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  • L’Algérie s’impose comme une puissance méditerranéenne

    L’Algérie s’impose comme une puissance méditerranéenne – Espagne, Maroc, Sahara Occidental, Europe, Méditerranée, gaz, Ukraine, Russie,

    L’invasion russe de l’Ukraine, qui a débuté le 24 février, a redéfini la stratégie énergétique de l’UE. Les principales positions sur cette question ont impliqué trois pays : le Nigeria, le Qatar et l’Algérie. Le Nigeria et l’Algérie d’une part, car le réseau de pipelines qui va du Golfe de Guinée à la Méditerranée traverse les deux pays. Et le Qatar, qui a commencé à négocier avec l’Union européenne pour fournir du pétrole et du gaz dans tout l’Est afin d’atténuer les effets de la coupure des liens énergétiques avec la Russie. Dans ce cadre, la Pologne, qui, par l’intermédiaire d’Orlen, distribue le pétrole et le gaz du Golfe Persique, et l’Espagne, point d’entrée de l’un des gazoducs algériens, gagnent en influence régionale en Europe.

    Mais tout a changé lorsque l’Espagne a annoncé son changement de position sur la question du Sahara occidental. De l’évolution dans le cadre de ce qui a été convenu par les Nations Unies et les différentes résolutions, à la défense de la position du Maroc dans laquelle le Sahara Occidental est une région plus marocaine avec un certain degré d’autonomie.

    Ce changement a été effectué de la pire façon possible, et au pire moment, lors du voyage diplomatique de Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté à l’étranger, en Chine. La première réponse que l’Espagne a reçue est venue de la Chine, de manière critique et énergique. Quelques jours plus tard, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la même position.


    L’Algérie, un pays qui avait perdu beaucoup d’influence en raison des crises politiques continuelles, l’a soudainement regagnée et a été renforcée par le revirement brusque de Moncloa sur le Sahara.


    L’Algérie, un pays qui avait perdu beaucoup d’influence en raison de crises politiques continuelles, l’a soudainement regagnée et a été renforcée par le brusque revirement de Moncloa. Cela a non seulement conduit à la résiliation de l’accord gazier avec l’Espagne, mais le gouvernement algérien a également changé de partenaire privilégié, passant de l’Espagne à l’Italie. Toute l’influence énergétique que pouvait avoir la péninsule a disparu d’un seul coup après une rencontre entre le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et Mario Draghi. L’Europe continuerait à avoir du gaz, mais l’Algérie déterminerait comment et avec qui.

    Ainsi, en quelques jours, la Chine a conclu un accord macro-commercial de 7 milliards de dollars avec l’Algérie pour l’extraction de phosphates, et a réussi à retirer l’Espagne de la stratégie énergétique de l’UE à titre de sanction. Et dans un retour aux anciennes traditions, malgré l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les forces armées algériennes ont participé à des manœuvres conjointes avec les forces armées russes près de la frontière avec le Maroc. Ces actions n’ont entraîné aucune conséquence ni aucun avertissement. Une neutralité prononcée en faveur de l’Ukraine, associée au maintien des contacts avec la Russie, à l’attraction des investissements chinois et au maintien d’une voix faisant autorité sur la question du Sahara occidental, définira la diplomatie algérienne en avril.

    Cette semaine, le gouvernement algérien a averti le gouvernement espagnol que s’il fournissait à des tiers le gaz qu’il acheminerait en Espagne, en faisant référence au Maroc, il fermerait également Medgas, le nom du gazoduc reliant l’Algérie et l’Espagne. Les experts considèrent qu’il s’agit d’un avertissement, mais pas d’une menace réelle.

    Les relations de l’Algérie avec les pays du Moyen-Orient sont également pertinentes. Les amitiés avec l’Arabie saoudite, le Qatar, la Syrie, la Turquie et les Émirats arabes unis sont cordiales, et les investissements dans le pays sont en augmentation. Bien qu’elle soit opposée à la normalisation des relations diplomatiques avec Israël, l’Algérie maintient des liens avec les pays qui ont signé les accords d’Abraham. L’annonce de l’amélioration des communications entre Dubaï et Alger grâce à l’établissement de nouvelles liaisons aériennes en est un exemple.

