Étiquette : Mohammed VI

  • Maroc. Chut ! Le roi Mohamed VI est-il malade ?

    Maroc. Chut ! Le roi Mohamed VI est-il malade ?

    Maroc, Mohammed VI, maladie du roi, santé du roi, presse, tabou,

    Au Maroc, la santé du roi est l’ultime tabou. En parler, un blasphème. Mais depuis quelques temps, ses apparitions à la télévision suscitent des inquiétudes et quelques discrets commentaires

    Tout le monde en parle au Maroc, mais toujours mezzo voce. Les plus téméraires murmurent que le roi a pris du poids, beaucoup de poids, et que les soucis des affaires l’éloignent malheureusement des sports qu’il affectionne, dont celui de chevaucher des scooters de mer, hobby qui lui a valu au début se son règne le sobriquet de «Sa Majetski» par l’humoriste Bziz.

    Son apparition dans la province de Nador où il inaugurait des installations sportives a créé le buzz sur les réseaux sociaux et dans la presse éléctronique indépendante. «L’image est déroutante pour un roi qui n’a pas 50 ans» note un facebooker : on le voit marcher s’aidant d’une béquille.

    «Auparavant, nous avions peur du roi, aujourd’hui nous avons peur pour lui», l’expression qui avait fleuri lors de son accession au trône en 1999 pour expliquer l’affection d’un peuple pour un jeune monarque que l’on disait humaniste et fragile à contrario de son père Hassan II, un dictateur aussi fascinant que craint, est subitement revenue aux devants de la scène commente la presse locale qui a publié la photo du roi éclopé.

    Il y a quelques mois, après son discours du Trône, sur une terrasse de café à Rabat deux journalistes évoquaient le même sujet à bâtons rompus:

    -«Tu as suivi le discours de roi?»

    -«Oui, mais c’est son état physique qui a retenu le plus mon attention. Il a l’air malade, tu ne trouves pas?»

    -«Chut! Ne dis pas ça. Sa Majesté n’est pas malade, il est en petite forme, c’est tout».

    «Il a l’air bizarre… »

    Sur les forums des réseaux sociaux, même discrétion quand la question est abordée. Et il faut dire que malgré son caractère sensationnel, elle n’attire pas les foules. Sur celui de Bladi, le débat reste confiné à des souhaits de prompt rétablissement au monarque.

    Un internaute se risque à faire son propre diagnostic : «Il à l’air bizarre, de petits yeux mi-clos, le visage bouffi et ce rictus si visible doublé d’une respiration haletante…».

    D’autres comparent son image cathodique avec la sveltesse qu’il affichait lors de son intronisation en juillet 1999.

    Mais treize années ont passé et beaucoup l’oublient tant la communication du régime, surtout à l’adresse des médias étrangers, insiste encore et toujours sur le « nouveau règne ».

    En 2008, le journaliste espagnol Pedro Canales ouvrait le bal des supputations en affirmant dans les colonnes d’El Imparcial que Mohamed VI avait subi une opération chirurgicale en France, une allégation jamais confirmée et surtout vivement démentie par la presse officielle qui y voyait «une tentative de destabilisation orchestrée de l’étranger».

    En juillet 2009, pour le dixième anniversaire de son accession au trône, le roi démentait une quelconque faiblesse physique et affichait encore les traits juvéniles de ses débuts de règne.

    Le roi Mohammed VI en juillet 2009


    Mais en novembre de la même année, le changement devient, pour nombre d’observateurs, subitement palpable.

    Le roi Mohammed VI en novembre 2009


    Que s’est-il passé entre les deux images?

    «Quelques médias français m’ont informé que Mohamed VI souffre d’une insuffisance rénale ou une maladie de foie qui l’oblige à se déplacer régulièrement en France» affirmait, encore lui, le journaliste d’El Imparcial, évoquant même une maladie incurable. Mais là encore, il était bien seul à affirmer de telles assertions.

    Mohammed VI en 2021


    Pedro Canales réagissait à un communiqué de la Maison royale qui annonçait fin août 2009 que le monarque, 46 ans à l’époque, avait été placé en convalescence de cinq jours pour une «infection» qui ne présente «aucune inquiétude sur sa santé».

    «Sa Majesté le roi Mohamed VI […] présente une infection à rotavirus avec signes digestifs et déshydratation aiguë nécessitant une convalescence de cinq jours», avait indiqué le communiqué signé par le Pr. Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du roi et directeur de la clinique du Palais royal.

    «La maladie annoncée dans la déclaration est simplement le résultat d’une maladie chronique» renchérissait El Imparcial qui dans un article alarmant faisant état d’une vive inquiétude des milieux diplomatiques et pronostiquait même une régence imminente. L’article, comme celui de 2008 avait provoqué une levée de boucliers contre son auteur.

    «Des problèmes pulmonaires»

    «Au Maroc, on ne communique pas sur l’état de santé du roi Mohammed VI. Ses visites répétées en France dont beaucoup soufflaient le but chirurgical? De simples « vacances » avaient rectifié les autorités marocaines. Le souverain souffrirait de problèmes pulmonaires» écrivait L’Express en 2010 dans un diaporama consacré à «ces dirigeants rongés par la maladie»

    «Son père, le roi Hassan II, souffrait de la maladie de Crohn, une inflammation de l’intestin grêle. Ses malaises intestinaux, soignés par des médecins américains, étaient dissimulés sous le terme de « bronchites ». Il meurt en 1999, après 38 ans de règne» ajoutait L’Express dans le même dossier.

    Une presse échaudée par la censure

    Le bulletin de santé du roi annonçant son «infection à rotavirus», une première au Maroc, a eu des incidences bien plus dommageables sur la presse locale qui, profitant de cette transparence inédite a tricoté sur l’information, oubliant que parler de la santé du roi peut nuire gravement.

    Le lendemain de la diffusion du communiqué de la Maison royale, le quotidien casablancais Al Jarida Al Oula, aujourd’hui disparu, citant une source «médicale anonyme», proposait une version sensiblement différente et affirmait que «l’origine du rotavirus contracté par le roi serait dû à l’utilisation de corticoïdes contre l’asthme et qui sont responsables du gonflement du corps et de la diminution de l’immunité». La presse marocaine, dans son ensemble avait largement commenté ce qui allait devenir «l’affaire rotavirus».

    En une semaine, dix journalistes de trois publications ont été entendus par la police, tous accusés de «publication malintentionnée d’une fausse information» et «allégations et faits non véridiques».. Cinq d’entre eux seront inculpés dont trois seront condamnés à une peine privative de liberté.

    Peu de temps plus tard, lorsque la presse française annonçait que le prince Moulay Rachid, frère cadet du roi, avait été «hospitalisé à Paris dans un état sérieux», leurs confrères marocains ont, dans leur grande majorité, préféré regarder ailleurs.

    Avec l’émergence des médias électroniques qui échappent tant bien que mal à la censure, l’évocation de la santé du roi revient parfois aux devants de la scène, comme l’a fait Demain online en commentant la génuflexion pénible de Mohamed VI durant sa prière.

    Mais pour la plupart des journalistes, «la petite forme» du roi, avérée ou pas, se résume à quelques chuchottements dans les cafés.

    Pourtant, quand on scrute cette dernière vidéo, on a le droit de se poser de sérieuses questions.

    Demain online via OIPID

    #Maroc #Mohammed_VI #Maladie_du_roi #Santé_du_roi

  • Lmrabet: Le drame de Melilla a sali l’image du roi du Maroc

    Lmrabet: Le drame de Melilla a sali l’image du roi du Maroc

    Maroc, Melilla, Ceuta, migrants africains, Mohammed VI, frères Azaitar, Union Africaine

    Dans un entretien accordé au journal algérien Echourouk, le journaliste marocain a affirmé que le drame des migrants africains à Melilla était un « scandale majeur, et un coup sévère porté à l’image du Maroc et du roi Mohammed VI, qui a investi massivement son argent en Afrique ces dernières années. Empêcher violemment les Africains de passer en Europe pour rendre service au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez est cruel et inhumain. Le Maroc n’a pas de vocation pour devenir gendarme au service d’une Europe raciste et intolérante qui accueille les Ukrainiens à bras ouverts et salue le massacre à la frontière entre Nador et Melilla. Il ne faut jamais oublier qu’immédiatement après le massacre, Sanchez a déclaré que les forces de sécurité marocaines avaient « résolu » le problème, que c’était le langage de l’extrême droite, pas le langage d’un dirigeant qui se prétend socialiste et progressiste ».

