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  • Maroc: Le massacre de Melilla met en évidence la crise en Afrique

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    Le 24 juin, environ 2 000 migrants africains ont tenté désespérément de franchir massivement la frontière, escaladant la clôture de fer séparant le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla. Des images de corps africains entassés au pied de la clôture, dont beaucoup sans vie, tandis que d’autres étaient sauvagement battus par les forces de sécurité marocaines, sont devenues virales. À ce jour, le nombre de migrants africains qui ont perdu la vie est passé à 37.

    Nous nous joignons à ceux du monde entier pour condamner, dans les termes les plus forts possibles, cette horrible attaque des forces de sécurité marocaines. Cependant, nous savons que dans quelques semaines, les déclarations de condamnation et d’indignation seront enterrées, et l’incident viendra simplement s’ajouter à la montagne des crimes contre l’humanité africaine. La question est, que faut-il faire ?

    Cette attaque brutale contre les Africains, sur le sol africain, met en lumière la crise à laquelle l’Afrique est confrontée. Le problème fondamental est que les forces impérialistes ont pu installer et maintenir des régimes néocoloniaux sur tout le continent, tout en faisant reculer et en détruisant toutes les tentatives des masses africaines de se débarrasser de l’emprise impérialiste, de la Côte d’Ivoire et du Zimbabwe à la Libye.

    L’un des revers les plus graves pour l’Afrique a été la destruction de la Jamahirya libyenne et l’assassinat du révolutionnaire panafricaniste Mouammar Kadhafi. Utilisant la situation qui s’était créée dans les pays africains voisins, l’Égypte et la Tunisie, les impérialistes ont saisi le moment pour envahir et détruire la Libye et assassiner Kadhafi. Ce faisant, ils ont pu neutraliser ce qui était un défi très réel à leur pillage continu des ressources africaines, ainsi qu’à leur exploitation et génocide continus des peuples africains.

    De plus, la destruction de la Jamahiriya libyenne a radicalement changé la donne en matière de migration africaine. La Jamahiriya libyenne était le pays le plus prospère de toute l’Afrique. Les restrictions aux frontières pour les Africains ont été assouplies, ce qui signifie que les Africains de tout le continent étaient libres de vivre et de travailler en Libye. De là, ils ont pu envoyer de l’argent à leurs familles.

    Lorsque des personnes risquent leur vie et celle de leur famille pour fuir leur pays, c’est à cause des conditions désespérées et insupportables auxquelles elles sont confrontées chez elles. La crise à laquelle est confrontée l’Afrique s’aggrave de jour en jour. De nombreux pays africains connaissent une recrudescence d’attaques et de sabotages par des groupes terroristes islamiques hérétiques, aidés et encouragés par des puissances étrangères, du Qatar aux nations impériales occidentales, dans le but de déstabiliser et de balkaniser le continent. Les États-Unis et leurs alliés sont connus pour utiliser ces groupes comme fantassins et pour justifier l’imposition de l’USAFRICOM, qui a des relations et/ou des bases militaires dans presque tous les pays africains.

    L’Afrique subit des chocs climatiques entraînant certaines des pires sécheresses de l’histoire récente de l’Afrique de l’Est. Les pénuries de nourriture et d’engrais, associées à la hausse des prix causée par la guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie, aggravent des conditions déjà désastreuses. La pauvreté et la faim sont en augmentation, et le risque potentiel de famine à travers le continent est important. Le manque d’accès à l’eau potable menace la vie de millions d’Africains.

    Il n’y a qu’un seul moyen de surmonter ces problèmes, et c’est de débarrasser le continent de l’ingérence et de la domination militaires, économiques et politiques étrangères, et des gouvernements néocoloniaux installés pour gérer les États-nations africains au nom de ces entités étrangères.

    Nous, panafricanistes révolutionnaires, devons intensifier nos efforts pour nous unir aux forces révolutionnaires et progressistes du monde entier, afin d’accélérer l’effondrement de l’empire américain et de ses substituts ouest-européens, canadiens et australasiens. Leur déclin est sans aucun doute en cours, et le monde est maintenant à un point critique de basculement. Malgré les défis écrasants auxquels nous sommes confrontés, tant sur le plan organisationnel que personnel, nous devons nous organiser et nous mobiliser comme jamais auparavant, pour accélérer l’implosion et la destruction inévitables de tous ces pays qui ont bâti leur économie sur le dos des Africains capturés et du pillage de la Mère Afrique.

    Il n’y a rien que White Power redoute plus que nos efforts unis et une Afrique unie, libre de toute domination étrangère. C’est la raison pour laquelle ils ciblent tous les dirigeants et mouvements africains prônant cette vision. Ils savent qu’une Afrique unie changerait complètement l’équilibre des pouvoirs à l’échelle mondiale. Un fait bien documenté est que si l’Afrique arrêtait le flux de toutes les ressources et matières premières vers les nations occidentales pendant une semaine seulement, les États-Unis et l’Europe s’arrêteraient.

    Presque toutes les ressources naturelles connues nécessaires au fonctionnement des économies industrielles contemporaines, l’uranium, l’or, le cuivre, le cobalt, le coltan (pour les téléphones portables, les ordinateurs, etc.), le platine, les diamants, la bauxite et surtout de grandes réserves de pétrole sont situées en Afrique. Azania (Afrique du Sud) contient à elle seule la moitié des réserves mondiales d’or. La République démocratique du Congo contient la moitié du cobalt mondial et 80 % des réserves mondiales connues de coltan. Un quart du minerai d’aluminium mondial se trouve dans la ceinture côtière de l’Afrique de l’Ouest et le continent regorge de réserves de pétrole. Ces ressources doivent être libérées et placées entre les mains du peuple, afin qu’il puisse vivre une vie décente et digne dans son pays natal.

