Étiquette : santé

  • Point de presse quotidien de l’ONU: 27 août 2021

    Afghanistan, Ethiopie, Mali, Madagascar, santé, alimentation, développement, affaires humainitaires,

    Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 27 août 2021

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Afghanistan

    Le Secrétaire général et de nombreuses voix au sein du système des Nations Unies ont condamné dans leurs déclarations publiées hier, l’attentat terroriste qui a frappé l’aéroport de Kaboul hier après-midi.

    Pour sa part, la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) a non seulement condamné l’attentat mais a aussi déclaré que l’ONU s’engage à rester et à travailler. L’ONU travaille pour le peuple afghan depuis des décennies et la Mission a souligné qu’elle restera et fera tout pour le peuple de l’Afghanistan qui a trop souffert.

    Le Représentant spécial adjoint des Nations Unies et Coordonnateur des opérations humanitaires sur le terrain, M. Ramiz Alakbarov, a salué les organisations non gouvernementales travaillant dans le domaine médical qui ont pris en charge les civils blessés dans l’attentat, dont des enfants. Il a réaffirmé l’engagement de l’ONU en faveur du peuple afghan et appelé à leur protection immédiate.

    Invité du Point de presse

    Lundi, le représentant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Afghanistan, M. Hervé De Lys, sera l’invité du Point de presse. Il sera en direct de Kaboul pour parler de la situation sur le terrain et des activités du Fonds dans le pays.

    Afghanistan – Organisation mondiale de la Santé

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé qu’alors que des dizaines de milliers de personnes vulnérables afghanes sont évacuées par les opérations aériennes à l’aéroport de Kaboul, des millions d’autres vulnérables vont rester dans le pays. Nous avons la responsabilité collective de les aider.

    L’OMS a ajouté que son personnel, qui est présent dans toutes les 34 provinces du pays, surveille la situation sanitaire. La bonne nouvelle est que sur les environ 2 200 centres médicaux qu’elle contrôle, 97% restent ouverts et opérationnels. La mauvaise nouvelle est que leurs fournitures médicales s’épuisent rapidement et que l’OMS n’est pas en mesure de les aider.

    Afghanistan – Sécurité alimentaire

    L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a prévenu que l’insécurité alimentaire en Afghanistan et les menaces sur les moyens de subsistance en milieu rural étaient déjà préoccupantes avant les bouleversements en cours, du fait de la sècheresse, de la pandémie de COVID-19 et d’autres facteurs. La FAO a appelé à augmenter l’aide humanitaire car l’Afghanistan continue d’être lourdement frappé par l’intensification de la sècheresse qui menace les moyens de subsistance de plus de sept millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent de l’agriculture et du bétail.

    La FAO a déclaré qu’avant ce mois-ci, elle avait donné des moyens d’existence et de l’argent à près d’un million de personnes, dans 26 des 34 provinces. Après avoir aidé plus de 20 000 foyers ces deux dernières semaines, la FAO vise à aider 250 000 familles de fermiers vulnérables -soit 1,5 million de personnes- en vue de la saison de blé en hiver. Il manque aussi 18 millions de dollars pour financer le plan de réponse à la sècheresse de la FAO pour l’Afghanistan.

    Afghanistan – Programme des Nations Unies pour le développement

    Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a dit qu’il continue à apporter son aide au développement au peuple afghan, sans discrimination de sexe, de religion, ethnique, de profession ou de préférences politiques. À l’heure actuelle, le PNUD mène des opérations totalement décentralisées et continue d’être actif dans toutes les régions pour soutenir les services essentiels, les petites infrastructures et les moyens d’existence des plus vulnérables.

    Cette semaine, par exemple, le PNUD et ses partenaires ont continué à former des fermiers qui aideront d’autres fermiers à adopter des meilleures pratiques agricoles dans de nombreuses localités. Le Programme souligne que ses projets sont en cours et seront renforcés là où les conditions de sûreté et opérationnelles le permettent parce que « le peuple afghan a plus que jamais besoin d’une aide au développement et humanitaire ».

    Éthiopie

    Hier après-midi, le Secrétaire général a évoqué la situation en Éthiopie au Conseil de sécurité. Il a averti qu’une catastrophe humanitaire se déroule sous nos yeux, avec plus de deux millions de personnes déplacées et des millions d’autres ayant besoin immédiatement d’une aide humanitaire vitale.

    Sur ce point précis, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique qu’alors que 100 camions de nourriture et autre assistance sont nécessaires chaque jour en Éthiopie, l’ONU et ses partenaires n’ont pu faire entrer aucun camion dans le Tigré depuis le 20 août, ce qui fait sept jours.

    Selon l’OCHA, les stocks d’aide alimentaire sont épuisés et les nouvelles distributions de nourriture ont cessé dans des zones autres que celles où les approvisionnements étaient déjà expédiés et en route.

    Dans le cycle actuel de distribution alimentaire, plus de trois millions de personnes ont reçu une assistance, dont 547 000 personnes dans la semaine du 12 au 18 août. Cependant, cette distribution a été considérablement retardée.

    Entre le 17 et le 23 août, 368 000 personnes ont également reçu de l’eau potable dans 46 districts. Près de 30 équipes mobiles de santé et de nutrition ont offert des services de consultation ambulatoire à environ 16 000 personnes. Mais le nombre a été réduit en raison des pénuries de carburant.

    Dans la province d’Afar, le Programme alimentaire mondial (PAM) transporte de la nourriture d’urgence pour les personnes récemment déplacées. Les partenaires de l’ONU ont également déployé quatre équipes mobiles de santé et de nutrition pour fournir des services de nutrition. Un soutien supplémentaire, y compris des abris, des soins de santé et de l’eau, est prévu.

    À Amhara, le PAM commencera à fournir de la nourriture aux nouveaux déplacés dans certains endroits, en complément de la distribution de nourriture faite par des ONG et le Gouvernement.

    En collaboration avec ses partenaires, l’ONU fournit également un soutien en matière de santé, de nutrition, d’eau et d’autres formes de soutien, notamment des cliniques mobiles dans le nord de Gondar.

    Mali

    Il y a quelques minutes, le Comité local de suivi de la transition au Mali, lequel comprend la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine, et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi que des membres de la communauté internationale, s’est félicité de la décision du Gouvernement malien de lever toutes les restrictions liées à l’ancien Président de transition, M. Bah N’Daw, et à son Premier Ministre, M. Moctar Ouane, qui fut Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York.

    L’ONU et les membres du Comité de suivi de la transition avaient demandé à plusieurs reprises leur libération inconditionnelle.

    Aujourd’hui, le Comité a déclaré que cette évolution positive est conforme aux engagements pris par les autorités de transition. L’ONU exhorte toutes les personnes concernées par la transition à faire preuve d’esprit de responsabilité, de respect de l’état de droit et à s’abstenir de toute action qui pourrait nuire au bon déroulement de la transition. 

    Madagascar

    L’ONU et ses partenaires sur le terrain sont gravement préoccupés par la détérioration de la situation humanitaire dans le Grand Sud. La combinaison dévastatrice d’une grave sécheresse, la pire depuis 40 ans, de tempêtes de sable et d’infestations de ravageurs a entraîné jusqu’à 60% de pertes de récoltes. Les gens ont eu recours à la consommation de criquets, de fruits de cactus rouges crus ou de feuilles sauvages. Plus de 1,14 million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire grave dans cette région de Madagascar.

    Un financement est nécessaire de toute urgence pour éviter une catastrophe humanitaire à l’approche de la période de soudure, d’octobre à avril. L’OCHA demande 75 millions de dollars avant la fin de cette année pour intensifier sa réponse. Et 75 millions de dollars, ce n’est pas beaucoup au vu du contexte.

    Journées internationales

    Dimanche est célébrée la Journée internationale contre les essais nucléaires. Le Secrétaire général a déclaré qu’une interdiction complète des essais nucléaires est une étape essentielle pour empêcher l’amélioration qualitative et quantitative des armes nucléaires et pour parvenir au désarmement nucléaire. Des informations supplémentaires sur la question seront disponibles aux cours du week-end.

    Lundi, ce sera la Journée internationale des victimes de disparition forcée. Dans son message, le Secrétaire général a déclaré que la disparition forcée prive les familles et les communautés du droit de connaître la vérité sur leurs proches, de la responsabilité, de la justice et de la réparation. Il a réitéré son appel à tous les États afin qu’ils ratifient la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, afin de lutter contre cette pratique lâche.

    Nomination

    Le Secrétaire général a nommé M. Alexander Ivanko, de la Fédération de Russie, comme son nouveau Représentant spécial pour le Sahara occidental et Chef de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

    M. Ivanko arrive à ce poste avec plus de 30 années d’expérience dans les affaires internationales, le maintien de la paix et le journalisme.

    M. Ivanko était Chef de cabinet à la MINURSO depuis 2009. Il a auparavant été Directeur de l’information de l’ONU au Kosovo, et Porte-parole de l’ONU en Bosnie-Herzégovine. Il remplace à son nouveau poste M. Colin Stewart, du Canada, à qui le Secrétaire général est reconnaissant pour ses services dévoués et sa direction efficace de la MINURSO.

  • Algérie : La bataille intérieure

    Par Ammar Zitouni

    Il est clair qu’aujourd’hui l’essentiel des problèmes de la société algérienne en manque de mutation, d’ordre politique, économique et social pendant les vingt ans du régime défunt sont d’actualités. Il s’agit toutes affaires cessantes, dans un pays continent où plus de 75 % de la population sont jeunes, de répondre convenablement aux questions d’urgentes de l’emploi, du logement, de l’éducation-formation professionnelle et de la santé. Il s’agit aussi dans le contexte actuel d’incertitude de l’économie mondiale, en particulier la persistance de la chute des prix du baril de pétrole et qui a eu un impact sur l’économie nationale, de développer une approche qui s’attaque à ces défis de la nouvelle réalité économique nationale et internationale.