    Concernant la longue absence de Mohammed VI, Lmrabet a déclaré : « On sait qu’il était en France, où il a passé plusieurs semaines, et qu’il a fait un rapide aller-retour au Maroc. Pour célébrer le bienheureux Aïd al-Adha, alors, comme vous l’avez dit, il est apparu dans le discours de l’Aïd al-Adha, et c’est pour faire taire les rumeurs sur sa santé ».

    Au sujet de la santé du souverain marocain, Lmrabet a dit : « Il est certain que le roi est malade, et souffre de plusieurs maladies hormonales qui affectent plusieurs organes sensibles de son corps, mais il n’est ni mort ni dans le coma, mais il est très affaibli. Il y a quelques semaines, il a fait une crise chez lui à Paris ».

    En ce qui concerne la décision des autorités marocaines d’annuler les cérémonies de la Fête du Trône et les raisons avancées à cet égard, le journaliste marocain a trouvé cette décision « illogique » et « injusutifiée » parce que « le virus Corona n’est plus aussi féroce qu’avant, la vie a repris son cours normal au Maroc, où les autorités ont par exemple autorisé la tenue de festivals à forte affluence ». « Et l’autre raison, la cérémonie d’allégeance (la cérémonie d’allégeance) dans la cour du Mechouar au Palais de Tétouan est longue, fatigante et publique, pendant laquelle le roi doit rester sur son cheval pour fidéliser ses sujets, cependant, actuellement et en raison de son état de santé, il ne peut pas le faire, il peut chuter à cause de la fatigue dont il souffre », a-t-il ajouté.

    Interrogé sur les frères Azaitar, Lmrabet a déclaré : « Selon la presse internationale, les frères Zuaiter résident au palais royal de Rabat, mais les services secrets marocains, à travers la presse marocaine qu’ils contrôlent, mènent contre eux une violente campagne médiatique. Les médias marocains, proches des services de renseignement, les critiquent périodiquement et les décrivent comme des « gangsters » et des « voleurs » qui ont été condamnés par la justice allemande, et ici je mets ces mots entre guillemets car ils ont été publiés dans la presse marocaine. Les questions que je me pose et que tout le monde au Maroc se pose sont les suivantes : Que se passe-t-il au Palais Royal de Rabat ? Le roi connaît-il le passé criminel de ses amis ? Sait-il qu’ils agissent sans entraves en son nom ? Enfin, question principale : le roi se rend-il compte que les frères Zuaiter, qui résident dans son palais, centre névralgique du magasin, font l’objet d’une violente campagne de presse orchestrée par ses services de renseignement ?

    « On peut dire que, d’après ce que l’on peut déduire des dépêches de la presse marocaine contrôlée par la police politique, une guerre totale a été déclarée par la cour royale et les membres de la famille royale contre les frères Zaaitar. Abu Zaitar est accusé de se comporter comme un hajib, et Hespress est allé jusqu’à menacer Abu Zaitar de finir, comme cela est arrivé à Raspoutine, c’est-à-dire de mourir par les proches du roi. On note également que le parquet n’a engagé aucune action en justice, et ceux qui ont agité les fils ont promis à la presse de s’en prendre aux frères Zaitar en toute impunité », indique-t-il.

    A la question de qui gouverne le Maroc, Lmrabet a répondu : « Toujours le roi, mais comme il est préoccupé par sa maladie, il y a un vent de Siba mais à l’intérieur du cellier et non à l’extérieur, car la guerre fait rage dans le palais royal.

    Questionné sur cette complicité entre l’Union européenne et Rabat, Lmrabet rappelle que « l’Espagne a besoin du Maroc pour contrôler sa frontière sud par laquelle passe l’immigration d’origine africaine, mais il s’agit d’un besoin raciste car selon des études menées par des organismes universitaires espagnols, sur les 10 immigrés qui ont traversé illégalement l’Espagne, seuls deux passent par le sud, et le reste, composé principalement d’immigrants latino-américains débarquant dans les aéroports espagnols sans aucune restriction ».

    D’après lui, au Maroc i j’y a aucune colère populaire. « Où est la colère populaire ? Je ne vois pas de colère populaire, les Marocains sont drogués depuis longtemps », a-t-il dit. « Si vous voulez me parler de la colère contre le Premier ministre Aziz Akhannouch, ils se trompent. Akhannouch n’est qu’une marionnette. Comme les précédents chefs de gouvernement, le vrai pouvoir au Maroc appartient à un petit groupe qui tourne autour du roi Mohammed VI ».

    « Quant à la normalisation avec « Israël », ajoute-t-il, je me demande comme vous, où sont passés ces millions de Marocains qui sont descendus dans la rue pour soutenir ce qu’ils disaient être leur première « cause sacrée » ? ». Ils sont en vacances. Même l’Union socialiste des forces populaires, l’un de ses fondateurs, lorsque ce parti s’appelait l’Union populaire des forces populaires, Mahdi Ben Barka, a été kidnappé et assassiné avec l’aide du Mossad israélien, ne condamne pas cette normalisation ».

    S’en prenant violemment à l’Union Européenne, Lmrabet a signalé que « l’Union européenne n’a jamais été gardienne des droits de l’homme, c’est un mythe mais un mensonge. La Commission européenne et son annexe, le Parlement européen, ont longtemps soutenu le régime autoritaire au Maroc. Fournir un système dont les prisons sont surpeuplées de prisonniers politiques, pratique la torture et ne respecte pas les droits de l’homme, et des systèmes utilisés pour espionner les journalistes et les militants des droits de l’homme, n’est pas seulement une honte mais un acte criminel. Et si Bruxelles confirme que ce programme ne sert qu’à espionner les téléphones impliqués dans l’immigration clandestine, alors il faut se demander pourquoi il a été présenté « discrètement » au Maroc. Il y a lieu de rappeler que le programme d’espionnage israélien Pegasus était censé être conçu pour espionner des terroristes et des criminels dangereux, mais il a été utilisé par les services de renseignement marocains pour espionner des Marocains et des Algériens ainsi que des journalistes et des responsables dans trois pays européens : l’Espagne, la France et Belgique ».

    Lire aussi : Maroc: Le Makhzen pointé du doigt dans le drame de Melilla

    Lire aussi : Le drame de Melilla menace les relations du Maroc avec l’Afrique

    #Maroc #Melilla #Migrants_africains #MohammedVI

  • Maroc : Le style Lalla Salma qui suscitait la jalousie

    Maroc : Le style Lalla Salma qui suscitait la jalousie

    Maroc, Lalla Salma, Mohammed VI, Salma Bennani,

    Icône de mode, coqueluche des médias people internationaux et star plébiscitée par les groupes de fans sur Facebook, Lalla Salma vient d’être désignée parmi les 50 personnalités les plus influentes du monde arabe. Une consécration de plus pour celle qui mène un combat acharné contre le cancer et le tabac. De Salma Bennani à la Princesse Lalla Salma, retour sur le parcours emblématique d’une reine des cœurs.

    UNE princesse engagée

    Epouse de Mohammed VI, mère de deux enfants, la princesse Lalla Salma porte à bras le corps le combat contre le cancer au sein de l’Association qu’elle préside. Entre confidences, témoignages et souvenirs, Le Temps reconstitue les principales étapes du parcours de la First Lady du royaume.

    Dans son numéro de mai, le mensuel londonien The Middle East consacrait sa couverture aux résultats d’un sondage effectué dans les 5 continents, recensant les “50 personnalités les plus influentes du monde arabe”. Dans ce classement, figure en bonne place la princesse Lalla Salma. Les deux autres Marocains cités dans cette short-list, viennent du monde des affaires (Othman Benjelloun et Miloud Chaabi). La présence dans ce trombinoscope du gotha arabe de Lalla Salma suffit pour illustrer la place qu’a conquise la jeune épouse de Mohammed VI, non seulement au Maroc, mais aussi au-delà des frontières.

