Étiquette : Ukraine

  • Ukraine : Moscou évoque le risque de guerre nucléaire

    Ukraine : Moscou évoque le risque de guerre nucléaire – Russie, Etats-Unis, armes, OTAN, drones,

    Moscou évoque le risque de guerre nucléaire alors que les États-Unis et leurs alliés promettent des armes plus lourdes à l’Ukraine

    -La Russie met en garde les États-Unis contre l’armement de l’Ukraine
    -Les États-Unis envisagent des munitions pour les obusiers, les chars et les lance-grenades
    -Le Royaume-Uni va envoyer des ambulances, des camions de pompiers et des fournitures médicales

    BASE AÉRIENNE DE RAMSTEIN, Allemagne/KIEV, 26 avril (Reuters) – La Russie a accusé l’OTAN de créer un risque sérieux de guerre nucléaire en armant l’Ukraine dans une bataille par procuration alors que Washington et ses alliés se sont réunis mardi pour promettre les armes lourdes dont Kiev a besoin pour remporter la victoire .

    Cette semaine, les responsables américains ont changé l’accent, passant de parler principalement d’aider l’Ukraine à se défendre, à parler plus audacieusement d’une victoire ukrainienne portant un coup à la capacité de la Russie à menacer ses voisins.

    Ils ont approuvé des expéditions de centaines de millions de dollars d’armes, y compris de l’artillerie et des drones qu’ils ont retenus d’envoyer dans les phases précédentes de la guerre.

    « Les nations du monde entier sont unies dans notre détermination à soutenir l’Ukraine dans sa lutte contre l’agression impériale russe », a déclaré le secrétaire à la Défense Lloyd Austin, accueillant des responsables de plus de 40 pays à la base aérienne de Ramstein en Allemagne, siège de la puissance aérienne américaine en Europe. . « L’Ukraine croit clairement qu’elle peut gagner, tout comme tout le monde ici. »

    Dans une escalade marquée de la rhétorique russe, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a été interrogé à la télévision d’État sur la perspective d’une troisième guerre mondiale et si la situation actuelle était comparable à la crise des missiles cubains de 1962 qui a failli provoquer une guerre nucléaire.

    « Le danger est sérieux, réel. Et nous ne devons pas le sous-estimer », a déclaré Lavrov, selon la transcription de l’entretien du ministère. « L’OTAN, en substance, est engagée dans une guerre avec la Russie par le biais d’un mandataire et arme ce mandataire. La guerre signifie la guerre. »

    Le président des chefs d’état-major interarmées américains, Mark Milley, qui s’est rendu à la réunion de mardi, a déclaré aux journalistes que les prochaines semaines en Ukraine seraient « très, très critiques ».

    « Ils ont besoin d’un soutien continu pour réussir sur le champ de bataille. Et c’est vraiment le but de cette conférence. »

    L’objectif serait de coordonner l’aide qui comprend des armes lourdes telles que l’artillerie d’obusier, ainsi que des drones tueurs et des munitions, a déclaré le général Milley.

    Austin, qui s’est rendu dimanche à Kiev avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, avait déclaré lundi : « Nous voulons voir la Russie affaiblie au point qu’elle ne puisse pas faire le genre de choses qu’elle a faites en envahissant l’Ukraine ».

    Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est rendu à Moscou dans le cadre d’une mission de paix, bien que Kiev et les pays occidentaux aient déclaré qu’ils doutaient qu’il puisse accomplir grand-chose.

    « Nous sommes extrêmement intéressés à trouver des moyens de créer les conditions d’un dialogue efficace, de créer les conditions d’un cessez-le-feu dès que possible, de créer les conditions d’une solution pacifique », a déclaré António Guterres lors d’une réunion avec Lavrov, avant une réunion avec le président Vladimir Poutine.

    Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a déclaré que bien qu’une percée diplomatique soit peu probable, il y avait de l’espoir que Guterres pourrait améliorer la situation humanitaire, en particulier autour de Marioupol, où l’Ukraine affirme que des centaines de civils sont piégés avec les derniers défenseurs de la ville à l’intérieur d’une aciérie bloquée.

    « Je ne pense pas que (le) secrétaire général sera en mesure de mettre fin à la guerre. Mais il y a une voie d’une importance cruciale qu’il peut mettre en œuvre : c’est d’aménager un corridor vert pour les défenseurs et les civils bloqués par la Russie à Marioupol. »

    Kiev et ses alliés ont minimisé les remarques de Lavrov sur la guerre nucléaire. La Russie avait perdu son « dernier espoir de dissuader le monde de soutenir l’Ukraine », a tweeté Kuleba après l’interview de Lavrov. « Cela signifie seulement que Moscou sent la défaite. »

    Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a dénoncé ce qu’il a appelé la « rhétorique d’escalade » de Lavrov.

    « C’est évidemment inutile, pas constructif, et n’est certainement pas indicatif de ce qu’une (puissance mondiale) responsable devrait faire dans la sphère publique », a-t-il déclaré. « Une guerre nucléaire ne peut pas être gagnée et elle ne doit pas être menée. Il n’y a aucune raison pour que le conflit actuel en Ukraine atteigne ce niveau. »

    À l’ouest de l’Ukraine, on craignait que les troubles ne se propagent à la Moldavie, où les troupes russes occupent une région séparatiste le long de la frontière ukrainienne, la Transnistrie, depuis les années 1990. Deux émetteurs radio ont été détruits par des explosions tôt mardi, après d’autres explosions en Transnistrie lundi.

    Les autorités séparatistes ont indiqué qu’elles élevaient leur niveau de menace terroriste au rouge, tandis que le Kremlin s’est dit inquiet. La présidente moldave pro-occidentale Maia Sandu a convoqué ses responsables de la sécurité dans la capitale Chisinau.

    Le gouvernement de Sandu a exprimé son inquiétude la semaine dernière après qu’un haut général russe a déclaré que Moscou visait à se frayer un chemin à travers l’Ukraine vers la Transnistrie, où il a déclaré que les russophones avaient besoin d’être protégés de l’oppression. La Moldavie, un ancien État soviétique, entretient des liens culturels et linguistiques étroits avec la Roumanie, membre de l’OTAN.

    L’invasion de l’Ukraine par la Russie il y a deux mois a fait des milliers de morts ou de blessés, réduit des villes et des villages en ruines et forcé plus de 5 millions de personnes à fuir à l’étranger.

    Moscou appelle ses actions une « opération spéciale » pour désarmer l’Ukraine et la protéger des fascistes. L’Ukraine et l’Occident appellent cela un faux prétexte pour une guerre d’agression non provoquée.