    Nous ne pouvons pas attendre ou attendre quoi que ce soit des régimes africains actuels à quelques exceptions près, ou de l’Union africaine impuissante, décrite avec justesse par l’écrivain zimbabwéen Reason Wafawarova, comme « une bande de boofheads lâches et bucoliques, totalement hypnotisés par le financement des donateurs occidentaux… Quel un tas de traîtres sans espoir !

    Il est révolu le temps où ce club fougueux, anciennement connu sous le nom d’Organisation de l’unité africaine, était honoré par de grands combattants de la liberté, dont Kwame Nkrumah, Ahmed Sekou Touré, Ahmed Ben Bella, Kenneth Kaunda, Julius Nyerere, Jamal Abdel Nasser, Samora Machel , Thomas Sankara, Mouammar Kadhafi, Robert Mugabe, Sam Nujoma, Nelson Mandela et tant d’autres héros africains.

    Nous devons maintenant nous tourner vers nous-mêmes en ce moment déterminant pour l’Afrique et, en fait, pour toute l’humanité. Nous devons, quels que soient les obstacles, travailler sans relâche pour affronter les principaux enjeux. Nous devons tenir compte des mots de Mouammar Kadhafi, dans une allocution devant un grand rassemblement à Niamey, au Niger en 1997 : « C’est une bataille sacrée, concernant nos valeurs morales… Nous ne pouvons accepter aucune atteinte à ces valeurs. Toutes les barrières créées par les armées colonialistes doivent être démolies… nous sommes plus forts qu’eux en termes de valeurs morales et de puissance matérielle… la richesse de l’Afrique doit être entre les mains des masses africaines. Pour y parvenir, l’impérialisme et le néo-colonialisme doivent être détruits.

    Et dans les mots intemporels de Marcus Mosiah Garvey « Arise Ye Mighty Race – Accomplissez ce que vous voulez. »

    Gérald A. Perreira
    Au nom de la Direction Internationale du Nouveau Monde Mathaba
    Le New World Mathaba, officiellement créé le jour de la libération de l’Afrique, le 25 mai 2022, est une continuation du World Mathaba original, lancé en 1982 à Tripoli, en Libye, par le révolutionnaire panafricaniste et martyr Mouammar Kadhafi. Le mot Mathaba est un ancien mot afrabien et se traduit par « un lieu de rencontre, un point de convergence permettant aux gens d’échanger des idées et de partager des expériences dans le but de faire avancer une lutte collective pour la justice et ce qui est juste ». Mathaba est plus qu’un mot – c’est un concept profond. Notre objectif est de faciliter l’unité d’objectif et de stratégie, et de coordonner nos efforts collectifs pour débarrasser l’Afrique et le monde du colonialisme, du néo-colonialisme, de l’impérialisme, du racisme et du sionisme. Contactez-nous à newworldmathaba@admin

    Modern Ghana, 28 juin 2022

    #Maroc #Melilla #Migration #Afrique

  • Pays Bas-Maroc: Offensive de charme visant les rapatriements

    Pays Bas-Maroc: Offensive de charme visant les rapatriements

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    Selon De Telegraaf, le Pays Bas mène une « offensive de charme pour amener le Maroc à reprendre ses compatriotes en sécurité ».

    « Les Pays-Bas se sont engagés dans une offensive de charme au Maroc dans l’espoir que le pays accepte de reprendre davantage de demandeurs d’asile sans espoir. Après des années de confrontations et de huis clos, le Cabinet adopte une approche différente. Mais sans résultat jusqu’à présent », affirme-t-il.

    Fin mai, le premier ministre marocain Aziz Akhannouch s’est rendu aux Pays Bas en visite officielle où il a rencontré son homologue Mark Rutte. Selon Le Telegraaf. La photo « intime » des deux hommes a suscité des questions à la Chambre basse. « Une relation forte avec le Maroc est d’une grande importance pour les Pays-Bas. Je suis donc heureux de pouvoir accueillir le Premier ministre Aziz Akhannouch à La Haye. Je suis impatient d’approfondir notre coopération fructueuse », a écrit Rutte dans un twitter à ce sujet.

    #Maroc #PaysBas #Migration #Rapatriement



  • Maroc: Ce qui s’est passé à Melilla

    Maroc: Ce qui s’est passé à Melilla

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    Il s’agit de l’un des épisodes les plus sanglants de l’histoire de la seule frontière terrestre entre l’Afrique et l’Union européenne.

    Depuis le vendredi 24 juin dernier, le décès d’au moins 23 personnes a été confirmé après que 2 000 migrants d’origine subsaharienne ont tenté de franchir la clôture de Melilla, la ligne fortifiée qui sépare l’Espagne du Maroc.

    Plusieurs organisations humanitaires affirment que le nombre réel de morts pourrait être plus élevé et demandent une enquête immédiate pour clarifier les causes de l’incident.

    L’Espagne accuse les mafias du trafic d’êtres humains d’être à l’origine de l’incident, et son premier ministre, Pedro Sánchez, a décrit l’afflux massif de migrants comme une « agression violente » contre « l’intégrité territoriale » du pays.

    Le Maroc, quant à lui, se prépare depuis lundi à enterrer les morts. Une action également critiquée par plusieurs organisations comme étant hâtive et ne respectant pas la procédure établie.

    Les tentatives d’atteindre le territoire européen par Ceuta et Melilla, deux enclaves espagnoles sur la côte nord-africaine, ne sont pas rares.

    Mais cette dernière a été la plus meurtrière à ce jour, et les images publiées montrant des migrants entassés, certains en sang et gisant immobiles sur le sol, ont suscité l’indignation internationale.

    Comment sont morts les migrants ?

    Selon l’agence de presse espagnole EFE, des voisins de la région ont indiqué que les migrants étaient arrivés tôt vendredi matin dans la zone de la clôture en passant par la ville marocaine de Nador, à quelques kilomètres de Melilla.

    Selon des témoins, beaucoup étaient armés de bâtons, de couteaux, de pierres et d’outils pour couper les barreaux de la frontière.

