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  • L’Egypte empêche Tebboune de tenir un sommet tripartite à Doha

    L’Egypte empêche Tebboune de tenir un sommet tripartite à Doha – Algérie, Abdelmadjid Tebboune, Koweït, Qatar, Sommet Arabe, Palestine, Sahara Occidental, Maroc,

    Les causes de friction seraient notamment le soutien algérien à un nouveau bloc africain et la rencontre de Tebboune avec Dbeibah à Doha.
    La tournée dans le Golfe du président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui l’a conduit au Qatar et au Koweït, a été marquée par une montée inattendue des tensions avec l’Egypte.

    La crise soudaine a entraîné l’annulation d’un sommet tripartite qui devait se tenir au Koweït entre le dirigeant algérien, son homologue égyptien, le président Abdel Fattah al-Sisi et l’émir du Koweït, le cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Sabah.

    Des sources politiques algériennes ont lié l’annulation de la réunion à l’annonce par l’Algérie d’un nouveau bloc africain, que le Caire considère comme préjudiciable à ses propres intérêts en Afrique.

    Une autre cause possible de friction, selon les sources, était la rencontre tenue à Doha entre le président algérien et le chef du gouvernement libyen d’unité nationale, Abdulhamid Dbeibah. Cette rencontre a pu irriter le président égyptien, dont le pays soutient le nouveau gouvernement de Fathi Bashagha, récemment désigné premier ministre par le parlement libyen.

    Selon les médias arabes, le président égyptien a quitté la capitale koweïtienne quelques heures avant l’arrivée de son homologue algérien du Qatar, annulant ainsi le sommet entre les dirigeants des trois pays.

    La rencontre Dbeibah-Tebboune aurait été interprétée par le Caire comme l’expression du soutien algérien au gouvernement libyen sortant, qui refuse de démissionner.

    L’Egypte a également été apparemment ennuyée par les informations selon lesquelles le gouvernement de Tebboune est en train de lancer un groupe africain des quatre.

    Les relations entre l’Égypte et l’Algérie semblaient s’être améliorées ces dernières semaines, avec la visite de Tebboune au Caire, où l’Égypte a soutenu la convocation du prochain sommet arabe en Algérie et s’est montrée disposée à aider à persuader les pays arabes d’y assister à un niveau élevé sur la base d’un ordre du jour convenu. en avance.

    Ces dernières années, la crise libyenne a été un sujet de discorde entre Alger et Le Caire en raison de leurs positions divergentes sur le conflit et son éventuel règlement. Mais tous deux ont ensuite été en mesure de contenir leurs désaccords persistants avec la Libye.

    L’annonce d’un groupe africain des quatre, comprenant l’Éthiopie, le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Algérie, a encore alimenté les inquiétudes égyptiennes, à la lumière de la crise qui couvait entre Le Caire et Addis-Abeba au sujet du barrage de la Renaissance.

    Il n’y a eu aucun détail sur la nature et les objectifs de ce nouveau bloc africain, son lien avec l’Union africaine et sa position sur des questions controversées, telles que le barrage de la Renaissance et le Sahara occidental.

    Selon des informations algériennes, les quatre dirigeants africains ont convenu de tenir un sommet officiel à une date ultérieure, afin d’établir une feuille de route pour l’Afrique dans les mois et années à venir.

    Le président algérien avait cherché, à travers sa visite au Qatar et au Koweït, à rassurer les États du Golfe sur la volonté de son pays d’ouvrir un nouveau chapitre et d’éviter d’attiser les questions litigieuses, notamment celle du Sahara occidental, à la lumière d’un consensus du Golfe à l’appui de la souveraineté du Maroc sur le territoire en litige.

    Des sources algériennes ont déclaré que Tebboune n’avait reçu aucune réponse claire lors de sa tournée dans le Golfe sur son désir d’un dégel des relations glaciales avec l’Arabie saoudite, malgré son expression de soutien à la sécurité du CCG face aux menaces extérieures.

    The Arab Weekly, 25/02/2022

    #Egypte #Algérie #Qatar #Koweït #SommetArabe #Palestine #SaharaOccidental #Maroc

  • L’Algérie rallie le Koweït à sa cause

    L’Algérie rallie le Koweït à sa cause

    L’Algérie rallie le Koweït à sa cause – Sommet arabe, Palestine,

    Le Koweït a exprimé son soutien aux efforts du Président Abdelmadjid Tebboune en vue de la réussite du Sommet arabe prévu à Alger au cours du dernier trimestre de cette année.

    Mieux, le Koweït a fait part de sa disponibilité « à contribuer à cette noble démarche », selon la Déclaration conjointe qui a sanctionné la visite officielle de deux jours du Président Tebboune dans ce pays. Il s’agit de «parvenir à un consensus sur les résultats pour qu’ils soient à la hauteur des aspirations des peuples arabes», souligne cette Déclaration. Le Koweït adhère aux objectifs fixés par l’Algérie au Sommet arabe: la centralité de la cause palestinienne et la relance des efforts visant à «soutenir le peuple palestinien frère pour recouvrer ses droits légitimes, en tête desquels l’établissement de son État indépendant et souverain sur les frontières de 1967 avec Al-Qods comme capitale, conformément aux résolutions de la légalité internationale pertinentes et à l’Initiative arabe de paix ».

    Dans ce cadre, le Président Tebboune a informé l’Emir du Koweït, Cheïkh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah et le prince héritier, Cheïkh Mishâal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah des «démarches entreprises par l’Algérie pour renforcer l’unité nationale palestinienne, en parachèvement des efforts dévoués consentis par plusieurs pays arabes». On sait que les représentants des organisations palestiniennes sont attendus à Alger la semaine prochaine pour tenir leur Conférence unificatrice, à l’initiative du Président Tebboune, avec l’accord du Président palestinien, Mahmoud Abbas.

    Autre acquis important de la visite du président Tebboune au Koweït: la promotion du partenariat arabo-africain. Une coopération et une coordination seront établies entre le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, en matière de soutien des projets de développement dans les pays africains, notamment dans la région sahélo-saharienne.

    Cette démarche est motivée par l’intérêt mutuel des deux pays, accordé aux questions de paix et de développement, notamment en Afrique. Sur les relations bilatérales, la Déclaration conjointe traduit une tendance à leur consolidation. Il y a une volonté commune de « donner davantage d’élan à la coopération bilatérale dans tous les domaines, compte tenu du développement qualitatif réalisé par les économies des deux pays et des énormes potentiels et opportunités qu’il importe d’exploiter au service des intérêts des deux pays frères».

