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  • Algérie, Maroc, Tunisie : le point sur les conditions de voyage

    Fermeture des frontières

    Un double coup porté à la diaspora et à l’économie

    La fermeture des frontières a empêché des millions d’émigrés algériens de rentrer au pays et a privé, par ailleurs, le trésor public d’importantes sommes en devises fortes.

    Smaïl ROUHA

    Soulagement. Après quinze mois, la mort dans l’âme, le vent semble tourner pour des millions d’Algériens bloqués à l’étranger. Le gouvernement a annoncé l’ouverture partielle des frontières à partir du 1er juin. Cette ouverture se fera de façon progressive. Une lueur d’espoir. Coincés à l’étranger depuis mars 2020 à cause de la crise sanitaire, les ressortissants algériens voient s’approcher un peu plus la perspective de rentrer chez eux.

    La fermeture des frontières n’a guère plu à la communauté nationale à l’étranger qui s’est toujours insurgée contre cette situation. Le mal du «bled» se fait terriblement ressentir au même titre que les conséquences de la fermeture des frontières. Or, la réouverture des frontières, même partiellement, permettra un sursaut socio-économique énorme. Le «blocus» a eu de lourdes répercussions, en dépit de la sonnette d’alarme tirée par les professionnels quant à l’impact économique de la fermeture des frontières.. D’innombrables secteurs ont été victimes (compagnies aériennes, les commerces, restaurants, hôtels…) qui vivent du tourisme. La fermeture de la frontière a entraîné la «mort théorique» de centaines d’entreprises.

    Lors d’une conférence organisée, en mars dernier, Hamid Afra, délégué national aux risques majeurs auprès du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, a dévoilé qu’un million d’emplois ont été perdus en Algérie suite à la crise sanitaire, dont 500000 postes de travail directs.

    Ce sont les familles à revenus modestes, qui ont été les plus touchées par cette grande perte. Or, selon une enquête menée par l’Office national des statistiques (ONS), il s’est avéré que plus de 35% de la population active ont un statut précaire. Tandis que le confinement a obligé l’industrie du voyage à, notamment renoncer pour l’essentiel, le long-courrier, même si, à l’heure actuelle, aucun pays ne peut s’aventurer à prédire une reprise prochaine des voyages internationaux, qu’il faudra probablement repenser de fond en comble.

    Les vols annulés par la compagnie nationale aérienne Air Algérie ne se comptent plus tant ils sont nmbreux. Ainsi, l’impossibilité pour la diaspora algérienne de venir passer ses vacances en Algérie, a privé le pays de recettes substantielles en devises étrangères. Selon des estimations non-officielles, près de 7 millions d’Algériens résidant à l’étranger, dont 5 millions en France seulement, quelque 150 000 en Espagne et 60 000 au Royaume-Uni. Le compte est bon, mais pas pour Air Algérie qui aurait subi des pertes, en raison de la fermeture des frontières depuis mars 2020, à hauteur de plus de 450 millions de dollars, soit l’équivalent de 60 milliards de dinars algériens. Pareil pour le secteur du tourisme, pris dans le tourbillon de la crise sanitaire. En mars dernier, le directeur général du tourisme, au ministère du Tourisme, Moussa Bentamer, a révélé que le déficit budgétaire de son département s’élevait à 300 millions de dinars mensuellement.

    Parallèlement aux incidences économiques, les conséquences ont été sociales, du moment que des milliers de membres de la diaspora ont été empêchés d’assister à des fêtes ou à des funérailles en Algérie. Autant de conséquences que devra corriger la réouverture, même limitée, des frontières. 

    L’Expression, 26 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Maroc, Tunisie, voyages, covid 19, vols, frontières,

  • L’Algérie entre l’islamisme et la modernité (Edito de Ouest Tribune)

    A mesure que s’approche la date du 12 juin prochain qui coïncide avec les prochaines élections législatives, les interrogations sur la coloration idéologique du nouveau gouvernement se font plus insistantes. Sachant la composante humaine des candidats partisans, l’on est amené à se poser la question suivante : L’expérience islamiste est-elle une fatalité pour tout pays musulman qui accède à la démocratie ? Autour de nous, en effet, de l’Indonésie au Maroc, en passant par le Pakistan, la Turquie et la Tunisie, toutes ces pays se sont colorés en vert.

    L’exemple le plus proche de nous est, bien entendu, la Tunisie. Voilà donc une société qui a très officiellement opté pour la solution islamiste en offrant le pouvoir à un parti de cette obédience lors des premières élections libres. Il reste cependant que ce pays semble franchement dépassé par les débordements causés par un islamisme de pouvoir. Pourtant, pour celui qui connaît la Tunisie et les Tunisiens, la seule victoire d’En Nahdha était déjà vue comme une «dérive politique».

    Et pour cause, nos voisins, dont l’économie repose en grande partie sur l’esprit de tolérance qu’impose l’activité touristique, savaient les terribles conséquences d’une montée de l’intégrisme au sein de la société. Ils le savaient d’autant bien que pendant toutes les années 90, ils voyaient venir chez-eux des Algériens traumatisés par les exactions du GIA.