    La stratégie qui s’impose surtout avec la régression de l’activité économique, l’aggravation de la situation sanitaire caractérisée par le rebond des contaminations à la Covid-19, l’instabilité sécuritaire aux frontières du pays, devrait prendre en charge ces contraintes. Face à ces contraintes, une bataille intérieure est plus que jamais nécessaire afin de procurer des revenus décents aux familles, une solidarité et justice sociale plus élargie. La bataille intérieure en question suppose un renforcement du secteur public et privé pour favoriser le développement socio-économique, l’accélération de la diversification de l’économique nationale et bien sûr le renforcement des plans sociaux.

    Ceci dit, et là aussi c’est un point d’unanimité, si le volet économique du programme politique du président de la République, reste la source de référence, le nouveau gouvernement à désormais la lourde tâche de prendre de prendre résolument en charge les préoccupations légitimes et malheureusement impossible à différer le plus souvent de la société et d’une jeunesse entendue dans ses aspirations démocratiques, émancipée échappant ainsi au chant des sirènes des pseudo-démocrates et islamistes qui gangrènent au quotidien le climat socio-politique. Un camp d’adverses à la quiétude de la société algérienne qui n’attend que cela pour parachever un agenda de division, d’atomisation déjà plus sensible dans un paysage politique qui se veut désormais pluraliste, les nouvelles règles de jeu font qu’ici est là pointent déjà des discours et des campagnes teintés de surenchères, de propagande et de démagogie tirant habilement profit des problèmes sociaux et économiques qui agitent la société algérienne.

    La bataille actuelle et décisive et donc intérieure, comme l’a fait remarquer au mois de février, le président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune dans une discours adressé à la Nation à travers lequel il a affirmé qu’à présent le temps est venu de se lancer dans « l’édification de l’économie et de l’investissement » en parallèle avec « la bataille institutionnelle ».

    A prendre en compte les propos du Chef de l’Etat cela signifie affiner un plan de sortie de crise et cibler une assise solide à savoir mener de front réformes économiques, sociales et politiques ; Il ne fait pas de doute que l’avenir de la société dépendra pour une large part de la capacité du futur gouvernement à apporter des solutions crédibles pour juguler les difficultés actuelles.

    L’examen de la situation économique et sociale relève donc d’une priorité absolue pour le nouvel Exécutif gouvernemental dans un souci urgent de prendre en charge un des volets les plus décisifs dans son action future au titre d’une bataille de stratégie à moyen et long termes et de plan d’action pour gérer un actuel brûlant.

    A.Z

    Le Maghreb.dz, 08/07/2021

    Etiquettes : Algérie, gouvernement, emploi, logement, éducation, formation professionnelle, santé, chute des prix du baril de pétrole, développement socio-économique, climat socio-politique,

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 4 juin 2021

    (La version française du Point de presse quotidien
    n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    COVID-19/Afrique

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique qu’à mesure que le risque d’une hausse des cas de COVID-19 augmente en Afrique, les pays du continent doivent renforcer de toute urgence la capacité de soins intensifs pour éviter que les établissements de santé ne soient débordés.

    Le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Mme Matshidiso Moeti, a averti que la menace d’une troisième vague en Afrique est réelle et croissante. Elle a ajouté que la priorité de l’OMS est de rapidement « mettre des vaccins dans les bras des Africains » qui courent un risque élevé de tomber gravement malades et de mourir de la COVID-19.

    COVID-19/Ouganda

    En Ouganda, le nombre de cas hebdomadaires de COVID-19 est passé de près de 120 cas en mars à près de 3 700 à la fin de la semaine dernière, illustrant le risque auquel est confronté l’Afrique. L’émergence de plusieurs variantes vient compliquer une situation déjà délicate.

    Aujourd’hui, les autorités nationales, soutenues par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont lancé un plan de relèvement face à la COVID-19. L’équipe de l’ONU, dirigée par la Coordonnatrice résidente, Mme Rosa Malango, a assisté au lancement et intensifie ses efforts conjoints pour soutenir les plus vulnérables en Ouganda.

    Lundi, la Coordonnatrice résidente organisera une table ronde conjointe d’urgence avec les autorités ougandaises et le secteur privé. L’objectif est de mobiliser le soutien pour les besoins d’urgence ainsi que les efforts nationaux pour produire des kits de dépistage et des vaccins. Certains des besoins les plus urgents comprennent la fourniture et les installations d’oxygène; des centres de santé mobiles; des plateformes numériques pour la responsabilisation ; une meilleure communication communautaire sur les risques et un soutien pour la vaccination et le dépistage.

    COVAX/Amérique latine

    La nuit dernière, le Paraguay a reçu un troisième lot de plus de 130 000 doses de vaccins. Les autorités locales ont indiqué que le déploiement continu des vaccins garantit la continuité du plan national de vaccination.

    Hier également, la Colombie a reçu plus de 900 000 doses de vaccins par l’intermédiaire du Mécanisme COVAX, lesquels seront livrés aux groupes prioritaires recevant leur deuxième dose. Jusqu’à présent, la Colombie a reçu plus de 3,2 millions de vaccins via le Mécanisme COVAX, soit environ 20% de l’ensemble des vaccins garantis pour le pays.

    À ce jour, plus de 80 millions de vaccins provenant du Mécanisme COVAX ont été livrés dans 129 pays et territoires.

    Vaccination

    L’ONU se félicite de l’annonce faite hier par l’Administration Biden qu’elle partagera des millions de doses de vaccin à la fois avec le Mécanisme COVAX ainsi qu’en bilatéral avec les pays qui en ont particulièrement besoin.

    Par ailleurs, le Secrétaire général est extrêmement reconnaissant envers le Gouvernement des États-Unis pour l’inclusion du personnel de l’ONU et des délégués des États Membres en poste aux États-Unis dans son programme national de vaccination, et pour son offre généreuse de fournir des vaccins au personnel de première ligne de l’ONU en poste dans les endroits les plus difficiles et les plus dangereux du monde. Cette contribution permettra au personnel de l’ONU de demeurer sur place et de fournir des services essentiels aux personnes vulnérables dans le monde de manière sûre et efficace.

    Le Secrétaire général renouvelle son appel à la communauté internationale pour qu’elle se rassemble pour relever le défi sans précédent de cette pandémie, et pour que les pays partagent les vaccins, notamment avec ceux qui luttent pour faire face aux nouvelles poussées et variantes. Il est urgent de renforcer la solidarité mondiale pour garantir que les vaccins soient disponibles pour tous, partout.

    Un accès équitable aux vaccins est une condition préalable pour mettre fin à la pandémie et amorcer une forte reprise.

    République centrafricaine

    En République centrafricaine, la délégation conjointe composée des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et de l’Union européenne est sur le point de conclure sa visite à travers le pays. Cette mission s’inscrit dans le cadre de leur dialogue régulier avec les autorités nationales sur le processus de paix.

    Au cours du déplacement, le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, ainsi que des hauts responsables des trois autres organisations, ont été reçus par le Président Faustin Archange Touadera. Ce dernier a assuré la délégation de l’ambition qu’a son gouvernement de renforcer et redynamiser la coopération avec ses partenaires, dont la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

    La délégation conjointe a également rencontré des membres du Parlement, du parti au pouvoir et de l’opposition, et de la société civile, ainsi que des chefs religieux et des représentants des femmes et de la jeunesse. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire, le processus de paix, y compris l’accord politique, la situation politique ainsi que sur une campagne négative visant certains partenaires centrafricains, dont la MINUSCA.

    Les membres de la délégation devaient tenir une conférence de presse un peu plus tard dans la journée à Bangui.

    Tchad

    L’ONU lance aujourd’hui son Plan de réponse humanitaire 2021 pour le Tchad. Quelque 5,5 millions de personnes, soit près d’un tiers de la population du pays, ont besoin d’une aide humanitaire cette année.

    Les organisations humanitaires cherchent à lever 617 millions de dollars pour venir en aide à quatre millions de ces personnes. Le Tchad continue de subir un sous-financement chronique alors que la population nécessitant une aide humanitaire a augmenté.

    Jusqu’à présent, seuls 8% des fonds nécessaires ont été obtenus. Les besoins ont augmenté en raison de trois crises simultanées: la malnutrition et l’insécurité alimentaire, l’urgence sanitaire et une crise de déplacement provoquée par un conflit armé et des catastrophes naturelles.

    L’accès humanitaire est limité dans certaines zones de la province du Lac, située à proximité du bassin du lac Tchad et à la frontière avec la République centrafricaine, en raison de l’insécurité liée au conflit.

    Avec plus de financement, l’ONU et ses partenaires humanitaires pourraient immédiatement aider à sauver la vie et la dignité des personnes touchées au Tchad, notamment en réduisant leur vulnérabilité et en renforçant leur résilience pour répondre aux chocs récurrents.

    L’année dernière, 2,2 millions de personnes ont été assistées par des organisations humanitaires au Tchad.

    République démocratique du Congo

    Suite à l’éruption du volcan Nyiragongo en République démocratique du Congo (RDC), le Coordonnateur de l’action humanitaire pour le pays, M. David McLachlan-Karr, s’est rendu dans la zone de santé de Sake, qui accueille plus de 62 800 personnes déplacées de la ville de Goma.

    Il a dirigé une délégation qui comprenait l’ambassadeur de l’Allemagne en RDC et qui représentait la communauté des donateurs, le Forum des ONG internationales et les agences de l’ONU.

    Ils ont rencontré les autorités locales et les partenaires humanitaires ainsi que des personnes déplacées dans trois sites de rassemblement.

    À ce jour, 3,5 millions de dollars du Fonds humanitaire pour la RDC ont été alloués pour répondre aux besoins urgents. Cela s’ajoute aux 1,2 million de dollars provenant du Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) annoncés par le Coordonnateur des secours d’urgence, M. Mark Lowcock, la semaine dernière.