    « C’est la tentative de passage à Melilla la plus violente que j’aie jamais vue », affirme à l’agence de presse AFP Rachid Nejjarim, serveur dans un café situé près de la clôture fortifiée.

    « J’ai vu des migrants armés de bâtons et de barres de fer… J’avais peur d’être attaqué », ajoute Nejjarim.

    On estime qu’environ 2 000 migrants avaient l’intention de passer en Espagne.

    Parmi eux, 500 ont réussi à s’approcher de la clôture pour tenter d’entrer. C’est là, coincé dans l’un des couloirs du poste frontière, que s’est produite l’avalanche fatale, selon la version des autorités marocaines, qui chiffrent le nombre total de morts à 23.

    Selon ces rapports officiels, de nombreuses victimes sont tombées du haut de la clôture frontalière et d’autres ont été écrasées dans une bousculade.

    Mais des témoins oculaires et des images diffusées par des survivants affirment que des officiers marocains ont agressé les migrants et ont tenté de les arrêter à l’aide de matraques, de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

    « La police marocaine nous a battus, a tué nos amis et je ne comprends pas pourquoi », explique Amir, un jeune Soudanais qui a rejoint Melilla, au site d’information eldiario.es.

    « Les Marocains m’ont beaucoup battu. La répression était très forte. Cela n’a jamais été comme ça », confie Karin, un autre homme originaire du Soudan.

    L’organisation Caminando Fronteras affirme qu’au moins 37 personnes sont mortes et que le nombre pourrait continuer à augmenter. Des dizaines de personnes ont été blessées.

    Les autorités espagnoles traitent actuellement les 133 migrants qui ont réussi à franchir la frontière.

    L’Association marocaine des droits de l’homme (AMHD), dans la province de Nador, a qualifié d’ »inhumaine » la manière dont s’est déroulée la détention des migrants.

    Et Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, s’est dit « choqué et préoccupé par le traitement violent et dégradant des migrants africains ».

    Peu après l’incident, l’AMHD a publié une vidéo sur les médias sociaux montrant des dizaines de migrants entassés sur le sol près de la frontière.

    Certains corps étaient couchés les uns sur les autres et on pouvait voir des traces de sang et des morceaux de vêtements tout autour. De nombreux migrants semblent blessés et beaucoup d’autres ne montrent aucun signe de mouvement.

    D’autres images publiées par l’organisation montrent des officiers marocains frappant certains des migrants qui n’offrent aucune résistance.

    Les récits de brutalités policières, l’absence de détails suffisants sur la manière dont on en est arrivé là et ce qui est considéré comme une hâte du Maroc à commencer à enterrer les corps ont conduit plus de 50 organisations de défense des droits de l’homme à demander une enquête immédiate de la police.

    Dimanche, l’AMHD a averti que les autorités marocaines « ont l’intention de dissimuler rapidement le désastre que nous avons vécu » et a déploré qu’il n’y ait « aucune autopsie des corps des défunts ».

    Qui est tenu pour responsable ?

    La question de la responsabilité est l’une des principales sources de discorde plusieurs jours après la tragédie.

    Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol, a pointé du doigt les mafias impliquées dans le trafic d’êtres humains de l’autre côté de la frontière.

    « Nous regrettons la perte de vies humaines, dans ce cas de personnes désespérées qui cherchaient une vie meilleure et qui sont les victimes et les instruments des mafias et des criminels qui organisent des actions violentes contre notre frontière », explique M. Sánchez dans une interview accordée au média national La Vanguardia.

    Des organisations telles que Caminando Fronteras estiment toutefois que l’origine réside dans « l’échec des politiques migratoires fondées sur la sécurité ».

    Plus précisément, ils attribuent ce qui s’est passé aux « campagnes d’arrestations, de raids sur les camps et de déplacements forcés contre les communautés de migrants à Nador et dans sa région ».

    « La reprise de la coopération sécuritaire dans le domaine de la migration entre le Maroc et l’Espagne en mars 2022 a eu pour conséquence directe la multiplication des actions coordonnées entre les deux pays », indique Caminando Fronteras dans un communiqué.

    Said Tbal, coordinateur des migrations à l’Association marocaine des droits de l’homme, a déclaré à l’Agencia EFE que, bien que les mafias « soient toujours là », il pense que cette dernière action est née spontanément après les dernières descentes de police.

    Dimanche et lundi, des centaines de personnes ont manifesté dans plusieurs villes espagnoles pour exiger des réponses des gouvernements espagnol et marocain à ce que de nombreux indignados considèrent comme un « massacre ».

    Point critique

    Ces dernières années, Ceuta et Melilla sont devenues la cible de milliers de migrants, dont beaucoup fuient des conflits armés ou des persécutions pour lesquels ils pourraient obtenir le statut de réfugié.

    Melilla, qui compte 85 000 habitants, est entourée de la frontière la plus lourdement fortifiée de l’Union européenne. Une barrière de 12 km de long et de 6 mètres de haut sépare le Maroc de l’Espagne et constitue le dernier obstacle pour ceux qui tentent de rejoindre l’Europe.

    Ceux qui tentent de franchir la frontière illégalement le font en sautant la clôture, en se cachant dans des véhicules ou en prenant la mer dans un bateau, mais tous ne réussissent pas.

    Les migrants qui tentent de sauter s’exposent à des coupures et à des blessures dues aux chutes, tandis que les forces de sécurité marocaines et espagnoles patrouillent pour neutraliser leurs tentatives, dont beaucoup se terminent par des tragédies comme celle de vendredi dernier.

    Celui de Nador est la première tentative de passage massif de la frontière depuis que l’Espagne et le Maroc ont renoué leurs relations diplomatiques en mars après une année d’hostilités.

    Les deux pays ont connu des mois de tension après que l’Espagne a accueilli le leader du Polisario Brahim Gali en 2021 pour le soigner d’un coronavirus.

    Le Front Polisario et le Maroc s’opposent depuis des décennies sur des alternatives différentes au conflit du Sahara occidental.

