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  • Maroc: Voilà pourquoi la DST espionnait le beau-père du roi

    Maroc, Mohammed VI, Mohamed Mediouri,

    A l’occasion de l’affaire d’espionnage concernant le beau-père du roi du Maroc, nous reproduisons ci-après un article du défunt site Demain online.

    Ténébreuse affaire sous les palmiers ensoleillés de Marrakech

    Mohamed Mediouri, ex-puissant, et très craint, directeur du Département de sécurité royale (DSR, ancêtre de l’actuelle Direction de la sécurité des palais royaux, DSPR), du temps du tyran Hassan II, a dénoncé à la police de Marrakech, une « tentative d’assassinat ».

    Selon le site « Le360 », mégaphone officieux de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui lui refile de temps à autre des PV de police et même des fiches de renseignements de la police des frontières (voir affaire Jean-Louis Pérez et Pierre Chautard), Mediouri, aurait été agressé par un groupe de personnes dont l’une portait une arme de poing.

    Remarquons au passage la forme de la rédaction de l’article de ce site qui appartient à des hommes de paille de Mohamed Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi Mohamed 6. On dirait un document administratif rédigé par un fonctionnaire et non pas un papier de journal.

    En fait, cette ténébreuse affaire comporte deux volets.

    Des questions et quelques certitudes recoupées et jamais démenties par le Palais royal.

    Premier volet, les questions.

    A. Pourquoi Mohamed Mediouri se fait-il remarquer de la sorte à Marrakech, alors qu’il est banni de la vie publique et des médias marocains ?

    On savait qu’il vivait entre Neuilly, Versailles et Marrakech, sa ville natale. Mais on savait aussi qu’on lui avait conseillé en haut lieu, il y a presque vingt ans, de rester très discret.

    Le fait qu’il décide de porter plainte au lieu de contacter discrètement la DGSN ou le Palais royal en dit long sur ses craintes, réelles ou supposées, de se faire occire.

    B. Comment Mohamed Mediouri, alias « Haj Mediouri », a pu échapper, « miraculeusement » dit-il, à une « tentative d’assassinat » à son âge, 81 piges, et dans un Etat policier qui a le monopole du crime d’Etat et où le port d’armes est quasiment inexistant ?

    Et si c’était un coup de semonce à l’attention d’un détenteur de secrets intimes er ravageurs du Palais royal ? Le fait que « Le360 », propriété d’un membre de l’entourage royal et proche des milieux policiers, soit le premier média marocain à ébruiter cette affaire est assez révélateur.

    C. Pourquoi aucun média marocain, mais vraiment aucun, n’explique à ses lecteurs qui est réellement « Haj Mediouri », au-delà de sa condition d’ex »bodyguard » de Hassan II ?

    Quelle est la raison de cette étrange épidémie de mutisme ?

    Ce qui nous amène au second volet : les certitudes recoupées et publiées, et qui sont à la portée (articles, livres, net, data, etc.) de tous les journalistes marocains dont la mission est d’informer correctement (je ne dis pas honnêtement, nuance !) leurs lecteurs.

    A. Avant tout, qui est vraiment Mohamed Mediouri ?

    Cet ancien inspecteur de police qui excellait dans le tir et la boxe, avait été recruté et adoubé par Hassan II, qui en a fait son homme de confiance au Palais royal.

    Il était tellement proche de Hassan II, et de sa famille, que le tyran l’a nommé, alors qu’il n’avait aucune qualité pour occuper ces fonctions, premièrement président du Kawkab Athlétique Club de Marrakech (KACM) entre 1984 et 2002, équipe de première division de football, puis président de la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA), qu’il dirigea entre 1993 et 2001.

    Pourquoi de tels honneurs concédés à un gros bras, un maton ?

    Selon le livre de l’ex-journaliste du quotidien français « Le Monde » Jean-Pierre Tuquoi (« Le dernier roi », Grasset, 2001), c’est Mediouri qui a été chargé par Hassan II, en 1983, de torturer et d’assassiner Ahmed Dlimi, le général qui préparait probablement un coup d’Etat contre le dictateur alaouite.

    Dlimi aurait également été liquidé pour une autre raison. Selon Tuquoi, le général aurait découvert que le fidèle Mediouri était « l’amant » de « Lalla Latifa », l’épouse de Hassan II et « mère des princes ».

    A l’étranger, une affaire de jupons dans les alcôves du pouvoir reste cantonnée dans la presse sensationnaliste. Au Maroc, pays régi par une « commanderie des croyants » sensée réglementer la vie religieuse du pays, une pareille intrigue libertine prend des dimensions cataclysmiques.

    Et puis, remarquez le tempo !

    1983 : assassinat du général Dlimi par Mediouri

    1984 : nomination de Mediouri à la tête du KACM

    Une coïncidence ? Peut-être, mais elle est troublante. D’autant plus que Mediouri sera nommé par la suite, en 1993, président de la Fédération royale marocaine d’athlétisme, poste qu’il gardera jusqu’en 2001.

    B. Quand j’ai révélé dans le quotidien espagnol « El Mundo », en février 2006, que « Lalla Latifa » avait été consignée dans un palais par M6 pour faire cesser sa liaison avec Mediouri, tous les exemplaires de ce numéro furent interdits de circulation au Maroc. Avec en prime, une sévère et écrite mise en garde envoyée au journal par l’une des directrices du ministère de la communication, et future députée du PAM (parti créé par un ami et conseiller du roi), Mme Fatiha Layadi. Une attaque directe rare.

    C. Pourtant, quelques semaines plus tard, l’ancien ministre de l’intérieur de Hassan II, Driss Basri, m’informa dans son appartement d’exilé parisien, que « Haj Mediouri » s’était marié avec l’une des veuves de Hassan II, qui se trouvait être, comme par hasard « Lalla Latifa ». Basri rajouta que le couple résidait à quelques encablures de chez lui, sans me préciser si c’était intra ou extra-muros.

    Sauf pour un seul, Basri me confirma point par point toutes les informations publiées dans « El Mundo ». Il certifia même, exhibant un inhabituel sourire alors qu’il était gravement malade, entretenir de bonnes et amicales relations autant avec le frère du roi et fils de « Lalla Latifa », « Moulay Rachid », qu’avec la propre « mère des princes » et son mari, « Haj Mediouri ».