    L’ONU et ses partenaires visent à soutenir la réponse du gouvernement pour les personnes touchées par l’éruption, ce qui nécessite 15,6 millions de dollars, dont 5,2 millions de dollars ont été reçus à ce jour. La stratégie vise à aider à la fois les personnes déplacées, celles qui retournent à Goma, ainsi que celles qui sont restées sur place et ont été touchées.

    Concernant les attaques signalées plus tôt cette semaine dans l’est du pays, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) indique qu’environ 5 800 hommes, femmes et enfants ont fui plusieurs sites pour déplacés en Ituri.

    Des équipes du HCR sont actuellement sur le terrain pour évaluer les besoins des personnes déplacées de force et de la communauté d’accueil.

    Mozambique

    Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a indiqué aujourd’hui qu’il continuait de recevoir des informations faisant état de retour forcé systématique de familles mozambicaines depuis la Tanzanie. Le HCR exhorte les pays voisins du Mozambique à respecter l’accès à l’asile pour ceux qui fuient la violence généralisée et le conflit armé dans le nord du Mozambique.

    Selon les autorités frontalières mozambicaines, en mai 2021, près de 3 800 Mozambicains ont été renvoyés de force de la Tanzanie via le poste frontière de Negomano. La plupart de ces familles se rendent spontanément dans d’autres districts de Cabo Delgado, Nampula et Niassa, car Mueda est considéré comme dangereux.

    Myanmar

    L’équipe de pays de l’ONU au Myanmar a réitéré aujourd’hui son appel à la protection des travailleurs et des établissements de santé. Elle a mis en garde contre les répercussions des attaques sur la santé publique, qui incluent la réponse à la COVID-19, au cours des quatre derniers mois depuis que l’armée a pris le contrôle du gouvernement.

    À ce jour, au moins 212 attaques contre des patients, des agents de santé, des ambulances et des établissements de santé ont été signalées, faisant au moins 14 morts et 51 blessés. Cela représente environ la moitié de l’ensemble des attaques contre le secteur de la santé signalées dans le monde entier cette année.

    Le personnel de l’ONU sur le terrain souligne que les hôpitaux sont, et doivent rester, un lieu de sanctuaire et de neutralité sans équivoque afin que les patients puissent se faire soigner et que les professionnels de santé puissent prodiguer des soins en toute sécurité et sans crainte.

    Yémen

    La Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Mme Inger Andersen, a averti les membres du Conseil de sécurité, lors d’un briefing, hier après-midi, des conséquences qu’aurait toute fuite du pétrolier Safer, qui est ancré au large des côtes du Yémen. Elle a indiqué que des millions de personnes pourraient être exposées à une pollution nocive si une explosion se produisait à bord, avec de graves répercussions sur la santé des populations vulnérables. De plus, une marée noire aurait un impact négatif sur la vie des personnes qui traversent déjà la pire crise humanitaire au monde, a-t-elle souligné.

    Pour sa part, Mme Reena Ghelani, s’exprimant au nom du Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), M. Mark Lowcock, a déclaré que le fait est que, jusqu’à présent, aucune mission de l’ONU n’a été autorisée à se déployer sur le navire. Elle a indiqué que cette situation est principalement due au fait que les autorités d’Ansar Allah, tout en étant toujours d’accord sur une mission de principe, ont été réticentes à fournir les assurances concrètes nécessaires pour procéder. Elle a ajouté que l’ONU n’ayant jamais été autorisée à visiter le site, on ne sait pas exactement quelles sont les conditions à bord. Cela signifie qu’il est impossible de déterminer à l’avance exactement quelles activités peuvent être effectuées.

    Journée mondiale de l’environnement

    La Journée mondiale de l’environnement sera célébrée demain et marquera cette année le lancement de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, une campagne mondiale de 10 ans pour prévenir, arrêter et inverser la dégradation des écosystèmes.

    Dans son message, le Secrétaire général a souligné que nous atteignons rapidement un point de non-retour concernant la planète.  Il a indiqué que la dégradation du monde naturel compromet déjà le bien-être de 3,2 milliards de personnes, soit 40% de l’humanité. 

    Il a relevé que la Terre est fort heureusement résiliente, et que nous avons encore le temps de remédier aux dégâts causés.  Il a souligné que la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes est un appel mondial à l’action.  Elle ralliera un appui politique, des recherches scientifiques et une aide financière, pour décupler les capacités de restauration. 

    Dans le cadre des célébrations, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont publié un rapport conjoint sur l’évaluation mondiale de la pollution des sols.

    Le rapport prévient que la dégradation généralisée de l’environnement causée par la pollution des sols, due aux exigences croissantes des systèmes agroalimentaires et industriels et à l’augmentation de la population mondiale, s’aggrave et constitue l’un des principaux défis mondiaux pour la restauration des écosystèmes.

    Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression

    La Journée internationale des enfants victimes innocentes de l’agression est observée aujourd’hui.

    L’objectif de la Journée est de reconnaître la douleur subie par les enfants du monde entier qui sont victimes d’abus physiques, mentaux et émotionnels.

    Journée internationale de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée

    La Journée internationale de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée sera célébrée demain.

    Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les activités de pêche illégales, non déclarées et non réglementées représentent jusqu’à 26 millions de tonnes de poissons pêchés chaque année.

    Enfin, dimanche sera l’occasion d’observer la Journée de la langue russe.

    Président de l’Assemblée générale

    Une rencontre avec la presse est prévue lundi à la sortie de la salle de l’Assemblée générale.

    Contribution financière

    La Turquie a versé la totalité de sa contribution au budget ordinaire de l’ONU, amenant à 104 le nombre d’États Membres à en avoir fait de même.

    Etiquettes : SANTÉ, QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLEA, FRIQUE, AMÉRIQUE CENTRALE, OUGANDA, RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, TCHAD, MOZAMBIQUE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO, MYANMAR, YÉMEN,

  • Quand l’organisme s’acclimate au jeûne

    Les bienfaits du jeûne sur la santé sont insoupçonnables. Néanmoins, il faut admettre que, durant le jeûne, l’organisme humain est mis à rude épreuve. La privation de nourriture et d’eau depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil, un mois durant, pousse l’organisme à modifier son fonctionnement et à mobiliser certains mécanismes d’adaptation, et ce, dans le but de préserver, intacts, les organes et de permettre au jeûneur de rester en bonne santé.

    En effet, parmi les catalyseurs fondamentaux de l’organisme humain figure le glucose. Il est contenu dans le sucre mais aussi dans d’autres aliments comme le pain, les féculents et autres et représente la dynamo de l’organisme humain. Son importance est majeure en raison de son précieux apport sur le cerveau. C’est que près des deux tiers des glucides engloutis—dont le glucose—sont consommés par le cerveau et assurent ainsi son bon fonctionnement. D’autant plus que le glucose représente 50% des calories, principales sources d’énergie. Cependant, durant le jeûne, le cerveau se trouve en manque de sucre, ce qui peut être dangereux et entraîne parfois des convulsions et la perte de connaissance. Aussi, les jeûneurs ont-ils tendance à modifier—spontanément—leurs habitudes alimentaires durant le mois saint en optant pour une consommation régulière de sucreries surtout durant la soirée. D’autant plus qu’ils préfèrent, à défaut de tonus, restreindre leurs activités physiques, ce qui leur permet de préserver au mieux leurs réserves en glucose et maintenir ainsi l’alimentation du cerveau en glucose.

    Glycogène, protéines et cétones

    D’un autre côté, et outre le changement des habitudes alimentaires durant le mois saint, l’organisme déploie des mécanismes d’adaptation afin de garantir l’alimentation du cerveau en glucose. En effet, il s’agit de l’exploitation des réserves de glucose, stockées sous forme de glycogène dans le foie. Même les protéines présents dans les muscles se convertissent en glucose d’où l’impératif, pendant Ramadan, de manger équilibré et d’introduire les protéines contenues dans les viandes, les œufs et les produits laitiers dans nos assiettes.

    Autre mécanisme d’adaptation : la production, par le tissu adipeux, des cétones, lesquels aident également au bon fonctionnement du cerveau. D’ailleurs, l’odeur «acétonique» de la bouche des jeûneurs ou cette mauvaise haleine revient à la production des cétones et prouve ainsi le déclenchement de ce mécanisme d’adaptation de l’organisme au jeûne prolongé.

    Tous ces mécanismes convergent vers le bon fonctionnement de l’organisme, et, par conséquent, garantissent la survie en situation de privation alimentaire. Des mécanismes d’adaptation qui risquent, néanmoins, de faire défaut en cas d’atteinte par certaines maladies chroniques (diabète ), de maladies graves (cancers) ou encore des maladies associées à des carences (anémie, anorexie…). Aussi, est-il toujours indispensable de prendre l’avis du médecin avant d’entamer le jeûne. Il convient aussi de manger équilibré et de veiller sur une bonne hygiène de vie aussi bien durant Ramadan qu’en temps normal.

    * Source : https://theconversation.com

    La Presse.tn, 09 mai 2021

    Etiquettes : Ramadan, jeûner, santé,

  • Meilleurs systèmes de santé au monde : l’Algérie devance le Maroc et l’Egypte

    Par Farida O. – L’Algérie occupe la 68e place dans le classement des meilleurs systèmes de santé dans le monde, réalisé par CEO World Magazine. Notre pays devance le Maroc et l’Egypte, classés respectivement aux 83e et 84e rangs, loin derrière les Emirats (20e) et le Qatar (33e). La Jordanie est 43e, suivie de l’Arabie Saoudite (55e) et de la Tunisie (59e). Le Koweït occupe la 71e place, tandis que l’Irak, qui était considéré comme un des meilleurs systèmes de santé au monde sous Saddam Hussein et où un incendie dans un hôpital à Bagdad vient de faire 82 morts et 110 blessés, ferme le classement (87e).