    Lors d’un incident que l’Espagne a considéré comme des représailles du Maroc, 8 000 migrants ont réussi à franchir la frontière de Ceuta au printemps 2021.

    Les deux pays ont mis fin à des mois de tension en mars dernier, lorsque l’Espagne a abandonné des décennies de neutralité sur le Sahara occidental et a donné son feu vert au plan d’autonomie du Maroc pour ce territoire.

    Dans le cadre de leur relation renouvelée, les deux pays ont repris leur collaboration conjointe en matière de sécurité frontalière, mais des incidents comme celui de vendredi, la pire tragédie aux frontières de Ceuta et Melilla, alimentent le débat sur la question de savoir si les efforts vont suffisamment loin.

    L’incident comparable le plus récent s’est produit en 2014, lorsque 15 migrants se sont noyés en tentant de franchir à la nage la clôture frontalière vers Ceuta.

    Une enquête judiciaire sur les gardes civils espagnols, qui auraient tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, a finalement été classée.

    BBC, 30 juin 2022

    #Maroc #Melilla #Espagne #Migration #MigrantsAfricains

  • Le Maroc, ce « frère » qui massacre nos enfants pour les beaux yeux de l’Espagne !

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    Editorial de Mamadou Oumar Ndiaye : Un brillant exploit — un de plus, devrait-on dire — des policiers marocains, assurément. Ces forces de l’ordre au service du roi Mohamed VI viennent donc de réprimer avec une férocité inouïe une tentative de migrants africains vivant sur le territoire chérifien de pénétrer dans l’enclave espagnole voisine de Melilla. Et ils n’ont pas fait dans la dentelle ni n’y sont allés avec le dos de la cuillère ces policiers de Sa Majesté notre ami le roi : au moins 27 morts — mais certains bilans font état de 60 morts — dont les cadavres ont été entassés comme ceux de chiens ramassés dans la rue en attendant d’être jetés dans la décharge municipale du coin.

    Sur des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, on voit ces policiers marocains s’acharner sur des migrants à l’article de la mort sans doute pour les achever. Roués de coups de matraques, de poings et de pieds jusqu’à ce que mort s’ensuivit pour des dizaines d’entre eux, ces jeunes migrants originaires d’Afrique de l’Est pour la plupart n’ont commis que le « crime » de vouloir escalader des clôtures barbelées électrifiées par endroits pour pénétrer dans l’enclave de Melilla, un territoire « espagnol » situé à la frontière marocaine. C’est-à-dire, géographiquement, sur le continent africain !

    Et pour empêcher ces despérados de franchir ces barbelés, ce qui serait synonyme pour eux d’entrée dans l’Eldorado européen, les policiers marocains, donc, les ont réprimés avec une férocité inqualifiable comme s’ils ne s’acharnaient pas sur des êtres humains mais sur des bêtes sauvages. Encore que, pour tous ces Arabes, le Nègre représente moins que leur chien…

    A preuve, s’il en était besoin, la façon inhumaine dont les policiers marocains ont traité les migrants qui essayaient de pénétrer à Melilla ce weekend. Il est vrai que, depuis que l’Espagne a décidé il y a quelques mois de reconnaître leur plan d’autonomisation du Sahara occidental — dernier problème de décolonisation en Afrique —, les autorités marocaines ne savent comment lui exprimer leur reconnaissance infinie.

    Or, la principale préoccupation du gouvernement de M. Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, c’est, bien sûr, la question migratoire que Rabat a d’ailleurs déjà instrumentalisée par le passé pour… embêter Madrid ! On se rappelle d’ailleurs des hordes de migrants que les policiers marocains avaient poussées il y quelques années à…envahir l’enclave espagnole de Melilla. Il est vrai que c’était une manière pour le royaume chérifien de protester contre le fait que le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) avait été accueilli en Espagne pour s’y soigner.

    L’Espagne s’étant départie de la neutralité qu’elle observait depuis 1975 et son départ du Sahara occidental qu’elle avait colonisé, les Marocains ont donc décidé, en échange de la reconnaissance par Madrid de leur plan d’autonomisation du Sahara occidental — qu’ils appellent leurs « provinces du Sud » — de se muer en gardes-chiourmes pour combattre les flux migratoires à partir de leur royaume vers l’Espagne en particulier et l’Europe d’une manière générale.

    Il s’y ajoute que, l’Algérie ayant décidé, pour protester contre ce rapprochement entre Rabat et Madrid, de fermer l’oléoduc qui approvisionnait l’Espagne en gaz via le territoire marocain — et qui, en passant, permettait au Maroc de se servir à hauteur de 90 % de ses besoins en gaz nonobstant les droits de passage qu’il percevait —, le pays du roi Mohamed VI compte désormais sur le royaume espagnol pour se fournir en gaz.

    Une fourniture devenue d’autant plus vitale que, du fait de la guerre en Ukraine, les prix de cet hydrocarbure ont explosé. Autant de choses qui font que, pour le Maroc, rien ne saurait être trop beau pour faire plaisir au gouvernement de M. Pedro Sanchez. Et si cette preuve d’amour passe par l’extermination de migrants africains, eh bien qu’à cela ne tienne ! De toutes façons, il ne s’agit que du sang de pauvres migrants africains, noirs de surcroit.

    Preuve d’amour par le sang des migrants noirs

    L’absence d’empathie et de compassion du Premier ministre espagnol, qui n’a même pas compati au sort de ces malheureux migrants, même pas exprimé une once de regret et même pas condamné le comportement criminel des policiers marocains, préférant désigner du doigts la responsabilité de maffias Don Quichottesques — le héros de Cervantès était justement espagnol ! —, prouve à quel point tous ces gens méprisent la vie des Africains noirs.

    Quant aux autorités marocaines, sans doute embarrassées — on le serait à bien moins ! — elles ne se sont pas encore exprimées et gardent un silence gêné. Ah, s’il s’était agi d’un attentat terroriste dans lequel aurait trouvé la mort un seul Européen !

