Étiquette : Mohammed VI

  • Le roi du Maroc ne désespère pas d’être reçu à l’Elysée

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    Depuis le 1er juin, le roi du Maroc s’est rendu à plusieurs reprises à Paris. « Pour une visite privée », selon la presse proche du palais de Rabat. Il s’agit du premier déplacement du souverain à l’étranger depuis la fin de la pandémie. Les médias marocains ont beau d’évoquer la santé du roi afin de justifier ce déplacement, alors que plusieurs sources avancent des raisons politiques derrière le séjour de Mohammed VI à l’Héxagone.

    En effet, la dimension politique de la visite royale est justifiée par la brouille qui caractérise les relations du Maroc avec l’Elysée suite au scandale de Pegasus qui a dévoilé la tendance de Rabat à espionner le téléphone portable du président français. Cependant, il semble que la colère d’Emmanuel Macron ne s’est pas estompée. Pour preuve, le refus du président français de recevoir le roi du Maroc, en dépit de leurs relations privilégiées et leur vieille alliance, notamment dans le dossier du Sahara Occidental, considérée par les autorités marocaines comme vitale pour la monarchie alaouite.

    Paris et Rabat ont déjà connu une crise semblable en 2015, lorsque la justice française a tenté d’interroger le patron de la sûreté marocaine, Abdellatif El Hammouchi. Une décision qui a poussé le Maroc à couper la coopération sécuritaire avec la France. Pour sceller la crise, Mohammed VI s’est rendu dans son château de Betz d’où il a été invité à rencontrer le président Hollande.

    Aujourd’hui, le souverain marocain tente de réparer les pots cassés par l’affaire Pegasus. S’il a été reçu par Macron après avoir subi une opération chirurgicale au cœur dans une clinique française, cette fois-ci, Mohammed VI devra prendre son mal en patience puisque le président français ne semble pas décolérer.

    Depuis son accession à la présidence en France il y a plus de cinq ans, Macron s’est rendu une fois au Maroc, et c’était en juin 2017. Le président français a également reçu le monarque marocain à l’Elysée après avoir subi une opération chirurgicale au cœur dans un hôpital français.

    Bien que près d’une semaine se soit écoulée depuis que le monarque marocain était en France, il n’a pas été reçu par le président français, et les médias proches du régime makhzen n’ont pas révélé si l’ordre du jour de la « visite spéciale » prévoyait une réception par un hôte de l’Elysée. Palais du monarque marocain, alors que cela semblait lié à son état de santé.

    #Maroc #Mohammed_VI #France #Macron

  • El Confidencial : Le roi du Maroc retourne à Paris

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    Le séjour éphémère de Mohammed VI à Rabat : un discours et un retour à Paris
    La Maison royale a annulé les événements de la Fête du Trône, à l’exception du discours royal, à cause du covid, mais les autorités ont autorisé un macro-concert à Saidia en l’honneur du roi.

    Par Ignacio Cembrero
    El Confidencial, 31/07/2022
    Mohammed VI, 58 ans, ne rentre au Maroc que pour les fêtes religieuses ou laïques. Il a passé quelques heures samedi à Rabat à l’occasion de la fête du Trône, qui commémore son intronisation il y a 23 ans, et est rentré en début de soirée à Paris, d’où il était arrivé quelques heures plus tôt, selon des sources au fait de ses déplacements.

    Dans un discours diffusé samedi soir et enregistré quelques heures plus tôt, le monarque alaouite a averti les Marocains que « le plus grand danger pour le développement du pays et la promotion des investissements réside dans les obstacles que certains dressent délibérément pour préserver leurs propres intérêts et obtenir des avantages personnels ». « Ces actions doivent être combattues », a souligné un roi à l’air maigre et fatigué devant les caméras.

    Ce qui a commencé samedi soir était les quatrièmes vacances de Mohammed VI depuis le début de l’année, combinées cet été à quelques examens médicaux liés à l’arythmie cardiaque pour laquelle il a été opéré avec succès à deux reprises (juin 2020 et février 2018) et à des visites à sa mère, Lalla Latifa, 77 ans, qui est soignée dans un hôpital parisien pour la maladie dont elle souffre. Avec cette frénésie de voyages, le roi donne l’impression de vouloir rattraper les années où il n’a pas quitté le Maroc à cause de la pandémie.