    Une sombre affaire donc que cette « tentative d’assassinat » d’un ancien du sérail.

    En guise de conclusion, pour clore ce chapitre, ne perdons pas la foi et n’oublions pas une règle non écrite de la police marocaine qui veut qu’un crime commis contre une personnalité étrangère ou marocaine sur le sol national soit résolu dans les 48 h. C’est seulement passé ce délai qu’on peut spéculer sur l’implication de l’Etat profond.

    Donc, ne soyons pas grognons et laissons à notre efficace police nationale, renforcée par la non moins efficiente police politique (DST), le temps de nous prouver que c’est une simple et crapuleuse affaire de droit commun.

    Demain Online, 19 mai 2019

    Etiquettes : Maroc, Mohamed Mediouri, Mohammed VI, Hassan II, Lalla Latifa,

  • Pégasus peut-il être apprivoisé ?

    Le téléphone du président français Emmanuel Macron pourrait avoir été piraté à l’aide d’un logiciel d’espionnage privé, selon une nouvelle enquête.

    Par Colm Quinn, rédacteur de la newsletter de Foreign Policy.

    Les révélations sur le logiciel d’espionnage Pegasus font des vagues dans le monde entier

    Pegasus met en lumière le nouveau monde de l’espionnage

    Les autorités françaises ont promis d’enquêter sur un incident cybernétique après qu’il est apparu que le téléphone du président français Emmanuel Macron était enregistré sur une liste de cibles possibles de piratage téléphonique mené par le gouvernement. Le logiciel utilisé, appelé Pegasus, était sous licence d’une société privée israélienne de logiciels d’espionnage.

    Selon une enquête menée par un consortium mondial de médias comprenant le Washington Post, Le Monde et le Guardian, dix premiers ministres, trois présidents et le roi du Maroc Mohammed VI étaient tous des cibles potentielles.

    Des logiciels espions pour tous. Ce n’est pas la première fois que des dirigeants mondiaux sont ciblés par des agences d’espionnage – le ciblage de la chancelière allemande Angela Merkel par l’Agence nationale de sécurité des États-Unis est un exemple très médiatisé – mais les révélations de Pegasus montrent que les programmes d’espionnage sophistiqués ne sont plus limités aux États riches et peuvent être achetés sur le marché libre. Dimanche, il est apparu que les gouvernements d’au moins dix pays avaient utilisé cet outil d’espionnage pour surveiller des journalistes et des dissidents.

    L’entreprise de logiciels responsable, NSO, a nié les allégations du consortium d’enquête, les qualifiant de « tellement scandaleuses et éloignées de la réalité » que l’entreprise envisage de porter plainte pour diffamation. La société a déclaré qu’elle vérifiait les préoccupations des clients gouvernementaux en matière de droits de l’homme avant de vendre son logiciel Pegasus et que celui-ci était destiné à être utilisé comme un outil de lutte contre le terrorisme.

    Le rôle de Netanyahu. Des critiques ont également été formulées à l’encontre d’Israël, notamment du précédent gouvernement dirigé par l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le journal israélien Haaretz – l’un des membres du consortium – a décrit les voyages de Netanyahu dans des pays qui deviendraient des clients de NSO et la façon dont le logiciel a pu être utilisé comme « monnaie diplomatique » pour favoriser les objectifs stratégiques d’Israël.

    Les problèmes de Modi. En Inde, l’enquête a provoqué un scandale politique. Le Congrès national indien – le plus grand parti d’opposition – a accusé le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi d’espionner son ancien leader Rahul Gandhi après que son numéro soit apparu sur la liste de NSO. Le Congrès a demandé la démission du ministre indien de l’Intérieur, Amit Shah, à cause de cette affaire, tandis que le porte-parole du gouvernement, Ravi Shankar Prasad, a rétorqué qu’il n’y avait « pas la moindre preuve » liant le gouvernement de Modi à l’histoire de Pegasus. Le gouvernement Modi n’en serait pas à sa première infraction présumée : il a été accusé d’avoir utilisé le logiciel NSO pour pirater 1 400 téléphones avant les élections indiennes de 2019.

    Foreign Policy, 21/07/2021

    Etiquettes : Pegasus, logiciels espions, NSO Group, Maroc, Mohammed VI, Emmanuel Macron,

  • Sur la liste: 10 premiers ministres, 3 présidents et 1 roi

    Parmi 50 000 numéros de téléphone, le Pegasus Project a trouvé ceux de centaines de responsables publics

    Depuis des siècles, les espions ont jeté leur dévolu sur ceux qui façonnent le destin des nations : présidents, premiers ministres, rois.

    Et au XXIe siècle, la plupart d’entre eux sont équipés de smartphones.

    Telle est la logique sous-jacente à certaines des découvertes les plus alléchantes d’une enquête internationale qui, ces derniers mois, a passé au crible une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone comprenant – selon les analyses médico-légales de dizaines d’iPhones – au moins certaines personnes ciblées par le logiciel espion Pegasus dont les gouvernements du monde entier ont obtenu la licence.

    La liste contenait les numéros de politiciens et de fonctionnaires par centaines. Mais qu’en est-il des chefs d’État et de gouvernement, sans doute la cible la plus convoitée ?

    Quatorze. Ou plus précisément : trois présidents, dix premiers ministres et un roi.

    Aucun d’entre eux n’a offert ses iPhones ou ses appareils Android au Washington Post et aux 16 autres organes de presse qui ont examiné la liste des numéros de téléphone. Cela signifie que les tests médico-légaux qui auraient pu révéler une infection par le logiciel espion caractéristique de NSO, Pegasus, n’ont pas été possibles. Il n’a pas non plus été possible de déterminer si un client de NSO a tenté d’installer Pegasus sur les téléphones de ces dirigeants nationaux, et encore moins si l’un d’entre eux a réussi à transformer ces appareils très personnels en espions de poche capables de suivre les moindres mouvements, communications et relations personnelles d’un dirigeant national.

    Mais voici qui figure sur la liste : Trois présidents en exercice, Emmanuel Macron en France, Barham Salih en Irak et Cyril Ramaphosa en Afrique du Sud. Trois premiers ministres actuels, le Pakistanais Imran Khan, l’Égyptien Mostafa Madbouly et le Marocain Saad-Eddine El Othmani.

