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  • L’Algérie exporte du sucre vers la Tunisie

    L’Algérie exporte du sucre vers la Tunisie

    Algérie, Tunisie, exportations, sucre,

    Selon l’agence officielle tunisienne qui cite Nabil Kasmi, chef du département du stockage et de la distribution à l’Office tunisien du commerce au Kef, l’Algérie va exporter, dans les jours à venir, pas moins de 70 000 tonnes de sucre vers la Tunisie dans le cadre d’un accord commercial.

    Dans un premier temps, 20 000 tonnes de sucre devrait être acheminées ce mercredi soir, via la frontière terrestre, plus précisément par « le poste frontière de Sakiet Sidi Youssef », précise le même responsable.

    Ce dernier a ajouté « que toutes les procédures douanières ont été achevées, s’attendant à ce que la cargaison arrive au plus jeudi ».

    Une deuxième cargaison identique sera livrée le 15 septembre prochain via le port commercial de Bizerte. Enfin, une troisième expédition de 30 000 tonnes aura lieu au mois d’octobre.

    Ennahar online, 07/09/2022

    #Algérie #Tunisie #Exportations

  • Tunisie: l’opposition boycottera les législatives de décembre

    Tunisie: l’opposition boycottera les législatives de décembre

    Tunisie, Front de Salut national, FSN, opposition, élections législatives,

    Le Front de Salut national (FSN), une coalition de partis d’opposition en Tunisie dont fait partie la formation d’inspiration islamiste Ennahdha, a annoncé mercredi qu’il boycotterait les législatives prévues le 17 décembre pour remplacer le parlement dissous.

    “Le Front de Salut national a pris une décision définitive de boycotter les prochaines élections”, a déclaré lors d’une conférence de presse à Tunis, le chef du FSN, Ahmed Néjib Chebbi.

    Il a expliqué cette décision par le fait que les élections auraient lieu sur la base d’une loi électorale dont le président Kais Saied “accapare la rédaction”. Selon lui, le scrutin s’inscrirait “dans le cadre d’un coup d’Etat contre la légitimité constitutionnelle”.

    Après des mois de blocages politiques, M. Saied avait suspendu le Parlement dominé par Ennahdha et limogé le gouvernement le 25 juillet 2021 pour s’arroger les pleins pouvoirs, faisant vaciller la jeune démocratie dans le pays d’où les révoltes du Printemps arabe étaient parties en 2011.

    En juillet dernier, il a fait adopter lors d’un référendum largement boycotté une nouvelle Constitution lui octroyant des vastes pouvoirs, au grand dam de l’opposition.

    #Tunisie #Opposition #Elections_législatives

  • Des Tunisiens plus marocains que les Marocains!!!

    Des Tunisiens plus marocains que les Marocains!!!

    Tunisie, Maroc, Sihem Badi, Algérie, Kaïs Saïed, Moncef Marzouki, Ennahdha,

    Certains sont allés bien loin, dans leur conflit avec le président de la République, Kaïs Saïed, au point qu’ils ont dépassé toutes les lignes rouges et où ils font preuve d’absence de patriotisme flagrant. Cela n’est, certes, pas bizarre de la part des Nahdhaouis qui ont vendu leurs âmes au diable, depuis bien longtemps, ou du tristement célèbre ancien président provisoire de la République, Mohamed Moncef Marzouki qui a des affinités particulières avec le royaume chérifien.

    D’ailleurs, quels que soient les griefs que l’on peut avoir contre Kaïs Saïed –et il y en a beaucoup-, il est impardonnable de relier le camp de ceux qui font du tort au pays, notamment ces pêcheurs en eau troubles qui veulent gagner leur place dans les rangs de ceux qui font allégeance à l’étranger.

    La campagne de dénigrement marocaine est préméditée de bout en bout, parce que le monarque marocain veut en découdre avec son voisin direct qui est l’Algérie, en passant par la Tunisie contre laquelle les coups de boutoir que lui assène ce roi totalitaire… et ce qui est risible, c’est qu’il parle de démocratie.

    Certes, les voix qui se sont élevées sont insignifiantes, mais, il est malheureux de voir certains prendre la défense de ces agissements d’un despote, surtout si on connait le sort qu’il réserve à ses opposants.

    Pourtant, des ingrats comme, à titre d’exemple, Sihem Badi, ancienne ministre, on en trouve, encore. Elle s’y est mise, aussi, pour défendre les « intérêts » du Maroc qui est « sa seconde patrie », oubliant que « sa première patrie », si cela s’applique à elle, a besoin de son soutien… et cela nous montre la nature des ministres qui se sont succédés aux postes de commandes et qui devaient défendre la Tunisie becs et ongles.

    En effet, dans un post Facebook publié dimanche, Sihem Badi a refusé que ce pays soit traité de la sorte, accusant le président de la République de vouloir porter atteinte aux relations avec ce pays.