    Fin février, il s’installe dans sa résidence de Pointe Denis, au Gabon, d’où il rédige le communiqué royal contenant des extraits de la lettre que lui a adressée le 14 mars le président Pedro Sánchez pour s’aligner sur la position du Maroc dans le conflit du Sahara occidental. Il est rentré à Rabat peu avant le 1er avril, jour du début du Ramadan (mois de jeûne pour les musulmans). Il repart, cette fois pour Paris, le 1er juin, où il reste jusqu’à l’Aid-el-Adha (fête du sacrifice) du 10 juillet, la plus grande fête de l’Islam. Il a passé ces cinq semaines entre le château familial de Betz, au nord-est de Paris, et le palais qu’il a acheté en juillet 2020 près de la Tour Eiffel pour 80 millions d’euros, selon la presse française.

    À son retour à Rabat, il a accompli le rituel religieux de cette fête en dirigeant la prière dans la mosquée du palais et en abattant un agneau dans la cour. Trois jours plus tard, le mercredi 13, il préside un Conseil des ministres, puis rentre à Paris, où il reste jusqu’à la fête du Trône. De son second séjour à Paris, qui s’étendit sur les deux dernières semaines de juillet, il existe un témoignage graphique. Dans une vidéo téléchargée sur les médias sociaux le 25 juillet, on peut voir le monarque au volant d’une voiture sous la pluie. Un autre chauffeur, d’origine marocaine, à en juger par son accent arabe, le salue depuis sa voiture : « Salam aleikum Sidna » (Que la paix soit avec toi, mon Seigneur). Le dirigeant baisse sa vitre et répond par des mots inintelligibles dans la vidéo.

    La commémoration annuelle du 30 juillet, équivalent à un jour férié en Europe, a été réduite au discours royal et à la grâce que le monarque accorde traditionnellement aux prisonniers. Cette fois, 1 769 en ont bénéficié. Il n’y a plus eu de festivités ni de célébrations. Le monarque a annulé la réception massive qu’il donne traditionnellement ce jour-là, la cérémonie de la « beaia » au cours de laquelle les hauts fonctionnaires lui rendent hommage et celle au cours de laquelle les officiers des différentes écoles militaires prêtent serment de fidélité au souverain. Tous ces événements se déroulent en plein air. C’est la troisième fois que le monarque alaouite supprime toutes les célébrations liées à la plus importante fête laïque du Maroc. Il y a une semaine, la Maison royale a annoncé dans un communiqué que « compte tenu de la poursuite des mesures préventives imposées par l’évolution de la situation sanitaire imputable à la pandémie de Covid-19, il a été décidé de reporter toutes les activités (…) ». Des mesures sanitaires strictes étaient toujours en place au Maroc en 2020 et 2021. Aujourd’hui, elles ont presque toutes été levées, à commencer par les matchs de football dont les tribunes sont pleines de spectateurs. Alors que la Maison royale a supprimé les cérémonies en plein air de la Fête du Trône, Abdelhafid Douzi, 37 ans, célèbre chanteur belgo-marocain, a organisé samedi un macro-concert sur la plage de Saidia (Méditerranée) pour célébrer, à sa manière, les 23 ans de règne de Mohamed VI, selon le journal en ligne marocain « Le Desk ».

    Abdelhafid Douzi entretient une relation cordiale avec le monarque, mais dans le monde de la chanson, son meilleur ami est peut-être un autre Marocain, le chanteur et acteur Saad Lamjarrad, 37 ans. L’un des artistes les plus célèbres du monde arabe, Lamjarrad a également voulu commémorer à sa manière l’intronisation de Mohammed VI. Il l’a fait en publiant samedi une chanson intitulée « Long Live Our Beloved King ». Peut-être pour célébrer la réconciliation entre le Maroc et l’Espagne, obtenue grâce au renoncement du gouvernement espagnol à 47 ans de neutralité dans le conflit du Sahara occidental, Lamjarred s’est associé à un chanteur d’origine espagnole, Nicolas Reyes, 63 ans, qui vit en France, et à une poignée de danseurs de flamenco. Reyes est le chanteur principal du groupe Gipsy Kings.

    La vidéo officielle, qui a été visionnée samedi dernier à près de 530000 reprises, s’ouvre sur un appel téléphonique de Nicolás Reyes à Saad Lamjarred dans lequel l’artiste franco-espagnol lui demande de rejoindre les Gipsy Kings « pour chanter pour le meilleur roi du monde ». Le Marocain se met en route, embrasse Reyes et les deux commencent à chanter, l’un en espagnol et l’autre en arabe. « Tu es le premier soldat de notre royaume, ce père et ce fils de notre nation », peut-on lire dans les paroles de la chanson alors que le drapeau marocain flotte, par moments. « Tu es le roi le plus aimé du peuple et sans toi le peuple n’est rien (…) » « Chantons pour le roi ». Lorsque Reyes chante, ses paroles sont sous-titrées en arabe.