    Princesse “active”

    Flash-back. Nous sommes le 21 mars 2002. La Maison du protocole annonce le mariage du roi du Maroc. L’union royale a tout du conte de fées, puisque le monarque a choisi son épouse parmi le “peuple” : Salma Bennani est une jeune fille issue de la classe moyenne rbatie, bien loin des dorures du Palais. Elle est aussi une femme éduquée et active : lauréate de l’Ecole nationale supérieure d’informatique et d’analyse des systèmes (Ensias), elle a acquis ses premières armes professionnelles au sein de l’ONA.

    La révolution ne s’arrête pas là : pour la première fois de l’histoire du royaume, les Marocains ont le loisir de découvrir officiellement le visage de l’épouse du roi, dont les photographies ornent les manchettes des journaux. Officiellement. Car le buzz sur Internet avait déjà devancé les médias officiels : deux photos de classe de Salma Bennani circulaient sur la toile, bien avant l’annonce du Palais. Le Makhzen, habituellement si pointilleux quand il s’agit de l’intimité royale, ne tique pas : comment reprocher aux sujets de Sa Majesté de vouloir tout savoir de leur future princesse ? Cela reviendrait surtout à contrarier les volontés de Mohammed VI qui, en décidant de montrer sa femme, donnait l’image de la monarchie marocaine un sacré coup de jeune, unanimement interprété comme un virage vers la modernité.

    Au Maroc, les féministes exultent : le roi en personne lance le signal de l’émancipation féminine, comme l’avait fait son grand-père, un demi-siècle auparavant, en se tenant devant le peuple aux côtés de sa fille Lalla Aïcha, tête nue. Il ira encore plus loin deux ans plus tard, en décidant de la réforme de la Moudawana. Dans les coulisses, Salma Bennani entame sa transformation en Lalla Salma. Elle part en Angleterre suivre des “stages d’étiquette”, une formation au protocole inhérente à son rang de première dame. Un rang, et un rôle, qu’elle s’appliquera progressivement à occuper dans les grandes largeurs. Bientôt, on la voit aux côtés du roi accueillir les chefs d’Etat étrangers en visite dans le royaume, l’accompagner dans ses déplacements officiels, puis remplir, toute seule, des missions diplomatiques ici et là. Sa photo fait la une des journaux, ses activités ouvrent le JT et sa vie privée, ses faits et gestes meublent les discussions dans les salons de la capitale. En un mot comme en mille, Lalla Salma est devenue une personnalité publique, qui ne veut guère se cantonner à un rôle d’apparat, ni à celui de la mère du prince héritier, après la naissance, le 8 mai 2003, de Moulay El Hassan. Non, notre First Lady à nous veut aussi exister par elle-même, et agir. Elle aura toute la latitude de le faire en fondant, en novembre 2005, l’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, association dont elle prend la présidence effective, et pas seulement honorifique. Et, comme elle le montrera par la suite, la différence est de taille.

    Facilitateur “royal”

    Depuis le 15 mai, les deux télés publiques passent en boucle un spot où Marouane Chamakh, Younès El Aynaoui, Hicham El Guerrouj et Nezha Bidouane, entre autres sportifs nationaux, disent (et montrent) tout le mal qu’ils pensent du tabac. Tous ont répondu à l’appel de Lalla Salma pour figurer dans ce film de sensibilisation, initié par son association. Mobiliser, rassembler, faciliter… grâce au “sceau royal”, tel est le premier apport de la princesse à la cause de l’ALSC, la lutte contre le cancer. “Ce travail de communication nous a grandement facilité la tâche. L’engagement de la princesse dans la cause a permis de briser nombre de tabous liés au cancer”, se réjouit le professeur Belahcen, directeur de l’Institut national d’oncologie. Lui, comme beaucoup de ses confrères, affirment avoir désormais plus de facilité “à aborder le sujet avec leurs patients, qui considèrent moins la maladie comme une fatalité”. La campagne de sensibilisation semble même avoir des effets inattendus : “Nous recevons même des femmes rurales qui acceptent de se déshabiller devant un médecin pour effectuer des tests de dépistage. Du jamais vu !”, s’exclame le professeur.

    Investissement réel

    Mais le travail de la princesse ne se limite pas à un rôle de “facilitateur royal”, ni à la sensibilisation par l’image et par le rang. À en croire nombre de ses collaborateurs, l’investissement de Lalla Salma au sein de son association dépasse de loin le simple protocole, tant la cause lui tient à cœur. “La princesse a choisi de se lancer dans la lutte contre le cancer parce qu’elle a vécu la perte d’un proche des suites de cette maladie”, nous dévoile l’un de ses proches. “Elle aurait pu se diriger vers d’autres maladies beaucoup moins compliquées à aborder. En optant pour le cancer, elle n’a pas opté pour la facilité”, surenchérit Pr. Belahcen.

    Au sein de l’ALSC, beaucoup sont d’ailleurs admiratifs face à la présence quasi quotidienne de la princesse au siège de l’association, situé en face du palais royal à Rabat, qu’il vente ou qu’il neige. Et si la ponctualité est la politesse des rois, Lalla Salma en a élargi l’usage aux princesses. “J’étais même étonnée de la voir débarquer au bureau… alors qu’elle était enceinte de Lalla Khadija. C’est la meilleure manière de donner l’exemple”, raconte, encore sous le charme, l’une de membres de l’ALSC. Du coup, au sein de l’association, les absences ou même les retards sont peu tolérés, même si “l’ambiance de travail reste plutôt décontractée”. Car fidèle à son image de princesse moderne, Lalla Salma a réduit le protocole au sein de l’ALSC au strict minimum : “Le baisemain n’est pas obligatoire, témoigne un membre de l’association. Ceci dit, la plupart des gens considèrent que c’est l’unique façon de saluer une princesse”.
    Autre habitude copiée sur son époux, celle d’effectuer de temps à autre des visites inopinées sur les chantiers qu’elle a mis sur les rails. Et les mauvaises surprises sont rares, tant la présidente suit de très près les dossiers de son association. “Elle passe régulièrement tout en revue, rapporte Noureddine Ayouch, membre du conseil d’administration de l’ALSC et patron de l’agence de publicité Shem’s. Chaque centime que l’association débourse est visé par Lalla Salma, avant que le tout ne fasse l’objet d’un audit annuel”. Mais au-delà de sa présence, la princesse n’hésite pas à utiliser son statut quand il le faut, notamment pour “aiguillonner” les instances gouvernementales pour adhérer à sa cause (lire encadré). Mais au-delà des “recommandations princières” directes, le titre de la présidente de l’ALSC reste le principal joker de l’association. “Les actions que nous avons entreprises ont bénéficié de l’implication de la princesse. Et son image est un véritable atout au niveau de la communication”, fait remarquer, en connaissance de cause, Noureddine Ayouch, qui n’hésite pas à parler d’une “dame charismatique, dotée d’une grande capacité d’écoute et d’un background intellectuel qui lui permettent de bien diriger ses équipes”. Bref, une princesse engagée dont la grâce et la beauté conquièrent tous les cœurs.

    Cancérologie
    L’effet Lalla Salma

    Au Maroc, tout devient possible lorsqu’on a une princesse à ses côtés. L’engagement de la première dame dans la lutte contre le cancer a sans aucun doute boosté les progrès du royaume en la matière. Avant de partir à la bataille, Lalla Salma s’est entourée d’un staff de poids. Le conseil scientifique de son association compte des professeurs en cancérologie marocains, français, suisse, américain et canadien. Côté finances, Moulay Hafid Elalamy (PDG du groupe Saham et président sortant de la CGEM), Abdeslam Ahizoune (PDG de Maroc Télécom), Mouatassim Belghazi (PDG de l’ONA) et autres Mohamed Benchaâboun (PDG de la Banque populaire) sont priés d’épauler la princesse pour les levées de fonds.

