Étiquette : ONU

  • Le Conseil de sécurité de l’ONU tient une réunion ouverte sur Gaza

    JERUSALEM (AP) – Les dernières nouvelles sur les combats déchirants entre Israël et les dirigeants militants du Hamas à Gaza (toutes les heures locales) :

    NATIONS UNIES – La mission norvégienne auprès de l’ONU indique que le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion ouverte d’urgence dimanche sur l’escalade de la violence entre Israël et les Palestiniens à Gaza.

    La mission a tweeté tard jeudi que la réunion a été demandée par la Norvège, la Chine et la Tunisie « avec un large soutien » et qu’elle est confirmée pour 10 heures EDT dimanche.

    Les trois pays ont insisté pour que la réunion ait lieu vendredi, mais les États-Unis ont indiqué qu’ils souhaitaient un report à mardi.

    Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré aux journalistes à Washington plus tôt jeudi : « Nous sommes ouverts et favorables à une discussion ouverte aux Nations unies. Je pense que nous envisageons le début de la semaine prochaine. Cela donnera, je l’espère, le temps à la diplomatie d’avoir un certain effet et de voir si nous obtenons une réelle désescalade, puis de poursuivre cette discussion aux Nations unies. »

    Linda Thomas-Greenfield, l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, a tweeté : « Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira pour discuter de la situation en Israël et à Gaza dimanche. Les États-Unis continueront à s’engager activement dans la diplomatie au plus haut niveau pour tenter de désamorcer les tensions. »

    Le Conseil de sécurité a tenu deux réunions à huis clos sur la crise, lundi et mercredi, mais est resté silencieux jusqu’à présent.

    Las vegas Sun, 13 mai 2021

    Etiquettes : Israël, Palestine, Ghaza, Hamas, ONU, Conseil de Sécurité, diplomatie,

  • Al Qods occupé: l’Algérie dirige les efforts arabes pour convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité

    NEW YORK – L’Algérie dirige les efforts arabes pour tenir une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur les derniers développements dans les territoires palestiniens occupés, a-t-on appris vendredi auprès de la délégation algérienne à New York.

    Jeudi, l’ambassadeur d’Algérie à l’ONU, Sofiane Mimouni, en sa qualité de président du groupe arabe à New York, accompagné d’une délégation de ce groupe onusien, s’est réuni avec le président du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mois courant, l’Ambassadeur Zhang Jun, représentant permanent de la Chine à l’ONU, afin de discuter des derniers développements dans les territoires palestiniens occupés et d’examiner la possibilité d’activer le rôle du Conseil de sécurité à cet égard.

    Au cours de cette réunion, l’Ambassadeur Sofiane Mimouni a, au nom du groupe arabe à New York, appelé le Conseil de sécurité à assumer pleinement sa responsabilité de garant de la paix et de la sécurité internationales et d’assurer le respect de la légalité internationale en condamnant les mesures prises par les autorités coloniales israéliennes contre les habitants de la ville sainte d’Al-Qods et l’usage excessif de la force par les autorités d’occupation, a-t-on ajouté de même source.

    Exprimant les regrets du groupe arabe face à l’impuissance du Conseil de sécurité à prendre position sur la récente escalade de la violence et les campagnes systématiques de répression des Palestiniens, faisant des centaines de victimes, y compris des enfants, le représentant permanent d’Algérie a appelé à la tenue d’une session d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU en vue de mettre tous les acteurs devant leur responsabilité et d’œuvrer pour la protection du peuple palestinien innocent à travers des actions concrètes sur le terrain.

    Par ailleurs, et en l’absence du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en voyage à Moscou, une délégation du Groupe Arabe dirigée par l’ambassadeur Mimouni, s’est réunie, jeudi, avec Mme Maria Luiza Ribeiro Viotti, Chef de Cabinet du SG de l’ONU, en vue de sensibiliser les responsables onusiens sur la gravité de la situation sur le terrain et les inciter à agir, sans délai, afin de parvenir à une trêve le plus rapidement possible et de s’engager résolument sur la voie d’un règlement définitif de la question palestinienne.

    Dans ce cadre, l’Ambassadeur Mimouni a plaidé en faveur de la réactivation des mécanismes existants, à l’instar du quartet et à une reprise immédiate et sans condition des négociations en vue d’arriver à un accord qui respecte les droits inaliénables du peuple palestinien.

    Il convient de signaler que ces démarches interviennent dans le cadre de la mise en œuvre de la décision du Conseil des ministres arabes du 11 mai courant, qui a chargé le groupe arabe à New York d’engager des consultations avec le président du Conseil de sécurité et celui de l’Assemblée générale, y compris l’examen de l’option de tenir une session extraordinaire d’urgence de l’Assemblée Générale sur les actions illégales israéliennes à Al-Qods Est occupée et dans le reste des territoires palestiniens occupés.

    Aps, 13 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, ONU, Conseil de Sécurité, groupe arabe à New York, Palestine, Al Qods, Hamas, Ghaza, Israël, Jérusalem,

  • Jérusalem : préoccupée par les violences, l’ONU exhorte Israël à cesser les expulsions de familles palestiniennes

    Les Nations Unies et leurs partenaires ont exprimé leur profonde préoccupation concernant les affrontements et les violences qui continuent chaque jour à Jérusalem-Est entre manifestants palestiniens et policiers israéliens. 

    Après un weekend de violences, les affrontements se sont poursuivis lundi à Jérusalem-Est, notamment sur l’Esplanade des Mosquées où plus de 200 personnes ont été blessées, selon les informations rapportées par plusieurs médias.