    L’Algérie et le Koweït vont mettre en place des mécanismes et des accords appropriés qui traduisent leur volonté commune d’atteindre de nouveaux horizons dans leurs relations fraternelles, et qui consacrent «la concertation et la coordination politique et encouragent les investissements directs pour les secteurs public et privé».

    Les opérateurs économiques sont incités à «saisir les opportunités d’investissement offertes dans les deux pays, tout en chargeant les deux gouvernements de prendre les mesures appropriées à l’effet d’apporter le soutien nécessaire et réunir le climat adéquat pour la réussite des opérations d’investissement.» Cette approche de coopération concerne également le domaine des hydrocarbures, pour lequel « les deux parties sont convenues de renforcer les opportunités d’investissement et d’échanger les expériences ».

    En fait, entre l’Algérie et le Koweït, aucun nuage, comme l’a souligné la Déclaration conjointe : « une convergence totale des vues et des positions à l’égard des questions intéressant les deux pays frères tant dans leurs relations bilatérales que concernant la situation sur la scène arabe et les perspectives de renforcement de l’action arabe commune à la lumière de l’attachement des deux pays aux valeurs de solidarité et d’unité ainsi que leurs efforts à promouvoir les approches fondées sur le dialogue et la réconciliation pour la résolution des crises».
    M’hamed Rebah

    Le Courrier d’Algérie, 24/02/2022

    #Algérie #Palestine #SommetArabe

  • Un journaliste d’Al-Jazeera accuse le Maroc de piratage téléphonique

    Un journaliste d’Al-Jazeera accuse le Maroc de piratage téléphonique

    Un journaliste d’Al-Jazeera accuse le Maroc de piratage téléphonique – Jamal Rayyan, Palestine, Normalisation, Israël,

    Le journaliste d’Al-Jazeera Jamal Rayyan, connu pour ses critiques du Maroc, accuse le royaume d’avoir tenté de pirater son téléphone, rapporte le site Bladi.

    « Urgent, en raison du refus de normalisation, mon téléphone fait actuellement l’objet de tentatives de hacking de la part du régime du Maroc, des Émirats et de l’entité sioniste, il sera donc fermé et un autre téléphone et un nouveau numéro sera utilisé », écrit le journaliste dans un post sur son compte Twitter.

    Le journaliste a écrit dans un post sur son compte Twitter : « En raison du rejet de la normalisation, des rapports continuent d’affluer du régime marocain, des Émirats et de l’entité sioniste contre ce compte, et l’administration Twitter les rejette. Merci à l’administration Twitter d’avoir soutenu la vérité et merci pour votre soutien à ce compte ».

    Dans un autre tweet, il fait savoir que l’administration Twitter lui a envoyé une mise en garde concernant une tentative de vol de son compte.
    « D’où vient ce voleur ? Du Maroc, des Émirats ou de l’entité sioniste habituée à voler les terres palestiniennes ? », s’interroge le journaliste.

    Ahmed Achour

    Dzair-tube, 06/01/2021

    #Maroc #JamalRayyan #Palestine #Normalisation #Israël

  • Maroc: La déliquescence du Makhzen

    Maroc: La déliquescence du Makhzen

    Maroc: La déliquescence du Makhzen – Palestine, Israël, normalisation, trahison,

    Quand on mise tout sur sa personnalité, celle-ci peut occuper tellement d’espace qu’elle finit par porter ombrage aux faits.
    Une trahison qui risque de mettre en danger la stabilité de toute une région.

    Dire que le Maroc s’est détourné de la cause palestinienne est un euphémisme. Malheureusement, il n’est pas le seul état arabe à troquer la cause palestinienne contre de pseudo dividendes. Président d’honneur du Comité El Qods, le roi n’a pas hésité, une seconde, à trahir la cause palestinienne et à soutenir l’entité sioniste. Une trahison qui risque de mettre en danger la stabilité de toute une région. Et dire que le Makhzen a toujours clamé que sa position envers le peuple palestinien est fondée «sur une conviction et une foi inébranlables que partagent unanimement les Marocains». Quel crédit donner aux slogans et aux sentiments contredits par es faits. Mercredi, plusieurs villes marocaines ont manifesté contre la normalisation avec l’entité sioniste. Pour les manifestants, le Maroc n’aurait pas dû rétablir ses relations avec Israël tant que les Palestiniens n’ont pas obtenu gain de cause.

    En effet, la décision de normalisation actée en décembre 2020 n’avait pas fait l’unanimité au sein de la société civile marocaine. Une normalisation dictée par une ambition démesurée de faire de l’ombre à l’Algérie. Sinon, pourquoi le Makhzen se démènerait-il pour imposer Israël comme Etat observateur à l’Union africaine? En normalisant ses relations avec l’entité sioniste, le Makhzen croit-il réellement gagner en puissance et faire peur à ses voisins? Il avait, d’ailleurs, tenté de le faire en offrant au ministre israélien son territoire comme une «franchise diplomatique» afin de s’attaquer à l’Algérie, oubliant qu’il lui en faut beaucoup plus pour faire cligner des yeux le pays d’un million et demi de martyrs.

    La réalité est que le roi n’a rien compris. Il s’accroche à l’illusion que le régime sioniste est à ses côtés et que fort de son soutien aux plans du renseignement, l’armement, l’infiltration ou même la déstabilisation, il va remporter haut la main la bataille du leadership dans la région et asseoir définitivement sa mainmise sur le Sahara occidental. Or, le Makhzen subit l’effet boomerang. Son explosion est une question de temps. Les dernières manifestations de mercredi en sont la meilleure preuve, d’autant que la protestation collective gagne le royaume marocain, révélant la gravité des inégalités sociales engendrées par un régime autoritaire qui accapare les richesses du pays, tout en prétendant oeuvrer pour son développement.

    Des manifestations pacifiques contre la pauvreté et la détérioration des conditions de vie, réprimées par la violence.