    Ceci sans compter son statut de première dame, qui lui permet de solliciter l’aide de chefs d’Etat ou de structures étrangères pour financer l’achat de matériel, de médicaments et de la formation du personnel. Du coup, le ministère de la Santé est aujourd’hui doté d’un plan cancer, “ce qui était inimaginable il y a quelques années car trop coûteux. Je suis manifestement arrivé dans ce service au bon moment”, commente Belahcen, actuel directeur de l’Institut national d’oncologie. Sur le terrain, ce plan prend forme. Les maisons de vie de Casablanca et d’Agadir se sont ajoutées au Centre d’oncologie de Rabat. Dans le pipe : des centres de traitement dans quatre autres villes du royaume sont en cours, avec pour objectif de faciliter aux malades l’accès aux soins. “La principale nouveauté, c’est la sensibilité humaine de Lalla Salma, commente le professeur Belahcen. Alors que le corps médical se concentre sur la pathologie, la princesse insiste sur le confort des malades lors de leur thérapie”.

    Naissance d’une icône

    Le style Lalla Salma, c’est aussi son apparence, ses choix vestimentaires. Entre tailleurs modernes et habits traditionnelles, les tenues de la princesse Lalla Salma révèlent un langage et une manière d’être. Aperçu de la garde-robe princière, entre chic parisien et élégance marocaine.

    Le 17 juillet 2003. Une date à inscrire dans les annales de l’histoire de la dynastie alaouite. Pourquoi ? Ce n’est pas celle du mariage royal… C’est le jour de la première apparition officielle de la princesse Lalla Salma. C’était lors de la visite officielle de Pervez Musharraf, futur ex-président de la République islamique du Pakistan, accompagné de son épouse. Mais celle qui se trouve au centre de toutes les attentions , c’est bien elle, la princesse Lalla Salma. Ce jour-là, la princesse donne le ton. La jeune First Lady porte un tailleur pantalon classique beige et parme. Les cheveux auburn sont relâchés, les boucles descendent en cascade dans son dos. Lunettes de soleil, sac à main, quelques bijoux. Exit le caftan et autres tenues traditionnelles, trop habillées ou trop engoncées. Rapidement, Lalla Salma impose son style, sobre, plutôt européen, souvent pratique. Des tenues de première dame appelée à côtoyer, aux côtés de son mari, les hautes sphères de la politique internationale.

    On pourrait croire qu’il ne s’agit que d’une affaire de “chiffons”. Erreur : les évolutions vestimentaires cachent aussi de petites révolutions protocolaires. Le tailleur porté le jour de sa première apparition en public est un signal qui va de pair avec le style du nouveau règne : Lalla Salma est une femme moderne, certes respectueuse des traditions, mais guère enfermée dans une inaccessible image princière dans sa tour dorée. Le tailleur est d’ailleurs un symbole : celui d’une “working woman” bien dans sa peau, que son statut royal n’empêche pas d’être une femme active, installée dans son époque.

    Teint de porcelaine, joues roses, franc sourire, Lalla Salma séduit par sa plastique autant que par son attitude simple et spontanée. Faut-il s’étonner dès lors que, chez les femmes, le style Lalla Salma, fait de sobriété et d’élégance, est fort apprécié. “À travers sa manière de s’habiller et sa façon d’être, on voit qu’elle est libre”, déclare Leïla, une jeune casablancaise. “Elle a beaucoup de classe, elle s’impose. On ne peut que remarquer sa présence”, renchérit Alya, commerciale.

    Simplicité et sophistication

    Derrière cette apparente simplicité, la princesse cache une amatrice de mode et de haute couture. À l’instar de la plupart des familles royales dans le monde, Chanel reste une référence en la matière. La princesse fait également ses emplettes chez Dior, Yves Saint-Laurent, Elie Saab, Balenciaga ou encore chez le couturier tunisien Azzedine Alaïa. Petite nouveauté, la princesse n’hésite pas à regarder du côté des jeunes stylistes marocains, notamment Fadela El Gadi, chez qui elle a choisi des “choses très actuelles, des sacs notamment”, selon la styliste.

    De jour, Lalla Salma à une nette préférence pour les couleurs sobres (blanc, noir ou rose pâle…), idoines pour ses activités sociales et associatives et ses visites de centres dédiés à l’enfance.

    De nuit, sa garde-robe redevient traditionnelle, avec une panoplie de caftans roses, rouges, blancs, bleus, verts… Couleurs chatoyantes, broderies, innombrables bijoux, la sobre Lalla Salma brille de mille feux. Pour le plaisir des lectrices de magazine. “Quand on la voit en photo, on rêve d’avoir ses tenues, avec de véritables pierres et de belles broderies”, soupire Maria, étudiante. Et la dame sait s’adapter aux situations. C’est dans une takchita aux couleurs du drapeau chinois, jaune et rouge qu’elle a reçu le président chinois et son épouse. De même, en Thaïlande, elle portait du jaune, couleur royale du pays, lorsqu’elle fut envoyée représenter le Roi Mohammed VI pour le 60ème anniversaire de l’intronisation du roi thaïlandais. Plus récemment, elle a voilé une partie de sa chevelure lors d’un voyage officiel en Arabie Saoudite.

    Princesse, épouse et mère

    Lalla Salma incarne ainsi un équilibre délicat entre tradition et modernité. “C’est une femme ouverte qui a cassé beaucoup de règles et de coutumes, commente une journaliste. Avant, les princesses ne s’habillaient pas de façon si moderne”. Lalla Salma donnerait-elle le “trend” en matière vestimentaire ? Pas forcément. Cette jeune styliste est même catégorique, “Lalla Salma n’influence pas réellement la mode, ce n’est pas son rôle”. “En revanche, on aimerait qu’elle porte plus souvent des créations marocaines contemporaines. Elle serait la meilleure ambassadrice de la haute couture marocaine”, note une autre styliste, dont la clientèle est à 90% étrangère. Outre la façon de s’habiller, c’est aussi l’attitude qui est appréciée. Il faut dire que l’image de la princese est soigneusement entretenue : c’est aussi une mère dévouée, une jeune femme active, qui consacre son temps à deux associations, mais sait aussi prendre le temps de s’amuser. On l’a vue, en 2003, en combinaison, prendre ses premiers cours de ski à Courchevel, la fameuse station des Alpes françaises. Princesse, épouse, mère, actrice associative… Lalla Salma ressemble finalement à beaucoup de femmes de sa génération, qui mènent plusieurs “vies” à la fois. Une femme de son temps, tout simplement.

    PAR Youssef Zeghari
    ET Marion Despouys

    Le Temps, 04 – 09 – 2009 (Titre original: Le style Lalla Salma)

    #Maroc #Lalla_Salma #Mohammed_VI

  • Maroc. Hassan III, un successeur contesté

    Maroc. Hassan III, un successeur contesté

    Maroc, Mohammed VI, Hassan III, prince héritier, Lalla Salma, famille royale, Lalla Meryem, Lalla Hasna, Lalla Asma, succession,

    L’imperméabilité légendaire des murs du palais royal de Rabat est mise à rude épreuve à mesure que s’esquissent les éléments du crucial débat sur la désignation du futur héritier d’un trône auquel ne doit pas accéder le fils de Mohammed VI, selon les membres de la famille royale.

    Des influenceurs marocains, en exil, activant sur les réseaux sociaux, évoquent d’ailleurs à présent la question ouvertement et décrivent toute l’hostilité des princesses à l’encontre de l’héritier…

    Abla Chérif – Alger (Le Soir) .- Les informations foisonnent à souhait à travers le Maroc et bien au-delà des frontières où la contestation que mènent les sœurs de Mohammed VI pour empêcher l’accession de Hassan III au titre de roi devient presque sujet public. Des influenceurs marocains, en exil, activant sur les réseaux sociaux, évoquent d’ailleurs à présent la question ouvertement et décrivent toute l’hostilité des princesses à l’encontre de l’héritier, sur la question de la succession principalement.