    « Ce président putschiste veut diviser l’Union du Maghreb arabe, je suis solidaire du Maroc et de son peuple », a-t-elle martelé.

    Pourtant, dans cette crise, l’odeur d’une préméditation marocaine est très claire, surtout que le roi a mis sa machine médiatique en branle, alors que la presse tunisienne, dans sa quasi-totalité a fait preuve de sagesse, en cherchant à ne pas s’en prendre « au frères marocains », bien que les torts commis par leurs dirigeants politiques sont innombrables et les coups de poignards dans le dos se sont multipliés, depuis «la révolution».

    A-t-on entendu parler d’une seule aide ou, même, de mots de soutien de la part de ce roi et de ses sbires ? Ils se sont délectés des problèmes de la Tunisie, pour prendre sa place sur la scène internationale, au niveau des exportations, du tourisme et surtout du phosphate. Et, malgré cela, le Maroc est très chanceux et trouve en Tunisie ceux qui jettent la pierre à leur pays, simplement pour des raisons politiques, et défendent les intérêts d’un pays qui a osé rétablir des relations diplomatiques avec les Sionistes, avec des accords et des partenariats qui dépassent de loin ce qui avaient été établis par les autres pays arabes qui l’ont précédé.

    F.S

    Univers News, 30/08/2022

    #Tunisie #Maroc #Algérie #Sihem_Badi

  • Tunisie-Maroc : Dilemme diplomatique

    Tunisie-Maroc : Dilemme diplomatique

    Tunisie, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, TICAD 8, Israël, normalisation,

    Faouzi Bouzaiene

    De mémoire d’homme, jamais il n’y a eu une telle tension entre la Tunisie et le Maroc. Les deux pays respectant, chacun de son côté, la souveraineté de l’autre.

    Ceci dit, que le Maroc prenne mal que Brahim Ghali soit accueilli à l’aéroport peut se comprendre, ce qui ne l’est pas, c’est la réaction plus que disproportionnée qui en a résulté et qui relève plus de l’ingérence dans les affaires internes de notre pays qui reste souverain et en droit de recevoir qui il veut sur son territoire.

    En fait, la réaction marocaine a dévoilé que la crise couvait depuis longtemps et l’incident diplomatique provoqué à l’occasion de la TICAD 8 n’aura été que l’étincelle pour allumer la mèche.

    Disons-le d’emblée, le Roi du Maroc a le vent en poupe depuis qu’il a consolidé les relations de son pays avec l’entité sioniste dans tous les domaines, y compris militaire. Et partant, avec l’Occident, en tête les Etats-Unis d’Amérique. Donc, il décide et impose ses choix. En interne, cela ne concerne que les Marocains. Hors des frontières marocaines, il y a, forcément, problèmes. Tous les pays n’ont pas les mêmes intérêts que lui, ni les mêmes objectifs, sans pour autant être hostiles ou inamicaux. Cependant, pour le souverain marocain, cette règle ne s’applique pas au dossier du Sahara occidental, qu’il considère désormais clos et pour lequel il appelle et exhorte tous les pays à trancher entre lui et les séparatistes sahraouis en affichant une position claire « sans équivoque ».

    Il s’agit de soutenir sa vision pour le Sahara occidental, c’est-à-dire un territoire autonome sous souveraineté marocaine contre celle des séparatistes du Front Polisario (soutenus par l’Algérie) qui réclament un référendum d’autodétermination. Le roi du Maroc a multiplié les initiatives pour mobiliser le maximum de reconnaissance à l’échelle mondiale autour de sa vision depuis que l’ancien président des Etats-Unis a reconnu « la marocanité » de ce territoire en échange de la normalisation du royaume avec l’entité sioniste dans le cadre des Accords d’Abraham (décembre 2020), un processus soutenu par Washington. Le Maroc est un pays souverain, ses décisions sont souveraines, la Tunisie n’a exprimé ni son avis, ni fait des commentaires, ni sur cette affaire, ni sur les Accords d’Abraham, sachant que la Tunisie se réserve le droit d’être pour ou contre la normalisation sans avoir à donner des justifications pour qui que ce soit. D’autant que cette normalisation s’est faite avec une entité ennemie qui avait bombardé la Tunisie en 1985 (Hammam Chott). Notre pays a respecté la souveraineté de ce pays ami et son droit de nouer des relations avec qui il veut en n’émettant aucune réserve. Il n’a pas non plus rappelé son ambassadeur.

