Étiquette : santé

  • Maroc : Des soucis sur la santé du roi Mohammed VI

    Etiquettes : Maroc, Mohammed VI, santé, maladie,

    Les médias français affirment que le roi souffre d’une maladie du système immunitaire difficile à guérir alors que Rabat reste silencieuse.

      Le roi du Maroc, Mohamed VI, 59 ans, est très malade comme en témoignent les dernières photographies diffusées par les médias. La présence du monarque alaouite lors d’une récente cérémonie de remise d’un véhicule cent pour cent marocain l’a déjà mis en évidence. Une image ultérieure a ratifié ce que la presse -espagnole et africaine- annonçait depuis un certain temps.

      Mohamed VI, extrêmement maigre et méconnaissable, semble souffrir de sarcoïdose, une maladie du système immunitaire qui affecte particulièrement les poumons et les ganglions lymphatiques, provoquant des douleurs respiratoires, une perte de poids et de la fatigue. Selon le journal régional français La Depeche, qui a consulté des sources médicales, seulement la moitié des patients ont un remède s’ils parviennent à le contrôler en trois ans. La sarcoïdose de Mohammed VI a fait la une des journaux il y a cinq ans.

      La santé du roi marocain est un secret d’État, ainsi que ses absences prolongées et sa grossièreté dans les actes officiels, depuis son accession au trône de Rabat à la mort de son père Hassan II en 1999. Dans un premier temps, et compte tenu du secret officiel et de la réputation festive du roi – propriétaire de douze palais avec plus d’un millier de serviteurs et des centaines de voitures de luxe – le départ a été attribué au caprice de Mohamed VI. Dans les années 2010, l’attention du public a plutôt commencé à se concentrer sur la santé du leader à la suite d’une prise de poids frappante et de brefs rapports selon lesquels il avait subi deux opérations cardiaques.

      Dans les commérages du palais, les luttes internes pour la succession ont également commencé à transcender. Sur le papier, la voie est claire : l’héritier de Mohammed VI sera son fils, le prince Mulay Hassan, qui vient d’avoir 20 ans. Cependant, il est souvent mentionné que le frère du monarque, Mulay Rachid, tente de faire valoir ses droits compte tenu de la jeunesse et de l’inexpérience de son neveu.

      Politique intérieure

      La succession au Maroc n’est pas, pour l’instant, une question qui inquiète les observateurs des équilibres politiques dans la région, qui pointent l’existence d’une structure et d’un corps de hauts fonctionnaires compétents qui veillent avec un zèle exquis aux intérêts du pays, au-delà des compétences du roi. On comprend donc pourquoi, pendant plus de deux décennies de mandat de Mohamed VI, la politique étrangère a maintenu un cap nationaliste strict. Cela a été démontré par la crise des îles Perejil, les tensions également avec l’Espagne autour de Ceuta et Melilla, et la lutte intransigeante – menée avec succès – autour du territoire du Sahara occidental, que Hassan II a transformé en une province du Maroc.

      En politique intérieure, le règne de Mohamed VI a pu libérer le lest islamiste avec l’octroi de droits aux femmes et des mesures de grâce envers les dissidents. Cette attitude a sauvé Rabat de l’inclémence du soi-disant « printemps arabe », qui a fait des ravages dans le reste des régimes en Afrique du Nord.

      #Maroc #MohammedVI

    • Maroc : L’impact de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale

      Etiquettes : Maroc, coronavirus, pandémie, santé, soins, pauvreté, précarité,

      Contexte

      Pauvreté et vulnérabilité

      La pauvreté était un indicateur significatif de vulnérabilité pendant la pandémie de COVID-19 au Maroc. La perte d’emplois, la diminution des sources de revenus et l’absence d’un système de sécurité sociale exposent les individus et les familles à des problèmes sociaux et psychologiques. En avril 2020, une enquête menée par le Haut-commissariat à la planification dans les zones urbaines et rurales a révélé que 34% des ménages n’avaient aucun revenu en raison de la pandémie. L’anxiété a été identifiée comme le principal impact psychologique du confinement, avec 41% des ménages marocains éprouvant de la peur. Parmi les autres effets, mentionnons les sentiments de claustrophobie ressentis par 30 % des ménages, les troubles du sommeil touchant 24 % des ménages et les troubles psychologiques comme l’hypersensibilité et la nervosité ou la fatigue observés dans 8 % des ménages.

      Sur la base de l’enquête nationale menée en juin 2020, qui a examiné les effets de la COVID-19 sur les conditions socio-économiques et psychologiques des réfugiés, il a été constaté que l’anxiété, la dépression et la peur étaient les principales conséquences psychologiques du confinement. L’enquête a révélé que ces impacts ont été ressentis par 52,5 % de l’ensemble des réfugiés, dont 55,1 % parmi les ménages dirigés par une femme et 52 % parmi les ménages dirigés par un homme.

      Utilisateurs du service et membres de leur famille

      Accès limité aux soins de santé

      La réorientation des ressources vers l’urgence sanitaire liée à la COVID-19 a limité l’accès aux soins de santé courants et essentiels pour les populations rurales et urbaines. Une enquête menée par la Haute Commission de planification en juin 2020 a montré que 34,5% des femmes et 38,2% des hommes ont signalé un manque d’accès aux soins de santé en raison de la crise sanitaire. Dans les régions rurales, ce pourcentage était encore plus élevé, soit 41,2 %. Ce manque d’accès à des soins de santé en temps opportun a aggravé les problèmes de santé chroniques, y compris les problèmes psychologiques, et a créé un sentiment d’impuissance chez les personnes et les membres de leur famille, ce qui a entraîné une détresse psychologique accrue.

      Prestataires de services dans le domaine de la santé et des services sociaux

      Épuisement des fournisseurs de services

      L’impact mondial et la durée prolongée de la pandémie de COVID-19 ont entraîné l’épuisement des fournisseurs de services. Une étude nationale menée auprès de 1267 médecins du secteur public de toutes les régions du Maroc a révélé que près d’un tiers des médecins souffraient de dépression (31,5%), d’anxiété (29,2%) et de trouble de stress post-traumatique (21,7%). De nombreux travailleurs de la santé ont éprouvé des difficultés de concentration et une asthénie en raison de l’impact psychologique.

      Défis

      Le Maroc a été confronté à plusieurs défis dans la lutte contre les problèmes de santé mentale pendant la pandémie.

      Convaincre les décideurs de l’importance du soutien en santé mentale.

      Mobiliser des fonds pour la mise en place de services de santé mentale et de soutien psychosocial (MHPSS).

      Renforcement des ressources humaines pour la prestation de services MHPSS.

      Absence de structures intermédiaires pour le soutien en santé mentale.

      Pas d’accès aux centres culturels pour les personnes souffrant de troubles de santé mentale.

      Pénurie ou manque de disponibilité des médicaments.

      Augmentation des rechutes dues au confinement et au soutien limité.

      Exclusion des médicaments pour la santé mentale de la couverture de protection sociale.

      Arrêt du traitement par les personnes souffrant de troubles mentaux en raison du confinement.

      Demande croissante de santé mentale et de soutien psychosocial.

      La vulnérabilité économique entrave l’accès aux moyens de communication.

      Stigmatisation répandue liée à la santé mentale dans la société.

      Offrir des services de santé mentale et de soutien psychosocial (SSPSS) et assurer la continuité

      Des solutions innovantes

      Pour relever les défis et assurer la continuité des services de santé mentale, les solutions novatrices suivantes ont été mises en œuvre.

      Des lignes d’assistance téléphonique dotées de professionnels de la santé mentale pour fournir un soutien psychologique aux personnes en détresse et aux personnes atteintes de troubles mentaux.

      Consultations à distance par téléphone et WhatsApp, y compris le soutien émotionnel via les réseaux sociaux, y compris Instagram, Facebook et le réseau mondial Befrienders (par l’Association Sourire Reda).

      Renouvellement des ordonnances psychiatriques à distance via WhatsApp.

      Fourniture de médicaments à ceux qui en ont besoin, en particulier les pauvres et les démunis.

      Mise en place d’unités d’écoute par les facultés de médecine en collaboration avec les ONG pour fournir un soutien psychologique et un diagnostic par téléphone ou WhatsApp.

      Des lignes d’assistance telles que « Stop Silence » (par l’Association Sourire Reda) offrant un soutien émotionnel et une assistance aux jeunes ayant des pensées suicidaires.

      Psychoéducation à distance pour les familles de patients facilitée par les associations familiales de patients, dont l’Association Chams, l’Association Sila, l’Association des Usagers de la Psychiatrie et l’Association Chourouk.

      Fourniture de téléconsultations, de consultations en face à face, de groupes de soutien et de soutien par les pairs (par l’Association Chourouk, Centre Socio Médical à distance).

      Unités mobiles pour les visites psychiatriques (par l’Association Afak pour la santé mentale et l’Association des pairs aidants pour la réadaptation psychosociale) et les activités psychiatriques de liaison dans les établissements de santé.

      Soins psychiatriques spécialisés pour les patients atteints à la fois de COVID-19 et de troubles de santé mentale.

      Continuité et durabilité des services de soins et de réduction des méfaits pour les personnes ayant des troubles liés à l’utilisation de substances.

      Renforcement des capacités par le biais de formations professionnelles, de webinaires et de conférences organisés par des associations professionnelles psychiatriques.

      Enseignements tirés

      Plusieurs leçons ont été tirées de l’expérience de la prestation des services de SSPSM pendant la pandémie.

      La nécessité de développer la santé numérique et les interventions à distance.

      Le SSPSS devrait faire l’objet d’un plan d’action indépendant.

      L’allocation de fonds doit être assurée pour les services MHPSS.

      La santé mobile s’est avérée être une méthode efficace de consultation psychiatrique et de soutien pendant l’accouchement.

      Les lignes d’assistance téléphonique ont joué un rôle crucial dans la fourniture de premiers soins psychologiques.

      La santé mobile devrait être promue et encouragée.

      Le MHPSS doit être intégré au plan national d’intervention d’urgence.

      Les études de recherche sur la santé mentale renforceront davantage la compréhension à l’échelle nationale.

      La disponibilité des médicaments doit être assurée.

      Source : OMS

      #Maroc #Pandémie #Coronavirus #Santé #Soins

    • L’équipe médicale chinoise apporte une grande contribution au service de santé algérien (responsable algérien)

      L’équipe médicale chinoise apporte une grande contribution au service de santé algérien (responsable algérien)

      Etiquettes : Algérie, Chine, coopération médicale, santé, équipes médicales,

      ALGER, 22 mai (Xinhua) — L’ambassade de Chine en Algérie a célébré dimanche le 60e anniversaire de l’envoi d’équipes médicales chinoises en Algérie.