    Depuis plusieurs semaines déjà, les protestataires dénoncent l’imposition du pass vaccinal (lié à la Covid-19) mais aussi la cherté de la vie. L’aggravation de la crise socio-économique au Maroc va certainement attiser la protestation sociale. Des voix font entendre les leurs auprès des décideurs, qui semblent «en déphasage total avec la réalité». Les sit-in s’enchaînent, rappelant aux gouvernants que le mécontentement des populations est devenu insupportable.

    Au lieu de calmer les esprits et annoncer des perspectives positives et optimistes, le Makhzen s’enferme pour mieux réprimer. D’ailleurs, le Maroc a prolongé, hier, jusqu’à fin janvier la fermeture de ses frontières aériennes. Le voisin de l’Ouest a même mis fin au dispositif visant à rapatrier ses ressortissants bloqués à l’étranger. Des décisions prises sous prétexte de la propagation rapide du nouveau variant Omicron. Est-ce réellement la vraie raison?

    Smaïl ROUHA

    L’Expression, 03/01/2022

    #Maroc #Makhzen #Palestine #Israël #Normalisation

  • Jacob Cohen: Le Maroc est l’agent de l’impérialisme occidental

    Jacob Cohen: Le Maroc est l’agent de l’impérialisme occidental – Algérie, Israël, Palestine, Normalisation, Sahel, mémoire,

    Il est connu pour sa défense du droit des palestiniens à l’édification d’un État indépendant, au vrai sens du terme. Il ne ménage aucune opportunité pour fustiger l’entité sioniste et ses plans d’hégémonie sur le Proche Orient. Il s’agit de l’auteur et journaliste franco-marocain Jacob Cohen, auteur du livre « printemps des Sayanims » qu’Algérie 54 a interrogé au sujet de plusieurs questions intéressant l’opinion publique algérienne et maghrébine, dont la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste, la rupture des relations entre Alger et Rabat, le pass vaccinal, les prochaines élections présidentielles françaises, le Sahel et la question de la mémoire

    Algérie54: Le peuple marocain ne digère plus la normalisation avec l’entité sioniste, et l’occupation quotidienne de la rue par les manifestants opposés à cette normalisation, en est une parfaite illustration. Qu’en diriez-vous sur ce sujet que vous connaissez bien ?

    Jacob Cohen:Je crains malheureusement que les sentiments profonds du peuple marocain en faveur de la Palestine ne fassent pas le poids face à l’énorme machine du Makhzen. Les partis politiques, les syndicats, les organisations patronales ou commerciales, les lobbies touristiques, les pouvoirs locaux ou régionaux, les grandes institutions culturelles, bien que sensibles à la dérive sioniste de leur pays, ne peuvent exprimer que des réserves très discrètes. Car cette politique a été initiée par le Souverain qui bénéficie, au moins extérieurement, d’une aura quasi mystique. On ne le critique pas. Il y a autour de sa personne une vénération entretenue par presque tous ceux qui ont un droit à l’expression ou une situation à préserver. Et puis il y a ces retombées positives attendues de la « normalisation » avec le régime sioniste : Les retombées économiques, le replacement du Maroc dans l’échiquier mondial, le mirage de devenir une grande puissance régionale incontournable, et last but not least, l’affirmation de la Cause Nationale que constitue le retour du Sahara Occidental à la mère patrie. Alors quelques manifestations vite réprimées ne pèseront pas bien lourd.

    Algérie54: Le Maroc renforce sa coopération militaire avec Tel-Aviv, quelles sont les conséquences selon vous sur le devenir de la région ?

    Jacob Cohen: Il faut souligner que cette coopération militaire semble atteindre un niveau exceptionnel. Il ne s’agit pas seulement d’une vente d’armes et de la présence de quelques conseillers. Il s’agit véritablement d’une alliance stratégique entre le Maroc et Israël, que l’OTAN voit discrètement d’un bon œil. On peut dire que le Maroc est entré de plain-pied dans l’Alliance militaire atlantique. Il ne s’en cache pas d’ailleurs et semble tout faire pour précipiter le mouvement. La récente visite du ministre israélien de la Défense, ancien chef d’état-major de l’armée sioniste, en est l’illustration. Diverses stratégies ont dû être planifiées en commun. On assiste parallèlement à une résurgence du nationalisme marocain et à un réveil de revendications territoriales, ou au moins au désir de corriger certaines « injustices » héritées du colonialisme. Tout cela ne présage rien de bon quant à la stabilité de la région. Il paraît certain, désormais, que le régime chérifien n’hésitera pas à se faire l’agent de l’impérialisme occidental pour réduire l’influence régionale de l’Algérie et l’amener à plus de concessions dans sa politique étrangère et sa stratégie économique.

    Israël a un mépris total des Arabes, de tous les Arabes

    Algérie54: L’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, dans le sillage de la présence sioniste sur ses frontières et l’implication de Rabat dans un plan de déstabilisation la visant, suite à sa constante position de principe rejetant toute normalisation, sans le recouvrement du peuple palestinien de ses droits lui permettant l’édification de son État, quelle lecture, faites-vous au sujet des derniers développements allant dans le sens de l’escalade ?

    Jacob Cohen: Le fait certain évoqué ci-dessus, c’est que le Maroc est entré dans une stratégie de confrontation avec l’Algérie, assuré de bénéficier du soutien d’une des armées les plus puissantes au monde. Est-ce qu’il se laissera entraîner dans un conflit armé en pensant pouvoir donner un coup fatal à l’ennemi dans une guerre éclair et profiter de cet avantage pour récolter les dividendes ? Est-ce que le régime sioniste n’aurait pas intérêt à pousser à un conflit qui affaiblirait les deux pays et rendrait le Maroc plus dépendant encore ? Le drame est d’avoir fait rentrer le loup dans la bergerie. Israël a un mépris total des Arabes, de tous les Arabes. Et si les Arabes avaient appris à connaître l’envahisseur sioniste, son idéologie, ses manœuvres depuis un siècle, ses expéditions brutales contre toutes les populations arabes voisines, sa vision raciste et l’Apartheid qu’il impose à ses citoyens arabes, l’expansionnisme qui fait partie de son ADN, ils auraient peut-être été moins enthousiastes à entrer dans cette paix de dupes. Mais au fond avaient-ils le choix ? Les monarchies arabes avaient-elles encore les moyens de refuser la « pax israelana » que l’axe américano-sioniste leur a imposée ? Je crains que le destin des pays maghrébins ne soit plus totalement entre leurs mains.

