Étiquette : Mohammed VI

  • La vidéo du roi Mohamed VI titubant dans les rues de Paris

    La vidéo du roi Mohamed VI titubant dans les rues de Paris

    Maroc, Mohammed VI, Paris,

    Accompagné de ses meilleurs amis, les frères Azaitar, le monarque alaouite titube dans une scène qui se termine lorsque l’un de ses escortes se rend compte qu’il est enregistré.

    Le roi du Maroc est le protagoniste d’une vidéo qui ne laisse personne indifférent. Des images qui ont été captées récemment à Paris par des citoyens marocains et dans lesquelles on voit Mohamed VI trébucher. Accompagné de ses meilleurs amis, les frères Azaitar, le monarque alaouite titube dans une scène qui se termine lorsque l’un de ses escortes se rend compte qu’il est enregistré. On ne sait pas ce qu’il advient du roi, mais les médias du pays comme « Ecsaharaui » osent assurer qu’il est « ivre ».

    « Apparemment, deux citoyens d’origine marocaine ont capturé le monarque avec leurs caméras dans l’une des rues de Paris. Plus tard, un garde du corps du roi s’approche du véhicule où la vidéo est tournée et lui ordonne d’éteindre les caméras en raison de l’ivresse. dont souffre Mohamed VI », explique le journal numérique précité. La vidéo n’a pas été publiée dans les principaux médias, car au Maroc, il est interdit de dire du mal du monarque, d’où le soin qu’ils prennent lorsqu’il s’agit d’obtenir de lui des nouvelles qui ne répondent pas aux critères de la Maison royale.

    Pas plus tard que dimanche, le monarque a célébré son 59e anniversaire et tous les frères Azaitar l’ont félicité sur Instagram.

    Le souverain passe la plupart de son temps à Paris et ne revient au Maroc que pour les fêtes religieuses ou profanes. Fin juillet, et comme le rapporte Vanitatis, il a passé quelques heures à Rabat à l’occasion de la Fête du Trône, qui commémore son intronisation, il y a 23 ans. Après cela, il retourna immédiatement dans la capitale française. C’est là, à Paris, qu’il a ses médecins. Mohamed VI a été opéré une deuxième fois le 14 juin 2020 pour une arythmie cardiaque. L’intervention a eu lieu au bloc opératoire du palais royal de Rabat car la pandémie persistait toujours et les médecins jugeaient prudent que le souverain ne se déplace pas à Paris.

    Dans la capitale française, à la clinique Ambroise Paré, en février 2018, il a été opéré pour la première fois d’une arythmie qui a récidivé deux ans plus tard.

    Un an plus tôt, en février 2017, toujours à Paris, à la clinique ophtalmologique des Quinze-Vingt, le monarque s’était fait retirer un ptérygion (tumeur bénigne) de l’œil gauche qui envahissait la cornée et gênait sa vision. Le ptérygion se reproduit généralement au bout de quelques mois dans 64% des cas, selon des études ophtalmologiques.

    Outre sa propre santé, Mohamed VI a un autre sujet d’inquiétude à Paris. Sa mère, Lalla Latifa, 77 ans, veuve du roi Hassan II, est malade et a même été admise dans un hôpital parisien. A ses côtés se trouve son second mari, Mohamed Mediouri, 84 ans, qui fut garde du corps d’Hassan II puis chargé de sa sécurité. Lalla Latifa et Mediouri se sont mariés à Paris une décennie après la mort de Hassan II. Le roi a désapprouvé ce mariage et a refusé d’assister au mariage.

    Vanitatis, 24/08/2022

    #Maroc #Mohammed_VI

  • Le roi du Maroc à Paris. Ivresse royale!

    Le roi du Maroc à Paris. Ivresse royale!

    Maroc, Mohammed VI, Paris, ivre,

    Plusieurs médias internationaux se sont fait écho de la vidéo du roi Mohammed VI à Paris dans un état où il tient à peine debout.

    Ennahar online : Vidéo polémique : Mohammed VI filmé dans une posture très gênante

    Mohamed VI, le roi du maroc est dans la tourmente. En effet une vidéo de lui dans une posture gênante ne cesse de circuler depuis ce jeudi sur les réseaux sociaux

    Sur cette vidéo l’on voit mohammed VI qui donne l’impression d’être en état d’ébriété quelque part en Europe, probablement paris.