      Mohamed Talhi, secrétaire général du ministère algérien de la Santé, a remercié l’équipe médicale chinoise pour sa contribution au développement des soins de santé en Algérie.

      Talhi a déclaré que depuis que la Chine a envoyé sa première équipe médicale en Algérie en 1963, le personnel médical chinois successif a travaillé avec des médecins algériens pour fournir des services médicaux aux Algériens.

      Talhi a également remercié la Chine pour son généreux soutien aux institutions médicales algériennes en termes de services bénévoles et d’équipements médicaux.

      Li Bin, présidente de l’Association d’amitié des peuples sino-africains, a déclaré que le fonctionnement de l’équipe médicale chinoise en Algérie reflète pleinement la confiance mutuelle et l’amitié sincère entre les deux peuples, et est devenu un modèle de coopération sino-algérienne, a-t-elle ajouté.

      L’ambassadeur de Chine en Algérie, Li Jian, a déclaré qu’au cours des 60 dernières années, les équipes médicales chinoises ont contribué aux soins de santé publique en Algérie, à la coopération sanitaire entre les deux pays et à l’amitié entre les deux peuples.

      Yang Yong, chef du 27e groupe d’équipes médicales chinoises en Algérie, a déclaré que l’équipe médicale chinoise en Algérie continuera d’innover de nouvelles manières d’assistance médicale, tout en démontrant de nouvelles technologies, de nouvelles méthodes et de nouvelles idées.

      Depuis 1963, la Chine a envoyé 27 groupes d’équipes médicales en Algérie, traité environ 27,37 millions de patients, effectué environ 1,75 million d’opérations et mis au monde environ 2,07 millions de nouveau-nés.

      Li Bin, président de l’Association d’amitié des peuples sino-africains, s’adresse à une réception organisée par l’ambassade de Chine en Algérie pour célébrer le 60e anniversaire de l’envoi d’équipes médicales chinoises en Algérie à Alger, Algérie, le 21 mai 2023.

      Depuis 1963, la Chine a envoyé 27 groupes d’équipes médicales en Algérie, traité environ 27,37 millions de patients, effectué environ 1,75 million d’opérations et mis au monde environ 2,07 millions de nouveau-nés. (Xinhua)

      #Chine #Algérie #Santé #Coopération_médicale

    • Afrique/santé : le Maroc appelle à une mobilisation coordonnée pour sauvegarder les intérêts de l’Afrique

      Afrique/santé : le Maroc appelle à une mobilisation coordonnée pour sauvegarder les intérêts de l’Afrique

      Etiquettes : Maroc, ONU, santé, Afrique,

      Le Maroc a appelé à une mobilisation coordonnée des dirigeants et à une action intensive pour sauvegarder les intérêts de l’Afrique dans la réponse mondiale aux pandémies.

      L’appel a été lancé depuis Genève par Omar Hilale, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU à New York, en sa qualité de facilitateur de l’Assemblée générale des Nations Unies pour la réunion de haut niveau et la déclaration politique sur la prévention, la préparation et la réponse à la pandémie qui se tiendra le 20 septembre à New York au niveau des chefs d’État et de gouvernement.

      Hilale, qui s’exprimait lors de la session spéciale du Groupe de travail sur la santé du Comité technique ad hoc sur la santé et la population, co-organisée par la Commission de l’Union africaine et le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies en Afrique (CDC Afrique), a décrit la événement comme une occasion historique de défendre les intérêts et les priorités de l’Afrique dans ce contexte sanitaire, compte tenu notamment de la présence d’un directeur général africain à la tête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du rôle du Maroc comme facilitateur de la déclaration politique du Haut réunion au niveau pandémique sur la prévention, la préparation et la riposte en cas de pandémie.

      Hilale a souligné la nécessité de mobiliser les chefs d’État africains afin que le continent ne soit pas confronté à des lacunes et des échecs comme par le passé, ainsi que l’impératif de rester uni pour obtenir de meilleurs résultats pour le continent, qui est appelé à renforcer le rôle central de L’OMS en tant qu’acteur central de l’architecture mondiale de la santé.

      Le diplomate a salué l’initiative sage et opportune de CDC Afrique de créer le Comité informel des négociateurs africains sur la prévention, la préparation et la réponse à la pandémie. Il a également exprimé sa gratitude et son honneur d’être membre et négociateur politique en chef du Comité.

      Concernant la réunion de haut niveau, prévue le 20 septembre à New York, Hilale a noté qu’il s’agit de la première du genre à se tenir à l’Assemblée générale des Nations Unies.

      #Maroc #Afrique #Santé

    • Le Maroc renforce ses capacités de production locales pour assurer des réserves stratégiques – Akhannouch

      Le Maroc renforce ses capacités de production locales pour assurer des réserves stratégiques – Akhannouch

      Etiquettes : Maroc, réservations stratégiques, ressources médicales essentielles, santé,

      Genève – Le Maroc a renforcé ses capacités de production locales pour assurer un approvisionnement adéquat en ressources médicales essentielles et réserves stratégiques, a souligné, dimanche à Genève, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

      Dans son allocution à l’occasion de la 76e session de l’Assemblée mondiale de la santé, Akhannouch a affirmé que le Royaume, conformément aux directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a travaillé sans relâche pour mettre en place des politiques publiques efficaces qui répondent aux besoins des ses citoyens.

      Tirant les leçons de la pandémie, la réforme lancée par le Maroc repose principalement sur la mise en place d’un système de santé résilient, a-t-il déclaré dans une intervention vidéo, insistant sur la garantie d’un accès équitable aux vaccins tant pour le Maroc que pour le reste des pays africains dans le cadre de la Coopération Sud-Sud.

      Le Maroc a placé le secteur de la santé au cœur de sa politique gouvernementale, avec un engagement ferme à mener une réforme globale visant à transformer le système de santé à la hauteur des progrès significatifs réalisés par le Royaume, a expliqué le chef du gouvernement, lors d’une session à laquelle par plusieurs chefs de gouvernement.

      La généralisation de la couverture médicale à tous les Marocains, réalisée dès décembre 2022, l’illustre parfaitement et marque une profonde révolution sociale dans le Royaume », a-t-il poursuivi.

      Pour y parvenir, « nous avons élaboré une stratégie globale pour faire passer le nombre de professionnels de santé du taux actuel de 17,4 pour 10.000 habitants à 24 d’ici 2025, puis à 45 d’ici 2030 », a-t-il indiqué, rappelant que cet ambitieux projet aidera atteindre les niveaux recommandés par l’OMS.

      « Nous avons également alloué des ressources supplémentaires au secteur de la santé, augmenté les salaires des médecins, modernisé les établissements de santé et numérisé le secteur », a précisé Akhannouch.

      #Maroc #réserves_stratégiques #Santé #Ressources_Médicales OMS

    • Maroc : L’incroyable transformation physique de Mohammed VI

      Tags : Maroc, Mohammed VI, maladie, santé,

      Bien que devenue secret de polichinelle, la maladie du roi du Maroc semble bien pénible si l’on se réfère à sa toute dernière et rare apparition.

      En effet, le souverain chérifien peine de plus en plus à cacher le mystérieux mal qui le ronge. Visage terne et amaigri, regard hagard, peinant à prononcer les paroles de son discours, il n’est devenu que l’ombre de lui-même.

      Il faut dire qu’au fil des années, Mohammed VI, est  devenu ce qu’on appelle un roi malade. Il a été opéré du cœur en 2020 et il a eu le Covid en 2022. Ces derniers mois, tous les médias du monde ont relevé le fait qu’il a passé plus de temps à Paris que dans son pays, et il donne des consignes à ses conseillers et à son Premier ministre par téléphone ou visioconférence.

      Ses soucis ne se limitent pas toutefois à sa santé fragile. Pendant l’été, il a été filmé en compagnie d’amis et semblait en état d’ébriété, un verre à la main. Ses gardes du corps avaient bien tenté d’empêcher la prise, mais trop tard, en moins de deux, la vidéo du « commandeur des croyants » est devenue virale sur les réseaux sociaux.

      En parallèle,  plusieurs  diplomates  étrangers en poste au Maroc ont signalé que le roi du Maroc était très malade et que, selon les rumeurs émanant de la scène politique chérifienne,  « l’affection dont il souffre n’a pas de remède ».

      «  Les traitements qu’il reçoit ne font que ralentir l’aggravation de son état », estiment également plusieurs sites d’information espagnols. Dernier en date, le site  « MUI » a publié un reportage sur Mohammed VI et indiqué que les discussions se sont multipliées récemment sur Mohammed VI, qui est considéré comme l’un des hommes les plus riches du monde, « comme cela se voit dans le luxe qui l’entoure »,  et que pourtant, «  malgré tout son argent, il souffre d’une maladie auto-immune incurable qui entrave son alimentation et l’empêche de vivre normalement ».

      Et le site a cité certaines sources, que la famille royale a tenté de cacher la maladie du roi car il a été soumis à des crises en direct à plusieurs reprises.

      Pour sa part, le Maroc n’est pas en meilleure santé que son souverain. Le pays a suivi une politique hasardeuse après s’être allié aux israéliens, il a aussi énormément investi dans l’achat d’armes, de missiles et d’autres équipements militaires, mais aussi et surtout, il ne s’est pas relevé du double choc provoqué par le coronavirus et une grave sécheresse. Tout cela montre que le 23éme héritier de la dynastie alaouite est  entrain de vivre l’une des  plus éprouvantes époques de son règne.

      #Maroc #MohammedVI

    • Loi portant création du « Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé

      Loi portant création du « Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé

      Tags : Maroc, sciences, santé, biologie, médecine, Conseil national de l’ordre des médecins,

      Article premier. Il est créé auprès du chef du gouvernement un comité permanent intitulé « Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé. »

      Le comité a pour mission de donner son avis sur les questions d’ordre moral soulevées par les résultats de la recherche dans les domaines de la biologie, de la médecine ainsi que la pratique médicale ne relevant pas des compétences du Conseil national de l’ordre des médecins ; que ces questions concernent l’homme, des groupes sociaux ou la société toute entière.

      Les membres du comité sont désignés par décret du chef du gouvernement conformément aux articles 3 et 4 de la présente Loi.