    Pour de nombreuses années encore, le pays d’Afrique du Nord aura la haute main sur la question énergétique européenne et fixera l’agenda dans les pays du Sud.


    Nous aurons maintenant des nouvelles du NMGP – Nigeria Morocco Gas Pipeline, le gazoduc maritime qui fera le tour de la côte africaine depuis les puits du Nigeria jusqu’au Maroc, évitant ainsi l’Algérie. Nous devons être conscients qu’il ne s’agit pas d’un projet à court terme, car les données indiquent qu’il faudra environ vingt-cinq ans pour le mener à bien. S’il est terminé, ce sera en 2046 selon les projets initiaux de 2016 et 2017. Cette alternative ne servira donc pas à atténuer les effets de la crise ukrainienne, pas plus qu’elle ne remplacera le gaz provenant d’Algérie. Par conséquent, pendant de nombreuses années, le pays d’Afrique du Nord aura la haute main sur la question énergétique européenne et fixera l’agenda des pays du Sud.

    En conclusion, l’Algérie se trouve dans une position d’équilibre. Tout en maintenant des contacts de défense avec la Russie, elle soutient l’intégrité de l’Ukraine et aide l’Europe. Tout en se dissociant de la position américaine et des accords d’Abraham, elle établit de meilleures relations avec les pays signataires. Malgré la détérioration des relations diplomatiques avec la France, elle établit des liens avec Rome, qui est le principal allié de la France dans l’UE. Et bien qu’ayant peu d’influence régionale, la position algérienne sur le Sahara Occidental est plus appréciée au Conseil de Sécurité de l’ONU que celle du Maroc.

    Guillem Pursals, politologue titulaire d’un master en sécurité, spécialisé dans les conflits, la sécurité publique et la théorie de l’État.

    El Independiente, 01/05/2022

    #Algérie #Espagne #Maroc #SaharaOccidental #Gaz #Europe #Ukraine #Russie #Méterranée

  • Un avion espion russe traverse l’espace aérien suédois

    Un avion espion russe traverse l’espace aérien suédois

    Un avion espion russe traverse l’espace aérien suédois – Suède, Russie, Ukraine, Finlande,

    Un avion espion russe a brièvement traversé l’espace aérien suédois,

    La nation scandinave a annoncé samedi son état-major en avertie les membres potentiels de l’OTAN après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

    « Un AN-30 russe à hélices s’est écrasé dans l’espace aérien suédois vendredi soir », a écrit la Défense suédoise dans un communiqué, précisant que ses équipes ont suivi tout l’incident et l’ont photographié.

    « Totalement inacceptable »

    « L’avion a volé à l’est de Bournemouth (île danoise dans la région de la Baltique) et ensuite en territoire suédois », a déclaré dans un bref communiqué.

    Le ministre suédois de la Défense a condamné cette incursion. « Cela a simplement été porté à notre connaissance à ce moment-là […] Cette action est non professionnelle et inappropriée compte tenu de l’environnement général de sécurité. La souveraineté suédoise doit toujours être respectée, Peter Hultqvist a écrit à la télévision publique SVT.

    « Nous allons certainement nous opposer par des moyens diplomatiques ». a-t-il ajouté.

    Les Suédois soutiennent les membres de l’OTAN
    Début mars déjà, quatre avions de guerre russes ont brièvement dépassé l’espace aérien suédois à l’est de l’île de Cotland, dans la mer Baltique.

    L’invasion de l’Ukraine par la Russie a conduit à un changement d’avis en Suède sur son non-alignement avec un possible candidat à l’OTAN.

    Selon une étude publiée samedi par l’Institut Novus, 54 % des Suédois sont désormais favorables à l’adhésion à l’OTAN.

    L’espace aérien finlandais a également été envahi

    Les sociaux-démocrates au pouvoir dans ce pays scandinave devraient prendre une décision sur une éventuelle candidature à l’OTAN d’ici le 24 mai.

    En Finlande, les responsables envisagent également d’adhérer à l’OTAN. Début avril, un avion du gouvernement russe, IL-96-300, a traversé l’espace aérien finlandais trois minutes plus tôt.