    La Russie a été forcée de retirer son énorme force d’invasion de la périphérie de Kiev le mois dernier, mais a depuis annoncé de nouveaux objectifs de guerre pour se concentrer principalement sur l’est, en envoyant plus de troupes là-bas pour un assaut sur deux provinces où elle soutient les séparatistes.

    L’état-major ukrainien a déclaré mardi que l’offensive russe se poursuivait dans la région orientale de Kharkiv, les forces russes tentant d’avancer vers un village appelé Zavody.

    La Russie tente probablement d’encercler les positions ukrainiennes fortement fortifiées dans l’est du pays, a déclaré l’armée britannique dans une mise à jour mardi, notant que les forces tentaient d’avancer vers les villes de Sloviansk et Kramatorsk.

    Reuters, 26/04/2022

    #Russie #Ukraine #OTAN #EtatsUnis #Armes_nucléaires

  • Sanchez et Mohamed VI, de plus en plus impliqués au Sahara et en Ukraine

    Sanchez et Mohamed VI, de plus en plus impliqués au Sahara et en Ukraine

    Sanchez et Mohamed VI, de plus en plus impliqués au Sahara et en Ukraine – Sahara Occidental, Maroc, Espagne,

    Par Mehdi Messaoudi

    La crise ukrainienne a déjà dessiné les contours d’un nouvel ordre mondial qui se profile, et la région du Maghreb n’a pas échappé à l’impact du conflit qui se déroule aujourd’hui dans le vieux continent. Retour sur les derniers développements dans la région nord-africaine.

    Le plan américano-sioniste

    En septembre 2020, le président Algérien Abdelmadjid Tebboune brise le fait accompli et le statu-quo pré-établi, en annonçant la nécessité de réunifier les rangs arabes autour de la question centrale, celle de la cause palestinienne, en prévision de la tenue du Sommet arabe prévu à Alger. Cela n’avait rien de simple déclaration pour la concrétisation du plan américano-sioniste, à savoir la normalisation des pays arabes avec l’entité sioniste dans le cadre des accords d’Abraham et qui signifiaient la fin de la solution à deux Etats.

    La sortie salutaire de l’Algérie dans un contexte marqué par le diktat américain, sous l’ère de Donald Trump accéléra la mise en œuvre du plan, pour étouffer les velléités algériennes. La première action intervient le 13 novembre 2020 avec la violation du cessez-le feu au Sahara Occidental, en vigueur depuis 1991, par le régime du Makhzen, suivi un mois plus tard par l’annonce de la normalisation du Maroc avec l’entité sioniste et le tweet de Donald Trump accordant le droit de « la marocanité » des territoires du Sahara Occidental, quelques jours avant de quitter le bureau ovale de la Maison Blanche. Ensuite, il est important de mettre l’accent sur les actes d’hostilités et d’agressivité menées par le régime du Makhzen, qui accueillait successivement les ministres sionistes des affaires étrangères et de la défense et qui n’hésitait pas à déclarer la guerre à l’Algérie à partir du territoire marocain, en violation du Traité arabe de défense commune, adopté par la ligue arabe.

    Le régime du Makhzen ne s’arrêtera pas là puisqu’il offrira toutes les facilités aux deux organisations terroristes de Rachad et du MAK, pour déstabiliser le voisin de l’Est et concrétiser le plan sioniste de partition de l’Algérien, via le soutien de la partition de l’unité du pays des martyrs. Le soutien financier et logistique aux incendies volontaires opérés par leurs supplétifs du MAK dans plusieurs wilayas du pays, précédés par les déclarations hostiles du représentant du roitelet à l’ONU, Omar Hilale, s’inscrivait dans cette optique. Malheureusement pour eux, le peuple Algérien jaloux de sa souveraineté et du legs de ses martyrs, et derrière son armée nationale et populaire garante de l’Etat-Nation, colporta le projet sioniste, et fera des douloureux évènements, une image de solidarité nationale inégalée ayant bouleversé les quatre coins de la planète.

    L’Algérie n’a pas tardé à réagir à cette agression, en annonçant le 24 août 2021, la rupture de ses relations avec le Maroc, malgré la « tentative » de la « main tendue » du roitelet Mohamed VI annoncée le 13 août 2021, dans laquelle il avait « caressé » le sentiment de la fraternité entre les peuples Algérien et Marocain, tout en s’attaquant à l’Espagne qu’il qualifia de colonisateur des enclaves de Ceuta et Mellila. Cela n’a pas empêché Alger de répondre à l’hostilité et agression marocaines, en procédant au non-renouvèlement du contrat d’approvisionnement en gaz Algérien, via le GME .

    Pedro Sanchez piégé

    Jouant à merveille le soldat au service du plan sioniste, Mohamed VI ne tarda pas à envoyer des milliers d’immigrants clandestins dont des enfants envahir l’Espagne, en violation du Pacte de Marrakech, signé en décembre 2018, par Rabat, pour faire face au flux migratoire désireux de rejoindre l’autre rive de la Méditerranée , en contrepartie de soutien financier au royauté pour juguler sa crise socioéconomique. Sur ce registre, il convient de rappeler, que l’Algérie a refusé que son territoire devienne une zone d’accueil des réfugiés, prônant à l’opposé une stratégie fiable et efficace de développement socioéconomique des pays subsahariens pour juguler les flux migratoires.

    Pour le Maroc , les choses se présentent différemment, et le dossier des flux migratoires, est une carte de pression qu’il n’a pas tardé à brandir pour obliger l’Espagne et l’Union Européenne à épouser sa politique expansionniste à l’égard de ses voisins, en particulier le Sahara Occidental, dans le dossier de décolonisation est entre les mains de l’ONU.

    Le rôle de Blinken

    Le Secrétaire d’Etat Américain Anthony Blinken aurait joué un rôle important dans le revirement de la position du gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sanchez à l’égard de la question sahraouie du 18 mars dernier. Une décision qui intervient avant la visite du chef de la diplomatie américaine à Madrid et qui aurait rassuré Sanchez sur l’engagement de Washington à garantir l’approvisionnement de la péninsule ibérique en GNL américain, après la fermeture du GME et le refus d’Alger d’accorder des quantités supplémentaires de GNL à des bas prix. Anthony Blinken a par ailleurs convaincu Pedro Sanchez de s’impliquer davantage dans le conflit ukrainienLes indicateurs d’un alignement de Sanchez à la position marocaine, étaient prévisibles à partir du début du mois de février, à l’occasion de son séjour aux Emirats Arabes Unis et ses déclarations au sujet de l’engagement de son pays à garantir la sécurité énergétique du Maroc.

