à des pistes d’améliorations des dites politiques dans l’optique d’appuyer la Stratégie Nationale d’Immigration & d’Asile menée par le Maroc et de soutenir le Royaume dans la mise en oeuvre des Agendas 2030 et 2063 et des recommandations du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (GCM).

    « Ce projet permettra, entre autres, d’étudier la politique du Maroc en matière de reconnaissance de diplômes étrangers, dans la perspective de l’élaboration d’un cadre africain pour la certification des diplômes », a déclaré Khaled Hussein, Directeur a.i. du Bureau de la CEA en Afrique du Nord en amont de la rencontre.

    La rencontre s’est tenue avec la participation du Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, du Ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du Ministère du Travail et de l’Insertion professionnelle, du Ministère délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Étranger, chargé des Marocains résidant à l’Étranger, du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (UNDESA), de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR).

    Mis en place dans le cadre du soutien de la CEA aux pays africains pour la mise en œuvre du GCM, le projet est actuellement mené en Afrique du Sud, Côte d’Ivoire, Mali, Maroc, Sénégal et Zimbabwe, et vise à renforcer les capacités des dits pays pour l’élaboration ou l’amélioration de leurs politiques migratoires.

    Equipe de Communication
    Commission Economique pour l’Afrique
    Bureau pour l’Afrique du Nord
    Tel: +212 (0) 673 734 462
    Email: filali-ansary@un.org

    Commission Economique pour l’Afrique, 11 mai 2021

    Etiquettes : Maroc, Afrique, migration, politique d’asile, compétences, Commission Economique pour l’Afrique, ONU,

  • Gestion des flux migratoires : La difficile route de la coopération

    La conférence de haut niveau qui s’est terminée hier à Lisbonne au Portugal, pays en charge actuellement de la présidence tournante du Conseil de l’Europe, devrait aboutir progressivement à la mise en place d’un partenariat UE-Afrique en vue de sortir la gestion de la question migratoire du seul angle sécuritaire. Sur le papier, les propositions sont intéressantes. Sur le terrain, il faudra attendre que prennent forment les recommandations pour une politique concertée et tournée notamment vers le co-développement. Ce n’est pas gagné d’avance !

    Par Kahina Terki

    Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a achevé, hier, sa visite de deux jours à Lisbonne. Kamel Beldjoud s’est rendu dans la capitale du Portugal pour prendre part aux travaux de la conférence ministérielle de haut niveau sur la gestion des flux migratoires.

    Depuis janvier 2021, le Portugal assure jusqu’à la fin du mois de juin prochain la présidence tournante du conseil de l’Union européenne (UE). Il s’est fixé comme objectif d’examiner la politique migratoire de l’Europe et de faire avancer ses projets de réforme.

    La conférence dont il a abrité les travaux intervient après la grande réunion conjointe de mars dernier, toujours à Lisbonne, des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur de l’UE. Le ministre portugais de l’Intérieur, Eduardo Cabrita, avait alors parlé de la nécessité d’une «relation proactive» avec les pays-sources d’où partent les migrants.
    «Cela comprend toutes les dimensions de la gestion des flux migratoires, qui réprime le trafic d’êtres humains et poursuit la migration illégale, mais qui crée des mécanismes de migration légale, des mécanismes d’incitation pour une gestion de la migration qui est, à moyen terme, positive pour l’Europe», avait-il expliqué lors d’un point de presse à l’époque.

    Il ne s’agirait donc pas, selon les mots du ministre portugais, d’une approche policière de la question migratoire. Il serait plutôt question d’associer les pays tiers à la gestion de cette question qui gagne chaque année en ampleur, si l’on se fie par exemple au cas algérien et aux nombres d’opérations mettant en échec la traversée de la Méditerranée vers les côtes espagnoles par des migrants clandestins. Mais il serait question aussi d’une politique de migration sélective et choisie, déjà en vigueur dans les nombreux états membres de l’UE qui accueillent les médecins et autres diplômés des universités, et qui ne profitent pas aux pays voisins de la rive sud de la Méditerranée.

    Son corolaire serait aussi d’engager ces pays, ceux d’Afrique du Nord en particulier, dans une coopération «dans les domaines de la justice et des affaires intérieures». Un partenariat à double tranchant dans la mesure où ces pays nord-africains risquent de se retrouver dans la position du gendarme anti-migrants obligés de multiplier les opérations de lutte contre les réseaux de passeurs et d’être disposés à récupérer dans les délais leurs ressortissants ayant pu gagner la rive nord de la Méditerranée et ne pouvant pas bénéficier du droit d’asile ou de séjour en territoire européen.