  • Ferry entre le Maroc et l’Espagne: Des billets plus chers

    Ferry entre le Maroc et l’Espagne: Des billets plus chers

    Ferry entre le Maroc et l’Espagne: Des billets plus chers – Ukraine, carburants, Ramadan, Almeria-Nador, Algésiras- Tanger Med, Barcelone-Tanger Med,

    Les billets de ferry entre le Maroc et l’Espagne ont augmenté de 15 à 52 %, selon l’itinéraire et les compagnies maritimes.

    C’est ce que montrent les recherches de Yabiladi. Les hausses de prix sont en grande partie le résultat de l’augmentation des coûts du carburant en raison du conflit en Ukraine, mais aussi de l’augmentation de la demande en raison de la reprise tant attendue du trafic maritime de passagers entre le Maroc et l’Espagne et des célébrations autour du mois de jeûne du Ramadan.

    Les prix élevés des billets pour les départs des ports du sud de l’Espagne ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Les prix des billets plus chers viennent s’ajouter aux prix plus élevés des routes à péage, des séjours à l’hôtel et du carburant.

    Une famille de deux adultes et deux enfants qui souhaitent traverser le détroit en voiture en mai coûtera plus de 50 % de plus sur certains trajets que les années précédentes.

    La hausse des prix est particulièrement sensible sur la ligne Almeria-Nador. La famille doit payer plus de 492 € à la compagnie maritime Balearia en mai, soit 52 % de plus que les 323 € que la compagnie maritime Naviera Armas a facturés pour le même itinéraire en 2019.

    De Tarifa à Tanger, les billets sont proposés au prix de 327 € par FRS, la seule compagnie maritime opérant sur cette route. Les prix semblent être les mêmes sur les plateformes de réservation telles que Direct Ferries ou Click Ferry. D’Algésiras à Tanger-Med, les tarifs pour la traversée de 90 minutes varient entre 272 € et 284 €, soit 20 % de plus que pendant la saison estivale 2019.

    Pour les traversées entre Barcelone et Tanger-Med, la compagnie maritime italienne Grandi Navi Veloci (GNV) facture 526 €. Remarquablement, ce prix est inférieur aux 650 € facturés par la compagnie maritime Grimaldi pendant la saison estivale 2019.

    Les billets pour les départs du port en France sont plus chers. Les voyageurs ont été contraints de se détourner vers les ports français et italiens les années précédentes en raison de la suspension des services de ferry entre l’Espagne et le Maroc.

    Le prix de la traversée de Sète à Tanger en France est également plus élevé. GNV facture 650 € pour la traversée de 48 heures. La société Balearia propose un trajet plus court et moins cher reliant Sète à Nador (40 heures) pour 621 €. Le trajet était proposé par GNV en 2019 pour 981 € mais les prix ont fortement augmenté l’an dernier pendant la haute saison à 1 473 €.

    Marokko Nieuws, 30/04/2022

    #Maroc #Espagne #Ferry #Transport_maritime #Prix #Tarifs

  • Russie : comment sortir indemne du bourbier ukrainien ?

    Russie : comment sortir indemne du bourbier ukrainien ?

    Russie : comment sortir indemne du bourbier ukrainien ? – OTAN, BRICS, ONU, Vladimir Poutine, Zelensky,

    5 conditions pour que la Russie puise sortir indemne du bourbier ukrainien

    1° Le conflit russo-ukrainien ne doit pas durer plus de 6 mois.

    2° La Russie doit cesser d’exiger le départ du président ukrainien, démocratiquement élu.

    3° Les BRICS doivent clairement soutenir la Russie, face à l’agressivité dangereuse de l’OTAN.

    4° Poutine ne devrait pas entraver les initiatives de l’ONU. Bien au contraire, Il devrait en faire un allié et non pas un ennemi, de plus.

    5° Les pays amis de la Russie, de tous les continents, doivent franchement et indéfectiblement la soutenir face à l’acharnement d’un occident, maintes fois ridiculisé, blessé et humilié par les positions du nouveau Tsar de Russie, sur des questions régionales et internationales majeures.