    Idem pour le Sahara occidental que l’ONU considère comme un territoire « non autonome », et n’ayant jamais reconnu « la marocanité » de ce territoire contrôlé à 80% par le Maroc. En octobre 2021, le Conseil de sécurité des Nations unies avait prorogé d’un an le mandat de sa Mission pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental. La résolution 2602 (2021) avait été adoptée par 13 voix, zéro contre, 2 abstentions (la Tunisie et la Russie). Le renouvellement du mandat n’a donc pas fait l’objet de consensus et a suscité des critiques. La résolution réitère « la nécessité de parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable » qui repose sur le compromis. Le Conseil indique, en outre, appuyer pleinement les efforts du Secrétaire général des NU et de son envoyé spécial « pour faciliter les négociations afin de parvenir à un règlement de la question du Sahara occidental ». La Tunisie s’est abstenue de voter. C’est clair. Le mobile peut être le choix de la neutralité ou le soutien à des négociations qui conduiraient à une solution acceptable par toutes les parties. C’est cette dernière voie qui semble être celle retenue par Kaïs Saïed et qui a été indiquée dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères en réponse à celui du royaume du Maroc.

    Faut-il souligner ici que de Bourguiba à Béji Caïd Essebsi en passant par Ben Ali, l’affaire du Sahara occidental est presque un sujet tabou dont on évite de parler et la diplomatie tunisienne a toujours su, voire réussi, à ménager Algériens et Marocains à travers l’adoption d’une politique de neutralité prudente que les défunts grand père et père de Mohammed VI respectaient.

    Un nouveau Conseil de sécurité devrait toutefois, se pencher à nouveau sur la question en octobre prochain (2022), et la Tunisie aura ainsi tout le temps de réfléchir et de peser le pour et le contre de la position la plus adéquate à adopter, celle qui tienne compte de ses intérêts d’abord.

    Mohammed VI a sans doute ses raisons pour chercher à gagner du temps, mais ses desiderata ne sont en aucune manière des ordres, sauf pour ses sujets. Le Roi du Maroc ne se soucie que de ses propres intérêts et ne fait preuve d’aucune compréhension pour les intérêts et les contraintes des autres pays. En déclarant dans son discours de la fête de la Révolution du Roi et du Peuple (20 août 2022) que « le dossier du Sahara occidental est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international… » et que « c’est… l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats… », Mohammed VI fait tout simplement du chantage, autant à ses amis qu’aux autres, les neutres et les contre. Le chantage, personne n’aime cela et bien souvent il suscite des réactions non spontanées.

    Quant à l’incident diplomatique, il résulte d’une réaction démesurée des dirigeants marocains contre un geste de Kaïs Saïed, que l’on peut interpréter différemment selon que l’on se range derrière le Maroc ou en face, dans cette affaire du Sahara occidental. Kaïs Saïed était peut-être de bonne foi puisque Brahim Ghali était dans le même avion que le président du Burundi et a ainsi bénéficié du même accueil réservé à un chef d’Etat. Son geste peut être aussi considéré comme un faux pas diplomatique dont la responsabilité est à chercher ailleurs.

    Ceci dit, la campagne au ras du caniveau menée par certains médias marocains contre la Tunisie et le président de la République tunisienne ne mérite même pas de contre-campagne. Les mouches à m…, il faut les éviter pour ne pas être infectés.

    Maintenant, faut-il regretter cet incident diplomatique ? Sans doute. Comme on regrette la mort clinique d’un Maghreb arabe qui a tout pour être une région unie, prospère, où il fait bon vivre. Cela restera un rêve désormais inaccessible dès lors que l’entité sioniste y a posé le pied, sans doute pas pour apporter la paix et la prospérité.

    Quant au Maroc, il pourrait préserver certaines amitiés de proximité s’il cessait de voir l’Algérie dans la Tunisie et vice-versa. L’Algérie et la Tunisie sont deux pays indépendants et souverains et leurs deux peuples tiennent à le rester.

    Réalités online, 03/09/2022

    #Tunisie #Maroc #Algérie #Sahara_Occidental #Israël #Normalisation

  • Tunisie-Maroc : Malaise passager ou crise profonde ?

    Tunisie-Maroc : Malaise passager ou crise profonde ?

    Tunisie, Maroc, Algérie, TICAD 8, Sahara Occidental, UMA, Union du Maghreb Arabe,

    Comment, du jour au lendemain, les relations diplomatiques entre la Tunisie et le Maroc se sont-elles dégradées aussi rapidement ? L’incident diplomatique relatif à l’accueil du chef du Polisario à Tunis en est-il réellement la cause unique et directe ? Le Maroc craint-il un rapprochement quasi-parfait entre la Tunisie et l’Algérie ?

    Entre la Tunisie et le Maroc, une crise diplomatique s’est bien installée au point que les deux pays ont rappelé leurs ambassadeurs. L’incident est simplement dû à l’accueil du chef du Polisario à Tunis à l’occasion de la Ticad 8, mais les causes sont bien plus profondes.

    La crise actuelle entre les deux pays fait étendre son spectre sur l’Union du Maghreb arabe (UMA) déjà affaiblie par la tension interminable entre Alger et Rabat sur la question du Sahara occidental.