    Soutenu par le statut de la femme fortement ancré dans les mœurs du pays, mais aussi au sein de l’opinion en raison de l’extrême « chance » qu’avait la Tunisienne en comparaison avec le triste sort de pas mal de femmes arabes, le pays était, pensait-on, paré à édifier une barrière infranchissable contre le courant obscurantiste. Mais, il n’en a été rien de tout cela. C’est le parti islamiste qu’on dit modéré, qui a raflé la mise aux première Législatives pluralistes et qui continue à peser sérieusement sur la politique du pays.

    Le cas tunisien nous apprend deux choses. D’abord que le tourisme n’est pas la panacée à l’intégrisme, ensuite que le mal est profond et recommande une réaction à l’échelle de toute la nation musulmane. Il est urgent que tous les musulmans se débarrassent de leur faiblesse en cherchant la solution en eux-mêmes et pas dans les singeries de modèle importés de l’étranger. Les Algériens font partie de ce gigantesque ensemble humain. Ils s’apprêtent à faire élire de nouveaux députés. Dans le lot, il y aura certainement des islamistes. Mais il devra y avoir une voix puissante qui sorte de la société civile pour imaginer une Algérie, certes musulmane, mais également moderne et surtout plurielle.
    Par Nabil G

    Ouest tribune, 09 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Tunisie, Maroc, partis islamistes, Ennahdha, FIS, GIA, tourisme,

  • Grave crise sanitaire en Tunisie : L’Algérie va fournir 1 million de litres d’oxygène

    L’Algérie va de nouveau livrer, aujourd’hui, 100 000 litres d’oxygène médical à la Tunisie en proie à une dure crise sanitaire due à la propagation de la Covid-19 (variant britannique).

    Soumis à une très forte pression en raison de l’augmentation rapide et importante des nombres de cas du nouveau coronavirus, notre voisin de l’est a sollicité l’appui de l’Algérie pour répondre à l’urgence du manque d’oxygène dans ses hôpitaux.

    Ce n’est pas Sidal, l’appellation locale de l’opérateur français, Air Liquide, ni même son confrère allemand, Linde Algérie, qui ont le monopole du marché algérien depuis de très longues années, qui vont fournir la Tunisie, mais un opérateur algérien, Calgaz, qui a été d’un apport providentiel dans l’approvisionnement des hôpitaux algériens en oxygène médical.

    Les camions de Calgaz ont démarré dans la nuit d’hier pour arriver aujourd’hui au poste frontalier algéro-tunisien Bouchebka, où ils vont transborder leur produit. La fermeture des frontières les empêche d’aller effectuer eux-mêmes la livraison. L’opération de transbordement prend de 3 à 4 heures pour chaque camion. L’opérateur algérien, qui a déjà livré 90 000 litres vendredi dernier, aura à exporter environ 1 million de litres d’oxygène médical d’ici 10 à 15 jours.

    Selon nos sources, la Tunisie qui est au bord de l’asphyxie en importe d’Italie et de France, mais ce sont des quantités négligeables. Un responsable de l’opérateur algérien affirme, en effet, qu’ayant une importante capacité de production, 150 000 litres/jour, Calgaz est capable de subvenir aussi bien aux besoins de l’Algérie que ceux de la Tunisie en même temps.

    Une capacité de stockage de 500 000 litres

    Avec ses deux unités de production basées à Ouargla et Laghouat, Calgaz possède des capacités de stockage de 500 000 litres. C’est elle qui a alimenté, depuis le début de la crise sanitaire en Algérie, 220 centres hospitaliers.

    Elle a eu à offrir un million de litres à titre gracieux avant de répondre aux besoins nationaux en approvisionnant Linde et Sidal, qui ont le monopole du marché national et des contrats avec les établissements hospitaliers, mais des capacités de production très réduites.

    Calgaz leur a livré respectivement 9 millions et 1 million de litres d’oxygène médical. Si ce n’est l’intervention de cette entreprise créée en 2018, l’Algérie aurait eu du mal à répondre aux besoins urgents des hôpitaux et à sauver des vies humaines.

    Air Liquide et Linde Algérie, présents en Algérie depuis de longues années, n’en produisent que le strict minimum. Le manque d’oxygène dans les établissements hospitaliers en juillet 2020 avait conduit le ministre en charge de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, à réunir d’urgence les responsables des deux entreprises avec l’opérateur algérien en leur demandant de mutualiser leurs capacités de production et de distribution de l’oxygène médical.

    Ce qui a été fait avec beaucoup de succès. Seulement, la crise sanitaire a révélé la faiblesse des politiques qui ont donné le monopole de la production et de la commercialisation d’un produit aussi stratégique que l’oxygène médical à des opérateurs étrangers, visiblement motivés que par l’aspect du gain et le rapatriement des dividendes. Sinon comment peut-on interpréter, nous révèle une source digne de foi, le fait que Linde Algérie refuse jusqu’à aujourd’hui d’honorer ses engagements vis-à-vis de Calgaz.