    L’on voit, également, un membre de sa garde intervenir pour empêcher la personne de filmer

    Par Ennahar Online

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    The Jerusalem Post : Le roi du Maroc surpris en état d’ébriété à Paris


    Le roi Mohammed VI aurait été surpris en train de tituber ivre à Paris dans une vidéo virale.

    Le roi Mohammed VI du Maroc a été filmé en état d’ébriété à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi.

    La vidéo de quatre secondes, qui montre le roi Mohammed VI entouré d’agents de sécurité trébuchant ivres, est devenue virale sur les réseaux sociaux. La sécurité du roi a tenté d’arrêter la personne qui a filmé l’incident.

    Qui est le roi Mohammed VI ?

    Mohammed, 59 ans, est monté sur le trône en 1999 à l’âge de 36 ans après la mort de son père.

    Sous la direction de Mohammed VI, le Maroc et Israël ont rétabli des relations diplomatiques en 2020 . Plus tôt cette année, il a reconnu la semaine dernière la communauté juive du pays comme une composante de la culture nationale dans un communiqué du palais royal.

    The Jerusalem Post, 24/08/2022

    #Maroc #Mohammed_VI

  • Les élucubrations d’un roi aux abois

    Les élucubrations d’un roi aux abois

    Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Mohammed VI,

    Les Marocains s’impatientent et voient tous leurs calculs, malgré leur grande soumission face aux puissants du monde, tourner à la bérézina. Une rage difficile à cacher pour un régime expansionniste hanté par sa seule folie de faire main basse sur le Sahara occidental. Une impatience et un refoulement qui paraît peser grandement sur les décideurs du Makhzen à commencer par le roi Mohammed VI, qui n’a pu se retenir dans son dernier discours, allant selon les analystes jusqu’à jouer la carte du chantage et de la menace en direction de ce qu’il a qualifié de pays partenaires pour soutenir sa thèse de l’autonomie au Sahara occidental.

    «Je voudrais adresser un message clair à tout le monde: le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international, a déclaré le roi dans son dernier discours. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit», ajoutant «s’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque».

    Du chantage et des menaces d’un régime qui se prend pour ce qu’il n’est pas. Mais qui renseigne surtout sur la solitude d’un pays aux abois, qui a cru qu’en allant courber l’échine face aux sionistes et en trahissant la cause palestinienne, il pourrait prétendre à plus d’égards et de soutien des capitales occidentales.

    Au fond ce que veut cet État voyou et vendu du Makhzen c’est de pousser vers le reniement total de la légalité internationale.

    Après avoir accepté le deal de l’ex président américain Donald Trump, avec moultes pantalonnades, et s’être agenouillé devant l’entité sioniste, et excercé un chantage honteux sur le faible Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, il exhorte aujourd’hui «ses autres alliés» à transgresser la légalité internationale et les résolutions de l’ONU, qui tous appellent à l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple de cette dernière colonie en Afrique.

    La roublardise, les trahisons, le chantage et les menaces du Makhzen et de son roi ne changeront rien à la marche de l’histoire. Il faut bien finir par se rendre à l’évidence et se plier à la légalité internationale.

    Par Abdelmadjid Blidi

    Ouest tribune, 24/08/2022

    #Maroc #Algérie

  • Vidéo : le roi du Maroc ivre à Paris

    Vidéo : le roi du Maroc ivre à Paris

      Maroc, Mohammed VI, Paris,

      Le 1er juin 2022, le roi du Maroc s’est rendu en France dans le cadre d’une « visite privée ».
      Le souverain marocain semble apprécier le pays des gaullois au point d’y enregistrer ses discours adressés au peuple dans des occasions aussi importantes que la Fête du Trône et la « Révolution du Roi et du peuple ».
      Beaucoup a été dit aussi sur son état de santé. Pour certains, Mohammed VI est en train de suivre une thérapie pour sa maladie dont la nature est soigneusement cachée à l’opinion publique marocaine.

