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  • Dissidents algériens: victimes de la répression ou hors-la-loi?

    Dissidents algériens: victimes de la répression ou hors-la-loi?

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    Mohamed Benhalima a l’air méfiant et effrayé alors qu’il est conduit hors d’un avion à l’aéroport d’Alger, menotté avec le bras d’un agent de sécurité enroulé autour de lui. Une équipe de la Force d’intervention rapide algérienne le place alors dans leur véhicule et l’emmène vers une destination inconnue.

    La vidéo a été mise en ligne le 24 mars. Trois jours plus tard, les Algériens ont regardé à la télévision alors que l’homme de 32 ans a avoué son implication dans une organisation que les autorités ont répertoriée comme un groupe terroriste islamiste complotant contre le gouvernement algérien.

    Autrefois fidèle serviteur de sa patrie en tant que sous-officier de l’armée, Benhalima est devenu un partisan du mouvement pro-démocratie algérien, puis un déserteur qui a fui vers l’Europe. L’Espagne l’a expulsé après que l’Algérie a émis un mandat d’arrêt contre lui.

    La scène des aveux a été rendue publique par la Direction générale de la sécurité nationale algérienne, dans ce qui pourrait être considéré comme un avertissement aux autres soldats ou citoyens.

    Des centaines de citoyens algériens ont été emprisonnés pour avoir tenté de maintenir en vie le mouvement Hirak qui a organisé des manifestations hebdomadaires en faveur de la démocratie à partir de 2019, entraînant la chute du président algérien de longue date Abdelaziz Bouteflika. Les marches ont été interdites l’année dernière par le gouvernement soutenu par l’armée du pays.

    Les autorités ont ensuite étendu leur balayage, liant certains partisans du Hirak à deux groupes ajoutés à la liste terroriste algérienne l’année dernière : les Rachad, considérés comme des infiltrés islamistes dont les dirigeants sont en Europe, et le MAK, un mouvement séparatiste en Kabylie, patrie des Berbères.

    « Depuis deux ou trois ans, il y a eu des milliers de poursuites judiciaires contre des militants », a déclaré le célèbre avocat Mustapha Bouchachi. « Leur seule erreur est qu’ils ont exprimé leurs opinions politiques sur les réseaux sociaux … et se battent pour un État de droit. »

    Pour les autorités de la nation nord-africaine riche en gaz, garantir la stabilité de l’État est au cœur de leurs actions. Pour les groupes de défense des droits humains, Benhalima et d’autres sont victimes d’un système de gouvernance injuste et désuet qui considère les dissidents, ou toute voix critique, comme des criminels. Ils disent que les autorités algériennes utilisent les menaces à la sécurité nationale pour étouffer la liberté d’expression, y compris parmi les journalistes, et justifier les arrestations.

    Une campagne sur les réseaux sociaux, avec le hashtag #PasUnCrime (pas un crime) a été lancée le 19 mai par des dizaines d’organisations non gouvernementales contre la répression des droits humains.

    Le rapport 2021 du Département d’État américain sur les droits de l’homme en Algérie a cité une longue liste de problèmes, notamment des arrestations et détentions arbitraires et des restrictions à la liberté d’expression, de réunion et d’association. En mars, la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a demandé à l’Algérie de « changer de cap » pour « garantir le droit de son peuple à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique ».

    « Être un militant des droits de l’homme en Algérie est devenu très difficile », a déclaré Zaki Hannache, un militant du Hirak récemment libéré provisoirement de prison. « Être un militant qui refuse le système, c’est compliqué. Cela signifie même des sacrifices. »

    Hannache, mieux connue pour suivre les arrestations liées au Hirak, a été arrêtée et emprisonnée en février pour une série d’accusations, notamment pour avoir défendu des actes terroristes.

    Les prétendus aveux de Benhalima reflètent la combinaison de maux auxquels l’Algérie prétend être confrontée. Il dit être sous le charme de Rachad et en contact avec son leader basé à Londres et ses deux frères. Selon l’agence de presse officielle APS, Benhalima a confirmé « l’implication de l’organisation terroriste Rachad dans des plans abjects visant la stabilité de l’Algérie et de ses institutions en exploitant une jeunesse égarée ».

    Le site Web de Rachad a affirmé que la vidéo de la police montrait les aveux forcés d’un « otage » lors d’un exercice de propagande des services de sécurité.

    Les véritables objectifs de Rachad ne sont pas clairs, mais c’est une cible clé de la répression algérienne. En décembre, Rachad a déclaré avoir déposé une plainte auprès d’un rapporteur spécial de l’ONU concernant la classification « arbitraire » du groupe en tant qu’organisation terroriste et a demandé aux autorités onusiennes d’exhorter l’Algérie à cesser ses « pratiques illégales ».

    L’Espagne a expulsé Benhalima sur la base d’intérêts de sécurité nationale et d’activités « qui pourraient nuire aux relations de l’Espagne avec d’autres pays », selon Amnesty International. L’Espagne a expulsé un autre déserteur, Mohamed Abdellah, un gendarme dissident, vers l’Algérie en août dernier. Amnesty International l’a décrit comme un lanceur d’alerte.

    L’Espagne a tout particulièrement intérêt à rester en bons termes avec l’Algérie, qui assure une grande partie de ses besoins en gaz.

    Selon le Comité national pour la liberté des détenus, quelque 300 personnes sont derrière les barreaux en Algérie pour leurs opinions politiques. Jusqu’à 70 personnes ont été mises en liberté provisoire au début du mois sacré musulman du Ramadan, mais d’autres ont depuis été arrêtées.

    Dans une affaire emblématique pour les journalistes algériens, le patron de Radio M et du site d’information en ligne Algérie Emergente, Ihsane El-Kadi, risque trois ans de prison avec cinq ans d’interdiction de travailler pour avoir porté atteinte à l’unité nationale, entre autres. des choses. Il avait suscité l’ire d’un ancien ministre de la Communication avec une tribune plaidant pour que le mouvement contestataire Hirak ne se divise pas sur Rachad. Le verdict est tombé la semaine prochaine.

    Le président Abdelmadjid Tebboune a récemment lancé une initiative mal définie baptisée « mains tendues », décrite comme un « front interne » pour promouvoir le dialogue dans tous les secteurs de la société. Le chef de l’armée Said Chengriha a suggéré dans plusieurs discours que c’est aussi pour contrer les ennemis perçus de l’Algérie. L’initiative précède les célébrations du 5 juillet du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie vis-à-vis de la France, qui a été remportée après une guerre brutale de sept ans.

    « Personne ne peut refuser » de participer à cette initiative, a déclaré Abou El Fadl Baadji, secrétaire général du Front de libération nationale, autrefois unique parti politique d’Algérie. Il faisait partie des responsables que Tebboune a récemment rencontrés à ce sujet. Les gens « attendent avec suspense le contenu de cette initiative… mais nous sommes pour cette idée, avant même d’en connaître les détails ».

    Benhalima attend le verdict de son appel d’une peine de 10 ans de prison après avoir été condamné par contumace pour atteinte à la vie privée et atteintes aux intérêts de l’État, liées à ses publications en ligne sur l’armée algérienne, y compris des informations confidentielles sur des officiers supérieurs.

    VOA, 28 mai 2022

    #Algérie #Rachad #Benhalima

  • Algérie: aveux des terroristes capturés à Skikda

    Algérie: aveux des terroristes capturés à Skikda – terrorisme, djihadistes, Benhamida Rachid, Zemmouri Abdelhak, Rachad,

    Diffusion des aveux des terroristes capturés à Skikda : la diversion trompeuse des ex-commanditaires et soutiens du terrorisme

    Le ministère de la Défense nationale a annoncé, samedi dans un communiqué, que la diffusion, via la télévision nationale, d’aveux des terroristes récemment capturés à Skikda, allait se poursuivre.

    Ces terroristes ont été capturés lors d’une opération de ratissage de qualité menée en mars dernier dans la forêt de Oued Edouar près de la commune Beni Zid, Daïra de Collo (W. Skikda). Il s’agit des terroristes capturés Benhamida Rachid dit Hodeifa et Zemmouri Abdelhak dit Elhadj qui font des révélations sur leurs activités criminelles depuis qu’ils ont rallié les groupes terroristes, selon le communiqué.