    Son directeur général par intérim nous a promis il y a une semaine de nous donner sa version, mais en vain. Beaucoup s’étonnent en effet de la décision de donner l’exclusivité de la production des gaz industriels à des opérations étrangers. L’oxygène est pourtant une question de sécurité sanitaire.

    El Watan, 02 mai 2021

    Etiquettes : Algérie, Tunisie, covid 19, coronavirus, pandémie, contaminations, oxygène,

  • Les investissements chinois en Algérie et au Maghreb inquiètent l’Occident

    Les forts investissements chinois au Maghreb, principalement en Algérie, inquiète l’Occident. Le sujet a été assez important pour prendre une bonne place dans la Une du site spécialisé « InfoGuerre ». « Au carrefour de l’Europe et de l’Afrique, possédant une place stratégique au cœur de la méditerranée, disposant de réserve en matière première conséquente, se trouve le Maghreb. Composé de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Lybie et enfin de la Mauritanie le Maghreb se situe aux croisements des intérêts stratégiques, économiques et politiques de demain », dit le site stratégique.

    Et de constater : « La France elle s’est imposée comme l’acteur extérieur principal au Maghreb depuis plus d’un siècle. Depuis la décolonisation elle garde une influence extrêmement forte et a tissés des liens profonds avec les différents acteurs en place. Plus que jamais pourtant ce lien semble être mis à mal par des enjeux de nature économiques et géopolitiques. Sa posture est qualifiée de paternaliste et attentiste au regard des enjeux actuels et les rares initiatives d’envergures peinent à convaincre de leurs réussites et sont constamment contester dans leurs efficacités. Les pays du Maghreb se tourne maintenant pleinement vers l’extérieur dans l’espoir de s’émanciper de manière définitive. Ils cherchent désormais des partenaires économiques et politiques capable de les épauler dans leurs transformations.

    Toutefois, l’Europe et plus particulièrement la France, « ne compte pas se laisser faire et se détacher aussi facilement ». En ressors une lutte d’influence et de propagande qui mélange soft-power et contrats commerciaux entre la Chine, la France et les pays du Maghreb.

    Pour InfoGuerre, l’Algérie est le partenaire historique de la RPC au Maghreb: elle concentre presque la moitié des exportations dans la région avec 7.6 milliards de dollars en 2016 loin devant le Maroc et ses 3 milliards et est le premier partenaire économique du pays. L’industrie du BTP est particulièrement développée avec la construction de projets pharaoniques comme l’autoroute est-ouest, la grande mosquée d’Alger etc.

    Ce qui inquiète l’Occident encore plus, c’est la propension des Chinois à s’étendre dans les espaces qu’ils investissent sans soulever de vagues politiques ou militaires. Les Chinois « jouent » commerce et s’en tiennent là. Par contre, avec les Français et les Américains, en règle générale, il y a toujours une arrière-pensée politique, militaire ou autre, ce qui exaspère, au final, peuples et Etats de la région maghrébine. D’où aussi, la percée des uns et le recul des autres. Ce qui inquiète le plus les pays de la région maghrébine et sahélienne, c’est que la région va servir ( elle sert déjà) d’aire de jeu de Monopoly aux stratégies des puissances…

    L’ExpressDz, 8 déc 2020

    Etiquettes : Chine, Algérie, Maghreb, commerce, investissements, Maroc, Tunisie, Libye, Mauritanie, route de la soie, influence,

  • Espagne, Croatie, Grèce… ces pays accessibles dès le 3 mai

    Les voyages touristiques seront bientôt autorisés pour les Français, mais toutes les destinations ne seront pas envisageables.

    Où pourra-t-on voyager à partir du 3 mai ? Depuis que l’on connaît la date de fin des restrictions de déplacement, la question est dans la tête de tous les touristes qui préparent leurs prochaines vacances. Mais attention : la levée des interdictions ne signifie pas un retour à la situation d’avant la pandémie pour autant. Même s’il sera bien possible de voyager en Europe dès le début de la semaine prochaine, tous les pays n’accepteront pas d’accueillir des touristes français.

    Parmi les destinations les plus prisées, l’Espagne, la Grèce et la Croatie sont les plus facilement accessibles. Pour ces trois pays, un simple test PCR négatif permettra de vous rendre sur place, sans avoir à observer une période de quarantaine. C’est également le cas pour l’Albanie – où aucune formalité n’est exigée – mais également en Bulgarie, en Suède et en Bosnie-Herzégovine. En Grèce, la date du 3 mai coïncide d’ailleurs avec l’ouverture des terrasses des restaurants et des bars.

    A l’inverse, plusieurs destinations exigent toujours l’observation d’une période de quarantaine à l’arrivée. C’est le cas notamment pour l’Italie (5 jours), la Suisse (10 jours), le Royaume-Uni (10 jours) et l’Irlande (14 jours). Il faudra donc éviter ces pays si vous ne souhaitez pas passer une partie de votre séjour confiné. Plus radical, certains pays d’Europe seront carrément fermés aux voyageurs internationaux, dont les Français. Il s’agit du Portugal, de l’Allemagne, de la Finlande et de la Norvège. De la même façon, la plupart des destinations touristiques populaires comme les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie ou l’Inde n’accueillent pas de visiteurs internationaux.