    Une nouvelle approche mais…

    La situation risque d’être d’autant plus problématique à gérer que, en face de la partie européenne plutôt d’accord sur les actions à entreprendre dans leur espace Schengen, les pays tiers avancent sur ce terrain en rangs dispersés et en fonction de leurs intérêts propres. Cela même si ces derniers peuvent faire valoir des arguments, semble-t-il entendus par l’UE, comme de tenir compte de leur réalité de pays d’origine certes, mais de transit et même de destination, notamment pour les migrants subsahariens.

    Cette réalité incite les pays nord-africains à privilégier une démarche sécuritaire qui consiste à faire la police de la mer pour barrer la route aux migrants et aux réseaux de passeurs et à rapatrier leurs ressortissants déboutés des droits d’asile ou de séjour ou interceptés à leur arrivée en Europe. Sans véritable contrepartie en ce qui concerne l’accès au visa de séjour et la liberté de circulation, pourtant consignés dans les accords d’association avec Bruxelles.
    L’idée d’encourager la mobilité dans un cadre légal est prise en compte par l’UE. Elle fait partie des principales recommandations que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a adressées au Portugal en janvier dernier, au début de sa présidence du Conseil de l’Union européenne. Il n’est jamais sûr qu’elle soit réellement prise en compte, chacun des Etats membres faisant souvent bande à part quand il s’agit de la circulation des personnes étrangères à l’UE.

    En avril 2021, la Commission européenne a adopté une nouvelle approche en matière de retour volontaire et de réintégration des migrants, prévue par le Pacte sur la migration et l’asile présenté en septembre 2020. Cette approche vise à l’amélioration des procédures en matière de retour volontaire des migrants en situation irrégulière vers leurs pays d’origine comme le soutien administratif, logistique et même financier aux personnes dont les demandes d’asile sont rejetées. La Commission mise sur le réseau européen de retour et de réintégration, en place depuis 2018, qui coordonne les actions entre les États membres, la Commission et certains pays tiers d’où proviennent les migrants. Sauf que la majorité des migrants n’envisage pas l’option du retour volontaire, alors qu’en face le flux des migrants illégaux ne cesse de grossir, selon les chiffres qui circulent à leur sujet. On ne sait pas quel résultat aura le partenariat avec les pays-source pour lequel la présidence portugaise de l’UE milite. A Lisbonne, le ministre de l’intérieur portugais, M. Cabrita, s’est montré optimiste sur l’éventualité d’une approche partagée et bénéfique aux deux parties. Il faudra du temps pour le savoir. D’ici là, ce qui compte avant, c’est la modération de la pression migratoire sur les Etats membres par la sécurisation des frontières européennes et la limitation des entrées illégales.

    Reporters, 12 mai 2021

    Etiauettes : Afrique, Union Européenne, migration, politique migratoire de l’Europe,

  • Les garde-côtes espagnols interceptent trois bateaux de « Harragas » algériens

    Lundi à l’aube, les patrouilles du service maritime de la Garde civile espagnole ont intercepté trois embarcations de fabrication traditionnelle équipées de moteurs de 80 chevaux transportant 38 immigrants clandestins de nationalité algérienne, âgés de 16 à 37 ans, partis de la plage d’Ain Franin, au cœur de la forêt de Cristel, à l’est d’Oran, en direction de la côte sud de l’Espagne.

    Selon des sources informées, la Garde civile espagnole a déjoué les tentatives de ces jeunes hommes de pénétrer dans la péninsule ibérique, après que la période de navigation secrète entre la côte d’Oran et son homologue espagnole ait duré environ 17 heures complètes, selon ce qui a été rapporté par le journal local « Alvaro de Ciota » dans la province de Grenade.

    Les « harragas » ou immigrants illégaux étaient répartis sur trois bateaux, le premier était un bateau en caoutchouc, transportant 13 jeunes Algériens, dont un mineur, le deuxième était un bateau traditionnel en bois transportant 14 immigrants, la plupart dans leur quatrième décennie de vie, et le troisième bateau en bois avait 11 jeunes hommes portant des combinaisons de plongée.

    Les mêmes sources ont révélé que les migrants arrêtés ont été interceptés à 20 miles nautiques au sud de Motril.