      Le comité travaille, prépare ses rapports, rend ses avis et recommandations en toute indépendance.

      Le lieu et la liste du personnel administratif sont arrêtés par décret du chef du gouvernement.


      Art. 2. Le comité peut être saisi par SM Le Roi, le chef du gouvernement, le président de la chambre des représentants, le président de la chambre des conseillers, le département ministériel chargé de la santé.

      Toutefois le comité peut être également saisi par des associations reconnues d’utilité publique ou les sociétés savantes sous couvert du secrétariat général du gouvernement.

      Le comité peut également s’autosaisir de questions relevant de ses compétences.

      Art. 3. Sont nommés par décret le président et les membres du comité pour une durée de quatre ans. Ce mandat peut être renouvelé une seule fois de façon successive.

      Les membres sont nommés à titre personnel parmi des personnalités reconnues pour leur intérêt et leur implication dans des réflexions d’ordre éthique ainsi que pour leur probité et intégrité morale.

      Le président du comité peut à l’expiration de son mandat être nommé président honoraire par décret.

      Art. 4. Le Comité comprend, outre son président, 32 membres, sa composition doit refléter autant que possible la pluridisciplinarité, la diversité des opinions et la parité entre les genres.

      1° cinq personnalités désignées par SM le Roi et appartenant aux principales familles philosophiques et spirituelles.

      2° Dix-huit » personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les questions d’éthique, soit :

      – Un membre de la chambre des représentants et un membre de la chambre des conseillers, proposés par les présidents de ces chambres,

      – un magistrat de la Cour Suprême, proposé par son premier président ;

      – une personnalité proposée par le chef du gouvernement ;

      – une personnalité proposée par le département ministériel chargé de la Justice ;

      – deux personnalités proposées par le département ministériel chargé de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de la formation des cadres ;

      – deux personnalités proposées par le département ministériel chargé des Habous et des affaires islamiques ;

      – une personnalité proposée par le département ministériel chargé de l’industrie et des nouvelles technologies ;

      – une personnalité du secteur social proposée par le département ministériel chargé des affaires sociales ;

      – une personnalité du secteur éducatif proposé par le département ministériel chargé de l’éducation nationale ;

      – quatre personnalités appartenant aux professions de santé proposées par le département ministériel chargé de la santé ;

      – une personnalité proposée par le département ministériel chargé de la communication ;

      – une personnalité proposée par le département ministériel chargé de la famille ;

      3°  Neuf personnalités appartenant au secteur de la recherche, soit :

      – deux membres de l’Académie du Royaume du Maroc proposés par son secrétaire perpétuel ;

      – quatre membres de l’Académie Hassan II des sciences et techniques proposés par son secrétaire perpétuel ;

      -un membre du Conseil national des droits de l’homme désigné par son président ;

      – le président du Conseil national de l’ordre des médecins ;

      – un membre proposé par le directeur du centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST).

      Aucun membre du comité ne doit avoir de conflit d’intérêt en rapport avec les questions et les thèmes étudiés à un moment donné par le comité.

      Art. 5. La liste des membres du comité, désignés dans les conditions prévues à l’article 4, est publiée par arrêté du chef du gouvernement.

      Art. 6. – Le comité est renouvelé par moitié tous les deux ans. La désignation des nouveaux membres intervient dans les conditions fixées à l’article 4 ci-dessus. Il sera procédé, à l’issue de la première période de deux ans suivant l’installation dudit comité, au tirage au sort de la moitié des membres de chacune des trois catégories définies à l’article 4 de la présente loi en vue de leur renouvellement.

      En cas de décès, de démission ou de cessation de fonction pour toute autre cause d’un membre du comité en cours de mandat, son remplacement s’effectue dans les mêmes conditions que sa nomination et pour la durée du mandat restant à courir.

      En cas d’absence prolongée d’un membre du comité, un collège composé du président du comité, du vice-président et du président de la section technique (article 9) peut déclarer le poste vacant ; ce membre est remplacé dans les conditions prévues à l’article 4 et pour la durée du mandat restant à courir.

      Le premier mandat d’un membre du comité appelé à en remplacer un autre en cours de mandat n’est pas pris en compte pour la limitation de la possibilité de renouvellement prévue à l’article 4, s’il a occupé ces fonctions de remplacement pendant moins de deux ans.

      Art. 7. Dans le cadre de sa mission, définie à l’article 1 de la présente loi, le comité est chargé d’organiser une conférence annuelle sur les questions d’éthique dans le domaine des sciences de la vie et de la santé, au cours de laquelle ces questions feront l’objet d’un débat public.

      Le comité prépare un rapport d’activité annuel qui est remis à SM Le Roi, aux présidents des deux chambres et au chef du gouvernement. Le rapport est rendu public un mois après sa transmission à ces instances.

      Le comité peut publier des recommandations sur les sujets relevant de sa compétence.

      Le comité présente ses comptes au contrôle de la Cour des comptes.

      Des espaces de réflexion éthique sont créés au niveau régional ou interrégional ; ils constituent, en lien avec des centres hospitalo-universitaires, des lieux de formation, d’information, de rencontre et d’échanges interdisciplinaires sur les questions d’éthique dans le domaine de la santé. Ils font également fonction d’observatoires régionaux ou interrégionaux des pratiques au regard de l’éthique. Ces espaces contribuent à l’organisation de débats publics visant à promouvoir l’information et la consultation des citoyens sur les questions de bioéthique.

      Les règles de constitution et de fonctionnement des espaces de réflexion éthique sont définies par arrêté du chef du gouvernement, après approbation des départements ministériels chargés de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de la santé.

      Art. 8. Il est créé au sein du Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé une section technique chargée d’instruire les dossiers inscrits à l’ordre du jour du comité. La section technique a compétence pour traiter les autres demandes d’avis reçues par le comité.

      Art. 9. La section technique est composée de huit membres parmi ses membres conformément au règlement intérieur. Ils sont désignés par le comité sur proposition de son président.

      La section technique élit son président parmi les huit premières personnalités.

      La commission délibère et propose des recommandations adoptées par consensus ou par vote. En cas de vote avec partage des voix, le président a voix prépondérante. Toutefois les avis minoritaires sont notifiés.

      Sur proposition de son président le comité peut créer des commissions ad hoc pour traiter de points particuliers.

      Art. 10. Le comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé crée et gères-en son sein un centre de documentation et d’information sur les questions d’éthique relevant de sa compétence et dont les conditions de fonctionnement sont arrêtées par le règlement intérieur.

      Art. 11. Les séances du comité et de sa section technique ne sont pas publiques. Le vote au scrutin secret est de droit sur décision du président ou sur demande d’un des membres présents.

      Le comité ne peut délibérer que si les deux-tiers de ses membres au moins sont présents.

      Si ce quorum n’est pas atteint, une réunion est convoquée quinze jours plus tard et délibère valablement quel que soit le nombre des membres présents.

      Les recommandations et les rapports sont adoptés par consensus ou à défaut par la majorité des deux-tiers. Les avis différents sont cependant mentionnés dans ces rapports ou recommandations

      Art. 12. Le comité et sa section technique peuvent entendre les personnalités qualifiées afin d’obtenir un avis ou une expertise relative à tout point inscrit à l’ordre du jour.

      Art. 13. Les activités du comité et de sa section technique font l’objet d’un rapport annuel adressé au chef du gouvernement.

      Art. 14. Le comité se dote d’un règlement intérieur qui définit ses modalités de fonctionnement celle de sa section technique et de son centre de documentation. Ce règlement intérieur est soumis pour approbation préalable au secrétariat général du gouvernement.

      Art. 15 – Les fonctions de membre du Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé donnent à une indemnité déterminée en fonction de la contribution individuelle et fixée par le président suivant une grille adoptée par le comité. Les membres du comité peuvent aussi bénéficier d’indemnités de déplacement et de séjour dont les modalités d’attribution sont définies par le règlement intérieur.

      Art. 16 Le président du Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé est ordonnateur principal des crédits inscrits au budget du chef du gouvernement au bénéfice de ce comité. Il peut donner délégation à un agent échelle 11 ou à un agent contractuel de même niveau placé sous son autorité pour signer tous actes relatifs au fonctionnement du comité.

      Art. 17 Le comité désigne l’un de ses membres comme vice-président à qui le président fait appel pour l’assister en tant que de besoin et pour le représenter.

      #Maroc #Ethique #Santé #CNOM

    • Réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)  dans le monde et en Afrique

      Réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans le monde et en Afrique

      Tags : Maroc, Objectifs du Millénaire pour le Développement, OMD, pauvreté, alphabétisation, santé, égalité des sexes,

      – Fiche –

      I- Au niveau mondial

      Des progrès importants ont été enregistrés, de par le monde, en matière de réalisation des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), notamment dans les domaines relatifs à la lutte contre la pauvreté extrême, à la généralisation de l’enseignement primaire, à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant et à la promotion de l’égalité des sexes.

      L’Objectif de réduire de moitié la proportion des personnes sous-alimentées d’ici 2015 semble être à portée de main, bien que 805 millions de personnes continuent de souffrir de sous-alimentation chronique et 1 personne sur 9 souffre de la faim, selon les dernières estimations des Nations Unies. Le nombre de personnes affamées dans le monde a diminué de plus de 100 millions au cours des dix dernières années et de plus de 200 millions depuis 1990-1992.

      La mortalité infantile emprunte une tendance baissière de plus en plus rapide dans le monde (49% entre 1990 et 2013), malgré les disparités importantes constatées notamment au niveau de la région de l’Asie du Sud, où plus de 2 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de causes évitables chaque année et plus de 35% souffrent de malnutrition chronique.

      Selon les dernières estimations de l’ONU, le monde aurait connu le décès, de causes évitables, de 6.3 millions d’enfants de moins de 5 ans en 2013, ce qui correspond à 17.000 décès d’enfants par jour.

      S’agissant de l’état du partenariat mondial pour le développement, un écart notable persiste entre les engagements pris et la coopération effective des pays développés et constitue un frein aux progrès accomplis pour atteindre les OMD. Selon l’ONU, les pays pauvres ont besoin d’un accès élargi à l’Aide, au commerce, à l’allégement de la dette, aux médicaments et aux technologies.

      Un autre facteur, et non des moindres qui vient compromettre sérieusement les efforts visant la réalisation des OMD, est lié aux disparités importantes entre régions et continents du monde, entre les différents pays de ces régions et au sein des pays eux mêmes.