      Ce qui est sûr, c’est qu’il s’amuse dans la capitale française où il a été surpris en flagrant délit d’ivresse. Sa vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Une situation très embarrassante pour le Makhzen puisque le roi du Maroc est au même temps « Commandeur des Croyants » et président du Comité Al Qods, la mosquée sacrée des musulmans sunnites. Voici la publication du journal espagnol ABC à ce sujet :

      Mohamed VI vu à Paris dans un état d’ébriété présumé

      Titubant dans les rues de Paris, dans un état d’ébriété présumé et accompagné de plusieurs amis, c’est ainsi que le roi du Maroc, Mohamed VI, a été aperçu par deux citoyens qui l’ont enregistré sur vidéo. Plusieurs médias sahraouis se sont fait l’écho de cette vidéo et l’ont diffusée accusant le monarque d’ »être ivre ».

      « Oh, mon Dieu, c’est Mohamed VI ! Dit l’une des personnes qui enregistre la scène. La vidéo montre comment l’un des compagnons du monarque, se rendant compte qu’ils étaient en cours d’enregistrement, va rapidement couvrir la caméra et la vidéo s’arrête là.

      Parmi ceux qui accompagnent Mohamed VI, les frères Azatair, amis proches du monarque, semblent se démarquer. Abu Bakr Azaitar, un combattant d’arts martiaux mixtes de 34 ans, et ses frères Ottman et Omar sont devenus de fidèles compagnons de Mohamed VI lors de ses voyages et de ses sorties nocturnes. Les trois sont de nationalité allemande et d’origine marocaine et ont été impliqués dans de nombreuses polémiques en raison de leur proximité avec Mohamed VI. L’un d’eux a réussi à s’envoler pour le Maroc malgré la fermeture des frontières décrétée pendant les mois de la pandémie.

      Le média marocain ‘Hepress’ a publié en mai le parcours de l’un des frères, Abu Azaitar, le premier Marocain à avoir signé pour l’Ultimate Fighting Championship (UFC), et son long passé criminel, qui comprend vol, extorsion, trafic de drogue ou agressions. . Toujours dans cette publication, ils ont fait référence à la vie de luxe et à l’Azaitar et ont critiqué l’ostentation qu’ils faisaient de leur vie sur les réseaux sociaux.

      L’amitié entre les frères Azaitar et Mohamed VI a commencé en 2018, juste après le discret divorce du roi avec la princesse Laila Salma, lorsque le monarque les a reçus lors d’une réception officielle à Rabat.

      #Maroc #Mohammed_VI

      Pourquoi le roi Mohammed VI boude le Maroc?

      Se soigner et changer d’air après deux ans de pandémie

      A quelle date a commencé l’amitié du roi Maroc avec les frères Azaitar?

      En 2018, juste après le discret divorce du roi avec la princesse Laila Salma, lorsque le monarque les a reçus lors d’une réception officielle à Rabat

    • Maroc: Mohammed VI surpris ivre accompagné des Azaitar

      Maroc: Mohammed VI surpris ivre accompagné des Azaitar

      Maroc, Mohammed VI, frères Azaitar, Paris,

      Ils captent Mohamed VI ivre dans les rues de Paris. Comme on peut le voir dans cette vidéo diffusée par des citoyens marocains en France.

      Des citoyens marocains résidents en France l’ont filmé complètement soul.Il était accompagné de ses amis intimes les frères Azaitar.

      #Maroc #Mohammed_VI #Paris #Azaitar

    • Propos de Raïssouni contre l’Algérie: Un dérapage impuni

      Propos de Raïssouni contre l’Algérie: Un dérapage impuni

      Algérie, Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Mohammed VI, Tindouf,

      Plus d’une semaine après le grave dérapage du président de l’Union international des Oulémas musulmans (UIOM), les réactions en Algérie ne se sont pas du tout estompées.

      Dans cette cascade de réactions, les propos de ce prédicateur marocain sont assez forts. Il faut dire aussi que Ahmed Raissouni a commis l’irréparable en s’en prenant violemment à l’Algérie en des termes qui ont choqué plus d’un observateur. En effet, dés lors qu’il a ouvertement appelé à l’invasion du territoire algérien pour, selon lui, récupérer des territoires qui revenaient de plein droit au Maroc, ce soit disant savant musulman , a dépassé toutes les lignes rouges .