    Algérie54: Le peuple marocain, dans sa majorité rejette les restrictions sanitaires imposées par le gouvernement marocain, l’exigence du pass vacinal ne risque-t-il pas d’embraser la rue marocaine, très affectée sur le plan socioéconomique par les effets du Covid-19 ?

    Jacob Cohen:Tous les peuples soumis à la tyrannie sanitaire commencent à prendre conscience, après quasiment deux ans, des manœuvres consistant à les inoculer avec un produit en phase d’expérimentation qui n’a reçu qu’une autorisation temporaire et qui entraîne des effets secondaires aussi graves qu’imprévisibles. Tout cela pour lutter contre un virus qui ne touche qu’une infime minorité de vieux avec des comorbidités. Autant dire une grippe. Mais l’état de sidération fut tel, accompagné d’une série de restrictions touchant les libertés fondamentales, c’est le pass sanitaire ou vaccinal, que les populations commencent à peine à se réveiller. C’est un phénomène qui touche le monde occidental, et que le Maroc a suivi aveuglément. Si une révolte devait réussir, elle affectera tous les pays, c’est un château de cartes global qui s’effondrera. En attendant, le Maroc continuera à appliquer la politique mondialiste et les résistances qui se manifestent ici ou là n’ébranleront pas vraiment le régime. Je ferai pourtant une réserve particulière sur la mobilisation assez impressionnante des avocats contre le pass vaccinal. Et ce pratiquement dans toutes les villes, même les petites. Cela peut servir de catalyseur et le pouvoir devrait s’en méfier.

    Algérie54: A moins de quatre mois des élections présidentielles françaises, la France est plongée dans un discours d’islamophobie et d’attaques d’immigrants, à l’instar d’Eric Zemmour, Marine Le Pen, ces derniers ont-t-ils les chances de devenir les prochains locataires du Palais de l’Élysée ?

    Jacob Cohen:Je ne crois pas que l’un des deux candidats extrémistes arrivera jusqu’à l’Élysée. D’abord ils se divisent et divisent leur électorat commun au risque de ne pas être au second tour. Ensuite ils sont trop clivants pour espérer battre Emmanuel Macron, s’il se représente, ou Valérie Pécresse, plus consensuelle. Les électeurs français, au moment décisif du scrutin, oublient leurs préventions et leurs critiques et se résignent à « faire confiance » à un candidat qui leur fera des promesses et paraîtra en mesure de se montrer responsable, de ne pas casser la baraque. De ce point de ce vue, l’électorat français est d’un conformisme confondant.

    Algérie 54: L’allocution d’Emmanuel Macron à l’occasion du nouvel an, a suscité des critiques, notamment en ce qui concerne sa stratégie de gestion de la pandémie du Covid-19, avec la hausse des contaminations des derniers jours ?

    Jacob Cohen: A mon avis, Emmanuel Macron n’a rien à craindre des critiques éventuelles contre sa gestion de la pandémie. Le peuple français, à une très forte majorité, reste encore dans un état de sidération et de peur. Il suit dans la même proportion toutes les directives gouvernementales, aussi irrationnelles et contradictoires qu’elles paraissent, comme le port du masque à l’extérieur ou l’obligation de renouveler un « vaccin » pas si efficace que ça. Les secteurs professionnels qu’on aurait pu penser les plus éclairés, professeurs, médecins, ingénieurs, avocats, universitaires, artistes, journalistes, etc. sont acquis à plus de 90% à la politique du gouvernement, par conviction, peur ou opportunisme. On assiste même dans les médias à des appels publics pour refuser de soigner les non-vaccinés, pour leur interdire les magasins d’alimentation, pour les enfermer. Le système moral et juridique français est en train de s’écrouler. A moins d’un événement dramatique d’ici aux élections, je verrai Macron réélu avec la quasi-reconnaissance des citoyens de les avoir sauvés de cette « terrible pandémie ».

    Algérie54: La France préside depuis le premier janvier 2022, l’Union Européenne, a-t-elle des chances de mener à bien cette mission, dans un environnement européen marqué par le retour du concept de l’État-nation ?

    Jacob Cohen: La présidence de l’Union européenne est une formalité. C’est plutôt un rôle d’animateur. Les véritables décisions se prennent ailleurs, à Bruxelles, à Berlin et surtout à Washington. L’Union européenne est définitivement acquise à l’oligarchie mondialiste et applique avec zèle ses directives. La crise du Covid, l’instauration d’une identité numérique à l’échelle européenne et l’achat de milliards de vaccins, l’ont amplement démontré. Pour le moment, je remarque que le concept de l’État-nation et ses velléités d’application sont circonscrits à quelques pays de l’ancienne Europe de l’Est, trop dépendants des subventions de l’UE. Dans la vieille Europe, le mouvement est présent mais minoritaire, et en butte à tous les sarcasmes de la bien-pensance. Il faudrait un événement d’une gravité exceptionnelle – comme l’effondrement de la manipulation vaccinale et l’hécatombe qui s’ensuivra – pour donner une vigueur irrésistible aux idéologies nationalistes.

    Algérie54: La France est de plus en plus décriée dans les pays du Sahel où les populations sont favorables au retrait des troupes militaires françaises. La France a-t-elle des cartes pour faire face au sursaut du panafricanisme et la montée de la concurrence russo-chinoise ?

    Jacob Cohen:La France poursuit inexorablement son déclin sur le sol africain. Le mouvement semble irréversible. Les populations supportent de moins en moins les diktats venant de l’ex-métropole. On peut même s’étonner de la longévité de la Françafrique. Mais tout a une fin. Les Chinois et les Russes proposent d’autres schémas de coopération. D’autres puissances de moyenne importance comme la Turquie s’investissent en Afrique. Les peuples africains rêvent d’autres horizons que l’ancien colonisateur, qui n’a en plus rien perdu de sa morgue. La crise du Covid n’a pas arrangé les choses. Les Africains utilisent les traitements précoces diabolisés injustement par l’Occident et viennent de refuser ou de détruire des millions de vaccins. On peut éventuellement parler d’un fossé civilisationnel qui se creuse entre l’Afrique et ce même Occident.

    Algérie54: La question de la mémoire continue d’empoisonner les relations algéro -françaises à quelques mois du 60ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie ; Quel est votre avis sur ce sujet ?