    Sept anciens premiers ministres, qui, selon les horodatages figurant sur la liste, ont été placés là alors qu’ils étaient encore en fonction : Ahmed Obeid bin Daghr (Yémen), Saad Hariri (Liban), Ruhakana Rugunda (Ouganda), Édouard Philippe (France), Bakitzhan Sagintayev (Kazakhstan), Noureddine Bedoui (Algérie) et Charles Michel (Belgique).

    Et un roi : Mohammed VI du Maroc.

    Le Post et ses agences de presse partenaires dans 10 pays ont confirmé la propriété de ces numéros et d’autres cités dans cet article grâce à des archives publiques, aux carnets de contacts des journalistes et à des demandes de renseignements auprès de responsables gouvernementaux ou d’autres proches des cibles potentielles – bien que dans certains cas, il n’ait pas été possible de déterminer si les numéros de téléphone étaient actifs ou anciens. Le Post a confirmé lui-même cinq de ces numéros. Les autres ont été confirmés par ses partenaires.

    Les appels passés à la quasi-totalité des numéros de téléphone lundi et mardi se sont soldés par des annulations ou des changements de numéros. Une poignée de personnes ont répondu au téléphone. D’autres ont répondu à des SMS.

    Une organisation française de journalisme à but non lucratif, Histoires interdites, et le groupe de défense des droits de l’homme Amnesty International ont eu accès à la liste de plus de 50 000 numéros. Ils ont partagé cette liste avec le Post et les autres organisations de presse.

    L’objectif de la liste est inconnu, et NSO conteste qu’il s’agisse d’une liste de cibles de surveillance. « Les données ont de nombreuses utilisations légitimes et tout à fait correctes qui n’ont rien à voir avec la surveillance ou avec NSO », a écrit à Forbidden Stories un avocat de Virginie représentant la société, Tom Clare.

    Rapports postaux : Le logiciel espion qui pirate secrètement les smartphones

    Cependant, l’examen médico-légal effectué par le laboratoire de sécurité d’Amnesty sur 67 smartphones affiliés à des numéros figurant sur la liste a révélé que 37 d’entre eux avaient été pénétrés avec succès par Pegasus ou présentaient des signes de tentative de pénétration. Les analyses d’Amnesty ont également révélé que de nombreux téléphones présentaient des signes d’infection ou de tentative d’infection quelques minutes, voire quelques secondes, après les horodatages qui figuraient pour leurs numéros sur la liste.

    NSO – l’un des nombreux acteurs majeurs de ce marché – affirme avoir 60 agences gouvernementales clientes dans 40 pays. Dans tous les cas, dit l’entreprise, les cibles sont censées être des terroristes et des criminels, tels que des pédophiles, des barons de la drogue et des trafiquants d’êtres humains. La société affirme qu’il est spécifiquement interdit de cibler les citoyens respectueux de la loi, y compris les fonctionnaires du gouvernement dans le cadre de leurs activités ordinaires.

    Le directeur général de NSO, Shalev Hulio, a déclaré que sa société avait mis en place des politiques pour se prémunir contre les abus lors d’un entretien téléphonique avec le Post dimanche, après qu’une première série d’articles sur la société soit apparue dans des reportages du monde entier, sous le titre du projet Pegasus.

    « Chaque allégation d’utilisation abusive du système me concerne. Cela viole la confiance que nous accordons aux clients », a déclaré Hulio. « Je crois que nous devons vérifier chaque allégation. Et si nous vérifions chaque allégation, nous pourrions découvrir que certaines d’entre elles sont vraies. Et si nous constatons que c’est vrai, nous prendrons des mesures énergiques. »

    Aussi courant que soit l’espionnage des dirigeants nationaux en général, les révélations publiques à ce sujet suscitent souvent la controverse. Lorsque l’ancien contractant de la National Security Agency Edward Snowden a révélé en 2013 que les États-Unis avaient mis sur écoute un téléphone utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, cela a provoqué des mois de tumulte dans ce pays et a mis à mal des relations par ailleurs étroites entre les deux nations.

    En réponse aux questions détaillées du consortium d’enquête, NSO a déclaré qu’elle surveillait la façon dont ses logiciels d’espionnage étaient utilisés et annulait l’accès au système pour tout client qui en faisait un mauvais usage. Mais elle affirme également que ses clients, et non la société elle-même, sont responsables de son utilisation.

    « NSO Group continuera à enquêter sur toutes les plaintes crédibles d’utilisation abusive et prendra les mesures appropriées en fonction des résultats de ces enquêtes », indique la déclaration. « Cela inclut la fermeture du système d’un client, ce que NSO a prouvé sa capacité et sa volonté de faire, en raison d’une utilisation abusive confirmée, l’a fait plusieurs fois dans le passé, et n’hésitera pas à le faire à nouveau si une situation le justifie. »

    Dans une lettre séparée mardi, il a également déclaré « nous pouvons confirmer qu’au moins trois noms dans votre enquête Emmanuel Macron, le roi Mohammed VI, et [le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé] Tedros Ghebreyesus – ne sont pas, et n’ont jamais été, des cibles ou sélectionnés comme cibles des clients du groupe NSO. »

    « Tous les responsables gouvernementaux ou diplomates français et belges mentionnés dans la liste, ne sont pas et n’ont jamais été, des cibles de Pegasus », a ajouté la société dans une lettre ultérieure.

    « La liste de 50 000 numéros qui a fait l’objet d’une fuite n’est pas une liste de numéros sélectionnés pour être surveillés par Pegasus », a écrit mardi un avocat de NSO, Thomas Clare, à un partenaire du projet Pegasus. « Il s’agit d’une liste de numéros que n’importe qui peut rechercher sur un système open-source pour des raisons autres que la surveillance à l’aide de Pegasus. Le fait qu’un numéro apparaisse sur cette liste ne permet en aucun cas de savoir si ce numéro a été sélectionné pour être surveillé à l’aide de Pegasus. »

    Une personne familière avec les opérations de NSO, qui a parlé plus tôt sous le couvert de l’anonymat pour discuter de questions internes, a déclaré au Post que parmi les clients que la société avait suspendus ces dernières années figuraient des agences au Mexique. La personne a refusé de préciser quelles agences avaient été suspendues.