    Les rencontres entre Blinken et les chefs de diplomaties arabes ayant normalisé avec l’entité sioniste à Néguev en Palestine Occupée, peu avant sa tournée au Maghreb, plus précisément à Rabat et Alger, scellant l’alignement de Sanchez au plan américano-sioniste, comme l’indiquent ses visites du mois en cours au Maroc puis à Kiev ou il avait annoncé l’envoi d’armes à l’armée ukrainienne pour faire face à l’opération militaire de Moscou dans le Dombass. Par ailleurs, il faut noter,que le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita avait déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du génocidaire de Deir Yassine le criminel de guerre sioniste Ben Gourion ; lors de son séjour à Néguev en Palestine Occupée.

    Le Makhzen impliqué dans le conflit ukrainien

    Deux mois après le début des hostilités militaires en Ukraine, le régime marocain est de plus en plus impliqué, comme l’indique l’élimination de 137 combattants marocains à Marioupol, et la capture d’un étudiant marocain engagé dans les forces navales ukrainiennes, diffusée par les télévisions russes. . https://algerie54.dz/2022/04/22/crise-ukrainienne-72/

    Des sources d’informations avaient annoncé ces derniers jours, que 137 mercenaires marocains et leurs officiers envoyés par le makhzen marocain ont été liquidés par les Tchétchènes.

    L’implication du Maroc se fait à travers l’envoi de combattants marocains et de migrants clandestins via l’Espagne dont les autorités ferment les yeux et les médias ne parlent plus. Ces mêmes combattants seront tout vraisemblablement acheminés vers le Sahel après la fin des hostilités militaires en Ukraine.

    L’implication du Maroc a un prix, celui de l’engagement de Washington à accorder des aides financières au Commandeur des croyants pour résister à la contestation sociale du peuple Marocain, opposé également à toute normalisation avec l’entité sioniste au détriment de la cause palestinienne, pour sauver son trône.

    Entre-temps, il faut noter que le président ukrainien Volodymir Zelensky, était déçu de son ambassadrice à Rabat Oksana Vassilieva, dont l’action de recrutement de combattants et d’obtention d’armes étaient jugés insuffisants

    «Il y a ceux qui travaillent pour que l’Ukraine puisse se défendre et se battre pour son avenir et il y a ceux qui perdent leur temps en s’accrochant à leurs postes. J’ai signé un premier décret pour rappeler une telle personne, l’ambassadrice au Maroc» Oksana Vassilieva, a déclaré Zelensky dans un message vidéo mercredi 30 mars

    Lavrov en visite à Alger et Rabat

    Dans le même contexte, le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov est attendu dans les prochains jours à Rabat et Alger pour s’entretenir avec les dirigeants des deux pays. Au Maroc, Lavrov devra aborder avec son homologue marocain Nasser Bourita la question d’envoi de combattants marocains et africains vers l’Ukraine, une attitude que Moscou qualifie d’acte d’hostilité, synonyme de révision de position et de politique à l’égard de plusieurs dossiers d’intérêt commun.

    Par contre, le séjour de Lavrov à Alger sera plus serein, comme le confirme les relations historiques et stratégiques entre les deux pays datant de 60 ans. Le président Algérien Abdelmadjid Tebboune vient lancer un message, fort indicateur sur la solidité des relations stratégiques avec Moscou, et qui intervenait quelques jours après son entretien téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine et la visite du ministre Algérien des affaires étrangères Ramtane Lamamra à Moscou .

    Sur ce registre, il faut souligner que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait déclaré, samedi 23 avril, que « personne ne pourra imposer ses positions à l’Algérie ».

    Il a souligné que l’Algérie ne renoncerait jamais à la cause palestinienne et à la question du Sahara occidental.

    Algérie54, 25/04/2022

    #Algérie #Maroc #Espagne #SaharaOccidental #Ukraine #EtatsUnis

  • Algérie: Le partenariat italien et sa répercussion sur l’Espagne

    Algérie: Le partenariat italien et sa répercussion sur l’Espagne

    Algérie: Le partenariat italien et sa répercussion sur l’Espagne – Maroc, Sahara Occidental, gaz, Russie, Ukraine, Transmed, prix,

    Que signifie pour l’Espagne le fait que l’Italie soit un partenaire préférentiel de l’Algérie pour l’achat de gaz ?
    Premièrement, l’Espagne ne sera plus le partenaire privilégié de l’Algérie, et deuxièmement, le prix du gaz et du carburant en provenance d’Algérie augmentera.

    Le Premier ministre italien, Mario Draghi, a surpris le monde en annonçant hier à Alger un accord de coopération stratégique et une augmentation des importations de gaz en provenance d’Algérie, qui traverse une crise diplomatique sans précédent avec l’Espagne sur la question du Sahara occidental.

    « Nos gouvernements ont signé une déclaration d’entente sur la coopération bilatérale dans le secteur de l’énergie, en plus de l’accord entre (la compagnie d’hydrocarbures italienne) Eni et (l’algérienne) Sonatrach pour augmenter les exportations de gaz vers l’Italie », a confirmé Draghi à propos de ce rapprochement attendu.

    Sans aucun doute, cet accord Algérie-Italie a une lecture claire pour l’Espagne : l’Algérie n’a pas pardonné à Pedro Sánchez son revirement dans sa politique avec le Maroc, et pour le dire haut et fort, elle signe avec l’Italie comme partenaire préférentiel pour exporter son gaz et développer les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

    Que gagne l’Italie de cet accord ?
    Pour commencer, pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe, qui représente actuellement 40 % des importations totales de l’Italie, comme l’a expliqué le président italien Mario Draghi lors d’une conférence de presse après une rencontre privée avec le président algérien Abdelmadjid Tebboun Tebboun.

    L’Algérie est le deuxième vendeur de gaz à l’Italie, après la Russie, et fournit 30 % de la consommation intérieure du pays européen grâce au gazoduc Transmed, dont la capacité peut atteindre 27 milliards de mètres cubes.

    Et pour compléter le tableau, « l’Italie est prête à travailler avec l’Algérie pour développer les énergies renouvelables et l’hydrogène vert ». Nous voulons accélérer la transition énergétique et créer des opportunités de développement et d’emploi », a ajouté le dirigeant italien.

    Comment cet accord affecte-t-il l’Espagne ?
    La première mesure est déjà en cours : les prix de vente du gaz à Madrid seront révisés, comme l’a prévenu la compagnie algérienne Sonatrach, qui a également précisé qu’elle maintiendrait les prix pour le reste de ses clients européens.

    « L’Algérie a décidé de maintenir, pour tous ses clients, des prix contractuels relativement adéquats. Cependant, cela n’exclut pas de recalculer les prix avec notre client espagnol », a déclaré il y a quelques jours Toufik Hakkar, président de la compagnie nationale algérienne.

    L’Algérie a admis qu’elle disposait de « quelques milliards (de mètres cubes supplémentaires) », bien que cela ne suffise pas à remplacer la production russe pour assurer une alternative à l’Europe. Toutefois, il prévoit qu’au rythme de l’exploration, elle augmentera sa capacité au cours des quatre prochaines années, ouvrant ainsi des perspectives prometteuses avec des « clients européens ».

