ALGER – Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le président tunisien élu, Kaïs Saïed représentait la légitimité en Tunisie, soutenant que l’Algérie traitait avec la légitimité et continuera à soutenir la Tunisie, pays voisin.
Lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, diffusée dimanche sur les chaînes de radio et de télévision nationales, le président de la République a précisé que « l’Algérie se tient du côté de la légitimité, et Kaïs Saïed étant élu légitimement par le peuple, il convient donc de traiter avec le président en plus de la nature de la relation d’amitié qui nous lie en tant que personnes ».
Le Président Tebboune a expliqué que la rencontre de Kaïs Saïed en Algérie, dans le cadre des festivités célébrant le 60e anniversaire de l’indépendance, avec le Secrétaire général (SG) de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, « a été une opportunité pour les deux parties de se rencontrer », niant cependant la participation de l’Algérie à une quelconque médiation entre les deux parties « qui ne sont pas en désaccord ».
Et d’ajouter : « la Tunisie est un pays frère qui a connu une révolution bénie, et nous n’avons jamais rien vu de négatif de sa part ».
« Les circonstances par lesquelles est passée la Tunisie ont déjà été vécues en Algérie », a rappelé le Président de la République, assurant qu’il est donc de « notre devoir historique d’être aux côtés de ce pays frère ».
Etant donné que l’Algérie connaît « des conditions économiques aisées, pourquoi ne pas soutenir la Tunisie, pays frère », s’est-il exclamé, indiquant que « nous avons apporté notre soutien à ce pays voisin pendant la pandémie du coronavirus » et que les échanges économiques entre les deux parties se poursuivent, « sans pour autant s’ingérer dans les affaires internes de ce pays ».
TUNIS, 31 juillet (Xinhua) — Au total, 7.170 migrants tunisiens ont réussi à atteindre illégalement les côtes italiennes au cours des sept premiers mois de 2022, a rapporté dimanche la station de radio privée Mosaïque FM.
« Les migrants tunisiens représentent le plus grand nombre parmi toutes les nationalités enregistrées qui sont arrivés illégalement en Italie », a déclaré Mosaïque FM, citant des chiffres du ministère italien de l’Intérieur.
Le nombre de migrants tentant d’atteindre l’Italie depuis les côtes tunisiennes augmente généralement en été en raison des bonnes conditions météorologiques.
Chaque année, des milliers de migrants tentent de traverser illégalement la Méditerranée depuis la Tunisie, ce pays d’Afrique du Nord étant l’un des principaux points d’accès à l’Europe par des voies irrégulières.
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Sujet de discorde entre Paris et Alger depuis près d’un an, la question des règles d’expulsions des clandestins algériens a de nouveau été abordée par le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, mais de manière plus conciliante.
Par Nadir Kadi
Le responsable, s’exprimant sur la chaîne de télévision française BFM, a fait savoir que l’annonce des autorités françaises, en septembre 2021, de réduire les visas aux pays du Maghreb n’avait pas réussi à convaincre ces derniers d’accélérer la délivrance de laissez-passer consulaire aux clandestins. Mais aujourd’hui, dans un contexte de réchauffement des relations algéro-françaises, le même responsable, dans une déclaration qui s’apparente à un changement de politique, laisse entendre que la question était traitée avec plus de diplomatie entre les différentes parties.
En effet, questionné sur ses résultats dans le traitement des expulsions des étrangers ayant commis des actes de délinquance, et notamment des personnes vraisemblablement issues d’un pays du Maghreb, le ministre G. Darmanin, expliquant la situation de manière générale, sans parler d’un pays en particulier, précise que la question est complexe : « Les autorités des pays étrangers veulent savoir si la personne que l’on veut expulser est bien de sa nationalité (…) Nous avons donc des discussions, parfois cela se passe bien, parfois cela se passe mal. ». Le responsable, ajoutant plus loin : « Nous progressons avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc (…)
Nous avons 25% d’expulsions supplémentaires réussies au premier semestre, dont 50% en ce qui concerne ces trois pays. » Des pourcentages qui restent, cependant, vagues, difficilement quantifiables, d’autant que les chiffres des expulsions sont toujours contestés entre les différents Etats.