    Mais les rapports sur les abus de Pegasus ont été nombreux au Mexique, et plus de 15 000 numéros de téléphone mexicains figurent sur la liste, dont celui de l’ancien président Felipe Calderón. L’enquête a révélé qu’il avait été ajouté à la liste après la fin de son mandat en 2012.

    Le premier ministre du Burundi, Alain-Guillaume Bunyoni, a été ajouté à la liste en 2018, avant qu’il ne prenne ses fonctions, montrent les dossiers. Tout comme les numéros du futur président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, et de son futur premier ministre, Askar Mamin.

    Les personnalités clés des grandes organisations internationales n’étaient pas exemptes de figurer sur la liste. La liste contenait les numéros de plusieurs ambassadeurs et autres diplomates des Nations Unies. Elle contenait également le numéro de téléphone d’un ancien collaborateur de Tedros de l’OMS.

    Au total, la liste contenait les numéros de téléphone de plus de 600 responsables gouvernementaux et politiques de 34 pays. Outre les pays où figuraient les numéros de téléphone de hauts dirigeants, on trouvait les numéros de fonctionnaires des pays suivants : Afghanistan, Arabie saoudite, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bhoutan, Chine, Congo, Égypte, Émirats arabes unis, Hongrie, Inde, Iran, Kazakhstan, Koweït, Mali, Mexique, Népal, Qatar, Royaume-Uni, Rwanda, Togo, Turquie et États-Unis.

    Selon les documents marketing de NSO et les chercheurs en sécurité, Pegasus est conçu pour collecter des fichiers, des photos, des journaux d’appels, des enregistrements de localisation, des communications et d’autres données privées à partir de smartphones, et peut également activer des caméras et des microphones pour une surveillance en temps réel à des moments clés. Souvent, ces attaques peuvent se produire sans que les cibles ne reçoivent la moindre alerte ou ne prennent la moindre mesure. Pegasus peut simplement se glisser dans les iPhones et les appareils Android et prendre le contrôle des smartphones dans ce que l’industrie de la surveillance appelle des attaques « zéro-clic ».

    Indices géographiques

    Un examen de la liste a montré que les téléphones de certains dirigeants ont été saisis plus d’une fois, tout comme les numéros de téléphone de leurs amis, de leurs parents et de leurs assistants. Les numéros de téléphone des associés du président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador ont été ajoutés à la liste pendant la période précédant l’élection de 2018, qu’il a finalement remportée, détrônant le parti au pouvoir. Parmi ceux qui figuraient sur la liste, il y avait des smartphones appartenant à sa femme, ses fils, ses aides, des dizaines de ses alliés politiques, et même son chauffeur personnel et son cardiologue. Rien n’indique que le téléphone de M. Lopez Obrador figurait sur la liste ; ses collaborateurs affirment qu’il l’utilise avec parcimonie.

    Les dossiers n’ont pas permis de déterminer avec certitude quel client de l’ONS a pu ajouter les chiffres. Mais les numéros de Calderón et des nombreux associés de López Obrador faisaient partie d’une partie des dossiers de 2016 et 2017 dominés par des cibles mexicaines. Des dizaines de gouverneurs en exercice, de législateurs fédéraux et d’autres politiciens figuraient également sur la liste.

    « Nous apprenons maintenant qu’ils ont également espionné ma femme, mes fils, et même mon médecin, un cardiologue », a déclaré Lopez Obrador aux journalistes mardi. « En dehors de la question de cet espionnage, imaginez le coût ! Combien d’argent a été consacré à cet espionnage ? »

    Les numéros appartenant à Michel, Macron et des dizaines de fonctionnaires français sont apparus au milieu d’un groupe de plus de 10 000 numéros dominés par les cibles marocaines et celles de l’Algérie voisine, rivale du Maroc. Les numéros de Mohammed VI et du collaborateur de Tedros se trouvaient également dans ce groupe. Tout comme le numéro de Romano Prodi, ancien premier ministre italien.

    « Nous étions conscients des menaces et des mesures ont été prises pour limiter les risques », a déclaré Michel à un journaliste du quotidien belge Le Soir, partenaire du projet Pegasus. Michel a quitté son poste de premier ministre belge en 2019 pour devenir le président du Conseil européen, l’un des postes les plus élevés de l’Union européenne.

    Prodi a décroché mardi au numéro de téléphone qui figurait sur la liste, mais il a refusé de commenter.

    Le Pakistanais Khan est apparu parmi un groupe dominé par des numéros en Inde. L’Irakien Salih et le Libanais Hariri étaient regroupés parmi des numéros dominés par les Émirats arabes unis et un autre groupe dominé par des numéros saoudiens.

    Le Sud-Africain Ramaphosa, l’Ougandais Rugunda et le Burundais Bunyoni faisaient partie d’un groupe dominé par des numéros rwandais.

    Le Rwanda, le Maroc et l’Inde ont tous publié des déclarations officielles niant toute implication dans l’espionnage de journalistes et d’hommes politiques.

    Le ministre rwandais des affaires étrangères, Vincent Biruta, a déclaré que son pays « ne possède pas cette capacité technique sous quelque forme que ce soit ». Dans une déclaration, le Maroc a exprimé son « grand étonnement » face à la publication d’ »allégations erronées … selon lesquelles le Maroc aurait infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d’organisations internationales ». Le communiqué ajoute : « Le Maroc est un État de droit qui garantit le secret des communications personnelles par la force de la Constitution. »

    En Inde, le ministre de l’Intérieur a qualifié les suggestions selon lesquelles elle a espionné des journalistes et des hommes politiques de l’œuvre de « perturbateurs », qu’il a définis comme « des organisations mondiales qui n’aiment pas que l’Inde progresse. » Dans une déclaration séparée, le gouvernement a déclaré : « Les allégations concernant la surveillance du gouvernement sur des personnes spécifiques n’ont aucune base concrète ni aucune vérité associée. »

    Le Mexique, l’Arabie saoudite, le Kazakhstan et les Émirats arabes unis n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

    Violation injustifiable

    Le numéro de téléphone de Macron a été ajouté à la liste alors qu’il était sur le point d’entamer une tournée en Afrique, avec des arrêts au Kenya et en Éthiopie. Ont été ajoutés à peu près au même moment les téléphones de 14 ministres français et du Belge Michel.

