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  • UA: Le Maroc renouera-t-il avec la politique de la chaise vide?

    UA: Le Maroc renouera-t-il avec la politique de la chaise vide?

    Union Africaine, Maroc, Tunisie, TICAD 8, Sahara Occidental,

    Le Maroc a brillé une nouvelle fois à Tunis par la politique de la chaise vide en refusant d’assister à la 8e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD-8) en réaction à la participation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

    Le siège du Maroc est resté vide samedi et dimanche aux travaux de la TICAD-8 pour protester contre l’accueil par le président tunisien Kaïs Saïed, du président sahraoui, Brahim Ghali qui s’est déplacé à Tunis à la tête d’une importante délégation pour représenter son pays – membre fondateur de l’Union africaine (UA) – lors de cet événement.

    L’attitude des autorités marocaines trahit le sentiment d’un échec cinglant dans la réalisation des objectifs de son adhésion en 2017 à l’Union Africaine. Selon Boubker Jamaï, Bourita et son équipe étaient persuadés que l’UA allait chasser la RASD immédiatemet après leur adhésion à l’organisation panafricaine.

    #Maroc #Union_Africaine #Tunisie #TICAD8 #Sahara_Occidental

  • La situation au Maroc vue par des démocrates marocains

    La situation au Maroc vue par des démocrates marocains

    Maroc, Tunisie, Algérie, Sahara Occidental, المغرب

    المشهد السياسي في المغرب: تحليل على ضوء المستجدات

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    #Maroc #Tunisie #Algérie #Sahara_Occidental #TICAD

  • Le SNJT dénonce la propagande du Makhzen contre la Tunisie

    Le SNJT dénonce la propagande du Makhzen contre la Tunisie

    Maroc, Tunisie, TICAD 8, Syndicat National des Journalistes Tunisiens, SNJT,

    Dans un communiqué rendu public aujourd’hui, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), a tenu à dénoncer la campagne médiatique et la propagande hostile à la Tunisie, lancée par les médias marocains, suite à la participation du Président Brahim Ghali à la 8e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD8), tenue à Tunis.

    Pour le SNJT, les médias marocains appuyés par certains réseaux étrangers à la région, essayent de faire sortir le malentendu diplomatique entre la Tunisie et le Maroc, de son contexte officiel, à travers des campagnes de désinformation et de dénigrement contre la Tunisie.

    Le SNJT, a appelé à l’arrêt de ces campagnes, a également appelé les forces politiques, la société civile et les médias tunisiens, à la mobilisation générale et à mettre les différents politiques internes de côté, pour défendre l’image et les intérêts vitaux de la Tunisie.

    « Ces campagnes de désinformation et de dénigrement, visent le Peuple et les Instituions de la Tunisie, à travers des manipulations médiatiques et avec le soutien et l’appui de cercles occultes qui visent à porter atteinte à la Tunisie…Nous appelons l’ensemble des mouvances politiques, la société civile et les médias de la Tunisie à la mobilisation générale pour soutenir la Tunisie et ses intérêts, face à ces attaques calamiteuses au service d’agendas politiques étrangers » rapporte le SNJT dans son communiqué.

    APS

    #Maroc #Tunisie #TICAD8 #SNJT

  • Mercato: Les joueurs algériens très courtisés au Maroc

    Mercato: Les joueurs algériens très courtisés au Maroc

    Algérie, Maroc, football, Tunisie, Botola Pro, Abdelhak Benchikha, Toufik Moussaoui,

    Par Ali Nezlioui

    Après la Tunisie, destination le Maroc. En effet, les joueurs algériens débarquent en nombre dans le Royaume chérifien, cet été, après avoir déserté leur ancien eldorado, la Tunisie. Ils sont nombreux à avoir opté pour des clubs marocains, durant l’intersaison, en dépit des relations tendues sur le plan politique entre les deux pays.

    Cela ne les a pas empêché de rejoindre la «Botola Pro» où exerce déjà Abdelhak Benchikha en tant qu’entraîneur, à la Renaissance sportive de Berkane, plus précisément. Le dernier en date, le gardien Toufik Moussaoui qui a signé, ce samedi, au profit de l’Olympique Khouribga en provenance du CRB. Khouribga qui compte déjà un Algérien dans son effectif, l’arrière-gauche Mohamed Walid Bencherifa. Le Moghreb de Fès a accueilli, quant à lui, Oussama Darfelou l’ancien attaquant de l’USMA qui a préféré quitté les Pays-Bas pour probablement relancer sa carrière lui qui a disparu des radars, ces derniers mois.