      L’ensemble de la classe politique et les organisations de la société civile, choqués qu’ils étaient par la teneur de ces propos, ont condamnés avec les termes le plus forts cette position d’un prédicateur qui est plutôt censé prêcher la bonne parole . L’association des Oulémas musulmans algériens(AOMA), qui est membre de l’Organisation que préside Raïssouni, a usé des termes le plus forts pour dénoncer ce prédicateur qui s’est avéré n’être qu’un sbire au service de ses maîtres du Makhzen.

      Les Oulémas algériens ont même décidé de geler ses activités au sein de cette organisation internationale. Dans une déclaration à la télévision algérienne, le président de l’AOMA, Abderezzak Guessoum, a en effet annoncé le gel des activités de l’Association à l’UIOM, jusqu’à ce que « des excuses solennelles et sans équivoque » soient faites par son président, Ahmed Raïssouni, ou sa démission de ce poste. Il a également appelé « tous les Oulémas musulmans à appuyer la décision de l’AOMA et à exiger le départ de Raïssouni. »

      Pour rappel Ahmed Raissouni s’est permis de remettre en cause la Souveraineté de l’Algérie sur plusieurs portions de son territoire. Poussant le bouchon encore plus loin, ce prédicateur n’a pas hésité un seul instant en appelant à la guerre entre les deux pays.

      « Le peuple marocain est prêt à marcher sur Laayoune et Tindouf. Il est prêt à y rester des semaines entières », a-t-il dit notamment déclaré lors d’un entretien avec une chaîne de télévision locale alors qu’il était question de l’affaire du Sahara Occidental. Il a presque imploré le roi Mohamed VI de donner l’ordre aux marocains pour qu’ils entament cette marche en direction du territoire algérien.

      Selon lui, les marocains étaient prêts à se « sacrifier » et à « se mobiliser » pour « marcher par millions sur Laayoune et Tindouf, si le roi le demande. » Il s’en est également pris à un autre pays, la Mauritanie, en remettant là encore sa Souveraineté territoriale. C’est dire combien ses propos sont d’une extrême gravité. Pourtant l’Organisation internationale qu’il préside tarde à prendre les mesures qui s’imposent en pareille circonstance.

      Pour l’heure cette organisation s’est juste contentée d’émettre un communiqué selon lequel les propos tenus par son président n’engagent que sa propre personne. Certes , mais un président , prédicateur de surcroit, qui appelle à la guerre entre les musulmans, est quand même d’une extrême gravité .

      Ce qui mérite, par voie de conséquence, un châtiment exemplaire. Or jusqu’à présent Raïssouni reste impuni alors que l’organisation internationale des Oulémas musulmane, dont la crédibilité est sérieusement écornée, fait dans la fuite en avant.

      Par : KAMAL HAMED

      Le Midi libre, 23/08/2022

      #Algérie #Maroc #Ahmed_Raïssouni #Sahara_Occidental #Mauritanie

    • Maroc. Discours royal : flagrant délit de plagiat

      Maroc. Discours royal : flagrant délit de plagiat

      Maroc, Mohammed VI, Sahara Occidental, Ignacio Cembrero,

      Commémorant la dénommée « Révolution du roi et du peuple », le Maroc a prononcé un discours dont une grande partie a été dédiée à la question du Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole dont l’indépendance est revendiquée par les sahraouis, habitants authoctones du territoire. Mohammed VI a affirmé que « le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international ». Une expression qui a un goût de déjà vu.

      En effet, c’est exactement l’expression utilisée par le journaliste espagnol Ignacio Cembrero pour exprimer la concentration des efforts de la diplomatie marocaine sur la question sahraouie. Sous le tire de « Le monde vu à travers le prisme du Sahara Occidental », Cembrero commente l’apparition d’un hacker activant sous le pseudonyme de Chris Coleman. Ce dernier avait mis en ligne des milliers de documents confidentiels du Ministère marocain des affaires étrangères et de la DGED.

      Sept ans après, Mohammed VI utilise la même expression dans le but de lancer un message d’intransigeance sur une question qualifiée par le pouvoir marocain de « cause nationale numéro 1 » dont la perte pourrait signifier la fin de la monarchie au Maroc.