    Jacob Cohen: Si cette question demeure aussi vivace, c’est que les deux pays n’ont pas pu, ou voulu, ou pas en même temps souhaité, trouver la volonté d’affronter l’ensemble des problèmes qui se posaient et de leur apporter une solution équitable et pérenne. Il y a eu aussi certainement des occasions manquées de part et d’autre. Le gros problème actuel, au fond, c’est l’instrumentalisation de la question à des fins de politique intérieure en France ou d’opportunisme politique en Algérie. C’est une question sensible et à multiples facettes. Peut-être faudra-t-il réunir un congrès franco-algérien avec des spécialistes de tous bords en dehors des politiques. Je pense qu’il en sortira une ébauche de solution.

    Algérie54: Paris est de plus en plus critiqué par la Chine et la Russie, dont les dirigeants qualifient la France de girouette de Washington ?

    Jacob Cohen: C’est hélas ! la triste réalité. Paris vit sur le mythe d’une grande politique étrangère audacieuse et indépendante. Que reste-t-il à la France en dehors de son armement nucléaire et de son siège permanent à l’ONU ? Privilèges qu’elle serait même prête à partager avec l’Allemagne. Sa parole a été prise en défaut avec l’annulation de son contrat de vente de deux navires à la Russie sur pression américaine. Trahison qu’elle paiera avec l’abandon par l’Australie d’un méga-contrat sur plusieurs sous-marins. Ses fleurons industriels comme Alstom sont vendus à l’encan. De même pour ses hôtels particuliers et ses vignobles. Ne restent que quelques gesticulations pathétiques qui n’impressionnent plus grand-monde.

    Entretien réalisé par M. Mehdi

    Algérie54, 02/01/2022

    #Algérie #Maroc #Jacob_Cohen #Palestine #Israël #Normalisation

  • Appels à retirer la présidence marocaine du Comité d’Alqods

    Appels à retirer la présidence marocaine du Comité d’Alqods

    Appels à retirer la présidence marocaine du Comité d’Alqods – Maroc, Jérusalem, Palestine, Israël, Normalisation,

    Le superviseur général du symposium fondateur de Dignité africaine, Jamal Bin Zekri, a appelé le Maroc à ne plus assumer la présidence du Comité Alqods en raison de son accord de paix avec l’État d’occupation d’Israël.

    « Le symposium fondateur travaille pour obtenir le retrait de la présidence du Comité Alqods du Makhzen, en raison de la chute du régime dans le cycle de normalisation humiliante avec l’entité sioniste », a déclaré Bin Zekri dans un communiqué.

    Le Makhzen est le terme utilisé pour décrire l’institution gouvernante au Maroc.

    Le communiqué indique que le Makhzen a cherché à perturber les activités du Comité Alqods de 2002 à 2014, donnant à Israël une chance de mettre en œuvre ses projets et stratagèmes destructeurs et criminels contre le peuple palestinien et la ville sainte de Jérusalem.

    « Malgré la dénonciation de déclarations, de protestations et d’appels à l’intervention et malgré sa présidence du Comité Alqods, le régime de Makhzen n’a pas bougé pour empêcher la profanation de Jérusalem », indique le communiqué.

    Le symposium fondateur sur la dignité africaine a appelé les pays amis et partisans de la cause palestinienne à agir d’urgence au niveau de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour répondre à cette demande et à déplacer le siège du Comité du Maroc.

    Rabat a accepté de normaliser ses relations avec Israël en décembre de l’année dernière en échange de la reconnaissance par les États-Unis de sa souveraineté sur la région du Sahara occidental.

    Middle East Monitor, 31/12/2021

    #Maroc #Palestine #Jérusalem #Alqods #ComitéAlqods #Israël #Normalisation

  • La lutte pour le leadership n’a pas lieu d’être

    La lutte pour le leadership n’a pas lieu d’être

    La lutte pour le leadership n’a pas lieu d’être – Algérie, Maroc, Palestine, Sahara Occidental, Israël, normalisation, armée, armement, ressources naturelles,

    Si certains experts mettent aujourd’hui, les divergences entre Alger et Rabat sur le compte d’une lutte pour le leadership régional, d’autres experts estiment que cette lutte n’a aucune raison d’être, car les deux pays voisins ne jouent pas dans la même division, et que ce serait mésestimer les cartes de l’un et surestimer celles de l’autre pour les mettre à égalité de chances et de performances. Or ce n’est le cas, l’Algérie étant dans un autre niveau de compétences, de performances, d’atouts géopolitiques et de crédit au sein du vaste monde arabo-musulman.

    Pour faire vite et court, il faut d’abord, garder en mémoire que l’Algérie est le plus grand pays d’Afrique, du monde arabe et du pourtour méditerranéen ; ce sont déjà là, trois points d’avance, quasi « irrattrapables ». A ces trois atouts s’ajoute un autre, d’une importance décisive : l’Algérie partage les frontières terrestres et maritimes de neuf pays : sept terrestres, avec la Tunisie, la Libye, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Sahara occidental et le Maroc, ainsi que deux frontières maritimes avec l’Italie et l’Espagne. Ces frontières permettent d’être à cheval de deux continents, africain et européen, d’être l’axe des pays maghrébin et subsaharien, position privilégiée dont seule l’Algérie peut se prévaloir.

    Pour la puissance de feu, le classement fait par les revues militaires internationales spécialisées donnent une très large avance à l’Algérie ; sur le continent africain, seule l’Égypte peut se permettre la comparaison, et plus. Le Maroc se situant à des échelles plus bas.

    Pour les ressources naturelles, présentes et futures, avec une superficie de 2.381 741 km2, l’Algérie est un continent qui regorge de toutes les richesses naturelles imaginables. Les principaux gisements en Algérie sont parmi les plus importants dans le monde. Pétrole, gaz, fer, sel, zinc, plomb, barytine, marbre, or, tungstène, diamant, terres rares, métaux rares et pierres précieuses et semi-précieuses, plomb-zinc, bentonite, sel, phosphate, uranium, etc. Pour les énergies du futur, l’énergie solaire et les terres rares donnent une avance encore sur le Maroc. De même que les eaux souterraines du Sahara central, qui font de la région sud de l’Algérie le réservoir mondial de l’avenir.

    Avec plus de 43 millions d’habitants (bientôt le curseur pointera à 45), dont une large majorité de jeunes, c’est une force et une vitalité pleine de promesses totalement tournées vers l’avenir.