    Ce n’est pas le cas de Yousri Bouzok, un joueur très courtisé par des clubs locaux comme le MCA et le CRB qui lui ont proposé un contrat en or. Mais finalement le joueur formé au Paradou a choisi de s’expatrier en posant ses valises au Raja de Casablanca. Il n’est pas le seul joueur algérien ayant opté pour le prestigieux club marocain. Il y retrouvera le gardien Gaya Merbah, son ancien coéquipier au PAC, Abderaouf Benghit, ainsi que le méconnu Mahdi Boukassi. Bouzok ne sera certainement pas dépaysé au Maroc.

    Le WAC, pour sa part, a recruté l’Algérien Imadeddine Boubekeur pour remplacer son défenseur central Ashraf Dari parti à Brest. D’autres formations marocaines de première division se sont également mises à la mode algérienne. Le MC Oujda, l’équipe la plus «algérienne» du Maroc, a embauché l’avant-centre Ali Haroun depuis le mois de janvier dernier.

    Enfin, l’Ittihad de Tanger a jeté son dévolu sur l’éternel joueur prometteur Abdellah El Mouden. Pratiquement la moitié des clubs marocains ont recruté des joueurs algériens, cet été en prévision de la nouvelle saison qui démarrera dans quelques jours. Il se peut même que l’international Hocine Benayada vienne s’ajouter à la liste, puisqu’on parle de lui au Wydad de Casablanca.

    On se souvient qu’au début des années 90, de nombreux internationaux algériens ont «émigré» au Maroc, à l’instar de Mohamed Rahem, Abdelkader Tlemcani, le gardien Benmiloud Benbella qui a fait les beaux jours du FUS de Rabat. Une mode qui apparemment est de retour dans un climat politique pourtant peu favorable. Mais visiblement, les footballeurs ne réfléchissent pas comme les politiques. Et c’est tant mieux !

    Ali Nezlioui

    L’Echo d’Algérie, 29/08/2022

    #Algérie #Maroc #Tunisie #Football


  • Diplomatie : à quoi joue le Maroc ?

    Diplomatie : à quoi joue le Maroc ?

    Maroc, Tunisie, TICAD 8, Union Africaine, Sahara Occidental, Brahim Ghali,

    Depuis vendredi, le Maroc et la Tunisie sont brouillés. Le royaume reproche la présence du président de la RASD à Tunis, pour le sommet Japon-Afrique. Une invitation pourtant prévue de longue date et légitime…

    Août 2017, à Yokohama, au Japon. Alors que la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) se termine, les chefs d’Etat et ministres des Affaires étrangères invités au sommet Japon-Afrique posent ensemble, unis. Sur la photo souvenir, le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita, souriant, pose aux côtés de ses homologues. A seulement quelques rangs de lui sur la gauche, on aperçoit Brahim Ghali, président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Le Japon a toujours pris soin d’inviter ce dernier, sur recommandation de l’Union africaine (UA), depuis le lancement de la Conférence de Tokyo.

    Mais cette année, le Maroc a joué des coudes pour que Brahim Ghali ne soit pas présent, à Tunis. Mais ce vendredi, le président de la RASD était bien sur le tarmac de l’aéroport Tunis-Carthage. Le patron du Polisario y a été accueilli dès la descente de son avion par le président tunisien Kaïs Saïed, comme ce dernier l’a fait avec tous les présidents invités au sommet Japon-Afrique. Saïed et Ghali ont ensuite discuté dans le salon présidentiel de l’aéroport. De quoi provoquer l’ire du Maroc, qui a immédiatement annoncé sa non-participation après l’événement après cet « acte grave et inédit ».

    La RASD invités aux précédentes éditions

    Inédit ? Pas tant que cela. En 2017, au Mozambique, en pleine Ticad, une bagarre avait éclaté entre représentants marocains et sahraouis. La cérémonie d’ouverture avait d’ailleurs dû être retardée de trois heures après ces heurts. Le ministre des affaires étrangères sahraoui Mohamed Salem Ould Salek avait finalement pu s’asseoir, malgré les pressions marocaines… au sein de la délégation mozambicaine.