    Pour rappel, la Tunisie avait annoncé, il y a dix jours, le rappel de son ambassadeur au Maroc, dans la foulée d’une décision similaire, la veille, de Rabat à l’égard de Tunis pour protester contre l’accueil dans la capitale tunisienne du chef du Front Polisario, Brahim Ghali. Une crise qui a marqué les travaux de la Ticad 8 boycottés par le Maroc.

    En annonçant le rappel de son ambassadeur, Tunis a assuré avoir «maintenu sa totale neutralité sur la question du Sahara occidental dans le respect de la légitimité internationale», prônant une «solution pacifique et acceptable par tous».

    Mais pour le Maroc, l’accueil de Brahim Ghali à la Ticad est «un acte grave et inédit, qui heurte profondément les sentiments du peuple marocain ». Rabat estime que Tunis a invité «unilatéralement» Brahim Ghali au sommet «contre l’avis du Japon et en violation du processus de préparation».

    «Nous nous apprêtons à ce que la Tunisie mène la médiation entre Alger et Rabat, et nous voilà surpris par une nouvelle crise», se désespérait pour sa part Taieb Baccouche, le secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe. Ce dernier venait juste de lancer une initiative pour «une retraite» des ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres de l’Union dans le but «d’élaborer un plan de paix pour la Libye» et tenir «des réunions bilatérales pour discuter des différences».

    De nouvelles formes

    Au Maroc, cet incident diplomatique a pris de nouvelles formes, et c’est ce qui explique d’une manière ou d’une autre la gravité de la situation et la profondeur de la crise du côté du royaume chérifien. Les médias marocains se sont rapidement précipités à orchestrer une campagne de dénigrement sans précédent, ciblant la Tunisie, ses intérêts et son président.

    Une situation qui n’a pas laissé le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) muet. Le Snjt a fustigé la «campagne médiatique orchestrée par un certain nombre de médias et de sites internet marocains contre l’État tunisien, suite à la polémique enclenchée sur fond de la visite du chef du Front Polisario en Tunisie pour participer à la conférence internationale de Tokyo pour le développement en Afrique (Ticad 8)».

    Tout en réaffirmant son rejet catégorique des différentes formes de débordement médiatique marocain et les tentatives visant à faire muer le débat politique et diplomatique en des campagnes diffamatoires immorales sciemment orchestrées, visant à ternir l’image de la Tunisie et porter atteinte à ses intérêts, le Snjt prévient dans un communiqué contre «l’implication de certains médias marocains et étrangers dans « la manipulation sans équivoque de l’affaire à des agendas politiques».

    Dans les médias marocains, on est allé jusqu’à qualifier la Tunisie d’un régime sous le protectorat de l’Algérie. Dernièrement, le politologue marocain Mustapha Sehimi a estimé que la Tunisie est sous le protectorat de l’Algérie. Sur le plan économique, plusieurs appels à boycotter les produits tunisiens ont également marqué la scène médiatique marocaine. En effet, suite à l’incident diplomatique entre la Tunisie et le Maroc, c’est notamment l’Association marocaine de défense du consommateur qui a appelé les Marocains à boycotter les produits tunisiens. Un appel qualifié «d’injustifié et d’hostile» par l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC).

    L’ODC annonce ainsi l’arrêt de sa coopération avec l’association marocaine «jusqu’à ce qu’elle reprenne ses esprits et s’en tienne aux principes universels pour la protection du consommateur».

    Dans son communiqué, l’association tunisienne a rappelé les principes de fraternité entre les peuples qui doivent primer dans ces associations, «censées protéger la santé et l’intégrité du consommateur quelle que soit son origine». L’ODC s’indigne contre cette «étrange hostilité injustifiée contraire aux pratiques diplomatiques et aux principes qui devraient régir le travail des associations de défense du consommateur».

    Quelles solutions ?

    Cette crise ne profite en rien ni au Maroc ni à la Tunisie, dans une conjoncture internationale et régionale marquée par une crise économique profonde.

    Qualifiant la situation d’« incident », Ahmed Ounaies, ancien diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, a appelé les deux parties à la retenue. Selon ses dires, la Tunisie devrait prendre l’initiative et missionner un messager pour démêler l’affaire — qui ne peut être résolue à coup de communiqués — et ainsi éviter que la situation ne s’envenime davantage et devienne une véritable crise.

    La Presse de Tunisie, 05/09/2022

    #Maroc #Tunisie #Algérie #Sahara_Occidental #TICADb8

  • Média: La réadmission du Maroc à l’UA était-elle une erreur?

    Média: La réadmission du Maroc à l’UA était-elle une erreur?