    Contrairement à ce que pense un grand nombre d’Algériens, les Etats-Unis ne sont pas un «Eldorado» en matière de santé, puisque la première puissance mondiale se retrouve au 30e rang. De même, la Turquie n’est que 65e, soit à 3 points à peine de l’Algérie. Dans ce classement du CEO World Health Care Index pour l’année 2021, qui classe 89 pays en fonction de facteurs qui contribuent à la santé globale, c’est la Corée du Sud qui caracole en tête car possédant le meilleur système de soins de santé.

    Deux autres pays asiatiques figurent dans le top 10 de l’année en cours : Taïwan (2e) et le Japon (5e). Quant aux pays européens, ils occupent six des dix premières places du classement de cette année : le Danemark (3e), l’Autriche (4e), la France (7e), l’Espagne (8e), la Belgique (9e) et le Royaume-Uni (10e). «Sur les 89 pays étudiés, les soins de santé de la Corée du Sud arrivent en première place sur la liste avec un score de 78,72 sur 100 dans l’indice des soins de santé. A l’opposé du spectre, avec un score de 33,42, le Venezuela arrive en tête de la liste des pays dotés des pires systèmes de soins de santé pour 2021», explique le magazine.

    L’indice des soins de santé est une analyse statistique de la qualité globale du système de soins de santé, dont l’infrastructure, les compétences des professionnels de la santé – médecins, personnel infirmier et autres agents de santé –, le coût, la disponibilité de médicaments de qualité et l’état de préparation du gouvernement. Le classement prend également en considération d’autres facteurs, notamment l’environnement, l’accès à l’eau potable, l’assainissement, la volonté du gouvernement d’imposer des sanctions sur les risques, tels que le tabagisme et l’obésité.

    «Le classement examine 89 pays à travers le monde sur 5 variables de santé différentes», précise, en outre, le magazine «destiné aux dirigeants d’entreprise influents qui contrôlent collectivement des milliards de milliards de dollars de dépenses annuelles dans le monde» et «couvrant des sujets allant du leadership et de l’innovation à la santé, au bien-être et aux voyages qui changent la vie».

    Algérie Patriotique, 29 avr 2021

    Etiquettes : Santé, Maghreb, Algérie, Maroc, Egypte, CEO World Magazine,

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 30 avril 2021

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Conseil des chefs de secrétariat pour la coordination

    Mardi 4 mai, le Secrétaire général va organiser une réunion virtuelle avec les chefs des organismes du système des Nations Unies pour réfléchir aux affaires internationales qui affectent et ont un lien avec leur travail. Le Conseil discutera des principales tendances émergentes, des opportunités et des défis auxquels fait face le système des Nations Unies, en mettant l’accent sur la riposte à la pandémie de COVID-19 et les risques pour les droits de l’homme, la biodiversité, l’action climatique, les perspectives économiques mondiales et l’aggravation des inégalités.

    Les membres du Conseil vont engager une discussion sur les causes actuelles et émergentes des conflits, dans le contexte de l’agenda mondial sur la prévention.

    Inde

    Dans un tweet, le Secrétaire général exprime sa solidarité et celle de la famille des Nations Unies au peuple indien qui est aux prises avec une horrible irruption de COVID-19.

    Le Secrétaire général déclare que l’ONU est prête à renforcer son appui et la Coordonnatrice résidente en Inde, Mme Renata Lok-Dessallien, a dit partager ce sentiment.

    Pour sa part, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a envoyé des fournitures cruciales, dont 3 000 concentrateurs d’oxygène, tests, kits médicaux et autres.

    Mme Yasmin Haque, Représentante de l’UNICEF en Inde, a prévenu qu’il faut beaucoup plus, maintenant que l’irruption se propage rapidement.

    L’agence contribue aussi à l’achat et à l’installation de centrales d’oxygène pour les hôpitaux du nord-est et de Maharashtra, ainsi qu’à l’installation de scanners thermiques dans les ports d’entrée de tout le pays.

    L’UNICEF aide également le Gouvernement à assurer le fonctionnement des services vitaux aux enfants les plus vulnérables, et à aider plus de 12 millions d’enfants dans 17 États à continuer l’école à distance.

    Israël

    Dans un tweet, le Secrétaire général vient d’envoyer des paroles de réconfort au peuple israélien après le terrible drame au Mount Méron.

    Il présente ses condoléances aux familles et aux proches de ceux qui ont perdu la vie et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

    Palestine

    M. Tor Wennesland, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, a pris note aujourd’hui de la décision du leadership palestinien de reporter les élections législatives qui étaient prévues pour le 22 mai. Il a dit comprendre la déception de beaucoup de Palestiniens qui ont clairement exprimé leur désir d’exercer leurs droits démocratiques après 16 années sans élection.

    M. Wennesland a encouragé les Palestiniens à poursuivre sur la voie démocratique. Il a ajouté que l’organisation d’élections transparentes et inclusives dans tout le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, comme stipulé dans les accords précédents, demeure essentielle pour restaurer la légitimité et la crédibilité des institutions palestiniennes et ouvrir la voie au rétablissement de l’unité nationale. Fixer une nouvelle date et pas trop tardive pour les élections serait une mesure importante pour montrer au peuple palestinien que leur voix sera entendue.

    Tadjikistan/Kirghizistan

    La Représentante spéciale des Nations Unies pour l’Asie centrale, Mme Natalia Gherman, a eu une conversation téléphonique aujourd’hui avec les Ministres des affaires étrangères du Kirghizistan et du Tadjikistan sur la situation actuelle à la frontière entre les deux pays.

    Mme Gherman a dit profondément regretter les morts et les blessés et a salué le dialogue entre les Présidents des deux pays ainsi que la reprise du travail de la commission intergouvernementale sur la délimitation et la démarcation de la frontière.

    Elle a exprimé son appui aux mesures visant à désamorcer la situation et exhorté les deux Gouvernements à intensifier leurs efforts pour trouver une solution à long terme au différend frontalier, et ce, par des moyens pacifiques.

    Soudan du Sud

    Hier dans le pays, un agent humanitaire d’une agence des Nations Unies et un autre d’une ONG ont été physiquement agressés dans deux incidents distincts dans la ville de Torit, dans l’État de l’Équatoria oriental.

    Le 24 avril, à Jamjang dans la zone administrative de Ruweng, des jeunes sont entrés dans le lotissement d’une ONG internationale et ont agressé le personnel, en faisant plusieurs blessés.

    Ces attaques se produisent dans un contexte de chômage très élevé parmi les jeunes qui demandent à être engagés par les organisations humanitaires.

    Le Coordonnateur humanitaire au Soudan du Sud, M. Alain Noudéhou, a souligné que les attaques contre les organisations humanitaires sont complètement inacceptables et qu’elles doivent cesser. Il a exhorté les autorités et les communautés à garantir la sûreté et la sécurité des agents humanitaires, et le Gouvernement, à faire respecter la loi et l’ordre.

    Soudan

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que la situation en matière de sécurité dans la ville d’Ag Geneina, au Darfour occidental, est stable mais qu’elle reste tendue et imprévisible.

    Plus de 230 000 personnes ont fui le conflit au Darfour depuis le début de cette année, ce qui représente quatre fois plus que les 53 000 déplacés de toute l’année 2020.

    Les premiers besoins sont la nourriture, la protection, les abris et l’eau, entre autres.

    L’ONU et se partenaires continuent de renforcer leur réponse. Depuis le début du conflit en janvier dernier, ils avaient distribué hier une assistance alimentaire à plus 100 000 personnes, des soins de santé, à 65 000, et des abris et autres fournitures, à 64 000 personnes.

    L’ONU prévient, qu’à la veille de la saison des pluies, le renforcement de la réponse humanitaire sera un défi majeur, compte tenu des restrictions et de la pénurie de fonds. À ce jour, le Plan de réponse humanitaire n’est financé qu’à hauteur de 10%.

    Mozambique

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est dit aujourd’hui profondément préoccupé par les conséquences humanitaires de la rapide escalade de violence dans ls nord du Mozambique, où quelque 30 000 personnes ont fui la ville côtière de Palma depuis qu’elle a été attaquée par des groupes armés, le 24 mars dernier.

    Selon le HCR, le conflit armé en cours dans la riche province pétrolifère et gazifière de Cabo Delgado a donné lieu à de graves abus des droits de l’homme et à l’interruption de services vitaux, avec un grave impact sur les civils. Des gens fuient toujours Palma, mais très peu de routes sont ouvertes. Le HCR s’inquiète pour ceux qui sont ne sont pas en mesure de quitter la zone.

    Aujourd’hui, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a aussi exprimé sa préoccupation face à l’exode en cours des civils qui fuient les zones dangereuses de la province de la province de Cabo Delgado. L’OIM indique que les trois-quarts des déplacés sont des femmes et des enfants.

    Myanmar/Pauvreté

    Un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dit que le nombre de pauvres pourrait doubler à cause de l’impact conjugué de la pandémie de COVID-19 et de la crise politique en cours.

    Le rapport dit que 12 autres millions de personnes ont été plongés dans la pau vreté, ce qui pourrait porter à 25 millions, soit près de la moitié de la population, le nombre de personnes qui vivront en-deçà du seuil de pauvreté d’ici le début de 2022.

    Cette situation se produit après plus d’une décennie de progrès dans la réduction de la pauvreté au Myanmar.

    L’Administrateur du PNUD, M. Achim Steiner, a prévenu que sans des institutions démocratiques opérationnelles, le pays risque un recul dramatique et évitable vers des niveaux de pauvreté jamais vus depuis une génération.

    Bolivie/COVID-19

    La Bolivie a reçu 92 000 doses de vaccin, il y a deux jours. C’est la deuxième livraison appuyée par le Mécanisme COVAX, dans le pays. Il s’agit d’un effort mené par les autorités en partenariat avec l’équipe de pays des Nations Unies, et en particulier l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Ce deuxième lot porte à plus de 320 000 le nombre de doses, déployés grâce au Mécanisme COVAX, qui appuie le schéma national de vaccination, visant en priorité les groupes à risque, dont les agents de santé, les personnes plus âgées et celles qui ont des maladies.