    Quid des Dom-Tom ?

    Hors de l’Union européenne, la situation est plus compliquée, car de nombreux pays n’acceptent pas les Français ou imposent des mesures de quarantaine dissuasives. Par ailleurs, le gouvernement exige jusqu’à présent un motif impérieux – professionnel ou familial – pour voyager hors de l’Union européenne. Aucune précision n’a encore été donné sur une éventuelle levée de cette exigence, mais les Etats membres planchent sur un « pass sanitaire » qui devrait permettre progressivement le retour des voyages long-courriers.

    Si vous envisagiez de partir dans les îles dès le 3 mai, c’est également raté ! Malgré la levée de certaines restrictions, les territoires d’Outre-mer restent pour l’instant sous le régime du “motif impérieux”. Sans justificatif professionnel ou familial, vous ne pourrez pas vous rendre à La Réunion, en Guadeloupe, en Martinique ou en Guyane pour faire du tourisme.

    Enfin, il ne sera pas non plus possible de se rendre dans les pays du Maghreb comme le Maroc et l’Algérie qui ont également fermé leurs frontières aux voyageurs internationaux. Seule la Tunisie continue d’accueillir des touristes, avec une quarantaine de 7 jours, dont il est possible d’être exempté dans le cadre d’un voyage à forfait, type club de vacances. Mais là encore, un motif impérieux est en principe nécessaire.

    Capital, 30 avr 2021

    Etiquettes : France, Tourisme, ouverture des frontières, destinations, vacances, Tunisie, Espagne, Croatie, Grèce,

  • Forte pression sur la Tunisie pour isoler l’Algérie…

    Tunisie, Algérie, Maroc, #Tunisie, #Algérie, #Maroc,

    Le New York Times évoque une prochaine normalisation entre la Tunisie et Israël comme acquise, et ne serait qu’une question de temps et de…préparation. Officiellement, c’est faux. Car le célèbre NYT sait produire du faux en temps de propagande de guerre. Mais on fait comme si c’était vrai…

    Depuis la normalisation d’Israël avec le Maroc, le président tunisien Kaïs Saïed est soumis à une pression intenable. Les Etats Unis, les capitales occidentales, l’Elysée, les lobbys communautaires et d’affaires tentent de l’engouffrer dans cette piste, qu’on lui présente comme sans risque, et, mieux, pleine de promesses.



    En fin de mandat, et avant de quitter la Maison Blanche, le président Donald Trump accélère son plan visant à pousser vers la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes. C’est dans ce contexte que le New York Times a fait savoir le lundi 21 décembre, que selon des responsables américains proches de ce dossier, la Tunisie et le Sultanat d’Oman pourraient être les prochains pays qui normaliseront avec Israël. « Des responsables en lien avec les accords d’Abraham ont estimé que la Tunisie et le Sultanat d’Oman seront les prochains à rejoindre ces traités », a-t-on écrit.

    Les accords d’Abraham sont deux traités de paix entre Israël et les Émirats arabes unis d’une part et entre Israël et Bahreïn d’autre part. Le premier, entre Israël et les Émirats arabes unis, a été annoncé le 13 août 2020 par le président des États-Unis Donald Trump.



    Sur fond de normalisation des relations de plusieurs pays arabes avec Israël, le bloc démocrate à Tunis a décidé de présenter une initiative condamnant et surtout criminalisant toute normalisation entre la Tunisie et l’Etat hébreu.

    En vérité, les réunions qui se multiplient entre l’entité sioniste et ses principaux alliés, le Maroc, les Etats Unis, les Emirats, etc. concoctent un « plan de bataille » pour isoler…l’Algérie. Ce serait plus, à en croire nos sources, une bataille politique, diplomatique et économique. L’objectif escompté est celui d’isoler l’Algérie, en la coupant de ses voisins traditionnels dans sa géographie naturelle.


    L’ExpressDZ, 26 déc 2020

    Etiquettes : Algérie, Tunisie, Maroc, Israël, normalisation,

  • « Pourquoi ne suis-je pas resté en Tunisie? Parce que j’ai 30 ans et il n’y avait pas d’avenir pour moi en Tunisie. »

    Dans les Alpes italiennes, un dernier refuge pour les migrants avant la France

    Ultime repos avant la frontière française, un refuge géré par une ONG fondée par un prêtre dans les Alpes italiennes abrite depuis 2018 des migrants démunis presque arrivés au bout de leur long chemin d’exil.

    Le refuge, baptisé « Fraternità Massi », se trouve à Oulx, une petite ville du Piémont (nord-est), où l’ONG Talità Kum gère une dizaine de lits, dernière étape pour des migrants en transit avant de tenter de passer la frontière à hauteur du village de Claviere, qu’ils rejoignent par bus le soir avant de se lancer de nuit dans les bois.