    Rabah Toubal*

    Diplomatie algérienne, 02/03/2022

    *Ancien diplomate algérien

    #Russie #Ukraine #OTAN #BRICS #Vladimir_Poutine #Occident




  • Ukraine: Plus de 140 avions et 110 hélicoptères détruits -TASS-

    Ukraine: Plus de 140 avions et 110 hélicoptères détruits -TASS-

    Ukraine: Plus de 140 avions et 110 hélicoptères détruits -TASS- 658 drones, Russie, guerre,

    MOSCOU, 30 avril. /TASS/. Les forces russes ont éliminé plus de 140 avions de combat, 110 hélicoptères et 650 véhicules aériens sans pilote depuis le début de leur opération militaire spéciale en Ukraine, a déclaré samedi le porte-parole du ministère russe de la Défense, le major-général Igor Konashenkov.

    Les troupes russes ont également détruit 279 systèmes de missiles sol-air ukrainiens, 2 656 chars et autres véhicules blindés de combat, 307 systèmes de lance-roquettes multiples, 1 189 canons et mortiers d’artillerie de campagne et 2 492 véhicules à moteur militaires spéciaux, a déclaré le porte-parole. « Au total, les cibles suivantes ont été détruites depuis le début de l’opération militaire spéciale : 142 avions, 112 hélicoptères et 658 véhicules aériens sans pilote », a déclaré le général.

    Des missiles de précision russes à lancement aérien ont frappé cinq sites militaires ukrainiens pendant la nuit, dont quatre dépôts de munitions et de carburant, a déclaré Konashenkov. « Des missiles de précision lancés par voie aérienne ont frappé cinq cibles militaires ukrainiennes pendant la nuit, dont quatre dépôts de munitions et de carburant près des colonies de Berezovoye, Vozdvizhenka, Pokrovskoye et Barvenkovo ​​ainsi qu’une zone de main-d’œuvre et de matériel militaire accumulés par les nationalistes », a déclaré le porte-parole.

    Des avions de combat russes ont anéanti neuf zones de rassemblement de main-d’œuvre et d’équipements militaires ukrainiens et éliminé plus de 120 nationalistes du jour au lendemain, a déclaré Konashenkov. « Les avions tactiques opérationnels et d’aviation de l’armée des forces aérospatiales russes ont frappé neuf zones de main-d’œuvre et de matériel militaire ukrainiens amassés et ont éliminé plus de 120 nationalistes, quatre chars et six pièces d’armure », a déclaré le porte-parole.

    Les troupes de missiles russes ont frappé quatre sites militaires ukrainiens pendant la nuit, dont deux centres de commandement, une batterie de systèmes de lance-roquettes multiples (MLRS) et un radar, a déclaré Konashenkov. « Les troupes de missiles ont éliminé quatre cibles militaires ukrainiennes du jour au lendemain : deux centres de commandement de l’armée ukrainienne, une batterie de lance-roquettes multiples et une station radar », a déclaré le porte-parole.

    Les troupes d’artillerie russes ont frappé 389 sites militaires ukrainiens pendant la nuit, dont 15 dépôts de missiles/d’artillerie et de munitions, a déclaré Konashenkov. « Tout au long de la nuit, des unités d’artillerie ont frappé 389 installations ennemies, dont 35 centres de commandement, 41 bastions, 169 zones de masse de main-d’œuvre et d’équipements militaires, 33 positions d’artillerie ainsi que 15 dépôts d’armes et de munitions de missiles/artillerie », a déclaré le porte-parole.

    Les forces de défense aérienne russes ont éliminé 18 drones ukrainiens, dont trois véhicules aériens sans pilote (UAV) Byaraktar TB2 et deux roquettes Smerch, a déclaré Konashenkov. « Les systèmes de défense aérienne russes ont abattu 18 véhicules aériens sans pilote ukrainiens, dont trois drones Bayraktar TB2 au-dessus des communautés de Gorlovka, Chervony Oskol, Petmanovo, Kramatorsk, Kozinka, Karpovka, Putilino, Novoakhtyrka, Veliky Liman et Peremoga », a déclaré le porte-parole.

    Les forces de défense aérienne russes ont également abattu deux roquettes de systèmes ukrainiens de lance-roquettes multiples Smerch au-dessus des colonies de Gorlovka dans la République populaire de Donetsk et de Snezhkovka dans la région de Kharkov, a déclaré le général.