    Précédemment, l’un de ces terroristes capturés avait révélé la collaboration de l’organisation criminelle qu’il représentait avec une autre organisation (Rachad) récemment classée par l’Algérie, sur la liste des entités terroristes, et dont les chefs activent depuis l’étranger. Certains de ces chefs sont régulièrement « invités » à distiller leur venin contre l’Algérie via une chaîne TV propagandiste, basée à Londres et Paris et qui fonctionne depuis 2012 sans aucune publicité susceptible d’amortir ses charges financières, comme cela s’observe pour tous les médias dans le monde. Les invités de cette chaîne tout comme ses « animateurs-journalistes » engagés dans l’opposition radicale, ne cessent de remettre en cause l’existence en Algérie du terrorisme.

    Ces opposants radicaux qui activent également dans les réseaux sociaux soutiennent que les terroristes capturés par les services de sécurité en Algérie et présentés à la télévision sont de faux terroristes qui participent, selon eux, à des mises en scène orchestrées parles services de sécurité, pour « apeurer » les Algériens. Ces individus se gardent cependant, d’apporter des preuves pouvant étayer leur assertion destinée à leurrer l’opinion publique en Algérie.

    Pendant qu’ils répandent leur propagande destinée à décrédibiliser la lutte antiterroriste en Algérie, ces faiseurs d’opinion bien tapis dans les capitales occidentales, les résidus du terrorisme disposant encore de soutien, harcelés de partout, continuent de se terrer dans des casemates en attendant leur élimination, unique fin de parcours pour eux, s’ils ne suivent pas la voie de leurs acolytes qui se sont rendus aux services de sécurité avec armes et bagages, et ainsi, retrouver leurs familles et proches qu’ils ont déshonorés par leur choix erroné.

    APS

    #Algérie #Terrorisme #Rachad

  • Algérie : 2021, un annus horribilis

    Algérie : 2021, un annus horribilis

    Algérie : 2021, un annus horribilis – Abdelmadjid Tebboune, Coupe Arabe, eau, incendies, MAK, Rachad, Coupe Arabe,

    Il reste un jour avant la fin de 2021 qui laissera plus de mauvais souvenirs que de bons. La pandémie et ses conséquences ont totalement déréglé le rythme habituel de la vie collective.

    Le samedi 18 décembre 2021, au soir, une formidable explosion de joie a secoué toute l’Algérie et quelques capitales du monde, dont Paris. L’Équipe nationale A’ de football venait de remporter la coupe arabe à Doha en battant la Tunisie par deux buts à zéro face et ses supporters, d’ici et de l’étranger, sont sortis faire une fête qui frisait le délire. Au coup de sifflet final, le pays a été pris d’un accès de folie. Les scènes de liesses ont d’ailleurs pris au dépourvu les policiers qui tentaient vainement de contenir les foules.

    Plus qu’une expression de bonheur, la manifestation ressemblait à une thérapie de groupe, à une séance d’exorcisation collective pour extirper un mal-être profond du fond de millions d’âmes. L’année qui tirait à sa fin a marqué les corps et les esprits. Le covid-19 s’est abattu sur eux comme une entité maléfique qui les a immobilisés sous ses griffes. Plus de voyages, plus de marques d’affection, distanciation sociale, couvre-feu et, pour certains, pertes d’emploi et de revenus. Elle a également bloqué plusieurs milliers de nationaux à l’étranger à cause de la fermeture des frontières et la suspension des liaisons aériennes.

    L’année avait d’ailleurs débuté en l’absence du président de la république. Abdelmadjid Tebboune, qui avait contracté le coronavirus fin octobre, avait passé plusieurs semaines en Allemagne pour se soigner. Il est rentré au pays pendant 15 jours avant de repartir à Berlin terminer sa convalescence jusqu’en avril.

    Pendant sa cure, une période d’incertitude, alimentée par des rumeurs, a paralysé les institutions et même la rue. La population vivait déjà très mal les restrictions imposées par la crise sanitaire et le retard pris en matière de vaccination. Elle craignait maintenant de faire un saut dans l’inconnu.

    Perturbations de la distribution de l’eau et incendies

    Ce coup au moral a été aggravé par les perturbations de la distribution de l’eau et son rationnement un jour sur deux au début de l’été. Le Hirak qui agissait comme une soupape d’échappement a été également interdit par les autorités qui ont déployé un impressionnant dispositif de sécurité afin de faire rentrer les protestataires à la maison. Les élections législatives du 12 juin devaient sonner le glas du mouvement. S’adaptant rapidement à la situation, les pouvoirs publics ont mis en place une stratégie pour le démanteler. En moins de deux semaines et à travers une gigantesque démonstration de force qui n’a fait aucun mort, ils ont réussi à éteindre la contestation. Parallèlement, une communication savamment menée a pointé du doigt deux organisations clandestines, le Mak et Rachad, comme les véritables meneurs de la contestation. Celles-ci ont été inscrites plus tard sur la liste des groupes terroristes et combattues désormais par le biais d’une loi spéciale.

    D’ailleurs, les deux formations ont été mises à l’index par les autorités dans les incendies qui ont ravagé plusieurs forêts du nord du pays, particulièrement dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Ce sinistre qui a provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes a été un moment très pénible pour tous les Algériens. Ces événements ont connu leur paroxysme avec le lynchage atroce par une foule en furie de Djamel Bensmaïl, un jeune artiste qui s’était porté volontaire aux opérations de lutte contre les feux.

    Non encore remis de ces fortes émotions, la population a vécu l’expérience traumatisante du variant Delta et de la troisième vague de la pandémie qui a été particulièrement meurtrière. Sous-équipées et désorganisées, les structures sanitaires ont craqué face à l’afflux massif des malades qui arrivaient par contingents.

    D’autre part, la pénurie d’oxygène et la spéculation immorale qu’elle a engendrée ont profondément choqué et dégoûté les citoyens qui ne comprenaient pas comment la voracité mercantile a pu atteindre de tels sommets.

    L’année 2022 s’annonce sous de meilleurs auspices puisque les recettes extérieures du pays se sont améliorées grâce à l’appréciation des hydrocarbures sur les marchés mondiaux. L’embellie pourra peut-être desserrer l’étau de l’appauvrissement rapide qui affecte depuis quelque temps de larges pans de la société. La quatrième vague de covid-19 n’a pas encore eu lieu bien que les chiffres des contaminations soient en augmentation. Mais, si l’on croit le ministère de la Santé, l’Algérie est mieux outillée pour y faire face, même si une grande partie de la population refuse de se faire vacciner.

    La sélection nationale de Djamel Belmadi, que la vox populi a surnommé le ministre du bonheur, qui tentera à partir de 9 janvier de défendre son titre de champion d’Afrique et, probablement, décrocher un troisième, s’annonce comme la promesse de bons moments.

    Cela dit, les souhaits de la bonne année seront émis le 31 janvier avec des bémols, pour ne pas dire sarcasme, puisque ceux qui ont été partagés 12 mois plus tôt n’ont pas été exaucés.

    Mohamed Badaoui

    La Nation, 29/12/2021

    #Algérie #Année2021 #CoupeArabe #MAK #Rachad #Incendies #Eau

  • Le Maghreb. Escalade des tensions algéro-marocaines

    Le Maghreb. Escalade des tensions algéro-marocaines

    Tags: Maroc, Algérie, Israël, Sahara Occidental, MAK, Rachad – Le Maghreb. Escalade des tensions algéro-marocaines

    Le 24 août 2021, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, l’accusant de poursuivre ses actions hostiles. Un mois plus tôt, le ministère algérien des Affaires étrangères avait rappelé son ambassadeur au Maroc et annoncé qu’il pourrait prendre de nouvelles mesures en représailles aux propos défavorables de l’envoyé du Maroc aux Nations unies, Omar Hilal, qui a entraîné la région de Kabylie dans le conflit vieux de plusieurs décennies sur Sahara occidental.

    Le différend entre les deux pays a également été exacerbé par la normalisation des relations maroco-israéliennes, qui, combinée à l’appel du gouvernement marocain à l’autodétermination du peuple de Kabylie, a entraîné la fermeture des frontières et le gel des relations diplomatiques. . Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a déclaré que son pays « refuse d’être soumis à de tels actes et comportements. L’Algérie rejette également la logique des politiques unilatérales avec leurs conséquences désastreuses sur les peuples de la région du Maghreb [le peuple de Kabylie]. L’Algérie refuse de maintenir l’anormalité qui vise à maintenir les pays de la région du Maghreb dans un état constant d’insécurité.