    « Je veux aller en France parce que j’ai un membre de ma famille qui y vit. En Italie, il n’y a rien pour moi », explique à l’AFPTV Taher, un migrant tunisien accueilli à la Fraternità Massi. « Pourquoi ne suis-je pas resté en Tunisie? Parce que j’ai 30 ans et il n’y avait pas d’avenir pour moi en Tunisie. »

    Luigi Chiampo, curé sexagénaire de Bussoleno (Turin) et fondateur de Talità Kum qui gère le centre d’accueil à Oulx, respecte le travail de la police française des frontières: « la police française fait son travail, elle essaie d’arrêter les migrants ».

    « Parfois, les agents vont dans les bois à la recherche de migrants en transit pour arrêter le flux. À d’autres moments, la police se contente de garder les routes principales. Tout le monde fait son travail », estime-t-il.

    – « En sécurité » –

    Certains habitants se sont aussi mobilisés à titre personnel pour venir en aide aux migrants de passage. C’est le cas de Piero Gorza, un anthropologue âgé de 66 ans vivant à Oulx, qui a accepté de raconter à l’AFP son expérience.

    « Chez moi, j’ai accueilli une famille de migrants avec un bébé de 20 jours, 22 jours exactement. La mère avait accouché seule, dans un bois entre la Slovénie et la Croatie. C’est la situation des migrants qui passent par ici », témoigne-t-il.

    Zana, un étudiant kurde d’Irak âgé de 20 ans accueilli à la Fraternità Massi, confie être prêt à se rendre n’importe où: « peu importe le pays, tant que je peux être en sécurité ».

    « Peut-être que mon rêve est d’atteindre le Royaume-Uni, mais cela me suffit d’être en sécurité. »

    Côté français, les patrouilles de l’ONG Médecins du Monde ont constaté ces derniers mois une baisse des arrivées, mais aussi une modification du profil des migrants. Ce sont désormais des familles entières et non des hommes seuls qui tentent de traverser la frontière.

    Et de plus en plus d’Asiatiques tentent l’aventure, alors qu’auparavant les arrivées concernaient principalement des ressortissants d’Afrique subsaharienne.

    La Minute.info, 29 avr 2021

    Etiquettes : Tunisie, Italie, France, migration, Les Alpes italiennes, Fraternità Massi, Oulx,

  • Un dispositif pour débusquer les faux mineurs délinquants expérimenté à Paris

    La délinquance attribuée aux mineurs non accompagnés du Maghreb a fortement augmenté à Paris entre 2019 et 2020. Mais dans de nombreux cas, ces suspects sont en réalité des adultes qui cherchent à échapper à des sanctions plus sévères. Pour lutter contre ce phénomène, la préfecture de police de Paris a mis en place un dispositif afin de mieux s’assurer de leur identité.

    La préfecture de police de Paris a enregistré une hausse de 20% de la délinquance attribuée aux mineurs non accompagnés du Maghreb entre 2019 et 2020. Au premier trimestre, les policiers ont mené 2.360 interpellations de mis en cause qui se prétendent mineurs non accompagnés d’origine nord-africaine. Mais certains sont en réalité majeurs et cherchent ainsi à échapper à des sanctions plus sévères.

    Un dispositif a ainsi été mis en place pour lutter contre ce phénomène. Depuis un an et demi, la préfecture de police adresse les empreintes des interpellés aux autorités algériennes, marocaines et tunisiennes, qui consultent leurs fichiers pour s’assurer de l’identité des mis en cause.

    Se dire mineur pour éviter une sanction pénale plus sévère

    Les mineurs non accompagnés du Maghreb, qui ne représentent que 6% de la délinquance sur la voie publique au premier trimestre 2021, sont surreprésentés dans certains délits : 30% des vols à la tire, 26% des vols avec violences ou encore 29% des interpellations pour cambriolages, contre 3% seulement au premier trimestre 2017. Cette hausse peut notamment s’expliquer par la crise sanitaire. Avec moins de touristes dans les rues et moins de déplacements en transports en commun, les délinquants ont dû se diversifier.

    Mais ces chiffres ne reflètent pas totalement la réalité. En effet, ce sont des statistiques déclaratives, qui recouvrent l’ensemble des délinquants qui se présentent comme mineur non accompagné du Maghreb. Le plus souvent, ces suspects n’ont pas de papiers, donnent des alias aux policiers et se disent mineurs pour éviter une sanction pénale plus sévère et ne pas faire l’objet de mesure d’éloignement.

    Comparer les empreintes digitales avec les fichiers des pays d’origine

    Jusque-là, les services de police étaient donc démunis pour distinguer les majeurs des mineurs. Ils pouvaient parfois s’appuyer sur des examens osseux demandés par la justice, mais ne disposaient d’aucun moyen infaillible pour établir l’identité et donc l’âge des mis en cause. Depuis fin 2019, la Direction de la sûreté de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) expérimente un dispositif qui leur permet de comparer les relevés d’empreintes digitales avec les fichiers des pays d’origine.

    « On relève les empreintes digitales des mis en cause en garde à vue, on les met au format international et la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et la Direction de la Coopération internationale (DCI) les envoient à nos officiers de sécurité en Algérie, au Maroc et en Tunisie », explique Valérie Martineau, la directrice de la DSPAP. « Ces officiers de sécurité les transmettent aux autorités locales, qui les comparent à leur fichier automatisé des empreintes digitales. Ce sont des fichiers qui recèlent les empreintes de tous les ressortissants qui ont demandé une carte d’identité, contrairement au fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) français qui ne contient que les empreintes des personnes ayant commis des infractions », précise-t-elle.