    Les fins connaisseurs du dossier marocain hésitent à expliquer cette attitude par une quelconque relation avec leur animosité à l’encontre de la princesse Lalla Selma, séparée du roi depuis 2019. Cette situation est davantage mise sur le compte de la personnalité de Hassan III et son aptitude à prendre les rênes du pays. À dix-neuf ans, le fils unique de Mohammed VI a déjà alimenté de nombreuses polémiques sur sa manière de percevoir les us et coutumes de la royauté en se montrant notamment réfractaire au sacro-saint baisemain. À quatorze ans, des photos et vidéos le montrant retirer sa main ou refuser de la tendre aux ministres et membres de la cour lors de cérémonies officielles ont fait le tour du monde. Elles ont été surtout commentées et perçues comme étant le reflet évident de la personnalité que dégage un « enfant gâté, secoué par le divorce de ses parents et surtout projeté dans les milieux officiels sans avoir montré sa disposition ou prédisposition à se plier aux règles royales comme l’ont fait son père et les autres rois avant lui », explique-t-on.

    À dix-neuf ans, Hassan III se trouve déjà doté de la somme de… 1,4 milliard d’euros. À travers le monde, il est présenté comme étant «l’enfant le plus riche».

    Mais c’est surtout sa fortune qui focalise l’attention des sœurs de Mohammed VI. À dix-neuf ans, Hassan III se trouve déjà doté de la somme de… 1,4 milliard d’euros. À travers le monde, il est présenté comme étant « l’enfant le plus riche ». Une fortune enviée, contestée par ses tantes qui voient d’un mauvais œil un prince de cet âge à la tête d’un tel magot, une situation qui, selon elles, ne fait qu’accentuer, aggraver la légèreté et l’insouciance de celui qui est légalement désigné pour la succession au trône.

    Le sujet est aujourd’hui aussi lié de manière directe à une guerre d’héritage, expliquent des diplomates arabes très au fait de l’évolution de la situation au Maroc, « car les sœurs estiment avoir été lésées dans le partage, au même titre que leur frère le prince Rachid, second prétendant au trône en cas de disparition du fils du roi ». À l’inverse de ses sœurs, ce dernier ne prend pas part à la contestation que mènent les princesses. Inhibé par la personnalité de Mohammed VI, écarté du monde politique (les spécialistes utilisent le terme de castration politique), il est relégué aux activités associatives et sportives et se tient à l’écart de tout ce qui peut faire du bruit. Son attitude ne lui permet pas non plus de faire corps avec le roi en s’opposant à ses sœurs entrées de plain pied dans « une révolution de palais ».

    Si le débat autour de la personnalité de Hassan III est aujourd’hui accentué, et que le sujet de l’hostilité des princesses dépasse à présent les murs du palais royal, c’est qu’ils interviennent à un moment où la question de la succession est d’une certaine manière déjà là. Elle est naturellement suscitée par la santé de Mohammed VI, qui apparaît de plus en plus fragilisé, fatigué, au point de ne pouvoir mener au bout un discours sans interruption et sans essoufflement surtout. Le nombre de personnes habilitées à être présentes lors de ses activités officielles est très réduit et se résume en général à son frère, Moulay Rachid, ou ses ministres les plus fidèles. On a vu aussi le roi annuler toutes les festivités devant célébrer la fête du trône en imputant cette décision au Covid avant de s’envoler le soir de cette date symbolique pour Paris. C’est la troisième fois qu’il se rend en France depuis le mois de juin dernier en justifiant ses déplacements par la présence de sa mère hospitalisée sur le sol français.

    En réalité, la France est sa principale destination depuis l’acquisition de son château de Betz, au nord-est de Paris, un pied-à-terre royal qui lui permet la proximité avec les centres de décision de l’Hexagone où devra aussi être tranchée l’épineuse question de la succession. « Azoulay (l’homme le plus influent du palais royal) y travaile, ce n’est un secret pour personne, le trône est entre ses mains», confirme un diplomate arabe.

    Le Soir d’Algérie, 14/08/2022

    #Maroc #Hassan_III #Mohammed_VI #Lalla_Salma #Lalla_Meryem #Lalla_Hasna #Famille_royale

  • Maroc : La mainmise des sœurs de Mohamed VI sur les affaires

    Maroc : La mainmise des sœurs de Mohamed VI sur les affaires

    Maroc, Mohammed VI, Lalla Hasna, Lalla Meryem, Lalla Asma, affaires,

    Alors qu’il est de notoriété publique que la holding privée de Mohammed VI, Al Mada s’octroie allégrement des revenus astronomiques en contrôlant prés de deux tiers de l’économie marocaine, d’autres membres de la famille royale partent eux aussi à la conquête de créneaux toujours plus diversifiés : immobilier, tourisme, enseignement supérieur et même industrie aéronautique.

    C’est d’ailleurs de cette manière que les sœurs et les proches du roi ont bâti un petit empire dans lequel, même les grandes entreprises du pays sont contenues. Il s’agit aussi bien des télécoms, ou encore le BTP et même la sécurité. Des secteurs investis en forme de sous-traitants des sociétés royales.

    Aussi, il ne se passe pas de jour sans que celui-ci apporte son lot de scandales.

    Après la fameuse affaire d’espionnage avec le logiciel israélien Pegasus qui a fait couler beaucoup d’encre, celui-là, le royaume chérifien est en proie à un autre scandale, d’évasion fiscale. En effet, selon l’agence d’information russe Sputnik, qui a eu accès à une partie des 11,9 millions de documents financiers, de courriels et d’images etc. fuités et révélés au grand jour par l’enquête dite « Pandora Papers » -menée par un consortium mondial de journalistes d’investigation- la famille royale marocaine est impliquée à travers la sœur cadette de Mohammed VI, la princesse Lalla Hasna.

    Sœur du roi Mohammed VI, la princesse Lalla Hasna vient de créer une fondation aux Pays-Bas pour y transférer une partie de ses actifs détenus à l’étranger. Sa sœur ainée Lalla Asma dispose d’une structure similaire depuis 2019.

    La nouvelle enquête implique directement la sœur de « Sa Majesté » parmi les centaines de personnes qui auraient recouru à des sociétés-écrans pour s’offrir à coup de millions de dollars des biens immobiliers en Europe.

    Ainsi, selon les documents secrets fuités, Lalla Hasna est accusée d’être la propriétaire de la société-écran « Oumaila Ltd. » localisée dans les îles Vierges britanniques. Une société qui a servi à l’achat, en 2002 d’un manoir à 11 millions de dollars (9,5 millions d’euros) dans un quartier huppé de la capitale du Royaume-Uni, situé près du palais de Kensington. Le comble du scandale c’est que l’enquête a révélé que le montant déboursé pour la transaction est prélevé dans les fonds de la famille royale marocaine.

    Il faut dire que de par ses liens étroits avec son frère, la princesse est connue pour avoir un accès direct à ses fonds personnels. Quand on aime on ne compte pas, apparemment, puisque justement le roi du Maroc est considéré comme l’un des plus riches monarques du monde, cumulant une fortune personnelle estimée à 5,7 milliards de dollars américains en 2015, selon le magazine Forbes.

    En 2010, les fuites Wikileaks ont révélé que le roi chérifien et son entourage seraient impliqués dans une corruption jugée répandue « à tous les niveaux de la société marocaine ».

    Pour sa part, Lalla Hasna est connue de notoriété publique pour avoir le contrôle sur des sociétés immobilières et des fonds d’investissements au Maroc. La sœur du roi est aussi la présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. Agée de 55 ans, elle est la fille du roi Hassan II et de sa seconde femme, Lalla Latifa Hammou. La sœur de Mohammed VI multiplie les moyens de dissimuler ses avoirs en ayant recours à des achats via des sociétés offshore.

    Il convient de souligner que le scandale Pandora Papers a été révélé le 3 octobre 2021. Les investigations sont le fruit de travail d’environ 600 journalistes issus de 117 pays qui ont eu accès à environ 11,9 millions de documents provenant de 14 sociétés de services financiers. Le rapport de l’enquête concerne plus de 29 000 sociétés-écrans.

    Pour rappel, depuis la disparition mystérieuse de sons épouse Lalla Salma, Mohammed VI est étroitement entouré de ses trois sœurs. A tel point que l’une semble avoir pris la place de première dame : Lalla Hasna. Les deux autres, Meryem et Asma sont plus discrètes, mais ne président pas moins d’une trentaine de fondations et sociétés dites, «caritatives».