    Une autre raison de l’escalade des tensions était la reconnaissance par les États-Unis du contrôle du Maroc sur le Sahara occidental. Le soutien américain a placé l’Algérie dans une position de négociation difficile sur la scène internationale. Par ailleurs, les relations entre les pays sont aggravées par le fait que Rabat a été accusé de complicité dans les immenses incendies de forêt qui ont fait une centaine de morts en Kabylie dans le nord du pays.

    Les Algériens soupçonnent également deux groupes d’incendies criminels, dont le mouvement MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) luttant pour l’indépendance de la région. Ils soulignent que le mouvement bénéficie du soutien marocain. D’autre part, les Algériens soutiennent le mouvement Polisario, qui a annoncé en novembre 2020 qu’il s’engagerait dans la lutte armée pour l’indépendance du Sahara occidental [1] .

    Depuis début août, des incendies massifs ont contribué à la catastrophe nationale. Parmi les personnes tuées figurent 30 militaires qui ont aidé les pompiers lors des opérations de sauvetage. L’Algérie ne disposait pas des équipements adéquats pour éteindre efficacement les incendies. Le Maroc a proposé son aide avec deux avions spécialisés. Cependant, la proposition a été rejetée. Les Algériens, même confrontés à une menace importante pour la sécurité de leur population, ont décidé de ne pas accepter d’assistance spécialisée [2] .

    Un autre point d’éclair était l’utilisation présumée de Pegasus – un logiciel espion – par les services secrets marocains. Ses cibles étaient censées être les personnes les plus importantes du pays. Le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a accusé Rabat de surveillance des hommes politiques, pour laquelle aucune preuve claire n’a été fournie [3] .

    Les peuples des deux pays ont évalué négativement la rupture des relations diplomatiques et la considèrent comme une rupture des relations avec un voisin, avec qui il est inévitable de coopérer et d’entretenir des relations positives, malgré l’existence de certaines différences. En même temps, la société reconnaît que la rupture des liens n’a eu lieu qu’au niveau gouvernemental, ce qui n’affecte pas les relations des gens ordinaires [4] .

    Les relations interétatiques ne s’améliorent pas. Il existe de nombreux points chauds entre les voisins, qui contribuent à l’aggravation de la crise diplomatique. Il s’agit d’une situation compliquée dans la mesure où même la résolution de questions litigieuses individuelles n’améliorera pas les relations entre les pays.

    [1] https://forsal.pl/swiat/bezpieczenstwo/artykuly/8231448,algieria-zrywa-stosunki-dyplomatyczne-z-marokiem.html [Récupéré le 27 octobre 2021].

    [2] https://www.africanews.com/2021/08/25/rising-diplomatic-tension-between-algeria-and-morocco/ [consulté le 27 octobre 2021].

    [3] https://moroccolatestnews.com/el-otmani-omar-hilals-response-to-kabylia-is-not-a- Political-position-of-morocco/ [Récupéré le 27 octobre 2021].

    [4] https://www.aljazeera.com/news/2021/9/22/algeria-closes-airspace-to-all-moroccan-planes [Récupéré le 27 octobre 2021].

    Warsaw Institute, 11/11/2021

    #Maroc #Algérie #Israël #Sahara_Occidental #Pegasus #Espionnage #MAK #Rachad

  • Algérie: Makri accuse le pouvoir

    Tags: Algérie, MSP, Abderrazak Makri, Rachad – Algérie: Makri accuse le pouvoir

    Le président du MSP, mouvement de la secrété de paix, Abderrezak Makri, a accusé aujourd’hui des parties au pouvoir de ne pas croire au multipartisme et d’avoir donné des directives à des partis politiques.

    Dans un meeting qu’il a animé à Annada, Makri a appelé l’ensemble des forces et institutions officielles du pays à collaborer pour l’intérêt du peuple et d’éviter les conflits qui bloquent le développement. Il a, dans ce cadre, indiqué que son parti ne s’aventure pas en présentant des candidats avant de s’assurer de leur compétence et intégrité.

    Makri a, enfin, indiqué que le MSP veut bâtir un Etat démocratique et social dans e cadre des principes islamiques. Il veut, également, former une société stable et développée et oublier le désespoir des citoyens au changement.

    El Khabar, 12/11/2021

    Une cellule de « Rachad » démantelée à Médéa

    Les services de la gendarmerie nationale ont annoncé aujourd’hui vendredi le démantèlement d’une cellule appartenant au mouvement Rachad dans la wilaya de Médéa.

    Les membres de cette cellule terroriste ont été présentés devant le procureur de la république près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

    18 individus appartenant à ce mouvement été placés sous mandat de dépôt alors que trois autres ont été mis sous contrôle judiciaire.

    El Khabar, 12/11/2021

    #Algérie #Rachad #MSP #Abderrazak_Makri

  • Les traitres ont coupé le dernier espoir de rentrer en Algérie

    Tags : Algérie, armée, MAK, Rachad,

    La revue El-Djeïch de l’Armée nationale populaire, dans son dernier numéro édité pour novembre, n’a pas été tendre avec les ennemis de la Patrie. Les traitres de tout acabit en particulier, ceux qui ont vendu leur âme au diable qui, depuis les capitales orientales qui leur déroulent le tapis, continuent à jouer le jeu des puissances qui veulent le mal à leur propre pays. L’édito d’El-Djeïch, consacré à la sacralité de la Révolution algérienne de novembre, après avoir introduit son sujet, reste focus sur les attaques à répétition ciblant l’Algérie, son Président, ses Institutions et son Armée, à travers la stratégie dite de pression permanente.

    « Les ennemis d’hier et d’aujourd’hui ont réalisé que l’ANP est le prolongement naturel de l’ALN, imprégnée des mêmes valeurs et principes et plaçant l’intérêt national au-dessus de tout », réplique l’ANP sonnant ainsi le glas de « certaines voix » qui « se sont élevées dans le but d’ébranler la confiance régnant entre le peuple et son armée et de briser le lien fort les unissant afin qu’il leur soit facile de mettre en péril le devenir de l’Algérie et de ses constantes ». Le qualificatif de traître renvoie aux youtubeurs algériens tapis derrière l’écran et jouissant de la protection et de la bienveillance des pays d’accueil et qui assument publiquement leur statut de dociles à la solde des lobbies franco-maroco-sioniste qui cherchent coute que coute, à détabiliser l’Algérie.

    « Cette bande de traîtres et de comploteurs tente d’exploiter la conjoncture que traverse notre pays pour saper les fondements de l’État national à coup de slogans creux, dans le but d’abuser l’opinion publique nationale et plonger le pays dans le chaos et l’insécurité », pouvait-on lire dans le texte, dénonçant « ceux qui ont vendu leur honneur et leur dignité en s’alliant avec les ennemis qui ont attaqué la Patrie, abusé le peuple, répandu des rumeurs et fabriqué de toutes pièces des mensonges, ont mis fin au dernier espoir de repentance et de retour dans le giron de la mère Patrie et coupé le dernier fil les reliant à l’Algérie ».

    À ces vassales des fauteurs de troubles qui ont vendu leur Patrie au profit de quelques sous, l’ANP dira que « leurs obscénités et leurs grossièretés ne les honorent point comme ils n’affectent en rien les convictions des hommes honnêtes et les croyances des femmes sincères. Quant aux ennemis historiques et traditionnels, ils ne pourront jamais ébranler la détermination des dignes fils de la Nation algérienne ni jeter la suspicion sur leur appartenance, leur civilisation et leur combat, tant que chaque Algérien authentique, au fait de l’Histoire de sa Nation, aura retenu les leçons et fait siennes les recommandations des ancêtres ».

    Dès lors, poursuit l’édito d’El-Djeïch, « toutes ces conspirations et intrigues, ourdies depuis l’autre rive ou à nos frontières, seront vouées à un cuisant échec, à l’exemple du sort de nombreux autres complots » comme souligne le général de corps d’armée, chef d’état-major de l’ANP, à l’occasion du 67e anniversaire du déclenchement de la Révolution.

    Autrement que, «Voilà qu’aujourd’hui des voix de certains néo-colonialistes s’élèvent pour titiller les sentiments de certains extrémistes à travers la justification des crimes odieux de la colonisation dans notre pays et prétendant que la Nation algérienne n’existait pas avant l’occupation.