    #Maroc #Mohammed_VI #santé_du_roi #Maladie_du_roi #Fête_du_trône

  • Does the Morocco of kings still have a future?

    Morocco, Mohammed VI, monarchy, social crisis, health of the king, Western Sahara,

    The latest data available from the Moroccan Central Bank is in the red: the report prepared by the Moroccan CB showed that Morocco’s non-performing debt rate has risen to 8.5% of net banking facilities at the end of 2021, compared to 8.2% at the end of 2020. Indeed, the central bank said in its annual report on Monday night that total hanging claims at the end of last year stood at 85.1 billion dirhams ($8.4 billion at today’s prices), up from 79.8 billion dirhams ($7.8 billion) at the end of last year.

    « This slowdown in loan growth comes in a context marked by the end of the Moroccan state-guaranteed lending phase, which was created as part of exceptional measures to deal with the repercussions of the coronavirus crisis, » it reads.

    We will not speculate on the health of the sovereign, which can, in case of aggravation, still shake all the cards, which has raised the fear of the Israeli authorities on the maintenance or not of the agreements made with Mohamed VI.

    By concentrating the entire political, diplomatic, economic and lobbying battery to undermine Algeria and Algerian positions, Morocco has discovered its weakest sides: debts have increased, social anger has become more visible, even in the heart of Rabat, the slowdown of growth is latent, the Akhannouch government has been put on the grill, the high cost of living feeds all the tensions, the lack of raw materials, and icing on the cake, « thwarted flirtation » with Israel is widely noted.

    Normalization » has not had the desired effect either on the economy or on Moroccan penetration into the heart of decision-making centers, as it would have wished; on the contrary, this completely unnatural, and therefore counterproductive, normalization has caused Morocco to lose points on the Maghreb, Arab, African and international scene. Its few supporters, however powerful they may be, risk unloading it at any moment, thanks to the war in Ukraine, which has brought about a decantation and has made each country ensure its back, starting with the United States itself.

    In reality, Morocco is following a certain logic. Obsessed for almost half a century with the Western Sahara, it has allied itself with the three powers of the moment, the United States, Israel and France, making concession after concession, which in the end will undoubtedly be detrimental to the Moroccans first. As a member of the Moroccan-Israeli-American triple entente, born of the so-called « Abrahamic Pact » meeting, Morocco has since then followed an arrowed path and it will be difficult for it to question its route.

    The kingdom’s failures call into question the very principle of the monarchy and should eventually lead Moroccans to engage in serious and profound reflection on the abolition of a regime that holds all powers and has led to constitutional abuses that have put the state itself in mortal danger. This is the observation made by Moroccans, and this is why, for Moroccan society, the time is ripe for protest, a protest that is not only the anger of those left behind. And this is also how Morocco has burned its cards with its Maghrebian and African environment, which observes the drifts of the last colonizer in Africa with a twisted eye and a stern lip.

    L’Express, 27/07/2022

    #Morocco #MohammedVI #Moroccan_Monarchy

  • Le Maroc des rois a-t-il encore un avenir ?

    Maroc, Mohammed VI, monarchie, crise sociale, santé du roi, maladie du roi,

    Les dernières données disponibles de la Banque centrale marocaine s’affichent au rouge : le rapport établi par la BC du Maroc a montré que le taux des dettes non performantes du Maroc est passé à 8,5 % des facilités bancaires nettes à la fin de 2021, contre 8,2 % à la fin de 2020. En effet, la Banque centrale a déclaré dans son rapport annuel, lundi soir, que le total des créances accrochées à la fin de l’année dernière s’élevait à 85,1 milliards de dirhams (8,4 milliards de dollars aux prix d’aujourd’hui), contre 79,8 milliards de dirhams (7,8 milliards de dollars) à la fin de l’année dernière.

    « Ce ralentissement de la croissance des prêts intervient dans un contexte marqué par la fin de la phase d’octroi de prêts garantis par l’État marocain, qui a été créée dans le cadre de mesures exceptionnelles pour faire face aux répercussions de la crise de coronavirus », lit-on.

    On ne spéculera pas sur la santé du souverain, qui peut, en cas d’aggravation, chambouler encore toutes les cartes, ce qui a suscité la crainte des autorités israéliennes sur le maintien ou non des conventions passées avec Mohamed VI.