    Maroc, Sahara Occidental, Union Africaine, Tunisie, RASD, Japon, TICAD 8, Mohammed VI,

    Correspondant Gibson Nyikadzino

    Le 8e sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) qui vient de s’achever en Tunisie la semaine dernière présente des opportunités fondées sur la valeur pour les pays animés par l’éthos panafricain pour mesurer la sincérité du Maroc en tant qu’Union africaine (UA) membre.

    Les développements qui se sont produits, comme ayant été déclenchés par le Maroc, sont un scénario éhonté que le Maroc expose au monde sur sa position contre la présence du chef du Front Polisario qui fait pression pour l’autonomie de la République arabe sahraouie démocratique (RASD ).

    La présence de la RASD au sommet de la TICAD a exaspéré le Maroc qui a dû rappeler son ambassadeur à Tunis pour « consultation », car il a par la suite annulé sa participation à la conférence sur l’investissement.

    Pour comprendre les actions du Maroc, il faut comprendre les événements qui se sont produits une semaine avant le sommet lorsque le dirigeant du pays, le roi Mohammed VI, a été filmé trébuchant ivre dans les rues de Paris, en France.

    Il possède un palais près de la Tour Eiffel.

    Le maître s’est saoulé

    Une vidéo tendance montre le roi Mohammed VI ivre et titubant à Paris. On voit également des membres de sa sécurité essayer d’empêcher les gens de filmer le moment décevant du monarque marocain.
    Alors qu’il titubait, le roi tenait toujours sa bouteille de boisson alcoolisée.

    Il y a aussi une opinion que depuis son divorce avec la princesse Lalla Salma, le roi Mohammed VI n’est plus lui-même car la structure familiale qui le soutenait depuis 2002 s’est effondrée.

    Plus d’informations qui ont été laissées dans le domaine public indiquent que la vidéo du monarque ivre a été divulguée par des membres d’un service secret d’un pays européen, qui tiennent à montrer au monde que le roi Mohammed VI n’est pas ce qu’il semble être.

    Ligne scénarisée pour influencer l’opinion

    Avant la TICAD des 27 et 28 août, le Maroc a déclenché une querelle diplomatique avec la Tunisie sur la participation de la RASD.

    En principe, la RASD avait le droit d’assister au sommet de la TICAD comme n’importe quel autre membre de l’UA, car il en est un depuis 1984, lorsque le Maroc s’est retiré en signe de protestation et a tenté de rejoindre la Communauté économique (CEC) avanr d’être rejeté.

    Le sommet de la TICAD est l’un des forums internationaux les plus importants pour la coopération au développement entre les pays africains, le Japon et les instances internationales.

    Les représentants marocains ont tenté en vain de convaincre toutes les délégations africaines de la nécessité d’exclure la RASD en avançant de vains arguments selon lesquels « le partenariat liant les pays africains au Japon ne rentre pas dans le cadre de l’UA ».

    Sur le plan institutionnel, lors d’une réunion de l’UA qui a eu lieu en juillet à Lusaka, en Zambie, les États membres avaient une résolution contraignante selon laquelle la RASD devait participer à la TICAD.

    L’UA, en plus de partager la solidarité et le panafricanisme, est également régie par des valeurs de coopération entre les États membres pour faire avancer les intérêts de l’organisme. Ce qui est lié au niveau institutionnel devrait être reflété par les États membres.

    Comme ce que l’UA a fait dans le cas du dialogue UE-Afrique concernant ses États membres, ils devraient tous être présents. Cela explique pourquoi le président Mnangagwa s’est rendu à Bruxelles.

    Pour le Maroc, il voulait politiser un sommet multilatéral et le présenter comme une question bilatérale à l’UA.

    Cela convient donc à la raison pour laquelle le Maroc a rappelé son ambassadeur.

    Premièrement, le rappel, qui a suivi la vidéo d’un roi Mohammed VI ivre à Paris, était un récit national préparé dans lequel le gouvernement monarchiste de Rabat s’est délibérément déployé pour détourner l’attention régionale afin de couvrir le comportement de son roi.

    En plus d’essayer de déstabiliser l’Afrique du Nord, le Maroc l’a fait pour essayer d’influencer l’opinion publique au niveau national et spécifiquement dans le monde arabe que la position de l’UA de soutenir la RASD ne correspondait pas à sa politique étrangère qui, selon lui, est ancrée sur le maintien de la domination sur la RASD.

    Deuxièmement, tout en influençant l’opinion publique, le roi Mohammed VI a également compris que sa position de chef du comité judéo-arabe serait entachée par la vidéo divulguée, il devait donc trouver un moyen d’expier ses actions depuis son train de normalisation de 2020 avec Israël.

    Provocation et représentation trompeuse

    L’année dernière, la responsable de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Laura Palatini, a déclaré que « le Maroc est l’un des rares pays qui se présente comme un modèle pour la gestion des problèmes d’immigration et le traitement civilisé des étrangers, tout en offrant une vie digne ».