    Tout cela afin que notre existence ne s’enracine pas dans un monde où le conflit des civilisations fait rage et où les nations s’affrontent afin d’affirmer leur prééminence et leur existence séculaire, dans le but de rompre le lien sacré entre notre peuple et son Histoire et se fonde dans les projets des autres… Mais leur quête sera déçue et notre Histoire et Novembre demeureront à jamais une épine dans leur gorge, tant que le peuple algérien sera fier de sa glorieuse Histoire et de ses valeurs civilisationnelles ancestrales».
    F. Bellili

    Le Courrier d’Algérie, 07/11/2021

  • L’Algérie se prépare-t-elle contre ce danger, cette menace ?

    L’Algérie se prépare-t-elle contre ce danger, cette menace ? -Des développements étranges se sont produits, dans les relations avec les États-Unis et l’Europe, et les tensions avec le Maroc se sont accrues au cours des dernières 24 heures

    Une attaque contre l’Algérie est en préparation. Un plan dangereux se prépare. Nos frontières sont visées ! Il est possible d’observer les préparations conçues pour cet objectif dans tous les domaines : en politique intérieure, en économie, dans les opérations visant la psychologie social du front intérieur.

    Des développements étranges se sont produits, dans les relations avec les États-Unis et l’Europe, et les tensions avec le Maroc se sont accrues au cours des dernières 24 heures. Un plan d’attaque est mis en œuvre de toutes parts, à la fois au Maroc et à l’étranger. Une attaque horrible et vengeresse s’intensifie systématiquement contre notre pays. Une opération « organisée », qui transcende les pratiques politiques, les poursuites, la compétition, les préparatifs des élections et la culture politique, est menée sur un large spectre contre l’Algérie.
    Une campagne de destruction extrêmement vaste, vaste et dangereuse est en cours, pour manifester des tempêtes turbulentes d’ici le 19 décembre 2024 (1)! Cette compagne sera exacerbée à des fléaux générateurs de guerres et de crises, qu’on ne semble le croire. L’impact de celle-ci n’a pas encore été évalué et le sera dans les prochaines années à venir (2023- 2024). C’est un programme qui court le risque de détruire l’Algérie, le risque de conduire le pays dans une catastrophe fatale.

    Le processus de terreur géopolitique a démarré.

    L’histoire politique de l’Algérie n’a jamais connue une telle période, une coopération aussi « destructive ». Jamais le discours politique n’avait pris une forme aussi horrible, même lors de périodes difficiles ou de périodes extraordinaires. Toutes les valeurs sacrées de l’État et de la nation ont été touchées, tous les principes anéantis ; un impitoyable « programme terroriste en apparence politique » menace maintenant directement l’intégrité du pays, son avenir, ainsi que l’unité et la paix de notre nation.
    La fondation de notre « maison Algérie mère patrie » est visée au nom de la politique d’ingérence extérieure. Ils suivent une voie empruntée par les sionistes « Agresseurs géopolitiques » visant à détruire les moyens d’existence du pays.

    L’économie est visée. Les feux de forets, les hausses des prix, les grèves annoncées, les conflits d’idées : le désaccord entre les parties porte sur des opinions, des points de vue différents, perçus comme opposés. Les conflits de valeurs : le différend porte sur un choix de vie, une idéologie. Les conflits d’intérêts : il y a divergence sur les intérêts de chaque groupe ou personne. Sont tous utilisés comme des armes pour préparer le terrain à un conflit social. Des préparatifs sont en cours en collaboration avec nos ennemis pour tester la réaction des autorités d’un soulèvement interne ou à la prise de pouvoir par la force. La sécurité de l’Algérie est visée. Une sinistre feuille de route est en train d’être appliquée pour ramener le pays à ses anciens jours de terreur.

    L’influence croissante de l’Algérie à l’étranger dérange, c’est pourquoi nous sommes attaqués et visés. À cet égard, des alliances se nouent avec l’entité sioniste et des unités hybrides armés jusqu’aux dents, relevant de la région du (Makhzen et du Haftar) s’opposaient farouchement à l’Algérie montante. Une horrible attaque interne était menée l’été dernier sous le nom des séparatistes berbéristes. Selon notre évaluation des situations il s’agirait, vraisemblablement de la première attaque du triumvirat (Berbéro-Makhzeno-Israélien).

    L’existence et l’avenir de l’Algérie sont visés.

    les attaques des forces du mal qu’ils ont lancées contre nous dans la région, ainsi que les attaques menées à travers ce « triumvirat » qu’ils ont construit à l’aide des forces occultes de l’intérieur sont toutes les mêmes. Ils utilisent le même discours dans les capitales européennes, les mêmes arguments et leurs objectifs sont les mêmes.
    Lorsque vous les regardez attentivement, vous verrez qu’ils ne font qu’un. Un plan pour affaiblir, épuiser et détruire l’Algérie après l’avoir mis en pratique par ceux la même, progressivement, étape par étape. Les attaques sont toutes assujetties sous la forme d’un programme unique, émanantes des agendas étranger plus susceptibles d’être le théâtre de ce type d’événements horribles.

    Les terroristes du Mak et Rachad, sont au centre de ces préparatifs

    Les membres de l’organisation terroriste (Rachido-Makiste) sont à nouveau mobilisés. Ils sont activés dans les domaines du droit, de la politique et du monde des affaires. Ces entités reprennent leurs positions dans le réseau de ce nouveau dispositif. Ils se positionnent en plein cœur de cette nouvelle préparation. L’affaire dépasse maintenant largement le fait de profiter des votes du prochain scrutin. Les valeurs sacrées du pays ont été tellement dépassées que des partenariats clandestins et indirects se sont déjà noués avec ce dangereux triumvirat composé d’entité israélienne du makhzen marocain et les membres de l’organisation terroriste (Rachido-Makiste)
    Comprendre les rivalités entre les uns et les autres n’est pas chose aisée. Des rancœurs également alimentées par la rivalité entre algérien avec ces entités. Il convient toutefois ne pas négliger cet aspect qui influe par bien des égards sur la politique extérieure des États notamment maghrébine au premier rang desquels on peut compter le Maroc et l’Algérie.

    Le délégué permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hellal, a appelé à « l’indépendance du peuple kabyle », en Algérie. Parmi les retombées de la déclaration du diplomate marocain figurent les mesures de rétorsion prises par l’Algérie contre le Maroc, s’agissant notamment du rappel de l’ambassadeur, de la rupture des relations diplomatiques, du non-renouvellement du contrat d’acheminement du gaz algérien vers l’Espagne via un oléoduc qui traverse le territoire marocain et l’interdiction faite aux avions marocains de survoler l’espace aérien algérien.
    Le résultat logique de ces alliances est l’extrémisme. Ceux qui disent qu’on aurait dû mieux soutenir les soi-disant modérés auparavant, oublient ce qui arrive lorsque les États s’effondrent et que les milices prennent la place de l’État. Les gens se réfugient dans des appartenances identitaires plus primitives, et ce sont les milices extrémistes qui prennent le dessus. Ces entités et cette guerre ont le soutien de l’Amérique, de l’Europe, d’Israël et du royaume marocain qui s’inquiètent de l’essor de l’Algérie et de sa transformation du cours de l’histoire, de sa transmission des aspirations historiques et réalités politiquo- économiques qui continuent d’illuminer les chemins de la jeunesse aujourd’hui pour une Algérie nouvelle.

    Une minorité de la diaspora vendue à des organismes étrangers et quelque pays du Golfe ont joué un rôle crucial dans l’émergence de l’insurrection en Algérie , d’où la nécessité de comprendre pourquoi, cela a rendu les terroristes tributaires d’acteurs extérieurs.

    Tout ce soutien extérieur que les membres de l’organisation terroriste (Rachido-Makiste) ont reçu a éloigné ces groupes de leur propre société. Ce n’est même plus un secret de polichinelle, Les infidèles au pays d’origine sont organiquement liés à leurs commanditaires de l’extérieur et accordent une grande importance à leur bien-être. C’est souvent parce qu’ils reposent sur leurs marché commun pour leur approvisionnement et d’autres formes de soutien. Si un groupe est financé de l’extérieur et n’a pas besoin des autochtones, il peut terroriser une communauté ou se moquer de provoquer sa destruction.