    En concentrant toute la batterie politique, diplomatique, économique et de lobbying pour mettre en minorité l’Algérie et les positions algériennes, le Maroc s’est découvert les flancs les plus fragiles : les dettes ont augmenté, la colère sociale est devenue plus visible, au cœur même de Rabat, le ralentissement de la croissance est latent, le gouvernement Akhannouch a été mis sur le grill, la cherté de la vie alimente toutes les tentions, le manque de matières premières, et cerise sur la gâteau, « flirt contrarié » avec Israël est largement constaté.

    La « normalisation » n’a pas eu l’effet escompté ni sur l’économie ni sur la pénétration marocaine au cœur des centres décisionnels, comme il le souhait ; au contraire, cette normalisation tout à fait contre-nature, et donc contre-productive, a fait que le Maroc perde des points sur la scène maghrébine, arabe, africaine et internationale. Ses rares soutiens, aussi puissants sont-ils, risquent de le débarquer à tout moment, a la faveur de la guerre en Ukraine qui a opéré une décantation et fait que chaque pays est en train d’assurer ses arrières, à commencer par les États Unis eux-mêmes.

    En réalité, le Maroc obéît à une certaine logique. Obsédé depuis bientôt un demi-siècle par le Sahara occidental, il s’allie aux trois puissances du moment, les Etats Unis, Israël et la France, en leur faisant concession sur concession, lesquelles au final, seront sans contredit, préjudiciables pour les Marocains d’abord. Membre de la triple entente maroco-israélo-américaine, née de la réunion dite « Pacte d’Abraham », le Maroc emprunte depuis lors un parcours fléché et il lui sera difficile d’en remettre en cause l’itinéraire.

    Les échecs du royaume remettent en cause le principe même de la monarchie, et devraient à terme, amener les Marocains à engager une sérieuse et profonde réflexion sur la suppression d’un régime détenteur de tous les pouvoirs, qui a abouti des dérives constitutionnelles qui ont mis l’État même en danger de mort. Voilà le constat fait d’abord, par les Marocains, et voilà pourquoi, le temps, pour la société marocaine, est à la contestation, une contestation qui n’est pas uniquement une colère des laissés-pour-compte. Et voilà également comment le Maroc a cramé ses cartes avec son environnement maghrébin et africain, qui observe les dérives du dernier colonisateur en Afrique l’œil torve et la lippe sévère.

    L’Express, 27/07/2022

    #Maroc #MohammedVI #Monarchie_marocaine

  • 7sur7: Le roi du Maroc dissimule-t-il ses problèmes de santé?

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    Alors que la rue gronde, le Palais royal marocain a décidé d’annuler toutes les festivités et cérémonies de la fête du Trône. Sur fond de crise sociale, le gouvernement Akhannouch contesté, tension sur les produits alimentaires et « niet » à la normalisation avec l’entité sioniste, cette annulation en a rajouté une couche au malaise social.

    Le Maroc devait commémorer la fête du Trône en grandes pompes. Le roi Mohammed VI dissimule-t-il ses problèmes de santé? La question a été posée aussi bien au Maroc que dans les médias internationaux, d’autant que lors des cérémonies de la Fête du Trône, le roi devait remettre les grades aux nouveaux officiers promus. Sur « 7sur7.be » on peut lire que « le Maroc a une nouvelle fois annulé la fête du Trône du roi Mohammed VI. Le palais a annoncé que le monarque avait décidé de le faire en raison de la hausse des chiffres du Covid-19. Selon les médias locaux, la mauvaise santé du monarque de 59 ans en serait la raison ». « Afrik.com », de son côté, titre « Les dessous de l’annulation par Mohammed VI de la Fête du Trône ».

    Pour importante la fête du Trône l’est au Maroc, puisqu’elle est un événement national qui est célébré le 30 juillet de chaque année, entrecoupé de plusieurs cérémonies officielles et populaires, qui correspond à l’anniversaire de l’intronisation du roi et de son allégeance officielle. Mohammed VI Ben al-Hassan a été déclaré officiellement roi le 30 juillet 1999. En mémoire de cette occasion, plusieurs démonstrations sont couvertes à la télévision, dont des activités publiques et une longue célébration pour commémorer l’événement.

    La « normalisation » avec Israël n’a pas ramené le plus que Rabat souhaitait. Sur le plan économique, les indicateurs sont au rouge et la colère populaire grossit chaque jour un peu plus. Preuve en est, il y a deux jours, Rabat a été témoin de manifestations contre la visite du chef d’état-major israélien, Aviv Kochavi, qui est arrivé le lundi 18 juillet au Maroc à la tête d’une délégation sécuritaire ; des centaines de militants marocains issus de plusieurs associations et mouvement de la société ont participé à un sit-in de protestation devant le siège du Parlement, dans la capitale marocaine.