    Si le Maroc feint aujourd’hui la surprise de découvrir la présence de Brahim Ghali à Tunis, on est loin d’un événement inédit. Selon plusieurs sources proches de l’Union africaine, en juillet dernier, le Maroc avait tenté de convaincre l’UA de faire exclure la RASD de la liste des invités de la Ticad 2022. Mais le Conseil exécutif de l’UA avait appelé à la participation du Sahara occidental au sommet de Tunis. Après les déclarations marocaines de ce week-end, le ministère tunisien des Affaires étrangères a rappelé que « la Tunisie respecte les résolutions des Nations unies et celle de l’Union africaine » et indique que l’invitation de la RASD provenait de la diplomatie japonaise, là où le Maroc assurait que la Tunisie avait invité « unilatéralement » Brahim Ghali, « contre l’avis du Japon et en violation du processus de préparation ».

    Dans les coulisses du palais de Carthage, l’agacement est de mise. Une source proche du président tunisien estime que « le Maroc a manqué de respect aux hôtes du sommet, la Tunisie et le Japon ». Une « indélicatesse diplomatique » de la part du royaume, qui appelait ses partenaires, il y a quelques jours encore, via le roi Mohammed VI, à se prononcer en faveur du plan marocain au Sahara occidental. Ce sont surtout les propos marocains qui ont choqué Tunis : l’acte dénoncé par Rabat, selon les mots de la diplomatie marocaine, « heurte profondément les sentiments du peuple marocain ». « Les autorités marocaines tentent de dire qu’ils sont soutenus par leur peuple, mais c’est faux. Les Marocains sont majoritairement contre la normalisation des relations marocaines avec Israël », précise un ancien ministre tunisien des Affaires étrangères qui voit là une « israélisation de la diplomatie marocaine ». Autrement dit, une diplomatie de plus en plus agressive.

    Un simple prétexte de la part du Maroc ?

    D’autant que la brouille entre les deux pays au sujet de la RASD est tout de même étonnante lorsque l’on sait à quel point la Tunisie a toujours affirmé sa volonté de neutralité vis-à-vis de ce dossier. Cet accrochage avec la Tunisie ne serait-il pas un prétexte, pour le royaume, de créer un rapport de force avec la Tunisie ? Quitte à réécrire les événements. Car comme le précise le ministère tunisien des Affaires étrangères, la Tunisie est étonnée de « la désinformation pratiquée par le Maroc ». Selon le politologue tunisien Khelil Rekik, « le Maroc n’a jamais pardonné à la Tunisie le fait qu’elle soit parvenue à obtenir l’organisation de la Ticad et du sommet de la francophonie, prévu en novembre, auxquels les Marocains aspiraient ».

    Il y a en effet peu de raisons pour le Maroc d’être étonné de la présence sahraouie à Tunis. « Pourquoi est-ce que Mohammed VI et Nasser Bourita avaient alors accepté d’être sur la même photo que le président Ghali lors des trois dernières éditions de la Ticad », demande un journaliste tunisien.

    Reste désormais à savoir quelle sera la suite, après les rappels des ambassadeurs respectifs de deux pays. Du côté de l’Union africaine, Macky Sall tentera certainement d’entamer des discussions entre les deux parties. De son côté, le président de la Cedeao et président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, aurait lui aussi quitté la Tunisie et refusé de participer à la Ticad pour protester contre la présence de la RASD. Là aussi, la réaction du patron de la Cedeao étonne à Tunis.

    Mongi Khadraoui est journaliste, ancien secrétaire général du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

    Le journal de l’Afrique, 29/08/2022

    #Maroc #Tunisie #TICAD8 #Sahara_Occidental #Union_Africaine

  • La dépénalisation du cannabis est-elle possible au Moyen-Orient?

    La dépénalisation du cannabis est-elle possible au Moyen-Orient?

    Maroc, Tunisie, Algérie, cannabis, marijuana, Moyen Orient, Liban,

    Analyse par Alexandra Blackman et Farah Samti

    Le 1er janvier, la police tunisienne aurait arrêté quatre personnes à Tunis avec de la marijuana dans leur voiture. Leurs arrestations sont intervenues presque exactement un an après que le ministre tunisien de la Justice a déclaré que le pays était confronté à une crise de son système pénitentiaire, exacerbée en grande partie par les dures lois antidrogue du pays. Ces deux événements – et les efforts visant à supprimer les sanctions pour consommation de marijuana – illustrent à la fois les réalisations et les obstacles à la réforme des peines liées à la drogue dans le cadre d’efforts plus larges de réforme judiciaire et du secteur de la sécurité dans la Tunisie post-révolutionnaire.