    Mais là, puisqu’il ne s’agit que des vies de pauvres migrants africains…on peut y aller à fond la crosse
    Quand il s’agit de prouver sa « marocanité », de conquérir les marchés des pays au Sud du Sahara, de réintégrer l’Union africaine après avoir claqué la porte de l’Organisation de l’Unité africaine, quand il s’agit de prétendre faire partie de la Cedeao, quand il s’agit de se comporter en néo-colonisateur de ces pays d’Afrique noire considérés au même titre que ses « provinces du Sud », le Maroc ne lésine pas sur les moyens.

    Son roi, dans le rôle de Vrp, multiplie les tournées et les opérations de charme en se comportant comme en pays conquis. Comme nous n’avons cessé de le dénoncer dans ces colonnes depuis des décennies, le royaume chérifien veut bien faire main basse sur nos économies mais n’accepte pas que les hommes d’affaires africains acquièrent ne serait-ce qu’un kiosque à pain ou une cantine de Pmu dans son territoire ! Encore moins, bien sûr, que des migrants sub-sahariens y traînent leurs guêtres.

    A preuve par ces milliers de pauvres diables, véritables sous-hommes contraints de survivre comme des animaux dans la forêt de Nador, et dont la seule planche de salut demeure l’enclave voisine de Melilla qu’ils n’osent même plus approcher au risque de se faire tirer comme des lapins par les policiers marocains ! Dans tout ça, ce qui interloque, c’est le silence complice des autorités africaines au premier rang desquelles celles de l’Union Africaine, une organisation présidée justement depuis février dernier par notre président de la République, Macky Sall, un obligé du roi du Maroc Mohammed VI !
    Le Témoin

    Leral.net, 29 juin 2022

    #Maroc #Melilla #MigrantsAfricains #Espagne #Migration

  • OTAN : L’Espagne évoquera des menaces venant « du Sud »

    OTAN : L’Espagne évoquera des menaces venant « du Sud »

    Espagne, OTAN, Maroc, Algérie, Ceuta, Melilla, Migration, Sahara Occidental, Sahel

    Madrid s’apprête à accueillir les 28, 29 et 30 juin un sommet de l’OTAN. Un rendez-vous qui se tient dans une conjoncture internationale délicate, marquée par la poursuite du conflit en Ukraine, l’implication directe des pays de l’Union européenne, des Etats unis et de la Grande Bretagne dans cette guerre et la mise en place d’un arsenal de sanctions économiques contre Moscou.

    Le gouvernement espagnol veut, à travers ce sommet, convaincre les membres de cette alliance atlantiste du sérieux des nouvelles menaces qui ont « surgies » dans le flanc sud de l’OTAN. Madrid ne cache plus depuis un certain temps son intention d’aligner aussi bien l’UE que l’OTAN à ses vues et ses positions diplomatiques sur des questions bilatérales ou régionales. La tension avec l’Algérie est justement une opportunité pour les autorités espagnoles afin d’exiger une « entière solidarité » de l’OTAN, après l’avoir fait avec l’UE il y a quelques semaines, quand l’Algérie a décidé de suspendre le traité d’amitié et de bon voisinage avec l’Espagne.

    Le fervent défenseur de cette approche, c’est le ministre espagnol des Affaires étrangères, José manuel Albares. Après avoir été derrière le surprenant revirement espagnol dans la question sahraouie et le soutien direct à la colonisation du Makhzen du Sahara occidental, le voilà encore qui vient de brandir, avec des messages et des signaux codés, ces fameuses menaces venant du « sud », en parlant de l’usage de la question migratoire, mais aussi de l’énergie comme armes de pression.

    Dans une interview parue hier dans le quotidien El Pais, José Manuel Albares, a longuement évoqué la crise de son pays avec l’Algérie. « Le sommet sera marqué par l’agression illégale de la Russie contre l’Ukraine », et « les plus grandes menaces à la sécurité de l’OTAN, donc à la sécurité de l’Espagne et des Espagnols, viennent du flanc oriental », affirme d’abord Albares.

    Mais, poursuit-il, « il y a aussi des menaces du flanc sud que le reste des alliés reconnaissent ».

    Selon lui, le dîner des ministres des Affaires étrangères du 29 juin sera centré sur le flanc sud et une des séances des chefs d’État et de gouvernement traitera de la situation dans le voisinage sud. « La structure même du sommet le démontre. Et je suis sûr que le concept stratégique tiendra compte de ces menaces » et « ira encore plus loin », assure le chef de la diplomatie espagnole, soulignant que « de plus en plus, les menaces du sud sont des menaces russes du sud ». Le mot est lâché. Que voulait dire par « menaces russes du sud ? ».

    Les observateurs l’ont rapidement compris qu’il s’agit ici d’une accusation sibylline contre l’Algérie, seul pays qui entretient des relations étroites avec la Russie.

    D’ailleurs, Albares dira, en répondant à la question de l’approvisionnement en gaz et des migrants comme armes: « S’ils veulent en faire une arme politique, ce qui est inacceptable, ils peuvent le faire. On l’a vu à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, avec des émigrants venus du Moyen-Orient. On le voit avec le gaz russe pour faire pression sur les pays qui en dépendent. Aujourd’hui c’est une évidence. Mais il y en a d’autres, les cyberattaques, le terrorisme, la désinformation, le changement climatique. Ce sont des menaces hybrides ».

    À propos de la crise avec l’Algérie, Albares n’a pas changé d’un iota sa position, estimant que l’Espagne « n’a rien fait pour se retrouver dans cette situation » et que « chaque pays a le droit de prendre des décisions souveraines », maintenant son soutien à l’occupation du Maroc des territoires sahraouis.

    Evoquant avec des termes diplomatiques les relations avec Alger, Albares lâche des mots comme le respect mutuel, la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures » et que « la diplomatie, le dialogue, l’amitié entre les deux peuples reprennent ».