    En délaissant les secteurs de développement, les aspects sociaux et politiques continuer à se décomposer, et en axant toute l’énergie de l’Etat à se prémunir contre une « éventuelle agression », le Maroc s’est fourvoyé dans des mauvais choix tactiques et stratégiques qui sont en train déjà de lui coûter cher.

    De plus, le gouvernement de l’inamovible Aziz Akhannouch est sur le gril. La cherté des produits de premières nécessité, les manifestations de plus en plus nombreuses et les critiques qui fusent contre lui de tous les côtés peuvent lui couter son poste. La pression sociale s’accentue sur le Palais, qui devrait, selon nos sources, vite prendre des décisions pour apaiser les tensions. Mais malade, que peut-il faire de mieux ?

    L’Express, 25/07/2022

    #Maroc #Mohammed_VI #Fête_du_trône #Santé_du_roi

  • Maroc : Le roi mort, vive la République

    Maroc, Mohammed VI, Fête du Trône, maladie du roi, santé du roi, monarchie marocaine,

    Souffrant et absent depuis quelque temps, le sort du roi Mohamed VI semble être scellé et avec lui celui du régime monarchique qu’il risque d’emporter avec lui.

    Mohamed VI risquerait d’être le dernier roi du Maroc. D’ailleurs et si l’idée de sa succession ne fait plus l’unanimité au sein d’une large frange de la population marocaine et d’une bonne partie de la classe politique, il est désormais plus question d’une période de transition qui serait auréolée par une constituante qui assurera la transition vers une république. Certes, les manifestants ne réclament pas encore ouvertement un changement de régime et l’abolition de la couronne, mais la question d’une monarchie ne fait plus débat. L’idée d’un passage démocratique vers une république est timidement cultivée en dépit du fait qu’elle remonte à très loin, du temps même de Mohammed ben Abdelkrim Al-Khattabi devenu président de la République du Rif de 1921 à 1926. Et ce même Rif est resté rebelle et réfractaire au régime du Makhzen.

    En 2017 déjà, les autorités marocaines ont dû interdire l’organisation de manifestations dans les rues d’Al-Hoceima à l’occasion du premier anniversaire du mouvement de contestation « Hirak » dans la région du Rif. Depuis la région n’a de cesse de protester contre le palais royal. Une contestation qui s’est élargie ces derniers mois notamment pour exiger plus de liberté, une vie meilleure et faire déguerpir le gouvernement d’Akhanouche comme ils l’ont fait avec celui d’El Othmani en marque de défi au palais royal. Le Maroc vit désormais une instabilité récurrente. La normalisation avec l’entité sioniste et l’ouverture du royaume à Israël a finit par excéder les populations dont l’ancrage musulman les a incité à s’élever contre cette liaison incestueuse. Tous les ingrédients d’une fin de la monarchie semblent présents pour répondre aux aspirations du peuple marocain.

    Et cette idée fait débat au sein du royaume chérifien qui semble vivre ses derniers moments. L’après Mohamed VI commence à se dessiner particulièrement depuis la maladie du monarque qui a eu à subir deux opérations sur le cœur et le fragilisent au point de ne plus pouvoir faire face au moindre soucis de santé. Sa récente contamination au covid-19 contracté lors de son voyage à Paris a nécessité son hospitalisation et son retrait de la scène politique.

    Des sources affirment que l’entourage immédiat du roi, sa famille notamment a du se rendre en extrême urgence à Paris où se trouve le monarque qui aurait même succombé à sa maladie. Vraie ou fausse information, les réseaux sociaux s’enflamment en tout les cas déjà au point que les internautes entament un débat démocratique aux tendances républicaines en guise d’oraison funèbre. L’idée d’une République commence à faire son chemin. Une première dans les annales de l’histoire du Maroc, depuis El Emir Khettabi.

    Les Marocains semblent quant à eux adhérer à ce projet et n’hésitent plus à balayer d’un revers de main toute idée d’une succession et de s’offrir au jeune et colérique prince héritier dont on doute de ses capacités à régner sereinement sur le Maroc. L’option d’une constituante tient la route et l’idée d’une phase de transition pour préparer l’avènement de la 1re République du Maroc fait son chemin.

    Azzedine Belferag

    La Sentinelle, 25/07/2022

    #Maroc #Mohammed_VI #Maladie_du_roi #Santé_du_roi #Monarchie_marocaine



  • Qu’est-ce qui rend Biden si pugnace ?