    Au plan de la référence politique et morale, l’Algérie peut se réclamer d’un crédit sans faille auprès des populations du monde arabe et musulman, pour au moins les deux dossiers dont elle s’est fait le chantre, le dossier palestinien et celui du Sahara occidental.

    La normalisation avec Israël n’a pas arrangé les choses pour Rabat, loin s’en faut. Les retombées escomptées par le Palais tardent à voir le jour, et le Maroc est en train de s’enliser, jour après jour, dans une logique de fait, qui lui sera préjudiciable, comme on peut le constater avec la montée au créneau du front social, la descente aux enfers du PJD, largement discrédité par les populations marocaines pour ses compromissions avec le Palais royal, les critiques de son propre camp et les remontées du djihadisme.

    Pour les casseroles qu’il traîne, le Maroc a perdu crédit et crédibilité auprès de ces mêmes populations arabes et musulmanes. Dernier pays colonisateur sur tout le continent africain, il se trouve en bon ménage avec Israël, colonisateur de la Terre sainte de la Palestine, cœur battant du monde de l’islam depuis quatorze siècles. A la longue, ce discrédit, peut être périlleux et les populations marocaines elles-mêmes ressentent ces frustrations et ce discrédit, car elles sont, au bout du compte, une pièce de ce bloc arabo-musulman.

    Si l’on ajoute le « paradoxe du sol » que vivent les Marocains, on en arrive à ces dix raisons invoquées et qui font que les deux pays voisins et frères ne jouent pas dans la même division. Par paradoxe du sol, on entend cette propension à coloniser un pays faible (Sahara occidental) alors que dans le même temps, ses propres terres (le littoral rifain) sont sous joug d’un pays plus fort depuis près de cinq longs siècles. Ce seul paradoxe marocain résume tout un univers de contradiction nourri par un expansionnisme qui cache de bien piètre manière les frustrations et les échecs dont il cherche à en atténuer les amertumes.

    ̈́L’Express, 30/12/2021

    #Algérie #Maroc #Palestine #SaharaOccidental #Israël #Normalisation #armée #RessourcesNaturelles

  • Le Maroc, un supplétif au service de l’impérialo-sionisme

    Le Maroc, un supplétif au service de l’impérialo-sionisme -Algérie, Israël, Maghreb, Sahara Occidental,

    La monarchie marocaine est depuis des décennies volontairement immobile, comme pétrifiée à la construction du Maghreb arabe en adoptant un caractère en géronte imperméable aux idées nouvelles d’épanouissement, de paix et de sécurité régionales et allergique au bon voisinage car tout simplement le voisin de l’Ouest se cache derrière le conflit du Sahara occidental et se refuse à dépasser les divergences futiles et à résister ensemble aux pressions impérialo-sionistes qui s’exercent dans la région avec une virulence particulière, notamment à travers le danger israélien désormais présent partout en Afrique et menaçant l’ensemble du Monde arabe grâce à la complicité du Maroc. La priorité des priorités, ici c’est naturellement cette agression continue du Maroc à l’égard de l’Algérie, qui fort du soutien israélo-américain, voire même de la France et des monarchies arabes, se présente comme un  » sous-sionisme  » se croyant capable d’imposer, comme il le fait au Sahara occidental, sa loi à l’ensemble de la région.

    La diplomatie algérienne n’a de cesse d’estimer qu’il est temps pour le Maroc de sortir de sa léthargie pour procéder à une évaluation de son aventure coloniale au Sahara occidental. Une autocritique objective s’impose au regard du mécontentement du peuple marocain à l’égard de l’occupation militaire du Sahara occidental. La réaction du roi Mohamed VI à ce sujet ne devra être non point la surenchère accusant l’Algérie de partie prenante dans le conflit entre le Maroc et le Front Polisario mais la réalité et les échecs enregistrés par le Makhzen sur le terrain. Hélas ! Le roi Mohamed VI n’a jamais voulu tirer profit de cet échec au Sahara occidental et demeure comme à ses coutumes sur l’orbite des conflits marginaux avec l’Algérie œuvrant ainsi au profit des ennemis de notre pays.

    Dans sa fuite en avant, le Maroc a opté pour la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste en échange d’une possible internationalisation de la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental et beaucoup plus d’un silence sur la cause du peuple palestinien mais ce n’est pas tout : le deal porte sur des clauses secrètes visant la déstabilisation de l’Algérie. De fait une jonction existe entre Rabat et Tel-Aviv. Encore discrète dans un passé récent, cette collusion se développe désormais au grand jour.

    Pièces maîtresses dans le dispositif à la fois colonial et sioniste, le Maroc et l’entité sioniste ne se contentent pas d’étouffer le droit international à l’égard des peuples palestinien et sahraoui. Forts de puissantes complicités qui ne se cachent plus, elles aussi, ils étendent la menace et l’insécurité à l’ensemble des pays africains, entravent gravement leurs efforts de développement et mettent en péril jusqu’à leur existence nationale à l’instar de ce qui se passe au Moyen-Orient. La preuve, l’occupation par le Maroc du Sahara occidental depuis 1975 succède à celle de la Palestine depuis 1948 par Israël. Elle précède les menaces que l’entité sioniste fera bientôt peser sur le continent africain si elle est admise en tant que membre observateur au sein de l’Unité africaine (UA).

    Tel-Aviv en se rapprochant du Maroc n’a qu’un seul but : remodeler la carte de la région : tel est le véritable objectif de cet  » amour  » de circonstance entre les deux pays. Telle est aussi la véritable signification de l’adversité affichée à l’égard de l’Algérie. Cette alliance semble avoir des objectifs plus ambitieux : la mise en œuvre d’un vaste plan stratégique où le Maroc occupe la place de sous-traitant afin d’impulser à l’Afrique un remodelage géopolitique à l’avantage de l’Etat hébreu, c’est désormais ce qui est convenu entre les stratèges des deux pays.

    Le drame est que ce n’est pas un projet purement marocain. C’est plutôt l’aboutissement du partenariat stratégique américano-israélien dont le lien est devenu de plus en plus vaste au fil des croisades contre le Monde arabe et l’Afrique, au point que c’est maintenant le monde à l’envers, c’est le Maroc qui fait office de supplétif qui donne l’impulsion à cette hégémonie impérialo-sioniste.