    Sur les « blocages » qui touchent les transactions commerciales entre l’Algérie et l’Espagne, Albares a indiqué que « la politique commerciale est entièrement communautarisée, elle appartient à la Commission européenne, et c’est le vice-président exécutif et commissaire à la politique commerciale Dombrovskis qui analyse actuellement cette situation », dit-il.

    « Chaque fois que nous détectons le blocage d’une opération, nous la transférons à la Commission, qui est celle qui vérifie la situation et dispose des instruments pour y répondre », explique-t-il, ajoutant que « l’Espagne n’a rien à demander » à l’UE étant donné que « la politique commerciale est commune, c’est la Commission qui agit ».

    Par Mohamed Kouini

    Le Jeune Indépendant, 26 juin 2022

    #Espagne #OTAN #Algérie #Maroc #SaharaOccidental #Migration #Ceuta #Melilla

  • Maroc: L’OIM et le HCR déplorent les pertes de vies à Melilla

    Maroc: L’OIM et le HCR déplorent les pertes de vies à Melilla

    Espagne, Maroc, Melilla, Migrants, migration, Organisation internationale pour les migrations, Agence des Nations Unies pour les réfugiés,

    L’OIM et le HCR déplorent les pertes de vies lors d’une tentative de passage entre Nador et Melilla

    L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) expriment leur tristesse et leurs plus vives inquiétudes concernant les vies perdues et le nombre de blessés lors de la tentative de passage de la clôture entre Nador au Maroc et Melilla en Espagne ce vendredi au matin.

    L’OIM et le HCR rappellent aux Etats la nécessité en toutes circonstances de prioriser la sécurité des migrants et des réfugiés, d’éviter un usage excessif de la force, ainsi que de respecter leurs droits fondamentaux.

    Ces évènements, d’une grande violence, soulignent plus que jamais l’importance de trouver des solutions durables pour les personnes en situation de déplacement dans l’esprit du Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ainsi que du Pacte Mondial pour les réfugiés.

    L’ OIM et le HCR réitèrent leur appel auprès de la communauté internationale, en s’appuyant sur le principe de responsabilité partagée, d’accroître l’accès aux voies alternatives sûres afin de prévenir des tentatives de passages dangereuses et réduire le risque de répétition de telles tragédies.

    UNHCR, 25 juin 2022

    #Maroc #Espagne #Melilla #Migrans

  • Chronologie: Les relations difficiles entre Madrid et le Maroc

    Chronologie: Les relations difficiles entre Madrid et le Maroc

    Maroc, Espagne, Ceuta, Melilla, Sahara Occidental, Migration,

    MADRID, 25 juin (Reuters) – La mort d’au moins 18 migrants vendredi lors d’une tentative massive de passage du Maroc vers une enclave espagnole est survenue à un moment charnière pour les relations souvent rocailleuses entre les pays voisins.

    Les autorités marocaines ont déclaré que la catastrophe s’est produite après que des migrants ont tenté de franchir une barrière menant à l’enclave de Melilla. Certains sont morts dans une bousculade et d’autres sont tombés en grimpant.

    L’Espagne a conservé les enclaves de Melilla et de Ceuta, qui étaient auparavant des territoires coloniaux, après l’indépendance du Maroc en 1956.

    Voici une chronologie des événements pertinents :

    – Septembre 2005 : L’Espagne déploie des troupes à Ceuta et Melilla après qu’environ 600 migrants ont tenté de franchir les clôtures frontalières, ce qui a entraîné la mort d’au moins 11 migrants et des centaines de blessés.

    – 6 février 2015 : Quinze migrants se noient et d’autres sont blessés alors que 400 personnes tentent de rejoindre Ceuta en contournant à la nage une digue depuis le Maroc. Un juge de Ceuta rejette ensuite une plainte déposée contre 18 gardes civils espagnols qui leur ont tiré des balles en caoutchouc.

    – 17-19 mai 2021 – Pendant plusieurs jours, environ 8 000 personnes se rendent à Ceuta à la nage ou enjambent la clôture frontalière après que les autorités marocaines semblent relâcher les contrôles.

    L’augmentation du nombre de passages intervient quelques jours après que Rabat ait exprimé sa colère suite à la décision de Madrid d’autoriser Ibrahim Ghali, le chef d’un mouvement rebelle, à entrer en Espagne pour un traitement COVID-19. Ghali dirige le Front Polisario qui cherche à obtenir l’indépendance du Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme le sien.

    – 18 mars 2022 – Le Maroc révèle que l’Espagne a changé sa position sur le Sahara Occidental, décrivant le plan d’autonomie de Rabat pour le territoire comme « la base la plus sérieuse, réaliste et crédible » pour résoudre le conflit.

    – 7 avril 2022 – Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez se rend à Rabat pour rencontrer le roi du Maroc Mohammed VI afin de marquer une « nouvelle phase dans les relations basées sur le respect mutuel, la confiance mutuelle, la consultation permanente et la coopération franche et fidèle ».

    – 15 mai 2002 – Les ministres de l’Intérieur de l’Espagne et du Maroc réactivent leur groupe de travail et conviennent d’encourager la coopération contre l’immigration clandestine, notamment par des patrouilles frontalières conjointes et une intensification de la répression des réseaux de trafic.

    – 24 juin 2022 – Quelque 2 000 migrants prennent d’assaut les barrières frontalières entre la ville marocaine de Nador et Melilla lors d’un incident qui fait au moins 18 morts. Les groupes de défense des droits de l’homme affirment que de nombreux migrants blessés n’ont pas été soignés et que le nombre de morts risque d’augmenter.

    #Maroc #Espagne #Ceuta #Melilla #Migration #SaharaOccidental

  • Timeline: Spain and Morocco’s rocky diplomatic relations

    Timeline: Spain and Morocco’s rocky diplomatic relations

    Spain, Morocco, Migration, Ceuta, Melilla, Western Sahara,

    MADRID, June 25 (Reuters) – The deaths of at least 18 migrants on Friday during a mass attempt to cross from Morocco into a Spanish enclave took place at a pivotal time for often rocky relations between the neighbouring countries.