      #Maroc #Sahara_Occidental #Mohammed_VI #Discours_royal



    • Sahara Occidental: Le Maroc met la pression sur l’Allemagne

      Sahara Occidental: Le Maroc met la pression sur l’Allemagne

      Sahara Occidental, Maroc, Algérie, Allemagne, Mohammed VI,

      Sahara occidental : Alger-Berlin dans le mauvais jeu du Maroc

      La ministre des Affaires étrangères allemande, Annalena Baerbock, a appelé hier au téléphone le chef de la diplomatie Ramtane Lamamra. Un coup de fil pour le moins intriguant quand on le replace dans le contexte des dernières déclarations du roi du Maroc sur les pays qui sont, comme l’Allemagne, dans un «processus constructif» avec Rabat et ses thèses sur le Sahara occidental.

      Par Halim Midouni

      Le roi du Maroc a-t-il lâché une bombe en déclarant lors de son discours du 20 août que l’Allemagne faisait partie des pays «influents» qui ne sont pas hostiles à son plan pour le Sahara occidental, c’est-à-dire celui d’une large autonomie sous la souveraineté de Rabat ?

      A ce stade, la question vaut la peine d’être posée pour deux raisons essentiellement. Dans son intervention, Mohamed VI a évoqué un certain nombre de pays qu’il considère comme amis et favorables aux thèses de son pays pour la résolution du conflit au Sahara occidental.

      Le souverain chérifien a cité ces pays par catégories, ceux qui, à l’exemple de l’Espagne récemment et des monarchies du Golfe traditionnellement, sont clairement favorables aux thèses du Maroc sur le Sahara occidental et ceux franchement hostiles – c’est particulièrement vrai pour les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – aux indépendantistes sahraouis qui réclament, selon les résolutions des Nations unies, un référendum d’autodétermination. Mohamed VI a mentionné de grands pays comme les Etats-Unis où l’administration démocrate du président Biden, a-t-il dit, n’a pas modifié les lignes instaurées par son prédécesseur le républicain Donald Trump qui, dans le cadre des accords d’Abraham et la normalisation des relations avec Israël, a reconnu la pleine souveraineté du royaume sur le territoire éligible à un processus de décolonisation.

      Enfin, il a signalé un autre ensemble de pays qui sont vis-à-vis du Maroc et de la domination contestée qu’il exerce sur le Sahara occidental dans une posture bienveillante de souplesse et d’ouverture qui plaide, selon lui, pour une évolution vers le soutien. Dans ce lot, le discours royal nomme les Pays-Bas, la Serbie, la Hongrie, Chypre, la Roumanie et… l’Allemagne qui sont, a souligné Mohamed VI, dans un «processus constructif». En langage diplomatique, cela voudrait dire que les Etats de ces pays ne seraient pas dans une position susceptible de gêner l’action extérieure du Maroc à poursuivre son forcing pour l’autonomie contre les indépendantistes sahraouis et leurs soutiens – l’Algérie en premier lieu – sur les scènes internationales et au niveau des différentes instances concernées des Nations unies dans les situations de consultation et de vote.

      Ce terme de «processus constructif» n’a sans doute pas échappé à la diplomatie algérienne, d’autant que l’Allemagne, officiellement, s’est toujours déclarée alignée sur le travail et les décisions de l’ONU pour résoudre le conflit du Sahara occidental. Berlin n’a, jusqu’ici, jamais fait état de sa préférence pour les thèses marocaines concernant le territoire disputé aux indépendantistes sahraouis. A moins d’une erreur grossière, l’Allemagne, même s’il existe dans son paysage politique et diplomatique des avis et des opinions géopolitiques plutôt sceptiques quant à l’action du Polisario et à l’idée de voir émerger un Etat souverain à la frontière sud du Maroc, s’est toujours gardée de sortir d’une posture qui consiste, comme la France et d’autres pays de l’Union européenne et de Bruxelles elle-même, à soutenir les actions des Nations unies et de son Envoyé spécial pour trouver une solution au conflit. C’est d’ailleurs cette posture qui, depuis des décennies, permet à Berlin d’avoir de bonnes relations avec Alger. Une relation qui s’est davantage accrue après, entre autres, le séjour médical du président Tebboune fin 2020, début 2021. Et qui devrait s’intensifier sur le plan énergétique directement par le biais d’autres pays européens auxquels l’Algérie fournit du gaz, notre pays étant devenu pour bon nombre d’entre eux une alternative d’approvisionnement stratégique en ces temps de crise ouverte avec la Russie…

      Pression du Palais sur Berlin ?