    On peut affirmer que l’Algérie a toujours été considérée comme l’objectif le plus stratégique de tous les États affectés par les printemps arabes, et ceci est prouvé par plusieurs guerres hybrides désespérées que l’empire ait déclenché contre elle.
    Étrangement, ils suivent tous une trajectoire fatale visant à provoquer le pays, la nation, à déverser les gens dans les rues, à préparer le terrain pour des poursuites non électorales, à ouvrir la voie au chaos interne, à ramener le terrorisme dans les villes, et gagner en puissance à travers tout cela.

    Un complot pour se venger de la position actuelle de l’Algérie

    Réfléchissez à ce que feront ceux qui profèrent de telles menaces alors qu’ils sont dans l’opposition (le front d’ingérence intérieur combiné des islamistes radicaux et berbéro- sioniste), s’ils arrivent au pouvoir. Ils se vengeront à des échelles inimaginables, lanceront des attaques et une opération de purge. Ils déclareront probablement plus de la moitié de la population du pays comme une menace et les opprimeront.

    L’agressivité affichée dans le discours de l’opposition établie à l’étranger se transformera en vengeance s’ils accèdent au pouvoir. Ils le disent déjà eux-mêmes de toute façon.
    L’arrestation des « Dahdah et les groupes séparatistes-makistes de Tizi-Ouzou » Ainsi que, les lots d’armes récupérés par les services de renseignements algérien montrent sans l’ombre d’un doute, que s’il y avait une intervention de l’extérieur, ils détruiraient l’Algérie de l’intérieur, ouvriraient les portes de la forteresse et remettraient la clé du pays au front assaillant.

    Une fois de plus, le front d’ingérence intérieur combiné des islamistes radicaux et berbéro- sioniste, a adopté une position ouverte en faveur des fronts d’interventions internationales, du terrorisme, de l’encerclement de la forteresse de l’extérieur et mener conjointement leur sale boulot à la destruction du pays à l’intérieur. Sinon quelle raison pourrait expliquer une telle alliance contre nature ? Sinon la liquidation géographique, historique de cette région. Ils n’ont été initiés que pour ce projet !

    Ces entités et cette guerre ont le soutien de l’Amérique, de l’Europe, d’Israël et du royaume marocain qui s’inquiètent de l’essor de l’Algérie et de sa transformation du cours de l’histoire, de sa transmission des aspirations historiques et réalités politico- économiques qui continuent d’illuminer les chemins de la jeunesse aujourd’hui pour une Algérie nouvelle.

    Ce projet, qu’ils promeuvent sous la forme d’une opposition politique pour «faire tomber l’Algérie» et de la recherche d’une alternative politique interne, est en fait un grand projet visant à ramener notre pays dans le giron des puissants et le soumettre sous sa tutelle.
    Nous assisterons à cette lutte géostratégique tout au long du siècle actuel.
    Ils n’attendront pas décembre 2024 jusqu’à élire un nouveau président. Ils ne croient en rien de tout cela, sinon, ils n’auraient pas entamés leur attaque ?

    Nous savons déjà que 2024 ne sera pas une élection présidentielle normale. Nous savons déjà qu’une confrontation extrêmement difficile sera organisée. On sait déjà que la « volonté multinationale » va être directement impliquée dans le processus des présidences prochaines.
    Cette intervention est déjà claire. Mais il y a plus que cela pour le moment. Ils n’attendront pas les élections du décembre 2024. S’ils parviennent à faire mûrir les circonstances à temps, une autre attaque plus robuste viendra s’ajouter peut être à regretter.
    Une attaque géopolitique est en cours. Ils courent le risque de plonger l’Algérie dans un grand chaos, si rien n’est fait.

    Mais cette attaque ne peut s’interpréter avec cette seule grille de lecture. Cette attaque hybride, cruelle de toutes parts, aspire toutes les forces régionales à laquelle s’ajoutent des djihadistes européens qui combattent aux côtés de Daech mais aussi des milices sunnites-chiites internationales venant du Liban, de l’Irak ou de l’Afghanistan qui combattent au côté des troupes régulières américaine et des milices Wagner au côté de Haftar en Libye. À ce jour, aucune véritable solution militaire ou politique ne semble vraiment s’affirmer.
    De quel type d’intervention parlons-nous ? Quelque chose comme dans le cas actuel de l’Algérie?
    Actuellement, le Maroc et ses alliés de toujours la France et l’Israël attaquent l’Algérie de toutes leurs forces. Un mini « front assaillant» a été établi dans chaque direction : l’Est, le Sud et l’Ouest. Ils le disent et le montrent ouvertement à la fois à l’intérieur et à l’étranger de toute façon. Ils l’on dit haut et fort: « Nous arrêterons l’Algérie après la Syrie ».

    Il est donc important de voir, comment la cartographie d’assiégée l’Algérie se présente et comment elle décrite les contours d’une région, au risque de s’embraser dans le chaos. Ce dont nous sommes tous conscients.
    – Aux niveaux des quatre points cardinaux :
    – Nord méditerranéen, nous avons l’OTAN représenté par la France et des pays occidentaux ;
    – Au sud ouest : Des groupes djihadistes installés en Libye ajouter à cela, les unités opérationnelles du général mercenaire Khalifa Haftar, embusqués à l’effet d’exécuter les plans et les cartes d’intervention susceptibles de remodeler les cartes géopolitique de toute la région ; Le déploiement des troupes de Haftar aux frontières avec l’Algérie, laisse supposer plusieurs scénarios ?
    – A l’ouest : La liaison dangereuse entre Le Maroc, l’entité sioniste et les Emirats arabes unis. Engagés dans une coalition à réaliser les objectifs établis par les forces -assaillantes dirigées contre l’Algérie et de s’emparer du Sahara occidentale ;

    Des médias internationaux spécialisés, ont révélé sans surprise les forces participantes aux manœuvres « Africa Lion 2021 », en chasse de nouvelles proies qui se déroule désormais dans le sud du Maroc. La plus grande manœuvre militaire dans le continent, planifiée et conduite par l’US Army. Elle comprend des manœuvres terrestres, aériennes et navales Ces mêmes forces ont mené des opérations militaires simulant l’attaque de deux cibles concernant le système de défense aérienne russe « S-400 » implantés dans le sud algérien.

    – Au sud : On a également relevé depuis quelques années un intérêt certain de l’AQMI pour le Sahel (G5) qui est devenu un des principaux bassins de recrutement de l’organisation terroriste. Il a été relevé également la présence des éléments du MAK (Algérie) et des groupes djihadistes des régions du G5. Le tout sous la supervision du Triumvirat : France ; Israël et le Maroc.
    L’encerclement et la limitation de l’Algérie reste pour le moment un chantier inachevé. La mise en application du projet affecterait en particulier l’Europe. Dans ce contexte, l’Afrique du nord est devenue un des plus importants domaines de test. Désormais la elle deviendra régulièrement la scène de tension géopolitique, géoéconomique et militaire. Celui qui restera déterminé et patient, sera le grand gagnant de la tension.

    En novembre 2019, le président Emmanuel Macron a déclaré que l’OTAN avait subi une mort cérébrale et qu’il y avait un manque de coordination entre les États-Unis et les alliés de l’OTAN.
    En novembre 2018, Macron a proposé la création de l’armée de l’UE et, d’une certaine manière, suggéré l’abandon de l’OTAN et a exigé la création d’une armée internationale avec la France comme puissance active. Cette situation doit être évaluée en lien avec la volonté de Macron de faire de la France un État assaillant dans les relations internationales.

    Les développements vécus ces dernières mois en Algérie, ont permis de mettre plus clairement en évidence le branle bas de combat relative à la lutte géopolitique dans le bassin ouest-méditerranéen, comprenant l’Afrique du nord. Il n’y a aucun doute que cette région que l’on peut qualifier de zone de lutte super géopolitique, sera dans la période à venir, la région où sera vécue très intensément la concurrence à multiple acteurs.

    Rester en mode défensif est un suicide pour l’Algérie

    Rester en mode de défensif est une défaite et un suicide pour l’Algérie. Le pays a fait une percé majeur au 21e siècle. IL n’a pas attendu l’assistance de l’Europe pour le dégager du terrorisme international, il s’est défendue tout seul contre chaque attaque, il est allée plus loin dans ses luttes. Malgré qu’il était en proie à une crise politique majeure, il s’est étendu trop vite à la sécurité, à la préservation de ses institutions et à consolider sa géographie en augmentant sa puissance militaire. Il a éliminé ces attaques, les unes après les autres. Aucun État, quelles que soient la puissance ou la sophistication de son arsenal militaire, ne peut assurer seul sa sécurité. Bien sur l’Algérie a réussi à le faire à l’égard des grands résultats stratégiques!