    Moroccan authorities said the disaster occurred after migrants attempted to breach a fence into the Melilla enclave, with some dying in a crush after what authorities called a stampede, and others falling as they climbed.

    Spain retained the enclaves of Melilla and Ceuta, which were previously colonial territories, after Morocco gained independence in 1956.

    The following is a timeline of relevant events:

    – September 2005: Spain deploys troops to Ceuta and Melilla after about 600 migrants attempt to breach border fences, resulting in at least 11 migrants being killed and hundreds injured.

    – Feb. 6, 2015: Fifteen migrants drown and more are injured as 400 people attempt to reach Ceuta by swimming around a seawall from Morocco. A judge in Ceuta later dismisses a case brought against 18 Spanish Civil Guards who fired rubber bullets at them.

    – May 17-19, 2021 – Over several days, about 8,000 people swim into Ceuta or clamber over the border fence after Moroccan authorities appear to loosen controls.

    The surge in crossings comes days after Rabat expresses anger over Madrid’s decision to allow Ibrahim Ghali, the leader of a rebel movement, into Spain for COVID-19 treatment. Ghali leads the Polisario Front which seeks independence for Western Sahara, a territory Rabat regards as its own.

    – March 18, 2022 – Morocco reveals that Spain has changed its position on Western Sahara, describing Rabat’s autonomy plan for the territory as « the most serious, realistic and credible » basis for solving the dispute.

    – April 7, 2022 – Spanish Prime Minister Pedro Sanchez travels to Rabat to meet Moroccan King Mohammed VI to mark a « new phase in relations based on mutual respect, mutual trust, permanent consultation and frank and faithful cooperation ».

    – May 15, 2002 – The Interior ministers of Spain and Morocco reactivate their working group and agree to foster cooperation against illegal migration including through joint border patrols and an intensified crackdown on trafficking networks.

    – June 24, 2022 – Some 2,000 migrants storm border fences from the Moroccan town of Nador into Melilla in an incident that leaves at least 18 migrants dead. Human rights groups say scores of injured migrants were left untreated and the death toll is likely to rise.

    #Spain #Morocco #Melilla #WesternSahara #Migration

  • Le Maroc dévoile sa haine des migrants africains

    Le Maroc dévoile sa haine des migrants africains

    Maroc, Melilla, migration, migrants africains, Sénégal, Guinée, Mali,

    Massacre de Melilla : Le Makhzen dévoile sa haine des migrants africains

    Encore une fois, le Makhzen a dévoilé au grand jour son vrai visage, barbare et sauvage qu’il est. Et comment l’être autrement lorsqu’on voit ces scènes dramatiques et criminelles mêmes, dont ont fait preuve, ce vendredi, les forces de sécurité marocaines à l’égard de centaines de migrants africains qui ont tenté de franchir les frontières espagnoles via l’enclave de Melilla. Le bilan est lourd ; environ 50 décès et des dizaines de blessés.

    Même si la version officielle indique que les victimes parmi les 2000 candidats à l’émigration illégale ont trouvé la mort dans des bousculades et en chutant de la clôture de fer qui sépare l’enclave espagnole du territoire marocain, il n’en demeure pas moins que cette panique a été provoquée et accentuée par l’usage de la force démesurée de l’ordre marocains.

    Ces derniers n’ont pas hésité, en effet, à charger les pauvres subsahariens et à les massacrer, contrairement aux allégations selon lesquelles, ce sont les migrants qui ont utilisé en premiers la violence.

    Un traitement inhumain qui, au demeurant, ne surprend pas quand on sait que le Makhzen est passé, depuis plusieurs années déjà, maitre dans l’art de réprimer, à coups de bastonnades et de méthodes sauvages, violentes et meurtrières, le peuple sahraoui. Et dire que le régime marocain se permet de donner des leçons de démocratie et du respect des Droits de l’homme !

    En tous les cas, cette mascarade de Melilla intervient quelques semaines après le retour à la normale des relations entre le Maroc et l’Espagne, après une brouille qui n’a pas trop duré.

    Car si cette tentative de migrants africains de rallier l’autre côté de la Méditerranée a eu au mois de mars dernier, l’attitude des autorités marocaines aurait été sans doute autre que de massacrer les malheureux africains. Mieux ! Elles ne seraient jamais intervenues pour faire barrage au rêve des migrants de franchir les frontières.

    Souvenons-nous à ce propos les vagues d’immigrants africains qui déferlaient successivement sur la Péninsule ibérique depuis les mêmes lieux, c’est à dire Melilla, sans que les services de sécurité du Maroc et autres gardes-frontières ne bronchent le petit doigt.

    Il était clair que le régime de Mohamed V utilisait cette carte, entre autres, comme moyen de pression, voire de chantage en direction de l’Espagne en raison de sa position sur la question sahraouie. Une sorte de représailles pour amener les espagnols à faire machine arrière et à lâcher le Sahara Occidental, dont le président Brahim Ghali a d’ailleurs été accueilli, à cette époque-là, en Espagne pour des raisons de santé (Covid-19). Une décision que les marocains ont très peu gouté.

    Il n’en fallait pas plus au Makhzen pour déclencher les hostilités et accentuer la pression par des moyens, le moins que l’on puisse dire, est qu’ils étaient, au mieux, peu orthodoxes, au pire, machiavéliques.

    Résultats des courses ; le gouvernement de Pedro Sánchez a fini par craquer et, surtout, se plier aux exigences et au chantage du régime marocain à travers notamment le revirement de la position espagnole dans le dossier du Sahara occidental et son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc.

    À propos de Sanchez, notez, sans surprise du reste, qu’il s’est empressé de saluer cette bastonnade et qualifié la coopération marocaine en matière migratoire de Rabat ‘’d’extraordinaire’’.