    « Les autorités israéliennes doivent faire preuve de la plus grande retenue et respecter le droit à la liberté de réunion pacifique », a dit le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans une déclaration de presse publiée dans la nuit de dimanche à lundi, soulignant que « tous les dirigeants ont la responsabilité d’agir contre les extrémistes et de dénoncer tous les actes de violence et d’incitation à la haine ».

    Dans un communiqué conjoint publié samedi, les envoyés du Quartet (ONU, Etats-Unis, Russie et Union européenne) ont appelé les autorités israéliennes « à éviter des mesures qui aggraveraient encore la situation pendant cette période des jours saints musulmans ». M. Guterres et les envoyés du Quartet ont demandé à ce que le statu quo sur les lieux saints de Jérusalem soit maintenu et respecté.

    « Nous sommes alarmés par les déclarations provocantes de certains groupes politiques, ainsi que par le lancement de roquettes et la reprise de ballons incendiaires de Gaza vers Israël, et les attaques contre les terres agricoles palestiniennes en Cisjordanie », ont déclaré les membres du Quartet. « Tous les dirigeants ont la responsabilité d’agir contre les extrémistes et de dénoncer tous les actes de violence et d’incitation à la haine », ont-ils ajouté.

    Dès jeudi, Coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix aux Moyen-Orient, Tor Wennesland, avait appelé à ce que « les auteurs de violence de tous bords rendent des comptes et soient rapidement traduits en justice ». M. Wennesland avait également appelé les dirigeants politiques, religieux et communautaires de toutes les parties à s’opposer fermement à la violence, à l’incitation à la violence et à la rhétorique incendiaire. « Si elle n’est pas résolue, la situation pourrait devenir incontrôlable », avait-il alors prévenu. 

    Mettre fin aux évictions de familles palestiniennes et aux démolitions de leurs maisons
    Le Secrétaire général de l’ONU, le Coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen- Orient et les membres du Quartet se sont également déclarés profondément préoccupés par les possibles expulsions de familles palestiniennes de leurs maisons dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan, à Jérusalem-Est, cette partie de la ville étant considéré comme un territoire occupé par les Nations Unies.

    M. Guterres a exhorté Israël à cesser les démolitions et les expulsions, conformément à ses obligations au titre du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’homme, relayant ainsi l’appel similaire fait par M. Wennesland trois jours plus tôt.

    Dans les quartiers de Sheikh Jarrah et Silwan, les familles palestiniennes menacées d’être expulsés de leurs maisons y « vivent depuis des générations », ont rappelé les membres du Quartet qui ont exprimé « leur opposition aux actions unilatérales, qui ne feront qu’aggraver l’environnement déjà tendu ».

    Réunion d’urgence du Conseil de sécurité
    Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général de l’ONU a réaffirmé son engagement, notamment par le biais du Quartet, à aider les Palestiniens et les Israéliens à résoudre le conflit sur la base des résolutions pertinentes des Nations Unies, du droit international et des accords bilatéraux.

    La Chine qui préside le Conseil de sécurité des Nations Unies au mois de mai a annoncé, lundi, que ce dernier tiendra des consultations d’urgence sur la situation à Jérusalem-Est.

    « Le Conseil doit agir rapidement pour demander une désescalade des tensions et réaffirmer son attachement à la solution de deux États », a déclaré l’Ambassadeur chinois aux Nations Unies, Zhang Jun, sur Twitter.

    ONU Info, 10 mai 2021

    Etiquettes : ONU, Palestine, Jérusalem, Al Qods, Israël, violences,

  • Sahara occidental : le Maroc se fâche avec tout le monde

    Le conflit au Sahara occidental affecte sérieusement les relations diplomatiques entre le Maroc et deux de ses principaux partenaires européennes, l’Espagne et l’Allemagne.

    Les choses ne se passent pas tout à fait comme souhaité et attendu par le Maroc dans le dossier du Sahara occidental. En décembre dernier, le royaume avait signé un deal triangulaire avec Israël et les États-Unis en vertu duquel il établissait des relations avec Israël, et Donald Trump reconnaissait la souveraineté marocaine sur les territoires du Sahara occidental occupé.

    Plus de quatre mois après, les dividendes attendus ne s’enchaînent pas et le Maroc se retrouve « fâché » avec au moins deux grands pays européens, l’Allemagne et l’Espagne, tandis que rien de définitif n’est acquis concernant la position des États-Unis sur la question.

    C’est avec l’Allemagne que la crise est allée le plus loin. Le 1er mars, le Maroc avait décidé de couper tout contact avec l’ambassadeur d’Allemagne à Rabat. Ce jeudi 6 mai, il a annoncé le rappel de son ambassadrice à Berlin.

    « La République fédérale d’Allemagne a multiplié les actes hostiles et les actions attentatoires à l’égard des intérêts supérieurs du royaume », a affirmé le ministère marocain des Affaires étrangères dans un communiqué.

    Le royaume n’apprécie pas la position de l’Allemagne sur la question du Sahara occidental, l’accusant d’actes « hostiles » et d’ « activisme antagonique » depuis la reconnaissance par l’ex-président américain Donald Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

    Il reproche aussi à l’Allemagne son « acharnement continu à combattre » son rôle régional du Maroc. Celui-ci n’avait pas été invité au sommet de Berlin sur la Libye en janvier 2020. Autre grief retenu à l’égard du pays d’Angela Merkel, sa « complicité à l’égard d’un ex-condamné pour des actes terroristes », en référence à Mohamed Hajib, un Germano-Marocain condamné en 2010 par la justice marocaine à dix ans de réclusion pour « terrorisme ».