    « Si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves », a déclaré l’Élysée dans un communiqué. « Toute la lumière sera faite sur ces révélations de presse ».

    À l’époque, l’Algérie, voisine du Maroc, était en pleine tourmente. Son dirigeant autoritaire de longue date, Abdelaziz Bouteflika, venait d’annoncer qu’il ne comptait pas se représenter aux élections. L’Algérie a mené une guerre d’indépendance sanglante contre la France dans les années 1950, et de nombreux citoyens français sont d’origine algérienne ; les deux pays conservent des liens étroits et des relations en matière de renseignement.

    Les nations de l’Union africaine étaient également en train de ratifier un important accord de libre-échange à l’époque. Le commerce et les autres négociations internationales ont toujours été des cibles importantes pour la collecte de renseignements gouvernementaux, car toutes les parties cherchent à connaître la pensée de leurs partenaires de négociation.

    Les hauts fonctionnaires du gouvernement français ont généralement accès à des appareils sécurisés pour les communications officielles, mais les initiés de la politique française affirment que certaines affaires sont également traitées sur des iPhones et des appareils Android moins sécurisés.

    En plus de son iPhone personnel, M. Macron utilise deux téléphones portables spéciaux hautement sécurisés pour les conversations plus sensibles, selon ses collaborateurs. Son iPhone personnel est le moins sécurisé des appareils qu’il utilise régulièrement, et il partageait régulièrement son numéro avec des journalistes, dont un journaliste du Post, et d’autres associés avant d’être élu au pouvoir. Le numéro de l’un de ses téléphones portables personnels a également été publié en ligne en 2017 après que quelqu’un a volé le téléphone d’un journaliste qui avait les coordonnées de Macron.

    Mais les fonctionnaires qui connaissent ses habitudes disent qu’il n’utilise généralement aucun de ces téléphones pour discuter d’informations classifiées, de peur d’être espionné. Pour cela, il s’en tient à des lignes fixes cryptées et à d’autres outils, ont déclaré les responsables, sous couvert d’anonymat pour discuter de sujets sensibles.

    M. Calderón, du Mexique, a déclaré au Post que ces intrusions constituaient « une violation injustifiable des droits les plus élémentaires de la liberté et de la vie privée, ainsi que d’autres droits qui constituent des garanties élémentaires de la dignité humaine ».

    Il a ajouté qu’il n’était pas surpris que son numéro de téléphone figure sur la liste. « Ce n’est pas la première fois, et je crains que ce ne soit pas la dernière, que je souffre d’espionnage », a-t-il déclaré. « À une autre occasion, le soi-disant WikiLeaks a révélé que j’avais fait l’objet d’une surveillance par les États-Unis. »

    Une enquête menée par un consortium d’organisations médiatiques a révélé que des logiciels espions de qualité militaire sous licence d’une entreprise israélienne ont été utilisés pour pirater des smartphones. (Jon Gerberg/The Washington Post)

    Les reportages de Timberg et Harwell ont été réalisés à Washington. Birnbaum a fait un reportage à Bruxelles. Sabbagh est un reporter pour le Guardian. Reed Albergotti à San Francisco ; Karen DeYoung, John Hudson et Dana Priest à Washington ; Niha Masih et Joanna Slater à New Delhi ; Mary Beth Sheridan à Mexico ; Sarah Dadouch à Beyrouth ; Sam Sole de l’organisation d’investigation à but non lucratif amaBhungane en Afrique du Sud ; Damien Leloup et Martin Untersinger du Monde ; Michael Safi et David Pegg du Guardian ; Bastian Obermayer et Frederik Obermaier du Süddeutsche Zeitung ; Kristof Clerix de Knack ; Joël Matriche du Soir ; Hala Nasreddine, Alia Ibrahim et Hazem Amine de Daraj ; Miranda Patrucic, Vyacheslav Abramov et Peter Jones du Organized Crime and Corruption Reporting Project ; Holger Stark de Die Zeit ; Jacques Monin de Radio France ; et Sandrine Rigaud de Forbidden Stories ont contribué à ce rapport.

    Le projet Pegasus est une enquête collaborative impliquant plus de 80 journalistes de 17 organismes de presse, coordonnée par Forbidden Stories avec le soutien technique du Security Lab d’Amnesty International. Pour en savoir plus sur ce projet.

    The Washington Post, 20/07/2021

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  • Un média français accable le roi du Maroc

    Le silence n’est plus de mise. L’affaire est grave, d’autant plus que la source de l’information est un média africain.

    En effet, le site Public, citant Afrik.com, parle de la double disparition relevée au palais royal du Maroc. Après celle de la princesse Lalla Salma, épouse du roi Mohammed VI, c’est sa fille Lalla Khadija, une adolescente de 14 ans que le public marocain et la presse people regrettent.

    Celle qui était la première dame du Maroc pendant près de 15 ans et qui a donné au souverain marocain un héritier pour le trône alaouite, s’est effacé de la scène publique fin 2017. De nombreuses dépêches font état d’activités de Lalla Salma en relation avec la fondation qui porte son nom. Cependant, aucune n’est illustrée, ce qui laisse planer beaucoup de questions sur son sort.

    Selon la presse internationale, Lalla Khadija n’a pas été vue depuis près de deux ans. Un fait particulièrement marquant, la presse locale marocaine a rapporté la célébration de son 14ème anniversaire mais, encore une fois, sans apporter des images d’un événement très cher aux marocains. Sa dernière apparition remonte au 13 décembre 2019 lors sa première sortie en solo pour inaugurer le vivarium du Jardin zoologique à Rabat.

    Y a-t-il un mystère derrière les deux disparitions ? Lalla Khadija, se serait-elle aussi disputé avec son père ? Une réponse est plus que jamais nécessaire pour éviter au palais royal un nouveau scandale politique.

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  • France : Le lobby du Maroc s’agite pour sauver la peau de Dupond-Moretti

    Les deux députés Naïma Moutchou (LRM) et Antoine Savignat (LR) ont décidé de démissionner de la Cour de justice de la République en guise de solidarité avec le ministre français de la Justice, Eric Dupond-Moretti, suite à sa prochaine convocation par cette Cour en vue de répondre à des soupçons de conflits d’intérêts.