    Palatini a présenté le Maroc comme un réformateur. Mais cette représentation idéaliste s’est avérée trompeuse.
    La mort de 37 migrants africains à Melilla, en Espagne, le 24 juin par collusion hispano-marocaine souligne la politique de sécurité autoritaire du Maroc contre les migrants africains.
    Une telle tragédie n’a reçu que peu ou pas de condamnation de la part de l’UE car, aidé par des fonds européens, le Maroc est à son tour récompensé par le silence face à des catastrophes comme à Melilla.

    Depuis sa réadmission à l’UA en 2017 après que 39 membres de l’UA ont voté pour en faire le 55e membre de l’instance, le Maroc, par son comportement, fait avancer un agenda anti-africain et préserve les intérêts de l’Occident en jouant une carte alliée des États-Unis et l’UE; maltraitant et dans d’autres cas tuant des immigrants africains pour protéger les intérêts de l’UE en servant de tampon pour limiter l’afflux d’Africains en Europe.

    Cela se produit en raison du rôle de longue date du Maroc en tant que partenaire de l’UE dans la politique migratoire de la région de la Méditerranée occidentale, qui vise à empêcher les migrants sans papiers de quitter le territoire marocain pour l’Espagne, une ligne de conduite souvent condamnée pour non-conformité avec le droit international.

    Cela se produit parce que le Maroc a toujours agi en tant que partenaire de l’UE dans sa politique migratoire en Méditerranée occidentale, dans le but d’empêcher les migrants irréguliers de quitter le territoire du pays pour l’Espagne.

    Une politique maintes fois critiquée comme peu compatible avec le droit international.

    Africains à cause des valeurs

    Alors que le continent cherche la bonne voie vers l’Agenda 2063, il est impératif de souligner que ce qui fait de l’UA un organe continental est davantage lié aux valeurs et à l’architecture pan-ubuntuistes de l’Afrique qu’à la géographie.

    La géographie seule ne doit pas être utilisée pour embrasser un pays comme africain car le Maroc a toujours, pendant longtemps, pensé à remplir l’agenda européen et américain plutôt qu’à défendre les valeurs de l’Afrique.

    Dans tous les domaines, l’Afrique a besoin d’une voix unitaire qui ait son mot à dire dans ce monde en mutation, tant pour les membres que pour les étrangers.

    Démolir l’unité qui a été formulée dans la lutte contre le colonialisme en ce moment est une initiative qui ne profitera qu’à ceux qui complotent contre le continent.

    The Herald, 05/09/2022

    #Maroc #Union_Africaine #RASD #Sahara_Occidental #Tunisie #TICAD8

  • Maroc-Tunisie : Le pari perdu du Makhzen

    Maroc-Tunisie : Le pari perdu du Makhzen

    Maroc, Tunisie, TICAD 8, Sahara Occidental,

    La huitième édition de la TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique) entre le Japon et le continent africain, qui s’est déroulé ces derniers jours en Tunisie, a été, de l’avis unanime des observateurs un véritable succès.

    Créée en 1993, la Conférence marque le long engagement du Japon en Afrique. Entre aide au développement et partenariats économiques à long terme, le Japon s’est engagé cette année a accordé un soutien de 30 milliards de dollars destinés au développement des pays du continent africain. La Tunisie a ainsi tenu le pari d’organiser cette conférence. Pourtant cela n’a pas été facile tant à un moment donné une sérieuse menace a plané sur cette conférence. Oeuvre du Maroc, cette tentative de saborder ce sommet a, finalement, fait long feu.

    Le Maroc, qui a boycotté ce sommet, n’a pas réussi, comme il l’espérait ardemment, a entrainer dans son sillage d’autres pays africains. Pourtant il a tout tenté dans ce sens en mobilisant à outrance ces médias, ses relais et ses lobbies pour faire pression sur certains pays africains alliés. Le départ précoce de ce sommet d’un dirigeant africain a été présenté par les marocains comme un signe de soutien à sa position. Il n’en fut rien puisque d’autres raisons étaient à l’origine de ce départ précipité de ce dirigeant. Un échec diplomatique, un autre, qui atteste indubitablement de la perte de vitesse de la diplomatie du Makhzen. Mais que s’est-il passé pour que le Maroc tente ainsi de saborder cette conférence pour ses intérêts étroits au détriment de celles de tout un continent ?

    La question du Sahara occidental est à l’origine de cet impair marocain . Rabat n’a pas admis que le président de la RASD et chef du Polisario, Brahim Ghali, participe à cette conférence. Ce qui a le plus irrité le Makhzen c’est le fait que le Président tunisien, Kais Saied, accueille et s’entretient avec le Président Brahim Ghali. Ce dernier est venu participer à cette conférence comme tous les autres dirigeants ou représentants des dirigeants. Il en a parfaitement le droit car son pays , la RASD, est membre de plein droit de l’Union africaine (UA).