    La contrepartie de la reconnaissance d’Israël risque de tomber à l’eau
    Si, avec l’Allemagne, le Sahara occidental n’est pas le seul sujet de discorde, avec l’Espagne, c’est essentiellement cette question qui brouille les relations entre les deux pays en ce moment. Précisément, l’hospitalisation du président de la République sahraouie, Brahim Ghali, dans un hôpital espagnol. M. Ghali est atteint de Covid-19.

    Dans un premier temps, des sources marocaines, notamment médiatiques, ont tenté de faire croire que le président de la RASD a reçu une convocation de la justice espagnole.

    Une information qui se trouve démentie de fait par la colère du Maroc, qui dénonce « l’inaction de la justice espagnole ». La diplomatie marocaine reproche à l’Espagne « un acte grave et contraire à l’esprit de partenariat et de bon voisinage », et évoque des « manœuvres ourdies derrière le dos d’un partenaire et d’un voisin ».

    L’Espagne a expliqué qu’elle a reçu M. Ghali pour des considérations « humanitaires ».

    Le fait que les autorités espagnoles n’aient pas informé leurs homologues marocaines de l’hospitalisation de M. Ghali en Espagne n’est pas une « omission » pour la diplomatie marocaine qui estime qu’« il s’agit d’un acte prémédité, d’un choix volontaire et d’une décision souveraine de l’Espagne, dont le Maroc prend pleinement acte » et « en tirera toutes les conséquences ».

    Avec les États-Unis, ce n’est pas la lune de miel non plus. Depuis le départ de Donald Trump de la Maison Blanche, les Marocains redoutent fortement une renonciation de son successeur Joe Biden à la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental.

    Et la dernière désillusion en date du Maroc sur la question est survenue la semaine dernière. Il s’agit du démenti apporté à une information faisant état de la décision de l’administration Biden de maintenir de décret de Trump.

    « Aucune décision de ce type n’a été prise. Nous menons des consultations particulièrement avec les parties sur la meilleure voie à suivre, et on a rien de plus à annoncer », a déclaré un porte-parole du département d’État américain sous couvert de l’anonymat. C’est toute la contrepartie des relations établies avec Israël qui risque de tomber à l’eau.

    TSA-Algérie, 08 mai 2021

    Etiquettes : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Allemagne, Etats-Unis, Espagne, ONU,

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 6 mai 2021

    Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 6 mai 2021

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Vaccins contre la COVID-19

    Dans une déclaration publiée aujourd’hui, le Secrétaire général se félicite de l’appui sans précédent exprimé hier par les Etats-Unis à l’idée de renoncer aux protections accordées au titre de la propriété intellectuelle, s’agissant de la COVID-19.

    Cérémonie commémorative

    Ce matin, le Secrétaire général a rendu hommage aux membres du personnel des Nations Unies qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, l’année dernière.

    Il a déclaré que l’année 2020 a été une année inédite dans l’histoire des Nations Unies. Le monde a été confronté à une pandémie sans merci qui continue de charrier des souffrances énormes. Il a ajouté qu’à la lumière de la magnitude de la pandémie et de son impact extraordinaire, cette cérémonie commémorative honore aussi tous les collègues qui ont succombé à la maladie, l’année dernière.

    Par conséquent, a ajouté le Secrétaire général, la cérémonie de cette année rend hommage au nombre le plus élevé de collègues qui ont perdu la vie, en une seule année, à savoir 336.

    Les membres du personnel dont on a salué la mémoire incarnent l’essence même du multilatéralisme, à savoir des gens dans le monde qui joignent leurs forces pour créer un monde meilleur.

    Climat

    Ce matin, le Secrétaire général a également prononcé un discours au Dialogue Petersberg sur le climat. M. António Guterres a averti qu’avec les engagements actuels, nous nous acheminons toujours vers une hausse de la température terrestre de 2,4 degrés d’ici à la fin du siècle. Mais il a ajouté que si nous travaillons ensemble, nous pouvons faire barrage aux pires impacts de la perturbation climatique et exploiter le redressement post-COVID-19 pour avancer sur une voie plus propre et plus verte.

    « Le fait est que » a-t-il ajouté, d’ici à 2030, nous devons réduire de 45% par rapport à 2010, les niveaux d’émission pour parvenir à la neutralité carbone d’ici à 2050.

    Le Secrétaire général a dit que le succès de la vingt-sixième Conférence des Parties, COP26, dépend d’une percée dans l’adaptation et le financement. Il a souligné que le prochain Sommet du G7 sera un moment déterminant et a appelé les leaders concernés à jouer un rôle de chef de file, avec d’autres pays développés, pour annoncer des promesses de contributions substantielles dans les cinq prochaines années.

    Nous n’avons tous qu’une petite fenêtre d’opportunité qui se rétrécit pour faire ce qu’il faut, a prévenu le Secrétaire général.

    Yémen

    La situation humanitaire plonge, avec plus de 20 millions de Yéménites qui ont besoin d’assistance, y compris plus de 16 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, qui connaissent la faim cette année. Des dizaines de milliers de gens vivent déjà dans des conditions de famine, risquant d’être rejoints bientôt par cinq millions d’autres.

    Le nombre des cas de COVID-19 a explosé, les hôpitaux et les centres de santé refusant, selon les informations, les patients, compte tenu du manque de ressources pour les traiter.