    Le Maroc se trouve être un dénominateur commun entre le Garde des Sceaux et Naïma Moutchou. Le premier est l’avocat du roi Mohammed VI et la deuxième est vice-présidente du Groupe d’Amitié France-Maroc à l’Assemblée Nationale. Antoine Savignat est membre d’un parti dont la collision avec le royaume chérifien n’est plus à prouver. Non sans raison, il a été choisi pour faire partie de la délégation de Dupond-Moretti qui a fait le déplacement au Maroc le 6 décembre 2020 en tant que co-rapporteur dans les négociations sur les mineurs non accompagnés.

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  • Le jet privé et les 500 euros brûlés à Mykonos par le prince du Maroc

    Moulay Hassan : La vie luxueuse du prince marocain de 18 ans – Le jet privé et les 500 euros brûlés à Mykonos

    Le jeune prince marocain est le dernier membre de la dynastie à diriger le pays depuis le 16e siècle.

    Son avenir est prédéterminé puisqu’il s’entraîne depuis l’âge de 10 ans pour succéder un jour à son père et devenir roi du Maroc. Cependant, comme les autres enfants de son âge, il semble trouver des moyens de se divertir. Certainement avec un peu plus d’excès que n’importe lequel de ses pairs. La raison en est Moulay Hassan, le prince marocain qui a fait trembler Mykonos il y a quelques jours.

    Le jeune homme de 18 ans était en vacances sur l’île venteuse et n’a pas manqué l’occasion de faire la fête sur l’île cosmopolite des Cyclades. En fait, selon une information qui fait le tour de l’internet, lors d’une des fêtes auxquelles il a participé, lui et sa société sont allés jusqu’à brûler, littéralement, un billet de 500 euros. Bien sûr, sur une île comme Mykonos, qui a vu des Arabes se laver les pieds avec des milliers d’euros de champagne et toutes sortes d’étalages excessifs de richesse, cela est considéré comme un délit.

    Cependant, pour Moulay Hassan, les choses ne se passent pas ainsi, car il s’efforce de maintenir un profil bas qui lui permettra de s’imposer lentement comme le nouveau leader du pays nord-africain. Fils de Mohammed VI, son actuel roi, il est le prochain héritier de la dynastie alaouite qui est à la tête du pays depuis le XVIIe siècle, à l’exception d’une brève période de 1912 à 1956 où le Maroc était un protectorat de la France.

    Le fils aîné du roi suit son père lors d’occasions officielles depuis 2015, afin de le « griller » pour qu’il soit prêt à monter sur le trône le moment venu pour lui succéder. Bien que plus jeune, il semble qu’il n’ait pas apprécié le rôle du nouveau roi, son aversion à être embrassé sur la main, comme c’est la coutume chez les membres de la haute société, étant devenue virale, Moulay El Hassan semble maintenant assez mature pour assumer le rôle.

    Il a accompagné son père à des réunions avec des dirigeants étrangers tels qu’Emmanuel Macron, a assisté à des galas internationaux où il a lui-même rencontré d’autres sangs bleus comme le prince Harry et Meghan Markle, tout en étudiant l’aviation, en veillant à ce que, où qu’il se tienne et où qu’il soit, il s’assure d’exprimer ses préoccupations concernant le changement climatique. En même temps, il se construit un profil social à l’intérieur des frontières, suivant les traces de son père qui a créé un nouveau code de la famille lorsqu’il a pris les rênes du pays, la Mudawana, donnant aux femmes des privilèges comme celui de pouvoir posséder des biens personnels, effectif depuis février 2004.

    La vie luxueuse et la préférence de la famille royale pour la Grèce

    Pour ses obligations sociales, le sang bleu de 18 ans dispose d’un jet privé pour voyager à travers le monde. Le Gulfstream G650, d’une valeur de 67,4 millions de dollars. Sa plaque d’immatriculation indique « CN-AMH », qui signifie « Altesse » (ou « Majesté »), traduit librement par Sa Majesté Moulay Hassan, qui est l’initiale du nom de code. En effet, le jet privé est équipé d’un système de défense antimissile israélien J-Music d’une valeur de 20 millions de dollars, ce qui porte sa valeur totale à 87,4 millions de dollars.

    L’argent pour lui ne semble pas être un problème et comment pourrait-il l’être de toute façon. Son père et la famille royale marocaine ont prouvé qu’ils ne pensent pas à l’argent, comme en témoignent les vacances qu’ils prennent de temps à autre en Grèce, qui s’avère être leur destination favorite. En 2015, en pleine crise économique dans notre pays, Mohammed VI a profité des beautés de Kyllini en Ilia et a dépensé environ cinq millions d’euros avec les quelque 200 personnes accompagnant la famille royale.

    La même année, ils se sont également rendus à Mykonos, tandis qu’en 2014, ils ont préféré Corfou, dépensant également sans compter. En 2019, la princesse Lala Salma, mère de Moulay Hassan, a passé des vacances à Skiathos sur le yacht de luxe Serenity, long de 60 mètres. La prochaine destination du prince reste inconnue pour l’instant.

    Avec des informations provenant de scmp.com

    The toc, 09/07/2021

    Etiquettes : Maroc, Moulay El Hassan, Mohammed VI, prince héritier, Grèce,Myjonos, billet de 500 euros, luxe, jet privé, Gulstream,

  • Maroc: Le fils de Mohammed VI à la une de la presse grecque

    Le billet de 500 euros brûlé par le prince héritier du Maroc s, Moulay El Hassan et son séjours dans l’île de Mykono, ont occupé la une des principaux journaux crecs. En voici un bref résumé:

    Mykonos : le prince de 18 ans brûlait 500 euros – Les patrons du magasin étaient gênés

    On ne sait pas si dans le centre de divertissement de Mykonos le prince du Maroc, Moulay Hassan a joué le chant bien connu « Je brûlerai les restes de mon argent », mais il l’a quand même fait.

    Dans le même temps, la présence du prince du Maroc, Moulay Hassan, était révélatrice du gaspillage qui a lieu à Mykonos, mais aussi de l’attractivité de l’île pour des personnalités de premier plan du monde entier. L’héritier du trône âgé de 18 ans, qui a visité l’île avec ses amis, aurait brûlé 500 billets en euros au milieu de la nuit, provoquant la surprise et laissant de nombreux clients du magasin où il était sans voix.