      II- Au niveau de l’Afrique

      Les résultats obtenus par l’Afrique dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) sont positifs et vont dans la bonne direction. Cependant les progrès sont lents et inégaux selon les pays et les Objectifs pour permettre l’atteinte des OMD d’ici l’échéance de 2015.

      Les progrès de l’Afrique dans la réalisation des OMD se sont accompagnés d’une accélération de la croissance sur presque une décennie. En dépit du fléchissement enregistré pendant les crises financières et économiques mondiales, les perspectives économiques à moyen terme de l’Afrique restent encourageantes; la croissance est remontée à 4,3 % en 2012 et a atteint 5,2 % en 2013.

      Parallèlement aux tendances favorables de la croissance, le Continent a nettement progressé en matière d’accès à l’éducation primaire et d’autonomisation des femmes. La réduction des taux d’infection au VIH/SIDA a été maintenue et des progrès mesurables obtenus dans la lutte contre le paludisme et la tuberculose.

      Cependant, des niveaux élevés de pauvreté et de malnutrition, ajoutés à la lenteur des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile, représentent des obstacles sérieux à la réalisation des OMD en Afrique. Les inégalités en matière d’accès et d’utilisation des services publics empêchent toujours de progresser plus rapidement dans la réalisation des OMD.

      Les nouveaux défis de l’Afrique, en particulier les changements climatiques et les épidémies qui se déclenchent de temps à autre, imposent des contraintes supplémentaires tout en présentant des possibilités de relancer le secteur agricole, sur lequel pourrait s’appuyer une transformation structurelle durable et un nouveau programme d’OMD pour l’après-2015.

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      Etat d’avancement des réalisations des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) par le Maroc
      -Fiche succincte-

      Le Maroc s’est engagé, depuis plus d’une décennie, dans la réalisation des OMD. D’après le dernier rapport publié par le Haut Commissariat au Plan en 2012, le Maroc a réalisé des performances satisfaisantes en termes économique, social et humain, le prédisposant à atteindre, voire même dépasser les paliers fixés dans le cadre de certains OMD. Ci-après, l’état d’avancement de chaque OMD :

      OMD1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim (Objectif réalisé par le Maroc depuis 2007)

      -)La proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1US$/jour était de 0.28% en 2011, alors que la valeur cible arrêtée à l’horizon 2015 est de 1.8% ;

      -La proportion de la population qui souffre de la faim représente 0.52%, une performance largement au-delà de la valeur cible arrêtée à l’horizon 2015 par la Communauté internationale (2.3%).

      OMD2 : Assurer l’éducation primaire pour tous les enfants (Objectif réalisable à l’horizon 2015)

      -Le taux net de scolarisation dans le primaire pour les enfants de 6 à 11 ans devant être atteint à l’horizon 2015 est de 100%. Le Maroc a réalisé un taux de 96.6% en 2012 ;

      -La proportion d’écoliers commençant la 1ère année d’étude dans l’enseignement primaire et achevant la 5ème année était de 86.2% en 2011, une performance qui n’est pas loin de la valeur cible à l’horizon 2015 (100%) ;

      -Le taux d’alphabétisation de la population âgée de 15 à 24 ans était de 84.6%, la valeur cible devant être atteinte à l’horizon 2015 est de 100%.

      OMD3 : Promouvoir l’égalité des sexes (Objectif réalisable à l’horizon 2015)

      Le taux d’inscription des filles par rapport aux garçons en 2012 était de 91% dans l’enseignement primaire, de 78% dans l’enseignement secondaire collégial, de 92% dans l’enseignement secondaire qualifiant, et de 90% dans l’enseignement supérieur (la valeur cible arrêtée à l’horizon 2015 est de 100%).

      OMD4 : Réduire la mortalité infanto-juvénile (Objectif réalisable à l’horizon 2015)

      -Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans s’est établi à 30.5‰ entre 2002-2011, alors que la valeur cible à l’horizon 2015 est 25‰ ;

      -Le taux de mortalité infantile était de 28.8‰ entre 2002-2011, alors que la valeur cible à l’horizon est de 19‰ ;
      -La proportion des enfants de 1 an vaccinés contre la rougeole était de 89.3‰, la valeur cible à l’horizon 2015 étant de 95‰.

      OMD5 : Améliorer la santé maternelle (Cet objectif est difficilement réalisable, même si le Plan d’action quinquennal 2012-2016 du Gouvernement prévoit de dépasser les cibles de cet OMD)

      -Le taux de mortalité maternelle enregistré en 2010 était de 112 décès pour 100.000 naissances vivantes, alors que la valeur cible arrêtée par l’OMD5 est de 83 ;
      -La proportion d’accouchements assistés par un personnel qualifié était de 73.6% en 2010, alors que la valeur cible à l’horizon 2015 est de 90%.

      OMD6 : Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies (Objectif réalisable)

      La prévalence du VIH/sida reste faible et relativement stable, environ 0.14% chez la population générale et 0.1% chez les femmes enceintes ;

      Le Plan Stratégique National de lutte contre le sida (2012-2016) engage le Maroc à assurer l’accès universel aux services de prévention, de soins, de traitement et d’appui en matière de VIH/sida ;

      Le Maroc a atteint, depuis 2006, la valeur cible arrêtée pour 2015 en ce qui concerne le taux d’incidence du paludisme autochtone qui est de 0 pour 100.000 habitants ;

      Le taux d’incidence de la tuberculose était de 83 pour 100.000 habitants en 2012, alors que la valeur cible à l’horizon 2015 est de 50.

      OMD7 : Assurer un environnement durable (Objectif réalisable)

      L’objectif de réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base, est réalisable ;

      La valeur cible fixée à l’horizon 2015 concernant la proportion de la population branchée au réseau ou ayant accès à une source d’eau salubre est de 100%. Cette valeur est atteinte en milieu urbain, depuis 2009, et en milieu rural, depuis 2012 ;

      OMD8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le Développement
      L’analyse de l’indicateur « Aide Publique au Développement » (APD) nette en % du PNB des pays donateurs, montre que les pays riches sont encore loin de leur promesse de consacrer 0.7% de leurs revenus nationaux à l’APD. La valeur atteinte en 2012 est de 0.31%. Le Maroc est très actif dans le domaine de la coopération Sud/Sud et triangulaire.

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      Agenda de développement Post-2015/Objectifs de Développement Durable (ODD)

      Conformément à la Déclaration du Millénaire adoptée par les Nations Unies en 2000, 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été identifiés, comme orientations à suivre par tous les pays en vue de relever les défis liés au développement. Ces Objectifs sont : 1) réduire l’extrême pauvreté et la faim, 2)Assurer l’éducation primaire pour tous les enfants, 3) promouvoir l’égalité des sexes, 4) réduire la mortalité infanto-juvénile, 5) améliorer la santé maternelle, 6) combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies, 7) assurer un environnement durable, et 8) mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

      Des avancées importantes ont certes été réalisées vers l’atteinte des OMD, mais des défis majeurs restent encore à relever, notamment par les pays en voie de développement, qui voient leurs efforts de développement compromis par un certain nombre de contraintes (conflits internes, pauvreté, économie instable, insécurité alimentaire,…).

      L’Agenda de Développement Post-2015

      Dans la perspective de pallier les lacunes liées à la réalisation des OMD, les Etats membres des NU ont appelé à la mise en place d’un nouveau cadre de développement post-2015, selon une approche participative, ouverte, inclusive et transparente ; l’objectif étant d’accélérer la réalisation des OMD inachevés et faire face aux défis nouveaux et émergents auxquels le monde est confronté.

      En réponse à cet appel, le Secrétaire Général des Nations Unies a mis en place un certain nombre de mécanismes de coordination, en vue de l’élaboration de ce nouveau Cadre de Développement Post-2015. Parmi ces mécanismes, il y a lieu de citer : l’Equipe Spéciale des Nations Unies (UN System Task Team), le Groupe de Haut Niveau sur le Programme Post-2015, le Conseiller Spécial du Secrétaire Général des NU sur le Post-2015, et le Groupe de Travail Ouvert chargé d’élaborer 17 ODD.

      Le Groupe de Travail Ouvert sur les ODD a été mis en place, conformément à l’une des recommandations de la Conférence des NU sur le Développement Durable de « Rio+20 » de juin, 2012. La Communauté Internationale a prévu de mener les deux exercices en parallèle (Programme de Développement Post-2015 et ODD), pour enfin les faire converger en un seul document.

      En droite ligne de l’approche participative et inclusive demandée par les Etats membres, un processus de consultations a été mené, à l’échelle mondiale, régionale et de chaque pays, en vue d’alimenter le rapport du Secrétaire Général sur l’élaboration du Programme de Développement Post-2015. Le Maroc a participé activement à ce processus.

      Au niveau du Maroc, les consultations nationales ont été menées par le MAEC, le Ministère Délégué chargé des Affaires Générales et de la Gouvernance et le Bureau du Coordonnateur Résident du Système des NU au Maroc.

      En plus des consultations nationales élargies, le Maroc s’est porté volontaire pour mener d’autres consultations sur « la culture et le développement durable dans l’Agenda de Développement Post-2015 », lancées au début septembre 2014 et dont les résultats seront présentés à la fin du même mois.

      Le Maroc (notre MP à New York) a pris part à l’Evènement-bilan de Haut Niveau sur l’Agenda de Développement Post-2015, convoqué par le Président de l’Assemblée Générale, les 11 et 12 septembre 2014, pour débattre des différents aspects liés à l’élaboration de l’Agenda de Développement Post-2015 et des ODD.

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      Royaume du Maroc Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Direction de la Coopération Multilatérale et des Affaires Economiques Internationales
      المملكة المغـربية وزارة الشـؤون الخـارجية و التعـاون مديـرية التعاون المتعدد الاطراف والشؤون الاقتصادية الدولية

      Rapport sur le Développement Humain 2014

      Dans le dernier rapport des Nations Unies sur le développement humain, au titre de l’année 2014, le Maroc est classé à la 129ème place sur 187 pays, avec un indice de 0,617 (la valeur maximale de l’IDH est 1), améliorant ainsi son classement en gagnant 3 places par rapport à 2013.

      L’IDH du Maroc est passé de 0,603 en 2010, à 0,617 en 2014, soit une progression de 2,3%, enregistrant ainsi la meilleure performance parmi les quatre pays précités.

      A titre de comparaison, sur la même période (2010-2014), la Tunisie a amélioré son score de 0 ,8%, l’Algérie de 1,1 % et l’Egypte a vu son IDH progresser de 0,59%, ce qui ne l’a pas empêché de perdre 4 places au classement, parmi les 187 pays du RDH 2014.