    1.122 demandes transmises aux autorités au Maghreb et 256 retours

    Le dispositif commence à faire ses preuves. D’abord expérimenté à Paris, il a été étendu en début d’année à toute la préfecture de police, la Seine-Saint-Denis, la Seine et Marne et le Val-de-Marne. 1.122 demandes ont été transmises aux autorités algériennes, marocaines et tunisiennes, pour 256 retours. Dans l’écrasante majorité des cas (95%), ce sont des majeurs.

    « On a ce retour plusieurs semaines après la garde à vue mais ce n’est pas grave », estime Valérie Martineau. « Comme ce sont des individus qui sont dans une délinquance sérielle, on sait qu’à un moment donné on va les reprendre et on pourra leur opposer l’identité communiquée par les autorités du Maghreb. De la même manière, si le faux mineur part dans une autre ville comme Bordeaux ou Nantes, son identité sera inscrite dans le fichier des antécédents judiciaires et tous les services de police y ont accès. »

    D’autres préfectures intéressées par le dispositif

    La DSPAP estime que ce dispositif permet désormais de faire aboutir deux à trois procédures judiciaires par semaine. D’autres préfectures, comme les Hauts-de-France et l’Ille-et-Vilaine, se montrent intéressés par ce dispositif.

    Mais ce système présuppose une condition sine qua non : avoir les empreintes digitales des mis en cause. Or de nombreux gardés à vue refusent, même s’il s’agit un délit puni d’un an de prison. Le député LR Antoine Savignat, auteur d’un rapport parlementaire sur les problématiques de sécurité associées à la présence sur le territoire de mineurs non accompagnés, plaide pour système plus contraignant. « Il faudrait peut-être une échelle des peines plus importantes ou des sanctions effectives en cas de refus de voir ses empreintes prélevées », propose l’élu. Le rapport plaide également pour renforcer la coopération avec les pays d’origine mais aussi les pays de transit, afin de permettre l’identification des mineurs non accompagnés ou de ceux qui se présentent comme tels.

    Europe1, 29 avr 2021

    Etiquettes : France, Maroc, Algérie, Tunisie, mineurs non accompagnés,

  • Pays où un violeur peut échapper à la justice en épousant sa victime (également en Amérique latine)

    Amina Filali avait 15 ans lorsqu’elle a dit à ses parents qu’elle avait été violée.

    La famille, « sur les conseils d’un huissier de justice », selon le père de la jeune fille, l’a forcée à épouser son violeur, un homme d’environ 25 ans.

    Des mois plus tard, après avoir dénoncé des coups et des agressions, l’adolescent de 16 ans s’est suicidé en buvant de la mort-aux-rats.

    Amina est morte en 2012 dans un petit village du Maroc et son cas historique a suscité des protestations et des campagnes à l’échelle nationale de la part des groupes de femmes.

    Le parlement marocain a finalement abrogé en 2014 une loi qui permettait à un violeur d’échapper à la justice s’il épousait sa victime.

    Mais des lois du même type sont encore une réalité dans plusieurs régions du monde, notamment en Amérique latine, selon un récent rapport du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), intitulé « Mon corps m’appartient ».

    Le rapport indique que près de la moitié des femmes de 57 pays en développement n’ont aucune autonomie sur leur corps et se voient refuser le droit de décider d’avoir des relations sexuelles, d’utiliser des moyens de contraception ou de se faire soigner.

    Cela « devrait nous indigner tous », a déclaré Natalia Kanem, directrice exécutive de l’UNFPA. « En substance, des centaines de millions de femmes et de filles ne sont pas propriétaires de leur corps. Leur vie est régie par les autres.

    Le viol et les lois qui pardonnent le violeur ne sont que deux exemples d’un long catalogue de violations qui comprend également des cas tels que les mutilations génitales et les tests de virginité.

    Et même dans les pays qui ont abrogé les lois exonérant le violeur s’il épouse sa victime, d’autres pratiques encore légales peuvent aboutir au même résultat.

    Quels pays disposent de telles lois au niveau international ?

    Le rapport de l’ONU cite comme l’une de ses sources des rapports de l’ONG internationale Equality Now, basée à Washington.

    Dans son rapport 2017, Equality Now a mis en évidence de nombreux exemples de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord où un violeur peut échapper à la justice grâce au mariage – Irak, Bahreïn, Libye, Koweït, territoires palestiniens, Tunisie, Jordanie et Liban.

    « À la suite de notre rapport et d’autres campagnes, la Tunisie, la Jordanie et le Liban ont éliminé ces lois en 2017, et la Palestine a fait de même en 2018 », a déclaré à BBC Mundo Barbara Jimenez, avocate spécialisée dans les droits des femmes et représentante d’Equality Now en Amérique latine.

    Parmi les autres exemples cités dans le rapport de l’ONU figurent l’Angola, l’Algérie, le Cameroun, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Syrie et le Tadjikistan.