    Lorsque Biden est parti pour la journée, Corn Pop l’attendait, avec trois membres de gangs, et tenant un rasoir droit… Quelle que soit la réalité de cet événement, il y a 60 ans, Biden a publié, au cours de ses 18 mois de mandat, un nombre remarquable d’avertissements et de menaces quant à ce qu’il ferait en tant que commandant en chef s’il était contesté, mettant ainsi sa propre crédibilité et celle de son pays en jeu.

    Ce coup de poing amical avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman n’aurait peut-être pas été un moment aussi déterminant – si Biden ne s’était pas d’abord installé.

    Lors de la campagne de 2020, Biden a déclaré que lorsqu’il rencontrerait le prince, il le traiterait comme le « paria » qu’il était pour avoir autorisé le meurtre et le démembrement du chroniqueur du Washington Post Jamal Khashoggi.

    Quant à la description par Biden de la façon dont il a affronté MBS à huis clos, les Saoudiens contestent sa restitution, et beaucoup de ses propres compatriotes ne croient pas Biden.

    Pourquoi? Parce que Joe Biden a l’habitude de se peindre comme héroïque dans des rencontres personnelles où peu de contemporains se souviennent de lui de cette façon.

    Le classique est l’histoire que Biden a souvent racontée d’avoir affronté, en tant que gardien de sécurité de la piscine dans un quartier noir, un chef de gang nommé Corn Pop, à qui Biden a ordonné de sortir de la piscine pour avoir enfreint les règles.

    Lorsque Biden est parti pour la journée, Corn Pop l’attendait, avec trois membres de gangs, et tenant un rasoir droit. Biden, tenant une chaîne de six pieds, dit-il, lui a fait face, et Corn Pop a reculé.

    Quelle que soit la réalité de cet événement, il y a 60 ans, Biden a émis, au cours de ses 18 mois de mandat, un nombre remarquable d’avertissements et de menaces quant à ce qu’il ferait en tant que commandant en chef s’il était contesté, mettant ainsi sa propre crédibilité et celle de son pays sur la ligne.

    Lorsqu’on lui a demandé, avant son voyage au Moyen-Orient, s’il utiliserait la force pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, Biden a répondu : « Si c’était le dernier recours, oui. »

    Pendant le voyage, les États-Unis et Israël ont signé un engagement conjoint de refuser les armes nucléaires à l’Iran. Nous sommes maintenant engagés.

    Étant donné que les États-Unis ont combattu dans cinq guerres au Moyen-Orient au cours de ce siècle – Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Yémen – on pourrait penser que ce pays hésiterait à s’engager dans une nouvelle guerre avec l’une des plus grandes puissances du monde. Région.

    Lorsque le président russe Vladimir Poutine a constitué des forces en dehors de l’Ukraine et a demandé à plusieurs reprises des assurances que l’Ukraine ne serait pas intégrée à l’OTAN, une alliance visant la Russie, l’administration Biden a refusé.

    L’invasion de février a suivi, et parmi les menaces ultérieures de Biden, son appel à la destitution de Poutine a pratiquement été déclaré objectif de guerre.

    « Pour l’amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir », a tonné Biden en Pologne, une déclaration qui a été rejetée à la hâte par le personnel de la Maison Blanche.

    En plus des armes que nous expédions en Ukraine – artillerie à longue portée et roquettes – Biden a annoncé lors du sommet de l’OTAN à Madrid que les États-Unis renforceraient leur présence militaire en Europe.

    Le quartier général permanent du V Corps de l’armée américaine doit être transféré en Pologne. Deux escadrons supplémentaires d’avions de chasse F-35 doivent être transférés au Royaume-Uni. D’autres capacités de défense aérienne doivent être transférées en Allemagne et en Italie. Les déploiements par rotation des troupes américaines dans la région de la Baltique doivent être augmentés. Les troupes américaines doivent être déplacées en Roumanie.

    Les forces américaines en Europe doivent passer d’environ 60 000 à 100 000, et Biden a juré que l’invasion de Poutine « ne se terminera pas par une défaite russe de l’Ukraine en Ukraine ».

    Mais comment Biden garantit que l’invasion russe sera annulée, si Poutine enroule le Donbass, est inexpliqué.

    Depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, Biden a également donné des garanties de guerre de l’article 5 à la Suède et à la Finlande en promettant de les intégrer à l’OTAN.

    De l’Arctique à la mer Noire et de l’Islande à l’Estonie, il y a maintenant 30 nations européennes que nous sommes obligés de défendre.

    En 2021, Biden a indiqué que le traité de sécurité mutuelle américano-philippin datant des années 1950 signifiait que les États-Unis viendraient à la défense de Manille s’ils tentaient de récupérer des rochers et des récifs dans la mer de Chine méridionale, également revendiqués et désormais occupés par les forces militaires chinoises.