    Les combats se sont intensifiés, en particulier à Mareb, où une offensive des forces houthistes a provoqué la fuite de près de 20 000 personnes et menace la sécurité de millions de gens.

    La saison des pluies est là avec les inondations de ces derniers jours qui ont touché plus de 22 000 personnes dont la plupart est déjà déplacée ou vit dans des abris inadéquats.

    Les agences humanitaires ont besoin cette année de 3,85 milliards de dollars pour éviter une famine massive, répondre à la flambée de la COVID-19 et satisfaire les besoins vitaux. À ce jour, la réponse n’est financée qu’à hauteur de 34%.

    L’opération humanitaire au Yémen visait à aider près de 14 millions de personnes mais ce chiffre est descendu à 10 millions, principalement en raison des coupes budgétaires.

    Éthiopie

    Une somme de 65 millions de dollars a été versée aujourd’hui pour la réponse humanitaire en Éthiopie. Elle comprend 45 millions du Fonds des Nations Unies pour l’Éthiopie et 20 millions du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF).

    La somme a été versée alors que la situation sécuritaire dans le Tigré demeure volatile; les agents humanitaires étant incapables d’aider ceux qui sont dans le besoin et des cas de COVID-19 ayant été signalés parmi les déplacés à Mekelle.

    Un total de 40 millions de dollars sera consacré à l’opération humanitaire dans le Tigré, pour financer les abris de secours, l’eau potable et les centres de soins. Il s’agira aussi de financer la prévention et la réponse à la violence sexuelle et fondée sur le genre ainsi que les télécommunications pour les opérations humanitaires.

    Les 25 millions restants iront aux opérations humanitaires dans le reste du pays, y compris contre la sécheresse dans les régions de Somali et d’Oromia.

    Selon les équipes de l’ONU sur place, plus de 16 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire en Éthiopie, dont 4,5 millions dans le Tigré.

    Myanmar

    L’équipe de pays des Nations Unies se dit profondément préoccupée par le recours à la force contre les enfants, y compris à l’aide de balles réelles.

    L’équipe appelle les forces de sécurité à s’abstenir de la violence et à épargner les enfants et les jeunes gens.

    Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), au moins 53 enfants ont perdu la vie, à ce jour depuis le début des violences, le 1er février, beaucoup d’autres sont blessés.

    Inde/COVID-19

    L’équipe de pays des Nations Unies aide les autorités, tant nationales que locales, à s’attaquer à la pandémie.

    L’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont fourni près de 10 000 concentrateurs d‘oxygène, près de 10 millions de masques médicaux et plus d’un 1,5 million de masques faciaux. L’équipe a aussi acheté des respirateurs et des centrales d’oxygène.

    L’UNICEF fournit des équipements pour la chaîne du froid des vaccins et l’équipe de pays a fourni des appareils et des kits de dépistage ainsi que des scanners thermiques pour les aéroports.

    L’OMS fournit également des tentes et des lits aux centres de soins provisoires et a déployé des milliers de spécialistes de la santé publique.

    L’UNICEF et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aident à la surveillance de plus 175 000 centres de vaccination en Inde.

    Jérusalem

    M. Tor Wennesland, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, s’est dit profondément préoccupé par la montée des tensions et de la violence en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, depuis le début du mois sacré du Ramadan.

    M. Wennesland a répété que les Forces de sécurité israéliennes doivent faire preuve de la plus grande retenue et n’utiliser une force léthale que lorsqu’elle est strictement inévitable pour protéger la vie. Les auteurs de violence des deux côtés doivent répondre de leurs actes et être traduits rapidement en justice.

    Le Coordonnateur spécial a indiqué que les derniers développements liés à l’expulsion de familles de réfugiés palestiniennes à Cheik Jarrah et dans les autres quartiers de Jérusalem-Est occupé, sont extrêmement inquiétants. Il a exhorté Israël à cesser les démolitions et les expulsions, conformément à ses obligations, en vertu du droit international humanitaire.

    Gaz méthane

    Un rapport publié aujourd’hui par la Climate and Clean Air Coalition et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) montre que les émissions de gaz méthane dues à l’activité humaine peuvent être réduites de 45% au cours de cette décennie. Un telle réduction éviterait près de 0,3°C de réchauffement de la planète d’ici à 2045 et mettrait à portée de main à l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat visant à limiter l’augmentation de la température terrestre à 1,5 degré Celsius.

    Le gaz méthane compte pour près d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. La plupart des émissions causées par l’activité humaine vient des combustibles fossiles, des déchets et de l’agriculture. Parce que le gaz méthane est un des principaux facteurs de la formation de l’ozone au sol, une réduction de 45% pourrait éviter, par an, 260 000 morts prématurées, 775 000 consultations médicales pour maladie liée à l’asthme, 73 milliards d’heures de travail perdues à cause d’une chaleur extrême et 25 millions de tonnes de récoltes perdues.

    Prix des produits alimentaires

    À Rome, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a indiqué aujourd’hui que les prix internationaux des produits alimentaires ont augmenté pour le onzième mois consécutif en avril, le sucre menant la danse et les céréales reprenant leur courbe ascendante.

    L’indice FAO des prix des produits alimentaires est supérieur de 1,7% au mois de mars et de 3,8% à la même période l’année dernière. L’Indice est à son plus haut niveau depuis mai 2014.

    Conférence de presse virtuelle

    Après leur réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie, les membres européens, l’Estonie, la France et l’Irlande, ont répondu aux questions de la presse, aux côtés de leurs anciens collègues européens du Conseil, l’Allemagne et la Belgique.