    Amira Mey

    Fil d’Algérie, 05/08/2022

    #Maroc #Mohammed_VI #Lalla_Hasna #Lalla_Meryem #Lalla_Asma

  • Santé du roi du Maroc, le peuple s’inquiète

    Maroc, Mohammed VI, santé du roi, maladie du roi,

    Selon le site Point de Vue, alors que le roi du Maroc, contrairement à son habitude, il est resté invisible durant cette visite, alors qu’il a l’habitude de multiplier les apparitions publiques, acceptant même de se faire photographier en compagnie de ses sujets vivant de ce côté-ci de la Méditerranée.

    « Rentré au Maroc le 8 juillet, poursuit le média français, Mohammed VI a conduit la prière de l’Aïd al Adha, le 10 juillet, au palais royal de Salé, « dans un cadre privé et avec une assistance très réduite ». La cérémonie, retransmise à la télévision, l’a montré, entouré de son fils aîné Moulay Hassan et de son frère cadet Moulay Rachid, manifestement fatigué, les gestes lents, le regard absent, le visage pâle ».

    « Le 13 juillet, le roi a exceptionnellement présidé un conseil des ministres, au cours duquel a été entérinée une réorganisation de la communauté juive au Maroc, qui compte encore 3000 membres. Un Conseil national a été instauré, chargé de « la gestion des affaires de la communauté et la sauvegarde du patrimoine et du rayonnement culturel et cultuel du judaïsme et de ses valeurs marocaines authentiques. Là encore, les images, fugitives, attestaient de la lassitude du roi », ajoute la même source.

    #Maroc #Mohammed_VI #Santé_du_roi #Maladie_du_roi

  • Maroc-Algérie : L’ultime dérobade de Mohamed VI

    Maroc, Algérie, Mohammed VI, Sahara Occidental, discours du roi, Fête du Trône,

    Que cherche donc le monarque en lançant cet « appel » à la réconciliation, si ce n’est qu’à se présenter en « victime expiatoire » pour se dédouaner de ses nombreux crimes et à détourner l’opinion publique marocaine de la profonde crise politique, économique et sociale qui frappe le pays de plein fouet.

    Mohammed VI vient de lancer un appel à l’Algérie pour la réouverture des frontières entre les deux pays. Profitant, samedi, de l’occasion de la fête du trône, le monarque marocain« souhaite » que les frontières « (…) se muent en passerelles permettant au Maroc et à l’Algérie d’accéder à un avenir meilleur (…)». Un énième appel qui risque d’être sans écho puisque l’Algérie est décidée de tenir ses frontières fermées. Et ce n’est sûrement pas les « avances » du Makhzen qui vont changer quelque chose même si le roi Mohamed VI affirme vouloir « assurer » « (…) le peuple marocain de (sa) ferme volonté de trouver une issue à la situation actuelle et de favoriser le rapprochement, la communication et la compréhension entre les deux peuples » ou d’aspirer « à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales (…)».

    Le vin est tiré et il faut le boire. Et l’Algérie qui conditionnait la réconciliation avec le Maroc et « le retour à l’ordre qui prévalait avant 1994 » d’abord par « la présentation d’excuses officielles de la part du royaume chérifien » a désormais d’autres exigences. Auparavant, le Président Tebboune, dans une interview accordée au magazine le Point et à la chaine française FR24, affirme que « les frontières entre l’Algérie et le Maroc resteront fermées en raison de la campagne hostile menée contre l’Algérie par le régime marocain » et d’ajouter qu’« On ne peut ouvrir les frontières avec un vis-à-vis qui vous agresse quotidiennement ». Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et les actes hostiles du Makhzen envers l’Algérie se sont multipliés et ont gagné en intensité pour atteindre une dimension inédite, notamment après la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste dans le cadre des accords d’Abraham.

    Depuis, les évènements se sont précipités et les choses ont évolués dans le mauvais sens. Le royaume chérifien a réussi à multiplier ses tares et n’a eu de cesse d’afficher son hostilité à l’Algérie. En mauvais voisin, le monarque marocain compte d’un simple appel lancé effacer le lourd passif entre son pays et l’Algérie. L’ardoise est si lourde et faire amende honorable ne suffit plus.

    Une hostilité grandissante

    Il y a eu d’abord l’accusation gratuite de l’Algérie dans l’attentat de Marrakech suivie de l’imposition de visa aux Algériens au milieu des années 90, suscitant des tensions diplomatiques entre les deux pays. Des tensions qui ont persisté, malgré quelques périodes de détente. Mais plus récemment, l’hostilité du Makhzen envers l’Algérie a mené à des agressions en bonne et due forme. Les attaques menées par le représentant du régime marocain à l’ONU, Omar Hilal, soutenant le mouvement terroriste du MAK ou encore ses tentatives d’impliquer notre pays en tant que partie prenante dans le conflit du Sahara occidental en sont l’une des facettes. L’attitude belliqueuse du Makhzen n’a fait que s’affirmer depuis la normalisation avec l’entité sioniste.

    Le lobbying du Maroc en faveur d’Israël pour l’introduire au sein de l’Union africaine et susciter des divisions au sein de l’organisation panafricaine est un sérieux grief que l’on peut reprocher au palais royal. Or, celui-ci ne s’est pas arrêté à ce stade. Le fait qu’il ait permis au ministre des affaires étrangères de l’entité sioniste, Yaïr Lapid, de proférer des menaces à l’encontre de l’Algérie à partir de Rabat, est non seulement inédit mais totalement inexcusable. Sans oublier le fait que le régime marocain se soit investi dans une coopération militaire et de renseignement avec Israël avec pour objectif l’instauration d’une base militaire sioniste à la frontière, ce qui revient à amener l’ennemi à nos portes. Que dire de la guerre hybride que le Makhzen mène activement contre l’Algérie, tantôt en recourant à l’espionnage par le biais du logiciel Pegasus, tantôt par le recours à l’arme de la drogue, un autre par la cyberguerre menée par le moyen du piratage des sites nationaux et la désinformation alimentée sur les réseaux sociaux ou par le biais de centaines de sites créés et financés à cet effet. Mais le Makhzen a franchi le Rubicon lorsqu’il a commandité le meurtre de trois chauffeurs algériens à la frontière mauritanienne par le biais d’un drone de l’armée marocaine. Autant d’hostilités qu’on ne peut balayer d’un revers de la main et accepter de fumer le calumet de la paix. Que cherche donc le monarque en lançant cet « appel » à la réconciliation, si ce n’est qu’à se présenter en « victime expiatoire » pour se dédouaner de ses nombreux crimes et à détourner l’opinion publique marocaine de la profonde crise politique, économique et sociale qui frappe le pays de plein fouet.

    Un discours destiné à la consommation interne

    Le fait que Mohamed VI évoque une nouvelle fois la réouverture des frontières relève d’une tentative désespérée de justifier les difficultés économiques marocaines par le seul facteur de la fermeture des ces dernières. C’est en cela que le Dhoubab électronique makhzenien a mené campagne ces derniers jours pour susciter de la sympathie envers des Marocains accablés par la crise qui chercheraient à traverser la frontière pour entrer en Algérie.

    Et dans son discours le roi Mohamed VI associe la crise que traverse son pays à la fermeture des frontières. « (…) Notre ferme engagement à améliorer la situation socio-économique de notre pays n’a d’égal que notre souci constant de gérer les priorités qui sont les siennes aux niveaux régional et international. Notre souhait est que ces frontières se muent en passerelles permettant au Maroc et à l’Algérie d’accéder à un avenir meilleur (…) », argua-t-il. Il est clair que le message du roi du Maroc contenu dans son discours de samedi à l’occasion de la fête du trône est beaucoup plus destiné à la consommation interne afin de détourner l’attention du peuple marocain qui bat le pavé depuis quelques mois et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

    La crise multiple qui secoue le royaume chérifien est sans précédent et découle de la gestion chaotique de la pandémie, de la corruption et des conflits d’intérêts au sommet. En plus d’être économique et sociale, celle-ci révèle une dimension politique générée par la normalisation avec l’entité sioniste que les Marocains contestent et considèrent comme une atteinte à leur dignité. Cette royale dérobade sous forme d’invitation à l’Algérie afin de mettre fin au conflit et ouvrir une nouvelle page est loin de duper par son manque de sincérité et sa sournoiserie.