    Les garanties de guerre américaines dans notre traité avec le Japon s’étendent aux îles Senkaku, également revendiquées par la Chine, selon la Maison Blanche Biden.

    En mai, à Tokyo, Biden a répondu par un « oui » catégorique à la question d’un journaliste lui demandant s’il était prêt à « s’impliquer militairement pour défendre Taïwan ».

    « C’est l’engagement que nous avons pris », a déclaré le président.

    Pas si. Les États-Unis ont abandonné leur engagement formel de défendre Taïwan en 1979, remplaçant un traité d’alliance par le Taiwan Relations Act, qui oblige les États-Unis à aider à équiper Taïwan pour se défendre.

    Encore une fois, le personnel de la Maison Blanche a cherché à revenir sur la déclaration de Biden selon laquelle nous nous battrions pour Taïwan, car la politique américaine depuis le voyage de Richard Nixon à Pékin est que Taïwan « fait partie de la Chine ».

    Nous avons écrit des dizaines de chèques en blanc à des nations non seulement en Europe mais aussi au Moyen-Orient et en Asie pour qu’elles viennent se battre pour défendre leurs frontières.

    Pourtant, la frontière la plus critique pour nous, la frontière américano-mexicaine, est envahie par un quart de million de migrants chaque mois, le pire d’entre eux apportant le fentanyl qui a tué 100 000 jeunes américains l’année dernière.

    Et le belliqueux Joe n’a presque rien fait à ce sujet.

    Occidental Observer, 23/07/2022
  • Maroc : Des images du roi truquées

    Maroc : Des images du roi truquées

    Maroc, Mohammed VI, Fête du Trône, santé du roi,

    Intox et manipulation
    Des activistes marocains ont dénoncé cette opération de mensonges quant aux images diffusées lors de la célébrationde la fête de l’Aïd El Adha en présence du roi.

    Hocine NEFFAH

    Le Makhzen en est arrivé là. Il a été réduit à truquer des images à la télévision pour faire croire que le roi va bien. Ce mensonge des médias marocains, qui n’est pas le premier d’ailleurs, ne peut plus marcher ni avoir de crédibilité. La raison est simple pour l’opinion marocaine qui sait que le protocole de la célébration de la fête de l’Aïd El Adha, présidé traditionnellement par le monarque, a été tronqué par des images douteuses montrées à la télévision. Cette scène a fait le tour des réseaux sociaux des internautes marocains qui ont dénoncé une opération de mensonge des plus criardes quant aux images diffusées lors de la célébration de la fête de l’Aïd El Adha en présence du roi Mohammed VI. Le peuple marocain sait pertinemment que le roi Mohammed VI est gravement malade et que la succession au sein du régime du Makhzen fait rage. Jamais la fête du Trône n’a été annulée qu’en cas d’une crise majeure qui a impacté le royaume chérifien. Ce qui est sûr, la situation est peu reluisante pour le régime du Makhzen qui a essayé plusieurs scénarios mensongers pour éberluer le peuple marocain quant aux intrigues qui affectent le Palais royal et ses retombées sur la situation politique, économique et sociale du Maroc qui est au bord de la faillite et de l’explosion.

    Le Maroc vit une situation des plus délicates dans son histoire politique. La lutte des clans au sein du régime du Makhzen s’affiche clairement entre les protagonistes au sein des Forces armées royales (FAR) et les services du renseignement et ceux qui tirent les ficelles à l’intérieur du Palais royal. Il s’agit selon certains médias marocains qui ont relayé des informations sur la guerre du succession, de Fouad El Himma, secrétaire particulier de Mohammed VI, Abdellatif Hammouchi, chef des services de sécurité et de renseignements marocains, ainsi qu’André Azoulay, conseiller spécial de Mohammed VI qui sont en train de redessiner l’échiquier du royaume pour mettre en place un processus de succession qui évitera au Maroc de sombrer dans le chaos. Cette guerre est menée entre le clan qui veut assurer la succession au Trône pour le compte du prince héritier Moulay Hassan et celui qui s’attache à imposer le prince Moulay Rachid comme successeur au roi impotent et gravement malade. Rien ne va au Maroc. L’annulation de la fête du Trône est révélatrice d’une véritable crise qui secoue le régime marocain du Makhzen.

    Certes, les sbires du royaume chérifien essayent par tous les moyens de dissimuler cette crise en rapport avec l’état de santé gravissime du roi Mohammed VI, en recourant encore une fois au mensonge qui est devenu la règle et un mode opératoire du régime du Makhzen. La presse officielle marocaine a relayé l’information relative à l’annulation de la fête du Trône de l’année 2022 en justifiant cette décision par rapport à «la pandémie de Covid-19 qui affecte le Maroc». L’année passée, la fête du Trône n’a pas été annulée alors que la pandémie de Coronavirus était plus virulente et meurtrière que cette année.