    Les victimes mariées à leurs violeurs sont piégées dans des unions qui les exposent à des viols et autres agressions possibles à vie.

    Dans de nombreux cas, ces lois existent parce que ce que vous essayez de « protéger » ici, c’est l’honneur de la famille, du nom, de la victime », a ajouté M. Jimenez.

    Le « déshonneur » de la perte de la virginité est considéré par les familles comme un mal plus grand que l’intégrité de leurs filles.

    De telles règles existaient également en Europe. L’Italie, par exemple, les a éliminés en 1981 et la France en 1994.

    Quelle est la situation en Amérique latine ?

    La plupart des pays de la région ont abrogé les articles de leur code pénal qui permettaient à un violeur d’échapper à la justice en épousant sa victime.

    Mais ces changements juridiques sont relativement, et incroyablement, récents. De telles règles ont été éliminées en Uruguay en 2006, au Costa Rica en 2007 et en Bolivie en 2013, par exemple.

    Et un pays de la région, la République dominicaine, a toujours un article dans son code pénal qui permet à l’auteur d’un viol d’échapper à la condamnation en se mariant.

    Le cas du Venezuela

    Le code pénal vénézuélien stipule à l’article 393 : « L’auteur de l’un des crimes prévus aux articles 374, 375, 376, 378, 387, 388 et 389 sera exempté de peine si, avant la condamnation, il épouse la personne offensée, et le procès cessera en tout point pour tout ce qui concerne la peine correspondant à ces actes punissables. Si le mariage a lieu après la condamnation, alors l’exécution des peines et leurs conséquences pénales cesseront », a déclaré Vanessa Blanco, représentante au Venezuela de « Jovenas Latidas », un mouvement latino-américain qui lutte pour les droits des filles et des femmes.

    « Les articles 374, 375 et 376 parlent de viol. »

    « Lorsque le code pénal a été réformé en 2005, l’article 393 n’a pas été supprimé », a ajouté M. Blanco.

    Il convient toutefois de préciser que « l’article 393 du code pénal (réformé en 2005) a été annulé d’office et « réécrit » par la Chambre constitutionnelle dans la sentence n° 695/2015 du 2 juin 2015″, a déclaré à BBC Mundo José Ignacio Hernández, professeur de droit à l’Université catholique de Caracas et chercheur à la Harvard Kennedy School.

    L’arrêt a introduit deux changements, a expliqué l’expert en droit constitutionnel.

    1) « Réitérant un arrêt de 1999, elle a annulé d’office la partie de la norme se référant à la qualification de la femme pour appliquer la clause d’indemnisation. La partie annulée est la partie soulignée : « Les personnes reconnues coupables de séduction, de viol ou d’enlèvement seront condamnées, à titre d’indemnité civile, si le mariage n’a pas lieu, à payer la femme offensée si elle est célibataire ou veuve et, dans tous les cas, honnête ».

    La partie annulée est celle qui limite l’indemnisation aux cas dans lesquels la victime est « célibataire ou veuve et, en tout cas, honnête » ».

    La Chambre constitutionnelle a jugé que les avantages pénaux reconnus dans le cas du mariage ne s’appliquent pas aux délits de violence de genre, la préférence devant être donnée aux dispositions de la loi organique sur le droit des femmes à une vie sans violence. En pratique, cela implique que les avantages pénaux reconnus à l’article 393 (exemption de la peine « si avant la condamnation elle épouse la personne offensée », ou extinction de l’exécution des peines et de leurs conséquences pénales, « si le mariage a lieu après la condamnation, elles cesseront alors ») ne peuvent être appliqués. Bien que cette partie de la règle n’ait pas été annulée, dans la pratique, l’article a été « réécrit » pour supprimer ces avantages ».

    En résumé, selon la décision n° 695/2015 de la Chambre constitutionnelle, en droit vénézuélien, les avantages qui s’appliquent en cas de mariage ont cessé de s’appliquer, étant entendu que les délits visés à l’article 393 du Code pénal ne peuvent pas conduire à des situations d’impunité contraires à la loi organique sur le droit des femmes à une vie sans violence.

    La loi organique sur le droit des femmes à une vie sans violence doit être appliquée de manière préférentielle par rapport aux avantages pénaux prévus à l’article 393 précité.

    « Par conséquent, le Venezuela ne peut pas être inclus dans les pays dans lesquels un violeur peut avoir des avantages s’il épouse la victime (non pas sur la base du code pénal actuel, mais de la sentence commentée de la Chambre constitutionnelle) », a conclu Hernández. *

    Le cas de la République dominicaine

    « Le code pénal en vigueur en République dominicaine depuis 1884 a une règle (article 356) qui exempte l’agresseur sexuel d’une mineure de toute poursuite pénale – même s’il s’agit d’un inceste – s’il l’épouse », a expliqué à BBC Mundo l’avocate dominicaine Patricia M. Santana Nina, spécialiste du droit constitutionnel avec des études sur le genre et la violence.