A rappeler, en ce sens, que le nombre de demandes de laissez-passer consulaire à l’Algérie par la France avait été démenti par la partie algérienne en octobre 2021. Le président Abdelmadjid Tebboune expliquant, lors d’un entretien, que le chiffre, de plus de 7 000 personnes, avancés par la partie française était largement exagéré : «Depuis 2020, nous avons reçu 3 listes avec 94 cas d’Algériens faisant l’objet d’une mesure d’expulsion, dont 21 ont été acceptés, 16 ont été rejetés, car ils sont liés avec des organisations terroristes. »
Quant à l’efficacité de la politique de réduction de visa attribuée aux ressortissants des pays du Maghreb, le ministre Gérald Darmanin déclare : « C’est ce que nous avions en partie fait, cela ne marche pas toujours (…) Je pense qu’il faut surtout un rapport d’amitié avec ses pays. Comme le fait la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, je vais reprendre les discussions avec eux. » Cependant, la « baisse » de 50% du nombre de visas accordés aux Algériens, que les autorités françaises avaient annoncé en septembre dernier, n’apparaît pas clairement dans les dernières statistiques publiées, le 20 juin dernier, sur le site du ministère français de l’Intérieur.
En effet, le rapport couvrant l’ensemble de l’année 2021, soit neuf mois de délivrance « habituelle », et trois mois de délivrance réduite de moitié, avait fait état de 63 649 visas accordés à des Algériens en 2021. Un chiffre qui place encore la nationalité algérienne, en 2021, au second rang des « quinze nationalités auxquelles est délivré le plus grand nombre de visa ».
Question de la gestion de l’immigration, qui apparaît de plus en plus sensible pour le gouvernement français, d’autant qu’il fait face à une opposition renforcée qui met en avant le lien entre l’immigration et la criminalité. Le ministre G. Darmanin a en ce sens exprimé la volonté de son gouvernement de mettre en œuvre « au plus vite » l’ensemble des arrêtés d’expulsion, ou reconduite à la frontière, « 9 850 personnes ont été expulsées au premier semestre sur les 20 000, cela fait à peu près 30% ».
Un virage vers une politique migratoire plus ferme, mais qui ne concerne vraisemblablement pas l’ensemble des personnes en situation irrégulière, ni même celles entrées illégalement sur le territoire français, le responsable s’exprimant uniquement au sujet des « étrangers délinquants ».
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Abordant le sujet des sans-papiers algériens que la France veut expulser en Algérie, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que le dossier à progressé et que la situation a changé.
« On progresse avec l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. On a 25 % d’expulsions supplémentaires au 1er semestre 2022, dont 50 % de plus dans les trois pays du Maghreb ». « Je pense que c’est un sujet de très bonne collaboration diplomatique et d’information », a-t-il expliqué sur un plateau de BFM TV.
Dans le même sillage, le ministre français a fait part de sa volonté de supprimer la loi selon laquelle un mineur de moins de 13 ans n’est pas expulsable, expliquant qu’il veut que cette catégorie soit expulsée en cas de « crimes et de délits graves ».
70000 titres de séjour retirés
Concernant les titres de séjour, le ministre a, par ailleurs, souligné que le gouvernement avait retiré « 70 000 titres de séjour » à des étrangers auteurs de délits. « Quand on est étranger et qu’on arrive sur le sol national, on respecte les lois de la République ou alors on s’en va, a-t-il lancé. C’est une politique de bon sens. Nous, on juge les étrangers pour ce qu’ils font, pas pour ce qu’ils sont. » Après l’agression de trois policiers à Lyon le 20 juillet dernier, le ministre de l’Intérieur a défendu son bilan sécurité.
Le ministre défend son bilan
«Dans ce quartier, depuis 30 ans, il y a un combat entre la police et le désordre public», a déclaré Gérald Darmanin le 26 juillet sur RTL, six jours après l’agression de trois policiers à la Guillotière à Lyon. Suite à un contrôle des forces de l’ordre, ces derniers ont été pris à partie par une bande de jeunes, donnant des coups et lançant des projectiles.Selon le syndicat Alliance, deux et sept jours d’ITT ont été prescrits pour deux d’entre eux. Dans la foulée, un homme de 26 ans, en situation irrégulière avait été arrêté. «Sur mon instruction, il a été placé en rétention et sera expulsé.