      Persuasion ? Pression ? Manipulation de la part du Maroc de partenaires européens importants comme l’Allemagne sur un sujet ultrasensible en Algérie ? Le rappel précédent ainsi que ces interrogations nous amènent à la deuxième raison de la question posée en début de cet article : l’échange téléphonique, pour le moins intriguant, hier entre le chef de la diplomatie Ramtane Lamamra et la ministre allemande des Affaires étrangères. Un appel que M. Lamamra a reçu de Mme Annalena Baerbock et au cours duquel la ministre allemande a «de prime abord, tenu à exprimer les condoléances et la solidarité de son pays avec l’Algérie suite aux feux de forêt enregistrés dans des wilayas du nord-est du pays et qui ont fait plusieurs victimes». L’entretien entre les deux ministres diplomates, indique sans aucune précision le communiqué du MAE algérien, a été l’occasion de passer en revue l’état des relations bilatérales et d’examiner les perspectives de leur renforcement à la faveur de la volonté politique qui anime les dirigeants des deux pays».

      Les deux responsables ont «convenu d’insuffler une nouvelle dynamique aux mécanismes de la coopération bilatérale et d’œuvrer au raffermissement du partenariat économique dans les secteurs traditionnels et nouveaux, y compris celui des énergies renouvelables». Plus intéressant à relever même si sur cet aspect, le communiqué de la diplomatie algérienne est resté comme de tradition pauvre en détail, les deux ministres qui ont abordé «les questions d’actualité aux niveaux régional et international (…) se sont mis d’accord pour intensifier le dialogue politique à tous les niveaux et favoriser l’échange de visites dans l’objectif de consolider davantage les convergences des positions de principe adoptées par les deux pays».

      Alger et Berlin, selon le communiqué du MAE, devraient «mettre à profit les prochaines échéances bilatérales et multilatérales en vue de maintenir la concertation et la coordination sur l’ensemble des questions d’intérêt mutuel». A suivre, donc.

      Reporters, 23/08/2022

      #Maroc #Allemagne #Algérie #Gaz #Sahara_Occidental

    • Maroc: La santé de Mohammed VI, black-out royal

      Maroc: La santé de Mohammed VI, black-out royal

      Maroc, Mohammed VI, santé du roi, maladie du roi,


      La polémique enfle au Maroc au sujet de la maladie du roi Mohammed VI. Il se trouve depuis le 1er juin en France. Officiellement, le roi du Maroc est en « déplacement privé ». Mais sans convaincre. L’opacité est bien entretenu autour de l’état de santé du monarque.

      Depuis plusieurs années, ses apparitions à la télévision suscitent les inquiétudes et quelques commentaires discrets, car la santé reste un tabous absolu. On murmure, mais pas seulement car ça se voit que le roi ne va pas bien.

      En 2008, le journaliste espagnol Pedro Canales affirmait dans les colonnes d’El Imparcial que le roi du Maroc avait subi une opération chirurgicale en France. L’information a été évidemment vivement démentie par la presse officielle qui dénonce alors une tentative de déstbilisation orchestrée de l’étranger. Selon le journal espagnol El Mundo, le souverain marocain est atteint de sarcoïdose, un trouble du système immunitaire qui peut attaquer n’importe quel organe, mais ce sont le plus souvent les poumons et les ganglions lymphatiques, particulièrement ceux de la cage thoracique, qui sont touchés les premiers.

      Son père, le roi Hassan II, souffrait de la maladie de Crohn, une déformation de l’intestin grèle. Ses malaises intestinaux soignés par des médecins américains étaient dissimulés sous le terme « bronchites ».

      La santé du roi demeure un sujet interdit au Maroc et ses problèmes de santé font l’objet d’un black out royal. Les marocains se posent naturellement des questions quant à la santé de leur roi. Sans que cette appréhension ne soit visible, ni lisible dans les colonnes de la presse du pays, alors que le sujet est assez commenté un peu partout dans le monde.

      Lire aussi : Maroc. Chut ! Le roi Mohamed VI est-il malade ?