    Lien entre condamnation pour drogue et surpopulation carcérale

    En 1992, le gouvernement tunisien a promulgué la loi 52, qui a renforcé la criminalisation de la drogue et imposé de lourdes peines de prison obligatoires. Pour simple possession de petites quantités de marijuana, un primo-délinquant devait être condamné à un à cinq ans et à une amende de 400 $ à 1200 $. Les personnes accusées de cultiver ou de distribuer des stupéfiants encouraient de six à 10 ans une amende de 2000 $ à 4000 $. Les personnes liées à des groupes de passeurs encouraient des peines obligatoires de 20 ans à perpétuité, en plus d’amendes allant de 40000 $ à 400000 $.

    Les juges n’ont eu aucun pouvoir discrétionnaire de réduire l’une de ces peines minimales à la lumière de circonstances atténuantes ou de la disponibilité de mesures disciplinaires alternatives.

    Fin 2016, la Tunisie abritait plus de 23000 prisonniers, alors que la capacité officielle du système pénitentiaire tunisien est estimée à 18 000. Un tiers de ces prisonniers sont là pour des délits liés à la drogue – et la majorité des affaires de drogue impliquent de jeunes hommes pris avec de petites quantités de marijuana. Rien qu’en 2016, plus de 56 % des personnes arrêtées étaient détenues pour consommation de drogue, principalement de cannabis.

    Efforts de réforme dans la région

    Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les peines associées à la possession et à l’usage de cannabis restent sévères étant donné le mouvement mondial vers la dépénalisation. La peine de mort est autorisée pour les délits liés à la drogue dans 14 des 19 pays de la région (bien que seule une poignée de ces pays procèdent régulièrement à de telles exécutions). Comme la Tunisie, de nombreux pays connaissent également la surpopulation carcérale.

    Mais les efforts de réforme se multiplient dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Au Liban, Skoun, une organisation de la société civile basée à Beyrouth, travaille depuis 2011 pour réduire les peines pénales liées à la consommation de drogue et améliorer les services de lutte contre la toxicomanie dans le pays.

    Au Maroc, l’un des plus grands producteurs de marijuana au monde, le gouvernement oscille entre la répression et l’acceptation tacite de la culture du cannabis, en particulier dans la région appauvrie du Rif – où la culture de la marijuana représente un pilier des moyens de subsistance des paysans. En 2014, le Parti marocain de l’authenticité et de la modernité, dont le fondateur Fouad Ali El Himma est un proche conseiller du roi Mohammed VI, a publié un projet de loi visant à légaliser la culture de la marijuana à des fins médicales tout en maintenant l’interdiction de l’usage récréatif.

    En Tunisie, le gouvernement a doublé ses efforts en adoptant une loi en 2015 réaffirmant la loi 52. Dans le même temps, des groupes de défense des droits humains et des militants de la société civile ont multiplié les appels à la réforme. Ces organisations de la société civile ont souligné comment la loi 52 cible les jeunes hommes issus de communautés marginalisées et ont attiré l’attention sur les coûts économiques et sociaux. Souvent, ceux qui ont déjà été condamnés pour des infractions liées à la drogue, même mineures, n’ont aucune voie vers la réintégration dans la main-d’œuvre tunisienne.

    Alors que les membres des différents partis politiques tunisiens n’étaient pas d’accord sur l’opportunité d’abroger complètement la loi 52, un consensus s’est formé autour de la réduction des peines de prison pour les primo et récidivistes accusés de consommation de marijuana.

    Le 15 mars 2017, le gouvernement tunisien a publié des règlements permettant aux juges de gracier les accusés dès que leur jugement est rendu afin d’éviter une peine de prison. La loi 52 a été modifiée – et les juges ont désormais un pouvoir discrétionnaire dans la détermination de la peine pour les deux premières infractions liées à la drogue. Ils peuvent envisager des circonstances atténuantes et recommander des alternatives à la prison, telles qu’une évaluation médicale et un traitement. Le 15 mai 2017, un tribunal correctionnel de Tunisie a prononcé la première peine modifiée : un an de prison avec sursis et 1 000 TND d’amende. Les groupes de défense des droits de l’homme et les militants de la société civile ont salué le changement, mais ont également approuvé d’autres changements, arguant que la discrétion judiciaire a ses propres limites et risques.