Les délinquants étrangers n’ont pas leur place en France
Les délinquants étrangers n’ont pas leur place en France», avait alors tweeté le ministre de l’Intérieur. Le suspect a finalement été mis hors de cause puis relâché. «Je ne regrette absolument rien parce que cette personne est multirécidiviste dans le cadre d’autres affaires, a-t-il justifié. Par ailleurs, il est étranger en situation irrégulière, c’est-à-dire qu’il ne devrait pas être sur le territoire national.» Soumis à un ordre d’expulsion depuis plus d’un an, le jeune a été reconduit à la frontière. Une règle que Gérald Darmanin annonce «appliquer de manière systématique». Depuis le premier janvier, 700 opérations de police ont eu lieu dans le quartier de la Guillotière.
2751 sans papiers expulsés
Depuis deux ans, 2751 étrangers délinquants ont été expulsés dont 900 pour des violences conjugales, a révélé le ministre. S’il concède que seulement un quart des personnes soumises à des ordres d’expulsion sont réellement reconduites à la frontière, leur nombre a augmenté de 25% au premier semestre 2022 et de 50% pour certains pays du Maghreb et d’Afrique. Enfin, la demande de titre de séjour a été refusée à 72.000 étrangers faute d’un casier judiciaire vide.
Les Tunisiens avaient, hier, rendez-vous avec les urnes pour décider d’adopter ou pas la nouvelle Constitution que leur propose le Président Kais Saied. Malgré un travail de sape bien mené par la presse française qui n’a pas hésité à jeter le doute sur la démarche du chef de l’Etat tunisien, il semble que ce dernier bénéficie d’une popularité susceptible de l’aider sérieusement à faire adopter la nouvelle loi fondamentale du pays. Celle-ci suppose un retour à un régime présidentiel après l’échec patent de l’expérience parlementaire, sortie d’un processus constituant qui aura duré pas moins de trois ans. La République post-Benali a mis le Parlement au devant de la scène politique, lui octroyant beaucoup de pouvoirs. Qu’ont donc fait les députés des prérogatives étendues du pouvoir législatives ? Pas grand chose de bien.
La République naissante a laissé tous les privilèges octroyées par le régime de Benali aux serviteurs du système. Elle a fermé les yeux sur la corruption qui a pris des proportions immenses et impliqué une bonne partie du personnel politique. Le résultat de près de dix ans de gouvernance aura été une pléthore de Premiers ministres et de ministres inutiles, un parlement déphasé des réalités du peuple et une société désabusée.
Il fallait donc que cela change. Le Président Saied fait table rase du système né de la « révolution du Jasmin » et trace une nouvelle voie plus autoritaire, mais aussi moins chaotique que celle qui a permis au terrorisme et au radicalisme religieux de trouver une place dans une société réputée ouverte sur le monde. Sur les plusieurs options mises en place par les spécialistes, celle qui s’est concrétisée était la moins intéressante. Et pour cause, l’on a vu un Etat mal organisé face à une organisation terroriste bénéficiant de réseaux de soutien recruté parmi les salafistes radicaux. Ceux-ci ont gonflé les rangs de Daesh en Irak et en Syrie et fomenté de terribles attentats en Tunisie, avec l’objectif de faire imploser le pays, en le frappant dans le cœur de son économie, son industrie touristique.
Cette stratégie claire comme l’eau de roche n’a pas été efficacement combattue par la Tunisie parlementaire qui assistait impuissante à la descente en enfer.
Aujourd’hui encore, le pays baigne dans la crise. Le FMI menace et le front social gronde. Face à cette épreuve que l’on sait très difficile pour toute la société, Il faut faire montre de solidarité avec les Tunisiens et les Tunisiennes qui craignant le pire pour leur pays, espèrent sans doute voir un changement de régime provoquer le déclic salvateur. Durant les années noires du terrorisme et du programme d’ajustement structurel du FMI en Algérie, nos voisins ont été exemplaires dans leur solidarité. Personne ne leur souhaite de vivre ce que nous avons vécu, mais quoi qu’il arrive, nous avons le devoir de solidarité envers nos voisins. Et ce quelque soit le résultat du référendum.
Journée test pour le président tunisien Kaïs Saïed. En effet, le référendum sur la nouvelle constitution est perçu comme un véritable plébiscite pour sa personne et surtout son mode de gouvernance. Ils sont 9 millions 296 000 électeurs à se rendre aux bureaux de vote pour répondre par oui ou par non au texte proposé par le chef de l’Etat tunisien.