    A bien lire, Mohammed VI tente de détourner les regards de ses sujets et éluder la revendication socio économique de la rue marocaine en leur présentant notre pays comme la cause principale de leurs tracas. Une autre façon machiavélique de diaboliser l’Algérie, « l’ennemi par qui arrivent tous les malheurs des marocains » et susciter l’empathie des citoyens marocains afin de les cristalliser autour d’un roi malade, symbole d’un régime finissant. La ruse est au Makhzen ce qu’est la langue fourchue est au serpent. Le roi du Maroc qui feint « la fraternité » est conscient qu’il est allé loin dans son animosité envers l’Algérie. Et « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise » disait le vieil adage.

    Azzedine Belferag

    La Sentinelle, 01/08/2022

    #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental

  • Discours du roi du Maroc : Sincérité ou opportunisme?

    Maroc, Algérie, Mohammed VI, discours, Fête du Trône,

    By Djamel SAADI

    À l’occasion de la fête du trône, le souverain marocain Mohamed VI a fait son traditionnel discours et dans le contenu de ce discours il a évoqué les relations entre les deux pays. Une évocation qui étonne car ces derniers temps la tension n’a cessé de monter entre les deux pays. Pour le monarque une telle tension est le fruit d’une manipulation étrangère qui veut nuire aux deux pays et que le Maroc n’a jamais voulu du mal à l’Algérie toujours considérée, selon lui, comme un pays frère.

    Il faut noter que ce n’est pas la première fois que Mohamed VI utilise la douche écossaise. Pour rappel à l’occasion d’évènements nationaux de l’Algérie, le roi adresse un message d’amitié à l’Algérie. Il n’a donc pas failli à ses habitudes sauf que son gouvernement n’est pas dans la même longueur d’onde et souvent les déclarations du premier ministre, du ministre des affaires étrangères ou du représentant permanent du Maroc aux nations unies contredisent très clairement les propos tenus par le souverain lors de ses discours ou messages quand il parle de l’Algérie.

    Néanmoins ce dernier discours du trône détonne par son contenu car il fait une sorte d’appel du pied à l’Algérie et à ses dirigeants. Certes Alger ne se précipitera pas dans sa réponse et attendra un signe révélateur d’une bonne volonté du roi. Quel sera ce signe, on ne le sait pas encore comme on ne sait pas s’il y a une suite à ce message d’apaisement. Les Algériens échaudés attendent de voir, tout dépendra donc des marocains et surtout qu’entend par là le roi en parlant de manipulations ou d’influence étrangère. Or nous savons bien que l’Algérie a toujours gardé son calme au plus fort des déclarations belliqueuses et intempestives des membres du gouvernement marocain et des médias à sa solde.

    On ne voit pas quel pays jetterait de l’huile sur le feu. Aucun n’y a intérêt et cette hypothèse ne tient pas la route à moins que le roi ne vise pas un pays mais des cercles politiques existant aussi bien dans son propre pays qu’en Algérie. Mais alors qu’attend-il pour les identifier et mettre un terme à leurs agissements. Nous savons tous que les services de renseignement marocains sont efficaces tout comme le sont les nôtres sinon plus. Là également il y a mystère. Alors pourquoi le roi fait un appel du pied à son voisin et pourquoi le fait-il maintenant ? Est-ce que c’est la situation économique et sociale qui prévaut depuis quelque temps au Maroc où la rue manifeste chaque jour à cause de la précarité qui s’est abattue sur le pays qui subit une inflation double de la nôtre et dont les besoins en énergie fournie abondamment et à bas prix auparavant par l’Algérie explosent littéralement. Est-ce l’intérêt économique qui pousse aujourd’hui le Maroc à revoir sa copie algérienne ? Il y a aussi une autre raison et celle-là est à prendre avec des pincettes mais elle est néanmoins plausible. Tout le monde sait que Mohamed VI souffre d’un cancer. Il a subi plusieurs interventions mais le mal est toujours là. Étant avant tout musulman et se proclamant Émir des croyants il ne voudrait pas quitter ce monde en ne demandant pas pardon comme le fait tout musulman croyant. Il sait que nul autre de ceux qui l‘ont précédé sur le trône n’est allé aussi loin dans la dégradation des relations entre les deux pays. Veut-il se racheter moralement et spirituellement, l’avenir nous le dira.

    Djamel SAADI

    Aujourd’hui l’entreprise, 01/08/2022

    #Maroc #Algérie #Mohammed_VI #Discours_du_roi

  • Le discours du roi du Maroc dans la presse algérienne

    Algérie, Maroc, Mohammed VI, discours du roi, Fête du Trône,

    Pénalisé par l’Algérie, Mohamed VI fait appel à son dernier recours – L’Algérie cèdera-t-elle?

    Les relations entre les deux pays n’ont jamais vraiment été au beau fixe. Durant l’année écoulée, ces relations se sont considérablement dégradées. En effet, plusieurs événements s’immiscent dans la diplomatie entre les deux pays frontaliers.

    Exactement un an après, le roi du Maroc réitère son discours de l’an dernier. Une énième tentative pour tenter de rappeler l’Algérie sur la table des négociations. Lors de sa prise de parole ce 30 juillet, le roi Mohamed VI, a joué de l’émotionnel pour tenter désespérément de séduire l’opinion publique algérienne mais aussi marocaine.

    Dans ce numéro d’aujourd’hui, on vous décortique la portée des tensions entre les deux pays, et la réponse à l’appel du souverain du Maroc.

    Début du conflit

    Depuis leurs acquisitions d’indépendance respectives, une tension a toujours existé. Principalement, il s’agit du Sahara occidental, occupé à 80 % par le Maroc au détriment des indépendantistes.

    Plus récemment, toujours sur la question des frontières, c’est la déclaration d’un représentant marocain à l’ONU qui a suscité la réaction de l’État algérien en déclarant son soutien au mouvement séparatiste Kabyle d’Algérie.

    Enfin, c’est la normalisation des relations entre Rabat et Tel Aviv, qui a poussé l’Algérie à cesser toute relation avec son voisin.


    En effet, soutient de la Palestine, Alger voit dans cette relation une énième provocation et une tentative d’apporter le conflit Israelo-Palestinien au coeur du Maghreb. De plus, ce dernier, Tel Aviv, a conclu un accord d’armement avec le Maroc, ce qui menace directement Alger.

    La réponse d’Alger

    Difficile de croire que le discours tenu par le roi du Maroc à l’occasion de l’anniversaire de son accession au trône, puisse changer quelque chose.

    Le gouvernement Algérien entend maintenir ses sanctions, privant Rabat de gaz, de marchandise et même de l’espace aérien Algérien. Ce discours sonne plutôt comme un appel à l’aide en plein désert du sahara, sans vouloir faire un mauvais jeu de mot.

    Maghreb Emergent

    Mohamed VI évoque l’Algérie dans son discours: Quand le Makhzen veut se donner le beau rôle

    par A. Zerzouri

    Dans un climat social tendu, marqué par les manifestations des marocains contre la dégradation des conditions de leur vie quotidienne et le rapprochement de plus en plus poussé particulièrement sur le plan militaire du royaume avec Israël, le roi Mohamed VI a concentré son discours traditionnel prononcé à l’occasion de son accession au trône sur les relations avec l’Algérie.