    Faisant référence aux exportations vers l’Europe, il a souligné que « depuis le début de la crise en Ukraine, les prix du pétrole et du gaz ont explosé ».

    Ce geste est considéré comme une riposte à la nouvelle position de l’Espagne sur le Sahara occidental, qui a récemment annoncé son soutien à la souveraineté proposée par le Maroc sur la région, dans un renversement de sa politique étrangère traditionnelle.

    Outre la relation commerciale dans le secteur du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié (GNL), il existe actuellement quatre contrats de production et d’exploitation d’hydrocarbures en vigueur entre l’Algérie et des entreprises espagnoles telles que Cepsa jusqu’en 2040.

    COPE.es, 12/04/2022

    #Algérie #Italie #Espagne #Gaz #Maroc #Espagne #Transmed #Russie #Ukraine #SaharaOccidental #WesternSahara

  • Un gazoduc entre l’Espagne et l’Italie contre le gaz russe?

    Un gazoduc entre l’Espagne et l’Italie contre le gaz russe? – Russie, Ukraine, Algérie, Transmed, Maroc, Sahara Occidental,

    L’Italie et l’Espagne s’emploient à renforcer la coopération pour des relations bilatérales solides (Maio)

    Par Arthur Maes

    L’Italie et l’Espagne travaillent sur un traité de coopération renforcée pour des relations bilatérales plus fortes, a déclaré vendredi le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio.

    Sur Twitter après la réunion, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares, Di Maio, a déclaré que les deux nations avaient confirmé leur ferme condamnation de la guerre russe et leur soutien au peuple ukrainien.

    Au cours de la marche, le Premier ministre italien, Mario Draghi, a déclaré avoir discuté avec son homologue espagnol Pedro Sanchez de l’idée de construire un gazoduc entre les deux nations dans le cadre des plans visant à sevrer l’Europe du gaz russe.

    L’Italie, qui s’approvisionne pour environ 40 % en gaz auprès de la Russie, s’est efforcée de trouver des alternatives et de diversifier son approvisionnement après l’invasion de l’Ukraine.

    L’Italie, qui s’approvisionne pour environ 40 % en gaz auprès de la Russie, s’est efforcée de trouver des alternatives et de diversifier son approvisionnement après l’invasion de l’Ukraine.

    L’Espagne a la plus grande capacité de regazéification en Europe, mais le transport du gaz vers l’Europe à travers les Pyrénées a été un problème en raison des goulots d’étranglement.

    Dans une tentative de réduire sa dépendance à l’égard de la Russie, le gouvernement Draghi a signé des accords ces dernières semaines pour stimuler les importations en provenance de plusieurs pays africains.

    Dans le cadre d’un accord avec l’Algérie, Sonatrach augmentera progressivement les débits du gazoduc Transmed à partir de cette année et atteindra 9 milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires par an d’ici 2023-24.

    Une source du ministère italien des Affaires étrangères a démenti les informations de presse faisant état de tensions entre Rome et Madrid, craignant que l’augmentation des flux vers l’Italie n’ait un effet d’entraînement sur les approvisionnements vers l’Espagne.

    Pendant ce temps, les relations entre l’Espagne et l’Algérie se sont détériorées après que Madrid se soit rapprochée de la position du Maroc sur le Sahara Occidental. Cependant, d’anciens dirigeants et responsables algériens de l’énergie ont déclaré que le pays n’utiliserait probablement pas le gaz comme point de pression.

    Press Editorials, 23/04/2022

    #Espagne #Italie #Gaz #Algérie #Russie #Ukraine #Maroc #SaharaOccidental

  • Les conséquences sur l’Algérie du conflit en Ukraine

    Les conséquences sur l’Algérie du conflit en Ukraine – Russie, gaz, nouvel ordre mondial, OTAN, Etats-Unis, inflation,

    Par Nouredine Bouderba

    Le 11 septembre 1990, à l’instant même où la coalition militaire internationale, dirigée par les Etats Unis, intervenait contre les forces Irakiennes au Koweït et en Irak, le président George H. Bush (le père) déclarait devant le Congrès américain : « Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire […], un nouvel ordre mondial peut voir le jour pour une durée d’un siècle au moins. Cela faisait moins d’une année que le mur de Berlin était tombé et 1991 on allait assister à la dissolution du pacte de Varsovie et à la dislocation de l’URSS.

    Ces évènements ont rendu caduque l’existence même de l’OTAN. Pourtant cette dernière non seulement ne fut pas dissoute mais évolua rapidement d’un pacte de défense militaire en pacte d’agressions militaires. Pour parfaire leur domination du monde l’impérialisme dirigé par les Etats Unis imposera à cadence forcée la mondialisation réglée par le dollar et contrôlée par l’OTAN. Pour faciliter ce contrôle on imagina le « droit d’ingérence » qui peut être décidé à tout moment et contre tout pays qui sort des rangs par « la communauté internationale », deux formules qui n’existent pas dans le droit international et ses institutions. Moins d’une année Trente et un (31) ans après, après les interventions militaires en Serbie, en Afghanistan, en Libye, en Syrie nous donnent toute la mesure de ce nouvel ordre injuste et cruel.

    Ce qui se passe aujourd’hui en Ukraine n’aurait jamais eu lieu sans ce monde unipolaire cruel et injuste. Le Conflit oppose en réalité l’OTAN menée par les Etats Unis qui ne cesse de s’étendre, à la Russie déterminée à utiliser tous les moyens en sa possession pour défendre ses intérêts stratégiques et sa sécurité nationale en empêchant, y compris la force militaire, l’expansion de l’OTAN vers ses frontières. Tout indique que l’issue de ce conflit débouchera sur un monde multipolaire et plus juste.

    Mais en attendant tous les peuples du monde subiront les conséquences de ce conflit majeur et celles qui découlent des sanctions, inédites de par leur nombre et leur ampleur, qui sont décidées par les Etats Unis, suivi par les pays de l’UE. Les peuples Européens, seront parmi les premiers à subir les dures retombées de l’inflation et à faire face à une précarité d’une ampleur inconnue durant les dernières décennies. Les peuples des autres régions notamment ceux des pays en développement auront à subir une hyperinflation qui aggravera la précarité, la pauvreté et les inégalités déjà importantes par la faute d’un monde capitaliste et impérialiste injuste et amplifiées par la pandémie ravageuse qui n’est pas encore finie.