    TASS, 30/04/2022

    #Russie #Ukraine #Guerre

  • L’autre enjeu de la guerre: le Sud

    L’autre enjeu de la guerre: le Sud – Russie, Ukraine, OTAN, Occident, Syrie, Libye, Afghanistan, Palestine, Sahel, crimes de guerre, massacres,

    Des “intellectuels” du sud (arabes et africains de diverses et multiples nationalités, obédiences tribales ou confessionnelles…) ont été invités à manifester leur soutien au camp occidental qui arme les soldats ukrainiens et autres mercenaires venus d’un peu partout des casernes occidentales.

    On les fait larmoyer sur le sort assurément terrible des populations qui subissent ce conflit qui aurait pu être évité mais que les atlantistes ont tout fait pour qu’il soit déclenché.

    Les massacres, les carnages très récents en Afghanistan, en Irak, en Palestine, en Syrie, en Somalie, au Soudan, au Sahel… des œuvres américaines et européennes (sans remonter aux siècles passés), les victimes des désordres écologiques et de l’échange inégal, dont le nombre s’accroît tous les jours sont oubliés ou subrepticement glissés dans de vagues généralités tragiques.

    Pas un mot sur ce monde désordonné, outragé, dévasté, sinon pour consolider les aiguillons émotionnels entièrement formatés par une campagne totalitaire qui dégouline de sentiments (technique manipulatoire facile) et qui prive les citoyens de l’information exacte, de l’analyse distanciée et de l’articulation rigoureuse des causalités, sans parti pris.

    Pourquoi les fait-on pétitionner à la queue leu leu ? Parce que, dans ce conflit, le « reste du monde » est un enjeu. Parce que loin d’être isolée la Russie n’est pas condamnée par la majorité de l’humanité.

    Il faut donc battre militairement la Russie en Ukraine et aussi l’endiguer via la guerre médiatique que l’Occident a entreprise dans les pays belligérants et dans tout le reste de la planète.

    Nos pays sont pauvres, mais ils comptent politiquement et demain économiquement. Et l’Occident et ses supplétifs se rétrécissent.

    Pourtant, les commanditaires de cette pétition se trompent. Les signataires de ce mot sont aphones, inaudibles et inexistants dans leurs pays d’origine. Et d’abord parce qu’ils en méconnaissent la réalité de leur condition.

    Pourquoi ces « intellectuels-là » ont-ils acceptés la charité de leurs noms ?

    Parce que beaucoup d’entre eux sont en équilibre instable, hébergés dans les pays occidentaux où beaucoup d’entre eux occupent des strapontins et vivent de chutes de table.

    Cependant, tous ne portent pas le même uniforme. De plus, il y a la signature et il y a l’intention…

    J’avoue ne pas comprendre ce que fait Leila Shahid dans cette galère. Aucune reconnaissance, pétition, aucune émouvante compassion -et il y en a eu depuis 1948- n’apportera le moindre soulagement au terrible sort de son peuple. Ceux qui aujourd’hui arment l’Ukraine (qui sera en fin de compte la principale victime de cette guerre) sont les mêmes qui étranglent la Palestine.

    Concéder vaguement ne pas l’ignorer ne change rien à l’affaire.

    A tous ceux-là il conviendrait d’envoyer cet entretien qu’un ami a eu l’amitié de me transmettre.

    Jacques Baud : Jacques Baud, sur le conflit Ukrainien : “En quoi ce conflit est plus sanctionnable qu’un autre ?”

    Malheureusement, la plupart d’entre eux sont des cyniques qui connaissent parfaitement les termes de ce débat, les causes de cette guerre et les rouages qui l’ont conçue et menée et qui, pour l’essentiel portent la responsabilité des abominations qu’ils dénoncent.

    Aussi légitime que pourraient le penser les Russes qui ont pris l’initiative de ce mode barbare de résolution de conflits, ne pourront pas -en les imputant aux autorités ukrainiennes- se sortir indemnes des conséquences humaines et morales de leur guerre.

    Djeha, D.

    Bel Abbès Info, 24 avril 2022

    LIRE AUSSI : Russie-Ukraine : Risque d’une d’une 3è guerre mondiale?