    Etiquettes : ENFANTS, QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE, ALIMENTATION, AFFAIRES HUMANITAIRES, QUESTIONS D’ORGANISATION, MOYEN-ORIENT, INDE, ISRAËL, ÉTHIOPIE, MYANMAR, ÉTAT DE PALESTINE, ÉTATS-UNIS, YÉMEN,

  • ONU : Rosalía Arteaga, présidente éphémère de l’Équateur, veut se présenter contre Guterres

    Stéphanie Fillion*

    Rosalía Arteaga, ancienne présidente équatorienne, envisage de participer à la course pour être la première femme à diriger les Nations Unies et à battre le secrétaire général António Guterres, grâce à une campagne «soutenue par le peuple».

    L’annonce de la campagne Forward , un nouveau mouvement basé à Londres qui organise des primaires mondiales ouvertes et numériques pour trouver un candidat «non masculin», pourrait changer la donne dans le processus de sélection jusqu’ici incontesté. Arteaga, 64 ans, est le premier candidat sérieux à rejoindre potentiellement la course en tant qu’ancien chef d’État; cependant, elle n’a pas encore obtenu le soutien de son gouvernement, ce qui est une exigence non écrite que bon nombre des 193 pays des Nations Unies semblent exiger.

    «Je suis convaincu de l’importance et de la validité des organisations internationales», a déclaré Arteaga dans un communiqué de presse publié par Forward et vu par PassBlue et Geneva Solutions.

    « Je crois qu’ils sont appelés à jouer un rôle fondamental dans cette société du troisième millénaire et de l’ère post-COVID », a-t-elle ajouté. «En ce sens, les femmes ont beaucoup à apporter. L’ONU doit être ouverte au leadership féminin, être inclusive et montrer que des solutions peuvent être générées sur la base d’une perspective différente. »

    Arteaga a été la première femme équatorienne à être présidente – quoique fugitive, pendant deux jours en 1997 – et a occupé le poste de vice-présidente d’août 1996 à février 1997. Elle a souvent accusé le machisme et la misogynie de sa présidence éphémère, expliquant qu’elle ne voulait pas pour servir d’ornement au pouvoir de facto dans le pays. La disparition rapide d’Arteaga en tant que présidente était le résultat d’une lutte pour le pouvoir – et son portrait n’a été accroché dans le palais du gouvernement qu’en 2018. «Il était facile d’oublier une femme», a-t-elle dit. «Cela révèle qu’il existe toujours une culture machiste très forte en Équateur et dans le monde entier.»

    Arteaga, qui est avocate, est née à Cuenca et vit maintenant dans la capitale, Quito. Elle a fait ses études à l’Université de Cuenca et à l’Université pontificale catholique de l’Équateur. Elle a également été ministre de l’Éducation et sous-secrétaire à la culture. Elle a été secrétaire générale de l’Organisation du Traité de coopération amazonienne, une organisation internationale vouée à la promotion du développement durable dans la région amazonienne.

    L’équipe Forward présente également une candidate à la vice-secrétaire générale, Paula Bertol , 56 ans, législatrice argentine. Normalement, un secrétaire général de l’ONU choisit son propre adjoint; actuellement, c’est Amina Mohammed, 59 ans, du Nigéria.

    Bouleversé le statu quo?

    António Guterres, qui tourne 72 le 30 Avril, est actuellement en cours d’ exécution sans opposition pour un second mandat de cinq ans à compter de Janvier 2022. D’ autres candidats potentiels poids lourds ont jusqu’à présent évité de la course cette année traditionnellement, les secrétaires généraux gagnent un second mandat facile , et au moins deux membres permanents du Conseil de sécurité, la Grande-Bretagne et la Chine , ont déjà ouvertement exprimé leur soutien à Guterres, tout comme des blocs régionaux comme l’Union européenne. Guterres est un ancien Premier ministre du Portugal et a dirigé l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés pendant 10 ans à Genève avant de rejoindre l’ONU à New York en 2017.

    Les fondateurs de Forward, Colombe Cahen-Salvador et Andrea Venzon, ont rencontré une certaine réticence de la part d’autres dirigeants nationaux et de hauts responsables gouvernementaux à prendre part à la course, frustrés par la résistance de l’ONU au changement. «Parce que c’est un processus tellement obscur et peu transparent, les gens ne se sentent pas à l’aise de se mettre en avant», a déclaré Venzon à PassBlue et Geneva Solutions.

    Cahen-Salvador et Venzon sont cependant fiers du candidat qu’ils ont recruté et espèrent qu’Arteaga sera inclus dans le processus, mais ils ne le tiennent pas pour acquis. L’Équateur est au milieu d’une transition gouvernementale, donc Arteaga n’a pas encore obtenu l’approbation nationale, selon Forward. (Guterres a accompli cette formalité.)

    La campagne a approché l’Équateur et d’autres pays pour soutenir Arteaga, et l’Équateur a manifesté de l’intérêt pour sa candidature, mais il est peu probable qu’il agisse jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit en place à la fin du mois de mai, selon Venzon et Cahen-Salvador.