      Sur une période plus longue, bien que le Maroc ait un IDH inferieur à ceux de l’Algérie et de la Tunisie, le Royaume a vu son Indice croitre plus rapidement, depuis les années 80, en comparaison avec les trois autres pays. En effet, entre 1980 et 2014, la valeur de l’IDH du Maroc a augmenté de 0,399 à 0,617, soit une augmentation de 54,6%, ou bien une augmentation annuelle moyenne de l’ordre de 1,33%.

      En analysant les progrès réalisés au niveau des trois composantes de l’IDH, il convient de mentionner qu’entre 1980 et 2014, l’espérance de vie à la naissance au Maroc a augmenté de 13,3 années, la durée moyenne de scolarisation a augmenté de 3,2 ans, et le Revenu National Brut par habitant du Maroc a augmenté d’environ 97,9%.

      Appréciations :

      • le classement actuel du Maroc ne reflète pas la dynamique que connaît le pays sur les plans politique, économique et social, sans parler des chantiers de réforme à caractère systémique, concernant notamment la justice, le climat des affaires et le cadre macro-économique d’une manière générale ;
      • Néanmoins, l’évolution de l’Indice du Maroc, la meilleure au niveau de l’Afrique du Nord, reflète bien cette dynamique et les investissements colossaux réalisés dans les trois composantes du développement humain, depuis les années 1990;
      • Il est très difficile de rattraper, dans le court terme, les retards accumulés sur plusieurs décennies, ce qui explique la position du Maroc (129ème) sur le classement du développement humain, sachant qu’il y a une mobilisation au niveau mondial sur cette question, devenue une priorité de tous les pays;
      • Toutefois, ce classement peut être amélioré si le PNUD revoit les critères, les indicateurs et l’approche de l’élaboration de ce classement. L’examen de la fiabilité des données statistiques des pays couverts, notamment en Afrique du Nord est un défi pour les concepteurs de ce rapport, qui présente certes un certain nombre de limites :
      • Pour le même pays, les données sont difficilement comparables, car le Bureau du Rapport sur le Développement Humain (BRDH) se base sur les informations fournies par les Organisations internationales, qui ne sont pas souvent actualisées. De même, même lorsque ces informations sont disponibles, le BRDH se base dans ses analyses, sur des données antérieures, soi-disant « comparables» avec les autres pays et régions ;
      • La comparaison entre les pays et régions est également faussée car les systèmes de données ne sont pas les mêmes et souvent le BRDH procède à des approximations ou se base sur des données dépassées, à des fins d’harmonisation. Il faudrait également souligner que le nombre et la liste des pays qui sont « traités » change d’année en année, ce qui rend encore la tâche plus difficile ;
      • Finalement, il semble que le BRDH a un préjugé plutôt positif vis-à-vis de la fiabilité des données fournies par les pays développés et un préjugé plutôt négatif lorsqu’il s’agit d’informations fournies par des Institutions étatiques ou para-étatiques des pays en développement.

      Classement du Maroc dans le rapport global la compétitivité 2014-2015 du Forum économique mondial (WEF)

      Selon le rapport global sur la compétitivité 2014-2015 du Forum économique mondial (WEF), publié le 3 septembre 2014 à Genève, le Royaume a gagné cinq places dans le nouveau classement de la compétitivité, se hissant au 72ème rang.

      Un progrès, donc, mais qui intervient après le recul de 7 places l’an dernier 2013-2014. En effet, notre pays s’est classé 70ème dans le rapport 2012-2013.

      Ce progrès est essentiellement attribuable, selon, les auteurs du rapport, à la réduction du déficit budgétaire et l’amélioration de l’enseignement et de ses capacités d’innovation.  C’est aussi grâce à l’amélioration du climat des affaires et de certains aspects d’ordre institutionnel tels : la sécurité, l’efficacité du marché de biens, les procédures de création d’entreprises et le secteur bancaire solide.

      Cependant, le rapport incite le Royaume à mieux s’engager en faveur d’une éducation de qualité et de la réforme du marché du travail afin d’augmenter la part des femmes dans la population active de sorte à renforcer les compétences du pays.

      Les auteurs appellent également à une utilisation à plus grande échelle des technologies de l’information et de la communication (TIC) au sein des entreprises et des particuliers ce qui bénéficierait à la compétitivité du pays.

      Il est à noter qu’au niveau arabe le Maroc est classé 7ème derrière les Emirats Arabes Unis (12ème), l’Arabie Saoudite (24ème), le Kuwait(40ème), le Bahrayn (44ème), Oman (46ème).

      Au niveau maghrébin, le Maroc est classé premier pays et ;

      Au niveau africain, il est classé quatrième derrière : Maurice (39ème), l’Afrique du Sud (56ème) et le Rwanda (62ème).

      Rapport « Doing Business 2014 » de la SFI et de la Banque mondiale

      Le nouveau rapport « Doing Business 2014 » de la SFI et de la Banque mondiale est optimiste pour la région MENA malgré les récentes turbulences. Le Maroc, 2ème plus forte progression dans la région MENA, a gagné 10 places dans le dernier classement publié le 29 octobre 2013. Il occupe désormais le 87ème rang mondial sur 189 pays.

      Le Maroc, qui avait reculé de trois places l’an dernier, enregistre cette fois une légère progression au classement, passant de la 95ème (classement 2013 ajusté) à la 87ème position.

      Au niveau de la région MENA, le Royaume se classe 7ème, Il devance l’Algérie classé 153ème et l’Egypte et la Libye qui sont respectivement aux 128ème et 187ème rangs. Reste qu’il y a d’autres pays qui font mieux comme les Emirats arabes unis (23e), l’Arabie saoudite (26e), le Bahreïn (46e), Oman (47e) et le Qatar (48e).

      Pour ce faire, les réglementations entourant 11 étapes de la vie d’une entreprise sont évaluées, en l’occurrence, la création d’entreprise, l’obtention de permis de construire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété, l’obtention des prêts, la protection des investisseurs, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats, le règlement de l’insolvabilité et enfin l’embauche des travailleurs.

      La Banque mondiale justifie la progression du Maroc par la mise en place de trois réformes notamment «en matière de réglementation facilitant la création d’entreprises, leur enregistrement et la fiscalité y afférente». Le Maroc s’en sort, cependant moins bien dans d’autres domaines, tels que l’octroi des prêts (109è en 2013 contre 105è en 2012), ou encore la protection des investisseurs (115è en 2013, 113 en 2012).

      #Maroc #Développement_durable #Environnement #justice_sociale

    • Gouvernance en matière de santé au Sahara Occidental

      Gouvernance en matière de santé au Sahara Occidental

      Tags : Sahara Occidental, Maroc, Santé, gouvernance,

      Arguments du Maroc sur la Gouvernance en matière de santé dans le territoire du Sahara Occidental:


      I- Pertinence de discuter de la gouvernance en matière de santé :

      La santé est une condition essentielle du bien-être de l’homme, de son épanouissement et de sa dignité. Elle commence avec la santé maternelle, les conditions de l’accouchement, ainsi que les premières vaccinations et l’accompagne durant toute sa vie.

      La santé est inscrite à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille ».

      Le point 12 de l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, détaille les compétences de la Région Autonome du Sahara et parmi elles, les domaines sociaux, dont la santé.

      Le paragraphe 120 du dernier rapport du Secrétaire Général sur le Sahara recommande de consacrer des efforts supplémentaires à l’examen des questions de gouvernance

      Une bonne gestion des systèmes de santé est au cœur de la bonne gouvernance car le secteur de la Santé est intrinsèquement lié aux autres secteurs à caractère social comme l’enseignement, l’alimentation en eau potable, l’électrification, l’équipement et les infrastructures transports, l’environnement et la lutte contre la désertification. Aussi, le secteur de la santé est-il concerné par le chantier de la régionalisation avancée en cours.

      L’ONU et l’OMS ont un rôle moteur et central dans la gouvernance sanitaire mondiale car :

      La santé, qui est intimement liée à la sécurité humaine et au développement économique et social des communautés, constitue un pilier du développement humain.

      Avec la mondialisation, la santé est devenue une source de préoccupation pour la communauté internationale, étant donné la menace à la sécurité mondiale et régionale que peuvent représenter certains défis sanitaires comme les épidémies.

      L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est l’autorité directrice et coordonatrice, au sein du système des Nations Unies, pour toutes les questions touchant au domaine de la santé. A ce titre, l’OMS aide les gouvernements à définir leurs politiques, à fixer les normes internationales en matière de santé, et à surveiller les tendances en matière de santé, avec pour objectif de :

      Promouvoir le développement : (OMD, maladies chroniques…)

      Favoriser la sécurité sanitaire : maladies émergentes et à propension épidémique, en relation avec l’urbanisation rapide, l’environnement…

      Renforcer les systèmes de santé : personnel qualifié, financement suffisant, collecte des statistiques, accès aux technologies appropriées

      Exploiter la recherche

      Renforcer les partenariats :

      Améliorer la performance de l’OMS.

      Ces fonctions essentielles sont définies dans le 11ème programme général de travail de l’Organisation, couvrant la période 2006-2015, intitulé « S’engager pour la santé », auquel le Maroc adhère parfaitement.

      Quatre objectifs sur les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) concernent la santé :

      1. La réduction de 2/3, du taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans;

      2. La réduction de 3/4, du taux de mortalité maternelle ;

      3. La limitation de la propagation du VIH/SIDA et le maintien de la prévalence au niveau d’épidémie peu active ;

      4. La maîtrise de la tuberculose et l’inversion de sa tendance actuelle.

      II- La Gouvernance en matière de santé au Maroc :

      La santé est un droit garantit par l’article 31 de la nouvelle Constitution du Royaume, qui stipule que « l’État, les établissements publics et les collectivités territoriales œuvrent à la mobilisation de tous les moyens à disposition pour faciliter l’égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir des droits […] relatifs aux soins de santé, et à la protection sociale, à la couverture médicale et à la solidarité mutualiste ou organisée par l’État ».

      Par ailleurs, et selon l’article 71 de la constitution, les principes et règles du système de santé, sont du domaine de la loi, outre les matières qui lui sont expressément dévolues.

      L’engagement du Maroc pour la promotion de la santé, sur l’ensemble de son territoire, demeure une constante de la politique gouvernementale depuis l’indépendance.