    Kefalonia Press, 05/07/2021

    Qui est le prince marocain de 18 ans qui brûle 500 euros à Mykonos ?

    Depuis l’âge de 10 ans, Moulay Hassan s’entraîne pour devenir un jour le roi du Maroc. Le jeune prince de 18 ans était à Mykonos il y a quelques jours et a fait le tour d’internet, car on l’a vu faire la fête avec ses amis « sur l’île où tout peut arriver » et s’amuser à brûler des billets de 500 euros.La princesse Lalla Salma et le prince héritier Moulay Hassan en vacances en Grèce.

    Tricalaidees, 05/07/2021

    Mykonos : Miralem, l’héritier du Maroc et du Haut Brion à 15.000 euros !

    C’est ici qu’il y a quelques jours, un jeune homme de sang bleu, de bonne humeur, a commencé à brûler, selon les rapports, des billets de 500 euros, laissant les spectateurs sans voix. Il s’agirait du prince marocain Moulay Hassan, âgé de 18 ans, qui s’amusait avec ses amis de manière désinhibée sur l’île où tout peut arriver.

    Prototema, 04/07/2021

    Mykonos : Un prince de 18 ans a brûlé 500 euros- Les patrons du magasin ont été gênés

    Nous ne savons pas si le prince marocain Moulay Hassan jouait la célèbre chanson « I’m going to burn my damn money » dans le club où il faisait la fête à Mykonos, mais il l’a quand même fait.

    Tout change autour de nous et tout reste pareil à Mykonos, où l’on a assisté cette année à un « débarquement » de célébrités venues sur l’île pour passer leurs vacances d’été entre opulence, extravagance et étalage de richesse.

    Des célébrités de différents pays du monde et de différents secteurs d’activité se trouvent sur « l’île des vents », profitant de ce qui, pour le Grec moyen, semble et est inaccessible.

    Les présences les plus récentes à Mykonos sont Miralem Pjanic, joueur du FC Barcelone, qui a été aperçu dans un bar de plage à Panormos, et son ami Marco Borriello, désormais ancien footballeur du Milan. Les deux personnes se seraient amusées dans le restaurant de l’établissement.

    En même temps, la présence du prince du Maroc, Moulay Hassan, témoigne de la richesse de Mykonos et de l’attrait de l’île pour les personnalités du monde entier. L’héritier du trône âgé de 18 ans, qui a visité l’île avec son entourage, aurait brûlé des billets de 500 euros sur le… plaisir de la soirée, surprenant et laissant sans voix plusieurs des clients de l’établissement dans lequel il se trouvait.

    Dans le même temps, un autre incident a vu le jour : l’action d’un groupe d’Américains qui voulait acheter un champagne (Château Haut Brion 1999) d’une valeur de 15.000 euros !

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  • Les affinités de Cheb Khaled avec le Maroc agacent en Algérie

    Cheb Khaled, roi du Raï : ses affinités avec le Maroc ne sont pas bien vues en Algérie

    Khaled Hadj Brahim, plus connu sous son nom de scène « Cheb Khaled », est un Maghrébin entre deux pays : L’Algérie, son pays de naissance, et le Maroc, son pays d’adoption. Né le 29 février 1960 à Oran, en Algérie, Khaled n’a jamais caché son attachement au Royaume du Maroc et son amitié pour le Roi Mohammed VI. En conséquence, ce dernier s’est naturalisé marocain, de sorte que le roi du Raï détient désormais un passeport marocain.

    Cheb Khaled possède même une villa que le roi Mohammed VI lui a offerte, non loin de l’Algérie. Cela montre à quel point l’amitié est profonde entre les deux hommes. Donc en fait, Cheb Khaled est simplement un Algéro-Marocain ou un Marocain-Algérien. Quoi qu’il en soit, il revendique son appartenance aux deux pays et « prie chaque jour pour que ces deux peuples soient unis et indivisibles ». Un appel qu’il répète à chaque fois qu’il en a l’occasion.

    Mais cela ne fait pas l’unanimité. Le roi du Raï est souvent critiqué par ses compatriotes algériens, qui ne comprennent pas l’opinion du chanteur qui veut être à la fois algérien et marocain. Apparemment, pour la majorité des Algériens, Cheb Khaled est soit l’un d’entre eux, soit un Marocain.

    En soutien au peuple libanais lors de la catastrophe de l’explosion d’août 2020, le chanteur de raï avait publié un message vidéo dans lequel il apparaissait avec trois drapeaux : libanais, algérien et marocain. Le troisième drapeau, marocain, n’a pas été bien accueilli par les Algériens, qui ont condamné les actions du chanteur. Cheb Khaled a ensuite précisé qu’il ne voyait aucune différence entre les deux peuples voisins et que, pour lui, le monde est un, les peuples en font un.

    Africa Live, 06/07/2021

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  • Maroc: Le prince qui brûle des billets de 500 euros en Grèce

    Maroc, Moulay Hassan, Prince héritier, Grèce, billet 500 euros, #Maroc,

    Selon le média grec Flash.gr, Le prince héritier du Maroc a été vu il y a quelques jours à l’île grecque de Mykonos. « Il s’amusait à brûler des billets de 500 euros. Voici le texte intégral de l’article sur le sujet.

    Moulay Hassan : Le profil du prince du Maroc et ses vacances à Mykonos
    Moulay Hassan : Qui est l’héritier du trône du Maroc, âgé de 18 ans.

    Depuis l’âge de 10 ans, Moulay Hassan s’entraîne pour devenir un jour le roi du Maroc. Le prince, aujourd’hui âgé de 18 ans, était à Mykonos il y a quelques jours et a fait le tour d’internet car on l’a vu faire la fête avec ses amis « sur l’île où tout peut arriver » et, d’humeur… insolente, il s’amusait à brûler des billets de 500 euros.

    Moulay Hassan, 18 ans, dont l’avenir est prédéterminé, puisqu’il succédera à son père et au roi Mohammed VI du Maroc sur le trône, est encore un enfant qui, comme le veut son âge, se déchaîne dès qu’il en a l’occasion… Le fils aîné du roi Mohammed suit son père dans les événements officiels depuis quelques années déjà, afin d’être prêt à prendre la relève lorsque le moment sera venu de lui succéder. Le prince de 18 ans a même fait parler de lui il y a quelques années lorsqu’il s’est spontanément essuyé la main chaque fois que quelqu’un le saluait – la poignée de main est la salutation obligatoire parmi les membres de la haute société du pays.