    LIRE AUSSI : Ukraine : Une guerre peut en cacher une autre

    LIRE AUSSI : Conseil de guerre sur la base américaine de Ramstein

    #Ukraine #Russie #OTAN #Occident #Crimes_de_guerre #Colonisation #Afghanistan #Syrie #Libye #Somalie

  • L’Afrique, nouveau terrain de chasse au gaz de l’Europe

    L’Afrique, nouveau terrain de chasse au gaz de l’Europe

    L’Afrique, nouveau terrain de chasse au gaz de l’Europe – Russie, Ukraine, Algérie, GNL, instabilité politique, manque d’infrastructures

    L’Afrique est la solution imparfaite aux problèmes de gaz de l’Europe en raison de politiques instables et d’infrastructures limitées.

    MILAN – L’Afrique est devenue le dernier terrain de chasse au gaz de l’Europe. La décision de Moscou de suspendre les livraisons à la Pologne et à la Bulgarie a aiguisé les inquiétudes concernant la dépendance énergétique russe du bloc. Le Premier ministre italien Mario Draghi s’est déjà empressé de signer des accords avec l’Algérie, l’Egypte et la République du Congo pour réduire la dépendance de son pays à Moscou. Les vastes réserves de combustibles fossiles de l’Afrique, la proximité de l’Europe et le marché croissant du gaz naturel liquéfié (GNL) pourraient tenter d’autres leaders. L’instabilité politique et les infrastructures limitées compliquent les choses.

    À première vue, les ressources en hydrocarbures de l’Afrique sont une solution prometteuse à la douleur russe de l’Europe. Le géant italien de l’énergie Eni a déclaré le 11 avril qu’il avait accepté d’augmenter les importations de gaz en provenance d’Algérie, qui détient près de 2,5% des réserves mondiales de gaz, jusqu’à 9 milliards de mètres cubes (bcm) par an d’ici deux ans. C’est un tiers de ce que l’Italie achète à la Russie chaque année. Rome a également signé des accords pour augmenter la production et les importations en provenance d’Égypte et du Congo.

    Les pays d’Afrique du Nord comme l’Algérie et le Maroc peuvent exporter vers l’Europe via les pipelines existants sous la Méditerranée. Mais en construire de nouveaux pour augmenter la capacité prend des années. Les exportateurs peuvent également expédier du gaz sous forme liquide. Le continent produira 73 milliards de m3 de GNL en 2022, estime Rystad Energy. C’est la moitié de ce que l’Europe a importé de Russie l’année dernière, mais bien au-dessus des 50 milliards de m3 de GNL que la Commission européenne a recommandé d’acheter hors de Russie cette année. Pourtant, seuls 7 milliards de m3 de gaz africain ne sont pas encore liés à un contrat. Et tandis que 29 milliards de m3 pourraient être renégociés, des pays comme l’Égypte et l’Algérie donneront la priorité à la hausse de la demande intérieure par rapport aux exportations, selon les analystes d’Oxford Economics. L’Algérie a également averti l’Espagne cette semaine qu’elle couperait l’approvisionnement en gaz s’il était revendu à d’autres pays.

    Le manque d’infrastructures est un autre problème. Des pays comme le Nigeria et le Mozambique possèdent chacun de vastes réserves. Pourtant, la politique désordonnée a entravé les investissements. L’année dernière, TotalEnergies a dû arrêter la construction d’un projet de GNL de 20 milliards de dollars dans le nord du Mozambique en raison d’une insurrection islamiste. A l’inverse, le Congo, qui ne dispose pas encore d’installations de liquéfaction, est dirigé par intermittence par l’homme fort Denis Sassou Nguesso depuis 1979.

    En fin de compte, les États-Unis pourraient être le meilleur pari de l’Europe. Quelque 102 milliards de m3 de GNL nord-américain sont sous contrats flexibles, estime Rystad Energy. Et l’Europe a déjà réussi à importer 12 Gm3 de gaz américain supplémentaire au premier trimestre 2022. Malgré son attrait, l’Afrique offre une solution gazière imparfaite.

    Middle East Online, 29/04/2022

    LIRE AUSSI : Un gazoduc entre l’Espagne et l’Italie contre le gaz russe?