      La souscription du Maroc en 2000, à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, à l’horizon 2015, traduit la volonté du Royaume de faire de la santé un des leviers importants du développement économique et social.

      Le Maroc souscrit pleinement aux recommandations du onzième programme mondial de la santé de l’OMS 2006-2015.



      Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes sociales, dans le domaine de l’éducation, de la santé, des relations professionnelles et de l’emploi, du logement, de la protection sociale et de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Le Royaume a mis en place une stratégie intégrée pour répondre aux déficits sociaux, notamment dans le domaine de la santé.

      Le Maroc a mis en place une gouvernance sanitaire novatrice, visant à pérenniser les acquis, à combler les écarts inter- régions, et mettre en place les stratégies et les structures à même de répondre aux demandes futures de la population en matière de soins de santé.

      La vision « Santé 2020 » entre dans le cadre d’une approche proactive visant à planifier l’offre de soins de demain en tenant compte des mutations et des évolutions en cours.

      L’Initiative Nationale pour le Développement Humain, lancée en 2005, constitue, à travers sa méthodologie et ses actions sur les déterminants de la santé un levier et un catalyseur puissant pour :

      Améliorer les conditions de vie des couches les plus pauvres de notre population (lutte contre la pauvreté, l’analphabétisme et l’exclusion, l’amélioration des infrastructures de base, la promotion de la femme…) ;

      Renforcer l’accès aux services sociaux de base, surtout dans le secteur de la santé.
      Les récents indicateurs de santé montrent que des progrès indéniables ont été enregistrés dans le domaine de la santé, au Maroc, y compris dans nos provinces sahariennes, malgré la subsistance de quelques écarts de santé les milieux urbain et ruraux qui constitue un frein au développement de la santé au Maroc.

      Concernant les OMD

      Le taux de mortalité infanto-juvénile au Maroc est passée de 76% à 38%, de 1990 à 2009.

      Le taux de mortalité maternelle est passé de 332 décès pour 100.000 habitants en 1990 à 132 décès en 2009.

      La prévalence du VIH/SIDA reste faible (0,1%) ;

      Le taux d’incidence de la tuberculose est passé de 113 tuberculeux pour 100.000 habitants en 1990 à 81 malades pour 100.000 en 2009. 


      III- Gouvernance en matière de santé dans les provinces du Sud

      1. Etat des lieux :

      Le système de Santé dans les provinces du Sud en 1975 était :

      rudimentaire,

      avec des problèmes très palpables : éloignement des centres de soin, la pénurie de médecins, de pharmacies, de laboratoires, d’équipements…

      largement en deçà de la moyenne nationale.

      L’environnement des zones désertiques du Maroc, en général, a connu récemment plusieurs mutations, comme :

      Les transitions démographique et épidémiologique,

      Le changement des modes de vie avec l’urbanisation rapide, et la sédentarisation ;
      L’essor extraordinaire de la technologie médicale.

      Ces facteurs ont entraîné une hausse de la demande de soins dont le niveau et le coût n’ont pas cessé d’augmenter.

      Dans les provinces sahariennes, et en dehors des centres urbains, le problème de l’accessibilité physique se pose avec acuité vu les caractéristiques géographiques de notre pays et la dispersion des localités.

      2. Une gouvernance sanitaire novatrice et proactive

      La Gouvernance sanitaire trouve ses fondements dans les principes universels que sont l’équité, la solidarité, la participation et la responsabilisation.

      Elle s’inscrit dans le cadre d’une approche intégrée et multisectorielle.

      Le Maroc a engagé plusieurs processus de réflexion spécifique à la gouvernance sanitaire, qui a abouti à l’identification de six domaines d’intervention suivants:

      1. La prévention et la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles (chroniques ou dégénératives) ;

      2. L’amélioration de l’accès aux soins;

      3. La résorption du déficit des effectifs du personnel de soins;

      4. La pérennisation la couverture médicale et le financement du secteur de la santé par des mécanismes solidaires de partage du risque maladie ;

      5. La pérennisation des acquis de la réforme hospitalière, notamment l’assurance qualité ;

      6. L’accessibilité, la disponibilité et la sécurité du médicament.

      3. Quelques statistiques sur les réalisations dans les provinces du sud :
      Le Maroc a investi entre 2008 et 2011 :

      121,875 millions de Dirhams, pour la mise à niveau, la construction, et la transformation des infrastructures de santé, des infrastructures hospitalières :
      28,82 millions de dirhams dans les établissements de soins de base,
      répartis comme suit :




      Des efforts supplémentaires ont été consentis pour faire face aux écarts entre les milieux urbain et rural et entre les provinces, à l’intérieur même de la région du Sahara.

      L’assurance maladie est obligatoire depuis septembre 2005, et les efforts entrepris permettent de couvrir une partie de plus en plus importante de la population grâce aux différents régimes.

      L’Etat accorde une prise en charge des frais de santé plus grande dans les régions du Sud que dans les autres régions. Ainsi le budget des médicaments par lit, en milieu hospitalier est de 58 396 Dhs à Laayoune – Boujdour – Sakia Lhamra, et 104 318 Dhs à Oued Eddahab – Lagouira, contre une moyenne nationale annuelle de 33 517 Dhs.

      Un chirurgien de la santé publique au Maroc effectue en moyenne quatre interventions par semaine, contre des moyennes de 2.24 et 2.24 respectivement dans les régions de Laayoune – Boujdour – Sakia Lhamra, et de Oued Eddahab – Lagouira.


      Le Maroc a déployé des efforts importants en matière d’investissement pour la création, la restauration, la mise à niveau et le développement des infrastructures hospitalières, des établissements de soins de santé de base et les autres infrastructures du système de santé, dans les cinq provinces du Sud et ce, dans le cadre du Plan d’action Santé 2008-2012.

      4. Une discrimination positive en faveur des provinces sahariennes :

      Le Maroc a mis en œuvre une discrimination positive vers certaines régions comme le Sahara marocain, afin de :

      Mettre à niveau la région du Sahara et réduire les écarts avec les autres régions du Maroc ;

      Réduire les écarts entre nos différentes provinces du Sud.

      La distribution des lits entre les régions montre aussi des disparités parfois très fortes : les ratios lits/population varient en effet de 5 lits pour 10.000 habitants dans la région de Taza-Al Hoceima-Taounate, à 15 lits pour 10.000 habitants dans la région de Laâyoune- Sakia Lhamra-Boujdour.

      Le taux de population pour chaque établissement de santé de base dans les provinces du Sud en 2007, variait entre 5002 dans la province de Guelmim Smara et 10 991 dans la Province de Laayoune Boujdour, contre une moyenne nationale de 11 825 habitants par centre.

      Le nombre de pharmacie (plus de 200 pharmacies publiques) connaît une croissance soutenue.


      Le secteur de la santé enregistre une dynamique soutenue devant répondre aux besoins de la population des provinces de sud.

      Indicateurs de santé par région



      #Maroc #Sahara_Occidental #Santé


    • Point de presse quotidien de l’ONU: 21 octobre 2022

      Point de presse quotidien de l’ONU: 21 octobre 2022

      PROBLÈMES HUMANITAIRES, SANTÉ, ENFANTS, RÉFUGIÉS, ALIMENTS, BURKINA FASO, HAÏTI, PAKISTAN, SOUDAN, UKRAINE,

      (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

      Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

      Déplacements du Secrétaire général

      Le Secrétaire général est arrivé aujourd’hui au Viet Nam où il s’est entretenu, dès la sortie de l’avion, avec le Président, M. Nguyen Xuan Phuc, et plus tard, avec le Secrétaire général du Parti communiste, M. Nguyen Phu Trong. Il a aussi pris part à une cérémonie de commémoration du quarante-cinquième anniversaire de l’entrée du Viet Nam aux Nations Unies.

      Dans ses remarques, le Secrétaire général a souligné que nous avons besoin de justice et d’une solidarité et d’une coopération plus grandes, et surtout de toute urgence dans la lutte contre la crise climatique. Il a aussi souligné que l’action sur les pertes et dégâts est un impératif moral qui doit être au cœur de la prochaine COP27 à Charm el-Cheikh.

      Le Secrétaire général a aussi insisté sur la nécessité de respecter les libertés fondamentales, dont les libertés d’expression et d’association, pour protéger la société civile qui travaille à l’exercice de ces droits et pour assurer sa pleine implication, qu’il s’agisse des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme ou des écologistes. Le Secrétaire général ajoute que les Nations Unies s’efforcent d’approfondir leur travail avec le Viet Nam dans les domaines de la paix, du développement durable et des droits de l’homme.

      Demain, le Secrétaire général devrait s’entretenir avec le Premier Ministre du Viet Nam, M. Pham Minh Chinh, et participer à un dialogue avec de jeunes vietnamiens et les représentants des étudiants. Il visitera aussi l’Administration météorologique et hydrologique pour parler de l’adaptation aux changements climatiques.

      Le Secrétaire général sera de retour à New York lundi prochain.

      Ukraine

      Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué qu’hier et aujourd’hui, les attaques de missile contre les villes de Kharkiv et de Zaporijia ont causé des victimes civiles et endommagé des infrastructures civiles, dont une école à Zaporijia.

      Les coupures d’électricité restent fréquentes dans les quatre provinces du nord et du centre du pays, à savoir Cherkaska, Chernihivska, Kyivska et Zhytomyrska, ainsi que dans la capitale, Kiev.

      Le 20 octobre dernier, un convoi interinstitutions de huit camions a fourni des abris, de l’eau, des produits d’assainissement et d’hygiène à Velyka Oleksandrivka, une zone de la province Khersonska, dans le sud du pays, sur laquelle le Gouvernement a repris le contrôle. Les fournitures viennent de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

      Ce même 20 octobre, en collaboration avec une ONG locale, le HCR a fourni des abris de secours à un camp à Zaporizhka, après qu’une attaque de missile a endommagé ou détruit 200 habitations, selon un partenaire local.

      Le HCR a aussi fourni des générateurs et des chauffages d’appoint aux autorités locales de la province de Sumska, dans le nord du pays, pour permettre aux hôpitaux et autres infrastructures de continuer de fonctionner.

      Cet après-midi, le Conseil tient une séance publique sur l’Ukraine avec Mme Denise Brown, Coordonnatrice humanitaire, et Mme Rosemary DiCarlo, Chef du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix.

      Haïti

      L’ONU et ses partenaires locaux travaillent avec le Gouvernement, malgré de nombreux problèmes opérationnels, pour répondre aux besoins des populations touchées par le choléra.