    Brésil/COVID-19

    L’équipe de pays continue d’aider les autorités nationales et locales à faire face aux multiples impacts de la pandémie, en particulier dans la région d’Amazonie. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fourni une formation de 10 jours sur le paludisme et la prévention de la COVID-19 aux agents de santé de la communauté autochtone des Yanomami, dans l’État de l’Amazonie.

    Dans la capitale Manaos, une des villes les plus touchées par la pandémie, l’équipe de l’OIM travaille toujours avec les autorités pour fournir des soins de santé aux communautés autochtones et riveraines. L’OIM a aussi offert des soins médicaux à 200 réfugiés et migrants ainsi qu’à la communauté d’accueil, pendant ces 15 derniers jours.

    Avec l’appui de l’UNICEF, un réseau de jeunes communicateurs autochtones de la région de l’Amazonie a lancé une série podcast intitulée « Amazon Indigenous Voices » sur Spotify. Ces jeunes produisent six épisodes sur les vulnérabilités des peuples autochtones pendant la pandémie.

    Le HCR et l’UNICEF travaillent avec les autorités locales de l’État de Pará, pour créer un centre de réception et d’assistance du peuple Warao. C’est une occasion de répondre aux besoins des populations autochtones, y compris leur réinstallation si nécessaire.

    Rapport sur le VIH/sida

    Aujourd’hui, le Secrétaire général a publié un nouveau rapport avec des recommandations et des cibles pour replacer le monde sur la voie de la fin du VIH/sida. Il prévient que malgré l’action intensive et les progrès enregistrés dans certains endroits et certains groupes de population, l’épidémie du HIV continue de se propager. Le Secrétaire général dévoile une série de 10 recommandations et exhorte le monde à s’attaquer aux inégalités qui ralentissent les progrès.

    D’après le rapport, l’année 2019 a comptabilisé 1,7 million de nouvelles infections, soit trois fois plus que l’objectif de moins de 500 000 fixé pour 2020. En outre, les 690 000 morts liées au sida dépassent de loin l’objectif fixé pour la même année, visant à réduire le nombre de morts à moins de 500 000 par an.

    Le rapport indique aussi que la COVID-19 a provoqué d’autres reculs. Le Secrétaire général souligne que la COVID-19 n’est pas une excuse pour rater les objectifs du VIH/sida mais qu’elle est bien un avertissement: les pays ne peuvent plus s’offrir le risque de sous-investir dans la préparation et la riposte aux pandémies.

    Journée internationale du Jazz

    Le vingtième anniversaire de la Journée internationale du jazz est célébré aujourd’hui. Dans son message, le Secrétaire général rappelle le rôle historique du jazz dans la lutte contre le racisme et la discrimination. Il souligne aussi comment cette forme artistique continue d’unir les cultures à travers le globe.

    Mais, ajoute-t-il, dans le contexte d’une pandémie, les musiciens et les gens qui vivent des arts créatifs soufrent. Le Secrétaire général souligne l’importance de rétablir nos sociétés vibrantes aussi sûrement, équitablement et rapidement que possible.

    À 17 heures sur jazzday.com, un concert mondial de stars du jazz aura lieu avec des artistes à New York, à Paris, à Cape Town, à Tokyo, à Rio de Janeiro et d’autre villes dans le monde.

    Des artistes de plus de 20 pays sont attendus, dont Herbie Hancock, Dee Dee Bridgewater, Joe Lovano, Angélique Kidjo et beaucoup d’autres.

    Journée mondiale du thon

    Dimanche 2 mai, la Journée mondiale sera commémorée pour mettre à nouveau l’accent sur l’importance d’une gestion durable des stocks de poissons pour la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

    Conférence de presse

    Lundi prochain à 15 h 30, le Représentant permanent de la Chine et Président du Conseil de sécurité pour le mois de mai, M. Zhang Jun, donnera une conférence de presse en personne sur le programme de travail mensuel du Conseil.

    Contributions

    Le Royaume-Uni a payé la totalité de sa contribution au budget ordinaire de l’ONU pour 2021, faisant grimper le nombre d’États Membres qui ont fait de même à 98.

    Etiquettes : QUESTIONS D’ORGANISATION, AFFAIRES HUMANITAIRES, DROITS DE L’HOMME, RÉFUGIÉS, SANTÉ, COMMÉMORATION/CÉLÉBRATION OFFICIELLE, ENFANTS, VIH/SIDA, DÉVELOPPEMENT, MOYEN-ORIENT, INDE, ISRAËL, ÉTAT DE PALESTINE, TADJIKISTAN, KIRGHIZISTAN, SOUDAN DU SUD, SOUDAN, MOZAMBIQUE, MYANMAR, BOLIVIE, BRÉSIL,

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 28 avril 2021

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Farhan Haq, Porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Chypre

    Le Secrétaire général a accueilli, ce matin, une session plénière des pourparlers informels 5+1 sur la question de Chypre.  Il a aussi tenu des réunions bilatérales avec les différentes délégations alors que les discussions se poursuivent. 

    Dans la soirée, il organisera un dîner pour les délégations. 

    Les discussions devraient se poursuivre jeudi.

    COVID-19/Média

    Dans un message vidéo diffusé ce matin à l’occasion d’une manifestation intitulée « COVID-19: Comment éviter que la pandémie ne devienne un événement d’extinction médiatique? » le Secrétaire général a déclaré que les événements de l’année dernière nous ont rappelé que l’accès à des informations fiables est plus qu’un droit humain fondamental – cela peut aussi être une question de vie ou de mort.

    Le Secrétaire général a indiqué que la pandémie s’est accompagnée d’une énorme « infodémie » concomitante qui a mis en péril la santé de millions de personnes dans le monde, sapant la confiance dans les vaccins et la science, et divisant les communautés et les pays.

    Il a également noté que la pandémie a eu un autre effet secondaire très dangereux: elle a accéléré le déclin financier de nombreuses organisations médiatiques d’intérêt public. À eux seuls, les journaux ont perdu environ 30 milliards de dollars l’année dernière.

    Le Secrétaire général a souligné que le maintien d’une information indépendante et fondée sur des faits est un bien public mondial essentiel, indispensable à la construction d’un avenir plus sûr, plus sain et plus vert.

    Inde/COVID-19

    L’équipe de l’ONU en Inde, dirigée par la Coordonnatrice résidente, Mme Renata Lok Dessallien, appuie la riposte des autorités à la pandémie en fournissant des équipements et des fournitures, y compris aux gouvernements locaux.

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF procurent des équipements et des fournitures dont 7 000 concentrateurs d’oxygène et 500 embouts nasaux pour l’approvisionnement en oxygène, ainsi que des unités génératrice d’oxygène, des machines pour dépister la COVID-19 et des kits de protection individuelle.

    L’OMS aide également à mettre en place des unités hospitalières mobiles et appuie les laboratoires. Quelque 2 600 agents de terrain de l’OMS ont été immédiatement déployés pour aider les autorités sanitaires à enrayer la propagation de la pandémie.

    Dans l’État occidental du Maharashtra, le deuxième plus peuplé de l’Inde, l’UNICEF a engagé des experts pour travailler sur la gestion des risques.

    L’équipe de l’ONU poursuit également sa campagne qui met l’accent sur l’importance du port du masque, du lavage des mains et de maintenir une distance physique de six pieds.

    Mongolie/COVID-19

    L’équipe de l’ONU en Mongolie, dirigée par le Coordonnateur résident, M. Tapan Mishra, continue de soutenir la campagne de vaccination du pays.

    Depuis le mois de mars, la Mongolie a reçu plus de 90 000 doses grâce au Mécanisme COVAX, l’objectif étant d’atteindre jusqu’à 20% des 3,2 millions d’habitants du pays.

    Plus de 740 000 personnes ont d’ores et déjà reçu leur première dose et plus de 200 000 ont reçu leur deuxième dose.

    L’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont apporté un soutien technique, financier et logistique au Gouvernement pour sa campagne. L’UNICEF et la Banque mondiale ont aidé à construire une nouvelle unité centrale pour stocker les vaccins.

    L’OMS a formé les agents de santé à l’administration des vaccins, entre autres soutiens aux autorités.

    Burkina Faso

    Le Secrétaire général condamne fermement le meurtre, le 26 avril, de deux journalistes espagnols et d’un ressortissant irlandais, à la suite d’une attaque par des hommes armés non identifiés contre leur convoi dans la réserve de Pama, dans l’est du Burkina Faso. 

    Le Secrétaire général exprime ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’aux Gouvernements et aux peuples du Burkina Faso, de l’Irlande et de l’Espagne. Il appelle les autorités à identifier rapidement les auteurs de ces actes et à les traduire en justice.

    Syrie

    Le Conseil de sécurité a tenu, ce matin, une réunion sur la Syrie. À cette occasion, l’Envoyé spécial pour la Syrie, M. Geir O. Pedersen, a alerté que malgré plus d’une année de calme relatif, selon les normes syriennes, ce mois-ci vient rappeler que la situation pouvait continuer à se désintégrer ou à se détériorer rapidement.

    Il a fait état d’une escalade significative dans le nord-ouest de la Syrie. Il s’agit notamment de frappes sur un hôpital soutenu et notifié par l’ONU dans l’ouest d’Alep, à proximité de camps de personnes déplacées densément peuplés, et sur la frontière turco-syrienne où ont lieu les livraisons humanitaires transfrontalières de l’ONU.

    Le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, M. Mark Lowcock, qui a également informé le Conseil, a pour sa part déclaré qu’il est assez clair que la propagation du virus de la COVID-19 est rapide et s’accélère. L’ONU, a-t-il dit, fait tout ce qu’elle peut pour apporter son soutien, notamment en renforçant les capacités de surveillance, en fournissant des équipements de protection individuelle et en assurant la formation du personnel médical, ainsi qu’en soutenant le déploiement des campagnes de vaccination.