    Un membre fondateur, de surcroît. Et c’est cet argument massue qui a été présenté par la Tunisie pour justifier l’action du président Kaïs Saïed. Mais le Maroc ne l’a pas entendu de cette oreille. Il a alors de suite convoqué son ambassadeur accrédité à Tunis en guise de protestation. En réaction à cette outrance diplomatique la Tunisie en a fait de même en convoquant à son tour son ambassadeur accrédité à Rabat.

    Dans un communiqué le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé son « profond étonnement face à ce qui a été déclaré dans un communiqu du Royaume du Maroc. » le qualifiant d’ »inacceptable. » « Il convient de préciser dans ce cadre que l’Union africaine, en tant que principal participant à cette conférence, avait appelé tous ses membres, y compris la RASD, à y prendre part, » ajoute le communiqué. Cela a, l’évidence, créé une crise diplomatique avec la Tunisie.

    Le Maroc est familier avec ces méthodes faites de chantages, de provocations et de pressions. Mais cela ne réussit pas à tous les coups et cette fois-ci le Makhzen s’est juste ridiculisé en perdant la face.

    Par : KAMAL HAMED

    Le Midi libre, 31/08/2022

    #Maroc #Tunisie #Sahara_Occidental #TICAD8

  • S’accrocher malgré le conflit du Sahara Occidental

    S’accrocher malgré le conflit du Sahara Occidental

    Maroc, Allemagne, Annalena Baerbock, Sahara Occidental, Tunisie,

    Le voyage de Baerbock était un coup diplomatique pour le royaume. Il affronte désormais la Tunisie dans le conflit du Sahara Occidental.

    TUNIS taz | La visite de la ministre fédérale des Affaires étrangères Annalena Baerbock au Maroc jeudi dernier avait un objectif clair : améliorer les relations qui étaient en suspens. Après le début de la guerre d’Ukraine, le gouvernement allemand, comme la France et l’Italie, est à la recherche de nouveaux partenariats énergétiques en Afrique du Nord – et le Maroc est considéré comme un pionnier dans le domaine des projets d’énergie alternative dans la région.

    Même l’accueil qu’elle a reçu de son homologue marocain, Nasser Bourita, à Rabat semblait prometteur. En allemand, il a promis de recommencer la relation. Le moment de la visite montre à quel point les partenariats avec l’Afrique du Nord sont importants pour les pays de l’UE. Peu de temps avant le débarquement de Baerbock, le président français Macron s’était rendu en Algérie voisine.

    Alors que la relation franco-algérienne est tendue en raison des crimes coloniaux non résolus, des tensions germano-marocaines sont récemment apparues. Après que des diplomates allemands aient exigé que le Maroc adhère au processus de paix de l’ONU pour le Sahara occidental, le royaume a retiré son ambassadeur de Berlin en 2021. Auparavant, l’Allemagne n’avait pas rejoint les efforts américano-israéliens pour reconnaître le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc. Ce n’est qu’après le changement de gouvernement à Berlin que les deux gouvernements se sont à nouveau rapprochés.

    Baerbock a de nouveau souligné le soutien de l’Allemagne au processus de paix de l’ONU. L’envoyé spécial de l’ONU, Staffan de Mistura, tente de servir de médiateur entre le mouvement indépendantiste du Sahara occidental basé en Algérie, le Polisario, et le Maroc. Le Polisario réclame un référendum sur l’indépendance conformément aux résolutions actuelles de l’ONU, le Maroc ne souhaitant accorder l’autonomie qu’à l’ancienne colonie espagnole, qu’il contrôle presque entièrement depuis 1975.

    La participation du Sahara occidental à la conférence Ticad fait scandale
    La déclaration commune que l’Allemagne et le Maroc ont publiée à l’issue de la visite de Baerbock confirme désormais également la recherche d’une « solution politique de compromis » et poursuit : « Dans ce contexte, l’Allemagne considère le plan d’autonomie présenté en 2007 comme une décision sérieuse et crédible Maroc et une bonne base pour parvenir à un accord entre les deux parties.

    Bourita s’en est félicité : « Je ne vois aucune contradiction entre le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 et le rôle clé des Nations unies », a-t-il déclaré.

    Les désaccords actuels entre le Maroc et la Tunisie montrent à quelle vitesse le vent diplomatique peut tourner à la suite du conflit du Sahara occidental. La conférence Ticad , forum régulier du Japon sur la coopération au développement avec l’Afrique, s’est tenue ce week-end à Tunis, la capitale tunisienne. Le président tunisien Kais Saied avait également invité le chef du Polisario Brahim Ghali et l’a accueilli personnellement à l’aéroport de Tunis. En quelques heures, le Maroc a annulé sa participation à la conférence et a retiré son ambassadeur de Tunis.