    Tous les pays du monde non concernés directement par ce conflit, dont l’Algérie, subissent des pressions politiques sans précèdent pour prendre position et condamner la Russie selon la logique du « qui n’est pas avec moi est contre moi ». Les pays qui disposent de réserves de sources d’énergie sont de leur côté soumis à des pressions pour produire et surproduire du gaz et du pétrole, même si cela ne va pas dans le sens de leurs intérêts stratégiques, en vue de suppléer l’approvisionnement russe des pays européens en énergie à la suite de l’embargo contre la Russie, décidé par ces pays eux-mêmes.

    Le peuple algérien qui a souffert des affres du colonialisme durant 130 ans, d’une guerre de libération de 07 ans au prix de 1 million et demi de martyrs et d’une décennie de terrorisme encouragé il faut le rappeler par plusieurs pays membres de l’OTAN connait les affres de la guerre et des souffrances qui en découlent ne peut qu’exprimer sa sympathie et sa solidarité avec le peuple Ukrainien martyr, victime d’intérêts géostratégiques qui le dépassent. Le peuple algérien ne peut qu’appeler à une fin rapide de ce conflit et à une paix durable qui préserve les intérêts, la sécurité et le bon voisinage de tous les peuples de la région de l’est européen. Dans ce conflit les premières victimes sont les peuples comme l’ont été les peuples vietnamien, Irakien, libyen, Syrien, Yougoslaves agressés et martyrisés par les dirigeants d’un monde unipolaire pour leurs intérêts supérieurs.

    Aussi mon avis est que l’Algérie doit, comme elle l’a fait lors des deux derniers votes à l’ONU sur la question s’en tenir à une position non alignée. Elle doit appeler à la fin rapide du conflit et de toutes ses causes profondes. Elle ne doit pas hésiter à user de sa modeste expérience en médiation internationale si elle est sollicitée.

    II) Sur le plan économique

    L’Algérie, à l’instar de tous les pays aura à subir pour longtemps les conséquences d’une inflation élevée et durables des matières premières en particulier des céréales dont les importations représentent 70 % de la consommation interne et des produits semis finis.

    D’où l’impérieuse nécessité pour le pays de donner une priorité absolue pour une politique de sécurité alimentaire efficace 1. Tenant compte des contraintes liées au bouleversement climatique et du manque d’eau, de la limite des surfaces arables et des besoins alimentaires du pays pour ce qui est de la production. 2. En ajustant les disponibilités et notamment les importations aux besoins réels du pays qui sont de 200 à 220 kg /personne/an. Ce qui suppose une lutte sans merci contre la corruption et le gaspillage qui découle avant tout des conditions de production, de stockage et de distribution. 3. Pour le reste l’Algérie doit impérativement diversifier ses sources d’importation pour réduire sa dépendance et ses couts.

    l’Algérie devrait se diriger plus résolument vers une économie productive des biens et diversifiée pour réduire les importations.
    L’Algérie devrait sécuriser ses réserves de change par le recours à l’or et à la diversification des monnaies et des pays.

    III) Sur le plan énergétique

    Aujourd’hui l’Algérie est soumise à des pressions multiples pour augmenter ses exportations de Gaz vers l’Europe. La politique que doit suivre notre pays ne doit en aucun cas obéir aux pressions ou être guidée par des intérêts exclusivement à court terme. Elle doit prendre en considérations ses intérêts politico-économiques stratégiques actuels et ceux à long terme y compris les intérêts des générations futures. Elle doit intégrer entre autres :

    La satisfaction des besoins énergétiques nationaux et la lutte contre la précarité énergétique,
    .L’optimisation de la durée de vie des gisements à travers des niveaux d’extraction et de recyclages adéquat. Il faut tirer les leçons des erreurs faites dans ce domaine depuis 2007 qui ont occasionnées des dégâts importants.

    Le non recours à l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste tant que les avancées technologiques ne permettent pas d’assurer la préservation des ressources hydriques du pays et la protection de l’environnement,

    .Et enfin elle doit, en cas de développement de la production du gaz naturel, diversifier sa clientèle qui outre le fait d’assurer au pays d’autres ressources financières grâce au prix spots, renforcera l’indépendance de l’Algérie en matière d’exportation. En 2021, le prix moyen sur le marché asiatique de GNL a plus que quadruplé, atteignant 17,9 $/MBtu et sera supérieur à 20 $ sur toute l’année 2022 selon les prévisions. D’autant plus que L’Algérie dispose d’une capacité de liquéfaction inutilisée d’environ 20 milliards de m3 par an à un moment, il faut le souligner, ou les capacités de liquéfaction dans le monde sont saturées à 100 %.

    .A ce titre, il est important de souligner qu’en 2020 l’Algérie a exporté 41 milliards m3 sur une capacité d’acheminement totale installée (pipelines et GNL) de 87 milliards de m3. Soit un taux d’utilisation de 48 % et 54 % si on excepte le GME.

    84 % de ces quantités ont été exportées vers les pays de l’UE (en comptant les prélèvements des pays de transit du gaz) et 12,3 % vers la Turquie. Seuls 1 milliard de m3 ont été exportés vers l’Asie (Chine, Inde, Pakistan et Koweït dont le marché cumulé dépasse 190 milliards de m3 et qui de plus est en expansion).

    N’est-il pas opportun que l’Algérie de ne pas mettre tous les œufs dans un même panier en diversifiant sa clientèle dans un monde ou l’énergie devient, chaque jour un peu plus, une arme de pression politique.

    Dans ce cadre il est important me semble -t-il d’écouter les voix qui appellent à la réactivation du haut conseil de l’Énergie de l’énergie qui doit tracer, superviser, évaluer et corriger la politique dans le domaine d’une richesse sur laquelle repose la quasi-totalité des ressources financières externes du pays.

    IV) Sur le plan politique et social interne

    Les conséquences politiques, économiques et sociales de la crise en Ukraine et des sanctions mises en place seront importantes et durables. L’inflation qu’a vécu le monde en 2021 et début 2022 à cause de l’incapacité du monde capitaliste à apporter des solutions aux problèmes économiques et sociaux de l’humanité va être sérieusement amplifiée. Elle se traduira pour notre pays par l’amplification de l’érosion du pouvoir d’achat de la population déjà à un niveau critique dans un contexte politique difficile et la multiplication des défis qui se posent à l’Etat algérien. Je parle bien de l’Etat.

    La nation algérienne pour relever ces défis et dépasser cette crise doit construire un front intérieur pour la préservation de la nation algérienne, pour sa souveraineté et pour la souveraineté populaire. Ce front doit être construit autour des principes suivants :

    -L’unité et la souveraineté de la Nation Algérienne
    -Le refus de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du pays
    -La souveraineté pour le peuple qui doit l’exercer par des moyens démocratiques et républicains,
    -La liberté de conscience et de pensée
    -La consécration dans le respect des lois, des libertés individuelles et collectives, du droit d’association, du droit syndical et du droit de réunion
    -L’appartenance exclusive à la nation incarnée par l’Etat algérien des ressources naturelles du pays,
    -La réhabilitation et la consolidation de l’Etat social qui doit assurer le progrès partagé, la justice sociale, l’accès effectif de tous à l’éducation, aux soins et à l’Energie et aux protéines. Un Etat social qui doit faire de la lutte contre la pauvreté et les inégalités et la sauvegarde du pouvoir d’achat des algériens sa priorité absolue.