    Il a déclaré que dans le nord-ouest de la Syrie, des millions de personnes demeurent agglutinées près la frontière, dans une zone de guerre active, et dépendent de l’aide qui est livrée par les frontières, depuis la Turquie. Nos données indiquent que la situation de ces personnes est pire aujourd’hui qu’il y a neuf mois, a-t-il ajouté.

    M. Lowcock a déclaré que chaque mois, l’opération transfrontalière touche quelque 2,4 millions de personnes qui en dépendent pour obtenir de la nourriture, des médicaments, des abris et d’autres fournitures vitales. Un échec à proroger l’autorisation transfrontalière couperait cette bouée de sauvetage, a-t-il averti.

    Nomination

    Le Secrétaire général a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Alain Noudéhou, du Bénin, comme son Représentant spécial adjoint au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Il remplira également les fonctions de Coordonnateur résident et de Coordonnateur de l’action humanitaire au Mali.

    M. Noudéhou succède à Mme Mbaranga Gasarabwe, du Rwanda, dont le mandat s’achève en mai 2021. Le Secrétaire général est reconnaissant envers Mme Gasarabwe pour sa gestion des efforts de développement et humanitaires au Mali depuis son entrée en fonctions en 2015.

    M. Noudéhou apporte à ses nouvelles fonctions une vaste expérience dans les domaines du développement international et des affaires humanitaires, ayant récemment occupé les fonctions de Représentant spécial adjoint au sein de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire au Soudan du Sud.

    Somalie

    Dans une déclaration publiée aujourd’hui, le Coordonnateur par intérim de l’action humanitaire en Somalie, M. Cesar Arroyo, a exprimé son inquiétude concernant les déplacements massifs de population à Mogadiscio. Selon M. Arroyo, les premières estimations font apparaître qu’entre 60 000 et 100 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile à la suite d’une flambée de violence le 25 avril.

    Parmi le s personnes déplacées figurent des personnes vulnérables qui avaient cherché refuge dans la capitale somalienne mais qui ont de nouveau fui pour trouver refuge à la périphérie de la ville. Le Coordonnateur de l’action humanitaire a déclaré qu’en plus du déplacement de civils innocents, la violence initiale engendre de l’incertitude et fait craindre des perturbations dans l’aide humanitaire destinée à des centaines de milliers de personnes vulnérables à travers la ville.

    M. Arroyo a indiqué que la situation s’est embrasée alors que la Somalie fait déjà face à une sécheresse, une augmentation significative des cas de COVID-19 et une grave infestation de criquets pèlerins. Il a ajouté qu’en dépit de ces besoins accrus, la réponse humanitaire reste gravement sous-financée.

    Sahel

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a fait savoir que la situation humanitaire dans la région du Sahel s’aggrave rapidement en raison de l’escalade du conflit, de l’insécurité alimentaire croissante et de la pandémie de COVID-19. En 2021, près de 29 millions de personnes au Sahel auront besoin d’assistance et de protection, soit 5 millions de plus qu’au début de 2020.

    Selon les agences humanitaires, de 2015 à 2020, les attaques violentes ont été multipliées par 8 au Sahel central et ont triplé dans le bassin du lac Tchad. L’insécurité a un impact disproportionné sur les enfants et les femmes. La violence sexiste est également en hausse, avec des risques généralisés d’enlèvement de femmes et de filles, de mariage forcé, d’agression sexuelle et de viol.

    Dans tout le Sahel, 5,4 millions de personnes sont déplacées en raison des activités des groupes armés, ainsi que des violences intercommunautaires et des opérations militaires.

    Les agences humanitaires préviennent que l’insécurité alimentaire atteint des niveaux record. Dans le seul bassin du lac Tchad, 6,2 millions de personnes devraient souffrir de la faim cette année, soit près de 2 millions de personnes de plus que l’année dernière. Dans les pays du Sahel central, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger, 3,4 millions de personnes seront confrontées à une crise alimentaire pendant la saison maigre de 2021.

    En 2021, le plan de réponse humanitaire visant à aider six pays du Sahel nécessitera un total de 3,7 milliards de dollars.

    Initiative Elsie

    Ce matin, l’Initiative Elsie, un fonds d’affectation spéciale de l’ONU pour la participation des femmes en uniforme aux opérations de paix, a annoncé ses cinq premiers bénéficiaires -le Libéria, le Mexique, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone- lors d’un événement virtuel de haut niveau. Le Fonds, qui est géré par ONU-Femmes, a également lancé son deuxième cycle de programmation à cette occasion.

    Bien que des progrès aient été accomplis vers la réalisation des objectifs de genre dans l’armée et la police, tels que fixés dans la stratégie sur la parité des genres applicable au personnel en tenue, ONU-Femmes a averti qu’au rythme actuel, il faudra 30 ans pour atteindre la parité entre les sexes pour les troupes militaires, 12 ans pour les unités de police constituées, 8 ans pour les agents de police individuels et 7 ans pour les observateurs militaires et les officiers d’état-major.

    Créé en 2019, le Fonds de l’Initiative Elsie a jusqu’à présent reçu 27,9 millions de dollars de contributions et de promesses de dons de la part de l’Allemagne, de l’Australie, du Canada, de la Finlande, des Pays-Bas, de la Norvège et du Royaume-Uni. Il recherche un financement supplémentaire pour aider à accélérer le rythme du changement vers une participation significative et accrue des femmes en uniforme dans les opérations de paix de l’ONU.

    Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail

    Aujourd’hui est célébrée la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Cette année, l’objectif est de sensibiliser et de stimuler le dialogue sur l’importance de créer et d’investir dans des systèmes de sécurité et de santé au travail résilients, en s’inspirant d’exemples régionaux et nationaux pour atténuer et prévenir la propagation de la COVID-19 sur le lieu de travail.

    Dans un message vidéo, le Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), M. Guy Ryder, a souligné qu’un environnement de sécurité et de santé au travail fort et résilient est vital pour la reprise et la prévention des crises.

    Nations Unies, 28 avr 2021

    AFFAIRES HUMANITAIRES, DROITS DE L’HOMME, SANTÉ, MAINTIEN DE LA PAIX, QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE, INFORMATION PUBLIQUE, AFRIQUE, CHYPRE, INDE, MONGOLIE, BURKINA FASO, SYRIE, SOMALIE,

  • Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU: 21 avril 2021

    (La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

    Ci-dessous les principaux points évoqués par M. Stéphane Dujarric, Porte-parole de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU:

    Chypre/Réunion 5+1

    Le Secrétaire général se rendra à Genève pour la réunion informelle à 5+1 sur la question chypriote, qui se tiendra du 27 au 29 avril.

    Comme indiqué par le Bureau du porte-parole le 24 février, cette réunion informelle est convoquée à la suite de consultations menées au nom du Secrétaire général par un haut fonctionnaire de l’ONU, Mme Jane Holl Lute. Ces consultations ont eu lieu au cours des derniers mois.

    L’objectif de la réunion, comme nous l’avons souligné à l’époque, sera de déterminer s’il existe un terrain d’entente permettant aux parties de négocier une solution durable à la question chypriote dans un horizon prévisible.

    Afghanistan

    Dans une déclaration conjointe, les coorganisateurs de la conférence d’Istanbul sur le processus de paix en Afghanistan ont déclaré qu’au vu des récents développements et après de longues consultations avec les parties, il a été convenu de reporter la conférence à une date ultérieure lorsque les conditions pour faire des progrès significatifs seraient plus favorables.

    La déclaration note que la Turquie, le Qatar et l’ONU avaient prévu de convoquer conjointement une conférence de haut niveau à Istanbul, du 24 avril au 4 mai, avec la participation des représentants de la République islamique d’Afghanistan et des Taliban. L’objectif était de donner un nouvel élan aux négociations qui ont débuté à Doha en septembre dernier pour parvenir à une paix juste et durable dans le pays.

    La déclaration souligne que la Turquie, le Qatar et l’ONU poursuivront résolument leurs efforts sincères pour parvenir à la paix en Afghanistan.

    Myanmar

    Le Secrétaire général se félicite de la convocation le 24 avril de la prochaine réunion des dirigeants de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), qui devrait débattre de la situation actuelle au Myanmar.

    Comme le Secrétaire général l’a indiqué dans ses remarques au Conseil de sécurité cette semaine, il continue d’appeler à une réponse internationale résolue fondée sur un effort unifié. Il exhorte les dirigeants de l’ASEAN à aider à prévenir une escalade de la crise et d’éventuelles implications humanitaires graves au-delà des frontières du Myanmar.

    L’ONU restera un partenaire essentiel de l’ASEAN et apportera son plein appui à ses efforts sur le Myanmar. L’Envoyée spéciale du Secrétaire général, Christine Schraner Burgener, reste dans la région et sera à Djakarta pour engager les dirigeants de l’ASEAN en marge de la réunion de samedi, en se concentrant sur une solution politique.

    Toujours au Myanmar, le Fonds des Nations Unies pour la population dans le pays a déclaré aujourd’hui que les droits des femmes et des filles au Myanmar, y compris leur droit de vivre une vie sans violence ni intimidation, doivent être respectés à tout moment. L’agence a souligné que les forces militaires et de sécurité doivent s’abstenir à tout moment de toute forme de violence contre les femmes, les filles et les jeunes. Les auteurs doivent être tenus responsables de leurs actes.

    Lundi, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a déclaré qu’au moins 741 femmes, enfants et hommes avaient été tués depuis le 1er février, dont 52 enfants.

    Climat

    Demain, le Secrétaire général participera au Sommet sur le climat organisé par le Président des États-Unis, Joseph R. Biden.

    Par ailleurs, l’Envoyé spécial pour l’action et le financement du climat, Mark Carney, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les champions du climat et la présidence de la COP26 viennent de lancer la Glasgow Financial Alliance for Net Zero, qui réunit plus de 160 entreprises issues d’initiatives nouvelles et existantes, y compris les Alliances Net Zero Asset Managers et Asset Owners, afin d’accélérer la transition vers zéro émissions nettes d’ici à 2050 au plus tard.