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    #Afrique #UE #Europe #Gaz #Russie #Ukraine

  • Europe supplétive

    Europe supplétive

    Europe supplétive – OTAN, Etats-Unis, Ramstein, Europe, UE, Russie, Ukraine, armes,

    Les États-Unis réunissent 40 ministres de la défense « alliés » (des pays de l’OTAN plus Japon, Australie…) pour les « inviter » à augmenter leur soutien militaire à l’Ukraine et à suivre leur exemple. Les Etats-Unis en sont à 3.7 Mds$ de matériels fournis à l’Ukraine avec les 700 millions supplémentaires votés la semaine dernière.

    Les États-Unis sont « chez eux » en Allemagne. Désormais, il n’y a plus de doute que :

    1.- La guerre en cours est une guerre à la Russie. C’était clair depuis au moins 2014.

    2.- C’est une guerre américaine.

    3.- L’Ukraine est un prétexte, un terrain parmi d’autres et les pays européens ne sont que des supplétifs au mieux aptes à exécuter les ordres qu’on leur donne.

    Alors que le conflit se déroule sur le sol européen et que si ce conflit prenait une dimension plus vaste, plus dangereuse et plus mortifère, ce seront les Européens qui en seraient les premières victimes.

    Si l’Europe avait été maîtresse de son destin, ce serait à Bruxelles que les chefs d’Etat de l’Union se seraient réunis pour décider de la paix et de la guerre sur leur continent.

    L’Europe n’a ni représentant, ni destin. Un ectoplasme conforme au projet du général Marshall forgé en 1945.

    Demain la guerre que l’Amérique a décidé emportera l’Union et ses dirigeants apparaîtront pour ce qu’ils sont : des bavards inconsistants et des escrocs politiques qui auront vendu une fable à leurs concitoyens.

    Si les députés européens avaient la moindre dignité, ils devraient donner leur démission, ainsi d’ailleurs que les pantins qui leurs servent de commissionnaires chargés de fabriquer des “lois” (directives) pour contourner discrètement les parlements nationaux, abusant les opinions qui croient encore à la “démocratie”… Pour une raison très simple : ces marionnettes sont hors d’état de penser en toute liberté et de décider de quoi que ce soit.

    A l’évidence, le plus humilié de tous c’est le peuple allemand qui subit son état depuis près de 80 ans.
    Rien ne laisse penser qu’il en sera différemment demain. Berlin résiste mais, à reculons, finit par consentir.
    La sujétion produit des habitudes difficiles à extirper…

    Bel Abbès Info, 27 avril 2022

    #OTAN #UnionEuropéenne #UE #Europe #Ramstein #EtatsUnis #Russie #Ukraine

  • Conseil de guerre sur la base américaine de Ramstein

    Conseil de guerre sur la base américaine de Ramstein

    Conseil de guerre sur la base américaine de Ramstein – OTAN, Russie, Ukraine, Etats-Unis,

    40 pays ont répondu à l’invitation des Etats-Unis pour une rencontre mardi sur leur base aérienne de Ramstein en Allemagne, consacrée à l’aide multiple à apporter à l’Ukraine pour qu’elle soit à même de repousser l’offensive que les Russes s’apprêtent à mener à l’est. 40 représentants de pays alliés des Etats-Unis, c’est plus que le nombre de pays membres de l’Otan, qui est de 30 seulement. 10 pays étaient donc présents à la réunion qui eux n’appartiennent pas à l’Otan, parmi lesquels la Finlande, la Suède, mais aussi Israël et la Corée du Sud.

    Comme aucune liste des présents n’a été publiée, ni non plus une photo de famille, à vrai dire on ne sait avec certitude qui sont tous ces pays. Ce que l’on sait, et c’est là d’ailleurs le plus important, c’est qu’ils étaient 40. 40 déterminés à tout faire pour infliger à la Russie en Ukraine une défaite stratégique, c’est-à-dire une défaite ouvrant sur son démembrement, le véritable objectif de l’élargissement à l’est de l’Otan. Mais seulement 40, dans un monde qui en compte incomparablement plus. Ce n’est pas suffisant pour isoler la Russie sur la scène du monde.

    Mais c’est suffisant pour lui faire une guerre mondiale par procuration. Pour autant, la réunion n’a débouché sur aucun engagement formel, mais seulement sur des promesses d’envoi d’armes lourdes, conformément aux demandes de l’Ukraine, dont les décideurs s’affirment plus que jamais capables de vaincre la Russie. Par le nombre des pays impliqués, c’est-à-dire les membres de l’Otan plus une dizaine d’autres pays grands alliés des Etats-Unis, la guerre en Ukraine est depuis le début une guerre mondiale, à ceci près qu’elle se déroule tout entière dans un seul pays. Pour peu qu’on y regarde, ceci n’est pas une nouveau.