    Mais ne pas s’y préparé, c’est laisser la possibilité à d’autres acteurs d’avancer leurs pions dans notre géographie stratégique et les candidats ne manquent pas : Français, marocains, israéliens Emiratis sans oublier les groupes terroristes… Très compliqué, vraiment !
    Je peux me tromper, mais je crois vraiment que l’Algérie a gagné la première bataille d’une partie qui est la constitutionalité de ses interventions militaires dans ses domaines de compétences. Assume ses missions constitutionnelles avec un engagement exemplaire ainsi qu’une disponibilité héroïque au sacrifice, chaque fois que le devoir national le requiert.

    Maintenant ils reviennent, et ils se heurtent à cela, donc il y a un grand danger que des gens quittent le parti pris de « l’Algérie avant tout ». Il y aura une autre onde de choc avant 2024. Ils se préparent pour la circonstance. C’est plus que des préparatifs pour les élections. C’est une préparation destinée à porter un coup dur à l’Algérie, à l’arrêter, puis à la réduire.
    Quelle personne impartiale et raisonnable pourrait nier que les intrigues en cours en Algérie ne préparent pas la réalisation de ce dessein infernal ? Une ère ahurissante celle imaginée par les agresseurs géopolitiques approche à grands pas. Le meilleur intérêt, non pas de nos partis politiques, mais de notre pays? L’identité de nos partis politiques n’a pas de sens car cette distinction, si bonne ou excellente qu’elle soit, ne représente qu’une infime partie de ce que nous pouvons faire pour trouver des méthodes efficaces de prévention et de traitement de nos problèmes.

    Quiconque ne considère pas ces affaires à travers le prisme, du point de vue de l’avenir de l’Algérie, et dans la « dimension multinationale » se trompera de parcours et on commettra des erreurs. Conséquemment il suscitera un sentiment de honte qui se reflète aux quatre coins du pays.

    Le Maghreb s’entre-déchire au grand bonheur des puissances étrangères

    Le Maghreb se désarticule et se disloque sous les yeux de ses populations. L’Algérie et le Maroc au bord d’une confrontation armée, influence et lobbying israélien de plus en plus puissant au Maroc et de plus en plus sournois en Mauritanie, une Libye entièrement divisée en deux parties par la Turquie et la Russie d’un côté, l’Egypte, les Émirats Arabes-Unis et le Qatar de l’autre. Une Tunisie au bord de la faillite et en proie à des tentations totalitaires encouragées par Abu Dhabi et Riyad, le Maghreb n’a jamais connu une situation aussi complexe et dangereuse concernant son intégrité territoriale et sa souveraineté nationale.
    Les récents évènements qui ont ébranlé la région démontrent la véracité de cette alarmante lecture : le Maghreb s’entre-déchire au grand bonheur des puissances étrangères qui s’implantent vigoureusement sur son territoire pour planter leurs intérêts et une influence malsaine sur la gestion des affaires internes des pays maghrébins.
    Si ce programme réussit, nous perdrons un autre siècle. Ne laissez pas l’Occident arrêter une fois de plus ce pays comme il le fait depuis des siècles.

    Les centres de résistance de l’Algérie doivent prendre conscience de ce fait, se lever et agir. Cette « préparation extraordinaire exige des réponses extraordinaires ».
    Nous expliquerons ces problèmes, répondrons aux accusations, lutterons contre tous ceux qui calomnieront et renverrons les événements à l’histoire.
    Comment ne pas s’apercevoir de la sincérité des faits factuels ? Mais la plupart des intervenants ne semblent pas du tout alarmés par cela. Ainsi, ils font preuve de négligence en proclamant la vérité !
    Sommes-nous conscients des dangers en cours ?
    (1) : Election présidentielle Algérienne le 19.12.2024.

    Tarek Benaldjia

  • Algérie: Un des assassins de Bensmaïl arrêté en Espagne?

    Affaire de l’assassinat de Djamel Bensmaïl : Un suspect en état de fuite arrêté en Espagne- Algérie, MAK, Rachad, incendies, Kabylie,

    L’étau se resserre sur les membres de l’organisation terroriste qui ont réussi à fuir le pays. Il y a deux jours, le journal espagnol «La Gaceta», a annoncé l’arrestation au port d’Almeria, par les garde-côtes espagnols, d’un émigré clandestin algérien, affilié à l’organisation terroriste le MAK.

    Ce dernier a été débarqué au port d’Almeria et remis à une unité portuaire de la Guardia civile, a indiqué le quotidien, précisant que l’individu, détenait au moment de son arrestation une machette d’environ 40 centimètres.
    Ce dernier faisait l’objet d‘un mandat d’arrêt international émis par la justice algérienne pour son implication dans le meurtre et le lynchage de Djamel Bensmail, survenu le 11 août dernier à Larbaa Nath Irathen dans la wilaya de Tizi Ouzou.

    Il faut savoir que dès les premiers coups de boutoir des services de sécurité algériens contre l’organisation du MAK, la consigne avait été donnée, aux individus les plus en vue, par leur hiérarchie pour fuir le pays par n’importe quel moyen. Si certains ont réussi à s’évaporer dans la nature, d’autres et dans la conjoncture sanitaire que traverse le pays marquée surtout par l’absence de liaisons maritimes ou aériennes avec l’étranger, ont choisi l’émigration clandestine.

    L’individu arrêté en Espagne sera bientôt remis aux autorités algériennes pour aller rejoindre ceux qui ont crû échapper à la justice algérienne en se réfugiant à l’étranger et qui ont fini par être extradés. Cette arrestation prouve que la traque des éléments terroristes du MAK n’implique pas seulement les services de sécurité algériens mais ceux de plusieurs pays avec lesquels des accords d’entraide judiciaires ont été conclus.

    Il y a quelques jours, le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait appelé la France à exécuter le mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne contre Ferhat Mehenni, le chef du MAK. Le silence de Paris devant la demande algérienne prouve que cet individu est un élément du plan de déstabilisation du pays fomenté par le Maroc et ses alliés. En se refusant d’apporter une réponse, même par le refus, à la demande des autorités algériennes, la France offre ainsi son hospitalité à un individu recherché dont l’organisation est classée terroriste.

    Les dernières prises de parole du président français prouvent que le plan qui vise notre pays est une stratégie mûrement réfléchie et mise en branle grâce au soutien de Rabat, Tel Aviv et Paris qui continue de servir de repaire aux ennemis de tous bords du pays.

    Slimane B.

    Le Courrier d’Algérie, 20/10/2021

  • Algérie-Maroc : Les risques d’une erreur de calcul

    Algérie, Maroc, MAK, Rachad, Sahara Occidental, Front Polisario, #Algérie, #Maroc, #Sahara_Occidental,

    Une menace de coupure de l’approvisionnement en gaz, des allégations de soutien à un groupe séparatiste et des tensions renouvelées au sujet d’un territoire contesté : les relations entre l’Algérie et le Maroc, rivaux de toujours qui se sont autrefois livrés une guerre frontalière, se sont détériorées ces dernières semaines.

    L’une des conséquences de la détérioration des relations est que le ministre algérien du pétrole a déclaré que son pays ne renouvellerait pas un accord, qui doit expirer à la fin du mois d’octobre, régissant un gazoduc transportant du gaz naturel algérien vers l’Espagne via le Maroc. Alger a également interdit les vols marocains dans son espace aérien.

    Les services de sécurité algériens ont annoncé la semaine dernière qu’ils avaient arrêté 17 personnes et déjoué un projet d’attaque armée du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), un groupe basé à Paris qui réclame l’autodétermination de la région berbérophone de Kabylie, dans le nord de l’Algérie. Le groupe a nié toute implication dans la violence et a déclaré qu’il n’utilisait que des moyens pacifiques.

    Le communiqué indique que les agents présumés du MAK, désigné comme une organisation terroriste en Algérie, ont été aidés par « l’entité sioniste [Israël] et un pays d’Afrique du Nord », ce qui fait référence au Maroc, qui a normalisé ses relations avec l’État juif l’année dernière.

    Toujours tendus, les liens entre les voisins nord-africains se sont complètement rompus en raison des tensions renouvelées sur le territoire contesté du Sahara occidental, et les analystes mettent en garde contre le risque d’escalade.