    Océan

    Ce matin, le Secrétaire général a pris la parole, dans un message vidéo préenregistré, lors du lancement de la deuxième évaluation mondiale de l’océan.

    Selon lui, nous devons transformer notre relation avec l’océan, le système de survie de notre planète. Les conclusions des scientifiques sont alarmantes, a-t-il déclaré, ajoutant que la deuxième évaluation avertit que de nombreux avantages que l’océan offre à l’humanité sont de plus en plus compromis par nos propres actions.

    Il a exhorté les pays à tenir compte de cet avertissement et à œuvrer ensemble à la recherche conjointe, au renforcement des capacités et au partage de données, d’informations et de technologies en vue de soutenir et gérer nos océans.

    Ensemble, nous pouvons favoriser non seulement une reprise verte –mais aussi bleue– de la pandémie et contribuer également à garantir une relation résiliente et durable à long terme avec l’océan.

    Saint-Vincent-et-les Grenadines 

    En réponse à la demande d’assistance internationale formulée par le Gouvernement, et en coordination avec le bureau du Coordonnateur résident de l’ONU pour la Barbade et les Caraïbes orientales et l’Agence caraïbe pour les secours d’urgence en cas de catastrophe naturelle (CDEMA), une mission environnementale conjointe de 13 personnes du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) se déploie à Saint-Vincent-et-les Grenadines.

    L’équipe, qui devrait être déployée pendant trois semaines, est composée de six spécialistes de l’environnement, ayant une expertise en géologie, en gestion des cendres, en pollution environnementale, en écologie et en réponse verte. D’autres membres de l’équipe aideront à la liaison, la gestion de l’équipe et à la logistique. Il est également prévu d’envoyer des experts supplémentaires à la Barbade pour travailler en étroite collaboration avec l’équipe déployée à Saint-Vincent-et-les Grenadines. 

    La présence de l’ONU s’accroît progressivement à Saint-Vincent-et-les Grenadines, mais l’accès reste difficile, ce qui nécessite le soutien d’avions militaires et de certains types de navires. 

    Éthiopie

      Bien qu’il y ait eu quelques améliorations récentes dans l’accès humanitaire au Tigré, la situation dans la région reste alarmante avec un conflit actif dans certaines zones qui restreint les mouvements et la réponse humanitaires, a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). 

    La semaine dernière, l’insécurité dans la région d’Adigrat, dans la zone est du Tigré, aurait empêché le déplacement de plus de 20 camions de secours.  

    L’ONU est également préoccupée par l’aggravation de l’insécurité alimentaire si le conflit se poursuit et perturbe la prochaine saison de plantation, qui approche.  

    Malgré les difficultés, les partenaires humanitaires intensifient leur réponse. Jusqu’à présent, plus de 1,5 million de personnes ont reçu une double allocation de rations alimentaires dans 12 districts ciblés et près de 246 000 personnes ont reçu des abris d’urgence et des articles non alimentaires.  

    L’ONU a besoin de toute urgence de plus de fonds et d’un accès plus sûr et sans entrave pour intensifier la réponse humanitaire et aider toutes les personnes touchées. 

     Selon les estimations de l’administration intérimaire du Tigré, 4,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance vitale au Tigré.

    Liby e

     Hier, le Secrétaire général a rencontré virtuellement ses homologues de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et de la Ligue des États arabes, réunis au sein du « Quatuor pour la Libye ». 

    Dans un communiqué publié par la suite, le Quatuor a exprimé son soutien total aux efforts du Conseil de la présidence, du Gouvernement d’entente nationale et d’autres institutions nationales unifiées pour mettre en œuvre la feuille de route du Forum de dialogue politique libyen et mener à bien la transition démocratique de la Libye. 

    Le Quatuor a condamné les violations continues de l’embargo des Nations Unies sur les armes et a souligné que toute intervention militaire extérieure en Libye est inacceptable. Il a appelé à cet égard au respect total de l’embargo sur les armes et au retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces étrangères et des mercenaires de l’ensemble du territoire libyen. 

    Côte d’Ivoire 

    En réponse à des questions sur une attaque qui a frappé la Côte d’Ivoire en début de journée, le porte-parole a indiqué que le Secrétaire général prend note avec inquiétude de cette attaque perpétrée par des inconnus contre une base militaire ivoirienne à Abidjan dans les premières heures du 21 avril. Il condamne cette attaque, ainsi que toute attaque contre les institutions de l’État, a ajouté le porte-parole.  

     COVAX 

    Les équipes de l’ONU soutiennent les efforts de vaccination dans le Pacifique. 

    Les Fidji ont reçu leur deuxième lot de 24 000 vaccins, il y a deux jours, et d’autres sont en cours d’acheminement.  

    Les Samoa ont donné le coup d’envoi de sa campagne de vaccination, le Premier Ministre du pays ayant reçu sa première dose. Les Samoa ont reçu 24 000 doses par le biais du Mécanisme COVAX au début du mois.  

    En début de semaine, la République démocratique du Congo a donné le coup d’envoi de sa campagne de vaccination, en commençant par les groupes hautement prioritaires. Le pays a reçu plus de 1,7 million de doses de vaccin le mois dernier. L’équipe de l’ONU dans le pays soutient les autorités – avec des vaccinations et en abordant les impacts plus larges de la pandémie. 

    À ce jour, près de 41 millions de doses ont été expédiées à 118 pays et territoires par l’intermédiaire du Mécanisme COVAX. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et d’autres organismes contribuent à la logistique. 

    Journée mondiale de la créativité et de l’innovation

     C’est aujourd’hui la célébration de la Journée mondiale de la créativité et de l’innovation. Cette journée vise à sensibiliser au rôle que jouent la créativité et l’innovation dans tous les aspects du développement humain. 

    L’UNESCO souligne que les industries culturelles et créatives devraient faire partie des stratégies de croissance économique. L’UNESCO note également que ces industries font partie des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale, générant 2,25 milliards de dollars de revenus et 29,5 millions d’emplois dans le monde.  

    QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE, AFFAIRES HUMANITAIRES, SANTÉ, AFFAIRES HUMANITAIRES, DROITS DE L’HOMME, POPULATION, COMMÉMORATION/CÉLÉBRATION OFFICIELLE CHYPRE, AFGHANISTAN, MYANMAR, SAINT-VINCENT-ET-LES GRENADINES, ÉTHIOPIE, LIBYE, CÔTE D’IVOIRE,

  • La santé est un droit de l’homme : Que signifie la couverture sanitaire universelle ?

    La moitié de la population mondiale est privée de services de santé de base et 100 millions de personnes sombrent chaque année dans la pauvreté en essayant de les payer. Il s’agit d’une violation du droit humain à la santé. La couverture sanitaire universelle signifie que tous les individus et toutes les communautés reçoivent les services de santé dont ils ont besoin sans avoir à se battre financièrement pour les payer.

    L’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme garantit que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et celle de sa famille… ».

    La Constitution de l’Organisation mondiale de la santé stipule que « la possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain ».

    Toutefois, selon des données antérieures à la pandémie de COVID-19, quelque 100 millions de personnes dans le monde passent chaque année sous le seuil de pauvreté en raison des coûts de santé.

    En outre, les groupes vulnérables et marginalisés des sociétés supportent souvent une part excessive des problèmes de santé, alors que tous les individus devraient pouvoir exercer le droit à la santé, sans discrimination fondée sur la race, l’âge, l’origine ethnique ou toute autre situation. La non-discrimination et l’égalité exigent des États qu’ils prennent des mesures pour reformuler toute législation, pratique ou politique discriminatoire.

    Qu’est-ce que la couverture sanitaire universelle ?
    La couverture sanitaire universelle signifie que tous les individus et toutes les communautés reçoivent les services de santé dont ils ont besoin sans avoir à se battre financièrement pour les payer. Il couvre toute la gamme des services de santé essentiels de qualité, de la promotion de la santé à la prévention, en passant par le traitement, la réadaptation et les soins palliatifs.

    La couverture sanitaire universelle permet à chacun d’accéder à des services qui s’attaquent aux causes les plus importantes de maladie et de décès, et garantit que la qualité de ces services est suffisante pour améliorer la santé des personnes qui en bénéficient.

    Protéger les personnes contre les conséquences financières du paiement des services de santé réduit le risque qu’elles s’appauvrissent à cause d’une maladie inattendue nécessitant l’utilisation de leurs économies, la vente d’actifs ou le recours à des prêts, ce qui peut détruire leur avenir et souvent celui de leurs enfants.

    La réalisation de la couverture sanitaire universelle est l’un des objectifs fixés par les pays qui ont adopté les Objectifs de développement durable en 2015. Les pays qui progressent vers cet objectif progresseront également vers les autres cibles liées à la santé et vers les autres objectifs. Une bonne santé permet non seulement aux enfants d’apprendre, aux adultes de gagner leur vie et à la population en général d’échapper à la pauvreté, mais elle jette également les bases d’un développement économique à long terme.

    Ce que vous devez savoir
    La couverture sanitaire universelle n’inclut pas la couverture gratuite de toutes les interventions sanitaires possibles, quel qu’en soit le coût, car aucun pays ne peut se permettre de fournir tous les services gratuitement de manière durable.
    La couverture sanitaire universelle ne se limite pas au financement de la santé : elle englobe toutes les composantes du système de santé – systèmes de prestation de services de santé, personnel de santé, établissements de santé ou réseaux de communication, technologies de la santé, systèmes d’information, mécanismes d’assurance qualité, gouvernance et législation.
    La couverture sanitaire universelle vise non seulement à garantir un ensemble minimal de services de santé, mais aussi à étendre progressivement la couverture des services de santé et la protection financière au fur et à mesure que des ressources supplémentaires sont disponibles.
    La couverture sanitaire universelle englobe non seulement les services de traitement spécifiques, mais aussi les services à la population tels que les campagnes de santé publique, la fluoration de l’eau, le contrôle des sites de reproduction des moustiques, entre autres.
    La couverture sanitaire universelle englobe bien plus que la santé. Prendre des mesures pour réaliser la couverture sanitaire universelle revient à prendre des mesures pour réaliser l’équité, les priorités de développement, l’inclusion et la cohésion sociales.