    Depuis maintenant plus d’une décennie une guerre du même type se déroule dans un autre pays, la Syrie, gagnée pour l’essentiel par celle-ci, grâce à l’aide de la Russie, mais dont la page finale tarde à se tourner. Cette guerre est la première à être mondiale, ce qu’elle est par le nombre de ses protagonistes, et néanmoins confinée dans un seul pays, même si avec l’apparition de Daech, elle a à un certain moment débordé sur l’Irak. L’armée russe est engagée en Syrie, elle l’est bien sûr davantage en Ukraine. Le même homme a été placé à sa tête dans les deux pays : Alexander Dvornikov, ce qui tend à souligner la parenté des deux guerres.

    La réunion de Ramstein n’a pas été présidée par Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, mais par le général Lloyd Austin, le chef du Pentagone. Elle s’est tenue sur une base américaine et sur invitation des Américains. Et pour cause, l’Otan n’est pas officiellement en guerre avec la Russie. Ce n’est pas elle qui arme l’Ukraine, mais ses membres, qui le font à titre individuel. Rien ne les y oblige, sauf la peur de mécontenter les Etats-Unis, leur leader, ou plus exactement leur commandant en chef.

    Ainsi de l’Allemagne qui a fini par se décider à fournir des armes lourdes à l’Ukraine, après avoir longtemps tergiversé, par crainte des représailles russes, en matière énergétique notamment, mais aussi par celle de se trouver engagée contre sa volonté dans une nouvelle guerre, qui elle aussi sera mondiale. Même choix contraint fait par la France d’expédier du lourd. De sorte qu’il est légitime de se demander jusqu’à quand la guerre en Ukraine restera en Ukraine.

    Le Jour d’Algérie, 27/04/2022

    #EtatsUnis #OTAN #Ramstein #Russie #Ukraine

  • Sergueï Lavrov les 9 et 10 mai prochain en Algérie

    Sergueï Lavrov les 9 et 10 mai prochain en Algérie

    Sergueï Lavrov les 9 et 10 mai prochain en Algérie – Russie, Ukraine, médiation, bons offices,

    Par S. Ould Brahim

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, effectuera une visite en Algérie les 9 et 10 mai prochain, a appris ce jeudi 28 avril le Jeune Indépendant de source diplomatique.

    Cette visite a été prévue lors de la visite le 5 avril dernier à Moscou du chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra qui s’est rendu dans la capitale russe dans le cadre d’une mission de bons office dépêchée par la Ligue arabe.

    Lamamra avait effectué cette visite en compagnie des ministres des Affaires étrangères de la Jordanie, du Soudan, de l’Irak et de l’Egypte, en sus du Secrétaire général de la Ligue arabe, afin de lancer des concertations avec la partie russe et de contribuer à trouver une solution diplomatique à la crise ukrainienne. La mission s’était rendu ensuite à Varsovie, en Pologne, pour y rencontrer le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kuleba.

    Lors de cette mission, M. Lavrov a fait part alors à M. Lamamra de son intention de concrétiser prochainement une visite en Algérie qui était prévue de longue date.

    Lavrov qui sera accompagné de plusieurs responsables russes sera reçu par le président de la république Abdelmadjid Tebboune et aura ensuite des entretiens élargis avec Lamamra. Mais la visite n’a été programmée que suite à l’entretien téléphonique entre Tebboune et son homologue russe Vladimir Poutine le 18 avril dernier, a précisé la même source.

    La situation en Ukraine qui a pesé lourdement sur la situation économique des pays arabes notamment en matière d’approvisionnement en céréales sera au centre des discussions entre les deux responsables, selon la même source qui a ajouté que les deux délégations s’attèleront, en parallèle, à préparer la réunion de la 10e session de la commission mixte du partenariat économique qui était prévue en 2021 mais reportée en raison de la pandémie.

    Selon la même source, cette commission devrait se réunir en juin prochain à Alger.

    Le Jeune Indépendant, 28/04/2022

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