    B. C.

    Lemaghreb.dz, 29/12/2021

    #Maroc #Israël #Algérie #Palestine #MoyenOrient #Normalisation #SaharaOccidental

  • Diplomatie algérienne: Les défis extérieurs de 2022

    Diplomatie algérienne: Les défis extérieurs de 2022 – Algérie, Sommet Arabe, Palestine, Maroc, Isra¨le, Sahara Occidental, Afrique, Maghreb,

    Les évènements qui ont marqué le Maghreb et la région du Sahel durant 2021, indiquent parfaitement la nature des défis que l’Algérie affrontera l’an prochain.

    Dans son discours à la cérémonie d’ouverture de la Conférence des chefs de missions diplomatiques et consulaires algériennes, le 8 novembre, le président Abdelmadjid Tebboune a, en quelque sorte, annoncé la couleur : «Les défis qui se posent à nous sont plus graves dans le contexte des crises multidimensionnelles que connaît notre région et des foyers de tension dans plusieurs États voisins, notamment au Sahara occidental avec la reprise des hostilités militaires armées entre le Front Polisario et les forces d’occupation marocaines». Il a évoqué «les menaces directes visant à affaiblir l’Algérie, par le biais d’une guerre de quatrième génération dans le cadre d’un vaste plan ciblant, au-delà de l’Algérie, l’Afrique et le Moyen-Orient».

    La place de la diplomatie algérienne
    La riposte aux menaces sur l’Algérie repose en partie sur nos diplomates. La nomination, le 7 juillet 2021, de Ramtane Lamamra comme ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger- après avoir occupé ce poste de 2013 à 2017 et brièvement en 2019- avait surpris les Algériens. Mais très vite, tout le monde a compris les raisons du retour de Ramtane Lamamra. L’action diplomatique algérienne est passée -tous l’ont constaté- à une vitesse supérieure, après une longue période au ralenti. Elle est nettement plus offensive et plus efficace qu’avant, avec plus de visibilité. C’est le Président Tebboune qui le déclarait en août 2021 devant les responsables de médias: la diplomatie algérienne a recouvré «sa véritable place». Il révélait que les responsables africains «se sont plaints de l’absence de l’Algérie».

    Les premiers résultats
    Un des résultats les plus significatifs de ce «retour de l’Algérie» est, sans doute, la remise en question de l’octroi du statut d’observateur à Israël dans l’Union africaine (UA), et l’inscription de cette affaire à l’ordre du jour du prochain Sommet des chefs d’État africains prévu en février 2022. C’est le fruit des nombreuses rencontres de Ramtane Lamamra avec ses homologues africains et arabes, durant ses tournées non stop immédiatement après sa nomination. Autre fait marquant: en août 2021, à la suite d’une série de provocations et d’actes hostiles du Maroc, l’Algérie a décidé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec ce pays voisin. Trois mois après, le 24 novembre, Israël a signé avec le Maroc, un accord-cadre de coopération sécuritaire dirigé contre notre pays. C’est la preuve que la présence active de l’Algérie sur la scène diplomatique contrarie l’entité sioniste, et bénéficie naturellement à la Palestine, comme en témoignera, quelques jours plus tard, la visite d’État de son président, Mahmoud Abbas à Alger.

    L’Algérie dérange les intérêts du néo-colonialisme
    Les tentatives d’affaiblir l’Algérie par la guerre de 4ème génération qui lui est menée directement, ont notamment pour motif, précisément, d’empêcher, où, au moins, gêner la diplomatie algérienne, face à une agressivité sans précédent des pays ex-colonisateurs et leurs alliés. L’Algérie dérange, parce que ses positions ne cadrent pas avec les plans des puissances néocoloniales. Notre pays ne tolère aucune ingérence étrangère dans ses affaires internes, de quelque partie que ce soit, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de la France, ancien pays colonisateur, a rappelé Ramtane Lamamra. Mieux, dans ses activités à l’international, l’Algérie s’en tient à son soutien de principe au droit des peuples à l’autodétermination qui concerne actuellement la Palestine et le Sahara occidental. Très attaché à la paix et à la sécurité, notre pays plaide pour le règlement pacifique des conflits, et pour des relations internationales justes et équilibrées. L’Algérie est très active dans le mouvement des pays non alignés et a fait part de sa disponibilité à abriter son prochain sommet. Dans le même esprit, l’Algérie œuvre à promouvoir les valeurs du multilatéralisme. Elle prône une réforme du Conseil de sécurité pour donner sa place à l’Afrique. La Tunisie voisine rejoint les positions de la diplomatie algérienne sur les questions qui touchent le continent africain et le monde arabe.

    Un Sommet pour la Palestine à Alger
    L’Algérie veut amener le monde arabe à en finir avec ses attitudes de compromission avec Israël qui, en retour, n’offre absolument rien et poursuit sa même politique coloniale et d’apartheid à l’égard des Palestiniens. Cette question sera au cœur du Sommet de la Ligue arabe, prévu à Alger, en mars prochain. Ce sera l’évènement phare de l’activité diplomatique algérienne pour l’année 2022. Notre pays a placé la barre très haut en projetant d’en faire le Sommet de la Palestine et celui de la réintégration de la Syrie au sein de la Ligue arabe et en même temps celui de la réforme de cette institution. L’Algérie a fait savoir qu’elle «ne cautionnera pas la division arabe». Comme une condition sine qua non, est posée l’exigence que ce Sommet soit «unificateur et inclusif». En résumé, selon le souhait exprimé par le président Tebboune, lors de son entrevue périodique avec des responsables de médias nationaux, fin novembre, le Sommet doit constituer «un nouveau départ pour un monde arabe déchiré». Cela passe par le renouvellement des engagements des pays arabes dans le soutien à la cause palestinienne, sur la base de l’Initiative arabe de paix, fondée sur le principe de «la terre contre la paix», qui fixe comme préalable à cette paix l’établissement de l’État de Palestine, avec comme capitale El-Qods. L’Algérie renoue avec son rôle fédérateur centré sur les intérêts des peuples du monde arabe et prioritairement le peuple palestinien dans sa lutte pour le recouvrement de ses droits nationaux. C’est la hantise de l’entité sioniste et c’est ce qui explique sa présence au Maroc, à notre frontière ouest. Ramtane Lamamra a toutes les raisons d’affirmer que l’Algérie se considère comme un État en confrontation avec l’entité sioniste.