    Depuis lors, plusieurs ministres du gouvernement ont exprimé le besoin de nouvelles réformes. Des dirigeants d’Ennahda, le principal parti politique islamiste, ont également exprimé leur soutien à la réforme. Alors que beaucoup disent vouloir réduire les peines sévères, la dépénalisation complète des infractions liées à la marijuana semble une perspective très lointaine.

    Voies vers un plus grand soutien du public

    Dans une recherche d’opinion publique en cours en Tunisie, nous examinons le soutien ou l’opposition du public aux politiques de réforme de la justice pénale. En juillet 2017, nous avons mené une enquête d’opinion publique demandant aux répondants d’indiquer dans quelle mesure ils étaient d’accord ou en désaccord avec une variété de politiques proposées pour lutter contre l’extrémisme violent en Tunisie.

    Bien que notre question ait cadré la dépénalisation dans le contexte spécifique de l’extrémisme et de la surpopulation carcérale, les résultats indiquent que, compte tenu de ce cadrage, environ 60 % des répondants s’opposent à la dépénalisation des délits mineurs liés à la drogue, près de 45 % des répondants déclarant qu’ils s’y opposent fermement. les mesures.

    Des changements dans la façon dont le gouvernement procède et signale les arrestations liées à la drogue représenteraient une étape importante dans la construction d’un plus grand soutien public pour la dépénalisation de la consommation de drogue.

    Alors que la Tunisie s’efforce de réduire les sanctions pénales associées à la marijuana, nos réponses à l’enquête suggèrent également que le travail des militants de la société civile devrait se concentrer sur la défense de la dépénalisation ou de la dépénalisation directement auprès du public, en plus de plaider pour le changement parmi les élites politiques.

    Alexandra Blackman est doctorante en sciences politiques à l’université de Stanford.

    Farah Samti est boursière Fulbright et candidate à la maîtrise en études internationales à l’Université de l’Oregon.

    The Washington Post, 20 avril 2018

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    #Maroc #Cannabis #Marijuana

  • Isolé, le Maroc gagné par l’hystérie

    Isolé, le Maroc gagné par l’hystérie

    Maroc, Tunisie, Sahara Occidental, TICAD 8, Union Européenne, Josep Borrell, Union Africaine, Japon,

    Le qualificatif qui sied le plus au comportement du Makhzen est incontestablement «hystérique». Oui, le Maroc de Mohammed VI est gagné par l’hystérie. Ce sentiment qui révèle un état d’extrême panique s’explique notamment par le fait que ses innombrables tentatives pour faire main basse sur le Sahara Occidental se sont toutes soldées par des échecs patents. Cela vaut autant pour le plan juridique que pour le domaine diplomatique.

    Au niveau juridique, le Makhzen a perdu toutes batailles. Et cela depuis longtemps. Aucune institution internationale et aucun ensemble géopolitique ne reconnaît la prétendue « marocanité » du Sahara Occidental. Malgré les sommes colossales investies dans le lobbying et l’achat de personnalités politiques notamment en Europe, Rabat ne compte, à ce jour, aucun allié de poids sur la scène internationale capable de faire pencher la balance en sa faveur au Conseil de sécurité de l’ONU. Même les Etats-Unis qui ont souvent affiché une certaine complaisance à l’égard du Makhzen reviennent doucement mais sûrement sur la décision de Trump.

    L’Union européenne qui semblait acquise à Mohammed VI s’en tient aussi aux résolutions de l’ONU sur le conflit du Sahara Occidental. Le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Joseph Borrell, a d’ailleurs fait la semaine dernière une déclaration à la chaîne publique espagnole TVE 1, dans laquelle il a souligné la nécessité de consulter le peuple sahraoui qui est le seul à même de décider de son avenir. La sortie du chef de la diplomatie européenne a fait beaucoup de mal aux autorités marocaines qui se gargarisaient il y a peu d’avoir mis les Européens dans leur poche. Cela à tel point que le MAE marocain a annulé une rencontre avec Joseph Borrell.