    Dans l’immédiat, et jusqu’au dépassement de la crise, les prix des produits de consommation de première nécessité, y compris les produits énergétiques et pour les soins (consultations et analyses) devraient être plafonnés.

    Algérie54, 23/0472022

    #algérie #Ukraine #Russie #OTAN #Gaz

  • ONU-Ukraine. Une virée de la dernière chance ?

    ONU-Ukraine. Une virée de la dernière chance ?

    ONU-Ukraine. Une virée de la dernière chance ? – Russie, Antonio Guterres, Volodymyr Zelensky, Vladimir Poutine,

    par Abdelkrim Zerzouri

    Le déplacement du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en Ukraine et en Russie, pour y rencontrer les plus hauts responsables des deux pays belligérants, révèle-t-il une volonté réelle de faire taire le langage des armes, ou est-ce le signe d’une incapacité de trouver des solutions diplomatiques à ce conflit, et qu’il s’agit seulement d’une virée dans la forme de la dernière chance à la paix ? Que cela soit l’une ou l’autre option, le déplacement de M. Guterres dans ces deux pays ne peut être anodin. Près de deux mois après l’engagement de l’opération militaire spéciale des Russes en Ukraine (24 février), vue par d’autres comme une invasion militaire pure et simple d’un pays souverain, la situation semble échapper totalement aux mécanismes de gestion des conflits par l’ONU.

    Jamais, peut être, l’ONU n’a été aussi marginalisée dans un conflit qui a pris des dimensions mondiales, menaçant de ce fait les équilibres géopolitiques classiques, et faisant planer de multiples crises sur de nombreux pays, alimentaires et énergétiques notamment. Déjà, le soir du 23 février, alors que les membres du Conseil de sécurité devaient tenter d’apaiser les tensions, ils ont été surpris par la précipitation des événements vers la guerre, sans attendre une quelconque parole de médiation onusienne. La suite creusera plus profond encore le fossé entre l’ONU et la Russie, quand le président Poutine ne prend plus la peine de répondre au SG de l’ONU au téléphone, et un président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui n’a parlé au téléphone qu’une seule fois avec le chef de l’ONU (le 26 mars), et qui semble privilégier d’autres sentiers hors des couloirs de l’ONU pour défendre son pays.

    Le 5 avril dernier, le chef de l’ONU a expliqué que, compte tenu de l’urgence de la situation, il avait chargé le Coordinateur des secours d’urgence de l’ONU, Martin Griffiths, de se rendre en Russie et en Ukraine pour obtenir un cessez-le-feu humanitaire immédiat, mais devant les difficultés de la mission, il a changé d’avis et a décidé d’aller lui-même parler aux deux chefs d’Etat ukrainien et russe. Ainsi, après avoir envoyé deux correspondances distinctes au président russe et son homologue ukrainien, leur demandant de le recevoir à Moscou et à Kiev, Antonio Guterres sera reçu mardi prochain à Moscou par Vladimir Poutine, où il rencontrera également le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes. Mais, rien n’a été précisé quant à sa rencontre avec le président ukrainien, qui aura lieu avant ou après le déplacement à Moscou.

    Peut-on espérer un apaisement des tensions dans la région après ce déplacement où se joue non seulement l’issue de ce conflit dramatique, pour les populations ukrainiennes notamment, qui ont par millions fui les zones de combats, et épuisant pour d’autres pays lointains, qui subissent ses effets collatéraux d’une manière très inquiétante ? Que pourrait bien proposer M. Guterres aux deux présidents pour les convaincre d’arranger un cessez-le-feu humanitaire en urgence ? Tout dépend de ce qu’il aura dans sa valise. C’est une mission bien délicate avec en toile de fond la menace d’une implosion de l’ONU elle-même, à cause des divisions profondes dans les rangs des cinq membres permanents de son Conseil de sécurité (Moscou, Washington, Londres, Paris et Pékin).

    Le Quotidien d’Oran, 24/04/2022

    #Ukraine #ONU #AntonioGuterres #Russie #VladimirPoutine #VolodymirZalensky

  • Entretiens algéro-américains sur l’Ukraine et la Libye

    Entretiens algéro-américains sur l’Ukraine et la Libye – Algérie, Etats-Unis, Derek Chollet, Ahmed Boutache,

    Le conseiller du secrétaire d’Etat Antony Blinken Derek Chollet a reçu l’ambassadeur d’Algérie aux Etats-Unis Ahmed Boutache pour discuter des dossiers liés a l’Ukraine et a la Libye.

    Derek Chollet a indiqué dans un tweet ,ce samedi matin, avoir eu des entretiens avec l’ambassadeur d’Algérie a Washington sur la crise en Ukraine et l’organisation des élections en Libye

    Ahmed Boutache a été nommé, rappelons-le, en octobre dernier en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République algérienne aux Etats-Unis.

    Voici la biographie du nouvel ambassadeur d’Algérie aux USA

    Le Gouvernement américain a donné son agrément a la nomination de Ahmed Boutache, en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Algérie auprès des Etats-Unis d’Amérique

    “Le Gouvernement américain a donné son agrément a la nomination de M. Ahmed Boutache, en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Algérienne Démocratique et Populaire auprès des Etats-Unis d’Amérique”, indique mardi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale a l’étranger.

    Ahmed Boutache est un diplomate algérien né a Béjaïa le 7 mars 1953 et diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA) en 1977.

    Boutache a présidé le Comité de suivi de l’accord (CSA) de paix et de réconciliation au Mali signé a Alger en 2015.

    En août 2019, il a été nommé ambassadeur d’Algérie en Italie avant que Washington ne donne son accord a sa nomination en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Algérie auprès des Etats-Unis.

    Echoroukonline, 23/04/2022

    #Algérie #EtatsUnis #Ukraine #Russie #Libye

  • Berlin déplace des afghans pour faire place aux Ukrainiens

    Berlin déplace des afghans pour faire place aux Ukrainiens

    Berlin déplace des afghans pour faire place aux Ukrainiens

    Des centaines d’Afghans qui ont fui les talibans ont été expulsés alors qu’un flot encore plus important de réfugiés de guerre ukrainiens arrive.

    Par Stefanie Glinski , journaliste et photographe qui fait des reportages sur les conflits et les crises humanitaires.