    Sa mère bien-aimée, Lala Salma, du Maroc, qui est une femme très influente sur le trône, a également joué un rôle important dans l’éducation du futur roi. En témoigne d’ailleurs l’estime dont elle jouit tant auprès du roi que de la cour. En effet, Lala Salma est la première épouse d’un roi de la région à recevoir le titre de princesse, les femmes n’étant pas habituées à recevoir des titres royaux. La princesse Lala Salma a été mariée pendant 16 ans au roi du Maroc Mohammed VI et ils ont divorcé fin 2018, mais a conservé le titre d’ancienne reine-princesse, car elle est la mère de l’héritier du trône, Moulay Hassan.

    Le mariage de Mohammed VI avec une jeune informaticienne de Fès a donné au pays l’espoir qu’avec le nouveau roi, qui n’est pas seulement un laïc mais aussi un chef spirituel et un « leader des fidèles », la famille moderne apportera un renouveau. La révolution a eu lieu en 2002, lorsque sur sa photo de mariage avec Lala Salma, alors âgée de 24 ans, elle est apparue avec de longs cheveux bouclés. La mère de Mohammed VI n’était jamais apparue en public et aucune photo d’elle n’avait été autorisée à être publiée. Le couple modèle semblait apporter le changement dans le monde arabe, tout comme le roi de Jordanie et son épouse Rania, issue d’une famille palestinienne. Lala Salma a étudié et travaillé dans une entreprise appartenant à la famille royale. Elle parle anglais, français et un peu espagnol.

    Sa destination préférée est la Grèce

    Ce n’est cependant pas la première fois que le jeune prince se rend en Grèce pour des vacances et certainement pas la dernière, car lui et sa famille de sang bleu ont une préférence particulière pour ce pays. En août 2014, la famille royale s’est rendue à Corfou. En 2015, la famille a visité Mykonos et Kyllini, tandis qu’en 2019, la princesse Lala Salma et son fils Moulay Hassan ont passé des vacances à Skiathos. Cette année, c’était au tour du prince de 18 ans d’honorer seul notre pays et de se déchaîner… un peu plus que ce que le protocole impose aux sangs bleus…

    Éducation

    Moulay a montré une préférence pour l’aviation et sera le premier de la famille à suivre… cette voie. Son père a étudié le droit. Il est conscient des responsabilités qui incombent à la famille royale et apparaît souvent avec le roi lors de grands événements internationaux et au Maroc. L’année dernière, le prince a présidé la cérémonie d’ouverture du 14e Salon international de l’agriculture (SIAM) au Maroc. Moulay était le plus jeune participant au One Planet Summit en France en 2017, où il a acquis une reconnaissance internationale. À cet égard, il suit les traces de son père. En 2019, Moulay a accueilli le prince Harry et Meghan Markle au Palais royal des hôtes à Rabat.

    Luxe
    Il voyage dans le monde entier avec son avion Gulfstream G650, d’une valeur de 67,4 millions de dollars. On dit que c’est l’un des jets VIP les plus chers et les plus puissants qui existent. La plaque d’immatriculation « CN-AMH » signifie « Altesse » (ou « Majesté »), ce qui lui confère le privilège d’être désigné comme « Sa Majesté Moulay Hassan ». Il peut voler 14 000 kilomètres sans escale et peut accueillir huit passagers et quatre membres d’équipage. Le jet est équipé d’un système de défense antimissile israélien J-Music de 20 millions de dollars.

    Sports
    La popularité de Moulay au Maroc peut être appréciée par le fait que le Circuit International Automobile Moulay Hassan à Marrakech et le Stade Moulay Hassan de 12 000 places à Rabat portent tous deux son nom.

    Vacances en famille
    Le prince a des liens forts avec sa famille et les fêtes de famille semblent être plus qu’importantes pour lui. Lors d’un voyage sur l’île de Skiathos en juillet 2019, la famille royale a loué un yacht de luxe appelé Serenity, qui coûte 550 000 euros par semaine.

    Flash.gr, 05/07/2021

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  • Dupond-Moretti, l’avocat du roi du Maroc dans la tourmente

    Selon La Mare aux Canards, Eric Dupont-Moretti « se prépare à affronter les rigueurs..de la justice. Il pourrait bientôt être entendu par la justice « avec un risque sérieux de se voir mis en examen pour prise illégale d’intérêts. L’enquête pour « prise illégale d’intérêts » visant le Garde des Sceaux. Une longue perquisition des bureaux du ministre de la justice a eu lieu, jeudi 1er juillet, à la demande de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République.

    Arrivés ce matin au ministère de la Justice pour une perquisition, des magistrats sont toujours sur place dans l’enquête qui vise Eric Dupond-Moretti sur de possibles conflits d’intérêts entre son action de garde des Sceaux et ses anciennes fonctions d’avocat, rapporte AFP.

    L’enquête concerne des conflits d’intérêt dans deux dossiers dans lesquels il aurait pris part alors qu’il était avocat. L’ancien ténor du barreau est visé par une plainte de trois syndicats de la magistratures et de l’association Anticor, qui le soupçonnent d’avoir usé de son pouvoir de ministre dans des dossiers qu’il a traité en tant qu’avocat, afin de mener des vendettas personnelles contre un magistrat, et plusieurs autres du parquet national financier (PNF).

    En 2015, Dupond-Moretti a été engagé par le roi du Maroc pour accuser les deux journalistes français Catherine Graciet et Eric Laurent de chantage contre le souverain marocain et en 2019 pour museler la presse française sur le scandale de la disparition de la princesse Lalla Salma, la mère du prince héritier Moulay El Hassan disparue des radars depuis 2017.

    Le Garde des Sceaux français partage avec son client royal le goût pour le luxe, ce qui lui a valu le surnom de « Pitbull à Rolex ». Dernièrement, en campagne pour les élections régionales à Arras, dans le Nord-Pas-de- Calais, Eric Dupond-Moretti est apparu sur une photo en train de coller des affiches électorales. Un détail n’est pas passé inaperçu auprès de certains internautes et adversaires politiques: sa montre de luxe et ses boutons de manchette.

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