    Chacun d’entre eux a été emmené sous haute surveillance par les patrouilles des services maritimes jusqu’au port de Motril, dans la région d’Andalousie, dans le sud de l’Espagne, où des tests ont été effectués sur eux pour s’assurer qu’ils étaient exempts du virus Corona.

    Ensuite, il a été décidé de les transférer dans un centre de la région de « Capilera », supervisé par la Croix-Rouge espagnole, comme le dictent les mesures de précaution visant à freiner la propagation du nouveau virus Corona, en raison de la fermeture continue des centres pour immigrants illégaux en Espagne. Des fuites locales ont indiqué dans ce contexte que toutes les personnes arrêtées par les autorités espagnoles étaient originaires des provinces algériennes de Chlef et de Djelfa.

    Ils ont pris la mer en masse depuis la plage d’Ain Franin après que les barons de l’immigration clandestine aient profité du calme de la mer pour envoyer plusieurs embarcations vers l’Espagne.

    Il s’agit du deuxième incident de ce type en moins de trois jours, après l’annonce par les services de secours maritimes espagnols de l’interception d’une embarcation artisanale transportant dix immigrants clandestins algériens sur les côtes de Carthagène appartenant à la région de Murcie.

    Les immigrés clandestins algériens dont le bateau a été intercepté sont des adultes et sont en bonne santé, précisant qu’ils ont été transférés dans la région « Escombreras » de Carthagène, où ils ont été soumis à des tests pour détecter la possibilité d’une infection par le virus Covid-19, conformément au protocole sanitaire en vigueur.

    Echourouk online, 11 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Espagne, migration, pateras, harragas, harga,

  • L’Autriche rejette l’appel de l’UE à accepter les migrants de Lampedusa

    L’Autriche a rejeté mardi l’appel lancé aux autres pays de l’Union européenne pour qu’ils acceptent les migrants en provenance d’Italie, à la suite de l’afflux massif de migrants à Lampedusa, qui risque de mettre en évidence les profondes divisions de l’Union européenne en matière de migration.

    Depuis dimanche, plus de 2 000 migrants, pour la plupart africains, ont atteint par bateau la petite île située au large de la côte sud de l’Italie, submergeant son centre d’accueil.

    Lundi, la commissaire européenne chargée des affaires intérieures, Ylva Johansson, a appelé les États membres à faire preuve de solidarité avec l’Italie et à soutenir leur relocalisation. L’exécutif européen a déclaré mardi qu’il n’avait encore reçu aucune promesse d’accueil de la part des pays concernés. lire la suite

    L’Autriche ne le ferait pas. « L’Autriche suit une ligne de conduite très claire : Une répartition (des migrants de Lampedusa) dans toute l’Europe n’est pas une approche qui apportera une solution », a déclaré à Bruxelles sa ministre des Affaires européennes, Karoline Edtstadler.

    L’UE devrait plutôt aider directement les populations africaines, tout en faisant passer le message que tous ceux qui arrivent en Europe ne peuvent pas y rester, a-t-elle ajouté.

    Lampedusa est l’un des principaux points de débarquement pour les personnes qui tentent d’entrer en Europe depuis l’Afrique, et les derniers arrivants ont été transférés ailleurs en Italie.

    L’UE, qui compte 27 pays, se dispute âprement sur la question des migrations depuis 2015, année où plus d’un million de réfugiés, pour la plupart syriens, irakiens ou afghans, ont atteint ses frontières.

    Les arrivées ont considérablement diminué pour atteindre environ 95 000 l’année dernière, selon les données de l’ONU, la plupart en Italie, en Espagne et en Grèce.

    En 2019, l’Italie a convenu d’un plan avec d’autres États européens pour redistribuer les migrants après leur arrivée.

    Mais ce plan volontaire n’a pas apporté de solution stable, et un pacte transeuropéen visant à régler le problème proposé par la Commission en septembre dernier n’a pas été ratifié, la Hongrie et la Pologne ayant refusé d’y participer.

    Le gouvernement italien a démenti mardi une information du journal La Repubblica selon laquelle il demanderait à l’UE de payer la Libye – d’où partent la grande majorité des réfugiés africains voyageant par la mer – pour empêcher les bateaux de migrants de quitter ses côtes.

    Le bloc a conclu un accord de ce type avec la Turquie en 2016 pour endiguer les flux de migrants en provenance des Balkans.

    « Pour le moment, il n’y a pas d’initiative concernant la création d’un accord similaire » avec la Libye, a déclaré un fonctionnaire du bureau du Premier ministre.