    L’arme marocaine de la provocation
    Se croyant renforcé par la présence israélienne sur son sol, le Maroc maintient ses provocations contre l’Algérie. Le 1er novembre, date hautement symbolique pour notre pays, trois Algériens ont été tués au Sahara occidental, victimes d’une attaque marocaine avec une «arme sophistiquée». Le but était d’entraîner l’Algérie dans le conflit armé qui oppose le Front Polisario, en lutte pour l’indépendance du Sahara occidental, au Maroc, pays occupant. La position de la diplomatie algérienne est conforme à celle des Nations unies qui considèrent le Sahara occidental comme une colonie. C’est le dernier foyer colonial en Afrique. Pour l’Algérie, comme pour les Nations unies, la décolonisation du Sahara occidental doit être envisagée en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. C’est le message délivré par la diplomatie algérienne spécialement au sein de l’UA dont la République arabe sahraouie démocratique (RASD) est membre fondateur.

    L’Afrique face à la menace terroriste
    Les autorités algériennes sont conscientes des tentatives de déstabilisation qui visent l’UA. Son renforcement et sa protection figurent parmi les priorités du travail de notre diplomatie, a fait savoir le président Tebboune. L’Algérie, par la voix de Ramtane Lamamra, a exprimé sa profonde préoccupation devant les proportions prises par le phénomène du terrorisme dans plusieurs régions d’Afrique, notamment dans la région sahélo-saharienne, le bassin du lac Tchad, en Afrique centrale et récemment en Afrique du Sud.
    Les liens entre le terrorisme, l’extrémisme violent et le crime organisé transnational continuent à se consolider sur le continent, a fait remarquer notre ministre des Affaires étrangères. L’Algérie est directement concernée par tout ce qui se passe dans les pays de sa proximité immédiate. Tout ce qui touche les intérêts, la sécurité et la stabilité de la Tunisie, la Libye, le Mali, le Niger, touche, dans le même temps, les intérêts, la sécurité et la stabilité de l’Algérie, répètent à chaque occasion les hauts responsables algériens.

    Objectif de la diplomatie algérienne : la paix
    «L’Algérie n’a de haine pour aucun pays», a tenu à préciser le président Tebboune. L’ensemble des orientations qu’il a données aux diplomates algériens, se focalise sur une préoccupation majeure, immédiate: la paix dans la région, en Libye, au Mali et dans le Sahel, qu’il faut rétablir en urgence, et qu’il faut préserver ensuite sur le long terme. Une paix durable, indispensable au développement économique et social. Le défi est gigantesque.

    Le rôle de la communauté algérienne à l’étranger
    La diplomatie algérienne compte sur la contribution de la communauté nationale à l’étranger. La nouvelle appellation « ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale établie à l’étranger » n’est pas fortuite. Elle correspond à une orientation stratégique qui donne toute son importance à la démarche visant à créer des passerelles avec les membres de cette communauté en vue de lui permettre de contribuer à la construction nationale. La prise en charge de ses préoccupations et de ses aspirations est un élément fondamental de cette démarche nouvelle.
    M’hamed Rebah

    Le Courrier d’Algérie, 29/12/2021

    #Algérie #Maghreb #Année2022 #Maroc #Palestine #SaharaOccidental #SommetArabe

  • Maroc: 38 villes mobilisées contre la normalisation avec Israël

    Maroc: 38 villes mobilisées contre la normalisation avec Israël – Front marocain pour le soutien à la cause palestinienne

    RABAT – Le Front marocain pour le soutien à la cause palestinienne et contre la normalisation avec l’entité sioniste a annoncé l’organisation de sit-in de protestation mercredi après-midi, à travers 38 villes marocaines sous le slogan « notre bataille continuera jusqu’à annulation des accords de normalisation et de coopération militaire ».

    Cette organisation a indiqué que les sit-in de contestation ont pour objectif principal d’exprimer le rejet du peuple marocain de la politique de normalisation avec l’entité sioniste.

    Le Front marocain pour le soutien à la cause palestinienne et contre la normalisation a lancé un appel pour une participation massive à ces actions de protestation dans différentes villes marocaines, dans le cadre de la quatrième journée de contestation contre l’accord de normalisation avec l’entité sioniste conclu il y a une année.

    Parmi les 38 villes marocaines qui ont annoncé leur participation à cette action de protestation figurent Rabat, Marakech, Meknes, Casablanca, Fes, Agadir, Taroudant, Beni Mellal, Taza, Titouan, Oujda, Tanger, Hanifra, Sidi Kassem, El Khemissat, Djarssif, el Araich, Ben Sliman, Ouzan, Safrou, Asfi et Zakoura.

    Le Front marocain organisera également une action de protestation mercredi devant le parlement à Rabat en débit de la répression qui a marqué ses précédentes actions dénonçant la visite du ministre de la Guerre de l’entité sioniste.

    Face au black-out médiatique imposé par le Makhzen contre les mouvements de protestation, le Front marocain pour le soutien de la cause palestinienne et contre la normalisation avec l’Entité sioniste a décidé de rendre publiques ses actions en direct sur Facebook, ce mercredi à partir de 19 heures.

    Le Front s’est attardé, dans son appel au peuple marocain, sur le contexte de recrudescence de la « tyrannie sioniste » (dans les territoires palestiniens) ainsi que le déferlement d’un dangereux  » tsunami de normalisation ». Il a dénoncé le fait que le Maroc se jette dans les bras de l’Entité sioniste, à travers la multiplication et la consolidation de leurs relations dans divers domaines.

    Il a considéré cette normalisation comme un « outrage à la souveraineté nationale », particulièrement « à travers la signature d’accords militaire et de renseignements ».

    L’organisation a décidé de proclamer la journée du 22 décembre comme  » la journée nationale contre la normalisation, dans toutes les villes du royaume » sous le slogan  » notre lutte continuera jusqu’à annulation des accords militaires et de normalisation avec l’occupant israélien ».

    Le Front marocain pour le soutien de la cause palestinienne et contre la normalisation avec l’Entité sioniste a été fondé le 28 février dernier pour contester les accords de normalisation du régime marocain avec l’Entité sioniste. Ce front est composé d’une quinzaine d’organisations politiques, syndicales, et d’associations.

    APS

    #Maroc #Israël #Normalisation