    L’autre balle assassine est venue des Allemands qui, malgré qu’ils ont accepté de jeter un coup d’œil à l’arnaque politique appelée « plan d’autonomie marocain » restent respectueux des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU se rapportant au conflit du Sahara Occidental. La ministre fédérale allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a réitéré à ce propos jeudi le soutien de son pays au processus mené par les Nations unies pour une solution politique « réaliste » et « durable » au dossier du Sahara occidental. Dans le document, tous les observateurs auront noté qu’il est question du « Sahara occidental », appellation que Rabat a acceptée pour désigner les territoires occupés. Les deux parties ont convenu, en outre, de « l’exclusivité de l’ONU dans le processus politique » et « réaffirment également leur soutien à la MINURSO » (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental), un aveu implicite du Maroc que la solution à ce dossier passe par la tenue d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui.

    Et enfin, le coup de grâce a été porté jeudi au Maroc par le président tunisien Kaïs Saied qui a refusé d’obéir aux injonctions du Makhzen et d’interdire au président de la République arabe Sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, de participer aux travaux de la TICAD 8 (Sommet Afrique-Japon) qui se tiennent actuellement à Tunis. L’exigence du Makhzen est surréaliste du moment que la RASD est membre fondateur de l’Union africaine (UA). Rien qu’à ce titre, les Sahraouis ont le droit le plus absolu de participer à tous les rendez-vous de UA. Même Kaïs Saied n’aurait pas eu le droit de tenir à l’écart le président de la RASD. La réaction hystérique du MAE marocain Nacer Bourita à l’égard de la Tunisie a étonné les observateurs surtout que Mohammed VI a fini par prendre l’habitude de croiser Brahim Ghali dans le sommet de l’Union africaine et surtout de se faire à l’idée que la RASD est une réalité incontournable. La décision de Bourita de rappeler l’ambassadeur du Maroc à Tunis traduit en réalité le profond désarroi du Makhzen sur la question du Sahara Occidental.

    Nullement impressionné par les gesticulations du Maroc, la Tunisie a elle aussi rappelé son ambassadeur à Rabat pour consultations suite à la réaction marocaine « inacceptable ». Dans un communiqué publié, hier, le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé ainsi son « profond étonnement face à ce qui a été déclaré dans un communiqué du Royaume du Maroc ». Insistant sur « sa neutralité et son respect pour la légalité internationale », la Tunisie s’est dite engagée « à respecter les résolutions onusiennes au même titre que celles de l’Union africaine (UA) dont le pays est l’un des membres fondateurs ». « Il convient de préciser dans ce cadre que l’Union africaine, en tant que principal participant à cette conférence, avait appelé tous ses membres, y compris la RASD, à y prendre part », ajoute la même source.

    Balayant d’un revers de la main les allégations mensongères de la diplomatie marocaine, le ministère tunisien des Affaires étrangères n’a pas manqué également de préciser que l’UA avait ensuite adressé une invitation individuelle, à la RASD, en application des décisions de son Conseil exécutif lors de la réunion les 14 et 15 juillet à Lusaka, en présence d’une délégation marocaine. Il n’y a pas à dire, le Maroc est isolé et dos au mur. De plus, il a été pris en flagrant délit de mensonge. Au-delà, le Makhzen confirme qu’il est un danger pour toute la région.

    La Sentinelle, 28/08/2022

    #Maroc #Tunisie #Sahara_Occidental #TICAD

  • TICAD 8 : La déclaration de Tunis

    TICAD 8 : La déclaration de Tunis

    Tunisie, Union Africaine, TICAD 8, Japon,

    Tunis,28 août (TAP). – « La Déclaration de Tunis est un document qui prend en charge les priorités du Continent et une bonne synthèse de la Huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8) », a indiqué le président du Sénégal, Macky Sall au cours de la conférence de presse de clôture de la TICAD 8 qui se tient, les 27 et 28 août, à Tunis.« Il s’agit à présent de s’aligner sur cette déclaration et sur le plan d’action de Yokohama qui a été actualisé après la Covid-19, de se mettre au travail avec le budget alloué (30 milliards de dollars) durant ces trois années et d’accélérer la mobilisation et les décaissements pour réaliser les objectifs », a-t-il appuyé.