    BERLIN-Lorsque Parwana Amiri prend son petit-déjeuner avec son mari et ses deux petites filles, on frappe à la porte. Un visiteur inattendu – un travailleur social – se tenait à l’extérieur, apportant des nouvelles encore plus inattendues : La famille devait vider sa maison pour accueillir les nouveaux réfugiés venus d’Ukraine. Pas de questions, pas de négociations, juste « dehors dans les 24 heures », leur a-t-on dit.

    Amiri, 33 ans, militante sociale et réfugiée afghane, est arrivée à Berlin fin janvier, fuyant les talibans avec l’aide du gouvernement allemand après avoir reçu des menaces pendant deux années consécutives. Elle fait partie des centaines d’Afghans qui, dans toute l’Allemagne, ont été écartés pour faire place aux nouveaux réfugiés ukrainiens. Elle a demandé à utiliser un pseudonyme pour protéger sa sécurité.

    « Les expulsions n’ont volontairement pas été rendues publiques. Certaines personnes vivaient dans leurs maisons depuis des années et ont été arrachées à leurs structures sociales, y compris les enfants qui ont été déplacés dans des lieux éloignés de leurs écoles respectives », a déclaré Tareq Alaows, membre du conseil d’administration du Conseil berlinois pour les réfugiés, une collaboration de différentes organisations qui contribuent à améliorer les conditions des réfugiés dans la capitale allemande et à s’assurer que leurs droits sont respectés. Selon Tareq Alaows, le gouvernement justifie les expulsions en affirmant que les Afghans ont été expulsés des « centres d’arrivée » où ils ne devraient de toute façon rester que pour une courte durée. Mais certaines familles vivaient là depuis des années, tandis que d’autres vivaient dans des logements autres que des centres d’arrivée.

    Lire la suite depuis la source : Foreign Policy

  • Europe: un embargo sur le gaz russe coûterait cher à l’Allemagne

    Europe: un embargo sur le gaz russe coûterait cher à l’Allemagne

    Europe: un embargo sur le gaz russe coûterait cher à l’Allemagne – Bundesbank, Russie, Ukraine, inflation, GNL,

    Un embargo européen immédiat sur le gaz russe pourrait coûter à l’Allemagne, fortement dépendante de cette ressource, jusqu’à 5% de son PIB cette année, selon une estimation publiée par la banque centrale allemande ce vendredi.

    « Le PIB réel de l’Allemagne pourrait être jusqu’à 5% inférieur aux prévisions » en cas d’arrêt, volontaire ou subi, des importations de gaz russe, a détaillé la Bundesbank dans son rapport économique mensuel d’avril.

    Cela équivaudrait à un manque à gagner de « 180 milliards d’euros » pour la production nationale, a-t-elle ajouté.

    Dans un tel scénario, l’économie allemande pourrait enregistrer une récession de 2% cette année, estime l’étude.

    L’inflation, déjà galopante dans le pays, pourrait gagner « 1,5 point en 2022 », et « 2 points en 2023 », par rapport à un scénario sans embargo, selon l’institution.

    Un embargo sur le gaz russe fait l’objet d’âpres discussions entre les États membres de l’UE, depuis l’invasion fin février de l’Ukraine par Moscou, qui tire l’essentiel de ses ressources des ventes d’hydrocarbures.

    Le gouvernement allemand d’Olaf Scholz est l’un des principaux opposants à un arrêt immédiat des importations, estimant qu’il en va de la paix économique et sociale dans le pays, avec des conséquences sur les autres économies de l’UE.

    Ce refus suscite l’irritation de Kiev et de plusieurs gouvernements européens.

    L’Allemagne, et particulièrement son industrie, est particulièrement dépendant de cette ressource, qui représentait, avant le conflit, 55% du total de ses importations de gaz.

    « Je ne vois pas du tout comment un embargo sur le gaz peut mettre fin à la guerre », a répété vendredi le chancelier allemand Olaf Scholz, lors d’une interview à l’hebdomadaire Der Spiegel.

    « Nous voulons éviter une crise économique dramatique, la perte de millions d’emplois et d’usines qui ne seraient plus jamais ouvertes », a-t-il ajouté.

    L’Allemagne a cependant déjà réduit ses importations russes, au premier trimestre 2022, à 40% du total, en multipliant les démarches pour trouver d’autres fournisseurs, comme le Qatar ou les États-Unis.

    Le pays a par ailleurs débloqué récemment une enveloppe de trois milliards d’euros pour se doter de terminaux flottants d’importants de gaz naturel liquéfié (GNL), ce dont il ne dispose pas pour le moment.

    L’Allemagne n’envisage toutefois pas pouvoir se passer de gaz russe avant mi-2024, selon le gouvernement.

    L’actualité éco, 22/04/2022

    #Allemagne #Russie #Ukraine #Gaz #Embargo

  • Les arguments en faveur d’une nouvelle UE de l’énergie

    Les arguments en faveur d’une nouvelle UE de l’énergie – Ukraine, Russie, sécurité énergétique, transition verte,

    Presque tous les États membres de l’UE sont exposés aux retombées sur le marché de l’énergie des sanctions occidentales contre la Russie. Pour protéger leur sécurité énergétique et soutenir la transition verte, ils devraient former une nouvelle union de l’énergie.

    Les sanctions occidentales contre la Russie pourraient bientôt s’étendre aux restrictions sur les exportations de gaz du pays. Alors que la guerre du Kremlin contre l’Ukraine se poursuit, de nombreux pays européens – en particulier les plus dépendants des hydrocarbures russes – s’efforcent de diversifier leurs approvisionnements énergétiques.

    L’Allemagne, par exemple, a reporté l’arrêt de certaines de ses centrales au charbon, décidant de les mettre en veille « jusqu’à nouvel ordre » . La République tchèque et la Roumanie maintiendront leurs centrales électriques au charbon en activité, la première reconsidérant ses plans d’élimination progressive de l’extraction du charbon. Le Premier ministre italien Mario Draghi a déclaré que son pays réactiverait certaines de ses centrales au charbon récemment déclassées.

    Par conséquent, les sanctions de plus en plus sévères de l’Occident contre la Russie pourraient rendre plus difficile pour l’Union européenne d’atteindre ses objectifs climatiques. Pire encore, les sanctions pourraient déclencher une frénésie de concurrence entre les pays européens pour s’assurer des approvisionnements alternatifs en gaz. L’Allemagne et l’Italie sont déjà particulièrement actives dans ce domaine.