    La photo de la rencontre de Saied et Ghali a alors disparu de la page Facebook du palais présidentiel tunisien. Néanmoins, les Tunisois ont été étonnés du départ de la délégation marocaine. L’invitation des représentants du Sahara occidental est conforme aux décisions de l’Union africaine (UA), selon un porte-parole de Kais Saied. En fait, Ghali et d’autres responsables du Polisario ont déjà été invités aux réunions de la Ticad au Japon et à des conférences régionales similaires sans protestations du Maroc.

    TAZ, 28/08/2022

    #Maroc #Allemagne

  • Maroc : La stratégique de Bourita mise à nu par la réalité

    Maroc : La stratégique de Bourita mise à nu par la réalité

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    Complètement dans la tourmente, la diplomatie velléitaire de Bourita a été un cuisant échec sur tous les plans. En quelques semaines, Rabat a subi, tour à tour, des gifles de la part de l’Union européenne puis de Berlin sur la question sahraouie ainsi qu’un un rappel à l’ordre de la part de la Tunisie. Les illusions vendues au peuple marocain se sont heurtées à la dure réalité.

    Le Maroc a boycotté le sommet de la TICAD 8 en Tunisie après avoir échoué à entraîner dans son sillage d’autres pays africains. Pourtant il a tout tenté dans ce sens en mobilisant à outrance ses médias, ses relais et ses lobbies pour faire pression sur certains pays africains alliés. Le départ précoce de ce sommet d’un dirigeant africain a été présenté par les marocains comme un signe de soutien à sa position. Il n’en fut rien puisque d’autres raisons étaient à l’origine de ce départ précipité de ce dirigeant. Un échec diplomatique, un autre, qui atteste indubitablement de la perte de vitesse de la diplomatie du Makhzen.

    Ensuite, les déclarations de Josep Borrell Fontelle, le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui a affirmé à la télévision espagnole qu’il est nécessaire de consulter le peuple sahraoui pour décider de son futur. Le coup de grâce est venu à la fin de la ministre allemande des Affaires étrangères, qui, elle, a rappelé, dans la capitale marocaine même, lors d’une visite officielle, la position de son pays sur la question du Sahara occidental, qui ne saurait, selon ses dires, déroger au droit international, emboîtant ainsi le pas à l’Espagnol Josep Borrell.

    En raison de sa politique belliqueuse, malveillante et agressive, le Makhzen a rompu toutes les amarres, non seulement avec l’Algérie mais aussi avec son plus proche voisinage. En brandissant des chantages honteux à la communauté internationale, il s’isole de plus en plus, en comptant uniquement sur ses nouveaux alliés de l’entité sioniste et les soutiens fragiles de la part de certains Etats européens à son plan de colonisation du Sahara occidental.

    Une diplomatie aux abois

    En fait, ces contradictions sont le signe d’un comportement erratique d’une diplomatie marocaine qui a perdu toute crédibilité, indique la même source, qui aboutit à la conclusion que le dénigrement, dont font l’objet le peuple tunisien et les instituions du pays, est motivé par des considérations d’ordre interne liées aux échecs successifs essuyés dernièrement par la diplomatie marocaine dans son entreprise visant à imposer sa vision expansionniste, y compris par le recours aux mensonges et à l’intimidation.

    Même en s’appuyant sur des alliés étrangers à la région, et en dépit de l’acceptation par le royaume chérifien, de transformer le Maroc en une succursale des puissances néocoloniales, Rabat ne semble pas pouvoir mesurer les méandres de sa politique étrangère.

    #Maroc #Tunisie #TICAD8

  • Fin du mandat du Secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe

    Fin du mandat du Secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe

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    Selon Taqadomy, aujourd’hui, mardi, prend fin le mandat de l’actuel secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe, Taïeb Bakouche, officiellement désigné en mai 2016 et qui a pris ses fonctions en août de la même année.

    « Bakouch a d’ores et déjà envoyé un mémorandum aux cinq pays afin de le prolonger pour un second mandat », précise la source. Et d’ajouter que « pour l’heure, aucune réponse n’est parvenue au requérant de la part des États membres ».

    Selon le règlement intérieur de l’Union, le Secrétaire général restera en poste jusqu’à la nomination d’un successeur.

    Or, une telle éventualité est peu probable à l’heure actuelle, car la région subit l’impact de divergences politiques sans précédent entre certains États membres. D’abord la rupture des relations entre le Maroc et l’Algérie, en plus de la crise diplomatique entre la Tunisie et le Maroc.

    Le secrétaire général de l’Union avait convoqué un sommet des Ministres des Affaires Étrangères des pays maghrébins, afin de discuter des questions en suspens, et il attend toujours les réponses du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, après l’approbation de la Mauritanie et de la Libye.

    #UMA #Maghreb #Maroc #Mauritanie #Algérie #Tunisie #Libye #Taïeb_Bakouche