    Le fonctionnaire a déclaré que le point de vue du gouvernement était que l’UE doit accorder plus d’attention à la situation dans le sud de la Méditerranée et être prête à offrir une aide financière à tous les pays africains impliqués dans les flux de migrants.

    Reuters, 11 mai 2021

    Etiquettes : Autriche, migration, Lampedusa, Union Européenne, UE,

  • Algérie/ Le prix de la désillusion (Edito de Liberté)

    Le contraste est saisissant : au moment où le régime s’emploie, la tête dans le guidon, à mener à bon port son entreprise de restauration autoritaire, des jeunes quittent le pays, par vagues successives et au moyen d’embarcations de fortune, en quête de cieux plus cléments sur l’autre rive de la Méditerranée. En l’espace de deux jours, pas moins de trente embarcations de harraga, ces “brûleurs de frontières”, sont arrivées sur les côtes espagnoles, selon la presse locale.

    Durant les deux premiers mois de l’année en cours, les deux tiers des migrants arrivés en péninsule ibérique sont des Algériens. En 2020, alors que le pays était en confinement total, dans le sens le plus large du terme, plus de 11 000 Algériens ont quitté le pays. Loin d’être exhaustifs, ces chiffres sont appelés à augmenter dans les prochaines semaines, étant entendu que la période estivale demeure la plus propice et la plus favorable pour les traversées. Et comme le redoutent, d’ailleurs, les autorités espagnoles, leur pays risque de faire face dans les prochains mois à la pire vague migratoire des dix dernières années.

    Ni la pandémie, ni la crise économique qui frappe l’Europe, ni les conditions drastiques de séjour, ni la traque des autorités, autant espagnoles qu’algériennes, encore moins la crainte de périr en mer ne semblent dissuader ces jeunes, de plus en plus nombreux, dont des femmes, de tenter l’aventure en quête d’un soupçon de bonheur qu’ils peinent à trouver dans leur pays.

    Cette recrudescence d’un phénomène, pourtant en net reflux durant la première année du Hirak populaire, signe, sans aucun doute, la désillusion qui a désormais gagné cette frange de la population précarisée, sans perspectives, dont la situation sociale s’est aggravée par les conséquences de la pandémie. Elle traduit aussi ce confus sentiment d’étouffement, d’absence de lisibilité et de projection sur l’avenir dans un contexte marqué par un statu quo mortifère.

    Faute d’offre politique à la mesure des aspirations pour le changement exprimé par les Algériens depuis février 2019 et à la mesure des espoirs suscités par la formidable mobilisation, le régime, par mépris, cécité, manque de clairvoyance ou par hostilité au changement, n’a pas réussi le pari de conforter cette espérance.

    Comment parviendra-t-il à rétablir la confiance, clé de voûte de la crise, à remobiliser ces jeunes qu’il n’hésite pas à tenter d’amadouer et à les convaincre que leur devenir est chez eux ? Sans changement de paradigmes de gouvernance, sans une véritable vision de rupture, la mission est quasi impossible. En attendant une hypothétique approche de nature à semer l’espoir, le pays continuera à dévorer ses enfants. Sur terre et en mer.

    Liberté, 10 mai 2021

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  • L’Espagne s’attend à la pire vague d’immigration clandestine de ces 10 dernières années qui va déferler depuis l’Algérie

    L’Espagne sera confrontée au cours de cette année 2021 à la « pire vague d’immigration clandestine de ces 10 dernières années » qui va déferler essentiellement sur les plages espagnoles depuis les… côtes algériennes. C’est du moins ce qu’affirme tout haut l’expert en politique migratoire, Ruben Pulido, qui s’est exprimé le 8 mai dernier dans les colonnes du quotidien espagnol Ok Diario.

    Ce média espagnol a révélé que Dimanche 9 mai, en à peine 48 heures, plus de 30 embarcations d’immigrants illégaux sont arrivées sur les côtes d’Almeria. Le nombre de personnes arrivées à bord de ces embarcations n’a pas été précisé, mais la majorité de ces migrants sont des Algériens et ces embarcations ont pris la mer depuis les localités algériennes des wilayas de l’ouest comme Mostaganem ou Ghazaouat, dans la wilaya de Tlemcen.