     » En d’autres termes, le crime est pardonné si l’agresseur épouse la victime. Cette disposition a été implicitement abrogée récemment, en janvier 2021, par la loi n° 1-21 qui interdit absolument le mariage avec des personnes de moins de 18 ans. Cependant, un projet de code pénal est actuellement débattu dans le pays, qui abrogerait complètement le texte du code pénal ».

    Santana Nina a souligné que la loi qui pardonne l’agresseur sexuel s’il épouse une mineure « s’appliquait, et très fréquemment ».

    « C’est une pratique culturelle néfaste contre laquelle nous luttons encore, car même si le mariage des enfants a été interdit, les unions précoces continuent. »

    En droit fédéral, la section 2243(a) du 18 U.S.C., Abus sexuel d’un mineur, s’applique lorsqu’une personne « se livre sciemment à un acte sexuel avec une autre personne » âgée de 12 à 16 ans, et qui a au moins quatre ans de moins que l’auteur de l’acte, a-t-il ajouté.

     » Cependant, la section 2243(c)(2) du 18 U.S.C. permet une défense à ce crime lorsque ‘les personnes qui ont participé à l’acte sexuel étaient à ce moment-là mariées l’une à l’autre’. Cela signifie qu’au niveau fédéral, le mariage des enfants est considéré comme une défense valable contre le viol statutaire. »

    Le mariage des enfants, et les abus qu’il rend possibles, est une pratique bien ancrée dans de nombreux pays. Le Niger, par exemple, a le taux de prévalence du mariage des enfants le plus élevé au monde (76 % des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans) », selon le rapport de l’UNFPA.

    Syndicats informels

    L’agresseur sexuel peut échapper à la justice même s’il n’y a pas eu de mariage.

    « Dans la région d’Amérique latine, il existe le phénomène des syndicats informels. Cela permet encore ces unions de filles avec des personnes plus âgées », explique Jiménez.

    « Les filles quittent généralement leur maison pour aller vivre dans celle de l’homme avec lequel elles sont unies, souvent elles vont vivre sous le toit de la famille de l’homme, parfois elles comprennent que la seule possibilité économique est de quitter leur maison.

    Dans le cas de la Bolivie, par exemple, « selon un article de presse, l’union ou la cohabitation de filles de moins de 15 ans existe et est une réalité, malgré le fait que dans la loi bolivienne, c’est un crime pour un adulte de cohabiter avec une fille ou une adolescente », a déclaré Patricia Brañez, représentante en Bolivie du CLADEM (Comité latino-américain et caribéen pour la défense des droits de la femme), à BBC Mundo.

    En Bolivie, environ 22% des adolescentes ont été unies avant l’âge de 18 ans, et 3% avant l’âge de 15 ans, selon le rapport 2015 de l’Unicef « Une approximation de la situation des adolescents et des jeunes en Amérique latine et dans les Caraïbes ».

    « Selon l’enquête sur les ménages de 2017, au moins 12 500 femmes, âgées de 12 à 17 ans, ont déclaré vivre en concubinage. Ces données montrent également que 0,01% des filles âgées de 12 à 14 ans ont été mères », a ajouté M. Brañez.

    « Annihilation de l’esprit »

    « Il est inacceptable qu’en 2021, en République dominicaine et dans d’autres pays, nous ayons encore des dispositions légales qui contiennent la possibilité pour un violeur d’échapper à la justice s’il épouse la victime, que cela se produise pour des crimes aussi graves que la violence sexuelle », a déclaré Barbara Jimenez à BBC Mundo.

    « Il est également inacceptable que dans la loi fédérale américaine, le mariage d’enfants soit considéré comme une défense valable contre le viol légal, et il est inacceptable que dans les pays d’Amérique latine, le mariage avant 18 ans soit autorisé avec des exceptions. »

    « Changer la loi est le premier pas vers l’élimination de la criminalité, de l’inégalité et de ces pratiques néfastes qui limitent le plein développement et l’autonomie des filles et des adolescents ».

    Pour Natalia Kanem, « une femme qui a le contrôle de son corps a plus de chances d’être autonome dans d’autres domaines de sa vie, de prospérer ».

    En revanche, la négation de l’autonomie corporelle, par le biais de lois qui exonèrent le violeur et d’autres pratiques, n’est, selon le chef du FNUAP, « rien de moins qu’une annihilation de l’esprit, et cela doit cesser ».

    * Cet article a été modifié pour inclure la sentence n° 695/2015 de la Chambre constitutionnelle du Venezuela du 2 juin 2015.

    BBC News, 28 avr 2021

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  • En ménage avec une Louviéroise rencontrée à Mons… et marié en Tunisie!

    Un Tunisien âgé de 46 ans, résidant à La Louvière, a comparu mardi devant le tribunal correctionnel du Hainaut, division de Tournai, car il est soupçonné d’avoir conclu une cohabitation légale avec une Louviéroise, âgée de 68 ans, dans l’unique but d’obtenir un titre de séjour en Belgique.

    La loi est claire: quiconque conclut une cohabitation légale de complaisance sera puni d’un emprisonnement d’un mois à trois ans et d’une amende de cinquante euros à cinq cents euros.

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