Un texte qui, néanmoins, ne fait pas l’unanimité. La classe politique tunisienne crie au hold-up démocratique et accuse le président Saïed de velléités autoritaires. D’ailleurs, les manifestants ont battu le pavé samedi pour dénoncer un retour à ce que certains qualifient de modèle beylical de gouvernance.
En effet, composé de 142 articles, le projet en question accorde de larges prérogatives au président de la République, contrairement à la Constitution de 2014 qui prévoyait un régime semi- parlementaire. Selon le draft de la Constitution, le régime de la Tunisie est un régime républicain et le président de la République désigne le Chef du gouvernement et ses membres, sur proposition de ce dernier. De même, le président de la République met fin au mandat du gouvernement ou à un de ses membres, soit directement ou encore sur proposition du Chef du gouvernement. Le président n’est pas, non plus, responsable des actes accomplis dans le cadre de son mandat, selon le projet.
Né du processus du 25 juillet 2021 qui a vu le chef de l’Etat geler l’activité du Parlement et proposer un nouveau cadre constitutionnel et institutionnel pour le pays, le référendum d’aujourd’hui polarise la scène politique tunisienne. Sous la conduite de l’opposant et président de l’Instance politique du parti «L’Espoir», Ahmed Néjib Chebbi, le «Front du Salut national» regroupe cinq partis dont trois étaient représentés au parlement dissous par Kaïs Saïed et qui totalisent 99 députés sur 217.
Il s’agit d’Ennahdha (53 députés), de «Qalb Tounes» (28 députés) et de la «Coalition de la Dignité» (18 députés) en plus du Mouvement de «La Tunisie la volonté» et du parti «L’Espoir». La «Campagne des Citoyens contre le coup d’Etat» et plusieurs autres parlementaires indépendants se sont joints à ce Front de refus.
Le Front du Salut national a appelé à boycotter le référendum, considérant que le projet de la Constitution proposé constitue «une régression qui menace de faire retourner le pays au pouvoir individuel absolu».
A son tour, la «Campagne nationale pour faire avorter le référendum» a appelé à boycotter le référendum.
Cette «Campagne», qui compte en son sein cinq partis politiques, qui sont le Parti républicain, le Courant démocrate (22 députés), le FDTL (social-démocrate), le Parti des Travailleurs et du Pôle (gauche).
Issam Chebbi, Secrétaire général du Parti Républicain, a appelé «les Tunisiens à nouveau à boycotter le référendum, et à ne pas y participer de quelque façon qu’elle soit, dans la mesure où toute participation va conférer une légitimité au processus».
Du côté des partisans du changement de la Constitution, le «Mouvement du Peuple» (Nassérien, 15 députés) qui a appelé à participer au référendum et à voter par «Oui».
Le Secrétaire général du Mouvement, Zouheir Maghzaoui, a indiqué que sa formation votera en faveur du projet de la nouvelle Constitution. Ce dernier a, dans des déclarations faites aux médias, salué la mention de la question de l’identité et celle des libertés individuelle et publiques dans le projet de la nouvelle Constitution, qu’il considère comme «meilleur» que la Loi fondamentale de 2014.
En plus de cette formation politique au poids moyen, figure le parti du «Courant populaire» (Nassérien, sans députés) qui a appelé aussi à voter favorablement au référendum. Dans le même ordre d’idées, le parti de «l’Alliance pour la Tunisie», a, dans un communiqué, exhorté les Tunisiens à «continuer à soutenir le processus de restauration, à travers le soutien du référendum et le vote par Oui».
Le référendum voulu par le président Saïd intervient cependant dans un contexte économique des plus difficiles. En vingt ans, le taux de chômage est passé de 13 % à 16 %. À partir des années 2000, la croissance est molle, à 2 % et ne permet plus au pays de faire face aux défis d’un développement équilibré au niveau régional, ni de créer suffisamment d’emplois, notamment pour les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. A cela s’ajoute une inflation atteignant près de 8 % aujourd’hui.
Entre les manifestants anti-référendum et la volonté du président de faire aboutir son projet, les Tunisiens ne savent plus à quel saint se vouer. La répression de la manifestation de samedi, avenue Bourguiba est un avant-gout de ce que sera peut-être la Tunisie de demain. Un régime présidentiel fort, que beaucoup qualifient déjà de régime autoritaire.