      Lire aussi : Le roi du Maroc reporte toutes les festivités liées à la fête du trône

      #Maroc #Mohammed_VI

    • Amazighité : Lettre ouverte au roi du Maroc

      Amazighité : Lettre ouverte au roi du Maroc

      Maroc, Mohammed VI, Rachid Raha, amazighité, Rif, berbères,

      A Sa Majesté Mohamed VI
      Roi du Maroc

      Objet : Amazighité, respect de la Constitution et démocratisation du Maroc.

      Majesté,

      A l’occasion de la deuxième année de la reconnaissance officielle de la langue et de l’identité amazighes dans la Constitution du premier juillet 2011/2961, permettez moi d’attirer votre attention sur l’évolution préoccupante de l’amazighité, qui est devenue une question incontournable du passé, du présent et du futur du royaume du Maroc.

      Majesté,

      Vous avez eu le mérite d’être le premier chef d’Etat de toute Tamazgha (Afrique du Nord) à reconnaître l’amazighité à travers vos différents discours (30 juillet 2001, 17 octobre 2001, 9 mars 2011) et à l’entériner au sein de la dernière réforme constitutionnelle, «en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception ». Lors de votre discours au parlement, le 12 octobre 2012, vous avez eu le courage de mettre l’accent sur la nécessité d’une priorité de l’action parlementaire, pour l’adoption des lois organiques relatives à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, tout en soulignant qu’elle devait se faire « loin de tout à priori et de tout calcul étroit », comme il est clairement stipulée dans l’article 5 de la Constitution.

      Malheureusement, du fait que les membres des deux chambres du parlement et de l’actuel gouvernement sont insensibles à vos discours et du fait qu’ils ont finalement des calculs étroits, rien n’a été fait en faveur de l’intégration de la langue amazighe dans l’enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle. Deux années qui devaient constituer une révolution de mentalités se sont perdues, en contribuant au génocide culturel et linguistique dont l’UNESCO n’arrête pas de nous alarmer pour sauvegarder ce grand et immense patrimoine autochtone, qu’est la civilisation amazighe.

      Majesté,

      En me référant à l’article 37 de la Loi fondamentale qui stipule que « Tous les citoyens et les citoyennes doivent respecter la Constitution et la loi», je fais appel à votre compréhension et à votre sens de la responsabilité, vu que l’article 42 de la constitution vous consacre en tant qu’Amghar d’Etat à veiller et à faire veiller au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, à la protection des choix démocratiques et des droits et libertés des citoyennes et des citoyens (…)», et cela en vous invitant à changer le gouvernement actuel qui n’a montré aucune volonté politique pour l’application de la loi suprême du pays.

      Ce gouvernement, issu des dernières élections, à la suite du mouvement du 20 février, dirigé par un Chef de gouvernement, de tendance « islamiste », qui ne parle même pas notre langue officielle, et qui ne cache pas non plus sa haine envers les amazighs et la question amazighe, s’est distingué par des violations flagrantes et continues des articles de la Loi fondamentale. En interdisant à la députée du Sud, Fatima Tabaamrant de parler dans sa langue maternelle, désormais reconnue comme officielle, au sein du parlement, on n’a pas seulement violé le préambule et l’article 5 de la Constitution, sinon aussi d’autres articles. Article 10, article 25 et surtout l’article 19 qui stipule que « L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume », dont la convention sur l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, sachant que la représentation des femmes au sein des deux chambres, -et du gouvernement-, est dérisoire. Et ses violations se répètent de nouveau en interdisant tout récemment au conseiller Abdellatif Ouammou d’exprimer sa liberté d’opinion et d’expression.

      Certaines ONG, prenant le dessus sur la paresse des partis politiques marocains, et selon l’article 14 de la constitution, qui les y autorise, ont présenté un avant projet de loi organique relatif au Conseil national des langues et de la culture marocaine et à l’officialisation effective de la langue amazighe. Mais sans aucune suite. Quant à l’article 21 qui consacre que « Tous ont droit à la sécurité de leur personne, de leurs proches et de leurs biens. », celui-ci a été bafoué par le président du votre gouvernement qui ne s’est soucié guère à assurer la sécurité à un intellectuel qui a été menacé de mort par certains salafistes, ni à critiquer la fatwa du Conseil Supérieur des Oulémas appelant à l’exécution de l’ apostat, qui contredit l’esprit de l’article 41 à propos des principes et desseins tolérants de l’Islam, et surtout l’article 20 qui préconise que : « Le droit à la vie est le droit premier de tout être humain. La loi protège ce droit ».