    L’Allemagne négocie un partenariat à long terme avec le Qatar pour augmenter ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL). Alors que l’Allemagne ne dispose pas d’installations de regazéification (qui sont nécessaires pour reconvertir le GNL en gaz naturel utilisé comme carburant), elle a annoncé la construction de deux terminaux qui lui permettront de recevoir le GNL transporté par voie maritime, introduisant ainsi une plus grande flexibilité dans sa stratégie énergétique . Cependant, selon certains analystes, il pourrait s’écouler jusqu’à trois ans avant que les terminaux ne deviennent pleinement opérationnels. Selon le ministre de l’Economie Robert Habeck, l’Allemagne ne pourra mettre fin à ses importations de gaz russe que d’ ici mi-2024 .

    L’Italie semble avoir adopté une stratégie similaire pour diversifier ses approvisionnements énergétiques, puisque près de 40 % de ses importations de méthane proviennent actuellement de Russie. Mais, contrairement à Berlin, Rome s’est surtout concentrée sur les négociations avec les pays d’Afrique du Nord. La semaine dernière, l’Italie et l’Egypte ont signé un accord pour la fourniture de 3 milliards de mètres cubes de GNL par an. Cet accord fait suite à l’accord conclu entre l’Italie et l’Algérie pour acheter 9 milliards de mètres cubes de gaz par an à la société publique Sonatrach. Ces nouveaux contrats en Afrique du Nord permettent à l’Italie de remplacer dès l’hiver prochain la moitié de ses importations russes d’énergie .

    Cependant, l’accord de Rome avec Alger a suscité des inquiétudes à Madrid, car l’Espagne s’approvisionne actuellement à 47 % en gaz algérien. Les négociations entre l’Espagne et l’Algérie pour augmenter les approvisionnements énergétiques de la première sont au point mort depuis des mois – et semblent souffrir de la détérioration de leurs relations qui a suivi le récent virage de l’Espagne vers le Maroc dans le différend sur le Sahara occidental . L’ Espagne serait préoccupée par le fait que sa sécurité énergétique pourrait être compromise par l’accord de l’Algérie avec l’Italie (en particulier compte tenu de la capacité de production limitée du pays d’Afrique du Nord). La semaine dernière, des responsables espagnols et italiens se sont rencontrés pour discuter de l’accord gazier. Et il y aura probablement de nouvelles discussions entre les parties.

    En Espagne, le gaz russe ne représente que 8 % de l’approvisionnement énergétique. Le pays semble fortement dépendant du GNL et compte plus de regazéificateurs que tout autre État européen (représentant 35 % de la capacité totale de l’UE). Cependant, ces regazéificateurs sont actuellement sous-utilisés. Pendant ce temps, le réseau gazier espagnol est mal connecté au réseau européen plus large, ce qui empêche l’Espagne de devenir un point d’accès pour les expéditions de GNL à destination d’autres États européens. Pourtant, si elle améliorait son réseau, l’Espagne serait le point de débarquement idéal pour de telles expéditions.

    L’Europe souffre non seulement de la concurrence pour garantir un approvisionnement énergétique adéquat, mais également de graves lacunes dans ses infrastructures énergétiques, en particulier les installations de stockage de gaz. Les entreprises privées ont généralement géré le stockage mais, au cours des derniers mois, les prix élevés du gaz l’ont rendu moins attrayant, ce qui a limité la capacité de stockage. Pour cette raison, l’Italie a été contrainte d’inciter les opérateurs privés à stocker du gaz. Selon certains analystes , si les flux de gaz russe s’arrêtaient aujourd’hui, l’Italie n’aurait que huit semaines avant que ses réserves ne s’épuisent. L’Allemagne disposerait d’une dizaine de semaines. Un embargo total sur le gaz russe pourrait conduire à un rationnement, ce qui aurait de graves répercussions sur l’industrie européenne. Cela, à son tour, pourrait déclencher de nouvelles hausses de prix et retarder la reprise économique de l’Europe après la pandémie.

    La menace qui pèse sur le Green Deal européen est particulièrement préoccupante car, au-delà de ses implications industrielles et environnementales, l’accord vise à renforcer la souveraineté de l’UE en la libérant de la dépendance aux importations d’énergie. La plupart des grands producteurs de gaz – du Qatar à l’Azerbaïdjan, en passant par les pays d’Afrique du Nord – sont des autocraties sujettes à l’instabilité et dont le bilan en matière de droits de l’homme est médiocre. Par conséquent, se tourner vers ces pays pour gagner l’indépendance vis-à-vis de l’énergie russe semble plutôt à courte vue.

    Chaque État membre de l’UE a un bouquet énergétique différent, avec des forces et des faiblesses variables. Cependant, presque tous sont exposés aux retombées potentielles des sanctions contre la Russie – et partagent un intérêt à s’engager dans la transition verte le plus rapidement possible.

    L’Europe souffre de graves lacunes dans ses infrastructures énergétiques

    Pour ces raisons, l’UE doit créer une nouvelle union de l’énergie. Et elle doit le faire de toute urgence, à la fois pour protéger sa sécurité énergétique et accélérer la transition verte. En cela, les Européens pourraient tirer les leçons de la première étape du projet européen : la création en 1951 de la Communauté européenne du charbon et de l’acier.

    Dans les années 1990, les institutions européennes ont entamé la libéralisation progressive des marchés de l’énergie, qui impliquait la séparation de la production et de la fourniture d’énergie du contrôle des réseaux de transport. Tous les monopoles d’État sont devenus des entreprises privées en concurrence pour des parts de marché. Ce modèle reposait sur la conviction que l’intégration du marché du gaz au niveau européen créait une opportunité de stimuler la concurrence à plus grande échelle, ce qui profiterait aux consommateurs. Cependant, à l’ère actuelle des approvisionnements énergétiques militarisés, les limites de cette approche sont devenues claires. Autrement dit, le modèle n’a pas tenu compte de la sécurité énergétique – qui, à une époque où les pays avaient un accès abondant à l’énergie, était principalement laissée aux gouvernements nationaux.

    Une union de l’énergie renouvelée et efficace pourrait permettre aux États membres de combiner leurs forces, d’atténuer leurs faiblesses, de réduire la concurrence intra-UE, d’établir des plafonds de prix de l’énergie, de construire des infrastructures adéquates, de s’entendre sur les priorités en matière de sécurité énergétique, d’établir un fonds de compensation et de partager la gestion des ressources existantes. projets énergétiques (des gazoducs au stockage, en passant par les investissements dans les énergies renouvelables). Ce n’est qu’ainsi que l’UE pourra agir avec courage et détermination sur l’énergie russe, répondre aux futures menaces géopolitiques de manière plus robuste et cohérente et éviter de revenir sur son engagement en faveur de la transition verte.


    Arturo Varvelli

    Directeur, ECFR Rome
    Senior Policy Fellow

    Le Conseil européen des affaires étrangères, 21/04/2022

    #UnionEuropéenne #UE #Gaz #Russie #Ukraine #Energie