    Le président sénégalais a souligné que les engagements du premier ministre japonais, Fumio Kishidaa permettront d’avancer dans la réalisation des programmes économiques du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

    Sall a mis l’accent, dans ce cadre, sur l’importance des thématiques débattus qui sont au cœur des préoccupations de l’Afrique ; à savoir la transformation de l’Afrique par une croissance vigoureuse, la résilience et l’adaptation face à des crises majeures, outre la paix et la sécurité durable.

    « Malheureusement l’Afrique est devenue le ventre du terrorisme international, nous avons plaidé pour une réponse globale face à un péril global. En Asie, lorsqu’il s’agit de combattre l’Etat islamique des coalitions mondiales ont été constituées, 200 mille soldats ont été mobilisés et des centaines de milliards de dollars dépensés, tandis qu’en Afrique seulement un soutien est accordé à travers des missions de paix », a-t-il ajouté.

    « Ce n’est pas la réponse attendue qui permet de mettre terme au terrorisme dans le continent, nous comptons sur le plaidoyer du Japon afin que le débat de la lutte contre le terrorisme soit sérieusement pris en compte par le Conseil de Sécurité des Nations Unies dont c’est la mission première » a-t-il indiqué.

    Et d’ajouter que ce phénomène déstabilise le Continent et l’empêche d’atteindre ses objectifs de développement.

    Le responsable a appelé le Conseil de Sécurité de l’ONU et les pays contributeurs à prendre en considération ce phénomène pour permettre aux forces africaines de prendre en charge la lutte contre ce fléau.

    Sall a évoqué par ailleurs la question de la transition énergétique verte, soulignant que l’Afrique qui n’est responsable que de 3% des émissions de CO2, doit tout d’abord profiter de ses ressources énergétiques de base pour assurer son développement et rendre son économie compétitive tout en respectant la lutte contre le réchauffement climatique. La Tunisie, deuxième pays africain à organiser cet événement après le Kenya, en 2016, avait obtenu l’accord d’accueillir la « TICAD 8 », à l’issue de la 33ème session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) tenue, les 9 et 10 février 2020, à Addis-Abeba en Ethiopie.

    La TICAD 8 s’est tenue, les 27 et 28 août, au Palais des Congrés à Tunis, en présence du président de la République, Kaïs Saïed, du président sénégalais, Macky Sall, du premier ministre japonais, Fumio Kishida (via la plateforme de visioconférence Zoom) et de 20 chefs d’Etat et de gouvernement africains. Plus de 300 personnalités ont participé à cette conférence, à savoir 66 délégations officielles représentant 48 pays (ministres des affaires étrangères, de l’Economie et du Commerce, corps diplomatique..) , des organisations régionales et internationales, des représentants de la société civile, outre 120 journalistes…

    La TICAD 8 est organisée conjointement, par le Japon, la Commission de l’Union africaine (CUA), l’ONU, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque mondiale (BM).

    TAP, 28/08/2022

    #Tunisie #Union_Africaine #TICAD #Japon

  • Maroc : Délire diplomatique

    Maroc : Délire diplomatique

    Maroc, Tunisie, TICAD, Sahara Occidental,

    C’est la brouille diplomatique entre le Maroc et la Tunisie. Un premier heurt diplomatique enregistré après le discours du roi Mohammed VI, prononcé le 20 août dernier, à travers lequel il a averti ses partenaires, traditionnels ou nouveaux, à clarifier leur position à propos de son « plan d’autonomie » pour le Sahara occidental, un « prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international », avait-il souligné.

    Le Maroc a décidé de rappeler immédiatement en consultation son ambassadeur à Tunis suite à une invitation adressée au président du Sahara occidental pour participer à la huitième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8), qui se tient en Tunisie.

    Pour le Maroc, l’invitation en question est un « acte grave et inédit, qui heurte profondément les sentiments du peuple marocain et de ses forces vives ». Bien sûr, dans cet ordre d’idées, le Maroc a décidé de ne pas participer à ce sommet.

    Pourtant, la Tunisie n’a commis aucune offense en invitant un chef d’Etat membre de l’Union africaine (UA).

    C’est le contraire qui aurait constitué une entorse au cadre diplomatique régional. En tant que pays hôte de ce sommet, la Tunisie n’a fait qu’adresser une invitation à tous les pays membres de l’Union africaine, dont le Sahara occidental, tant qu’il s’agit d’une conférence Japon-Afrique. Rien de personnel ou de lien direct entre la Tunisie et le Sahara occidental, pour ainsi dire. D’ailleurs, la Tunisie, qui a également rappelé son ambassadeur au Maroc, a précisé que c’est le président de l’UA qui a envoyé les invitations aux pays membres.