      Majesté,

      Même si cette Constitution, qui vient de souffler sa deuxième bougie, est loin d’avoir les mêmes modalités que les constitutions parlementaires, à l’image des monarchies européenne, et auxquelles on aspire en tant que citoyens amazighs de ce pays, elle a été largement saluée parce qu’elle avait suscité un grand espoir pour la réhabilitation effective de l’identité amazighe et pour la réconciliation des amazighs avec leur histoire. Mais malheureusement, sur le terrain, on s’est retrouvé déçus par les multiples blocages et tracasseries mis en œuvre quasi à tous les niveaux des institutions de l’Etat et à l’encontre de l’intégration réelle de la langue et de l’identité amazighs, en reportant l’article 5 précité aux calendes grecques.

      Ainsi, la situation de l’amazighité est de plus en plus alarmante. Dernièrement, le ministre de l’Education Nationale, qui avait promis d’élargir l’enseignement de la langue amazighe à un million d’élèves, ce qui aurait absorbé un grand nombre de diplômés chômeurs, a envoyé de nouveaux professeurs à l’étranger pour enseigner, uniquement, la langue arabe. De même, le ministre des affaires islamiques continue à envoyer des imams et à faire comme si la langue amazighe ne faisait pas partie de l’identité nationale comme stipulé dans le préambule et l’article 16 de la constitution qui précise que : « Le Royaume du Maroc œuvre à la protection des droits et des intérêts légitimes des citoyennes et des citoyens marocains résidant à l’étranger, dans le respect du droit international et des lois en vigueur dans les pays d’accueil. Il s’attache au maintien et au développement de leurs liens humains, notamment culturels, avec le Royaume et à la préservation de leur identité nationale (…)». Ce qui est pire, c’est que certaines formations, comme celle du Chef du gouvernement, en l’occurrence le PJD, au lieu de préparer avec ses partenaires la loi organique pour la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, s’obstinent à œuvrer pour la consolidation et le renforcement de la langue arabe, qui est déjà sauvegardée par les institutions, et cela en pensant renforcer l’arabisation du système éducatif qui est en faillite totale à cause de la politique uni linguiste et linguicide, sans penser à la dette historique faite à l’encontre de l’amazighe qui a été privée de toute promotion durant plus de cinquante années, depuis l’indépendance du Maroc.

      Cette politique de déracinement culturel, prêchée par cet actuel et impuissant gouvernement, se manifeste en plus par la violation de l’article 29 de la constitution, interdisant la liberté de réunion et de rassemblement, comme les manifestations des populations d’Imiter, d’Ait Bu Ayache, d’Imzouren, de Sidi Ifni, Demnat, ainsi que les tawadas amazighes d’Agadir et d’Al-Hoceima. Que dire du non respect de l’article 32 de la Loi fondamentale se référant à la famille et à la convention des droits de l’enfant de porter le prénom que les parents veulent lui donner et dont la liste des interdictions ne fait que s’allonger malgré les démentis répétitifs du ministre de l’Intérieur au parlement.

      L’institut Royal de la Culture Amazighe, que l’on pensait devoir être renforcé et consolidé dans son rôle, a vu au contraire son conseil d’administration démis de ses fonctions sans respect aucun des formes légales.

      Majesté,

      L’actuel gouvernement mérite d’être sanctionné et nombreux sont celles et ceux qui attendent que vous fassiez usage de vos hautes prérogatives pour que le processus de la démocratisation soit irréversible et que la question de l’amazighité soit l’une des pièces angulaires de ce processus que nous appelons tous de nos vœux, loin des sirènes du chantage des conservateurs, et du chaos de la pensée irrationnelle des obscurantistes.

      Veuillez agréer, Majesté, l’expression de ma considération fort distinguée.

      Rachid RAHA

      Nota : lettre envoyée au Palais royal en langue amazighe accompagnée par cette traduction en français.

      #Maroc #Mohammed_VI #Amazighité #Rif #Berbères