    Ces chiffres font très peur se selon Ruben Pulido car il s’agit d’une « hausse assez notable par rapport aux données des dernières années », a expliqué le même expert espagnol d’après lequel « les prévisions pour les mois à venir sont sombres et pourraient nous mettre face à la pire vague d’immigration illégale des dix dernières années « . Le même expert a indiqué qu’il faut également comptabiliser les embarcations qui n’ont pas été interceptées par les gardes côtes espagnols ce qui augmenterait le chiffre des arrivées depuis les côtes du Maghreb notamment les côtes algériennes.

    D’après Ruben Pulido, la situation s’aggrave en Algérie à cause de l’entrée en jeu de réseaux tunisiens qui proposent aussi d’organiser des traversées depuis le sol algérien. « Selon des sources algériennes, la situation à la source est assez incontrôlée après que des trafiquants tunisiens aient également pris part aux départs depuis le sol algérien », a affirmé ainsi cet expert espagnol pour mettre en garde les autorités de son pays qui sera pris d’assaut par une vague déferlante de Harragas Algériens.

    Il est à souligner que depuis 2020, la harga des Algériens vers l’Espagne a pris une dimension totalement dramatique. En 2020, 231 harragas algériens sont morts noyés en tentant de travers la Mer Méditerranée pour rejoindre l’Espagne, selon le rapport annuel de l’ONG espagnole « Caminando Fronteras », publié récemment. L’ONG, qui surveille les flux migratoires, a recensé 23 naufrages sur la route menant des côtes algériennes vers les côtes des îles Baléares et d’Almeria. Selon la même source, au total, 2170 migrants sont morts en tentant la traversée vers l’Espagne contre 893 en 2019, soit une hausse de 143 %.

    L’Espagne a enregistré l’arrivée sur son sol de 41 000 migrants en 2020, ce qui la place en tête des pays européens, loin devant l’Italie et la Grèce, qui ont enregistré respectivement le débarquement de 34 100 et 15 000 migrants. Selon les chiffres de la police espagnole, sur les 41 000 migrants arrivés en Espagne, 11 200 sont de nationalité Algérienne.

    Ainsi, des milliers d’algériens ont tenté de rejoindre, l’année écoulée, les côtes européennes, particulièrement, espagnoles. Entre ceux qui ont réussi à rallier la rive Nord de la Méditerranée, et ceux qui sont morts noyés. Plus de 8000 d’entre eux ont été arrêtés par les gardes côtes algériennes, selon le bilan opérationnel de l’armée nationale populaire (ANP) pour l’année 2020, publié samedi dernier sur le site web du ministère de la Défense nationale.

    Algérie Part Plus, 10 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Espagne, migration,

  • En 48h : 30 embarcations au départ d’Algérie interceptées en Espagne

    Le chiffre fait froid dans le dos, des dizaines de jeunes Algériens ont fui le pays en deux jours seulement. Des experts espagnols en politique migratoire parlent d’un phénomène qui est loin d’être contrôlé en Algérie, et d’une « pression migratoire alarmante » que l’Espagne est en train de subir ces derniers mois.

    Plus de 30 embarcations qui transportaientdes migrants Algériens ont été interceptées en seulement 48 heures, sur les côtes d’Almeria, dans le sud de l’Espagne, ont indiqué les agentsdéployés sur lieux, comme cela a été rapporté hier par le journal espagnol Ok Diaro. La même source, qui cite Ruben Pulido expert en politique migratoire, précise que plus de 150 embarcations ont été interceptées cette année en Espagne, et que cela « représente une augmentation assez remarquable comparé aux données de ces dernières années ».

    La situation est alarmante

    L’expert en politique migratoire a déclaré également qu’il s’agit d’une « pression migratoire alarmante », et que « selon des sources algériennes, la situation à l’origine est assez incontrôlée vu que des trafiquants tunisiens aient aussi participé à ces expéditions au départ du sol algérien ». Le spécialiste a également indiqué que le nombre des embarcations interceptées ne reflétait pas le nombre réel de migrants qui arrivent en Espagne, et qu’il « y a beaucoup de bateaux qui sont considérés comme non interceptés, et on ne sait toujours pas où se trouvent ces immigrants illégaux qui étaient à bord ». « Les prévisions pour les mois à venir sont désastreuses et pourraient nous mettre face à la pire vague d’immigration clandestine de ces dix dernières années », selon Rube Pulido, qui a également souligné le manque de moyens et d’effectif dont souffrent les instances spécialisées en Espagne qui se retrouvent dans l’incapacité à faire face à ce phénomène.

    Le Midi Libre, 10 mai 2021

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