      Sous la conduite du Ministère haïtien de la santé, l’Organisation panaméricaine de la santé aide les partenaires à ouvrir 13 centres de traitement du choléra d’une capacité maximale de 585 lits. En ce stade, plus de 100 lits sont disponibles.

      Des points de réhydratation orale sont aussi créés dans les communautés touchées pour traiter les cas légers et évacuer les autres patients vers des hôpitaux.

      L’Organisation panaméricaine de la santé, en coopération avec le système des Nations Unies et les ONG partenaires, aide aussi les autorités sanitaires à former environ 150 d’agents de santé dans les communautés, avec le but d’en former 150 autres. Ces agents de santé vont mener des activités de communication sur les risques, de mobilisation des communautés et de contrôle et signalement des cas, surtout à Cité-Soleil, l’un des quartiers les plus touchés et les plus vulnérables de la capitale, Port-au-Prince.

      Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) fournit aux autorités et aux partenaires du chlore, des tablettes de purification d’eau, des kits d’hygiène et des médicaments, comme des sels de réhydratation.

      Le Fonds déploie aussi des cliniques mobiles à Cité-Soleil.

      Le Service aérien d’aide humanitaire des Nations Unies aide à la fourniture de médicaments et de matériel médical dans d’autres parties du pays.

      L’ONU continue d’informer les populations de la manière de se protéger du choléra. L’UNICEF a lancé une série de clips à la radio alors que l’Organisation panaméricaine de la santé a envoyé un million de messages SMS, avec l’objectif d’en envoyer plus encore.

      Burkina Faso

      Hier, M. Martin Griffiths, Coordonnateur des secours d’urgence, a achevé une visite d’un jour au Burkina Faso et a dit que ce qu’il a vu et entendu lui a laissé une forte impression.

      Il a prévenu que les besoins humanitaires augmentent rapidement. Un quart de la population, soit quelque 4,9 millions de personnes, ont besoin d’une aide d’urgence, soit un taux énorme de 40% de plus qu’au début de l’année. Un Burkinabè sur 10 a fui de chez lui, pour échapper au conflit et aux chocs climatiques.

      En même temps, a fait observer M. Griffiths, l’insécurité grandissante et les bouclages dans plusieurs zones ont coupé des communautés du reste du pays et les ont plongées dans une faim qui s’aggrave, sachant que la quantité d’aide humanitaire est tout simplement insuffisante.

      M. Griffiths a dit qu’il s’est entretenu avec les nouvelles autorités de la transition.

      Devant le Président Ibrahim Traoré, il a souligné la nécessité de protéger les civils, y compris ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas quitter les zones des opérations militaires.

      Il a aussi appelé à plus de ressources pour une aide vitale. Le Plan de réponse humanitaire de 805 millions de dollars pour le Burkina Faso n’est financé qu’à un tiers.

      Soudan

      Le Coordonnateur humanitaire par intérim, M. Eddie Rowe, a exprimé sa profonde préoccupation face à la violence qui secoue depuis peu l’État du Kordofan occidental et l’État du Nil-bleu.

      À Al Lagowa, dans le Kordofan occidental, la violence s’est exacerbée après un différend foncier. Les autorités signalent au moins 19 morts et 34 blessés. Comme la violence continue, plus de 36 000 personnes ont fui la ville, selon l’Organisation mondiale pour les migrations (OIM).

      À Wad Al Mahi, dans l’État du Nil-Bleu, la violence intercommunautaire s’est propagée dans plusieurs localités et au moins 1 200 personnes ont fui. Des informations non confirmées parlent de nombreux morts. Il y a deux jours, le Gouvernement de l’État a publié un décret interdisant aux camions de circuler à Wad Al Mahi. Cette restriction à la liberté de mouvement empêche les gens de fuir vers des endroits plus sûrs et d’accéder à des services vitaux.

      Le Coordonnateur humanitaire appelle toutes les parties au conflit au respect de leurs obligations, en vertu du droit international humanitaire, et à la protection des personnes et infrastructures civiles, dont les établissements de santé, les écoles et les systèmes de distribution d’eau. Il exhorte aussi les parties à permettre la libre circulation des populations qui recherchent sûreté et assistance.

      Nigéria

      Le Secrétaire général a appris avec tristesse les pires inondations que le Nigéria ait connues pendant cette décennie. (Voir communiqué de presse SG/SM/21548)

      Pakistan

      L’UNICEF a prévenu aujourd’hui que dans les zones touchées par les inondations à Sindh et au Balouchistan, plus d’un enfant sur neuf de moins de 5 ans est hospitalisé pour malnutrition aiguë grave.

      L’UNICEF indique que les estimations fondées sur la prévalence préexistante de la malnutrition indiquent que près de 1,6 million d’enfants pourraient en souffrir et auraient besoin de toute urgence d’un traitement dans les zones touchées par les inondations.

      L’UNICEF a distribué de la nourriture thérapeutique prépréparée. Avec le Gouvernement, le Programme alimentaire mondial (PAM) et d’autres partenaires, il a créé 271 centres de traitement thérapeutiques pour la prévention, la détection et le traitement des cas de malnutrition aiguë grave et autres formes de malnutrition.

      L’UNICEF élargit aussi ses services de nutrition avec 73 équipes mobiles de santé dans les districts inondés, en plus de ses services de protection, de santé, d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

      Le Fonds a révisé son appel qui vise désormais une somme de 175,3 millions de dollars.

      Conférence de presse

      Le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des changements climatiques a répondu aujourd’hui aux questions de la presse.

      Questions et réponses

      James, vas-y.

      Question : D’accord. Première question, donc, sur l’Ukraine, le président Zelenskyy dit qu’il croit qu’il y a des plans pour faire sauter un barrage hydroélectrique, le barrage de Nova Kakhovka – désolé. J’ai probablement mal dit cela – dans la région de Kherson, cela causerait des dégâts catastrophiques. L’ONU contacte-t-elle la Fédération de Russie à ce sujet ? L’ONU est-elle préoccupée par cette suggestion ?

      Porte- parole : Eh bien, je veux dire, nous n’avons pas… évidemment, aucune idée de ce qui peut arriver. Ce que nous avons vu pendant ce conflit, c’est la destruction des infrastructures civiles, et nous ne voudrions pas voir cette augmentation de quelque manière que ce soit.

      Question : D’accord. Vous ne faites aucune modélisation sur ce que l’effet serait sur le… l’effet sur… ce qui serait endommagé…

      Porte- parole : Je ne suis pas au courant que nous fassions du mannequinat.

      Question : D’accord. En restant avec l’Ukraine mais aussi en faisant venir l’Iran, de nouveau aux drones, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont écrit une lettre. Le Secrétaire général a-t-il reçu cette lettre? Et qu’en est-il des dernières délibérations du Secrétaire général sur l’envoi d’une équipe d’enquête pour examiner les restes du drone qui ont été récupérés par l’Ukraine ?

      Porte- parole : Nous avons vu… Je ne suis pas sûr que le Secrétaire général lui-même ait vu la lettre donnée là où il se trouve, mais je suis au courant de la lettre. Nous l’avons vu. Je n’ai rien d’autre à vous ajouter sur le processus si ce n’est de réitérer que nous analyserons toute information portée à notre attention par les États Membres.

      Question : Et un dernier, qui reste en Iran actuellement, a déclaré Amnesty International, lors des dernières manifestations, 23 enfants ont été tués dans la répression des autorités iraniennes. Quelle est la réaction du Secrétaire général ?

      Porte- parole : Je veux dire, nous en avons déjà parlé. Notre collègue… Catherine Russell, notre collègue à l’UNICEF, a. Nous continuons… nous continuons à être très préoccupés par les manifestations en cours. Il incombe, encore une fois, aux autorités de veiller à ce que seule une force proportionnelle soit utilisée et que s’il y a des décès, ils fassent l’objet d’une enquête approfondie et que les personnes soient tenues responsables.

      Question : Diriez-vous que s’il y a 23 enfants… qui ont été tués, alors la force proportionnée n’a pas été utilisée ?

      Porte- parole : Eh bien, je ne connais pas les circonstances exactes de… mais il est clair que les gens ne devraient pas mourir en manifestant pacifiquement. M. Klein et ensuite…

      Correspondant : Oui. Merci. Tout d’abord, juste un suivi. Je pense que je vous ai posé cette question il y a deux semaines et, encore une fois, à Farhan vendredi dernier au sujet de la plainte qui a été déposée par UN Watch auprès du Secrétaire général. Vendredi dernier, je crois, Farhan a dit que c’était en cours de traitement.

      Porte- parole : Ouais.

      Question : Pourriez-vous nous dire ce que cela signifie ? Quel est le statut? C’est ma première question…

      Porte- parole : Cela veut dire qu’il est en cours de traitement, qu’il a été reçu et qu’il est en cours de traitement et qu’il sera traité. Dès que je saurai quel est le résultat de ce processus, je vous le ferai savoir.

      Question : Vous ne pouvez pas nous décrire en quoi consiste ce processus ?

      Porte- parole : Le processus… Je veux dire, le processus implique que quelqu’un examine la plainte et décide comment elle doit être traitée.

      Question : D’accord. Et puis, sur l’Ukraine, le Secrétaire général a souvent dit qu’il n’y a vraiment… finalement, aucune solution militaire au conflit en Ukraine et la guerre doit se terminer le plus tôt possible pour de nombreuses raisons. Mais je me demandais s’il serait d’accord avec le sentiment d’un cardinal du Vatican dont on dit qu’il est un proche allié du pape François. Il a dit que c’est… à son avis, il vaut mieux perdre une parcelle de souveraineté et régler les conflits. Donc, ce compromis entre négocier un peu de territoire, la souveraineté territoriale de l’Ukraine, est-ce un compromis raisonnable pour arriver à l’objectif de mettre fin à cette guerre une fois pour toutes ?

      Porte- parole : Je ne vais pas commencer à commenter ce que peuvent dire des cardinaux anonymes. Mais qu’est-ce que… cela étant dit, le Secrétaire général a été très clair, que, oui, il n’y a pas de solution militaire. Il a également été très clair sur le fait qu’il ne voit aucune perspective immédiate de paix, ce qu’il n’observe pas avec joie. Au contraire, je pense que c’est… cela continue la tragédie de ce conflit. En fin de compte, les parties devront décider. Véronique.