    Satisfait et comblé par cette volte-face espagnole, le Makhzen est redevenu naturellement ami de l’Espagne, docile et serviable particulièrement. Pour preuve, il n’a pas hésité à massacrer jusqu’à la mort les migrants africains pour les empêcher de rejoindre l’eldorado européen alors que trois mois auparavant, il a laissé faire leurs frères et fermé les yeux sur les mêmes tentatives d’immigration clandestine. Mais il est vrai que le régime marocain a toujours fonctionné au gré des vents…

    Fil d’Algérie, 25 juin 2022

    #Espagne #Maroc #Melilla #Migration #SaharaOccidental #Sénégal #Guinée #Mali

  • Le Maroc : Une force « injustifiée » contre les migrants

    Le Maroc : Une force « injustifiée » contre les migrants

    Maroc, Espagne, Ceuta, Melilla, Migration,

    Des militants espagnols et marocains ont appelé à une enquête sur l’affrontement qui a fait au moins 23 morts dans l’enclave nord-africaine espagnole de Melilla. Les troubles ont commencé lorsque quelque 2000 migrants ont tenté de franchir la barrière frontalière.

    Un groupe de défense des droits a accusé samedi les forces de sécurité marocaines d’utiliser une violence « injustifiée » contre les migrants qui tentent de se frayer un chemin à travers une barrière frontalière entre le pays d’Afrique du Nord et l’enclave espagnole de Melilla.

    Le Maroc a déclaré que 23 migrants sont morts vendredi de son côté de la clôture.

    Qu’a allégué le groupe de défense des droits ?
    Amin Abidar, porte-parole de l’Association marocaine des droits de l’homme, a déclaré que les migrants avaient été « maltraités » par les forces de sécurité marocaines lors de la ruée vers la frontière.

    Il a décrit comment des migrants avaient été laissés piégés au sol pendant des heures sans assistance médicale.

    Le groupe de défense des droits a partagé des vidéos sur les réseaux sociaux qui auraient montré des dizaines de migrants, certains saignant et allongés immobiles sur le sol, avec les forces de sécurité marocaines debout au-dessus d’eux.

    Le groupe a déclaré que l’inaction des forces de sécurité a probablement entraîné de nombreux autres décès.

    Abidar a déclaré à l’agence de presse dpa que le nombre final de morts était probablement beaucoup plus élevé et a appelé les autorités marocaines à mener une « enquête urgente et équitable » sur l’incident.

    Cinq autres groupes de défense des droits au Maroc et en Espagne ont soutenu l’appel à une enquête.

    La Commission espagnole pour les réfugiés a décrit ce qu’elle a qualifié d’ »utilisation aveugle de la violence pour gérer la migration et contrôler les frontières ».

    Il a déclaré que la violence avait empêché les demandeurs d’asile éligibles d’atteindre le sol espagnol.

    Esteban Beltran, directeur d’Amnesty International Espagne, a déclaré que « bien que les migrants aient pu agir violemment dans leur tentative d’entrer à Melilla, en ce qui concerne le contrôle des frontières, tout ne se passe pas ».

    Que s’est-il passé à la frontière Maroc-Melilla ?

    Tôt vendredi matin, environ 2 000 personnes ont tenté de prendre d’assaut la clôture frontalière mais ont été arrêtées par les forces de sécurité de chaque côté de la barrière, a déclaré un responsable du gouvernement à Melilla.

    Une source policière espagnole a déclaré à l’agence de presse Reuters que les migrants avaient attaqué les gardes-frontières avec des bâtons, des couteaux et de l’acide.

    La source a déclaré que les migrants avaient utilisé une tactique différente pour entrer à Melilla.

    « Avant, ils s’étendaient sur toute la longueur de la clôture. Maintenant, ils se concentrent sur la partie où ils pensent qu’elle est la plus faible », a déclaré la police.

    En plus des 23 personnes qui ont perdu la vie, l’agence de presse officielle marocaine MAP a déclaré que des dizaines de migrants et 140 membres des forces de sécurité ont été blessés de son côté de la frontière.

    Personne n’est mort du côté espagnol, mais 57 migrants et 49 policiers ont été blessés, a déclaré le responsable de Melilla.

    Les responsables de Melilla ont déclaré que plus de 500 migrants avaient traversé la frontière après que la clôture ait été coupée avec des cisailles.

    Des images publiées en ligne montraient un groupe principalement de jeunes hommes courant dans les rues de Melilla en chantant et en dansant, avant de se diriger vers un centre d’accueil d’urgence.

    Quelle a été la réaction du Maroc et de l’Espagne ?

    Le ministère marocain de l’Intérieur a accusé les migrants d’avoir utilisé la violence lors de la prise d’assaut de la clôture frontalière.

    Il a dit que la plupart ont été écrasés à mort dans la « bousculade ».

    Un responsable marocain a déclaré que certains des migrants étaient tombés du haut de la barrière.

    Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a condamné « l’agression violente » des migrants qu’il a qualifiée d’ »atteinte à l’intégrité territoriale » de l’Espagne.

    « S’il y a quelqu’un responsable de tout ce qui semble s’être passé à cette frontière, ce sont les mafias qui font le trafic d’êtres humains », a ajouté Sanchez.

    Vendredi, Sanchez a félicité les officiers des deux côtés de la frontière pour avoir combattu « une agression violente bien organisée ».

    Melilla, avec Ceuta, une autre enclave espagnole à l’ouest , sont les deux seules frontières terrestres de l’Union européenne avec le continent africain.

    Ces dernières années, les deux villes ont régulièrement été le théâtre d’incidents frontaliers dramatiques impliquant des migrants tentant d’atteindre le bloc.

    Des milliers de personnes, principalement originaires d’Afrique subsaharienne, attendent souvent près des frontières avant d’avoir une chance d’entrer dans l’UE.

    DW, 25 juin 2022

    #Maroc #Espagne #Ceuta #Melilla #Migration