Les Tunisiens sont appelés aujourd’hui aux urnes pour voter lors d’un référendum sur le projet de la nouvelle Constitution, pour retourner à un processus démocratique « normal » et atteindre la stabilité politique, économique et sociale.
La campagne électorale qui a été lancée le 3 juillet dernier a pris fin samedi, jour du début de vote pour les Tunisiens résidant à l’étranger dont le scrutin se poursuivra jusqu’à lundi. Au total, 348.876 expatriés tunisiens sont inscrits sur les listes électorales sur près de 9,3 millions, dans un pays de 12 millions d’habitants. Selon l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), les résultats du référendum seront annoncés mardi, pour être ensuite soumis aux recours, et les résultats définitifs seront annoncés au plus tard le 27 août prochain. Le président tunisien, Kaïs Saïed, avait insisté lors d’un Conseil des ministres sur le rôle clé du peuple pour passer d’une Constitution qui aurait conduit l’Etat à « l’implosion », à une Constitution traduisant la volonté des Tunisiens.
Dans une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique qu’il traverse depuis plusieurs mois, dévoilée en décembre, le président tunisien avait annoncé un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet, avant des législatives le 17 décembre. Plusieurs partis et associations de la société civile ont soutenu la démarche du président Kaïs Saïed et appelé à voter « Oui » pour faire sortir le pays de l’impasse. Le président du parti « Alliance pour la Tunisie », Sarhane Nasri, a appelé ainsi à voter en faveur du projet de la nouvelle Constitution, pour mettre fin à l’état d’exception, retourner à un processus démocratique « normal » et atteindre la stabilité politique, économique et sociale.
Pour Sarhane Nasri, « jeter les bases de la prochaine phase nécessite, avant tout, un Parlement qui représente le peuple tunisien, qui sera chargé d’élaborer les amendements nécessaires de la Constitution. Quant à la Centrale syndicale (UGTT), elle a laissé le libre choix à ses adhérents de voter pour ou contre.
Pour rappel, en mars dernier, Kaïs Saïed avait annoncé la dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple (Parlement), affirmant que le pays était « ciblé par une tentative désespérée de coup d’Etat ». « Ma responsabilité est de protéger l’Etat, ses institutions et son peuple », avait dit M. Saïed, en évoquant une réunion « illégale » de l’Assemblée des représentants du peuple, dont les activités sont déjà suspendues depuis juillet dernier.
La Tunisie est confrontée à un grand incendie qui s’est déclaré mardi 19 juillet dans la région de Ben Arous à une trentaine de kilomètres au sud de Tunis. Selon la presse locale, les flammes touchent la forêt à Djebel Boukornine entre Hammam Chott et Borj Cedria.
Pour lutter contre cet incendie qui menace des habitations, la Tunisie a mobilisé d’importants moyens matériels et humains et a fait appel à l’aide de l’Algérie qui a répondu favorablement. « Suite à une demande de la République tunisienne, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné l’envoi immédiat de deux gros hélicoptères appartenant à l’Armée de l’air et de gros camions de la Protection civile en Tunisie, afin d’aider nos frères tunisiens pour éteindre les incendies de forêt », a indiqué la Présidence algérienne dans un communiqué publié mardi soir, en ajoutant que cette aide arrivera en Tunisie dans les prochaines heures. Dans le détail, il s’agit de deux gros hélicoptères des forces aériennes, 25 gros camions de la Protection civile, 4 véhicules poste de commandement, une ambulance médicalisée, ainsi que 80 éléments de la Protection civile. L’Algérie a déjà volé au secours de la Tunisie quand ce pays était confronté à une vague de Covid-19 particulièrement meurtrière en 2021 en lui envoyant de l’oxygène et du matériel médical.
En septembre dernier, l’Algérie a octroyé une aide de 300 millions de dollars à la Tunisie qui fait face à une crise économique ÒÒaigüe et le 5 juillet dernier, elle a décidé de rouvrir ses frontières terrestres avec ce pays, apportant ainsi une bouffée d’oxygène au secteur touristique tunisien, asphyxié après deux années de difficultés à cause du Covid-19.
Comme la Tunisie, l’Algérie est également confrontée à des incendies meurtriers depuis le début de l’été. Cinq personnes ont trouvé la mort depuis la mijuin alors qu’ils luttaient contre les flammes à Skikda (2), Sétif (2) et Mostaganem (1). Le ministère de l’Agriculture a même décrété il y a trois jours l’état d’alerte maximale, avec la mobilisation de tous les agents de la Direction générale des forêts pour lutter contre d’éventuels incendies.