    L’annulation de la fête du Trône sera l’occasion pour les Marocains qui investissent la rue de dénoncer la répression du Makhzen et sa normalisation avec l’entité sioniste de durcir le ton et déclencher un élan de mobilisation historique à même de renverser la situation politique qui est en train de prendre une ampleur désastreuse et inquiétante sur le plan économique et social. Le Maroc traverse la pire des situations dans son histoire. La crise est telle que personne ne peut prédire ce qui va advenir du régime du Makhzen en proie à une menace structurelle qui risque d’emporter le système, voire même la nature monarchique puisque des slogans et des mots d’ordre qui vont dans le sillage de la mise en place d’un régime républicain est en train de faire du chemin à travers les manifestations qui se poursuivent dans les villes et les villages du Maroc.

    L’Expression, 24/07/2022

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  • Maroc: Des doutes sur l’état de santé du roi Mohammed VI !

    Maroc: Des doutes sur l’état de santé du roi Mohammed VI !

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    Le Maroc suspend toutes les célébrations prévues pour la Fête du Trône en raison du coronavirus

    En raison de la situation sanitaire actuelle, le Maroc a décidé de suspendre toutes les activités, célébrations et cérémonies prévues pour la Fête du Trône, qui commémore le 23e anniversaire du couronnement du roi Mohammed VI. Toutefois, le roi du Maroc s’adressera au peuple marocain dans un discours. «Le ministère des palais royaux et des honneurs et des décorations du Maroc a annoncé le report de toutes les activités, célébrations et cérémonies, qui devaient se tenir à l’occasion de la commémoration du 23e anniversaire de l’accession au pouvoir du roi Mohammed VI», indique la MAP dans un communiqué. Le ministère des palais royaux, des honneurs et des décorations a attribué ce report à la poursuite des mesures préventives nécessitées par l’évolution de la situation sanitaire résultant de l’épidémie de la Covid-19.

    La source a indiqué que la décision de report comprenait la cérémonie de prestation de serment des officiers nouvellement diplômés de diverses écoles et instituts militaires, paramilitaires et civiles, la cérémonie d’allégeance à l’émir du régime du Makhzen, et tous les défilés et manifestations. Ces décisions prises par les autorités au Maroc ont relancé les hypothèses sur l’état de santé du roi marocain, ce qui indique qu’«il est dans un état de santé difficile dans la période récente en raison de son infection par le coronavirus, et d’autres complications de santé» Bien que le roi marocain soit apparu dans la prière de l’Aïd El Adha au palais royal, la célébration était différente des années précédentes, ce qui a renforcé l’hypothèse de l’exacerbation de sa maladie et de l’incapacité du roi à y résister.

    Les médias locaux, régionaux et internationaux ont fait état de doutes sur le sort de la décision au Maroc en raison de l’état de santé du roi, qui a coïncidé avec un certain nombre de décisions qui vont dans ce sens, attirant l’attention sur le fait que la déclaration du palais est très vague et approfondit les doutes sur le sort de la gouvernance au Maroc. Le roi Mohammed VI a été infecté par le coronavirus le 16 juin, et il avait déjà subi deux opérations cardiaques en 2018 et 2020.

    Maghreb Info, 23/07/2022

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  • Fête du trône reporté à cause de l’état de santé du roi du Maroc?

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    Tous les événements de la fête nationale du 30 juillet, date à laquelle cela fera 23 ans que Mohammed VI a été couronné, sont pour l’instant annulés. Le roi lui-même a été contaminé au nord-est de Paris à la mi-juin, avaient alors indiqué les autorités. Mais il ne s’est pas plaint et le médecin n’a dû se reposer que quelques jours.

    La santé du monarque est une source de rumeurs dans les médias marocains, notamment parce que la cour ne fait que de brèves déclarations. Le roi s’est soudainement rendu en France pour « une visite spéciale » en juin. Il serait revenu il y a une semaine. Les médias espagnols ont rapporté que le roi s’était rendu à Paris pour être soigné pour des problèmes cardiaques et qu’il n’était pas du tout revenu.

    Mohammed VI n’est pas apparu en public depuis des mois. Au début du mois, la télévision d’État a diffusé des images du roi lors de la célébration de la fête du Sacrifice. Certains internautes doutent que ces images soient celles de la célébration de cette année.

    Source : Telegraaf

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