    Comment les pays peuvent-ils progresser vers une couverture sanitaire universelle ?
    De nombreux pays s’orientent déjà vers une couverture sanitaire universelle. Tous les pays peuvent s’efforcer d’avancer plus rapidement vers la couverture sanitaire universelle ou de maintenir les acquis déjà obtenus. Dans les pays où les services de santé sont généralement accessibles et abordables, les gouvernements ont de plus en plus de mal à répondre aux besoins sanitaires croissants de leurs populations et à l’augmentation des coûts des services de santé.

    Afin de progresser vers une couverture sanitaire universelle, les systèmes de santé de tous les pays doivent être renforcés. Des structures de financement solides sont également essentielles. Si les gens doivent payer de leur poche la plupart des frais de santé, les pauvres seront incapables d’obtenir un grand nombre des services dont ils ont besoin, et même les riches seront confrontés à des difficultés financières en cas de maladie grave ou prolongée. La mise en commun des fonds provenant de sources de financement obligatoires (telles que les cotisations à l’assurance maladie obligatoire) permet de répartir les risques financiers liés à la maladie sur l’ensemble de la population.

    L’amélioration de la couverture des services de santé et des résultats sanitaires dépend de la disponibilité, de l’accessibilité et de la capacité des agents de santé à fournir des soins intégrés, centrés sur les personnes et de qualité. Les investissements dans le personnel de santé primaire sont très nécessaires et rentables pour améliorer l’équité dans l’accès aux services de santé essentiels. D’autres éléments clés sont la bonne gouvernance, de solides systèmes d’achat et d’approvisionnement en médicaments et en technologies de la santé, et des systèmes d’information sanitaire efficaces.

    Dans le cadre de la couverture sanitaire universelle, il importe non seulement de déterminer quels services sont couverts, mais aussi comment ils sont financés, gérés et fournis. La prestation de services doit être radicalement modifiée pour être intégrée et axée sur les besoins des individus et des communautés.

    Il s’agit de réorienter les services de santé pour que les soins soient dispensés dans le contexte le plus approprié, avec un juste équilibre entre les soins ambulatoires et les soins hospitaliers, et de renforcer la coordination de ces soins. Les services de santé, y compris les services de médecine traditionnelle et complémentaire, qui seront organisés en fonction des besoins et des attentes globales des individus et des communautés, contribueront à faire en sorte qu’ils jouent un rôle plus actif dans leur santé et leur système de santé.

    La couverture sanitaire universelle peut-elle être mesurée ?
    Oui. Le suivi des progrès vers la couverture sanitaire universelle devrait se concentrer sur deux choses :

    la proportion de la population qui est en mesure d’accéder à des services de santé essentiels de qualité
    la proportion de la population qui consacre une part importante du budget du ménage à la santé.
    L’Organisation mondiale de la santé, en collaboration avec la Banque mondiale, a élaboré un cadre permettant d’évaluer les progrès accomplis en matière de couverture sanitaire universelle en suivant les deux catégories. Ce cadre tient compte à la fois du niveau global et de la mesure dans laque lle la couverture est équitable, offre un large éventail de services et une protection financière à toutes les personnes d’un groupe de population donné, comme les pauvres ou les personnes vivant dans des zones rurales éloignées.

    L’agence des Nations unies utilise 16 services de santé essentiels comme indicateurs du niveau et de l’équité de la couverture dans les pays, qu’elle regroupe en quatre catégories, à savoir :

    Santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile :

    le planning familial
    les soins pendant la grossesse et l’accouchement
    la vaccination complète des enfants
    le comportement de recours aux soins en cas de pneumonie.
    les maladies infectieuses

    le traitement de la tuberculose
    le traitement de l’infection par le VIH au moyen d’antirétroviraux
    traitement de l’hépatite
    utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour la prévention du paludisme
    un assainissement adéquat
    Maladies non transmissibles :

    prévention et traitement de l’hypertension artérielle
    prévention et traitement de l’hyperglycémie
    dépistage du cancer du col de l’utérus
    la (non-)consommation de tabac
    Services : capacité et accès :

    l’accès aux services hospitaliers de base
    densité du personnel de santé
    l’accès aux médicaments essentiels
    sécurité sanitaire : respect du Règlement sanitaire international

    Chaque pays étant unique, il peut se concentrer sur différents domaines ou concevoir ses propres moyens d’évaluer les progrès réalisés en matière de couverture sanitaire universelle. Toutefois, une approche globale fondée sur des mesures normalisées et reconnues au niveau international, qui facilitent la comparaison entre les pays dans le temps, présente également de l’intérêt.

    Que fait l’Organisation mondiale de la santé à cet égard ?
    La couverture sanitaire universelle trouve son fondement dans la Constitution de l’OMS de 1948, qui déclare que la santé est un droit fondamental de l’homme et s’engage à garantir à tous le meilleur état de santé possible.

    L’agence des Nations unies aide les pays à développer des systèmes de santé qui leur permettent d’atteindre et de maintenir une couverture sanitaire universelle, et à évaluer les progrès réalisés. Toutefois, l’Organisation ne travaille pas de manière isolée, mais avec différents partenaires, dans des situations très diverses et à des fins différentes, pour promouvoir la couverture sanitaire universelle dans le monde entier. Parmi les partenariats dans lesquels elle est impliquée, citons :


    Tous les pays peuvent faire davantage pour améliorer les résultats en matière de santé et lutter contre la pauvreté en augmentant la couverture des services de santé et en réduisant l’appauvrissement causé par le paiement des services de santé.

    Noticias ONU, 11 avr 2021

    Etiquettes : OMS, Santé, droit à la santé, soins,

  • Selon une étude anglaise, l’obésité tue désormais plus que le tabagisme

    Menées en Grande-Bretagne auprès de 200 000 personnes, des recherches ont révélé une augmentation de 29 % des décès liés au surpoids entre 2003 et 2017. Ainsi, l’obésité est devenue un plus grand facteur de mortalité que le tabagisme avec 23,1 % de tous les décès contre 19,4 % pour le tabagisme.
    Depuis de très nombreuses années, le tabagisme est la principale menace pour la santé publique dans les pays développés. Ce qui explique les multiples campagnes de prévention pour lutter contre la consommation de cigarettes et les augmentations à répétition du prix du paquet de nicotine. Par le passé, des études se sont déjà intéressées au rapport tabac et obésité (1). Cependant, force est de constater que la prévalence du tabagisme a diminué au cours d’une période où l’obésité a, elle, augmenté.
    Dans le cadre de leurs recherches pour mieux comparer le fardeau relatif pour la santé du tabagisme et de l’obésité dans la population du Royaume-Uni, des scientifiques de l’Université de Glasgow (Ecosse) ont examiné des données de 192 239 adultes en Angleterre (dont 56% de femmes) et en Écosse âgés de 50 ans en moyenne. Leur taille et leur poids ont été mesurés et la question de la consommation régulière de tabac leur a été posée.
    En combinant ces données avec des estimations scientifiques du risque de mourir du tabagisme ou de l’obésité, l’équipe de Jill Pell, directrice de l’Institut pour la santé et le bien-être de l’Université de Glasgow a calculé l’estimation du nombre de décès attribuables à chacune des deux causes.



    Les adultes âgées de 45 ans et plus particulièrement touchés
    Première constatation : les recherches ont révélé une augmentation relative de 29 % des décès liés au surpoids entre 2003 et 2017 en Angleterre et en Ecosse. Conséquence : en quinze ans, l’obésité serait devenue un plus grand facteur de mortalité que le tabagisme avec 23,1 % de tous les décès contre 19,4 % pour le tabagisme.
    Les analyses démontrent que les hommes sont plus susceptibles de mourir d’un excès de poids , avec une augmentation du risque de 31 % pour les hommes et de 25,9 % pour les femmes.
    Selon les données recueillies, si le tabagisme semble toujours être une plus grande cause de mortalité chez les adultes âgés de 44 ans ou moins, en revanche, l’obésité et l’excès de graisse corporelle représentent probablement plus de décès chez les adultes âgés de 45 ans et plus.



    « Les stratégies de la lutte contre l’obésité devraient être prioritaires »
    Publiés récemment dans le BMC Public Health, « ces résultats suggèrent que les interventions de santé publique et les politiques visant à réduire la prévalence du tabagisme ont été couronnées de succès et que les stratégies nationales de lutte contre l’obésité, en se concentrant particulièrement sur les groupes d’âge avancé et masculins, devraient être prioritaires », souligne la directrice Jill Pell dans son rapport.
    Dans sa conclusion, l’équipe des scientifiques écossais estime que « depuis 2014, l’obésité a contribué à plus de décès en Angleterre et en Écosse que le tabagisme. La priorité au tabagisme a réussi à réduire son risque. Les interventions visant à réduire l’obésité doivent attirer le même niveau de priorité parmi les décideurs, les praticiens et les médecins de santé publique ». En rappelant, au passage, que « l’augmentation des décès dus à l’obésité et l’excès de graisse corporelle est susceptible d’être due à leurs contributions au cancer et les maladies cardiovasculaires ».



    Philippe PALAT

    (1) Déjà en 2019, une étude prospective menée par l’Université de Melbourne et conduite auprès de la population néo-zélandaise avait révélé l’impact du tabac par rapport à l’éradication du surpoids et de l’obésité sur la morbidité future et l’espérance de vie (cliquez ici).

    Pour en savoir plus : cliquez ici

    Ligue contre l’obésité, 26 mars 2021

    Tags : Obésité, Maroc, santé,