Les incendies de cet été sont de moindre ampleur que ceux qui ont endeuillé l’Algérie durant la saison estivale de 2021. Des dizaines de personnes avaient été tuées notamment en Kabylie et des centaines de milliers d’hectares de forêts avaient été ravagés par les flammes.
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L’ambassadeur du Maroc à Tripoli a fait part du souhait des autorités Libyennes de voir notre pays donner une nouvelle dynamique à la CEN-SAD. Ce message lui a été transmis par le chef de la Diplomatie libyenne qui soutient que seule la redynamisation de cet éspace peut mettre fin aux tentatives de mainmise sur la région de la part de l’Algérie et des autres puissances africaines qui la soutiennent. Selon le résponsable libyen, la situation en Egypte, en Tunisie et en Lybie laissent les mains libres à l’Algérie et à ses alliés pour la domination de la région sahelo-saharienne et seul le Maroc à travers la CEN-SAD peut aider à faire contrepoids à cette hégémonie. A cet effet, Ouali Tagma, le directeur du Département Afrique au MAE marocain a élaboré une fiche sur l’organisation avec des recommandations pour un plan d’action à court terme.
Fiche sur La CEN-SAD
1/ La conférence Président en exercice actuel Président Tchadien DRISS DEBY ITNO
Décisions du dernier Sommet Extraordinaire ( NDJAMENA 16 FEVRIER 2013) :
Adoption de la Convention révisée de la CEN-SAD Deux nouveaux organes ont été institués : Le Conseil de Paix et de Sécurité ; Le Conseil du développement durable La Conférence a demandé au Secrétariat Permanent de convoquer des réunions d’Experts pour la création effective de ces deux organes, et ce avant la tenue de la réunion du Conseil Exécutif prévue à Khartoum à la fin de l’année 2013. La Conférence a décidé de tenir sa prochaine session ordinaire à Rabat en 2014.
Depuis la tenue de la dernière conférence, le Secrétariat Permanent n’a pas invité les pays membres à aucune réunion.
Aujourd’hui le constat est : Aucune réunion d’expert n’a été tenue pour l’exécution des recommandations de la dernière conférence ; La date de la prochaine réunion du Conseil Exécutif prévue à Khartoum n’a pas encore été arrêtée ;
2/Le Secrétariat Permanent : Son Siège est à Tripoli, sa direction est assurée par un Vice Secrétaire Général du Niger M. ABANI SANNI. Le Poste de Secrétaire permanent est vacant.
3/ Le Conseil Exécutif : Sa dernière réunion a été tenue à N’Djamena juste avant la Conférence, la prochaine réunion est prévue à Khartoum, bien que la date n’ait pas encore été arrêtée.
4/la banque Sahélo saharienne pour le Développement et le Commerce
Son siège est à Tripoli, 14 pays participent au capital de la Banque (le Maroc n’y participe pas) son Directeur General est de Nationalité libyenne.
La Banque s’active, à travers des agences commerciales, dans les pays suivants : Libye, Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Gambie, Ghana, Mali, Niger, Sénégal, Soudan, Tchad, Togo, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, et deux agences d’assurances en Libye et au Soudan.
5/ Le Conseil Economique, Culturel et Social Son siège est à Bamako, à sa tête M. Moussa Bala Coulibaly de nationalité malienne. Le conseil connaît beaucoup de problèmes d’ordre financier et n’arrive pas à honorer sa mission.
6/ le Conseil permanent de Paix et de Sécurité
7/ le Conseil du développement Durable
Recommandations :
La CEN-SAD constitue l’une des principales priorités de la diplomatie marocaine en Afrique sur laquelle Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, a insisté dans son message à la Conférence des Ambassadeurs.
La mise en œuvre des Hautes Instructions Royales nécessitent d’entreprendre les actions suivantes pour la redynamisation de cet important espace pour le renforcement du positionnement de notre pays dans la zone sahélo saharienne.
1-Procéder à la nomination à Tripoli d’un Haut fonctionnaire pour aider le Vice Secrétaire Général à organiser la prochaine réunion du Conseil Exécutif, le prochain sommet et la mise en œuvre des décisions relatives à la création du Conseil de paix et de Sécurité et du Conseil de Développement Durable.