    Seton Hall United Nations Intensive Summer Study Program
    « Nous pensons qu’il est naturel qu’ils manifestent de l’intérêt, honnêtement, compte tenu du fait qu’elle était une ancienne présidente et vice-présidente », a déclaré Cahen-Salvador lors d’un entretien téléphonique. «C’est une candidate très, très forte. Ce sont des conversations informelles [avec l’Équateur et d’autres pays], mais ils nous écoutent. »

    L’objectif de Forward est de rendre la procédure de sélection du secrétaire général (certains membres des Nations Unies hésitent à appeler cela une élection) plus transparente et démocratique suite à certaines réformes en 2016, avec l’arrivée de 13 candidats, dont sept femmes. Des débats officiels et des échanges avec tous les candidats ont eu lieu pendant la majeure partie de l’année jusqu’à ce que Guterres soit recommandé par les 15 membres du Conseil de sécurité en octobre et que l’Assemblée générale, composée de 193 membres, approuve le choix peu après.

    Forward est également impatient de voir l’ONU avoir sa première femme à la tête de ses 76 ans d’histoire.

    Actuellement, il y a six autres candidats auto-nominés, y compris un jeune membre du personnel de l’ONU et canadien, Arora Akanksha , mais leurs candidatures ne sont pas reconnues par l’Assemblée générale des Nations Unies et les présidents du Conseil de sécurité parce que les étrangers ne sont pas soutenus par un État membre de l’ONU.

    Alors que Brenden Varma, le porte-parole de Volkan Bozkir, président de l’Assemblée, a déclaré au début de cette année que le processus était guidé par la résolution 69/321 de l’Assemblée générale , qui n’empêchait pas les gens de se présenter eux-mêmes, il a ensuite fait marche arrière en ne partageant pas publiquement la les noms des candidats sans soutien national. Récemment, il a déclaré que les présidents de l’Assemblée et du Conseil de sécurité doivent accepter d’envoyer une lettre «conjointe» aux États membres de l’ONU pour divulguer les noms des «candidats», précisant qu’il s’agit d’une double responsabilité.

    Geraldine Byrne Nason, Ambassadrice d’Irlande auprès de l’ONU et siégeant actuellement au Conseil de sécurité, a fait écho à la nécessité pour un candidat d’être soutenu par un pays: «L’Irlande examinera tous les candidats proposés par un État membre de l’ONU – nous considérerons les candidats sur leur mérite », a-t-elle déclaré dans un e-mail.

    Forward a déclaré qu’il tiendrait un vote de «confirmation numérique» de 48 heures (les gens peuvent s’inscrire pour voter sur le site Web de Forward ) à partir du 30 avril, et qu’il tiendrait ensuite une conférence de presse sur les prochaines étapes pour partager la vision d’Arteaga en tant que secrétaire général.

    Un nouveau secrétaire général adjoint?

    La campagne a également nommé une potentielle secrétaire générale adjointe, Paula Bertol, une députée argentine qui était plus récemment la représentante permanente de son pays auprès de l’Organisation des États américains.

    « Ce n’était pas contre le député actuel ou quoi que ce soit », a déclaré Cahen-Salvador à propos de la candidature de Bertol. «C’était plutôt une question de nouveau secrétaire; si c’est un nouveau, nous nommerons Bertol c omme député.

    Bien qu’aucun pays n’ait montré le moindre désir de faire pression pour une course compétitive, aucun des 193 États membres de l’ONU n’ayant reconnu aucun des candidats actuellement auto-désignés, de nombreux pays ont exprimé leur souhait que le processus soit plus démocratique. Lors d’une réunion de l’Assemblée générale le 23 avril, au moins une douzaine de pays et de blocs régionaux ont déclaré à plusieurs reprises que l’ONU devait suivre une voie plus démocratique, mais personne n’a dit que cela devait arriver maintenant.

    Le 7 mai, Bozkir mènera un dialogue informel, qui fait partie des directives de résolution de l’Assemblée générale; l’interaction de trois heures avec Guterres en tant que seul candidat est censée impliquer la société civile qui pose des questions.

    Global Connection Television – The only talk show of its kind in the world
    Le 5 avril, le mouvement Forward a adressé une lettre à Bozkir et au président du Conseil de sécurité, tenu ce mois-ci par le Vietnam, pour «ne pas engager les procédures de sélection du Secrétaire général avant la conclusion du processus Forward en mi-mai. » Le porte-parole de Bozkir a déclaré que le bureau n’avait pas reçu la lettre envoyée par courrier électronique.

    Venzon a déclaré: «Nous n’avons reçu aucune réponse, ce qui, dans un monde normal, je dirais serait très décevant, mais dans le processus de l’ONU, nous trouvons cela tout à fait normal. Nous ne nous attendions pas à la réponse.

    Maurizio Guerrero a contribué à la rédaction de cet article.

    L’article a été co-publié avec Geneva Solutions .

    L’article a été mis à jour le 29 avril 2021 pour indiquer que le bureau de Volkan Bozkir a déclaré qu’il n’avait jamais reçu la lettre de Forward pour retarder le processus de sélection de l’initiation en mai.

    *Stéphanie Fillion est une journaliste basée à New York spécialisée dans les affaires étrangères et les droits de l’homme qui écrit régulièrement pour PassBlue depuis un an, notamment en coproduisant UN-Scripted, une nouvelle série de podcasts sur les affaires mondiales à travers le prisme de l’ONU. Elle détient une maîtrise en journalisme, politique et affaires mondiales de l’Université Columbia et un baccalauréat en sciences politiques de l’Université McGill. Fillion a reçu une bourse de l’Union européenne au Canada pour les jeunes journalistes en 2015 et a été chargée de rédaction pour La Stampa en 2017. Elle parle français, anglais et italien.