    Le Maroc entre-t-il dans une phase de délire diplomatique ? Et quelles seraient ses conséquences sur la stabilité de la région et le continent ? Car, à ce rythme des choses, le Maroc va tout droit vers des conflits avec une majeure partie des pays africains, qui entretiennent de bonnes relations avec les dirigeants du Sahara occidental d’Etat à Etat ou dans le cadre de l’UA, et ne lui reconnaissent aucune souveraineté sur le Sahara occidental.

    Source

    #Maroc #Tunisie #Sahara_Occidental #TICAD

  • African Manager : « La mauvaise foi de M6 »

    African Manager : « La mauvaise foi de M6 »

    Tunisie, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, TICAD 8, Japon, Union Africaine,

    Le conflit du Sahara occidental, entre le Maroc et l’Algérie notamment, s’est invité de façon impromptue à Tunis à l’occasion du démarrage des travaux de la 8ème édition de Ticad (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique 2022). La veille de l’ouverture de cette Ticad 8, le Royaume chérifien publiait un communiqué scandalisé de la présence en Tunisie à ce qu’il appelle « le chef de la milice séparatiste », en fait le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) Ibrahim Ghali. Le Maroc pousse le bouchon jusqu’à rappeler son ambassadeur à Tunis, « pour consultation ».

    La réaction tunisienne ne se fait pas attendre, et un communiqué est, le soir même, rendu public par le ministère tunisien des Affaires étrangères. La Tunisie y faisait part de son « refus absolu des accusations « d’hostilité » envers le Maroc et d’atteinte aux intérêts des Marocains et des forces vives marocaines », et rappelle, de son côté, son ambassadeur à Rabat « pour consultation » aussi.

    Le plus important, c’est que le communiqué du MAE tunisien rappelle que « la République Sahraouie avait participé à la 6e édition de la TICAD en 2006 à Nairobi (Kenya) et à la 7e édition tenue en 2019 à Tokyo. Elle a également participé à d’autres rencontres régionales à l’instar du Sommet Afrique-Europe en février 2022 à Bruxelles et en présence d’une délégation marocaine ». La Tunisie estime aussi « qu’il n’existe aucun motif logique justifiant la déclaration du Maroc surtout que la Tunisie a tenu à se conformer à la législation africaine relative aux partenariats et à l’organisation de rencontres », rappelant au passage qu’elle « bannit toute ingérence dans les affaires internes des pays et qui affirme le respect de leurs choix, insiste, tout autant, sur la souveraineté de ses décisions et le respect de ses propres choix ».

    Pourquoi donc le roi du Maroc avait-il choisi la Tunisie pour exprimer ce souci, soudain car après plusieurs autres édition de Ticad où Marocains et Sahraouis étaient présents », de ne pas être là où la RASD est présente ? Est-ce en quelconque relation avec le resserrement des relations, politiques et économiques, entre la Tunisie et l’Algérie ?

    Pourquoi le Maroc et son roi ne s’étaient-ils pas rappelé que la Tunisie n’avait pas fait pareil lorsque le royaume chérifien avait normalisé ses relations, politiques et économiques, avec Israël et n’avait ni publié communiqué, ni rappelé son ambassadeur à Rabat ? Souveraine et respectueuse de la souveraineté des autres, la Tunisie devait-elle la céder devant le Maroc ? C’est du moins ce qu’on comprend de cet article d’un journal marocain proche du pouvoir en place, qui s’offusque que « la Tunisie de Kais Saïed choisit donc l’escalade ». Le Maroc n’était-il pas au courant que la Ticad, est un évènement japonais dont la Tunisie n’est que le pays hôte ? Pourquoi ne pas avoir annoncé son boycott depuis les premiers jours ? Où voulait-il que la Tunisie, hôte d’un évènement panafricain, aille à l’encontre d’une décision de l’UA d’un continent où elle essaie de nouer des relations économiques et commerciales comme le Maroc ?

    African Manager, 27/08/2022

    #Tunisie #Maroc #Algérie #Union_Africaine #Japon #TICAD8