2- Préparer le terrain à la candidature de notre pays pour le Secrétariat Permanent
3-Mener les démarches nécessaires pour obtenir le siège du Conseil de Paix et de Sécurité et en prendre la Direction. 4-Elaborer en concertation avec le Secrétariat Permanent une stratégie Sahel qui sera le pendant et le complément des Stratégies UN et UE pour le Sahel.
5-Entreprendre des consultations avec les Etats membres et avec les autres partenaires (UN-UE-France-USA-CEDEAO) pour une coopération ciblée.
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Selon l’ancien ambassadeur américain à Rabat, Edward Gabriel, « depuis 2012, le Maroc tente discrètement de combler le vide de leadership au sein de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) laissé par le renversement du colonel Kadhafi de Libye, en accueillant un sommet du groupement régional en octobre 2013. Plus récemment, la ministre adjointe des Affaires étrangères du Maroc, Mbarka Bouaida (qui se trouve être d’origine sahraouie), a eu de nouveaux entretiens avec le secrétaire général de la CEN-SAD au cours de la dernière semaine de janvier à Addis Abeba, où elle avait été envoyée pour mener des réunions informelles avec les délégations participant au 22e sommet de l’Union africaine (dont, bien sûr, le Maroc n’est pas membre) ».
Gabriel indique que « Kadhafi a contribué à la création de la CEN-SAD à la fin des années 1990, et a fourni la majeure partie de son financement. Irritée par les tendances hégémoniques de Kadhafi, l’Algérie – seule parmi les États de la région – est restée en dehors, mais le Maroc a adhéré à partir de 2001. En juin 2012, Rabat a accueilli une réunion de la CEN-SAD visant à relancer l’organisation récemment orpheline ».
L’ouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et la Tunisie aura un impact direct sur plusieurs secteurs dans les deux pays. L’événement créera, sans doute, sa propre dynamique. Reste à savoir si les Algériens auront les moyens de s’offrir le voyage.
Après plus de 28 mois de fermeture, les frontières entre l’Algérie et la Tunisie seront officiellement ouvertes le 15 juillet. La décision prise, le 5 juillet, par les présidents Abdelmadjid Tebboune et son homologue Kaïs Saïed risque de produire un afflux massif des estivants algériens vers les complexes touristiques du pays voisin.
Le rush attendu dépend, évidemment, de l’aisance financière des candidats au voyage. Toutefois, on mesure celle-ci à l’aune de El Aïd El Adha et du ramadan, le nombre de vacanciers sera infiniment plus petit qu’avant la crise sanitaire.
Des années de crise économique et de dévaluation du dinar ont considérablement réduit l’épargne des Algériens. Mais l’étouffement que ressentent la plupart d’entre eux peut les conduire à faire un sacrifice supplémentaire pour respirer un autre air que celui du confinement. D’autant plus que la faiblesse des infrastructures touristiques en Algérie et les prix prohibitifs pratiqués par les structures hôtelières ou des loueurs privés découragent de nombreuses familles de s’offrir quelques jours de villégiature dans leur pays.
La question qui demeure sans réponse est celle de savoir pourquoi l’Algérie qui est le dixième pays au monde par la superficie peine à devenir une destination attractive même pour ses propres habitants ? Le secteur semble, à première vue, avancer sans stratégie pour ne pas dire sans réelle volonté de promouvoir les capacités énormes dont recèle le pays que le coup de génie de Dj Snake a propulsé au rang de curiosité mondiale.
Les seuls qui profiteront du retour de la Tunisie au menu de l’offre touristique seront, en fin de compte, les agences de voyage qui ont subi une descente en enfer durant les deux dernières années. Ceux-ci doivent cependant reprendre leurs réflexes et leurs relations avec leurs partenaires tunisiens qui, eux-mêmes, ont certainement réduit fortement leurs capacités d’accueil et de service après une longue période d’oisiveté. Une période d’adaptation paraît donc nécessaire pour que l’Acapulco maghrébin reprenne son lustre d’antan.
Quoi qu’il en soit, les Algériens rêvent depuis des mois d’évasion. Les destinations européennes qu’ils apprécient également leur sont fermées car les visas deviennent de plus en plus difficiles à obtenir. Seule exception, la Turquie où séjournent beaucoup d’entre eux depuis la reprise des lignes aériennes leur offre une maigre consolation.