    « Le plus grand risque est une erreur de calcul », a déclaré Riccardo Fabiani, directeur pour l’Afrique du Nord à l’International Crisis Group, une organisation spécialisée dans la résolution des conflits. « Si ni l’Algérie ni le Maroc n’ont intérêt à déclencher une guerre, le risque est que les tensions s’aggravent de manière incontrôlable si l’une des parties va trop loin. Cette erreur de calcul pourrait se produire au Sahara occidental, alimentant une escalade militaire […] ou elle pourrait entraîner des affrontements frontaliers directs entre les deux pays, par exemple. »

    Le Maroc, qui contrôle la majeure partie du territoire aride et faiblement peuplé du Sahara occidental depuis que l’Espagne s’en est retirée en 1975, en revendique la souveraineté. Mais l’Algérie accueille et soutient le Front Polisario, le groupe sahraoui qui lutte pour l’indépendance du territoire.

    Le projet de référendum de l’ONU sur l’autodétermination du Sahara occidental est bloqué depuis des décennies. Un cessez-le-feu de 30 ans a été rompu en novembre de l’année dernière et le Front Polisario a repris ses attaques de faible intensité et ses tirs à longue distance contre les positions marocaines dans le territoire.

    La revendication du Maroc sur le Sahara occidental a été renforcée par la reconnaissance par les États-Unis de sa souveraineté sur le territoire en décembre 2020 sous l’administration de Donald Trump, en contrepartie de la normalisation par Rabat de ses liens avec Israël.Selon les analystes, la reconnaissance américaine a eu pour conséquence que le Maroc a mené une politique étrangère plus affirmée visant à susciter un changement similaire de la part des pays qui adhèrent encore à la position de l’ONU sur le territoire contesté. Il a gelé les liens avec l’ambassade d’Allemagne à Rabat et a rappelé son propre ambassadeur à Berlin parce que l’Allemagne a critiqué la décision américaine.

    Le soutien américain et la normalisation avec Israël ont changé la dynamique des relations entre le Maroc et l’Algérie, selon M. Fabiani. « Avec l’accord de normalisation, le Maroc a désormais accès à la technologie israélienne, comme les drones », a-t-il ajouté. « Il y a une crainte à Alger que cela change l’équilibre des forces ». 

    L’Algérie a coupé les liens en août après que l’ambassadeur du Maroc à l’ONU a déclaré que « le vaillant peuple kabyle mérite, plus que tout autre, de jouir pleinement de son droit à l’autodétermination ».

    Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, a clairement indiqué la semaine dernière qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant le gazoduc, même s’il a laissé entendre que son pays comblerait tout manquement à son engagement de fournir du gaz à l’Espagne en expédiant du GNL.

    Le Maroc a utilisé le gaz du gazoduc pour alimenter une partie de sa production d’électricité et a également bénéficié d’une redevance pour le passage sur son territoire. La perte de l’accès au gaz naturel serait « un inconvénient majeur, mais le Maroc s’y est préparé », a déclaré Anthony Skinner, directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord chez Verisk Maplecroft, une société britannique de conseil en matière de risques. Cela obligerait toutefois le royaume à recourir au GNL, qui est plus cher, ou au charbon, a-t-il ajouté.

    Tebboune a également haussé le ton belliqueux de son interview. Il a déclaré que quiconque attaquerait l’Algérie « regretterait le jour de sa naissance, car nous ne cesserions pas [de nous battre] ». Il a ajouté : « Le Maroc a un passé ancien et répété d’actes hostiles contre l’Algérie. »

    Dalia Ghanem, chercheuse résidente au Carnegie Middle East Center de Beyrouth, a souligné que l’Algérie avait également été indignée par les révélations, en juillet, selon lesquelles le Maroc avait utilisé le logiciel malveillant Pegasus développé par NSO Group, une société israélienne, pour pirater les téléphones de centaines de ses fonctionnaires. Rabat a démenti ces accusations. « Les deux régimes tentent d’occuper leurs populations avec des questions futiles au lieu de se concentrer sur ce qui se passe en interne, car tous deux doivent faire face à des dissensions internes », a-t-elle déclaré.

    Mohammed Masbah, directeur de l’Institut marocain d’analyse politique, a déclaré que les relations entre les deux pays étaient « comme une guerre froide sans fin », et que « les Algériens se sentent menacés et acculés ». Il a mis en garde contre le risque de violence involontaire. « Dans la situation actuelle, la meilleure issue serait de revenir au statu quo d’avant l’escalade actuelle et de gérer la crise par la diplomatie. »

    Financial Times, 18/10/2021

  • Tebboune : « Celui qui attente à l’Algérie n’ira pas loin »

    Algérie, Maroc, France, MAK, Rachad, gaz, #Algérie, #Maroc, #Gaz, #MAK, #Ferhat_Mehenni,

    -L’approvisionnement de l’Espagne en gaz naturel algérien ne se fera plus via le Maroc
    -Nous n’opterons jamais pour l’endettement extérieur
    -Nous avons une armée nationale qui ne sera jamais sacrifiée pour de l’argent
    -Le chef du mouvement séparatiste et terroriste MAK doit être livré à l’Algérie
    C’est à un large tour d’horizon auquel s’est prêté le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, répondant à toutes les questions qui intéressent l’opinion publique nationale. Il a mis en garde contre les plans ciblant l’Algérie, déclarant que «nous ne portons atteinte à personne, mais celui qui tentera de nous agresser risque de le regretter».

    L’Algérie saura faire face à toutes velléités «exhortant les Algériens à l’unification des efforts pour construire l’Algérie. Il a alerté contre les plans de division, assurant que l’objectif est de développer le pays.
    La politique extérieure de l’Algérie est claire et transparente et ses principes solides et immuables quant à la présence de bases militaires sur son sol, rappelant les principes de soutien à la paix et à la stabilité de son environnement régional, réitérant le rejet par l’Algérie de toute tutelle, intervention étrangère ou atteinte, de quelque nature que ce soit.
    «Nous n’avons pas de légions, mais une armée nationale dont les membres ne seront jamais sacrifiés pour de l’argent, comme le font les mercenaires», a-t-il soutenu.

    Le Président Tebboune a évoqué les mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie contre ceux qui constituent des menaces pour sa sécurité et son intégrité, citant le chef de file du Mouvement séparatiste et terroriste «MAK». Affirmant que ce dernier «doit être livré à l’Algérie», après son implication dans les feux de forêts «prémédités» qui ont ravagé l’été dernier, plusieurs wilayas. Il a déclaré, que «des faits et des preuves «montrent que le Maroc est derrière ce mouvement terroriste qui agit avec la complicité de parties» à Paris et Rabat, évoquant des textos subversifs.

    Construire l’Algérie main dans la main

    S’agissant du traitement des dossiers socio-économiques, le Président a affirmé que la prise en charge des revendications n’intervenait pas par l’anarchie et la pression exercée sur l’Etat, l’objectif suprême étant de «construire l’Algérie, main dans la main».
    Il a adressé un message aux syndicats des travailleurs en vue d’«œuvrer de concert, pour ce faire, loin de toutes formes de discorde», précisant qu’il «est inutile de semer l’anarchie et de tenter de faire pression sur l’Etat pour assurer la prise en charge des revendications «.

    «Des instructions ont été données à tous les secteurs pour la révision des statuts et des salaires, mais une telle démarche nécessite un peu de temps», a-t-il ajouté, rappelant que «notre objectif est le même : développer le pays, servir le citoyen et atteindre la croissance à laquelle aspirent les Algériens». Concernant la situation de la vaccination anti-Covid, il a fait état de 11 millions de citoyens vaccinés, excluant tout recours à la vaccination obligatoire.
    Cependant, il a averti contre les dangers de la réticence à se faire vacciner, «l’apparition d’un autre variant du virus n’étant pas exclue».

    Le chef de l’Etat a appelé les citoyens à se faire vacciner contre le virus, que «ce n’est plus une affaire de choix, mais plutôt une question d’avenir pour éviter de revivre les douleurs ressenties du fait de la perte de beaucoup de nos jeunes». Il a imputé les raisons à l’origine de la baisse de la vaccination «aux rumeurs qui circulent au détriment des données scientifiques et des faits logiques». L’efficacité du vaccin est prouvée scientifiquement et «dès le début, nous avons insisté sur le vaccin comme solution», ajoutant qu’«il est inconcevable de refuser le vaccin maintenant qu’il est disponible».
    Il a rappelé, à ce sujet, les efforts de l’ANP et sa contribution à l’acheminement du vaccin, en mobilisant ses appareils pour des vols ininterrompus vers la Chine et la Russie.