    Pass Blue, 29 avr 2021

    Etiquettes : ONU, Antonio Guterres, Rosalía Arteaga, ancienne présidente équatorienne, Equateur,



  • Staffan de Mistura, l’ex-médiateur de l’ONU en Syrie qui ne voulait plus serrer la main de Bachar el-Assad

    L’ambassadeur est revenu mardi à Londres sur ses années comme envoyé de l’ONU en Syrie entre 2014 et 2018. Il a expliqué les raisons de son départ et s’est montré confiant sur l’avenir de la Syrie.

    Par Stanislas Poyet

    Voilà un an que Staffan de Mistura a quitté son poste d’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie. Depuis, il n’était jamais revenu publiquement sur ses quatre années passées à jouer les intermédiaires dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts.

    Au centre Aga Khan, à Londres, le diplomate italo-suédois s’est expliqué mardi 5 novembre sur les raisons de son départ. «Pourquoi suis-je parti l’année dernière?, se demande-t-il devant l’assemblée. Et bien, officiellement pour des raisons personnelles. Officieusement, parce que je sentais que la guerre touchait territorialement à sa fin, et ayant combattu contre ce qui s’était passé à Alep, à Idlib, à Daraya, je ne pouvais pas être celui qui serre la main d’Assad en disant “malesh” [“ce n’est pas grave” en arabe]».

    Pourtant, Staffan de Mistura s’est toujours revendiqué d’un réalisme politique. Il discutait avec toutes les factions en présence. Le médiateur de l’ONU a toujours eu à cœur de maintenir Bachar el-Assad dans le jeu des négociations. En 2015, un an après sa nomination il assure qu’«Assad fait partie de la solution», et il a depuis toujours cherché à ménager le régime pour en obtenir des concessions, un ménagement que certains ont lu comme de la complaisance.

    Devant son auditoire Staffan de Mistura a aussi défendu son bilan. L’intervention humanitaire de l’ONU et ses dénonciations des crimes de guerre auraient, estime-t-il, sauvé quelque 700.000 vies. Ces prises de position lui ont coûté sa marge de manœuvre, argue l’ancien médiateur, pour qui dénoncer les crimes de guerre ne fait pas parti du «manuel du parfait négociateur». Mais Staffan de Mistura affirme ne rien regretter de ses prises de position, bien qu’elles aient «réduit son espace de négociation».

    « Je ne pouvais pas être celui qui serre la main d’Assad en disant “malesh” [“ce n’est pas grave“ en arabe] »

    Staffan de Mistura
    Incorrigible optimiste

    Devant le parterre de l’Aga Khan, le diplomate qui s’était décrit lui-même en 2015 comme souffrant «d’une terrible maladie chronique, celle de l’optimisme», s’est montré confiant pour l’avenir de la Syrie. Lui qui avait été le spectateur impuissant de l’intervention de la Russie aux côtés du régime syrien en 2015, affirme que la Russie souhaite un traité de paix. «La Russie n’a aucun intérêt, aucune volonté, aucune capacité à reconstruire la Syrie, explique-t-il. Elle n’a aucune intention, si elle est intelligente, de rester seule avec entre les mains la chandelle qui, une fois consommée, lui brûlera les mains. Elle préférera la transmettre à l’Europe qui pourra alors contribuer à la reconstruction».

    Staffan de Mistura révèle même qu’un accord entre la Russie et les États-Unis avait été conclu en 2016, les premiers promettant de maintenir au sol les avions syriens, les seconds de faire pression sur l’opposition pour évincer le Front Al-Nosra, l’ancienne branche syrienne d’Al-Quaïda, aujourd’hui connue sous le nom d’Hayat Tahrir al-Sham. «Les Russes voulaient un accord parce qu’il craignait qu’Hillary Clinton ne devienne présidente et inaugure une politique plus musclée», poursuit-il. Mais l’accord a tourné court lorsqu’un convoi de l’ONU a été bombardé la même année, et que les regards accusateurs se tournaient vers la Russie.

    Même la situation des Kurdes syriens n’échappe pas à son optimisme. Alors que les forces des YPG – les milices kurdes de Syrie – font face à une offensive turque de grande ampleur, Staffan de Mistura professe sa foi que la Russie exigera des Syriens qu’ils maintiennent l’autonomie du Rojava. En attendant, Damas réinvesti les zones kurdes, et la semaine dernière, les premiers échanges de tirs ont opposé l’armée syrienne aux forces turques.

    Le Figaro, 6 nov 2019

    Etiquettes : Staffan de Mistura, Syrie, ONU, Bachar Al assad,

  • Un détenu de Guantanamo dépose plainte à l’ONU pour détention arbitraire

    Un détenu de Guantanamo, Abou Zoubaydah, qui dit avoir été arrêté et torturé après les attentats du 11-septembre, s’apprête à déposer une plainte auprès d’une agence de l’ONU pour sa détention qui dure depuis près de 19 ans, a annoncé jeudi son avocate.

    La plainte, qui vise les Etats-Unis et six autres pays, sera déposée vendredi auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire, un groupe consultatif d’experts indépendants, pour lui demander d’intervenir dans son dossier, a précisé l’avocate Helen Duffy.

    Arrêté en 2002 au Pakistan

    Aujourd’hui âgé de 50 ans, Zayn al-Abidin Mohammed Hussein, dit Abou Zoubaydah, est un Palestinien né en Arabie saoudite, qui était considéré par la CIA comme un responsable de haut rang d’Al-Qaïda ayant participé aux préparatifs des attentats du 11 septembre 2001.