    Ce n’est pas une nouveauté, puisque l’année passée, pour la même occasion, Mohamed VI avait consacré 40 % de son discours à l’Algérie, usant d’un ton apaisant et conciliant à l’égard de son voisin. « La main tendue » du souverain a été donc réitéré, le 30 juillet 2022, presque dans le même style employé en 2021. « Nous aspirons à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales entre deux peuples frères », a encore soutenu Mohamed VI dans un discours radiotélévisé à la nation, samedi 30 juillet. « Je souligne une fois de plus que les frontières qui séparent le peuple marocain et le peuple algérien frères ne seront jamais des barrières empêchant leur interaction et leur entente », a-t-il souligné, en exhortant les Marocains à « préserver l’esprit de fraternité, de solidarité et de bon voisinage à l’égard de nos frères algériens ». Il s’est engagé dans le même sillage à « trouver une issue à la situation actuelle et à favoriser le rapprochement et la compréhension entre les deux peuples ». Non sans évoquer ces parties qui ont fait de l’invective contre l’Algérie un sport national, et que Mohamed VI désigne comme des «individus irresponsables qui s’évertuent à semer la zizanie entre les deux peuples frères». Affirmant dans ce sillage que « les allégations selon lesquelles les Marocains insulteraient l’Algérie et les Algériens », «sont totalement insensées et sincèrement consternantes ». Pourtant, les premiers à offenser l’Algérie sont les plus hauts diplomates marocains eux-mêmes, qui ne manquent jamais l’occasion de verser leur venin contre l’Algérie à travers les tribunes de représentations diplomatiques internationales, notamment onusiennes. Et Mohamed VI lui-même qui ouvre les portes de son royaume aux israéliens, entretenant une coopération militaire très poussée avec l’Etat hébreu, dont les sentiments à l’égard de l’Algérie ne sont pas des plus amicaux. N’est pas dans le tort ce diplomate algérien qui, au lendemain du discours de Mohamed VI en juillet 2021, avait avisé que le discours est destiné à la consommation extérieur, pour montrer à l’opinion international que le Maroc est gentil et que le méchant c’est la partie algérienne, qui ne veut pas prendre cette « main tendue » du roi du Maroc, alors que dans les faits réels, tout est actionné pour nuire aux intérêts de l’Algérie. On peut, ainsi, s’interroger sur l’évolution de la situation dans les relations entre les deux pays durant cet espace d’une année, le temps écoulé entre la première et la seconde « main tendue ». Mohamed VI a-t-il réellement fait le moindre pas dans le sens de l’apaisement des relations avec l’Algérie ? On aura beau chercher, on ne trouvera rien d’apaisant. Par contre, sur le plan des hostilités, rien n’a cessé. Preuve en est le développement accru et rapide des relations avec l’Etat hébreu, notamment sur le plan de la coopération militaire, ainsi que les provocations qui visent l’Algérie, qui n’ont marqué aucun répit tout au long de cet intervalle de temps, notamment de la part du représentant du Maroc à l’ONU, qui pousse à chaque fois le représentant algérien à le recadrer. Des paroles, Mohamed VI serait encouragé dans le réel de passer aux actes pour traduire le fond de pensée de son discours.

    Pour rappel, bien qu’on présente le dossier du Sahara occidental comme principal contentieux entre les deux pays voisins, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques en août 2021 dans le sillage de « la dérive » du royaume à l’encontre de l’Algérie, consistant en la distribution aux membres d’une conférence des pays non-alignés par le représentant du Maroc à l’ONU, en juillet 2021, d’un document exprimant un soutien marocain à l’autodétermination du « peuple kabyle ». Immédiatement après cette attaque contre l’unité du peuple algérien, l’ambassadeur algérien a été rappelé pour « consultations », en attendant des clarifications à ce sujet de la part du Maroc. Mohamed VI n’a jamais donné suite à cette attente, scellant de fait la rupture des relations diplomatiques.

    Le Quotidien d’Oran

    Le roi du Maroc supplie l’Algérie et évite d’évoquer la normalisation des relations avec les sionistes

    DIA-01 août 2022: En panne d’arguments, le roi du Maroc Mohamed VI a longuement supplié l’Algérie pour rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays, tentant ainsi de jouer sur les sentiments du peuple marocain. Mohamed VI a adopté le discours prôné par l’Algérie, à savoir que les deux peuples sont frères du fait qu’ils appartiennent à une même région, parlent la même langue et sont liés par la même religion.

    Dans son allocution à l’occasion de la fête du Trône, le roi du Maroc s’est inspiré du discours des autorités algériennes lesquelles ont toujours fait la part des choses entre les peuples frères des deux pays et les positions politiques du royaume. Quand l’Algérie avait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, les plus hautes autorités algériennes n’ont pas manqué de souligner que cela a été fait avec un pincement au cœur en raison des liens profonds et fraternels entre les deux peuples.

    Toutefois, le contexte politique a amené l’Algérie à rompre ses relations avec le Maroc, pays ayant normalisé ses relations avec l’entité sioniste. Une ligne rouge que l’Algérie n’a pas tolérée, ce qui l’a amené à prendre des mesures correctives contre le Maroc.

    Aujourd’hui, les Marocains se rendent compte des retombées négatives et calamiteuses de la normalisation des relations avec l’entité sioniste. A cause de cette normalisation, les Marocains sont privés du gaz algérien et d’autres avantages que les autorités algériennes toléraient pour des raisons purement humanitaires, notamment pour les populations habitant les zones frontalières.

    Dans son discours, Mohamed VI a tenté de tromper son peuple, lequel en a marre des mensonges des autorités marocaines, lesquelles ont normalisé les relations diplomatiques avec l’entité sioniste au détriment des relations fraternelles avec leur voisin de l’Est, l’Algérie qui a toujours aidé le Maroc et les Marocains. En somme, le discours ne fera pas taire la rue qui grogne au Maroc à cause la misère noire dont souffre le peuple frère marocain !

    Amir Hani

    DIA-Algérie

    Algérie: Pas de commentaire sur le discours de Mohammed VI.

    Algerie Maroc: Une source proche du dossier des relations avec le Maroc a déclaré, lundi, dans la première réponse concernant la position de l’Algérie sur le discours du roi du Maroc Mohammed VI, que « rien ne s’est passé ».

    Dans une question sur la position de l’Algérie sur le récent discours du monarque marocain, une source proche du dossier s’est contentée d’un commentaire sec : « Nous ne pouvons commenter un non-événement ».

    Il est à noter que les autorités algériennes, et même les médias et la rue, ont complètement ignoré le sujet du nouveau discours, et aucune réponse officielle n’a été émise à son sujet.

    Algérie Focus

    #Maroc #Algérie #Discours_du roi_Mohammed_VI



  • Le roi du Maroc évite d’évoquer la normalisation avec Israël

    Maroc, Israël, Algérie, Normalisation, Mohammed VI, discours,

    En panne d’arguments, le roi du Maroc Mohamed VI a longuement supplié l’Algérie pour rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays, tentant ainsi de jouer sur les sentiments du peuple marocain. Mohamed VI a adopté le discours prôné par l’Algérie, à savoir que les deux peuples sont frères du fait qu’ils appartiennent à une même région, parlent la même langue et sont liés par la même religion.

    Dans son allocution à l’occasion de la fête du Trône, le roi du Maroc s’est inspiré du discours des autorités algériennes lesquelles ont toujours fait la part des choses entre les peuples frères des deux pays et les positions politiques du royaume. Quand l’Algérie avait décidé de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, les plus hautes autorités algériennes n’ont pas manqué de souligner que cela a été fait avec un pincement au cœur en raison des liens profonds et fraternels entre les deux peuples.

    Toutefois, le contexte politique a amené l’Algérie à rompre ses relations avec le Maroc, pays ayant normalisé ses relations avec l’entité sioniste. Une ligne rouge que l’Algérie n’a pas tolérée, ce qui l’a amené à prendre des mesures correctives contre le Maroc.

    Aujourd’hui, les Marocains se rendent compte des retombées négatives et calamiteuses de la normalisation des relations avec l’entité sioniste. A cause de cette normalisation, les Marocains sont privés du gaz algérien et d’autres avantages que les autorités algériennes toléraient pour des raisons purement humanitaires, notamment pour les populations habitant les zones frontalières.

    Dans son discours, Mohamed VI a tenté de tromper son peuple, lequel en a marre des mensonges des autorités marocaines, lesquelles ont normalisé les relations diplomatiques avec l’entité sioniste au détriment des relations fraternelles avec leur voisin de l’Est, l’Algérie qui a toujours aidé le Maroc et les Marocains. En somme, le discours ne fera pas taire la rue qui grogne au Maroc à cause la misère noire dont souffre le peuple frère marocain !

    Amir Hani

    DIA-Algérie, 01/08/2022

    #Algérie #Maroc #Mohammed_VI #Israël #Normalisation