    Lourde peine contre les spéculateurs

    Qualifiant la spéculation qu’a connue récemment le marché national de «pire ennemi de l’économie nationale et du citoyen», il a assuré que «des arrières-pensées politiques» étaient derrière cette hausse «injustifiée» évoquant «des opportunistes et des parasites exploités par des bandes criminelles».Il a indiqué que «l’acte de spéculation commis par des intrus sans scrupules exploités par des bandits aux fins de semer l’anarchie —des bandits animés par des motifs politiciens—, sera criminalisé et ses auteurs encourront des peines de pas moins de 30 ans de prison, qui pourront aller jusqu’à la perpétuité, voire la peine capitale».

    «Ma décision est prise et j’en ai informé le ministre de la Justice, garde des Sceaux: la prochaine réunion du Conseil des ministres verra la présentation d’une loi incriminant les spéculateurs.
    «Nous frapperons les spéculateurs d’une main de fer et traquerons les lobbies politiciens qui sont derrière cet acte, qui aurait pu mener à une explosion sociale, notamment à la lumière de la propagation de la pandémie de la COVID-19. Nous serons sans merci avec ceux qui tentent d’entamer la détermination de l’Armée blanche, et dont l’implication est établie. Ceux-là encourent la peine capitale».

    Outre les efforts de lutte contre les manœuvres de sape de l’économie nationale et de déstabilisation du pays, Abdelmadjid Tebboune a mis en avant la détermination de l’Etat à absorber les fonds en circulation sur le marché parallèle par le biais de plusieurs moyens et mécanismes, en tête desquels la finance islamique».

    L’accent est mis sur l’impératif d’ouvrir un dialogue avec les propriétaires de ces fonds, ce phénomène s’étant enraciné et qui remonte à l’ouverture de l’importation au secteur privé au début des années 90, une démarche qui n’était pas accompagnée de contrôle nécessaire, rappelant que «cette économie a été autorisée par l’Etat.
    Elle est devenue forte durant la décennie noire, puis s’est développée pour atteindre actuellement 10.000 mds DA». La résorption de ces liquidités constitue la principale préoccupation qui se fera de la meilleure façon.
    Le président Tebboune s’est félicité des rapports de la Banque mondiale qui a salué «la résilience de l’économie algérienne dans un milieu instable», rappelant qu’elle devra enregistrer un taux de croissance de près de 4%, dépassant, ainsi, les prévisions de la Banque mondiale (2,6%).

    Revenant sur les résultats de l’économie en 2021, il prévoit des exportations hors-hydrocarbures estimées à 4,5 milliards USD, un chiffre jamais atteint «depuis 25 ans».

    L’histoire «n’est pas dictée par les convenances ni par les conjonctures»

    Le président Tebboune a affirmé que l’Histoire «n’est pas dictée par les convenances, ni par les conjonctures. Laissons son écriture aux historiens. Nous aussi, nous avons beaucoup à redire au sujet de leur pays (la France)», appelant à confier aux historiens l’écriture de l’histoire commune entre l’Algérie et la France.
    Invité à s’exprimer sur les dernières déclarations du Président français à l’encontre de l’Algérie et de ses institutions, il a affirmé que «celui qui attente à l’Algérie n’ira pas loin», ajoutant que «la dignité de l’Algérie est inestimable», et que «nous devons fidélité au serment de nos 5.630.000 martyrs dont nous devons exalter la mémoire».
    «L’occupation de l’Algérie a coûté à la France 70 ans de guerre, de résistance et de révoltes dans toutes les régions du pays, car nous étions une Nation.»

    Concernant les décisions prises par l’Algérie en réponse au Royaume du Maroc, elles «ne sont en fait qu’une réaction», excluant à ce sujet une quelconque médiation avec ce pays. «On ne peut mettre sur un pied d’égalité l’agresseur et l’agressé.»
    L’approvisionnement de l’Espagne en gaz naturel algérien ne se fera plus via le gazoduc transitant par le Maroc.
    Sur la poursuite du pompage du gaz algérien au Maroc via l’ancien gazoduc, M. Tebboune a indiqué qu’ «aucune décision n’a encore été prise à cet effet», soulignant que l’Algérie continuera à pomper le gaz via ce gazoduc jusqu’à la fin du contrat en vigueur, prévue le 31 octobre.

    A la question de savoir si l’Algérie était «embêtée» par les informations faisant état de l’intention de l’entité sioniste d’implanter au Maroc une base dédiée à la fabrication de drones suicides, le chef de l’Etat a répondu que «rien n’inquiète l’Algérie».
    Il a affirmé son refus de toute médiation avec le Maroc.
    Le président Tebboune est revenu sur l’histoire, en citant les agressions marocaines contre l’Algérie en 1963, au lendemain de l’indépendance de l’Algérie en 1962, dans le but de spolier des parties du territoire national.
    Il a fustigé, par la même, l’idéologie expansionniste du Maroc et les conspirations de ce pays qui a donné refuge aux terroristes et leur a accordé de l’argent et des passeports diplomatiques.

    S’agissant du dossier du Sahara occidental, Abdelmadjid Tebboune a souligné que «l’ONU est appelée à s’acquitter de son rôle dans la décolonisation de ce territoire, une question inscrite à l’agenda de sa 4e Commission», rappelant que l’Algérie avait été le premier pays à saluer la proposition de désignation de Staffan De Mistura en tant qu’Envoyé personnel du SG des Nations unies au Sahara occidental.
    «La majorité des pays africains sont pour la décolonisation du Sahara occidental, mais il est des enjeux et des défis.»
    Il a réitéré que les élections en Libye étaient la solution définitive à la crise dans ce pays, estimant qu’il n’était pas obligatoire que la tenue de ces échéances intervienne le même jour et qu’elles pouvaient, par exemple, s’étendre sur deux mois.

    Réitérant l’appel lancé par l’Algérie quant à l’impératif retrait de mercenaires de Libye, le chef de l’Etat a rappelé que tous les participants à la Conférence de Berlin, dont les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient été unanimes sur cette question. Pour ce qui est de la crise malienne, l’Algérie estime que «la solution passe par l’encouragement du développement et l’unification du Nord et du Sud».
    Synthèse R. N.

    Pas de recours à l’endettement extérieur

    Après avoir réaffirmé le refus de l’Algérie de recourir à l’endettement extérieur, un choix qui serait un «suicide politique», il a indiqué que « le Fonds monétaire international agit comme s’il préparait le terrain à l’endettement. Nous n’opterons jamais pour ce choix, c’est impensable «.
    Il s’est dit sceptique vis-à-vis des recommandations du FMI qui prône le report de la mise en œuvre des réformes structurelles, affirmant que «l’Etat algérien poursuivra ces réformes en toute souveraineté».

    Respect total de l’état algérien

    S’agissant du retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, le président a souligné qu’il «est conditionné par le respect total de l’Etat algérien», a indiqué le Chef de l’Etat, soulignant que «l’Histoire ne peut être falsifiée et les relations avec la France relèvent de la responsabilité de tout un peuple… de toute une histoire».

    Un grand mensonge

    Abdelmadjid Tebboune, a qualifié de «grand mensonge» les chiffres avancés par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Moussa Darmanin, qui a évoqué 7.000 migrants irréguliers qui seraient de nationalité algérienne et que Paris veut expulser, précisant que «la France n’a jamais évoqué plus de 94 cas dont 21 ont été autorisés à rentrer en Algérie, 16 ont été carrément refoulés et n’entreront jamais en Algérie en raison de leur implication dans le terrorisme».

    Eventuelle visite en Tunisie du Président Tebboune

    S’agissant d’une éventuelle visite en Tunisie, le chef de l’Etat a affirmé qu’il compte s’y rendre une fois le nouveau gouvernement tunisien composé, et y effectuera une visite d’Etat en compagnie d’une délégation importante, au cours de laquelle toutes les conventions gelées entre les deux pays seront signées, ajoutant que «la Tunisie est un voisin exemplaire pour l’Algérie».
    A une question sur une prétendue demande d’asile en Algérie du président du Parlement tunisien, Rached Ghannouchi, il a tenu à rassurer que «Ghannouchi n’a pas demandé l’asile politique en Algérie».

    El Moudjahid, 12/10/2021