    Selon son avocate, il a été arrêté en 2002 au Pakistan et remis à la CIA, qui l’a détenu dans plusieurs prisons secrètes où il a été le premier prisonnier soumis à la torture, subissant notamment 83 séances de « waterboarding », ces noyades simulées aujourd’hui interdites par les Etats-Unis.

    Il a été transféré en 2003 à Guantanamo, où il est toujours détenu sans inculpation ni espoir d’être un jour libéré, et la CIA a reconnu depuis qu’Abou Zoubaydah n’appartenait pas à Al-Qaïda.

    « Sa détention n’a aucune base légale selon les lois internationales et c’est une offense à tous les principes de respect des procédures », a noté Mme Duffy dans un communiqué.

    Il demande l’aide de 6 pays

    Dans sa plainte, Abou Zoubaydah va demander à l’agence de l’ONU de conclure que les Etats-Unis doivent le libérer.

    Il veut également que les six autres pays qui seraient impliqués dans sa détention : Grande-Bretagne, Thaïlande, Afghanistan, Lituanie, Pologne et Maroc, prennent toutes les mesures pour assurer sa libération, y compris en lui offrant l’asile.

    « Après 19 ans de détention arbitraire, la seule solution légale appropriée serait sa libération et sa réhabilitation », a ajouté son avocate. La réponse de l’administration du président Joe Biden « permettra de tester les engagements qu’il a pris récemment en faveur des règles de droit et des droits humains ».

    AFP

    Vivreici.be, 30 avr 2021

    Etiquettes : Etats-Unis, Guantanamo, ONU, plainte, Abou Zoubaydah, Zayn al-Abidin Mohammed Hussein, Al-Qaïda, terrorisme, torture, ONU, Groupe de travail sur la détention arbitraire, Grande-Bretagne, Thaïlande, Afghanistan, Lituanie, Pologne et Maroc,

  • Sahara Occidental : renouveler le mandat de la MINURSO, a-t-il un sens quelconque?

    Le mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) expire le 30 avril 2021. C’est ce qui justifie l’inclusion de la question sahraouie dans l’agenda du Conseil de Sécurité au mois d’avril. « L’échéance d’avril » tant décrié dans les documents confidentiels de la diplomatie que le célèbre hacker Chris Coleman a balancé sur la toile. Le Conseil doit renouveler ce mandat. Mais, ce renouvellement, a-t-il un sens dans les conditions actuelles?

    Une question légitime puisque la MINURSO a échoué dans la mission pour laquelle a été créée : l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.
    Aprés avoir été déviée de cette mission, les Etats-Unis et la France lui ont attribué la seule mission de surveiller le cessez-le-feu. Là aussi, elle a été couronnée par un échec total puisque depuis le 13 novembre 2020 les canons n’arrêtent pas de parler. Par conséquent, il y a lieu de se demander, si le Conseil de Sécurité renouvelle son mandat, quelle sera sa mission dans une situation de guerre totale entre le Maroc et le Front Polisario.
    Etiquettes : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, ONU, MINURSO, Conseil de Sécurité,
  • La semaine prochaine au Conseil de Sécurité des Nations Unies

    Le lundi 26 avril, le Conseil de sécurité tiendra une réunion d’information par vidéoconférence (VTC), suivie de consultations par VTC, sur la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies à Abyei (UNISFA). Les intervenants attendus sont le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Corne de l’Afrique, Parfait Onanga-Anyanga.

    Mardi (27 avril), le Viet Nam devrait organiser un débat ouvert de haut niveau via VTC sur la protection des biens civils indispensables. Le ministre vietnamien des Affaires étrangères, Bùi Thanh Sơn, présidera la réunion. Les intervenants attendus sont le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, le président du CICR, Peter Maurer, et le président du conseil d’administration de l’Institut international de la paix (IIP), Kevin Rudd. La réunion pourrait déboucher sur une résolution dont le Viet Nam est le fer de lance.

    Un briefing du VTC, suivi de consultations du VTC, sur les développements politiques et la situation humanitaire en Syrie aura lieu mercredi (28 avril). L’envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie, Geir O. Pedersen, et le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, sont les intervenants prévus.

    Cette semaine, les membres du Conseil poursuivront la négociation d’un projet de résolution élargissant le mandat de la Mission de vérification des Nations unies en Colombie pour y inclure le contrôle du respect des peines prononcées par la Juridiction spéciale pour la paix (SJP), le volet judiciaire du système de justice transitionnelle établi par l’accord de paix de 2016.

    Un dialogue interactif informel sur les mercenaires en Libye pourrait avoir lieu cette semaine.

    Toujours cette semaine, le groupe informel d’experts sur les femmes, la paix et la sécurité se réunira virtuellement pour discuter du Mali jeudi (29 avril).

    Au niveau des organes subsidiaires, le Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés se réunira à huis clos en VTC le mercredi 28 avril. La réunion comprendra une discussion des conclusions sur le Sud-Soudan avec le représentant permanent du Sud-Soudan auprès de l’ONU et une présentation du rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés en Syrie.

    Une réunion du Comité d’état-major est prévue pour le jeudi (29 avril).

    Etiquettes : ONU, Conseil de Sécurité, agenda, débats, sujets, Force intérimaire de sécurité des Nations Unies à Abyei, UNISFA, protection des biens civils indispensables, Syrie, Mission de vérification des Nations unies en Colombie, Juridiction spéciale pour la paix, SJP, justice transitionnelle, Libye, mercenaires, femmes, Mali, Soudan,