      Question : Merci beaucoup, Steph. Je veux vous poser des questions sur… Je veux vous poser des questions sur le, Dmitry Polyanskiy, qui est le représentant adjoint de la Russie, a déclaré que, si la Commission des Nations Unies va mener des enquêtes illégales sur l’origine des drones qui tuent actuellement des Ukrainiens, la Russie va de réévaluer ses relations avec le Secrétaire général. Je veux vous demander si cet argument peut en quelque sorte gâcher l’avenir de la Black Sea Grain Initiative qui est censée se terminer en novembre… en novembre. Et quelle a été la réaction du Secrétaire général à cette affirmation ?

      Porte- parole : Avec tout le respect que je vous dois, Veronika, je pense que j’en ai parlé hier, et je ne… vous pouvez consulter la transcription car notre position n’a pas changé. Notre… alors, je ne veux pas rouvrir… ça va. Non, je suis juste… ouais.

      Question : Chadi Abdel Sater, boursier Dag Hammarskjöld et journal Asharq al-Awsat . Surveillez-vous l’épidémie de choléra au Liban et en Syrie ? Et quelles sont les mesures que l’ONU pourrait prendre pour aider les gouvernements libanais et syrien à contenir la propagation de la maladie ?

      Porte- parole : Oui. Je sais qu’en Syrie, nous avons eu des mises à jour et nous faisons ce que nous pouvons. Je dois… en soutenant les gouvernements, en soutenant les communautés locales. Permettez-moi d’obtenir une mise à jour du Liban. Mais de toute évidence, le choléra est une… est une maladie extrêmement dangereuse et à propagation rapide, et nous avons le savoir-faire, et nous travaillerons avec ces gouvernements. Ibtisam.

      Question : Steph, ma question porte aussi sur l’Ukraine et les drones. Donc, que les Russes aient utilisé des drones iraniens ou non… cela sera décidé, mais ma question est… à l’avenir, si vous avez une enquête ou non, mais ma question est, de votre point de vue, et à quoi… et de votre juridique opinion, est-ce que… les Iraniens, la semaine dernière… cette semaine, parlaient du fait que… d’accord. Ils ont dit qu’ils n’avaient pas fourni de drones à la Russie, mais même si cela ne va pas à l’encontre du paragraphe 4, annexe B de la résolution 2231. Êtes-vous d’accord avec cela? Est-ce que… ou est-ce que tu…

      Porte- parole : Suis-je d’accord ?

      Question : Si les Iraniens ont fourni des drones aux Russes, cela va-t-il à l’encontre du paragraphe 4, annexe B en 2231…

      Porte- parole : Je ne vais pas m’étendre là-dessus. Je pense… tout d’abord, c’est au Conseil de sécurité, dans de nombreux cas, de… finalement, vraiment, d’interpréter les résolutions du Conseil. Vous avez tous vaillamment tenté de me faire avancer sur ce point. Je ne le ferai pas pour le moment. Je veux dire, je… et je comprends l’importance de la question. Je comprends vos besoins.

      En fin de compte, je veux dire, je pense… Denise Brown, qui était ici hier, a dit qu’elle ne savait pas d’où venaient ces drones, mais ce qu’elle a vu, ce sont les dégâts que ces drones et ces attaques ont causés, assez beaucoup de dégâts. Donc, je n’ai rien d’autre à dire à part ce que je viens de dire à James sur tout ce qui concerne le 2231 et les éventuelles violations ou non-violations.

      Question : Oui, mais votre équipe juridique et ce que DiCarlo a dit la semaine dernière lors de la réunion à huis clos, le Conseil de sécurité, était censée se prononcer également sur le fait que de tels… fournir de tels drones serait en violation de la résolution 2231, et vous avez… vous devez avoir un avis juridique…

      Porte- parole : Vous… le fait… nous avons beaucoup d’opinions, que nous ne voulons peut-être pas partager avec vous. Ce n’est pas… nous pouvons avoir des opinions sur toutes sortes de choses. La résolution… Je veux dire, la résolution est un document public. Vous pouvez également lire la résolution, et vous pouvez faire votre propre analyse. D’accord. M. Bulkaty, puis j’ai une déclaration à lire.

      Question : Merci beaucoup, Stéphane. J’ai également une question concernant l’Ukraine. Aujourd’hui, le chef du Conseil de la défense de la sécurité nationale d’Ukraine, Oleksiy Danilov, a déclaré ce qui suit : « La langue russe doit disparaître de notre territoire. Et une autre citation : « Regardez, nous ne voulons rien d’eux. Qu’ils s’éloignent de nous. Qu’ils aillent dans leurs marécages et coassent dans leur russe », fin de citation. L’ONU pense-t-elle que ce genre d’attitude est une sorte d’attitude respectueuse envers les Ukrainiens russophones ? Merci.

      Porte- parole : Écoutez, on a vu pendant… depuis le début de ce conflit et avant, on a vu beaucoup de rhétorique, pour le moins inutile. Et je pense que les mots… les actions comptent et les mots comptent. Mlle Fasulo.

      Correspondant : Merci, Steph. Passons à un autre sujet…

      Porte- parole : Ouais.

      Question : … la République Populaire Démocratique de Corée ?

      Porte- parole : Ouais.

      Question : Nous savons que le Conseil de sécurité s’est réuni au sujet des récents missiles au cours du dernier mois environ, mais je me demandais, nous voici deux semaines plus tard. Quel… pouvez-vous simplement décrire le niveau de lien entre l’ONU et la République populaire démocratique de Corée en termes de type d’implication en termes de niveau humain… de, peut-être, d’aide humanitaire ? Et, encore une fois, je vous demande toujours ceci. Qu’en est-il des discussions en coulisses à propos de…

      Porte- parole : Eh bien, un canal de retour est un canal de retour. Il y a… il y a quelques contacts avec la République populaire démocratique de Corée, mais je ne dirais pas que c’est important. Et sur la situation humanitaire, nous pouvons essayer de vous faire le point, mais comme vous le savez, nous avons… je ne pense pas que nous ayons eu de personnel international en République populaire démocratique de Corée depuis un certain temps en raison du COVID problèmes, et cela n’a pas vraiment changé.

      Question : Juste pour suivre les petits liens, vous savez, les petits… que vous avez, est-ce que ceux-ci sont communs… est-ce qu’il y a des communications qui se font, par exemple, ici à New York avec la mission nord-coréenne à l’ONU ?

      Porte- parole : Je veux dire, une partie là-bas et une partie, je pense, par le biais du ministère des Affaires étrangères à Pyongyang quand cela a un rapport direct avec la présence de l’ONU en RPDC. Avant de passer à vous Ibtisam et James, je veux juste lire une déclaration sur le Nigeria.

      ** Nigéria

      Le Secrétaire général est attristé d’apprendre les récentes inondations au Nigéria, les pires depuis une décennie.

      Des centaines de vies et de moyens de subsistance ont été perdus, 1,3 million de personnes ont été déplacées et plus de 2,8 millions de personnes ont été touchées par les inondations. Les infrastructures et les terres agricoles ont également été endommagées, aggravant le coût de la vie à travers le Nigeria.

      Le Secrétaire général présente ses plus sincères condoléances au Gouvernement nigérian et à toutes les familles touchées.

      Il réitère l’engagement continu des Nations Unies à soutenir le gouvernement nigérian en cette période difficile.

      Ibtisam.

      Question : Ainsi, les experts de l’ONU, les rapporteurs spéciaux ont condamné les mesures israéliennes… ce qu’ils appellent les mesures punitives sadiques israéliennes contre le défenseur des droits franco-palestinien Salah Hammouri. Je vous ai posé des questions sur M. Hammouri la semaine dernière. Je ne sais pas si vous avez une déclaration?

      Porte- parole : Non, et c’est…

      Correspondant : Je veux dire qu’il est les droits de l’homme…

      Porte- parole : Ouais.

      Question : … avocat qui fait une grève de la faim et a passé six mois sans… en détention par des Israéliens.

      Porte- parole : Je ne… laissez-moi voir si… je n’ai rien, et c’est mon… non, je peux dire… désolé. Je peux vous dire que nous suivons de près la situation de M. Hammouri et des autres détenus administratifs palestiniens détenus par Israël. Nous savons qu’il y a environ 30 détenus, dont lui, qui ont… qui ont récemment mis fin à leur grève de la faim, qui durait depuis septembre. Et évidemment, nous avons… comme vous le savez, nous avons demandé à plusieurs reprises à Israël de mettre fin à la pratique des détentions administratives en libérant des personnes ou en les inculpant lorsqu’il y a des raisons de le faire. M. Bays.

      Question : Désolé. À l’Éthiopie, comme vous le savez et vous l’avez dit plus tôt, le Conseil de sécurité a tenu une réunion privée, qui vient de se terminer, et ils ont entamé des consultations à huis clos, m’a-t-on dit, pour discuter d’éventuels éléments de presse proposés par la Norvège et le trois membres africains du Conseil. Le Secrétaire général pense-t-il qu’il serait utile que le Conseil s’exprime publiquement d’une seule voix sur cette question?

      Porte- parole : Toujours. Je veux dire, c’est… nous… l’unité du Conseil aide notre travail parce que nous voyons les défis que nous avons quand cette unité n’est pas là. Notre collègue, Ghada Eltahir Mudawi du Bureau de la coordination des affaires humanitaires, a informé le Conseil. Je peux vous dire… c’était à huis clos… c’était une réunion privée, mais je peux vous dire que, comme le Secrétaire général l’a dit récemment dans ses propres remarques, elle a dit que la reprise du conflit s’ajoute aux besoins humanitaires déjà immenses dans nord de l’Éthiopie. Toutes les parties doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.

      Les civils, y compris les travailleurs humanitaires – et nous avons eu environ 26 travailleurs humanitaires tués dans ce conflit – doivent être protégés, et toutes les parties doivent permettre et faciliter le passage rapide et sans entrave de l’aide humanitaire pour les personnes dans le besoin où qu’elles se trouvent. Notre message urgent est que les combats cessent et que les pourparlers commencent.

      D’accord. Je vois… en parlant de pourparlers en cours, je vois que Paulina est vraiment prête à commencer ici et à être brève. Mlle Kubiak. Crayons vers le bas, comme on dit. Il est temps de briefer.

      Passe un bon weekend. Si [inaudible] cela veut dire que ça n’aura pas été un super week-end pour nous. Alors, espérons que nous ne serons pas en contact du tout pendant le week-end.

      #Procblemes_huymanitaires #Santé #Enfants #Réfugiés #Aliments #Burkina_Faso #Haïti #Pakistan #Soudan #Ukraine

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